EPHEMERIDES DU VENDREDI 7 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4962).
ILLUSTRATIONS : Les Embiers (Six-Fours-les-Plages).
FÊTES : Souhaitons une bonne fête aux KARINE, prénom surtout employé en Allemagne et dans les régions francophones.
Ce prénom, porté par près de 45 000 personnes et qui fut très populaire dans les années 1970, dérive du latin « carus » signifiant « bien-aimée » ou « chère ».
Sainte Karine est une sainte chrétienne qui serait morte avec son fils (saint Antoine) et son mari (saint Mélasippe) à Ankyre (Ankara) au cours du règne de l’empereur Julien (361 ou 363).
Dans le calendrier républicain, c’était le 17e jour du mois de brumaire An IV, dédié au CRESSON.
PENSEE : La réalité est toujours étrange, plus étrange que la fiction (Lord Byron, Don Juan).
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides.
EXPEDITION D’EGYPTE : -1799 – 7 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE : Le général Menou au général en chef Kléber. “Le 16 brumaire an VIII (7 novembre 1799). J’espère mon cher général que votre incommodité n’aura pas de suite ? Travaillez un peu moins et vous serez bientôt rétabli . Je ne puis concevoir ce que vous avez lu dans ma lettre relative au général Junot. Vous m’aviez offert de le prendre dans ma division. J’ai voulu vous faire entendre qu’à moins d’un ordre impératif de votre part, je n’en voulais sous aucun rapport. Quant à ses qualités militaires, il faut un peu écrire pour les curieux et les rapporteurs. Je le crois, je le sais même, brave soldat, au-delà. Ma lettre pouvait tomber en d’autres mains que les vôtres. Je ferai tout ce que vous m’ordonnerez, mon cher général, j’écris plus en détail au général Damas. Je vous remercie de la marque de confiance que vous m’annoncez. Soyez assuré de ma discrétion. Salut, attachement et respect”..
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 949e livraison. –1613 – 7 novembre : Marseille – Une sentence du lieutenant de Marseille, du 7 novembre 1613, déclara le terrain de Mazargues du domaine de nobilis et domina la Manescalle domina de Mazargues, Marguerite de Pontevès qui avait épousé Alphonse d’Ornano, maréchal de France, à laquelle succéda Henri-François d’Ornano, gouverneur du château de Tarascon (Mortreuil, 1873).
SANARY : 749e livraison : –1867 – 7 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary. Vent à l’Est – forte brise – ciel serein. On a dit vaguement que les garibaldiens avaient été battus par les troupes du Pape. A demain, les détails et la certitude de la chose. Après-demain, 9 novembre, il doit y avoir une réunion pour dîner en […] au château de Pierredon appartenant à Mr Michel, maire. Il doit y avoir Mr Meissonnier, ingénieur des mines du département, et ingénieur des chemins de fer ; Mr Martin, le gendre de Mr Meissonnier, ingénieur ordinaire à Draguignan ; Mr le Marquis de Paray, inspecteur des chemins de fer et Mr Giraud, capitaine de frégate en retraite.
LA SEYNE-SUR-Mer : 641e livraison : –1870 – 7 novembre : LANCEMENT AUX FCM DE LA SEYNE DU PAQUEBOT « FRANCE ». Dupuy de Lôme a participé à la conception de ce navire de 130 m, d’un port en lourd de 2.000 tonneaux, 1.054 passagers, puissance 1.800 chevaux, 11 nœuds, destiné à la ligne d’Amérique du Sud. Il sera le plus grand et le plus long paquebot français navire. Sept mois seront encore nécessaires pour le terminer et le 17 juin 1871, il sera livré à Marseille. Le navire fera sensation, il gardera le titre de plus grand navire français pendant 11 années. Sa carrière sur la ligne d’Amérique du Sud sera marquée par une collision, le 11 septembre 1888, avec le voilier italien Sud America à Las Palmas (Canaries) qui fera une centaine de morts. La France ne subira que peu de dégâts. Malgré tout, un procès avec l’armateur italien obligera la S.G.T.M. à désarmer le navire entre 1890 et 1893. Remis en service, il sera vendu pour la démolition à Marseille le 18 mars 1895.
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OLLIOULES: 642e livraison : –1790 – 7 novembre : DELIBERATION DU CONSEIL GENERAL D’OLLIOULES PORTANT SUR L’ETAT DE DÉTRESSE DANS LEQUEL SE TROUVE LA COMMUNE QUI DOIT EMPRUNTER 12 000 LIVRES POUR FAIRE FACE A SES DETTES. Le Conseil général d’Ollioules délibère de présenter un comparant à M. du Luc pour qu’il ait à fournir dans la quinzaine les titres sur lesquels il s’appuie pour la possession des fours et banalités, faute de quoi les particuliers seront autorisés à construire des fours, daté du 7 novembre 1790 ; vers la même époque (fin de 1790), l’encadastrement des biens possédés par le Marquis du Luc à Sanary marque le début de la vente des biens nationaux auxquels s’ajoutent bientôt la vente des biens d’église.
ÉPHÉMÉRIDES

L’INTEGRALE.
–1230 – 7 novembre : un troubadour marseillais – Né à Marseille vers 1160, Folquet dit de Marseille ou Foulques de Toulouse, est issu d’une riche famille génoise établie à Marseille, il continua le métier de son père jusque pendant les dernières années de son activité poétique. Il fut l’ami de plusieurs grands : le roi Richard Cœur de Lion, Alphonse VIII de Castille, Barral des Baux. Vers 1200 — la dernière poésie datée de lui est de 1195 —, il quitte l’état laïque et entre en religion avec sa femme et ses deux enfants, en apportant ses biens et ceux de sa famille au monastère cistercien du Thoronet dont il sera bientôt élu abbé. En 1205, Raimon de Rabastens, évêque de Toulouse, ayant été accusé de simonie et surtout de connivence avec les hérétiques, et révoqué par les légats du pape, l’abbé du Thoronet est élu évêque de cette ville. La seconde carrière publique de Folquet le rend encore plus célèbre : l’évêque fait oublier le troubadour. Il lutte avec acharnement pour extirper l’hérésie albigeoise des terres de Toulouse. Allié fidèle de Simon de Montfort et des croisés du Nord, il est sans pitié pour ses compatriotes. L’auteur anonyme de la Canson de la crosada le présente sous les plus noires couleurs : au Concile de Latran, il nous dit que le comte de Foix le traite, devant le pape même, d’« Antéchrist plutôt que d’envoyé de Rome ». Folquet favorise la fondation de l’ordre des Frères prêcheurs… ce qui lui vaudra une belle place dans Le Paradis de Dante. Il établit officiellement l’Inquisition à Toulouse et y fonde l’Université où il intronise des professeurs venus de Paris pour convertir les Toulousains. Cet homme au destin exceptionnel chante, en tant que poète, un amour scolastique, artificiel ; il est un maître de style, à la technique raffinée. Ses chansons serviront, surtout en Italie, de modèle au « style subtil ». Comme toujours, les dates de naissance et de décès sont sujette à caution pour ces personnages. Les uns le font mourir le 7 novembre 1230, les autres le 25 décembre 1231 (pour les références, voir l’introduction ci-dessus).
–1230 – 7 novembre : Marseille reconnaît la suzeraineté de Raymond VII de Toulouse. Marseille. Remise en viager, par les syndics cl le parlement de Mar seille, à Raimond VII, comte de Toulouse, pour ses nombreux services, de la ville vicomtale avec terres, juridiclion, droits. Raimond jure de conserver à la commune ses franchises et libertés, de défendre les Marseillais, leur ville et leurs propriétés, et se réserve de rendre la vicomté à la commune lorsqu’il le jugera à propos. Parmi les témoins Hugues et Raimond de Baux, Rostan d’Agoult, seigneur de Toulon et de Trets. (Acte 472 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926).
–1257 – 7 novembre : Forcalqueiret. Cession par Geofroi de Brignoles à Reforciat [de Trets ], de la cense de 8 setiers de froment qui lui sont dus annuellement par Hugues de Brignoles, pour une terre et un pré sis à « las Saletas ». (Acte 553 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch, départ, des Bouches-du-Rhône, E, Château de Forcalqueiret, n° 23).
–1306 – 7 novembre : ACTE DU CARTULAIRE DE LA VERNE (PRIVILEGE ROYAL DE PÂTURAGE SUR LES TERRES COMTALES DE BRIGNOLES, DRAGUIGNAN, CASTELLANE, HYERES) – Dom Jean Capus, 1661 : Charles second,… aux sénéchaux de Provence et de Forcalquier et à tous les officiers et autres personnes faisant partie du gouvernement des dits, constitués de fidèles présents et futurs, sa grâce et bonne volonté. A l’instance et supplication de leur vénérable et religieux notre frère Guillaume de Portu et du dévot prieur du Monastère de la bienheureuse Marie de la Verne du diocèse de Toulon et de l’ordre des Chartreux faite à nous dévotement laquelle nous pensons devoir être admise pour être favorablement reçue et entendue à la vérité et d’abord pour la révérence due à la glorieuse vierge sous le vocable de qui le monastère est honoré. Au même monastère, par la teneur des présentes, nous concédons à perpétuité… que les animaux du même monastère et ses bergers au-dessous du nombre écrit ci-dessous puissent librement prendre leur nourriture dans les pâturages à savoir de notre curie en quelque endroit qu’il soit situé dans les terres et dans tous les lieux des gouvernements susdits sans quelque droit d’affidature soit de péage ou de quelque autre nom que ce soit il soit recensé en acquit devant notre propre curie à savoir 20 trenteniers de chèvres et autant de brebis. De même 100 porcs, 40 bêtes de somme, 60 vaches, de telle sorte que si le nombre devenait inférieur en quelque espèce des dits animaux le manque lui-même puisse être suppléé en une autre. C’est pourquoi nous voulons et nous mandons à tous et à chacun soumis à notre autorité… Donné à Marseille l’an du seigneur 1306 le 7ème jour de novembre, la 22è année de notre règne.
–1455 – 7 novembre : PROCÈS EN RÉHABILITATION DE JEANNE D’ARC. Après celui de la condamnation en 1431, c’est au tour du procès de la réhabilitation d’avoir lieu. Sous l’ordre du pape Calixte III tout juste élu, et après que Charles VII a repris la ville de Rouen en 1449, le second procès de Jeanne d’Arc permet de casser le premier jugement et de réhabiliter « la Pucelle » (Robert Brasillach, Le procès de Jeanne d’Arc).

