EPHEMERIDES DU JEUDI 6 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4961).
ANNONCE – La pression du 5 a été telle que je n’ai pas eu un moment pour rédiger ou mettre à jour les éphémérides du jour. C’est donc partie remise.
Illustration : couverture du livre « Du dinosaure au Cabanon, approche insolite des patrimoines des Bouches-du-Rhône », éditions ACTE SUD.
FÊTES : Fêtons ensemble les cent Bertille vivant encore aujourd’hui. Sainte Bertille, ou Bertille de Chelles, est née au pays de Soissons (Aisne) et morte à Chelles (Seine-et-Marne) vers 705. D’illustre famille, elle s’était faite moniale à l’abbaye de Jouarre quand la reine Mathilde, régente et veuve de Clovis II, la mit à la tête du monastère de Chelles qu’elle avait fondé en 660.
Bertille vient du germanique « berht » (illustre) et « hild » (combat).
Dans le calendrier républicain, ce 16e jour du mois de brumaire An II était dédié au chervis. Originaire d’Europe de l’Est de la Hongrie à la Bulgarie, la Russie, et l’Asie centrale de la Turquie au Kazakhstan, cette plante est appréciée pour son goût unique et son potentiel médicinal.
dicton du jour, imparable : « Brouillard d’octobre, pluie de novembre, beaucoup de biens du ciel font décembre. »
PENSÉE inchangée hélas !: « Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent. » (Jean-Paul Sartre, Le Diable et le Bon Dieu).

ÉPHÉMÉRIDES
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’intégrale des éphémérides.
EXPEDITION D’EGYPTE : –1799 – 6 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Résumé de la lettre que le général Verdier adresse au général en chef Kléber , par laquelle l’auteur informe son général des mouvements de l’ennemi et des actions entreprises par l’adjudant-général Morand. Morand s’est rendu à bord de la flotte ennemie et part pour Jaffa avec un aviso anglais pour remplir une mission. Verdier exprime ses préoccupations concernant les intentions de l’ennemi, qui pourrait chercher à renforcer ses troupes. Il souligne la nécessité de recevoir des renforts, notamment deux bataillons supplémentaires, pour faire face à une éventuelle attaque. Il mentionne également les difficultés logistiques et la lenteur des renforts du général Menou. Enfin, Verdier demande des instructions sur la conduite à tenir face à une telle situation puis évoque une demande d’échange de prisonniers et des fournitures envoyées au Pacha Seyd Ali Bey.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 948e livraison). –1655 – 6 novembre : AFFAIRE TRES GRAVE QUI CAUSE UN GRAND SOUCI A MAZARIN – Résumé : Il s’agit d’un incident survenu le 6 novembre 1655, quand deux navires majorquins ont menacé de capturer plusieurs bateaux français et une barque génoise près du port de Marseille. En réponse, une foule marseillaise a pris d’assaut une galère génoise, désarmé ses soldats et remplacé leur pavillon par un drapeau blanc improvisé. La galère a tenté de capturer les navires majorquins, mais a été gravement endommagée lors de l’affrontement, causant plusieurs morts et blessés. L’incident a provoqué des tensions diplomatiques, avec le marquis Pallavicini protestant vivement contre l’offense faite au pavillon génois. Mazarin a exprimé ses regrets et Louis XIV a ordonné aux Consuls de Marseille d’envoyer des excuses à Gênes. Cependant, les Consuls ont refusé d’infliger une telle humiliation à leur ville et ont confié cette mission à Antoine de Félix, un ancien Consul. Les conséquences de cet incident incluent le mécontentement de Louis XIV et Mazarin face au manque d’obéissance des Marseillais. L’incident a également renforcé l’idée de construire une citadelle à Marseille pour mater l’insolence du peuple. En 1660, après de nouvelles désobéissances, Louis XIV et Mazarin se sont rendus à Marseille, ont occupé militairement la ville et ont instauré un nouveau règlement municipal. Enfin, il est suggéré que le bombardement de Gênes en 1684 et la venue du Doge François-Marie Imperiale-Lercaro à Versailles en 1685 étaient en partie une compensation pour l’incident de 1655
SANARY : 748e livraison : –1819 – 5 et 6 novembre : procès-verbal de reconnaissance des limites des terres et forêts communales de Sanary, profitant d’un recensement des carraires demandés par le préfet du Var, autrefois du seigneur, et privatisées à la Révolution, 5 et 6 novembre 1819. Le Gros Cerveau a été cédé dès le début de la Révolution, le 23 messidor An II (14 novembre 1793). L’acquéreur a voulu alors en interdire l’accès aux habitants de Sanary. Trente-cinq d’entre eux sont allés en justice et ont gagné leur procès, car il était précisé dans le contrat de vente par l’administration du département que ces biens étaient vendus avec leurs servitudes. Malgré le jugement l’acquéreur a dû mettre beaucoup de mauvaise volonté à s’incliner, car en août 1806, un incendie supposé criminel a ravagé tout le Gros Cerveau. Les 5 et 6 novembre 1819, profitant d’un recensement des carraires demandés par le préfet du Var (arrêté du 25 juin 1819, n° 174), la municipalité fait un procès-verbal de reconnaissance des limites des terres et forêts communales, autrefois du seigneur, et privatisées à la Révolution.
LA SEYNE-SUR-Mer : 641e livraison : –1884 – 6 novembre : Où construire un nouvel etablissement de charite a la seyne ? – Les actes communaux de La Seyne évoquent à plusieurs reprises un emplacement mal commode et la nécessité de construire un établissement de charité ailleurs, sans que rien ne soit certain. Aucune délibération connue n’atteste de la construction et de l’emménagement d’un tel édifice rue de l’Hôpital, devenue l’actuelle rue Clément Daniel en 1891, d’après « la noble conduite du docteur Clément Daniel, médecin de l’hospice à titre purement gracieux et depuis plus de quarante ans. » (Délibérations du Conseil municipal-F°381– 6 novembre 1884, et 1D19 – février 1891).
OLLIOULES: 641e livraison : –1814 – 6 novembre : Nouvelle demande d’Ollioules au sujet du moulin à huile communal – A la suite de la lettre du sous-préfet demandant des informations sur la quantité d’eau nécessaire au fonctionnement du moulin à huile cédé à la Caisse d’amortissement à la vente duquel on va procéder définitivement, le Conseil municipal rappelle son courrier précédant et informe le sous-préfet que ce moulin avait toujours rapporté à la commune 1300 à 1400 francs sans compter les infers, dévolus à l’hospice civil. Il adresse une nouvelle protestation au roi et délègue quatre membres auprès du préfet. Le nombre des fontaines s’élevait à cette époque à huit ; et l’estimation du moulin s’élevait à 12 ou 15 000 francs (Castellan E., 1937, p. 259-260).

ÉPHÉMÉRIDES
L’INTEGRALE.
–1291 – 6 novembre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Boscarent, 6 novembre 1291 (charte aux archives de la Major). Buscaillon – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Charles (1872).
–1359 – 6 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE Giraudus de Fontaynillis castellanus castri de Alaudio, 6 novembre 1359 (charte aux archives de la Major). Fontainieu la Mure – ferme, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe.
–1506 – 6 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE Aqua Cravelli, (registre aux archives de l’Evêché). Caravelle – quartier rural et cours d’eau, commune de Marseille, quartier des Eygalades.
-1567 – 6 novembre : Pierre Novelli, vicaire perpétuel des Cabanes du Beausset, fait un échange avec Pierre Cabasson : « Petrus Novelli, prepositus ecclesie sedis Massiliensis, vicarius perpetuus ecclesie parochialis loci Cabanarum de Beauceto, Massiliens. Dioc. Cui prioratus ecclesie Nostre Domine de Pulcro visu, dicti loci de Bauceto, perpetuo unitus est, échange par devant Pierre Ragueneau pour la cure de St Marcel que lui cède Baptiste Cabasson. Pierre Novelli sera assassiné à Saint Marcel le 16 janvier 1567/68.(Nostre Domine de Pulcro visu, dicti loci de Bauceto : Notre-Dame du Beau Voir, du dit lieu du Beausset, dite aujourd’hui Notre-Dame du Vieux Beausset).
