EPHEMERIDES DU DIMANCHE 9 NOVEMBRE

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EPHEMERIDES DU DIMANCHE 9 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (4963).

Illustration : 1780-1787-La-Provence-de-l’abbé Papon.

FÊTES : Nous fêtons aujourd’hui saint Théodore, un soldat romain qui mourut martyr, décapité en 303 et dont le nom est celui de 1610 personnes tandis que 5600 l’ont comme prénom.

Comme l’an passé, le dicton semble se confirmer qui dit que « A la saint Théodore, il fait toujours plus froid dehors ».

Bonne occasion pour rappeler que le calendrier républicain a dédié à la grenade – pas l’arme mais le fruit – ce 19e jour du mois de brumaire An II.

PENSEE : La moquerie est souvent indigence d’esprit (La Bruyère, Caractères, « De la société et de la conversation »).

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR. INFO – Pour les articles dont je ne donne que le résumé, il faut se renvoyer à l’Intégrale des éphémérides.

EXPEDITION D’EGYPTE : Nous donnons ici le résumé d’une série de lettres échangées entre les généraux français pendant l’expédition. Ces lettres, datées du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), concernent principalement les opérations militaires et les stratégies mises en œuvre en Égypte.

  1. Lettre du général en chef Kléber au général Verdier : Kléber exprime ses préoccupations concernant les déclarations des Turcs et donne des instructions sur la gestion des troupes et des prisonniers. Il félicite également Verdier pour ses succès militaires et l’encourage à continuer à être courtois et généreux envers les commandants turcs.
  2. Lettre du général en chef Kléber au général Desaix : Kléber informe Desaix de l’arrivée du Grand Vizir à Jaffa et de ses intentions de négocier. Il exprime son impatience de recevoir des nouvelles de Desaix et lui donne des instructions sur la gestion des troupes et des prisonniers.
  3. Lettre du général Desaix au général en chef Kléber : Desaix informe Kléber de la situation à Damiette et exprime son opinion sur la nécessité de sa présence. Il décrit les moyens disponibles pour vaincre l’ennemi et donne des recommandations sur la gestion des troupes et des fortifications.
  4. Analyse de Jacques et Henry Laurens : Les auteurs analysent les intentions de Sidney Smith et les stratégies des différents acteurs impliqués. Ils soulignent les désirs des soldats français de rentrer en France et les ambitions de Mustafa Pacha.

EXPEDITION D’EGYPTE ET Coup d’état du 18 brumaire préparé par Sieyès, Talleyrand, Fouché, Ducos et Bonaparte des  9 et 10 novembre 1799 (18 et 19 brumaire An VIII) : Nous renvoyons le lecteur à ces dates car les événements se sont enchaînés de telle façon qu’il est bien difficile de démêler l’écheveau de l’affaire.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 951e livraison. -1991 – 9 novembre : Mort d’Yves Montand, nom de scène d’Ivo Livi, né en Italie le 13 octobre 1921 à Monsummano Terme et mort à Senlis (France), naturalisé en 1929. Issu d’une famille ayant fui l’Italie fasciste, le jeune Ivo Livi grandit à Marseille où son père créa une petite fabrique de balais dans le quartier des Crottes. Les deux aînés quittèrent rapidement l’école pour gagner leur vie : Lydia devint coiffeuse, et son frère Julien serveur de café, et fervent communiste. L’enfance d’Ivo fut difficile matériellement ainsi que moralement. Il était en effet considéré comme un « immigré rital ». C’est à cette époque qu’il se passionna pour le cinéma, admirant Fred Astaire et ses numéros de claquettes. D’abord dans les cabarets marseillais, puis dans des salles et en tournée, il se fit un nom dans la chanson et finit par monter à Paris après la guerre. Grâce au soutien d’Edith Piaf, il devint une vedette du music-hall français. Le 22 décembre 1951, Simone Signoret et Yves Montand se mariaient à la mairie de Saint-Paul-de-Vence et devinrent l’un des couples français les plus en vogue du monde du spectacle. Dans les années 1980, Yves Montand milite pour les Droits de l’Homme et s’engage en faveur de Solidarnosc et Lech Walesa, en décembre 1981. Le 30 septembre 1985, alors qu’il tournait dans les films « Jean de Florette » et « Manon des Sources » de Claude Berri, Simone Signoret mourait d’un cancer du pancréas à l’âge de soixante-quatre ans. La dernière compagne d’Yves Montand fut Carole Amiel, son assistante sur la tournée de 1982, avec qui il entretenait déjà une liaison au moment où disparaissait Signoret. Avec elle, il eut son seul enfant, Valentin, né le 31 décembre 1988. Le 9 novembre 1991 à 13 heures 50, Yves Montand mourait à Senlis d’un infarctus du myocarde à l’âge de 70 ans, le lendemain du dernier jour de tournage du film « IP5 » de Beineix. Salut l’artiste !

SANARY :  751e livraison : –1867 – 9 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Samedi 9 novembre – St Mathurin – Toujours le beau temps qui continue. Presque pas de vent ou une brise légère. tout de même nous aurions besoin de pluie car la terre et bien sèche et cela depuis longtemps. Les fontaines toutes nouvelles ne sont pas mais encore près d’avoir toute l’eau qu’elles sont capables de donner. les propriétaires continuent de ramasser les olives qui, comme nous l’avons déjà dit précédemment donner toujours de l’huile en abondance.

LA SEYNE-SUR-Mer : 643e livraison :  1983 – 9 novembre – Décès de Louis Baudoin survenu le 9 Novembre 1983 à La Seyne. Le docteur IMBERT, Président, fait part avec regrets du décès récent de notre fidèle sociétaire : M. Baudoin Louis (1892-1983), historien de La Seyne, membre de la Société des Sciences Naturelles depuis 1946, membre bienfaiteur, et aussi membre honoraire de l’Académie du Var (Extrait des Annales N° 35, fascicule 4 – 1983).

OLLIOULES: 644e  livraison :1704 – 9 novembre – recherches d’eau dans les Vaux (gorges d’Ollioules)  – Recherche d’eau – en raison de la délibération du 13 mai dernier au sujet des recherches d’eau dans les Vaux (gorges d’Ollioules) … et, quoique le travail fait pour raison de ce fait était arrêté ou non à cause des découvertes qui ont été faites et qui paraissent abondantes, il y aurait lieu de continuer ces recherches, qui seraient d’une grande utilité pour le bien de la Communauté, qui n’est pas en état pourtant de continuer la fourniture de la dépense au moyen des charges journalières et imprévues qui regardent le fermier du Roi…Sur quoi le Conseil a unanimement, après avoir entendu la lecture du rôle tenu par Pierre Sévère au sujet du creusage des dites eaux, approuvé et ratifié cette dépense. Ayant en outre délibéré qu’il serait permis aux dits sieurs Maire et Consuls de continuer le dit creusage sans le bon plaisir de Monseigneur l’Intendant, lorsque la bourse commune le permettra. (Castellan, 1937, p. 105)

ÉPHÉMÉRIDES

L’INTEGRALE.