(Batterie Saint Pierre, Six Fours Les Embiez – cl. Ribot)
–1532 – 7 novembre : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE –
1. Bausseno, 7 novembre 1532 (charte aux archives de Saint-Victor). Bassan ou Enbassan, chaîne de montagne de la rive gauche du territoire de Roquevaire. Elle est une dépendance de la Sainte-Baume et forme le talus occidental des plateaux de Roussargue, de la Coutrone et du plan d’Aups. Première mention : Basson, 5 février 1349 (charte aux archives de Saint-Victor).
2. La Garniera, 7 novembre 1532 (acte aux archives de Saint- Victor). La Garniêre – quartier rural, commune de Roquevaire (1872). Première mention : Vallatum Garnerie, 23 novembre 1452 (acte aux archives de Saint- Victor).
3. Pont Pardus, 7 novembre 1532 (acte aux archives de Saint- Victor). Saint-Estève, quartier rural, commune de Roquevaire (1872).
–1545 – 7 novembre : Droit de lods sur la terre de la Môle à Jacques Boniface. [A.D.V., Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 13] Lettres patentes du roy François premier qui fait don du droit de lods sur la terre de la Molle à Jacques Boniface qui avait acquis cette terre du seigneur de la Forest, son beau-père, en récompense de ses services, avec l’arrêt des vérifications de la chambre des comptes en date du 7 novembre 1545.]
–1589 – 7 novembre : LE CHÂTEAU DE LA GARDE-FREINET est rasé sur ordre du maréchal de La Vallette. L’habitat se déplace vers la route qui franchit le col (Garcin, 1835).

–1613 – 7 novembre : Marseille – Une sentence du lieutenant de Marseille, du 7 novembre 1613, déclara le terrain de Mazargues du domaine de nobilis et domina la Manescalle domina de Mazargues, Marguerite de Pontevès qui avait épousé Alphonse d’Ornano, maréchal de France, à laquelle succéda Henri-François d’Ornano, gouverneur du château de Tarascon (Mortreuil, 1873).
–1640 – 7 novembre : Marseille – Acte de naissance de Marc-Antoine d’Agoult, fils d’Antoine, seigneur de Roquefeuil, et d’Anne d’Agde, né le 13 septembre 1629. Parrain, François d’Agoult, chevalier de Malte, son oncle ; marraine, Madeleine d’Agoult, dame de Saint-Estève, sa tante. (Acte 784 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. Greffe du tribunal civil de Marseille, Paroisse des Accoules, reg. De 1640, fol. 54 v°).
–1649 – 7 novembre : C’EST A PARTIR DE 1646 QU’IL A ÉTÉ DÉCIDE QUE LE GRAND CHEMIN ROYAL PASSERAIT PAR LE CAMP ET CUGES. Mais la communauté de CUGES, qui avait d’abord refusé, n’a donné son accord que le 7 novembre 1649. Et encore, à condition que le village soit contourné par le Sud, depuis la chapelle SAINTE-CATHERINE à l’entrée du village en venant de TOULON, à la chapelle SAINT-SEBASTIEN à la sortie du village en allant vers MARSEILLE.
–1659 – 7 novembre : LA FRANCE ET L’ESPAGNE SIGNENT LE TRAITE DES PYRENEES QUI EST A L’ORIGINE DU MARIAGE DE LOUIXIV ET DE MARIE-THÉRÈSE D’AUTRICHE. Le premier ministre Mazarin et Luis de Haro signent le traité franco-espagnol sur l’île des Faisans, au milieu de la rivière Bidassoa au Pays basque, mettant fin à 24 ans d’hostilités entre les deux puissances européennes et scellant cette nouvelle paix par le mariage de Louis XIV avec l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille aînée du roi d’Espagne Philippe IV. La France reçoit de l’Espagne le Roussillon, la Cerdagne, l’Artois et plusieurs places fortes en Flandres et en Lorraine. La France confirme son hégémonie, alors que la puissance des Habsbourg s’essouffle.
–1676 – 7 novembre : ARRÊT DE LA COUR DU PARLEMENT QUI DÉBOUTE SON ALTESSE MONSEIGNEUR DE VENDOME DE SA DEMANDE – Le Seigneur de Franchipani (nota : il s’agit de Frangipani, abbé de Saint-Victor de Marseille, seigneur majeur de Six-Fours et de La Seyne) étant décédé, Monseigneur Anthoine de Bourbon, comte de Moret, frère naturel du roi, après lui Monseigneur Louis de Nogareh, Cardinal de la Vallete (Valette), Monseigneur Cardinal Alphonse de Richelieu, Monseigneur Julles Mazarin, aussi cardinal et premier ministre d’état (barré et remplacé par cardinal) ayant été promus et succédés à ladite abbaye de St Victor, les uns ni les autres n’auraient fait aucune recherche contre les droits de la communauté. Et après le décès dudit Seigneur Mazarin, en l’année 1662, Monseigneur Phillipes de Vendosme, ayant été promu de ladite abbaye St Victor, ayant prétendu de rentrer dans les anciens droits des Seigneurs abbés, ses devanciers, qu’ils pouvaient avoir audit SIX-FOURS, aurait fait assigner les consuls et communauté dudit lieu, le 7 novembre 1676, par-devant Nos Seigneurs du Grand Conseil, aux fins de les faire condamner à la vidange de tout ce qui (qu’ils) tenaient en vertu de la transaction de l’année 1583 et des deux précédentes. Sur laquelle assignation, lesdits Sieurs consuls de S-F, et ceux de la Seine qui avaient le même intérêt, s’étant présentés, ils se seraient pourvus au Privé Conseil du Roi, en règlement de juges, pour faire renvoyer le procès par-devant la Cour du Parlement de Provence. Ce qui leur fut accordé par le jugement contradictoire rendu par ledit Conseil Privé du 15 septembre 1677, portant que la cause en matière serait remise à ladite Cour du Parlement de Provence. En exécution de cet arrêt, la cause ayant été portée par devant ladite Cour du Parlement, les parties y auraient fait leurs poursuites, et après les défenses données de part et d’autre. En fin, ladite Cour, par son arrêt rendu en contradictoire jugement du 5 mars 1678, sans avoir égard aux lettres royaux (royales) de révision incidemment obtenues par ledit Seigneur de Vendosme. Dequoi la déboute a mis, à raison de ce, les consuls et communauté de SIX-FOURS et de la Seine, hors de cour et de procès, dépants compensés.
–1678 – 7 novembre : FONDATION DE LA CHAPELLE DE ST MARTIN – La dernière chapelle bâtie au terroir de SIX-FOURS a été fondé par Sieur Laurens Jues, dit St Martin, enseigne du port de Tollon, laquelle fut bâtie, dans son commencement le 7 novembre 1678, sous le titre de St Martin, au-devant des bastides de Taragnie, quartier de la naissance dudit Jues.