-1581 – 6 novembre : PROCES DU GANGUI : Anthoine Guigou dit Bastian, Honoré Beaussier et Jaume Tortel dit Cautellier, de Six-Fours, ayant été les premiers dudit lieu qui ont pêché avec les filets nommés Gangui, les pêcheurs de Tollon, joint à eux les consuls de ladite ville, voulant l’empêcher sur la requête qu’ils présentèrent à la Cour des Comptes, aides et finances, ils obtinrent des inhibitions contre lesdits Beaussier, Tortel sous le nom de Cautellier et Guigou, de pêcher avec lesdits ganguis, nonobstant quoi, iceulx ayant continué leur pêche, lesdits consuls de Tollon, auraient obtenu un décret (d’ajournement) personnel contre lesdits pêcheurs. Et se seraient rendus demandeurs en contravention, aux susdites inhibitions faites de l’autorité de ladite Cour, contre les syndics de la communauté de Six-Fours, opposant à icelle, et lesdits Honoré Beaussier, Jaume Cautellier et Anthoine Guigou. A la poursuite de laquelle, la Cour par son arrêt du second juin 1581, rendu à Brignolle (brignoles), avant passer outre, aurait ordonné que les rets et engins appelés Ganguis soient visités par-devant le commissaire, qui sur ce, serait député, et après vues et visites par experts, aux fins d’aviser de leur qualité. Et si sont des prohibés, pour vue le rapport desdits experts, être fait droit et donner tel règlement qu’il appartiendra. Et cependant, les assistants relaxés en passant les soumissions, de se représenter là et quand sera ordonné. En exécution de cet arrêt, lesdits consuls de Tollon auraient donné requête à ladite Cour, le quatrième dudit mois de juillet, sur laquelle, par son décret, monsieur Reynaud Fabri, conseillé à icelle, serait (aurait) été député commissaire aux fins du susdit arrêt. Lequel, sur le comparant à lui donné par les consuls de Tollon, serait parti le 28 octobre, année susdite, et arrivé le lendemain audit Tollon, au logis où pend, pour enseigne, la fortune. Le lendemain, trentième dudit mois d’octobre, sur les contestations des parties au sujet du lieu où ledit Sieur commissaire devait procéder, serait (aurait) enfin été accordé et convenu de procéder au Pont de Solliers où ledit Seigneur commissaire s’étant porté. N’ayant les parties, put convenir d’experts, ledit Seigneur commissaire, par son ordonnance du 6 novembre audit an 1581, aurait nommé et commis pour experts, Rugon Siguier et Roullet Reboul de la ville de Marseille, et Jean Carbones et Gaspard Arnaud dit Picossin de la Cieutat. Lesquels, ayant procédé à leur commission dans la ville d’Aix, ils auraient fait leur rapport le 22 novembre, année susdite, à la requête desdits consuls de Tollon, par lequel après avoir vu et visité les engins appelés Ganguis, et attendu qu’ils portent, en tant qui soit, dépopulation de poisson, auraient déclaré qu’il leur doit être baillé un lieu à part pour pêcher sans porter aucun préjudice, tant aux engins à pêcher au mers de Tollon, que de Six-Fours. Savoir : lors qu’on pêchera avec les engins nommés bréguis de lune, eissaugués, boulliech, escombrures et autres engins, pour qu’ils ne leur puissent donner aucun empêchement par lesdits Ganguis, ainsi demeureront au lieu qui leur sera baillé (Jean Denans).
–1584 – 6 novembre : PROBLEME D’EAU ENTRE OLLIOULES ET SIX-FOURS – Pierre Portal dit Amic, rentiers des propriétés des terres de Pierre Astour, et Pierre Tenllier, rentier de celle de Claude Roux, situées au terroir de S-F. Y ayant eu procès à raison de l’arrosage desdites propriétés, par-devant la Cour, par l’arrêt rendu par ladite Cour du 6 novembre 1584, entre autres, il leur aurait accordé d’aller prendre l’eau de la rivière de Repe. Il serait encore arrivé une contention (un contentieux) à raison du même arrosage des terres du terroir de Six-Fours et quartier de Camcebié et Bassaquet, entre Jacques Forton, hoste du lieu d’Ollioulles, qui voulait empêcher qu’on n’allât pas prendre l’eau de la Repe, pour la faire dériver audit terroir de Six-Fours, contre Marguerite Martinenque, veuve d’Estienne Curet, de la Seine. A raison dequoi, y ayant eu procès par-devant la Cour du Parlement, et qu’après le décès de ladite Martinenque, fut poursuivi par Henri Curet, son fils. La Cour par son arrêt, en contradictoire jugement du (Denans a laissé en blanc), aurait maintenu ledit Curet à la fuculle et possession d’aller prendre d’eau à la rivière de Repe, et la faire dériver pour l’arrosage de son fonds, situé au terroir de Six-Fours, ainsi qu’il est porté par la susmentionnée sentence (Jean Denans).
–1592 – 6 novembre : Ceyreste (acte aux archives de Saint-Victor) – commune, canton de La Ciotat. En 1872, sur une surface de 2304 hectares, la commune de Ceyreste en a seulement 409 de cultivables ; les 1895 hectares restants se composent de forêts et bois de pins qui appartiennent presque tous à la commune. Les collines communales sont divisées en deux cantons : le Deffens ou Devens, subdivisé en 17 quartiers; la Colle-Noire, subdivisée en 8 quartiers. Il n’y a point de bâtisse importante; la population agricole habite le village. (). Les armoiries de Ceyreste sont : D’or, à une croix vidée, cléchée et pomelée de gueules.
–1594 – 6 novembre : En l’année 1594, fut imposé, par la communauté de six-fours, un dixain sur toutes les figues, qui fut donné à exiger à Michel Martinenq, à ce, commis par délibération du conseil fait la même année. Auquel Martinenq, ayant remis le cazarnité desdits droits, il se trouve écrit au pied, un acquet du 6 novembre audit an, portant que Jean Fabre a reçu de Maître Joseph Lieutaud et Michel Martinenq, commis à l’(exaction) dudit droit de dixain de figues, 28 écus, 39 sols pinatelles, provenues dudit dixain. Au bas duquel acquêt, y a que le 16 octobre 1595, le livre du susdit droit de dixain de figues fut calculé, et que ledit Martinenq en avait reçu 17 écus de bonne monnaie, desquels déduit 38 écus, 29 sols pinatelles, payées par ledit Martinenq à Jean Fabre, trésorier, qui sont 12 écus, cinquante sols bonne monnaie, ledit Martinenq resta débiteur de 4 écus, 10 sols (Jean Denans).
–1608 – 6 novembre : cinq galères du duc de Mantoue venant de Marseille et allant en Italie s’étaient arrêtées à La Ciotat pour une durée de quelques heures. Le passage du duc à La Ciotat avait été annoncé trois jours auparavant aux consuls par une lettre du général des galères. Il leur était recommandé de tenir prêtes, pour faire honneur au duc « une grande quantité de boettes C1), outre le canon, de faire jouer te tout au passage des galères et, dans le cas où le Duc aborderait à La Ciotat, de lui offrir quelque bon muscat et des tourtes pour la traversée ». (Marius Deidier1965)

(le massif de Marseilleveyre vu des Embiez, cl. H. Ribot. A droite, le Bec de l’Aigle de la Ciotat).