1212 – 9 novembre : ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Concession par Roncelin, vicomte de Marseille et moine, à l’abbaye de Saint-Victor, et Giraud Adémar, vicomte de Marseille, à la commune, du droit de marque et de représailles, de celui de se faire indemniser par ceux qui auraient commis offense, injure, dommage ou rapine à l’égard des Marseillais, et d’opérer même l’expulsion des délinquants. (acte des vicomtes de Marseille n° 359, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 19.  a. Méry et Guindon, op. cit., t. I, p. 227).

1389 – 9 novembre : Guerre de 100 ans – Naissance d’Isabelle de France fille de Charles VI et d’Isabeau de Bavière qui deviendra ensuite reine consort d’Angleterre par son mariage avec Richard II, roi d’Angleterre, puis duchesse d’Orléans  par son remariage avec Charles d’Orléans.

1399 – 9 novembre : Guerre de 100 ans – Mort, à Nantes,  de Jean IV de Bretagne, reconnu depuis 1365 comme seul duc de Bretagne.

1455 – 9 novembre : LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE – registre aux archives de l’Evêché :

Montagne de Saint-Marcel. La Gâche : montagne qui domine au sud le village de Saint-Marcel, commune de Marseille (1872). Autre mention : Sainte-Croix, 6 septembre 1636.

Plan de Saint-Marcel devenu Plan dau Puech, le 22 août 1471 (registre aux archives de l’Evêché). Plan du Puits lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ici, il y a passage de Puech à Puits avec le sens de hauteur et une écriture française fautive.

-Val Gatine. Vaugatune, vallon, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, en dessus de la Barasse. Première mention : Val Gatuna, 1451 (registre aux archives de l’Evêché).

1607 – 9 novembre : LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Riquetti de Mirabeau passe reconnaissance de la Millière à l’évêque de Marseille, 9 novembre 1607 (registre aux archives de la Major). La Millière – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint- Menet (1872). Première mention :  Bueras, 21 avril 1351 (acte notarié). Origine du nom : le 27 janvier 1483, Claude Millière, hôtelier à Marseille, acheta une propriété à laquelle il donna son nom (Archives départementales). Le 11 décembre 1506, Dona Milheria uxor Claudii Milherie recognovit pratum loco dicto lou Prat Redon (charte aux archives de Saint-Victor). Au XVIe siècle, le domaine revient à Martin Millière dont le fils construit la bastide de Millière. Autre mention : Milliere, autrement dénommé  Boyere, 5 février 1615 (ibid.).

1622 – 9 novembre : madrague de Morgiou – Le roi Louis XIII répond à l’invitation des pêcheurs de Marseille à venir assister à une partie de pêche au thon à leur madrague de Morgiou. Ruffi décrit la scène : ils « lui présentèrent un trident d’argent surdoré, avec lequel il tua plus de vingt-cinq thons, mais avec tant d’adresse qu’il ne manqua jamais un coup et toutes les fois qu’on tirait en haut le thon qui avait eu cette gloire de mourir de cette main royale, la trompette sonnait l’air et la mer retentissait du cri de »Vive le Roi ! » .

1640 – 9 novembre : FONDATION DE LA CHAPELLE SAINTE ANNE DU VIEUX SIX-FOURS – Par acte reçu par le même notaire, le 9 novembre 1640, Messire Anthoine Estienne, prêtre et recteur des pénitents bleus, Ste Anne, a acheté de Nicolas Martinenq, une maison à la rue de Cortines (dans le vieux Six-Fours, aujourd’hui disparu), joignant la chapelle Ste Anne, confrontant : de ponant, les murs, de levant, maison de Patron Gabriel Roux, de tramontane, la rue, au prix de soixante-quinze livres (Jean Denans, 1713).

1664 – 6 et 9 novembre : Cas mortels de charbon à Sanary, barrières et bureau de Santé. Peste à Ollioules, sarrade et mise en place de barrières ; 3 victimes à Sanary qui construit la chapelle de Saint-Roch, daté du 27 novembre 1664 au 23 juin 1665. Déclaration d’un cas de maladie du « charbon » au bourg de Saint-Nazaire. La veuve Dodon en meurt le 27 octobre 1664. Après visite, la maladie est déclarée contagieuse. Sa fille et son gendre l’enterrent, puis sont mis en quarantaine dans une bastide écartée de Sanary. Ils y meurent quelques jours après, les 6 et 9 novembre 1664. Tous les meubles de la maison et de la bastide furent brûlés. Les syndics de Sanary demandent 48 jours plus tard que le Procureur du Roy considère la quarantaine achevée d’autant qu’Ollioules a connu elle-même une épidémie de peste qui n’a pas touché Saint-Nazaire. Le Procureur reconnaît le bienfondé de la requête et autorise Saint-Nazaire à maintenir ses barrières vers Ollioules, ainsi qu’à établir un bureau de Santé dans le bourg (voir ci-dessous la suite).

1699 – 9 novembre – LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE – registre de l’Ecritoire.

– Montflori – lieu-dit,  commune de Marseille.

– Saint-Martin d’Arène. Saint-Martin-d’Arenc – église aujourd’hui détruite, au quartier d’Arène, commune de Marseille, près la mer (1872). La possession de l’église S. Martini de Aregno fut confirmée à l’évêque de Marseille le 30 décembre 1153 (bulle d’Anastase aux archives de l’Evêché).

1704 – 9 novembrerecherches d’eau dans les Vaux (gorges d’Ollioules)  – Recherche d’eau – en raison de la délibération du 13 mai dernier au sujet des recherches d’eau dans les Vaux (gorges d’Ollioules) … et, quoique le travail fait pour raison de ce fait était arrêté ou non à cause des découvertes qui ont été faites et qui paraissent abondantes, il y aurait lieu de continuer ces recherches, qui seraient d’une grande utilité pour le bien de la Communauté, qui n’est pas en état pourtant de continuer la fourniture de la dépense au moyen des charges journalières et imprévues qui regardent le fermier du Roi…Sur quoi le Conseil a unanimement, après avoir entendu la lecture du rôle tenu par Pierre Sévère au sujet du creusage des dites eaux, approuvé et ratifié cette dépense. Ayant en outre délibéré qu’il serait permis aux dits sieurs Maire et Consuls de continuer le dit creusage sans le bon plaisir de Monseigneur l’Intendant, lorsque la bourse commune le permettra. (Castellan, 1937, p. 105)

1709 – 9 novembre – Les grottes (canalisations) du Labus sont entièrement découvertes ; décision prise par le Conseil d’Ollioules de les couvrir de gravier afin de les protéger des crues de la Reppe – Le 9ème jour de novembre 1709, le sieur Cordeil dit : que les grottes nouvellement construites pour la conduite des eaux nouvellement trouvées étant entièrement découvertes, il était à craindre que l’eau de la rivière, au lit de laquelle se trouve le nouveau canal, si elle venait à déborder, ne lui causât des dommages. Ordre avait été donné à Pierre Sévère, de faire mettre du gravier dessus pour les mettre à couvert, et même de faire une muraille au-devant de l’entrée du canal, et à l’endroit où on a commencé à miner, pour empêcher le débordement de ladite rivière d’entrer dans le dit canal et causer des dommages comme il avait fait l’année dernière. Dépense dont le sieur Pierre Sévère a tenu compte et qu’il a présentée pour en obtenir le payement. Ce que le Conseil approuve à l’unanimité (Castellan, 1937, p. 115).