–1721 – 7 novembre :
1. FIN OFFICIELLE DE LA PESTE A TOULON – Larvée au début, la peste éclatera à Toulon en janvier 1721. Toujours par le même processus : un marchand Toulonnais nommé Gras, est allé clandestinement chercher des balles de tissus de laine à Aix où la peste sévissait. Les habitants de Sanary ne pouvaient plus aller aux moulins de la communauté pour moudre leurs grains car ceux-ci se trouvaient en terre d’OLLIOULES. Les Six-fournais par contre, leur permirent de venir aux moulins qu’ils ont proche de terroir de SAINT-NAZAIRE, mais il fallait payer !es droits de mouture. Or, ceux-ci étaient plus élevés que ceux qu’ils avaient l’habitude de payer chez eux. Menacés d’être mis en prison, les habitants se calment, d’autant plus que la communauté qui a encore du blé fera transformer celui-ci en farine pour être distribuée aux plus pauvres. Il faudra une permission des consuls pour sortir cette viande du terroir. C’était une juste mesure. Il y aura au total, 13283 morts sur 26276 habitants, y compris 371 victimes à l’hôpital de Saint-Mandrier, soit la moitié de la population. Le dernier mort date du 7 septembre 1721, le Te Deum du 30 octobre, la fin officielle du 7 novembre 1721. Depuis le jour où l’état de cessation de la peste avait été officiellement constaté, aucun cas de la terrible maladie ne s’était plus manifesté soit à Toulon, soit à La Seyne et ni dans les autres communes de la région toulonnaise lorsque, au mois d’avril 1722, c’est-à-dire cinq mois après, des cas suspects apparurent à nouveau dans la ville de Marseille qui avait été si cruellement frappée déjà en 1720.
2. LORS DE CETTE ÉPIDÉMIE DE 1721, ON COMPTA A L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER 371 DÉCÈS POUR UN CHIFFRE DE 5 A 600 MALADES ENVIRON HOSPITALISES, si on se base sur la proportion de mortalité donnée par d’Antrechaus pour la ville de Toulon, soit les 14/20 des habitants de cette ville. Sur les 26.276 habitants que comptait Toulon à cette époque, on eut à déplorer 13.283 décès, chiffre porté par d’Antrechaus à 16.000 d’après un nouveau calcul ; le premier consul de Toulon y comprenait, il est vrai, les étrangers décédés qui ne figuraient pas dans le premier dénombrement . Le 7 novembre 1721, jour où l’état de cessation de la peste est officiellement constaté. Dans l’acte déclaratif de la santé, souscrit le 7 novembre 1721 devant Dupont, brigadier des armées du roi, commandant à Toulon et dans le pays et devant le consul d’Antrechaus, les consuls de la viguerie affirmèrent sous la foi du serment. que la contagion avait cessé à Toulon : 8 septembre (seul cas depuis le 8 août), Ollioules :10 août, La Valette : 2 juillet, St–Nazaire : 15 août, … Ce procès-verbal était évidemment un « trompe-l’œil » destiné uniquement à faire cesser les craintes et à rétablir le commerce ». Ces dates sont fausses. Le même document constate que la viguerie avait été « entièrement détruite par la peste ». C’est là encore une erreur, car Sanary dut à la salubrité de son climat d’être singulièrement privilégiée.
–1749 – 7 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quartier de Lantignane ou N.-D.-de-Rouilh, 7 novembre 1749 (archives de Saint-Victor). Antignane – commune de Marseille, cours d’eau, formé par les versants du Rouet, qui se jette dans le ruisseau de Gironde (1872). Première mention : Antignana — Palus de Antinana, 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor).
–1750 – 7 novembre : NAUFRAGE DE LA PINQUE L’IMMACULÉE CONCEPTION SUR LES ROCHERS DE PORQUEROLLES. Trois hommes de son équipage sont inhumés à Hyères. Ce navire avait probablement été construit à La Seyne.
–1789 – 2 et 7 novembre : LES BIENS DU CLERGÉ SONT MIS A LA DISPOSITION DE LA NATION. Les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation. Par 568 voix contre 346, l’Assemblée constituante met les biens ecclésiastiques à la disposition de la nation, à charge de pourvoir aux frais du culte, à l’entretien de ses ministres et au soulagement des pauvres. Le 7 novembre, l’Assemblée place les biens ecclésiastiques sous la sauvegarde des autorités administratives locales (Yann Fauchois, De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789).
Un décret du 2 novembre 1789 avait mis les biens du clergé à la disposition de l’Etat. Dès lors, dans plusieurs communes, les bâtiments conventuels et presbytéraux furent utilisés pour les écoles : à Toulon, La Seyne, Six-Fours, Cuers, la Valette, Belgentier, le Beausset, le Castellet, etc. Plus tard, on utilisera des locaux ayant appartenu à des émigrés, comme à Six-Fours ou Toulon (mais pas à Sanary, cf. l’état de l’enseignement du 22 prairial an III – 10 juin 1795 – où la municipalité déclare que l’instituteur fait classe chez lui, et que la chapelle des ci-devants Pénitents Blancs serait le local qui conviendrait le mieux.). Les diverses désaffections des locaux furent confirmées par le décret du 25 brumaire An II et la loi du 27 brumaire an III. Le décret du 2 novembre 1789 avait mis les biens du clergé à la disposition de l’Etat. Dès lors, dans plusieurs communes, les bâtiments conventuels et presbytéraux furent utilisés pour les écoles : A Toulon, l’église Saint-Jean, le bâtiment des Pénitents-Bleus, le local de l’Evêché, les dépendances du Temple de la Morale (Cathédrale), les Carmes ; à La Seyne, le couvent des Capucins et la maison curiale ; à Six-Fours, la chapelle de Reynier ; à Cuers, le couvent des Récollets. A la Valette, à Belgentiec, le Beausset, le Castellet, etc. Plus tard, on utilisera des locaux ayant appartenu à des émigrés, comme à Six-Fours ou Toulon (mais pas à Sanary, cf. l’état de l’enseignement du 22 prairial an III – 10 juin 1795 – où la municipalité déclare que l’instituteur fait classe chez lui, et que la chapelle des ci-devants Pénitents Blancs serait le local qui conviendrait le mieux.). Les diverses désaffections des locaux furent confirmées par le décret du 25 brumaire An II et la loi du 27 brumaire an III.