–1655 – 6 novembre : MARSEILLE – L’affaire la plus grave, celle dans laquelle le souci de Mazarin d’avoir de bonnes relations avec Gênes apparaît le plus nettement, est celle du 6 novembre 1655. Les agresseurs, cette fois, ne sont pas des corsaires français, mais deux navires majorquins. Ce jour-là, vers dix heures du matin, ils menacent de capturer, en vue du port de Marseille, plusieurs bateaux français – et une barque génoise – dont les cargaisons appartiennent à des négociants de la ville. «Ceux qui ont le plus d’interest en la prise desdites barques… ayant aussitost animé les autres», la foule se précipite sur le quai où se trouve amarrée une galère génoise qui transporte un ambassadeur portugais, et qui est arrivée de la veille. Elle est le seul bâtiment qui soit susceptible de pouvoir donner efficacement la chasse aux corsaires. Entraînant bon gré, mal gré, le Troisième Consul ,«le peuple» y monte «comme dans une galère ennemye». Les soldats génois sônt bousculés, désarmés, et le pavillon de la République remplacé par un drapeau blanc improvisé. La galère sort du Lacydon, fait voile vers les corsaires. Â son bord, l’excitation est à son comble, et le Troisième Consul n’arnve pas à faire prévaloir son autorité. Grisés du souvenir d’événements récents, ces combattants improvisés espèrent capturer les deux navires majorquins aussi facilement que la polacre de Martinot. Or, chaque bateau majorquin dispose de quatre canons, de vingt pierriers – c’est-à-dire de petits canons montés sur pivot – et de quatre-vingts hommes d’équipage. Ceux-ci se montrent d’autant moins soucieux de se laisser capturer qu’il y a, parmi eux, des déserteurs provençaux (En mai l658, les Anglais, alliés de Louis XIV, captureront un navire majorquin sur lequel ils trouveront quelques-uns de leurs compatriotes, qu’ils s’empresseront de pendre, et quelques Français déserteurs, qu’ils livreront aux autorités compétentes « pour y estre chastiés suivant les ordonnances»). La galère, par ailleurs, est mal dirigée, «Au lieu de les canonner de loin», elle s’approche de l’un des corsaires – les Marseillais veulent le prendre à l’abordage – mais «par cousté, c’est-à-dire à descouvert des pierreries et des mousquetaires». Une décharge générale fait quatre morts, dont le pilote génois, et une douzaine de blessés. Endommagée, l’éperon rompu, la galère rentre péniblement au port. L’enquête décidée par le Parlement ne peut avoir lieu. On se rend compte, en haut lieu, que l’arrivée de commissaires envoyés par cette Cour serait le signal d’une nouvelle émeute. Mais à vrai dire, ce n’est pas là ce qui préoccupe le plus Mazarin. Celui-ci se montre surtout soucieux des incidences internationales de l’affaire. Le marquis Pallavicini, qui représente la république à Paris, proteste vivement contre l’offense faite au pavillon génois. Mazarin exprime ses regrets, et, à sa demande, Louis XIV ordonne aux Consuls de Marseille d’envoyer l’un des leurs faire des excuses à Gênes. Or, ces magistrats se refusent à infliger à leur ville une aussi grave humiliation. Ils décident de confier cette mission à l’un des Consuls de l’année précédente, Antoine de Félix; homme cultivé, pacifique, qui quittera la vie politique marseillaise pour devenir prêtre, il semble l’homme le plus apte à une tâche diplomatique. Il se rend donc à Gênes, en bateau, longeant la côte, et il laissera un récit de son voyage dans ses Mémoires demeurés manuscrits. Quelles ont été les conséquences de ces incidents, en particulier, celles du plus grave d’entre eux, celui du 6 novembre 1655 – acte de «piraterie » – selon certains ? Tout d’abord, il est certain que Louis XIV et Mazarin furent assez mécontents du manque d’obéissance des Marseillais, qui n’avaient envoyé à Gênes qu’Antoine de Félix, et non pas un Consul en exercice. Quand, à Paris, un notable marseillais, Bonin, rend visite à Brienne, et, au cours de la conversation, lui fait remarquer, comme un fait banal, tout naturel, que les Consuls de sa ville natale ne peuvent pas toujours se rendre maîtres des mouvements populaires, il s’entend dire par le ministre. «Il faut y faire une citadelle pour chastier l’insolence du peuple». Il ne semble pas douteux que «l’émeute de la galère de Gênes» n’ait fait germer ou du moins grandir cette idée, dans l’esprit de ceux qui avaient la charge du royaume au lendemain de la Fronde. Il semble qu’Antoine de Félix ait pressenti ce qui allait se dérouler à Marseille en 1660; dans le discours qu’il a prononcé en italien, au Palais ducat, il a évoqué: «la libertà moribonda di Marsiglia, e la continuatione della sempre più florida di Genova» (À la suite d’un certain nombre de nouvelles «insolences et désobéissances» des Marseillais, Louis XIV et Mazarin, accompagnés de la Cour et de troupes, prennent la peine de se rendre à Marseille, entre la signature de la paix des Pyrénées et le mariage du roi. Celui-ci y entre – symboliquement – par la brèche; elle est occupée militairement; les travaux d’une forteresse destinée à la mater sont commencés; enfin, un nouveau règlement municipal est instauré, qui la place pratiquement sous tutelle administrative.). Enfin, il semble possible de formuler une hypothèse. Le représentant diplomatique de Gênes a protesté à Paris à cause de l’incident du 6 novembre 1655. Il est possible qu’il en ait exagéré la gravité. Vu les circonstances d’ordre politique et militaire, Mazarin et Louix XIV se sont inclinés. Il a été ordonné aux Marseillais de présenter des excuses. Mais il est permis de penser que le roi n’a rien oublié. Peut-être serait-il possible de voir, au moins partiellement, dans le bombardement de Gênes, effectué en mai 1684, et surtout dans la venue du Doge François-Marie Imperiale-Lercaro à Versailles, le 15 mai 1685, accompagné de quatre Sénateurs, une compensation pour la venue d’Antoine de Félix à Gênes, trente ans plus tôt (Pillorget 1989).
–1664 – 6 novembre : L’une des raisons alléguées par les consuls d’Ollioules pour démolir la fontaine construite par les habitants de Saint-Nazaire à Mortier, était qu’Ollioules était attaqué par une maladie contagieuse qui avait débuté par Toulon. Les deux villes étaient en fait atteintes d’une épidémie de « charbon » ainsi qu’il fut déclaré dans les registres des sépultures. (…) Cette maladie qui se manifeste chez l’homme le plus souvent par une pustule maligne atteint le plus souvent les moutons. (…) Ollioules en subit les effets du 6 novembre 1664 au 23 juin 1665. Les gardes furent établies : à l’est, à la porte dite du Pontillaut, sur la Reppe, en bord de mer, route de Six-Fours ; au nord, porte du Lançon, route de Marseille à Toulon par la Ciotat et la Cadière ; à l’ouest, porte dite de Portissol, sur un chemin non royal, à l’usage des seuls propriétaires. Par la suite, le consul Martelly considéra cette troisième porte comme inutile, et qu’il ne fallait conserver que les gardes tournées vers Ollioules et Toulon, seuls lieux infestés. Les barricades furent placées : à la source de la fontaine de Mortier, à l’intersection des route de la Gorguette et de La Cadière ; au Lançon, à l’intersection du chemin de Toulon à la Ciotat avec celui menant au bourg ; à la Baou, sur le chemin royal de Toulon à la Ciotat ; sur le chemin royal de Toulon à Saint-Nazaire lorsqu’il rejoint la « Repo » ; sur le même chemin, au bord de la rivière, en approchant du bourg, au Pair (ou Plan) de Puget. (…) La mise en place des serrades qui sépara Ollioules de Saint-Nazaire, permit au bourg d’établir un banc de boucherie et de moudre ses grains ailleurs qu’aux moulins d’Ollioules. De plus Saint-Nazaire obtint d’établir un bureau de santé du fait du grand nombre de navire qui touchaient le port.

–1792 – 6 novembre :
1. la victoire de Jemmapes gagnée par Dumouriez confirma celle de Valmy ; elle fut suivie de la conquête de la Belgique par les troupes révolutionnaires (Pierre Goubert, Initiation …, 1984 ; Duby Georges, Histoire de la France, 1987 ; Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
2. le 2e bataillon des volontaires nationaux de l’Ariège parvint dans la ville de Romans « fatigué par des ordres successifs pendant deux jours ». Bientôt le 2e bataillon du Cantal, destiné à prendre ses quartiers d’hiver à Valence, reçut l’ordre de se rendre à Nîmes et le 2e bataillon du 59e régiment d’infanterie, envoyé à Valence, reçut l’ordre de gagner Grenoble pour être réuni au 1er bataillon. Aussi le 4e bataillon de la Haute-Garonne, devant séjourner à Montélimar pendant l’hiver, resta-t-il à Valence. Ces décisions, prises par le général en chef de l’armée des Alpes, furent transmises aux autorités civiles par Dubreil, adjudant-général de cette armée, se trouvant à Laudun (Gard) [12 décembre]. Les étapes successives de Valence à Grenoble étaient Romans, Saint-Marcellin et Tullins (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Archives de la Drôme, L 56)).
-1793 – 6 novembre : Fin octobre, début novembre, ce sont toujours les problèmes de subsistances qui reviennent. Le 6 novembre, c’est le blé qui manque… En temps normal, on a déjà dit que le blé récolté dans le terroir de la commune pouvait à peine suffire à alimenter la population du Beausset pendant six mois. Et à ce moment-là, il faut nourrir non seulement la population du village, mais encore les troupes qui passent journellement et se dirigent vers le front (situé à Ollioules), ainsi que les malades et les blessés des deux hôpitaux militaires installés dans le village. Sans compter les réfugiés. Car si des beaussetans ont fui à Toulon, à l’inverse de nombreux habitants de Toulon, Six-Fours, La Seyne et Ollioules se sont réfugiés au Beausset, devenu chef-lieu de district et réputé pour son « jacobinisme ». Le conseil décide donc de demander l’autorisation aux « représentants du peuple dirigés contre les rebelles de Toulon » de faire un emprunt et de « dépêcher des commissaires qui se porteront aux communes voisines », afin d’acheter du blé (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…). En temps normal, le blé récolté dans le terroir des communes pouvait à peine suffire à alimenter la population pendant six mois, et encore ! souvent la récolte ne donnait que la moitié des rations nécessaire. Il fallait alors faire des achats à l’extérieur. L’accroissement du trafic dû au nombre de plus en plus important d’unités combattantes en place devant Toulon – près de 40 000 hommes avec leurs chevaux -, imposait un va et vient permanent de la troupe que les villes devaient héberger et nourrir lors de leurs haltes ou à demeure. Il fallait également alimenter les réfugiés, les malades et les blessés des hôpitaux militaires provisoires, sans oublier l’approvisionnement en avoine et fourrages des marchés et des auberges où se trouve les relais des postes et messageries. Non contents de requérir pour l’armée et le service des postes, les représentants Barras et Fréron firent taxer, par un arrêté daté du 22 novembre, la ration de fourrage à 15 livres et celle d’avoine à 2/3 de boisseau. Ce qui devait arriver arriva : le 6 novembre, le blé manqua. Comme d’habitude, les municipalités firent appel au directoire district, au Beausset. Hélas, lui-même, ne pouvait rien faire, le village étant alors débordé par les réfugiés en provenance de Toulon, Six-Fours, La Seyne et Ollioules fuyant les combats.