1764 – 9 novembre : LES LIEUX-DITS DE MARSEILLE (registre aux archives de l’Evêché)

Les Costes. Les Costes – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Première mention : Lo collet de la Coste, 5 août 1530 (registre aux archives de l’Evêché).

 – Puits des Gaux (registre de l’Ecritoire). Puits des Gaux lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Première mention : Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major). Ici il s’agit bien d’un puits (provençal « pos / pous »)

1789 – 9 novembre : L’Assemblée NATIONALE emménage dans la salle du Manège. Il s’agit d’un ancien manège réaménagé et équipé de gradins destinés au public, situé rue Saint-Honoré, le long du jardin des Tuileries : le pouvoir législatif se rapproche de l’exécutif… En province, les États de Cambrésis protestent con­tre les décrets de l’Assemblée, déclarant : « Il n’est pas au pou­voir des représentants de la Nation, ni de la Nation elle-même, de disposer des biens des citoyens (Agenda du Bicentenaire – LUNDI 9 NOVEMBRE).

1791 – 9 novembre : Décret de l’Assemblée contre les émigrés. Décret de l’assemblée législative déclarant tout émigré non rentré au 1er janvier 1792 suspect de conspiration. Le roi met son veto (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).

1799 – 9 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE –

1. Le général en chef Kléber au général Verdier. «  le 18 brumaire an 8 (9 novembre 1799) – je reçois votre lettre du 15, mon cher général. Quand vos turcs disent qu’ils sont indépendants de l’armée du grand vizir, il faut les regarder comme des imbéciles et n’en rien croire. Quand ils vous disent que l’armée de Siri n’agit point, Et n’en sont pas plus instruits ; en tout cas envoyez-nous ici tous les officiers, gardez 200 des autres  à Lesbech et envoyez le reste au général Menou pour les forts d’Alexandrie. Les trophées de votre victoire sont arrivés hier à Boulac où ils font quarantaine. Je suis fort aise, d’une manière que Morand ait été obligé de courir après Smith à jaffa  ; et il en apportera des nouvelles. Je partage votre opinion et pense fermement que vous aurez encore à repousser une descente ; mais cette fois ce sera sur le point de Tineh, Omm Fareg ou Burlos. Tâchez de vous en tirer aussi glorieusement qu’à la première et vous me déterminerez à faire ce que je n’ai pas osé encore. Vous avez très bien fait d’envoyer café et sucre au commandant turc ; c’est toujours le cas d’être courtois et généreux et vous ne sauriez à cet égard user de trop de générosité. Quant aux prisonniers, qu’il fasse connaître ceux qu’il a en son pouvoir et rendez-lui grade pour grade et homme pour homme, plus trois en sus pour un pareil nombre que le Grand Vizir nous a renvoyés. Le Directoire exécutif me charge de vous présenter un sabre ; on s’en occupe. Je m’empresserai de vous l’envoyer dès qu’il sera fini et j’espère que vous le recevrez de même cœur que je vous l’offre. J’ai prévenu vos besoins en renforts et agi en conséquence.

2. Le général en chef Kléber au général Desaix. « Le Caire, le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Le Grand Vizir est enfin arrivé à Jaffa, mon cher général, d’où il m’a expédié un courrier à dromadaire avec une lettre fort jolie par laquelle il déclare comme toujours, que tant que nous serions en Égypte, il n’y aurait pas moyen de conclure ni paix ni trêve et si je ne me résous pas promptement à accepter les offres qu’il me fait, le sort des armes en déciderait. Depuis, il aura appris l’affaire de Damiette et peut-être que cela le rendra un peu plus traitable, ce qu’il faudra voir et attendre ainsi la réponse de M. Sidney Smith. Je suis fâché du contretemps du départ de ce dernier et du voyage que sera obligé de faire Morand, mais malheur sera peut-être bon à quelque chose. Il me tarde de recevoir de vos nouvelles. Le général Verdier s’attend à une autre descente et je partage bien son opinion. Voici pourquoi, je vous prie de ne pas vous presser de revenir ici et de prendre le commandement des troupes actuellement réunies à Lesbeh. Mourad Bey est définitivement passé en Syrie avec une cinquantaine de Mamlouks, évitant fort adroitement la rencontre de nos troupes. J’attends le 20e de dragons. Dès qu’il sera arrivé, je vous l’enverrai et H|’ alors il faudra renvoyer de nuit au Caire, le 13e régiment de cette arme et les chasseurs du 22e à Rosette. Je ne désespère pas encore à renouer la conférence et vous serez toujours l’un des conférentaires. Je vous salue. »

3. Le général Desaix au général en chef Kléber. « Damiette, le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799). Je crois, mon général, que ma présence est ici très peu nécessaire. Le général Verdier est jeune, actif, intelligent. Le succès qu’il vient d’avoir et qui lui fait vraiment bien de l’honneur lui a électrisé la tête. Les troupes sont enchantées d’avoir si promptement et si rapidement détruit les ‘1 un s, elles sont sûres de vaincre, ont fait bien du butin et ne demanden, que- tous les jours nouvelle fête pareille. Il y a ici assez de moyens pour vaincre tout ce qui se présenterait. Il y a trop de cavalerie à ce que trouve le général Verdier, mais sur les plages entre le lac Burlos et ici, elle peut clic utile. Si vous pouviez retirer tous ces détachements épars et les faire rem placer par un régiment entier, cette partie-ci serait à l’abri de tout événement. Il y a plus qu’il ne faut de moyens puisqu’il y a six pièces mobiles, plus de quatre cents chevaux. J’ai vu Lesbeh : il a un grand défaut, un immense développement. Avec quatre à six cents prisonniers turcs très poussés, on pourra faire bien de l’ouvrage. Je pense qu’en creusant tout autour un fossé, quand il n’aurait que neuf pieds de haut, c’est déjà un très grand obstacle. L’ennemi ne pourrait plus escalader les remparts, ne pouvant s’avancer qu’avec infiniment de peine dans les boues jusqu’aux jarrets. Vous seriez bien à l’abri de tout événement avec une bonne place ainsi construite à l’embouchure du Nil. Sous très peu de jours, la place sera entièrement fermée sur tous les points.