–1790 – 7 novembre : DELIBERATION DU CONSEIL GENERAL D’OLLIOULES PORTANT SUR L’ETAT DE DÉTRESSE DANS LEQUEL SE TROUVE LA COMMUNE QUI DOIT EMPRUNTER 12 000 LIVRES POUR FAIRE FACE A SES DETTES. Le Conseil général d’Ollioules délibère de présenter un comparant à M. du Luc pour qu’il ait à fournir dans la quinzaine les titres sur lesquels il s’appuie pour la possession des fours et banalités, faute de quoi les particuliers seront autorisés à construire des fours, daté du 7 novembre 1790 ; vers la même époque (fin de 1790), l’encadastrement des biens possédés par le Marquis du Luc à Sanary marque le début de la vente des biens nationaux auxquels s’ajoutent bientôt la vente des biens d’église.
–1791 – 7 novembre : IMBERT, MAJOR DE LA GARDE NATIONALE DU BEAUSSET ECRIT A LA MUNICIPALITE : « recevez, je vous prie, ma démission de la place de major de la garde nationale que les citoyens du Beausset m’avait confiée, et que j’ai occupée tout le temps de la révolution. La constitution achevée, mes fonctions doivent finir… » On ne tiendra pas rigueur à cet ex-garde du corps du Roi, de considérer que la révolution est terminée, à la date du 7 novembre 1791 !… Sicard, médecin et capitaine de la 2ème compagnie de la garde nationale démissionne le même jour, invoquant des « raisons de santé » !
–1793 – automne à printemps 1794 :
1. LE MOUVEMENT DE DÉCHRISTIANISATION ATTEINT SON APOGEE A LA CONVENTION – Le phénomène qu’on appelle déchristianisation dans l’histoire révolutionnaire s’étend de l’automne 1793 au printemps 1794. On date traditionnellement de la mission de Fouché dans la Nièvre les début de la phase active de la déchristianisation : sa déclaration du 26 septembre et son arrêté du 10 octobre initient le mouvement. Le mouvement atteint son apogée à la Convention, le 7 novembre. S’ensuivent des fermetures d’églises tandis que, bientôt, s’ouvrent des temples de la Raison. Dès le 21 novembre, Robespierre s’inquiète des débordements. La Convention réaffirme le principe de liberté de Culte pour rassurer les catholiques, mais elle maintient les fermetures d’églises pour ne pas contredire les autorités locales. C’est ainsi que se poursuivent les modifications toponymiques qui cultivent la mémoire des héros comme Le Pelletier de Saint-Fargeau. Le mouvement de déchristianisation avait commencé à la fin de brumaire an II (milieu de novembre 1793) ; toutefois, en mai et juin 1794, on faisait encore des processions (Barjols). On changea jusqu’aux noms des localités pour les affubler des appellations les plus inattendues; pour nous borner à la région varoise, citons : le bourg de Saint-Tropez qui fut appelé « Héraclée », non antique de cette ville ; le hameau de Reynier, au pied de Six-Fours, fut baptisé « hameau Le Peletier », nom d’un conventionnel dont le véritable patronyme était Le Peletier de Saint-Fargeau, qui avait été assassiné par un garde du corps le lendemain du jour où il avait voté la mort de Louis XVI ; La Roquebrussanne devint « Roquelibre » ; Saint-Mandrier prit le nom de « Port de Georges » ; Saint-Maximin celui de « Marathon » et quant au nom respecté de la Sainte-Baume, il fut transformé en celui de « Thermopyles »
2. LE GÉNÉRAL CARTEAUX PART POUR NICE. Le 7 novembre, le Général Lapoype assure l’intérim en attendant Doppet, nommé en remplacement. C’est surtout à Saliceti que Bonaparte se plaignit ; l’homme le plus puissant de l’armée, avec Robespierre le Jeune ; et le 7 novembre Carteaux quitte son commandement ; il est remplacé par le général Doppet. Carteaux en réalité ne fut pas privé de son commandement pour cause d’impéritie, puisqu’il fut nommé au commandement de l’armée d’Italie, puis quelques jours plus tard au commandement de l’armée des Alpes, mais parce que la Convention pensait que Doppet qui venait de prendre Lyon emmènerait avec lui une partie de l’armée des Alpes. Doppet était un ancien médecin qui avait été sous-officier des gardes françaises, il n’avait aucun talent militaire, et Carteaux valait mieux que lui.
–1797 – 7 novembre (17 brumaire an VI) : LE 17 BRUMAIRE NAJAC ENVOIE L’ÉTAT DES OFFICIERS CIVILS DU PORT ET DE L’ARRONDISSEMENT QUI SE SONT DÉCLARÉS PARENTS D’ÉMIGRÉS et prie le ministère de les mettre en réquisition. Le Conseil de marine réclame en leur faveur.
-1799 – 7 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE : Courrier du général Menou au général en chef Kléber. “Le 16 brumaire an VIII (7 novembre 1799). J’espère mon cher général que votre incommodité n’aura pas de suite ? Travaillez un peu moins et vous serez bientôt rétabli . Je ne puis concevoir ce que vous avez lu dans ma lettre relative au général Junot. Vous m’aviez offert de le prendre dans ma division. J’ai voulu vous faire entendre qu’à moins d’un ordre impératif de votre part, je n’en voulais sous aucun rapport. Quant à ses qualités militaires, il faut un peu écrire pour les curieux et les rapporteurs. Je le crois, je le sais même, brave soldat, au-delà zéro. Ma lettre pouvait tomber en d’autres mains que les vôtres. Je ferai tout ce que vous m’ordonnerez, mon cher général, j’écris plus en détail au général Damas. Je vous remercie de la marque de confiance que vous m’annoncez. Soyez assuré de ma discrétion. Salut, attachement et respect”.

–1801 – 7 novembre : ALESSANDRO VOLTA PRÉSENTE SA PILE VOLTAÏQUE A NAPOLEON BONAPARTE au cours d’une séance donnée à l’Institut de France.
–1841 – 7 novembre : CHOIX D’UN TERRAIN POUR ELEVER L’ÉGLISE DE SAINT-MANDRIER – M. le Maire expose au Conseil Municipal que par la délibération du 21 septembre de cette même année, le conseil de Fabrique de la succursale nouvellement créée à la presqu’île de Saint-Mandrier, a fait choix «au fond du golfe dit le Cros Saint-Georges point central du dit quartier de Saint-Mandrier, d’un terrain situé à l’embranchement du chemin dit de la Coudourière, ayant pour confront du Nord et de l’Est la mer ; du couchant un ruisseau qui le sépare de la propriété du sieur Boustagneau, ruisseau entre deux ; sur ce terrain formé par les lais et relais de la mer, de la contenance de 1200 mètres, il se propose de faire construire une petite église ». (…) Ainsi donc ce terrain appartenant à l’administration des domaines, le conseil de Fabrique «lui en demande concession gratuite sur le fondement que les revenus de la dite Fabrique qui sont presque nuls ne lui permettent pas d’en acquitter le prix d’achat». Le conseil municipal confirme qu’effectivement ce terrain appartient aux domaines en tant que lais et relais de la mer et que la commune ne peut élever aucune prétention sur le droit de propriété.
–1844 – 7 novembre : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge 128 hommes du 58ème de ligne, 218 du 41ème de ligne, et 57 du 61ème de ligne, tous appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique.
–1869 – 7 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE, premier adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary. « 9. Samedi St Mathurin. Toujours le beau temps qui continue. Presque pas de vent ou une brise faible. Tout de même nous avions besoin de pluie car la terre est encore bien sèche depuis la dernière pluie. Les sources ne sont pas venues et toutes les fontaines nouvelles n’ont pas encore pu donner toute l’eau qu’elles sont capables de donner. Les propriétaires continuent de ramasser les olives qui, comme nous l’avons dit précédemment, donnent toujours de l’huile en abondance. La réunion, dont je parlais avant-hier, a eu lieu aujourd’hui les personnes désignées y étaient toutes ».
–1870 – 7 novembre : LANCEMENT AUX FCM DE LA SEYNE DU PAQUEBOT « FRANCE ». Dupuy de Lôme a participé à la conception de ce navire de 130 m, d’un port en lourd de 2.000 tonneaux, 1.054 passagers, puissance 1.800 chevaux, 11 nœuds, destiné à la ligne d’Amérique du Sud. Il sera le plus grand et le plus long paquebot français navire. Sept mois seront encore nécessaires pour le terminer et le 17 juin 1871, il sera livré à Marseille. Le navire fera sensation, il gardera le titre de plus grand navire français pendant 11 années. Sa carrière sur la ligne d’Amérique du Sud sera marquée par une collision, le 11 septembre 1888, avec le voilier italien Sud America à Las Palmas (Canaries) qui fera une centaine de morts. La France ne subira que peu de dégâts. Malgré tout, un procès avec l’armateur italien obligera la S.G.T.M. à désarmer le navire entre 1890 et 1893. Remis en service, il sera vendu pour la démolition à Marseille le 18 mars 1895.
–1871 – 7 novembre :
1. AFFAIRE DES PRUD’HOMIES DU BRUSC ET DE SANARY – Marius Michel, qui a démissionné de son poste de Maire de Sanary, est à PARIS d’où il rapporte par lettre à son relais Nazaire ses efforts pour empêcher la Prud’homie du Brusc de prendre le pas sur celle de Sanary.
2. LE CONSEIL GÉNÉRAL DU VAR A ÉMIS A 1’UNANIMITE LE VOEU DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE – DRAGUIGNAN, 26 avril 1872. A Monsieur le ministre de l’Instruction Publique – J’ai l’honneur de répondre à votre télégramme-circulaire de ce jour, 10 heures 50 du matin. Dans sa séance du 7 novembre 1871, le Conseil Général de mon département a émis à 1’unanimité le vœu de la gratuité de l’enseignement primaire. A la majorité, le Conseil a exprimé le vœu que cet enseignement fut obligatoire. 22 membres étaient présents sur 28. J’estime à 5 ou 6 au plus le nombre de ceux opposés à l’obligation. A la même majorité, le Conseil a émis un vœu favorable à la laïcité de l’enseignement. Aucune abstention ne s’est produite. Ainsi que j’ai eu l’honneur de vous le faire connaître par ma dépêche du 15 avril courant, le Conseil Général, dans sa dernière session, a renouvelé sans développement ni discussion son vœu précédent pour l’instruction primaire gratuite, obligatoire et laïque. La séance où ce vœu a été émis clôturait la session. Les conseillers présents n’étaient plus qu’au nombre de 16. 12 ont voté pour, les quatre autres se sont abstenus. » (A.D. Var 3 T 1 3/1). Note de Michel Bellenfant : Les procès-verbaux publiés des séances du Conseil Général ne mentionnent pas le nombre de voix recueillies par les différents vœux. Le document cité étant un brouillon ne porte pas de signature. Le préfet de l’époque était M. Laporterie (Louis Martial) qui fut en fonction du 13 mars 1871 au 25 mars 1873.