–1794 – 6 novembre (16 brumaire an III) : Sanary et Ollioules participent à l’équipement de l’armée d’Italie. A Sanary, les ménagers qui ne travaillaient pas de leurs mains, les célibataires des deux sexes vivant de capitaux ou propriétés, durent fournir chacun une paillasse. Vu son état de dénuement, Ollioules ne peut verser que quatre paillasses dans les magasins militaires de l’armée, daté du 16 brumaire An III (6 novembre 1794 ; Castellan E., 1937, p. 220 ; Rotger B., 1984, p. 306).
–1795 – 6 novembre (15 brumaire) : Babeuf, libéré quelques semaines auparavant, relance la publication de son journal, Le tribun dupeuple. Les difficultés financières entraînaient aussi une crise morale et sociale, car des fortunes rapides se construisaient grâce au marché noir, aux trafics et à la spéculation. C’est dans ce contexte qu’éclata la conspiration des Égaux. François (dit Gracchus) Babeuf proposait une société égalitaire et communiste : « Plus de propriété individuelle, la terre n’est à personne ; les fruits sont à tout le monde. » (Castellan E., 1937, p. 220 ; Rotger B., 1984, p. 306)

–1799 – 6 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général Verdier au général en chef Kléber : « Au camp de Lesbeh, le 15 brumaire an VIII (6 novembre 1799). J’ai l’honneur de vous rendre compte, mon général, qu’au moment où l’adjudant-général Morand arriva, M. Smith mettait à la voile, sans doute pour aller intriguer de nouveau. Malgré cela, Morand s’est rendu à bord de la flotte ennemie d’où il m’écrit qu’il part avec un aviso anglais pour se rendre à Jaffa où il doit trouver le commodore et remplir sa mission. De deux choses l’une, ou Smith a été proposer au Vizir de prendre les troupes qui lui restent, ou il en a été chercher d’autres. Ce dernier parti me paraît le plus vraisemblable, vu que l’escadre n’a pas désemparé et que tous les vaisseaux de transport vides l’ont suivi, ce qui me donne la certitude que nous n’avons point encore fini sur ce point. Ce que j’avance est d’autant plus probable que, depuis deux jours, il règne des vents du Sud- Ouest qui les inquiètent beaucoup et les obligeraient à prendre le large s’ils n’avaient des motifs bien puissants qui les retiennent. Si de grands efforts se préparent sur ces parages, j’ai des braves, il est vrai, mais après avoir mis garnison dans Lesbeh et fait garnir sur un pied respectable le poste de Dibeh (poste important et par lequel l’ennemi aurait pu pénétrer si je n’avais eu la précaution de faire ramasser toutes les barques du lac), il me reste bien peu de monde. Je ne demanderai pas des armées, citoyen général, mais dans cette circonstance je crois de mon devoir de vous mettre devant les yeux que si une nouvelle tentative s’opère de leur part, j’aurai au moins besoin de deux bataillons de plus. Je vous fais cette demande, persuadé que je ne vous gênerai en rien, parce que si l’ennemi se présentait venant de la Syrie, je suis en mesure de transporter plus promptement que du Caire un corps de troupes quelconque. Plus de deux cinquante barques du lac sont à ma disposition et gardées à vue. Il est difficile malgré sa volonté prononcée que je puisse compter sur les secours du général Menou. Ou je serais battu avant son arrivée ou je n’en aurai plus besoin, car quelque diligence qu’il fasse, il lui faut au moins sis jours avant d’arriver à moi, sans compter l’intervalle des courriers. […] Le Pacha Seyd Ali Bey me demande l’échange de deux prisonniers (parmi lesquels il se trouve un capitaine de vaisseau) pour quelques Français qu’il a à son bord et dont il ne me dit ni les noms ni les grades ; il lui a été répondu que cela ne se pouvait faire qu’autant que j’y serais autorisé par vous. Il m’a outre demandé quelques livres de café et de sucre pour ses mala des ; j’ai cru qu’il était sans conséquence de me rendre à ses désirs ; je lui ai envoyé ces objets. Ayez la bonté de me dire si j’ai bien ou mal fait, afin que dans des circonstances pareilles je me conduise suivant vos intentions. J’ai eu l’honneur de vous envoyer trente deux drapeaux ; il m’en reste encore un et huit cents prisonniers, veuillez me dire ce que je dois en faire Salut et respect. »
–1804 – 6 novembre : Le Bucentaure était un vaisseau de 80 canons répartis sur trois ponts. Il faisait partie de la classe Tonnant dont l’ingénieur en chef était Jacques-Noël Sané. Il porta d’abord la marque du vice-amiral Latouche-Tréville, jusqu’à la mort de celui-ci le 18 août 1804. Il arbora ensuite la marque du vice-amiral Villeneuve à partir du 6 novembre 1804.
–1814 – 6 novembre : Nouvelle demande d’Ollioules au sujet du moulin à huile communal – A la suite de la lettre du sous-préfet demandant des informations sur la quantité d’eau nécessaire au fonctionnement du moulin à huile cédé à la Caisse d’amortissement à la vente duquel on va procéder définitivement, le Conseil municipal rappelle son courrier précédant et informe le sous-préfet que ce moulin avait toujours rapporté à la commune 1300 à 1400 francs sans compter les infers, dévolus à l’hospice civil. Il adresse une nouvelle protestation au roi et délègue quatre membres auprès du préfet. Le nombre des fontaines s’élevait à cette époque à huit ; et l’estimation du moulin s’élevait à 12 ou 15 000 francs (Castellan E., 1937, p. 259-260).
–1812 – 6 novembre : Sanary, COPIE CONFORME d’un rapport sur le port de Sanary DE MARS 1819 DE LA PIECE ORIGINALE, DATE DU 6 novembre 1812, datée et signée par le Maire, Granet, en mars 1819 (Archives de Sanary).
1ère Page. Mr le vice-amiral COTE EMERIAU jugeant que le port de St NAZAIRE situé au fond de la rade du BRUSC, offrirait s’il était restauré un abri et un mouillage sur aux bâtiments du commerce et convoie qui approvisionnent l’arsenal de TOULON , demanda au gouverneur sa restauration. St NAZAIRE est le seul refuge ou puisse se retiraient les convois venant de l’ouest que la croisière ennemie empêche de doubler le Cap Sicié. La position de ce Cap peut le rendre très fréquenté. C’est le seul port à proximité de TOULON, qui dans le cas d’un siège ou d’un blocus par l’ennemie puisse servir de débarcadère à la marine pour l’approvisionnement nécessaire à la place et ensuite être transporter facilement par la terre. Le même jugement est porté par le centurion Commandant la Galères en 1667 et Mr le duc de BEAUFORT Amiral de FRANCE en 1687. En vertu du rapport de ce dernier la commune de SANARY fut séparée de celle d’ OLLOUILES qui s’opposait à la réparation du Port. Réparation supportée pour 1/3 par la province, la commune.
PAGE 2. Les choses en restèrent là jusqu’en 1740, époque à laquelle le ROI consenti à participer à la dépenses, estimé à plus de 100 000f, augmentation qui fut la cause de ce que l’on ne fit rien. En 1786 son excellence le ministre de la Marine accorda une machine à curé, qui travailla à l’entrée du port ou l’on trouve de grands fonds. Machine fournie par le port de TOULON toutes gréer avec 3 béters ou marie salope pour la desservir. Curage facile à la belle saison, la vase est transportée au large derrière la jetée du SO à une distance de 4 à 600 mètres. Le coût du curage fut payé par le département de l’intérieur et coûté 8 sous/la toise cube extraction et transport. Le port de St NAZAIRE, situé à 1 myriamètre OUEST de TOULON est entouré par la terre à l’est le Nord puis l’OUEST est défendu côté mer par 2 jettes en pierres perdue au S.O, l’autre au S.E et les collines qui dominent au N.O et à l’Ouest Font que le port est parfaitement abrité. Il existe un mole de débarquement en mauvais état situé au nord et un quai à l’ouest presque détruit.