Le général Verdier fait faire des redoutes fermées en avant de son camp pour battre la mer et éloigner les bâtiments ennemis. Les redoutes fermées sont très dangereuses. Elles ne sont jamais assez fortes pour n’être pas prises de vive force. Les Turcs les défendent si bien qu’entre leurs mains, elles sont excessivement dangereuses. J’engage le général Verdier à les laisser comme vous les avez faites, c’est-à-dire ouvertes à la gorge Il paraît bien clair que l’expédition de Damiette avait été cherchée par Smith lui-même à Constantinople, qu’elle était indépendante de celle du Vizir. Il paraît aussi que nous avons des agents qui négocient à Constantinople. Vous me disiez de voir, si je pouvais, cet officier anglais. Vous savez qu il est parti et que Morand a couru après lui à Jaffa. Je crois qu il va presser le Vizir à agir et se disculper du malheur qu’il a éprouvé.

Je présume que je n’ai pas besoin de porter Smith à la paix, comme vous le désiriez. Il n’a qu’un but, qu’un désir, qu’une volonté, c’est de négocier avec nous, pour nous prouver qu’il faut que nous nous en allions bien vite. La gloire qui lui en reviendrait dans son pays, chez les Russes et chez les Turcs lui fait tourner la tête.

Il paraît qu’il a peur de la lui voir échapper, car il a l’air inquiet. Les revers que ses soldats éprouvent, c’est-à-dire les Osmanlis, paraissent le faire peu aimer d’eux. Je crois qu’encore quelques revers, les bonnes gens s’accommoderont. Battez le Grand Vizir, et ils feront alors tout ce que vous voudrez. La bonne politique ne leur entrera dans la tête que par bien des corrections, encore une bonne et tout ira, je le présume. Smith tremblait de n’avoir pas de vos nouvelles, il frappait du pied, il s’écriait : « le général Kléber devrait me répondre, ce que je lui ai dit est honnête. Je le croyais plus raisonnable que le général Bonaparte » ”.

Ainsi d’après tout cela, vous voyez mon général, qu’il veut bien négocia mais tout ce qu’il veut, c’est de vous faire partir ici le plus tôt possible Quand un ennemi demande instamment quelque chose, c’est je pense que cela lui fait bien du mal, et qu’il ne faut pas la lui accorder. J’espère qu’avant qu’il soit deux mois, nous aurons des nouvelles bien intéressâmes Je voudrais savoir ce que vous voulez que je fasse, je suis ici inutile. I irai visiter le lac Menzaleh, les côtes sur le lac Burlos, si vous ne me faites pas passer d’autres ordres. J’irai ensuite au Caire pour me rendre de là où vous me destinerez. Avant que de faire ces voyages, j’aurais été bien aise d’aller chercher des effets qui me manquent. J’attends de vos nouvelles. »

4. Analyse de cet échange faite par Jacques et Henry Laurens :  «Desaix analyse correctement les intentions de Sidney Smith. Dans une lettre à son frère Spencer, datée du 9 novembre, le commodore se félicite du succès de sa stratégie : les soldats français désirent tellement rentrer en France qu’ils suscitent les occasions d’échange de parlementaires pour avoir des nouvelles de leur pays en danger ; Kléber est indigné de la conduite de Bonaparte ; il faut se méfier de sa volonté de traiter directement avec les Ottomans qui n’ont pas tenu les Anglais au courant du début de la correspondance ; Mustafa Pacha est un ambitieux désireux de devenir gouverneur nominal de l’Égypte sous protection française ; la faiblesse de l’armée turque peut conduire le Grand Vizir à accepter la proposition d’un retournement des alliances contre la Russie (Public Record Office, FO 78/23) ».

1799 – 9 et 10 novembre (18 et 19 brumaire An VIII) : EXPEDITION D’EGYPTE ET Coup d’état du 18 brumaire préparé par Sieyès, Talleyrand, Fouché, Ducos et Bonaparte – Les affaires extérieures pesaient lourdement sur la vie nationale depuis que la Belgique et la rive gauche du Rhin avaient été annexées par la France et qu’il fallait défendre des républiques sœurs – en Hollande, en Suisse et dans une bonne part de l’Italie. L’armée tenait donc une place importante en France, d’autant plus qu’elle était intervenue à plusieurs reprises pour rétablir l’ordre et soutenir le gouvernement. Bonaparte, auréolé de ses victoires et de son aventure égyptienne, apparaissait comme un recours. Rentré en France, il prépara avec Sieyès, devenu directeur, un coup d’État.

Rappel des faits précédents : Après avoir quitté Alexandrie le 23 août 1799, Napoléon Bonaparte débarque à Fréjus le 9 octobre sans avoir été intercepté par des navires anglais. Il est accompagné de militaires comme Lannes, Berthier, Murat, Bessières, Duroc, Marmont et de savants notamment Denon, Monge et Berthollet. Tout le monde prend rapidement la route de Paris que Bonaparte atteint le 16 octobre.

Peu de temps après, le 9 novembre a lieu le coup d’état dis du 18 brumaire, qui lui assure le pouvoir.

Revenons sur ce débarquement qui est illégal : la rigoureuse réglementation sanitaire en vigueur sur les côtes françaises de la Méditerranée. Selon les convictions médicales de cette époque Bonaparte par son indifférence à leur égard, feint d’ignorer les graves dangers d’importation de la peste qu’il fait courir à la Provence. Cette affaire présente 3 aspect  : la réalité de la peste Du Levant et les mesures de lutte en usage en Europe ; la manière dont se déroule le débarquement des arrivants ; les réactions des administrations et de l’état.

Rappelons que durant les 2 mois que dura le siège d’acre, la peste ravagea aussi bien la ville que les assiégeants et le nombre de ses victimes est au moins égal sinon supérieur à celui des combats au total sur les 13000 hommes ayant participé à cette campagne de 4 mois un millier sont morts de la peste 1200 devant la bataille et 2000 sont blessés ou malades. C’est dans ce contexte sanitaire déplorable où la peste a joué un rôle majeur que Bonaparte décide de revenir en France.

(réf. Daniel Panzac, Un inquiétant retour d’Egypte : « Bonaparte, la peste et les quarantaines », dans Cahiers de la Méditerranée, année 1998, 57, Actes du colloque d’Ajaccio 29-30 mai 1998, pp. 271-280).