–1903 – 7 novembre : Où IL EST QUESTION D’AGRANDIR LE CIMETIÈRE DE SAINT-MANDRIER – M. J. Belfort maire de La Seyne venu dans la presqu’île de Cépet pour assister aux obsèques d’un ami personnel, en arrivant au cimetière, qui est perché sur le sommet de la colline, n’a pas caché son étonnement de voir «le Campo Santo, si mesquin et surtout si exigu». M. le Maire a même reconnu «de visu» qu’il y avait urgence à l’agrandir, question qui fut posée quelques mois auparavant en séance du conseil à La Seyne, par le conseiller municipal Edouard Ginouvès. «L’assemblée municipale donna son avis favorable, reconnaissant utile et équitable l’agrandissement demandé par le collègue de Saint-Mandrier. Mais les ressources pécuniaires de la commune n’étant pas très prospères à l’heure actuelle, le travail n’a pu commencer encore».
–1906 – 7 novembre puis 1907 -12 mars : RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LA CATASTROPHE DU CUIRASSE « IENA » – Le stock de munitions, enfermé dans la soute 5 tribord ou soute des 100 du cuirassé « Iéna », était formé jusqu’à concurrence de 80 % de vieilles poudres dont l’accumulation avait inquiété le commandant Adigard, qui avait fait, à la date du 7 novembre 1906, dans un rapport à l’amiral Touchard, commandant de l’escadre, des réserves sur la avaries qui pourraient résulter de leur présence à bord de l’Iéna. Or, après l’explosion du cuirassé le 12 mars 1907, le rapport de la commission d’enquête parlementaire d’Ernest Monis, la raison est due à l’inflammation spontanée de la poudre B.
C’est ainsi que le rapport conclut : « L’étude du rôle joué par la poudre B dans l’explosion de l’Iéna n’a fait ressortir aucune différence entre cet accident et ceux qui l’on précédé. La première manifestation de la catastrophe a consisté en la brusque apparition sur l’arrière de l’Iéna d’une flamme de poudre B. Cette flamme partait de la soute 5 tribord ou soute de 100. L’inflammation de cette soute n’a été provoquée par aucune intervention humaine ni par aucune des causes accidentelles en avant : explosion de torpilles, court-circuit, ondes hertziennes, affolement de la pompe Rateau et ses conséquences supposées ; elle n’est attribuable qu’à la décomposition spéciale à la poudre B. Cette décomposition dont le principe est inhérent à la poudre, a pu être précipitée par la réunion de trois circonstances fâcheuses : 1. La soute était située sous le compartiment des dynamos dont la température était constamment élevée. 2. Elle était dépourvue d’appareil réfrigérant ; pour l’aérer on était obligé de l’ouvrir pendant une heure le matin au risque d’y introduire à certains moments de l’air plus ou moins humide. 3. Le stock de munitions, enfermé dans cette soute dangereuse, était formé jusqu’à concurrence de 80 % de vieilles poudres dont l’accumulation avait inquiété le commandant Adigard, qui avait fait, à la date du 7 novembre 1906, dans un rapport à l’amiral Touchard, commandant de l’escadre, des réserves sur la avaries qui pourraient résulter de leur présence à bord de l’Iéna. D’autre part, cette soute était contiguë à une soute de poudre noire et les dangers de ce voisinage immédiat étaient encore augmentés par le fait qu’en vue d’un noyage simultané des deux soutes, elles communiquaient par une ouverture pratiquée dans la cloison qui les séparaient. L’inflammation de la soute 5 paraît avoir provoqué l’explosion des soutes de poudre noire et l’incendie des autres soutes de poudre B de l’arrière. Partout l’incendie a trouvé un aliment trop facile dans le linoléum et la peinture. »
La poudre B est de composition instable (seules les munitions à poudre B ont été conservées à bord pendant les travaux). Cette poudre est utilisée pour éviter la fumée qui réduit les cadences et gêne les corrections de tir. Pour la confectionner, on dissout la nitrocellulose dans de l’éther avec le risque de combustion spontanée que cela comporte. Le noyage des soutes n’a pu être effectué par le collecteur de noyage du navire, qui en cale sèche, n’était pas alimenté par la mer. Le raccordement est prescrit depuis mais on a surtout ordonné de débarquer les munitions d’un bâtiment entrant dans un bassin.
Description de l’explosion : Peu après 13 heures, une flamme jaillit sur le navire par tribord, sous la forme d’un faisceau régulier allant de la cheminée arrière jusqu’à la tourelle arrière de 305 mm. A 13 h 55, deux détonations rapprochées se produisent, suivies de cinq autres. Des débris sont projetés dans le bassin et sur le terre-plein tribord jusqu’à 500 m du navire, rendant particulièrement difficiles les opérations de secours. Pour éviter les dangers d’explosion, on remplit la cale et la porte du bassin est défoncée par un coup de canon tiré de la Patrie amarrée dans la darse voisine. A 16 heures, aucune autre explosion n’est à craindre. Le second maître mécanicien Le Formal, embarqué sur l’Amiral-Baudin, a assisté à la catastrophe et raconte en ces termes à la commission d’enquête judiciaire ce qu’il a vu : » Le 12 mars, vers 1 heure 40 environ, je me dirigeais vers l’Iéna où j’allais voir un camarade. Je me trouvais exactement le long du bassin que venait de quitter le Masséna, dans la matinée, et à la hauteur de la tourelle arrière de 305 de l’Iéna, dont j’étais séparé par une distance d’environ 40 mètres, et j’avais les yeux fixés sur le compas de la passerelle arrière, lorsque subitement, je vis surgir un faisceau de flammes s’étendant de l’arrière de la cheminée arrière jusqu’à l’avant de la tourelle arrière de 305. Les flammes étaient bleues et mélangées de jaune rouge, formant une gerbe, limitée horizontalement et s’élevant uniformément à la hauteur de la hune arrière. A ce moment-là, il n’existait aucune trace de fumée. Je restai quelques secondes immobile et saisi de stupeur, puis machinalement je fis quelques pas, poursuivant mon chemin vers l’Iéna, dans l’attente anxieuse de ce qui allait survenir. Je ne savais que penser et j’étais dans l’attente d’une explosion que je ne voyais pas se produire. Je trouvais le temps très long, et cette détonation que je croyais toujours imminente, finit par se faire entendre au bout d’un temps que je crois pouvoir dire être au moins de dix secondes. Cet intervalle entre l’apparition des flammes et le bruit de l’explosion, je l’estime au chiffre de secondes que j’indique, sans crainte d’exagération parce que c’est pour moi un minimum. Pour ma part, j’ai perçu très nettement les bruits produits par cette explosion. J’ai d’abord entendu une détonation sourde et aussitôt après une deuxième détonation beaucoup plus tonnante. Bien des témoins ont pu croire qu’il ne s’était produit qu’une seule détonation, tant elles ont été rapprochées. » Le témoin décrit alors les fumées qui ont apparu après la première explosion. Il ajoute : « Du côté tribord, également, avant la première explosion, j’avais vu les flammes sortir également par toutes les issues débouchant sur le pont (panneaux et manches à air) et aussi par les hublots et sabords. »
Les dégâts : Après la catastrophe, l’Iéna est dans le bassin Missiessy qui a été inondé par le défonçage du bateau-porte par un coup de canon tiré par la Patrie. Le bâtiment est maintenu par un ensemble de madriers que l’on appelle des accores. Ces accores ont pour but de maintenir latéralement le navire lors de la mise au sec pour que la quille porte parfaitement sur la ligne de tins disposer au fond du bassin et aussi pour l’empêcher de déverser dans le bassin. Les dégâts causés par les explosions sont considérables, ne laissant aucune chance aux marins se trouvant dans la zone lors de l’accident. Le cœur de l’explosion se situe sous la tourelle de 305 mm arrière dans les soutes à munitions se trouvant à l’arrière du compartiment dynamos et dans les fonds du navire. La cloison principale étanche74 (cloison avant des soutes et cloison arrière de la chambre des machines) est complètement déformée et déchirée à sa partie supérieure. Les effets de la catastrophe ont été doubles car il y a eu les explosions avec l’effet de souffle et les projections métalliques et l’incendie avec les ravages des flammes et des fumées. Le rapport de la commission d’enquête du Sénat décrit en ces termes l’accident et les dégâts : » La flamme, partant, de la région des soutes arrière et d’un point à préciser, avait lancé la brusque ascension de ses gaz enflammés par les monte-charges, les manches à air, les descentes, fissurant, brisant tous les conduits, se répandant sous le pont, du couple 78 au couple 61, à tous les étages et sur le pont, partout dévorant instantanément le linoléum et les peintures, brûlant profondément le métal lui-même ; elle allait de l’arrière de l’Iéna jusqu’à la tourelle de 305 avant, restée indemne, et atteignait même au-delà les appareils de la passerelle du blockhaus et le mât de hune après son passage, les ponts supérieurs restaient affaissés sur toute la région arrière, surtout autour du grand mât ; et depuis, dit l’ingénieur Davaux, cet affaissement a continué, « malgré une forêt d’épontilles ». Les tôles et barrots des ponts supérieurs, complètement brûlés, n’ont plus aucune résistance. Les explosions, quand vint leur tour, éventraient le navire et lui faisaient, à tribord et à bâbord, des déchirures allant sensiblement du couple 74 au couple 84, et montant jusqu’à la chaise de cuirasse, détruisant toutes les machines qui se trouvaient dans cet espace. » Dans cette catastrophe, il y a eu 117 morts et 33 blessés. Après la catastrophe, monsieur Thomson, le ministre de la Marine, se rend sur les lieux pour se faire une opinion sur l’ampleur des dégâts. Il est accompagné par les autorités de la Marine et par des ingénieurs de l’arsenal. Une fois l’incendie complètement éteint, il a fallu explorer l’ensemble du navire pour retrouver toutes les personnes ayant péri lors des explosions ou celles qui sont décédées asphyxiées par les fumées dégagées par l’incendie.
–1908 – 7 novembre : LE VICE-AMIRAL DE JONQUIERES, INSPECTEUR DES FLOTTILLES, HISSE SA MARQUE SUR LE CHARLES MARTEL. Le cuirassé se rend à Ajaccio. En compagnie de deux croiseurs-cuirassés, il doit renforcer les torpilleurs des Défenses Mobiles de Provence, de Corse, de Tunisie et d’Algérie chargé de repousser l’attaque des 2ème et 4ème Divisions de Cuirassés. Cet exercice est contrarié par le mauvais temps qui éprouve beaucoup les équipages. Ainsi, le 20, le croiseur-cuirassé Condé s’échoue près de la pointe d’Aspretto. Le Charles Martel tente vainement de le remettre à flot. Il faut alors alléger le bâtiment de tout ce qui peut être débarqué afin de faciliter une nouvelle tentative le lendemain. Au moment où le Charles Martel produit son effort, le Victor Hugo, qui a passé une amarre sur l’avant de l’infortuné Condé, imprime une secousse au croiseur-cuirassé échoué. Le 21, sous l’effet des deux actions, le Condé glisse en arrière. Il est remis à flot. Tandis que les corvées rembarquent le charbon et le matériel enlevé la veille, les remorqueurs de Toulon arrivent. Mais, déjà, tout est rentré dans l’ordre. Dès le retour à Toulon le 23, le vice-amiral de Jonquières rentre sa marque.