PAGE 3. La jetée du Sud-ouest, a 105 de longueur10m de largeur son sommet est de 2m au-dessus des eaux. Il parait, qu’à l’origine la tête de la jetée a été plus longue de 10metre. Ce dont on ne peut douter au vu de la base de l’enrochement qui est actuellement immergé et qui se prolonge de 10 mètres, elle est essentiellement composée de gros blocs allant de 1à 3m3. Sur le port un mur en moellons et mortier allant de 1metre d’épaisseur à 2 mètre de hauteur, a certainement était détruite par la lame du sud-ouest qui passe quelques fois. Elle a refoulé l’arrière de ce mur d’un mètre de profondeur du milieu de la jetée jusqu’à son extrémité du large. La jetée du sud-est, mesure 85metres de longueur 2.20metres largeur et son sommet est à 0.80m du niveau de l’eau. Elle repose sur un enrochement (qui repose sur le mat) a 0.60m sous le niveau de l’eau. Au-dessus du niveau de la mer c’est un (massif ?) en maçonnerie de gros moellon ordinaire. Cette jetée protège le port des lames du S.E et du S.O qui dépasse la grande jetée. De l’avis des marins du pays elle devait être plus longue empêchant la lame du Est et celle du Sud-Ouest de pénétrer dans le port et d’y déposer les alluvions de la Reppe. On pense que cette jetée devrait être prolongé de 50m sur 3m de largeur au lieu de 2.20m.
PAGE 4. Le mole de débarquement. Le mole de débarquement au nord du port a 38m de longueur 6 mètres de largeur et 0.80m au-dessus des eaux .La tête et les (joues) du mole sont en petit moellons et ciment, fondé sur le terrain naturel qui est graveleux. L’encaissement formé par le mur est remblayé de terre. Le tout est paré de cailloutage qui est détruit de son milieu à la tête du molle, qui est presque détruite. Les murs de côté sont très dégradés et ne résistera pas au débarquement de matériaux lourds. La hauteur d’eaux n’est que de 0.90m à son extrémité.
Le quai Ouest. Le quai Ouest entre la jeté du S.O et le village repose sur le terrain naturel à 0.20 mètre au-dessus de l’eau et une élévation de 1.28 mètre et 1 mètre d’épaisseur construit en gros blocs, il est très dégradé.
LE PORT
L’intérieur du port a son font envasée, on n’a pas pu mesurer l’épaisseur de la couche. Mais avec une perche ferrer s’enfonce facilement sur un mètre, il sera facile de la curée.
Le devant du port. à 10 mètre en avant du port, le terrain sur lequel est fondé le village est de gravier. On pourrait y fonder un quai à l’aide d’un filet de pieux jointifs et empêcherait ainsi les affouillements.
PAGE 5. L’entrée du port. prêt des deux jetées, ainsi que dans la rade le fond est couvert de (mat) sur 0.30cnm d’épaisseur qu’une perche ferrer a traversé, il s’enlèvera facilement avec la machine à curer. Le font de la rade. Le fond du port est en (mat) les matières qui l’on comblées ne sont pas venu du large mais sont due aux eaux de ruissellement qui l’on envasée. Les rochers marqués sur le plan ne sont aux dires des marins du pays, que les débris de la jeter du Sud EST dans le prolongement de laquelle, se trouvent les fondements d’un mole qui a existé dans cette partie du port. La longueur du port est de 340m et a une largeur de 180m ce qui donne une surface de 61200m.D’après cette description les travaux à faire pour le rendre praticable aux bâtiments de commerce et de transport, consistent en un curage, le rétablissement des deux jetées et dans la réparation ou la restauration des deux jetées, dans la réparation ou la restauration du mole et du quai de débarquement.
PAGE 6. La première chose à faire est le curement du port, si l’on veut lui donner une hauteur de 10à14 pieds Comme l’indique Mr le vice-amiral EMERIAU d’après les sondées, l’épaisseur moyenne de vase à enlever et de 1.60m sur toute la surface qui est de 62200m2, le cubage de vase à enlever sera donc de 97.920m2. -Le port Militaire de Toulon paye 0.70f le m2 de vase enlevée et transportée au large. Il fournit les machines toutes gréer, l’entretient est au compte de l’entrepreneur a l’exception du (radoube) du bâtiment, les chaîner (MOUER) cueillere en fer et leur manche. Les 96.920 m² valent 97.920 x 0.70 = 68.544f. A cette somme, il faut ajouter le prix d’une machine à curer toute gréer, avec trois beter ou marie salope à claper pour la desservir qui coûterai 49372.30. En effet d’après une note communiquée par la direction du génie maritime, une machine a curé doit être construite pour le travail dans le port de st NAZAIRE ; Aux dimension suivante Longueur 54/8 Largeur 18/10.
PAGE7.
-Le coût d’une telle machine entièrement fini est de…………..30 705,
-Le coût relatif à son équipement comprenant 1° Six grelins de 8 pouce et de 120 brasses en premier brin pesant ensemble) 4226kg kg a 200fr les 100kg 8452.00f 2°deux carguieres et deux tirearrieres en second brin pesant 230 kg à120 fr 276.00fr 3° Soixante et un grappin pesant ensemble 2113kg à 3.00fr le kg……….6339fr A quoi il faut ajouter le prix de trois betes ou marie salope à clapet acheter au port de Toulon 1200F 3 bettes……………..3600fr Valeur d’une machine a curé tout équipé 49372.30f.
Une machine à curé travaillant dans le port de Toulon où l’on creuse jusqu’à 30 pieds de profondeur, extrait dans la journée d’été de 12 heures 42m2 de vase et dans la journée d’hiver de 8 heures elle extrait seulement 28m2. Ce qui donne pour une journée de travail de 10h, 35m2 de vase. Le résultat moyen peut aller jusqu’à 40m2 pour st NAZAIRE ou l’on ne doit pas curer au-dessus de 14 pieds.
PAGE 8. Le nombre de journées de travail dans l’année peut être de 300 jours tout au plus, le cubage retiré par cette machine n’excède pas 1200m2 dans l’année. Il faudrait donc huit ans avec une seule machine pour enlever les 97920 m3 de vase du port de St NAZAIRE, ou bien 4 ans avec 2 machines. Le temps parait bien long, mais si on peut se dispenser de creuser à une certaine distance des bords, aux endroits où il n’y a pas de quai de débarquement et surtout dans la partie comprise entre le débarcadère et la jetée du S.E. On verrait la surface total a curé passer à 40800m2 et cela dans la partie ou il y a les plus grand fonds. Là où l’on pense que la couche moyenne de vase à enlever, ne sera que de 1.30m.Cela réduit la quantité de vase à enlever a 53.040m3, et cela devient réalisable en 4ans avec une machine, ou en deux ans avec deux machines a curée. La dépense d’une machine à curée n’aurait pas lieu si comme en 1786 on obtenait de son excellences le ministre de la MARINE le prêt de cette machine par l’arsenal de TOULON .On pense qu’il n’y aurait aucune difficultés à la faire remorquer jusqu’à St NAZAIRE. Le transport de la vase hors du port vers le large se ferait à une distance telle que les courants et le gros temps ne ramènent pas la vase dans le port.
PAGE 9. Le rétablissement des jetées exigera 2500m2 de pierre, à savoir 1200m2 pour celle du S.E et 1300m2 pour celle du S.O. La pierre se trouve au bord de la mer à l’extrémité de la jetée du S.O, elle sera facile à extraire à la mine de très gros blocs. Elle coûte dans le pays avec extraction et transport au village, 2.00f le m2, a cela s’ajoute 1f pour la difficulté de transport sur la jetée. Vue la grosseur des blocs, le m2 reviendra à 3.00f, soit un total de 3.00f * 2500m2= 7500.00f. Quant au Mole et au quai de débarquement, on observera pour le 1er qu’on ne pourra jamais avoir un grand fond à son pied et vu son peu de largeur et de solidité, il ne sera commode pour les débarquements. On observe pour le second qui se trouve hors du village, qu’il faudra construire un chemin le long du port avec un mur de soutènement dans la mer, pour le transport des matières dans les magasins ou sur la route de Toulon. Ou bien détruire plusieurs maisons du village, ce qui serait trop coûteux. Ainsi au lieu de faire ces réparations, on croit qu’il est préférable de construire un nouveau quai de 100m de long environ, depuis la tête de l’ancien mole de débarquement jusqu’au rochers du rivage ouest qui va de l’OUEST au SUD le derrière du quai offrirait un espace de 40m de longueur, commode pour le débarquement.