Le 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), un faux complot fut annoncé. Les assemblées furent transférées à Saint-Cloud, Bonaparte placé à la tête des forces armées à Paris et les directeurs neutralisés. Le len­demain, Bonaparte se présenta devant les députés, qui le reçurent mal et voulaient le mettre hors-la-loi. Mais Lucien Bonaparte, qui présidait l’Assemblée des Cinq-Cents, réagit vite : il alla déclarer aux soldats qu’un complot menaçait la République et le général Bonaparte. Les grenadiers entrèrent dans la salle de réunion et chassèrent les députés : le coup d’État avait réussi.

9-10 novembre : coup d’État du 18 brumaire, Bonaparte fait voter la suppression du Directoire et fait nommer trois consuls provisoires (Bonaparte, Sieyès et Ducos) désignés par les Conseils. S’ensuivit l’établissement de la Constitution de l’an VIII et l’organisation du Consulat. 10-11 novembre : (Henri Ribot, Les soldats de l’an II).

1800 – 9 novembre : reprise du culte a sanary à partir de 1800 (Te Deum le 9 novembre) – L’église de Sanary a été Temple de la Raison avec culte décadaire, de 1794 à 1802 (An II à An X). Il s’y trouvait alors un autel de la Patrie, les statues de la Liberté, de Voltaire, de Rousseau, de Brutus, et d’Helvétius. Mais il y a reprise du culte à partir de 1800 (Te Deum le 9 novembre). De 1794 à1800, le culte catholique a été célébré clandestinement dans l’ancien presbytère, rue Clastre (rue Gueirard actuelle). De 1800 à 1802, la célébration des deux cultes, catholique et décadaire, provoque naturellement des frictions (Delattre G., Saliceti P., 2002).

1806 – 9 novembre : AFFAIRE DU PRINCE DE HATZFELD– Au lendemain des batailles d’Iéna et d’Auerstaedt, à Berlin, Napoléon avait fait arrêter le gouverneur de la ville, le prince de Hatzfeld. En dépit de ses protestations de 1oyalisme à la France, celui-ci avait envoyé secrètement au roi de Prusse les renseignements qu’il avait pu glaner sur les mouvements des troupes françaises. Mais la cavalerie de Davout avait intercepté le messager. Assurément le prince allait être condamné à mort. Sa jeune femme qui attendait un enfant vint se jeter aux pieds de Napoléon. Ignorant que l’Empereur possédait la preuve de la trahison, elle proclama l’innocence de son mari. Sans dire un mot, Napoléon fit appeler l’aide de camp de service et demanda la malheureuse dépêche.

“Lisez, madame. ”

La princesse s’effondra en sanglotant.

“Eh bien, madame, reprit l’Empereur en montrant la cheminée puisque vous tenez entre vos mains la preuve du crime, anéantissez-la et désarmez ainsi la sévérité de nos lois de guerre !”

Une heure plus tard Hatzfeld libéré quittait Berlin pour ses terres (André Castelot, 1962).

1834 – 9 novembre : ARMEE d’AFRIQUE POUR LA CONQUËTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 13ème de ligne : 550 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique, en attente jusqu’à nouvel ordre pour Alger (Castellan E., 1937, p. 295).

1836 – 9 novembre : CONQUËTE DE L’ALGERIE – Expédition de Constantine. Le bey de Constantine Ahmad a refusé de se soumettre. La France a donc décidé d’envoyer une expédition. Le maréchal Clausel doit prendre la ville de Constantine. Contre toute attente, il neige sur l’Algérie et les troupes françaises, mal équipées, sont contraintes à la retraite.

1842 – 9 novembre : ARMEE d’AFRIQUE POUR LA CONQUËTE DE L’ALGERIE –  – Ollioules héberge un détachement du 11ème d’artillerie : 4 officiers, 213 hommes ; un détachement d’ouvriers d’artillerie : 4 officiers, 70 hommes, appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 296).

1849 – 9 novembre : L’ARMEE S’IMPLANTE A OLLIOULES – Délibération du Conseil municipal d’Ollioules autorisant  à passer acte d’acquisition de l’ancien four du seigneur au prix de 600 francs pour y construire une cuisine militaire,  daté du 9 novembre 1849 (Castellan E., 1937, p. 298-299)

1867 – 9 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Samedi 9 novembre – St Mathurin – Toujours le beau temps qui continue. Presque pas de vent ou une brise légère. tout de même nous aurions besoin de pluie car la terre et bien sèche et cela depuis longtemps. Les fontaines toutes nouvelles ne sont pas mais encore près d’avoir toute l’eau qu’elles sont capables de donner. les propriétaires continuent de ramasser les olives qui, comme nous l’avons déjà dit précédemment donner toujours de l’huile en abondance.

1869 – 9 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Mardi 9 novembre – St Austremoine – temps splendide ! comme l’air était froid le matin ! mais le soleil à bientôt réchauffé l’atmosphère de sorte que la journée fut splendidement belle !  trop belle ! le thermomètre était à 10° centigrades !

C’est une plaie que ces ouvriers sans travail qui tous les soirs encombrent nos portes. Ils passent par bande et ils sont quelquefois arrogants au point d’exiger qu’on les loge et qu’on les nourrisse. S’il fallait nourrir tous les ouvriers qui frappent pendant l’hiver, la commune n’aurait pas assez de sous pour eux et, malheureusement, il y a aussi de nécessiteux dans Saint-Nazaire.

Note : comparer ces deux journées de 1867 et 1869 avec le 9 novembre 2019 : MÉtÉo de sanary – Une journée ensoleillée s’annonce, ensoleillée sûrement mais chaude que non pas : les températures ne devraient pas dépasser les 15 à 16° pour les maximales quant aux minimales elles devraient flirter avec les 7 à 8°. Le mistral sera supportable avec 15 à 25 km/h.

1873 – 9 novembre : DROIT DE CHASSE – Les municipalités d’Ollioules et de Sanary, toutes deux unies, décident d’accorder le droit de chasse sur le territoire des deux communes, à charge de réciprocité, à tous les chasseurs de l’une ou de l’autre de ces communes, pourvu qu’ils soient en possession d’un permis de chasse régulier (B. Rotger, 1984, p. 431).

1902 – 9 novembre : Pêche – Des patrons pêcheurs du Brusc sont condamnés pour n’avoir pas assisté à des obsèques (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).

1907 – 9 novembre : La révolte des vignerons du Languedoc atteint son apogée à Montpellier, avec un rassemblement de plus de 600 000 personnes, soit plus d’un languedocien sur deux.