–1914 – à partir 7 novembre : DANS LE MIROIR DU 22 NOVEMBRE 1914 : « SAMEDI 7 NOVEMBRE. —- C’EST SURTOUT AUTOUR D’ARRAS QUE L’ENNEMI PORTE ACTUELLEMENT SES EFFORTS. Il semble, au surplus, qu’il modifie une fois de plus son plan d’attaque et aussi la composition de ses effectifs.
Un convoi a été détruit par notre artillerie au nord de la forêt de Laigue. Vive action à la baïonnette, victorieuse pour nous, dans l’Argonne.
Le généralissime russe, grand-duc Nicolas, signale dans deux dépêches au général J’offre et à lord Kitchener, une victoire des Russes, remportée en Galicie par ses troupes. Jaroslaw a été reprise par celles-ci qui ont fait plusieurs milliers de prisonniers.
Les forces russes du Caucase ont brisé une contre-attaque turque. Elles marchent en deux corps sur Van et Erzeroum, deux des places importantes de 1*Arménie.
Les universités françaises adressent aux universités des pays neutres une série de questions d’où se déduit la responsabilité écrasante du gouvernement allemand dans tous les méfaits commis par les envahisseurs teutons en Belgique et en France. Cet appel se termine en ces ternies : « Comme les armées alliées, les universités françaises défendent, pour leur part, la liberté du monde. »
Rien n’est encore venu confirmer la nouvelle de la victoire navale allemande dans le Pacifique, victoire annoncée jusqu’ici par les seuls Allemands. Par contre, il est avéré que le Yorck, le croiseur germanique qui a coulé devant Wilhelmshaven, a été détruit par un sous-marin anglais.
–1921 – 7 novembre : OUVERTURE DU PROCÈS DE LANDRU.
–1925 – 7 novembre : QUE FAIRE AVANT D’ACCOUCHER ? Celles-ci étaient à un ou deux jours de leur mise-bas. On sait que les animaux dans cette situation, les vaches, les femmes même, ont des goûts dépravés (La Vie agricole et rurale, 7 novembre 1925, cité par LE MUSÉE DES ERREURS, 1928).)