PAGE 10. On ne connaît pas assez bien la nature du fond ou (delfau du vase) pour déterminer la maçonnerie dont ce quai sera fondé, il faudra attendre le moment ou le curage se fera pour déterminer la nature du fond. Tout ce que l’on peut dire d’avance c’est que si la forme se trouve très bas on pourra fonder sur pilotis et grillage, si au contraire le ferme et peu profond on pourra après avoir bien dragué, fonder sur un (maffit ?) de béton que l’on coulera au moyen d’une caisse sans fond comme il a été pratiqué au quai d’Ajaccio. Il est difficile d’évaluer le prix avant d’être fixé sur la façon de construire. Cependant nous allons donner un aperçu du prix de la construction. On estime la fondation a …………………5.000f, 250m3 de mortier de pozzolanea 30fm3=7500f, 100m2 de moellon piqué à 8.50fm²= 850f, 50m2 de pierre de (caffin ?) pour (l’affsise ?) de couronnement a 55.60fx50m2= 2700f. Pose pierre de (caffin ?) 12fm2x50m2= 600.00f. Taille de 150m3 de parement en (caffin) a 13.50fm2 13.50fm2x150m2 = 2025.00f. 500m2 de pierre de remblai derrière le quai a 2fm2 2.00fm3x5000m2=38755.00f . TOTAL = 38 755.00f.
PAGE 11 Ainsi en récapitulant, la dépense total pour la réparation du port de St NAZAIRE. Curage 68544.00f. Rétablissement des jetées 7500.00f . Quai projeté 38755.00f . TOTAL 114 799.00f. Telle est l’estimation du prix et des travaux à faire au port de SANARY. Cette dépense n’en est qu’un aperçu, nous ne serons a même de donner une estimation exacte que lorsque le curage aura commencé et que l’on conétra la nature du fond (defsou des vase ?).On remarquera que cette dépense ne comprend pas la machine à curer tout équipée, qui comme on le sait est estimé à 49 372.00f donnant un total de 164 171.30f.
Copie conforme à la pièce originale déposée au bureau de l’ingénieur en chef des travaux Maritime du port de TOULON.
–1819 – 5 et 6 novembre : procès-verbal de reconnaisssance des limites des terres et forêts communales de Sanary, profitant d’un recensement des carraires demandés par le préfet du Var, autrefois du seigneur, et privatisées à la Révolution, 5 et 6 novembre 1819. Le Gros Cerveau a été cédé dès le début de la Révolution, le 23 messidor An II (14 novembre 1793). L’acquéreur a voulu alors en interdire l’accès aux habitants de Sanary. Trente-cinq d’entre eux sont allés en justice et ont gagné leur procès, car il était précisé dans le contrat de vente par l’administration du département que ces biens étaient vendus avec leurs servitudes. Malgré le jugement l’acquéreur a dû mettre beaucoup de mauvaise volonté à s’incliner, car en août 1806, un incendie supposé criminel a ravagé tout le Gros Cerveau. Les 5 et 6 novembre 1819, profitant d’un recensement des carraires demandés par le préfet du Var (arrêté du 25 juin 1819, n° 174), la municipalité fait un procès-verbal de reconnaissance des limites des terres et forêts communales, autrefois du seigneur, et privatisées à la Révolution. Elle précise bien à la fin de ce procès-verbal que “les habitants conservent le droit de dépaître, couper des herbes, faire des fours à chaux, couper du bois pour construire des édifices, et tous autres quelconques, pour leur usage seulement, d’après la transaction du 11 décembre 1507 entre le seigneur et les habitants d’Ollioules et l’acte passé entre l’acquéreur, nouveau propriétaire, et les habitants de Saint-Nazaire par devant Monsieur le Juge de Paix du canton d’Ollioules le 23 thermidor de l’An II.” [Ribot, A la recherche… : Toponymes de Sanary cités dans le procès-verbal de reconnaissance des terres et forêts communales : Chapelle (chapelle de Notre-Dame de Pitié) ; Chemin vicinal de Saint Nazaire à Bandol appelé le Chemin de Deprat (ancien chemin royal de Bandol à Toulon) ; Cole (Le Gros Cerveau) ; Gour (résurgence au Lançon) ; Luidé (L’Huide) ; oratoire dit le Rosaire (disparu) ; Pont d’Aran ou Rivière de Bandol ; port de Gasagne (calanque et plage de la Gorguette) ; Prats ou prads ; puits commun de la Piole ; plaine du Roi (du nom du chemin royal ; entre l’Huide et le Logis Desprats) ; puits commun de Portissol ; puits d’Anjouvin (plaine du Lançon ; chemin ; puits disparu) ; quartier de Pierrefeu (entre le Pont d’Aran et Sainte-Trinide) ; Rivière de Bandol ou Pont d’ Aran ; terre bosque de Cristole (au nord de Sainte Trinide ; sur le Gros Cerveau) ; terre gaste dite la Morvenède, terre vague dite la Morvenède ; terre gaste du Sieur Soleillet appelée la Cole, (sur la pointe du Cerveau ; limite avec le Castellet) ; Tour de Portissol ; Trois Fontaite (vallon au quartier du Lançon) ; vieux puits de la Morvenède ou puits commun de Sarragnès.
–1842 – 6 novembre : Délibération par laquelle le Conseil de Sanary invite le Maire à exiger des héritiers de M. le Comte de Vintimille du Luc la production des titres privés qui constituent leur droit de propriété sur les terres vaines, vagues et gastes nommées également le défends de Sanary. Ce dernier revendiquait les terres gastes que la commune possédait en vertu des lois du 28 août 1792 et 10 juin 1793, et portées sur son nom dans la matrice cadastrale.
–1867 – 6 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint du maire de Sanary MARIUS MICHEL Mercredi 6, Saint Léonard. Beau temps tout le jour – brise faible à l’est ce matin et calme le soir. Il n’y avait pas de rosé blanche ce matin. On s’aime le blé à grand train.
–1869– 6 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint du maire de Sanary MARIUS MICHEL Vendredi 5, sainte bertile. Mauvais temps, vent fort et chaud. J’ai compté hier soir à 08h00 que le thermomètre était à 20°. Par contre ce matin, il était à 15° et l’après-midi à 16°. S’il ne s’en était pas fort, il ferait chaud. Aujourd’hui le vent a pris une nouvelle force ; il a soufflé en tempête jusqu’au soir 5 h. Il a été plus calme après, mais il a soufflé toujours tellement que le ciel est pur, que les étoiles brillent d’un grand éclat ; on est porté à dire que demain le vent devrait être plus maniable s’il ne cesse tout à fait. Notre terre avec ce vent de train à vapeur est tellement sèche

–1884 – 6 novembre : Où construire un nouvel etablissement de charite a la Seyne ? – Les actes communaux de La Seyne évoquent à plusieurs reprises un emplacement mal commode et la nécessité de construire un établissement de charité ailleurs, sans que rien ne soit certain. Aucune délibération connue n’atteste de la construction et de l’emménagement d’un tel édifice rue de l’Hôpital, devenue l’actuelle rue Clément Daniel en 1891, d’après « la noble conduite du docteur Clément Daniel, médecin de l’hospice à titre purement gracieux et depuis plus de quarante ans. » (Délibérations du Conseil municipal-F°381– 6 novembre 1884, et 1D19 – février 1891).
-1887 – 6 novembre : Disparition d’Eugène Pottier, poète et révolutionnaire.
–1903 – 6 novembre : LE SOUS-MARIN Algérien (type Morse) est avarié lors d’un exercice de présentation d’attaque sur le croiseur cuirassé Kléber, les hélices du croiseur touchent les superstructures du sous-marin ?
-1914 – du 6 au 10 novembre :
1. Les fusiliers-marins tiennent Dixmude (Belgique) et brisent l’offensive allemande, de nouveau au prix de lourdes pertes (Jean-Louis Panné, 2001).
2. Le Miroir du 22 novembre : “Vendredi 6 novembre. — Les forces alliées sont maintenant sur la rive droite de l’Yser, où elles progressent peu à peu. Nous avançons également dans le San terre, près de Roye, et partout ailleurs l’offensive ennemie a été brisée.
“Le Président de la République, qui vient de parcourir le front, a adressé au ministre de la Guerre une lettre éloquente où il rend un hommage mérité à nos soldats.
“La France et l’Angleterre ont déclaré officiellement la guerre à la Turquie. L’armée russe a pris la ville de Bayazid dans l’Arménie turque, et les croiseurs anglais ont bombardé Jaffa, en Syrie, tandis que le gouvernement de Londres proclamait l’annexion de l’île de Chypre occupée par lui depuis 1878. Sir Edward Grey déclare aussi que le Royaume-Uni respectera les lieux-saints de l’Islam.