1912 – 16 octobre – 9 novembre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le commandant en chef de l’Armée navale, vice-amiral Boué de Lapeyrère, estime que, grâce aux moyens nouveaux apportés par l’achèvement de l’arsenal de Sidi Abdallâh, l’entretien de la 3ème Escadre peut désormais se faire en Méditerranée. Il demande au Ministre le retour à Toulon de cette formation. Tandis que ses croiseurs-cuirassés et contre-torpilleurs constituent la 2ème Escadre Légère, la 3ème Escadre, réduite à ses deux divisions de cuirassés, appareille le 16 octobre, cap sur Alger avant de rejoindre Toulon le 9 novembre (Gérard Garier, Le cuirassé Carnot).

-1914 – 9 novembre : Le Miroir du 22 novembre : « Lundi 9 novembre. — L’offensive fran­çaise se manifestesur tout le front du Nord. A Soissons, nous avons pris pied sur le pla­teau de Vrégny.

« Les Russes, après avoir chassé les Allemands bien au-delà de la Wartha, ont pénétré dans la province prussienne de Posnanie. Ils sont arrivés jusqu’à la localité de Ploeschen, cou­pant le chemin de fer de Posen, à 50 kilomè­tres environ de cette grande place. En même temps, leurs contingents progressent près de Stalüpenen et Lyck dans la province de la Prusse orientale. Cette double avance est le résultat des succès remportés par le grand-duc Nicolas, en Pologne, et en Galicie, où sept armées austro-allemandes ont été mises en échec.

« Dans l’Arménie turque, les forces russes ont pris la position stratégique de Kœprikeuy, près des sources de l’Euphrate et à 30 kilo­mètres seulement d’Erzeroum.

« Les fusiliers-marins anglais ont débarqué à Fao, au débouché de Chott el-Arab, dans le golfe Persique; tandis que des contre-torpil­leurs canonnaient la côte d’Asie-Mineure. L’offensive turque tarde vraiment à se dessiner.

« La Serbie et la Grèce négocient très active­ment avec la Bulgarie afin de reconstituer la ligue balkanique de 1912. Cette restauration pourrait être très dangereuse pour la Turquie.

« L’or et les vivres font de plus en plus défaut en Allemagne comme en Autriche, où joue la loi du maximum. A Berlin, il est interdit de donner, dans les restaurants, du pain à discrétion aux consommateurs ; à Strasbourg, il est défendu de payer autrement qu’en bil­lets; en Autriche, le chômage est tel que le gouvernement redoute des troubles sérieux.

« L’Italie a fait savoir à la Porte qu’elle ne permettrait pas qu’il fût touché au canal de Suez par les troupes ottomanes, et qu’elle prendrait, le cas échéant, d’accord avec l’An­gleterre, des mesures de sauvegarde. »

-1915 – 9 novembre : FIN LAMENTABLE DE L’AFFAIRE DES DARDANELLES – Aux Dardanelles, le cuirassé Masséna et l’ancien paquebot des Messageries Maritimes Saghalien sont sabordés devant la plage de Seddul-Bahr le 9 novembre. Ils forment la jetée sud tandis que la coque du charbonnier River Clyde, échoué volontairement comme transport d’assaut lors du débarquement du 24 avril et non renflouée, constitue la jetée est. Lors de l’évacuation des Dardanelles, nos marins, désireux de ne rien laisser d’utilisable à l’ennemi, torpillent le 9 janvier 1916 les trois coques avant de s’éloigner. Au mois de mars 1923, M. Jolt achète l’épave pour la dépecer  (Gérard Garier, Le cuirassé Masséna).

1918 – 9 novembre :

1. PROCLAMATION DE LA REPUBLIQUE EN ALLEMAGNE – A Kiel, les marins allemands se révoltent. Guillaume II abdique, la république est proclamée en Allemagne.

2. MORT DE GUILLAUME APOLLINAIRE – à Paris meurt Guillaume Apollinaire, celui qui écrivit tant et tant de textes appelés à faire exploser la littérature et à ouvrir la porte au surréalisme : (voir supra)

Comme l’an passé, hier soir, j’ai réécouté le merveilleux « Guillaume Apollinaire dit par Mouloudji », disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1969, ainsi que l’admirable interprétation de « Lou » chantée par Jean Ferrat (« si je mourais là-bas sur le front de l’armée… »).

-1922 – du 7 au 21 novembre : En France, la Chambre débat du vote des femmes. Le 21, le Sénat se prononcera contre les droits politiques des femmes.

-1923 – 8 et 9 novembre : TENTATIVE DE COUP D’ETAT D’HITLER A MUNICH – A Munich, Adolf Hitler, soutenu par l’ancien chef d’Etat-Major, le général Ludendorff, tente de renverser le gouvernement bavarois en s’inspirant de l’exemple de Mussolini en Italie. Le coup d’Etat échoue piteusement. Lüdendorff et Hitler sont arrêtés et on compte 14 morts. Dans son numéro du 10 novembre, l’Humanité titrera, sous la signature de Marcel Cachin : « L’échec des dictateur bavarois laisse les mains libres au dictateur Stresemann. » Les conjurés n’auront pas trop à souffrir : Ludendorff sera acquitté purement et simplement, Hitler sera condamné à cinq années de forteresse mais libéré après 10 mois de détention. Le tribunal avait justifié son indulgence par le fait que les insurgés « avaient agi pour le bien du pays » (sic !).

Adolf Hitler, “Mein Kampf“, 1934, “CONCLUSION. Le 9 novembre 1923, dans sa quatrième année d’existence, le Parti ouvrier allemand national-socialiste fut dissous et frappé d’interdit dans tout le pays. Aujourd’hui, en novembre 1926, nous le retrouvons jouissant d’une pleine liberté dans le Reich entier, plus puissant et plus solidement organisé que jamais.

Toutes les persécutions du parti et de ses chefs, toutes les imputations calomnieuses dont il fut l’objet n’ont rien pu contre lui. Grâce à la justesse de ses idées, à la pureté de ses intentions, à l’esprit de sacrifice de ses partisans, il est sorti plus fort que jamais de toutes les épreuves.

Si, au milieu de la corruption du parlementarisme actuel, ce parti se rend de mieux en mieux compte des raisons profondes du combat qu’il mène, s’il sent qu’il constitue la pure personnification de la valeur de la race et de l’individu, et s’organise en conséquence, il doit, avec une rigueur quasi mathématique, remporter un jour la victoire. De même, l’Allemagne doit nécessairement recouvrer la situation qui lui revient sur cette terre, si elle est gouvernée et organisée d’après les mêmes principes.

Un Etat qui, à une époque de contamination des races, veille jalousement à la conservation des meilleurs éléments de la sienne, doit devenir un jour le maître de la terre.