–1940 – 7 novembre :
1. NOUVELLES DES FNFL – Le 5 septembre 1940, La Moqueuse fait son premier appareillage de Falmouth (16 h 20) à Plymouth (20 h 45), remorquant le bateau de pêche Roanez Ar Mor. Elle est prise en main le 16 septembre par l’arsenal de Devonport pour sa mise au point définitive (artillerie, grenadeurs et mortiers de type anglais, poste TSF, etc.). Sortie de l’arsenal le 1er novembre 1940, pour commencer les essais. Première sortie à la mer le 7 novembre (essais de machines et d’armes). Rentrée au mouillage à 17 h 00.
-2. DÉBARQUEMENT EN BAIE DE MONDAH DE TROUPES FRANÇAISES LIBRES EMBARQUÉES SUR LE CARGO FORT LAMY ET ESCORTES PAR LE SAVORGNAN DE BRAZZA. Le sous-marin de 1 500 t Poncelet fut envoyé pour couler ces deux bâtiments, mais, attaqué par l’aviso HMS Milford puis par l’aviation, et endommagé gravement, le sous-marin dut faire surface. L’équipage fut rassemblé sur le pont. Quelques instants plus tard, le Poncelet coulait avec son commandant, le capitaine de corvette Bertrand de Saussine du Pont de Gault qui venait de rééditer, dans un contexte bien différent, l’exploit héroïque de Roland Morillot avec le sous-marin Monge pendant la première guerre mondiale. L’équipage du Poncelet fut recueilli par le sloop Milford (il faudrait harmoniser les appellations : dans le même paragraphe, le Milford est qualifié tantôt d’aviso, tantôt de sloop). Dans la nuit du 9 au 10 novembre, étant sans nouvelles du Poncelet depuis son appareillage, le 7 novembre, 12 h 00, ni de Libreville depuis le 9 novembre, 18 h 00, le commandant Sacquet demanda (à Dakar ?) des ordres. – Le 11 novembre, dans l’après-midi, il reçut la réponse suivante : Référence votre 235. De Afrique française à Commandant militaire et Administrateur en Chef de Port-Gentil. Citation. Vous devez vous défendre jusqu’à épuisement de vos moyens – Stop – La France compte sur votre résistance Signé Boisson Barrau Fin de citation. (Gérard Garier).
–1940 – 7 novembre : LE MATIN COMMUNIQUE : PAUL FRATELLINI EST MORT.
« Nous apprenons la mort de Paul Fratellini, le célèbre clown qui amusa tant de petits et grands.
« C’est lui qui, dans le trio des Fratellini, portait l’habit et les gants blancs et savait toujours garder son sourire impassible. »
–1941 – à partir du 7 novembre : DES NOUVELLES DES FNFL – L’aviso-dragueur La Moqueuse appareille de Belfast le 7 novembre à 09 h 35 pour arriver le 12 h à Bangor Bay, une heure après sortie pour essais de la ceinture d’immunisation, compensation des compas, etc., et retour à 17 h 54 à Bangor Bay. Départ le 9 à 2 h 12 prend l’escorte d’un convoi de dix bâtiments. Retour le 11 à 19 h 40 Barry Roads; Départ le lendemain à 0 h 01, escorte de convoi. Elle rentre le 12 à 12 h 26 à Milford Haven. A 14 h 30 départ pour escorte de convoi. A 18 h 30, alerte aérienne. Deux bombes sur l’arrière du convoi. Le 13 à 16 h l’aviso rentre à Bangor Bay. Le lendemain, à 03 h 39, escorte de convoi. Le 14 à 10 h 07, par le travers de Altacarry, reçu ordre de rentrer à Belfast, où il arrive à 15 h 05. Le 20 à 16 h 34 se rend à 17 h 39 à Bangor Bay. Il en repart le lendemain à 00 h 57 pour escorte de convoi. Il rentre le 23 à 10 h 36 à Milford Haven. Le 24 à 12 h 45 nouvelle escorte de convoi. A 15 h 56 : Un avion ennemi se présente à l’attaque à 3,5 milles dans le 255 de St Ann Head. La Moqueuse ouvre le feu de toutes ses pièces, mais son Pom-Pom s’enraye après le premier coup. L’avion va tourner dans les nuages puis reparaît. Cessé le feu à l’arrivée d’un chasseur Hurricane. L’avion ennemi largue ses bombes assez loin dans le Sud-Ouest du convoi. Tiré 18 coups de 4 pouces, 200 coups avec les Brownin.
–1942 – à partir du 6 et 7 novembre :
1. L’OCCUPATION DU VAR, D’ABORD ITALIENNE JUSQU’AU 9 SEPTEMBRE 1943, PUIS ALLEMANDE, TRANSFORME LES CONDITIONS DU COMBAT DE L’OMBRE. Elle provoque un choc chez tous et, chez certains des fidèles du régime de Vichy (policiers, militaires, membres du clergé ou hauts fonctionnaires), une rupture d’allégeance, favorisée par la défection du général Giraud qui a quitté la France pour l’Algérie au Lavandou dans la nuit du 6 au 7 novembre grâce au réseau Alliance. Les effets de la présence tangible de l’occupant sont amplifiés par l’écho des combats en Afrique du Nord et à Stalingrad et, surtout, par la menace que le STO fait désormais peser. Même si elle est moins lourde que celle de la Wehrmacht, l’occupation italienne n’en est pas moins ressentie comme intolérable. Les carabiniers opèrent de nombreuses arrestations et l’OVRA – la police politique – apporte son concours à la « Gestapo » de Marseille dans la vaste opération de démantèlement des MUR entreprise entre mars et mai 1943 (affaire « Flora » diligentée par Dunker Delage). L’État-major logé à Saint-Jean dans la propriété Casanova a laissé de mauvais souvenirs car de nombreux émigrés italiens furent poursuivis par les chemises noires qui firent interner dans les camps de Modane et d’Embrun des centaines de Seynois et de Varois.
2. COMME L’ALGÉRIE ET LE MAROC, LA TUNISIE AVAIT ÉTÉ TENUE AU COURANT DES RASSEMBLEMENTS DE BÂTIMENTS DE GUERRE ET DE COMMERCE À GIBRALTAR ET DES MOUVEMENTS DES CONVOIS ALLIÉS VERS L’EST – Nous savons, depuis, que ces bâtiments s’apprêtaient à envahir l’Afrique du Nord.
Le 7 novembre dans la matinée l’Amiral DERRIEN avait fait prendre le régime « Menace » aux formations de la Marine en Tunisie. Cependant un débarquement sur les côtes d’Afrique du Nord paraissait encore improbable aux autorités de la Régence. On croyait surtout à un ravitaillement de Malte avec forcement du Canal de Sicile, comme cela était déjà arrivé en juin et en août ; seuls les moyens paraissaient plus considérables qu’au cours des précédentes expéditions. Pour les officiers en pourparlers avec l’Américain Murphy et qui savaient ce que représentait cette armada, il y avait une crainte qui se fit jour eu long de la journée de ce samedi 7. Pourquoi Darlan était-il à l’endroit précis où vont se prendre les futures décisions liées à l’attaque alliée contre les possessions françaises de l’AFN ? et surtout, pourquoi restait-il ?
En ce soir du samedi 7 novembre, Alain Darlan, fils unique de l’amiral de la Flotte française, victime d’une foudroyante attaque de poliomyélite sortait de son coma alors que ses obsèques avaient été commandées et réglées dans le moindre détail pour la veille et que son père et sa mère étaient venus à bord d’un avion affrété en hâte depuis Vichy. Las, le jeune homme resterait paralysé des jambes pour toute sa vie. 48 heures plus tôt, l’amiral ne comptait plus revoir son fils vivant. Au milieu de la semaine, une complication cardiopulmonaire avait encore aggravé l’état désespéré du malade. Mais, le samedi soir, les médecins reprenaient confiance et leu diagnostic était optimiste. Malgré cela, l’amiral décida de prolonger son séjour en Afrique jusqu’au 10 au plus tard.
Dans la soirée, Darlan et sa femme étudiaient les modalités de rapatriement de leur fils vers l’hôpital Pasteur à Paris : un hydravion transporterait d’Alger le malade jusqu’à Marseille, puis le train spécial de l’amiral le conduirait avec sa mère à Paris tandis que Darlan rentrerait à Vichy. Malgré plusieurs visites –celle de l’amiral Moreau et du général Bergeret lui rapportant que une opération alliée était en cours et visait vraisemblablement l’Afrique du Nord -, Darlan restait sourd : pour lui, ces convois allaient vers Malte et la Tripolitaine ! Cependant, à Vichy, des informations parvenaient et, dans le doute, l’Amirauté française envoya un télégramme à 21h 15, télégramme qui ne parviendra à Casablanca qu’à 3h du matin.
De l’autre côté de la Manche, de Gaulle était informé à son tour que les Américains et les Anglais débarqueraient sous peu à Alger. Dès avant minuit, le chef d’état-major de la commission d’armistice à Wiesbaden avait la quasi-certitude que les forces alliées étaient destinées à l’Algérie ou à la Tunisie.
Malgré tout, le 7 novembre au soir, l’amiral DARLAN, à Alger avait prescrit au préfet Maritime de la 4e Région d’ordonner immédiatement au commandant de la Marine en Tunisie, d’embouteiller le canal de Bizerte. L’Amiral MOREAU, devant la gravité d’une telle décision, ne voulut pas ordonner de façon ferme à l’Amiral DERRIEN, l’exécution de cette opération. Il lui adressa seulement le message suivant : “N » 50 478. Prenez dispositions pour embouteiller Bizerte en coulant bâtiments commerce si menace forcement des passes – stop – Je suggère DIVONA – stop – N’hésitez pas si nécessaire à rendre port inutilisable” (Jacques Robichon, Jour J en Afrique).
–1943 – 7 novembre :
1. DÉFECTION DU GENERAL GIRAUD QUI A QUITTE LA FRANCE POUR L’ALGÉRIE au Lavandou dans la nuit du 6 au 7 novembre grâce au réseau Alliance.
2. A LA CONFÉRENCE DE TEHERAN, STALINE EST FAVORABLE AU PLAN AMERICAIN OVERLORD appuyé par un débarquement dans le Sud de la France (Masson, Muracciole, Villardi de Montlaur).
3. LA RÉSISTANCE CATALANE EN ACTION – Ruiz Vera, Antonio Romero et Reyno de la 1ère Brigade de Guerrilleros Espanoles, sabotent la voie ferrée au pont de Vinça (Pyrénées Orientales). Ce sabotage est daté du 8 novembre dans les archives de la S.N.C.F. ; il a été effectivement exécuté dans la nuit du 7 au 8, mais découvert le 8. « Entre Domanova-Rodès et Vinça, sur la ligne Perpignan-Villefranche-Vernet, le pont métallique du Riu Fagès a été avariée par explosion » (Jean Larrieu, 1994)
–1944 – 7 novembre : L’AVISO-DRAGUEUR ÉLAN SORT DE LA CORNE D’OR D’ISTANBUL A HAYDAR PACHA. Le 8, il effectuera une navigation aux environs et retournera à Haydar Pacha le 9, puis d’Haydar Pacha à Istanbul (Corne d’or). Lors de manœuvre, le compas magnétique de la passerelle supérieure tombe de son socle au roulis en Marmara (Garier, Les avisos de 630 t.).