“Un combat naval où un croiseur britannique a. été coulé a eu lieu au large du Chili. Par contre, un croiseur allemand l’Yorck a coulé sur une mine à Wilhelmshaven, dans le golfe de Jade.
« Le président du Conseil espagnol, M. Dato, a insisté aux Cortès sur sa volonté de garder la stricte neutralité. »
–1917 – 6-7 novembre :
1. La conférence interalliée réunie à Rapallo (Italie) décide de l’aide à apporter aux Italiens : 6 divisions françaises, 6 anglaises seront envoyées en renfort (Jean-Louis Panné, 2001).
2. Dans la nuit, le Comité révolutionnaire dirigé par Léon Trotski s’empare de Pétrograd à l’instigation de Lénine rentré de Suisse en avril. Après une brève et chaotique résistance, le gouvernement démocratique de Kerenski est renversé (Jean-Louis Panné, 2001).

–1932 – 6 novembre : Le Reichstag ayant refusé de voter les lois de finance, il a été dissous quelques mois après son installation. Nouvelles élections : les nazis perdent deux millions de voix et 34 sièges. Les communistes progressent (+ 11 députés). L’ensemble de la presse française se félicite de ces résultats : Léon Blum (cela lui sera reproché constamment), écrit le 8 Novembre dans le Populaire de 8 novembre que « Hitler a perdu même l’espoir de parvenir un jour au Pouvoir ». Force est de constater que tous les journaux à des degrés différents font la même analyse (voir ci-contre). Quant aux Communistes, ils se félicitent du progrès de Thaelmann qui obtient maintenant 6 millions de suffrages. Ils mettent en parallèle le gain des voix communistes et nazies baptisées « voix hostiles au traité de Versailles ». Ils prévoient la création rapide d’une République des Soviets allemands. Tout le monde oublie que les Nazis ont encore près de douze millions des voix et près de deux cents députés. Il est vrai que le Chancelier peut gouverner un certain temps avec l’appui de Hindenburg sans avoir de majorité au Reichstag.
–1932 – 8 novembre : Franklin D. Roosevelt est élu Président de la République américaine avec une majorité considérable : 20 millions de voix contre 14 millions à son adversaire républicain, le Président sortant Hoover et huit cent mille au candidat socialiste Thomas. Le « Figaro » du 8 novembre précise : « l’accession au pouvoir de M. Roosevelt que ses adversaires présentaient comme le triomphe de la démagogie et le signe précurseur de désordres sociaux n’inquiète plus les milieux financiers ».
-1940 – 5 novembre :
1. “La Dépêche” du mardi 5 novembre développe sur trois colonnes et un cliché photographique le déroulement de la visite du Maréchal Pétain à Toulouse : “LE PREMIER VOYAGE OFFICIEL DU CHEF DE L’ÉTAT FRANÇAIS. Le maréchal Pétain, M. Baudouin, secrétaire d’État à la présidence du Conseil, M. Peyrouton, secrétaire d’État à l’intérieur seront aujourd’hui les hôtes bienvenus de Toulouse. Cet après-midi, ils visiteront l’École d’agriculture d’Ondes. Ce soir, ils seront reçus au Capitole. Demain matin, une grandiose prise d’armes se déroulera devant le monument aux morts de la Haute-Garonne. Demain après-midi, le Maréchal et sa suite se rendront à Montauban. L’hommage de Toulouse : Toulouse ressent hautement le grand honneur que lui fait le Maréchal en lui rendant aujourd’hui une visite officielle, la plus importante de celles qu’il aura faites depuis qu’il a consenti à assumer la direction de la France. Certes, il ne s’agit, dans les circonstances actuelles, que d’un voyage d’études, d’information, en un mot de travail, qui sera le premier d’une série de déplacements analogues à travers cette France à laquelle l’illustre soldat a fait le don de sa personne, de sa pensée, de sa gloire. Si, avec la simplicité pleine de grandeur qui marque tous ses actes, et que définit justement notre éminent collaborateur Martin du Gard, le maréchal Pétain a écarté tout ce qui pouvait fournir prétexte à des manifestations et à des cortèges spectaculaires, son âme sensible n’en appréciera que mieux le déférent hommage de toute notre Cité, heureuse de lui témoigner avec ferveur et sans fausses notes le respect, la reconnaissance et le loyalisme de toutes les catégories de sa population. Toulouse comprend l’honneur qui lui est fait, Toulouse saura se montrer digne du témoignage de particulière sollicitude qui lui est ainsi donné par le chef de l’État, et le gouvernement, lesquels n’ignorent pas que notre cité et notre région méritent à tous égards ce témoignage précieux de leur intérêt. Riche d’un passé presque deux fois millénaire, d’une histoire étroitement liée à toutes les grandeurs et à toutes les vicissitudes de notre patrie, placée au centre d’une région agricole magnifique, marché antique au carrefour des échanges entre deux mers, Toulouse symbolise et résume l’activité vivace d’une des plus nobles provinces de France. Et la « Foire-Exposition » qui vient de s’ouvrir en plein cœur de notre ville, atteste que, dans notre relèvement national, tous les organismes réalisateurs de notre région ont déjà repris leur place, et nous apportent une leçon de choses dont l’utile éloquence et l’émouvante opportunité méritent d’être soulignées” (La Dépêche du mardi 5 novembre 1940).
2. Ce même 5 novembre, le maréchal Göering visite à Paris le Jeu de Paume et répartit entre les Musées allemands, Hitler, Rosenberge et sa propre collection les œuvres saisiées dans les collections publiques et privées françaises. En 1942, il s’attribuera de plus 10 Renoir, 10 Degas, 2 Monet, 3 Sisley, 4 Cézanne, 5 Van Gogh). En 1944, ce seront plus de 20 000 œuvres d’art qui auront été confisquées par l’occupant nazi (Jean-Louis Panné, 2001).

–1940 – 6 novembre :
1. LA « PROVENCE » QUITTE ORAN POUR GAGNER TOULON – Moins atteinte que le Dunkerque, la Provence, protégée par 5 torpilleurs de 1 800 t du type Le Hardi, appareille d’Oran pour Toulon où elle arrive le 8 novembre, accueillie au large par le Strasbourg et les Forces de Haute Mer.
2. mort de Paul Fratellini – D’après une dépêche de l’Agence France-Presse, « Le Matin” du mercredi 6 novembre annonce, “la mort de Paul Fratellini, le célèbre clown qui amusa tant petits et grands. C’est lui qui, dans le trio des Fratellini, portait l’habit et les gants blancs, et savait toujours garder son sourire impassible.” (Le Matin du mercredi 6 novembre 1940).
-1940 – 5 à 7 novembre : « Le Matin » du jeudi 7 novembre annonce la réélection de F. D. Roosevelt comme président des Etats-Unis d’Amérique le 5 novembre – Roosevelt : 17 061280 voix Willkie : 13779000 voix.
-1941 – 6 novembre : Mort de Maurice Leblanc, écrivain, le créateur du célèbre personnage d’Arsène Lupin, le gentleman-cambrioleur.
–1942 – 6 novembre :
1. Après une semaine d’exercices en mer pour la Force de Haute Mer placée sous les ordres de l’amiral de Laborde, les navires rentrent à Toulon pour la dernière fois jusqu’à leur sabordage le 27 (Albert Vulliez). Dès leur arrivée, l’Amirauté de Vichy ordonne la mise à six heures d’appareillage de ces bâtiments.
2. Le soir même, la radio britannique fait savoir que l’armée rouge vient de reprendre Kiev, la capitale de l’Ukraine. On apprend également que, sur le front du Caucase, l’armée rouge repousse les forces allemandes devant Ordshonikidse, la 13e division blindée allemande devant se battre pour empêcher les soviétiques de la couper de ses bases en attaquant par les flancs et l’arrière. Dans un discours au congrès des représentants du parti, Staline met en garde les Etats-Unis et la Grande-Bretagne que « l’absence d’un second front contre l’Allemagne fasciste pourrait se terminer mal pour tous les pays amoureux de la liberté, incluant les alliés eux même ». Il déclare que le but de la coalition est de sauver l’espèce humaine d’un retour à la sauvagerie et à la brutalité médiévale.
3. En France, Joseph Darnand appelle les miliciens à s’engager dans la Waffen SS pour défendre la civilisation menacée d’asservissement par le « judaïsme triomphant » ou de destruction par le bolchévisme. Déjà, en octobre, 11 chefs de la Milice se sont engagés (Jean-Louis Panné, 2001).
4. Ce jour-là, le 42e convoi de déportation des Juifs de France part du camp de Drancy vers Auschwitz : sur 1000 déportés, il n’y aura que 4 survivants en 1945.