Que nos partisans ne l’oublient jamais, si, en un jour d’inquiétude, ils en viennent à mettre en regard les chances de succès et la grandeur des sacrifices que le parti exige d’eux »

-1928 – 9 novembre : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Les avenants relatifs à la construction du porte-avions Béarn par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne seront nombreux, tel le n° 21, du 9 novembre 1928, pour l’installation de bois sur le dessus des casemates et la modification des ventilateurs de chauffe (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1929 – 9 novembre : le « Béarn » appareille de Dakar pour La Luz (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

-1936 – 9 novembre : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – L’aviso-dragueur « Commandant Bory » est mis sur cale aux chantiers de France à Dunkerque (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

1938 – 9 novembre : répression contre les juifs en Allemagne avec la « Nuit de cristal ». Quinze ans jour pour jour après le push manqué mené par Hitler, Joseph Goebbels ordonne une répression qui fera 100 morts et 35 000 arrestations parmi les juifs en Allemagne : c’est la Kristallnacht (« Nuit de cristal »), terme qui évoque ironiquement le verre brisé qui joncha les rues après ces pogroms.

1940 – 9 novembre :

1. Dissolution des organisations syndicales, de la C.G.T. en particulier, et des organisations patronales par le régime de Vichy (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. Accident minier dans le Nord de la France – Paris-Soir du 9 novembre : « Accident minier dans le Nord de la France. Bruxelles, 8 novembre – Dans la région minière de Dourges, près de Lille, un grand accident de mine s’est produit. Lors d’un coup de grisou, 45 mineurs ont été grièvement gazés tandis que deux autres sont morts. »

3. PENURIE ET CARTE D’ALIMENTATION – Le même Paris-Soir du 9 novembre publie : « On peut, dès aujourd’hui, se procurer du savon de Marseille contre remise du coupon n°9 de la carte d’alimentation d’octobre. La quantité délivrée à chaque consommateur sera, ainsi qu’il a été déjà indiqué, de 100 grammes, et le prix du savon a été fixé à 8,50 francs le kilo pour Paris et 8 francs pour la banlieue. »

4. NOUVELLES DES FNFL -Le « Cap des Palmes », cargo fruitier de 3 081 tjb de la compagnie marseillaise Fraissinet mis en service en 1935, réquisitionné comme croiseur auxiliaire en 1939 par la Marine nationale sous le matriculeX3 puis démobilisé, est saisi par les F.N.F.L. le 9 novembre 1940 à Libreville, puis utilisé par les Britanniques (Cunard line) et enfin réarmé par les F.N.F.L. Il sera transformé effectivement en croiseur auxiliaire à San-Francisco en novembre 1942 sous le matricule X3 Restitué en 1945 à la Compagnie Fraissinet, il terminera sa carrière au sein de la Société Marocaine de Navigation Fruitière, sous le nom de Banora et fera naufrage près du cap Villano (Espagne) le 19 novembre 1965 alors qu’il transporte des citrons de Casablanca à Hambourg (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

-1941 – 9 novembre : PLEBISCITE EN ROUMANIE – Le maréchal Antonesco, dictateur roumain, organise un plébiscite sur sa politique : 3 640 000 oui contre 70 non !

1942 – 9 novembre : le débarquement allié en Afrique du Nord et ses conséquences immédiates :

1. A la Une du Petit Journal et en en-tête, on peut lire en gros titres – « Les Américains et les Anglais attaquent notre Afrique du Nord. Le Maréchal stigmatise l’agression et donne l’ordre de la résistance. Conformément à ses instructions, les soldats et les marins se battent courageusement. Des éléments de dissidence ont été réduits à l’impuissance en quelques heures. »

2. Au même moment Hitler et Laval s’entretiennent à Berchtesgaden (Vuillez A., 1963).Lorsque le Reich réclame le droit pour la Luftwaffe d’utiliser es aérodromes nord-africains, Laval déclare : « Il est impossible après l’agression américaine d’empêcher l’aviation allemande de venir en Afrique du Nord. » Au soir du 9 novembre, 100 bombardiers de la Luftwaffe auront atterri en Tunisie (Max Gallo, « 1942 »).

3. La marche vers le sabordage de la flotte à Toulon – Tout commença le 8 novembre 1942 lorsque les alliés débarquèrent en Afrique du Nord. Le lendemain, à Toulon, où se trouvait la grande majorité des navires de guerre français (Forces de Haute Mer aux ordres de l’amiral De Laborde et navires en gardiennage d’armistice aux ordres de l’amiral Marquis, préfet maritime), les amiraux décidaient de faire assurer la défense des plages contre un éventuel débarquement allié. C’est ainsi que l’amiral De Laborde fait assurer la défense des plages par les compagnies de débarquement des unités des Forces de Haute Mer tandis que l’amiral Marquis, préfet maritime, déménage la Préfecture maritime et l’installe au Fort Lamalgue (Vuillez A., 1963).

La Commission Italienne d’Armistice a autorisé le réarmement à Toulon des sous-marins qui ne sont pas en grand carénage ou en démontage, dans le but de défendre les côtes françaises contre une invasion alliée. Ceci concerne les « CASABIANCA » – « IRIS » – « NAIADE » – « REDOUTABLE » – « VENUS » – « DIAMANT » – « GLORIEUX » – « THETIS ». Cette autorisation permet de récupérer le panneau du kiosque, les périscopes, les soupapes de lancement de ces bâtiments.

4. A Oran, le patrouilleur auxiliaire P138 « La Toulonnaise » ex-Hampshire britannique est sabordé le 9 novembre 1942 ; renfloué et modernisé, il reprendra la lutte au côté des Alliés ; après le conflit, il servira à l’Ecole de canonnage puis sera condamné le 5 janvier 1960 (Q163) et mis en vente le 26 août par les Domaines (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

5. ORDRE DE CESSER LE FEU DONNE PAR ALGER – A Alger, le 9 novembre, pendant l’attaque du port par les Britanniques avec les destroyers HMS « Malcolm » et HMS « Broke », l’aviso « La Boudeuse » en grand carénage au quai d’Abidjan reçoit à 15 h 30 l’ordre de s’amarrer au poste des sous-marins (jetée Nord) pour défendre l’Amirauté (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).  A 16 h 20, le général Juin commandant en chef de l’Afrique du Nord, d’accord avec l’amiral Darlan, donne l’ordre de cesser le feu.

6. Au total, la marine française a perdu 457 marins disparus ou tués ainsi que le croiseur Primauguet ; le contre-torpilleur Milan  ; les torpilleurs Frondeur, Fougueux, Brestois et Boulonnais ; le patrouilleur Estafette ; les sous-marins Le Conquérant, Le Tonnant, Sidi-Ferruch, La Sibylle, Méduse, AmphitriteLa Psyché, l’Oréade . Sont avariés : le bâtiment de ligne Jean Bart, les contre-torpilleurs Le Malin et Albatros, les torpilleurs L’Alcyon, Tempête, Simoun ; les avisos La Gracieuse, Commandant Delage, La Grandière ; le dragueur André Desgranges. A cette liste, s’ajoutent 30 navires de commerce coulés.