–1946 – 7 novembre : NOS NAVIRES EN INDOCHINE- Du 5 octobre au 7 novembre, l’aviso-dragueur Commandant Dominé est en petit carénage et réparations diverses avec passage au bassin à Saïgon. 24 heures après la sortie du bassin appareillage à 6 h 30.
–1950 – 7 novembre : LE TIBET LANCE UN APPEL DÉSESPÉRÉ A L’O.N.U. QUI DONNE LA PRIORITÉ A LA GUERRE DE CORÉE – Le 7 octobre 1950, le Tibet a été envahi et écrasé par l’armée chinoise. Fin octobre, le dalaï-lama demande une aide diplomatique à l’Inde, puis il lance un appel de désespoir à l’ONU le 7 novembre 1950. L’Inde préfère rester neutre dans ce conflit. L’Angleterre et les États-Unis expriment leur sympathie, mais n’interviennent pas. Seul le Salvador les soutient. Les Nations unies reportent le débat qui ne leur paraît pas prioritaire, en raison de la guerre de Corée qui se déroule au même moment. N’ayant pas d’alternative, en 1951, le Tibet signe « l’Accord en 17 points ».
–1946 – 7 novembre : GUERRE D’INDOCHINE – Le mouvement d’exode des populations catholiques et bouddhistes du Bui-Chu et du Phat-Diem s’est poursuivi au cours de la dernière semaine d’octobre favorisé par le beau temps, mais fort contrarié, par des bouchons de troupes A.P.V.N. placés sur les voies de communication fluviales et sur les voies d’accès vers la mer. Du 1er au 7 novembre, 4 294 réfugiés ont été recueillis devant Van Ly par les bâtiments de la Marine Nationale.

–1961 – 7 novembre : ACCIDENT MATÉRIEL A BORD DU SOUS-MARIN MARSOUIN (type Narval). Atlantique : collision en surface avec le caboteur Carentan Dégâts sur superstructures de l’avant.
–1964 – 7 novembre : NAISSANCE DE LA CFDT.
–1979 – octobre – UNE PERMANENCE ADMINISTRATIVE EST ÉTABLIE AU PIN ROLLAND – Le Pin Rolland est aussi lié à une vieille famille de Saint-Mandrier et c’est précisément le nom de l’un de ses membres, Mme Marie Fliche-Bergis qui est donné, en octobre 1979, à une avenue du quartier, la Municipalité voulant perpétuer le nom d’une famille qui s’est montrée généreuse pour la commune. Une plaque portant l’inscription « Avenue Marie Fliche-Bergis » est dévoilée au départ de l’avenue qui relie le CD 18 au fort du Gros Baou. Après la construction de nombreux logements et villas, le besoin se fait sentir. On inaugure ce jour-là encore la mairie annexe du Pin Rolland. Le petit bâtiment est édifié au centre de l’animation, sur une butte entourée de pins. Il comprend deux salles. L’une servira à une permanence administrative bimensuelle, à partir du 7 novembre. Tout comme la mairie, la police municipale tiendra, elle aussi, une permanence et utilisera l’autre salle. Ce bâtiment deviendra sous la Municipalité de Guy Moine, l’école de musique créée par Françoise Montagne. L’avenue reliant la précédente au Centre S.N.C.F. de Vert-Bois, sera baptisée aussi ce jour-là « Avenue Mireille Labrousse » du nom de celle qui a dirigé pendant six ans ce centre et décédée en mars 1979. A Vert-Bois fonctionne un Institut Médico-Pédagogique, remplacé l’été par une colonie de vacances, et un village de bungalows proposés en location au personnel S.N.C.F. selon la formule « Gîtes » venait d’être mis en service. Les occupants de Vert-Bois pourront donc maintenant rejoindre directement Marégau sans passer par le CD 18. Après cette série d’inaugurations, le cortège officiel se rend au centre-ville pour découvrir derrière la mairie, les ateliers municipaux construits à l’emplacement de l’ancienne école de garçons, démolie par les bombardements lors de la dernière guerre. Commencés en 1977, ils sont devenus opérationnels en 1978. Les locaux existants étaient devenus vétustés et insuffisants. Il en a coûté 250 000 F, une somme importante pour le budget de Saint-Mandrier mais avec eux la commune est dotée d’ateliers modernes où peuvent loger les dix véhicules de la ville, dont deux bennes à ordures. Ils sont en outre équipés de vestiaires et de sanitaires modernes pour le personnel. Cette journée mémorable va se terminer, toujours en présence de M. Manière préfet du Var, M. Valenti représentant le docteur Paecht et de diverses personnalités, par l’inauguration de la plaque placée à l’entrée du groupe scolaire portant le nom de Louis Clément. L’inauguration de cette plaque est faite en présence de Mme Barbier, Directrice de l’école maternelle, Mme Beaufils Directrice de l’école primaire et M. Vernet Principal du collège. (Il s’agit en effet de faire face à des effectifs scolaires croissants qui sont en octobre 1979 de 175 élèves pour la maternelle, 220 élèves pour le primaire et 185 élèves pour le collège. Les réalisations auxquelles Louis Clément s’était attaché, complétées par son successeur Max Juvenal, porteront le nom de « Groupe Scolaire et Complexe Sportif Louis Clément ».

–1991 – 7 novembre : DISPARITION DE GASTON MONERVILLE. Né en Guyane, petit-fils d’esclaves, résistant, Gaston Monnerville a été président du Sénat pendant 22 ans, de 1947 à 1968. Premier et seul président noir de la Haute assemblée, ce membre du Parti Radical a dédié son mandat à défendre le Sénat et les pouvoirs du Parlement. Député de la Guyane de 1932 à 1940, il fut sous-secrétaire d’État aux Colonies de 1937 à 1938, président du Conseil de la République de 1947 à 1958 et du Sénat de 1958 à 1968. Ce dimanche 7 novembre 2021, à 10 h, à Saint-Céré, le comité pour la panthéonisation de Gaston Monnerville déposera une gerbe en hommage à Gaston Monnerville, feu président du Sénat, au pied de son buste, en face de la mairie. « C’est un honneur pour la ville de Saint-Céré, pour le Lot, l’Occitanie et notre pays de marquer solennellement le trentième anniversaire de la disparition de ce grand homme d’Etat. Nous invitons le plus grand nombre à participer à cette cérémonie mémorielle » a déclaré Huguette Tiegna, députée du Lot, et membre du comité.
–1997 – 7 novembre : MORT DE PAUL RICARD dans sa quatre-vingt-neuvième année.
Lire à son sujet : Marie-France Pochna, Paul Ricard, l’homme qui se ressemble, Éditions Pau, 1996, et Paul Ricard, La passion de créer, Paris, Albin Michel, 1983. Sur site : affichage par panneau racontant sa vie et son œuvre.
Tonin Ollès : « Une pensée pour ce patron hors norme ! Paul Ricard a été mécène, et s’est engagé dans de nombreuses aventures. – En sport, Paul Ricard, qui possédait près de Signes – village dans l’arrière-pays varois dont il fut le maire – un vaste domaine de mille hectares, fait construire à côté d’un aérodrome le circuit du Castellet, qui va très vite devenir une référence des sports mécaniques ! »
Nicole Emiliani : « Loué par tous pour son humanisme son gout de l’échange du dialogue et du partage… Bref ! Un cas unique dans ce monde qui perd toutes ces valeurs de base.. La chance pour ceux qui l’ont connu et approché.. Si tous ces nouveaux riches pouvaient le prendre en exemple mais c’est utopie que seulement y penser ! ».

–2020 – 7 novembre : A LA UNE DE VAR-MATIN de ce jour – Disparition de Pierre Simonnet, compagnon de la Libération ! mort d’un héros. Né le 27 octobre 1921 à Hanoï et mort le 5 novembre 2020 à Toulon, Pierre Simonnet fut un Français libre, militaire et haut fonctionnaire français, compagnon de la Libération. Engagé de la première heure dans les Forces françaises libres, il devint après la guerre administrateur colonial puis fonctionnaire international.

BLAGUE POUR LA ROUTE :
DRING ! Au téléphone avec un électricien :
-Vous m’aviez promis de venir vers 16 heures afin de réparer ma sonnette et vous n’êtes pas venu.
-Mais si, je suis venu. J’ai sonné et personne ne m’a ouvert.

Bon vendredi à tous !
Je serre la patte aux Scorpionets et fais un bise aux Scorpionettes
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde.

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