5. Sur le front méditerranéen, la RAF bombarde intensivement Gênes, Savone, Cagliari et la banlieue de Milan, faisant un nombre considérable de victimes et de gros dégâts
6. En Lybie, les forces britanniques continuent de poursuivre les forces de l’axe, la 7e division blindée britannique réussissant à accrocher la 21e division blindée allemande, qui échappe de peu à l’encerclement. 16 chars allemands et de nombreux canons sont détruits. La division de parachutistes italiens, la Folgore, ne compte plus que 294 hommes contre 5000 lors de son départ d’Italie. Les Britanniques ont cependant du mal à faire suivre leur logistique pour que la poursuite soit assez rapide, rencontrant surtout des problèmes liés à l’acheminement de l’essence aux unités de tête. Enfin, une forte pluie à la fin de la journée rend toute avance en dehors de la route côtière impossible. Malgré tout, le Xe corps britanniques n’est plus qu’à une 50aine de kilomètres de Mersa-Matruh.
7. A Alger, les principaux chefs de groupe de la résistance se rencontrent pour mettre au point le putch qui doit avoir lieu dans la nuit du 7 au 8 novembre, pour neutraliser la réaction des forces vichystes du XIXe corps d’armée français, soit 12000 hommes, dont 5000 à Alger, et pour neutraliser les batteries du fort de Sidi-Ferruch, principal site du débarquement. En plus de ces forces, sont présents le service d’ordre légionnaire, armée par la commission d’armistice de l’axe. Les résistants misent sur 800 volontaires pour retourner contre le commandement militaire le plan de maintien de l’ordre destiné à repousser toute intervention alliée. Ce plan vise à faire occuper, en cas de débarquement, les différents points stratégiques par les membres du Service d’ordre légionnaire, porteurs de brassards spéciaux revêtus des lettres V.P.(Volontaires de Place), de façon à permettre aux forces de Vichy, sachant leurs arrières assurés, de porter tout leur effort contre les forces alliées et de les rejeter à la mer. Malheureusement pour les résistants, les armes promises par les alliés lors de la rencontre de Cherchell (750 pistolets mitrailleurs Sten) n’ont pas été livrées (confusion dans la livraison), ce qui ne leur laisse que de vieux fusils Lebel cachés aux Commissions d’Armistice, grâce au colonel Jousse.
Le général Weygand, qui commandait en Afrique du Nord avant d’être « limogé » en novembre 1941 par Pétain à la demande des Allemands, avait déclaré : « Si les Américains viennent avec une division, je les fous à l’eau ; s’ils viennent avec vingt divisions, je les embrasse.»
Mais il avait aussi ajouté : « Je suis trop vieux pour être un rebelle. »
Il obéirait donc aux ordres donnés par le maréchal Pétain. Et il en est ainsi pour la plupart des officiers.
Or, le 5 novembre 1942, on signale qu’une flotte de 290 navires anglais et américains chargés de troupes approche de Gibraltar.
Une partie de ces navires se dirige vers Casablanca et les côtes marocaines.
Le reste franchit le détroit en direction des côtes algériennes.
L’amiral Darlan ne peut l’ignorer, comme il connaît la défaite et la retraite de Rommel.
Mais à son arrivée à Alger, il prétend que ce ne sont pas ces événements qui l’ont conduit à quitter Vichy.
Il se rend, assure-t-il, au chevet de son fils unique, Alain, atteint de poliomyélite depuis le 13 octobre et que l’on donne mourant.
La venue de son père a un effet miraculeux ! Contrairement à tous les diagnostics médicaux, Alain Darlan est sauvé. Quant à l’amiral Darlan, il devient la pièce maîtresse de la situation.
L’Afrique du Nord est un nœud d’intrigues, de conspirations, de lâchetés, de tromperies, de bêtises.
Et une tragédie (Max Gallo, 1942, Le jour se lève, 2011).
–1943 – 6 novembre : Le Général Giraud renonçait aux fonctions de co-président du C.F.L.N. et devenait Commandant en Chef conformément aux principes traditionnels de la séparation des pouvoirs civil et militaire. Simultanément le Comité a été élargi par l’adjonction de représentant des Mouvements de Résistance et des partis politiques résistants.
“ La France, c’est à dire une seule nation, un seul territoire, un seul Empire, une seule loi” avait proclamé le Général de Gaulle un an plus tôt. Du 3 juin au 9 novembre 1943 toutes les forces de la République une et indivisible se sont coalisées pour la victoire.
–1954 – 6 novembre :
1. Mariage à Saint-Mandrier de Jean Louis Marius Ajello, pêcheur, fils de Louis Ajello et de Marie Sophie Jouvenceau, avec Colette Rose Andreotti, née à Toulon en 1934, secrétaire (Archives familiales). Pour la circonstance, leurs parents ont versé, entre autres dons, 500 F pour l’enfance abandonnée (Ken Nicolas, vol. 1, p. 237). Jean était le frère de la mère de Cathy.
2. gagnants du concours de belote au Bar de la Marine : Premier prix : Maurice Guida et le sieur Gaspérini, dit « Siscard ». Deuxième prix : Théodore et Edmond Aguilar (Ken Nicolas, vol. 1, p. 238).

1955 – 6 novembre : Fin du protectorat français au Maroc.
–1957 – 6 novembre :
1. Formation du gouvernement Félix Gaillard dans lequel Jacques Chaban-Delmas est ministre de la Défense nationale et des Forces armées. Le 31 janvier suivant, ce gouvernement fera voter la loi-cadre qui considère l’Algérie comme française mais déclare entre autres vouloir respecter la personnalité algérienne. Le 8 février l’armée française bombardera le village tunisien de Sakhiet-Sidi-Youssef. En mars, la France recevra la première livraison du pétrole saharien. Le 15 avril 1958, ce sera la chute du gouvernement Félix Gaillard. Mais nous y reviendront en temps utile (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. Apparition de la Carte Bleue.
–1961 – 6 novembre : CIMETIERE FRANCO-ITALIEN DE SAINT-MANDRIER – « République -Le Provençal » titre « Les Italiens de Toulon et du Var ont rendu hier à Saint-Mandrier un solennel hommage à leurs morts.
-1970 – 6 novembre : Mort de Henri Janson, dialoguiste de cinéma ayant aussi écrit pour le théâtre (sa discipline artistique favorite), sans grand succès toutefois. On lui doit être l’aphorisme : « Je ne suis pas sceptique. Je ne crois à rien, mais j’y crois fermement. »
–1990 – 6 novembre : La Hongrie est le premier Etat d’Europe centrale et orientale à adhérer au Conseil de l’Europe ; elle ratifiera la Convention deux ans plus tard, avec l’acceptation du droit de recours individuel et la juridiction obligatoire de la Cour.

–2017 – 6 novembre :Voici ce que j’écrivais ce jour-là – « Etrangement, ce matin, comme l’an passé à la même date, je me suis réveillé après avoir enfin passé une nuit de repos de près de six heures, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps et qui je l’espère va se renouveler souventes fois encore si Dieu me prête vie et ne m’empêche pas de rédiger mon petit compte rendu journalier par lequel je vous entretiens de la pluie et du beau temps de ces folles années passées, au demeurant filtrées par les brumes des alcools nombreux absorbés au cours de la même durée à laquelle je pense parfois avec humeur en me disant que beaucoup d’événements restent dans l’ombre et le resteront soit par mon fait – sacrebleu !, soit parce que les hommes l’ont voulu en affirmant – ouh, les méchants ! – que telle ou telle action devait être rapportée ou ne pas l’être, que telle ou telles vie illustre devait être remaniée ou bien que tel ou tel individu ne méritait pas d’entrer dans la poubelle de l’histoire parce ce qu’il faisait désordre dans l’agencement de la vitrine commerciale établie selon la vulgate diffusée par les médias de l’époque qui proclame que, comme l’écrit l’excellent Jean-Claude Carrière, « Une histoire inventée doit paraître vraie et une histoire vraie doit paraître inventée » ! Ouf, j’en ai fini ! »

une blague POUR LA ROUTE : URGENCE !
Le chasseur : -Mon copain est tombé, je crois qu’il est mort ! Qu’est-ce que je fais ?
Un médecin lui répond : – D’abord, assurez-vous qu’il est bien mort.
Après un silence, le médecin entend un coup de feu.
Le chasseur lui dit: -Bon, c’est fait. Et maintenant, je fais quoi ?

Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 7 heures, allez en paix ! Je vous souhaite un bon samedi.
Amical salut aux Capricor-nettes ainsi qu’à mes compagnons du décan, mes chers Scorpio-nets.
Mes pensées vont vers Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que vers mes parents et amis épars dans le monde !
A demain pour fêter les Carine !

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