On compte également 39 marins de commerce tués ou disparus, 490 militaire tués, 13 aviateurs tués.

L’aviation, au Maroc, a perdu au total 80 appareils tandis que les Américains perdaient 44 avions.

1943 – 9 novembre : Le général Giraud démissionne du Comité française de libération nationale.

1944 – 9 novembre : Délégation municipale de Sanary, première séance, le 9 novembre 1944 à 16 h 30 :

« Délégation Municipale, séance du 9 novembre 1944. Sur convocation en date du 4 novembre, la délégation municipale de Sanary s/mer s’est réunie à la Mairie le neuf novembre mil neuf cent quarante-quatre à 16 heures trente sous la présidence de Monsieur Jean Cavet, Président. Etaient présents MM. Augier Pierre, Preyre Fernand, Mistre Emile, Perret Etienne, Granet Frédéric, Barale Henri, Flotte Marcel, Belgodère André, Etienne Alexandre, Tassy Paul, Bérenger Louis. Absents excusés : MM. Majastre Léon, Emeric Emileet Brondi Paul. M. Flotte Marcel a été désigné pour remplir les fonctions de secrétaire de l’assemblée. M. Le Président donne lecture de l’arrêté de M. le préfet du Var du 28 octobre 1944 instituant la délégation municipale (cf. supra) et déclare ladite délégation municipale installée dans ses fonctions. Il félicite les membres de leur nomination et les invite à travailler dès maintenant pour le bien public.

(Puis, la Délégation désigne les délégués aux commissions de révision de la liste électorale, de jugement, du bureau de bienfaisance. Elle procède à la désignation des diverses commissions municipales).»  (Archives de Sanary)

1945 – 9 novembre -14 janvier 1946 – Tenue à Paris de la conférence internationale sur les REPARATIONS DE GUERRE, à laquelle participent tous les États ayant été en guerre contre l’Allemagne. Présidée par Jacques Rueff, elle se termine, le 14 janvier 1946, avec la signature d’un acte final prévoyant la création d’une agence interalliée chargée de la répartition des réparations.

1951 – 9 novembre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – Après un nouveau séjour du 6 au 9 novembre à Saigon l’aviso Commandant Duboc effectue des patrouilles de surveillance dans le golfe du Siam et retour à Saigon jusqu’au 27 décembre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

1956 – 9 novembre : AFFAIRE DE SUEZ – Réarmé début août comme transport de troupes, le paquebot « Pasteur », le 9 novembre 1956 à Alger, embarque à son bord 4 000 hommes de la 7e division mécanique rapide du général Huet destinés à renforcer les troupes à pied d’œuvre en Egypte. Après de multiples péripéties, il retourne finalement débarquer sa cargaison à Alger, puis repart à vide à Port-Saïd et évacue 1 200 civils et 800 parachutistes du général Massu. Il sera à nouveau désarmé le 25 janvier 1957 et séjournera à Landévennec.

-1965 – 9 novembre : New-York est plongé dans le noir pendant quatorze heures. Une panne d’ordinateur a provoqué cette coupure de courant sans précédent. Un regain de naissance est observé 9 mois après.

-1970 – 9 novembre : Mort de Charles de Gaulle, ancien président de la République. Il écrivit un ouvrage très en avance sur son temps « La France et son armée », collection  « Présences », Plon, Paris, qui servit à des hommes comme le général Guderian, créateur de l’arme blindée allemande, à mettre au point la guerre éclair, celle qui allait, durant les années suivantes, permettre à l’Allemagne nazie de dominer l’Europe et, surtout, d’écraser la France dont les grands stratèges refusaient de croire aux écrits d’un simple capitaine.

Avec « Au service de la France », édition SD (vers 1944), et à ses « Mémoires de guerre », le militaire se révèle un grand politique qui parviendra à éliminer les obstacles mis sur son parcours, à grouper autour de sa personne toutes les forces de la résistance à l’ennemi et, en définitive, à imposer la France comme l’une des nations vainqueur du Nazisme et du Fascisme.

En 1958, il fondera la Ve République, celle sous laquelle nous vivons encore.

Il est à l’origine de l’indépendance de l’Algérie et, plus généralement, de la décolonisation de l’Empire français.

Rappelons que l’unique porte-avions – nucléaire en plus – de la Marine nationale porte son nom.

En bibliothèque :

1. Ouvrages de Charges de Gaulle : (voir supra)

2. Ouvrages sur ou autour de Charles de Gaulle :

– Wailly Henri de – Weygand, de Gaulle et quelques autres. La Somme 16-28 mai 1940. Paris, Charles -Lavauzelle, 1983, 380 p, n° d’enregistrement : H 2920

– Duval-Stalla Alexandre – André Malraux, Charles de Gaulle, une histoire, deux légendes, biographie croisée, préface de Daniel Rondeau. Gallimard, NRF, « L’Infini », 2008, 410 p, n° d’enregistrement : H 13754

Historia, 1986, n° 480, décembre. « De Gaulle – Muselier », n° d’enregistrement : H 17802

– Laurent Jacques – Année 40, Londres, De Gaulle, Vichy, La Table Ronde, 1965,  414 p, n° d’enregistrement : H 6446

– Michal B., Clos M., Friang B., Honorin M. – Les grandes énigmes de la Résistance, dossier n°3 Le conflit de Gaulle-Giraud, Le livre blanc du marché noir, Le putsch manqué contre Hitler. Ed. Les Amis de l’Histoire, 1968, 255 p, n° d’enregistrement : H 1794

– Moll Geneviève – Yvonne de Gaulle, Sélection du Reader’s digest, « Mémoire de l’Histoire, 2001, 207 p, n° d’enregistrement : H  18210

– Ordioni Pierre – Le secret de Darlan 1940-1942 – Le vrai rival de De Gaulle. Paris, Editions Albatros, 1974, 300 p, n° d’enregistrement : H 12036

– Revue historique des Armées – Charles De Gaulle militaire, n° 2, 1990, 144 p, n° d’enregistrement : H 11755

– Salan Raoul – Mémoires – 4 Fin d’un Empire, « L »Algérie, de Gaulle et moi » 7 juin 1958 – 10 juin 1960. Presses de la Cité, 1974, 382 p, n° d’enregistrement : H 11061

– Tournoux J.-R. – Pétain et De Gaulle, Plon, 1964, nouveau tirage 1965, 556 p. , n° d’enregistrement : H 13221

– Tournoux J.-R. – La tragédie du général, Paris, Plon, 1967, 698 p, n° d’enregistrement : H 18193

1973 – 10 novembre : ECOLES DE LA SEYNE – Le nom d’Emile Malsert fut attribué à l’important groupe scolaire substitué à l’ancienne école François Durand et au square qui lui fait place.

1981 – 9 novembre : Loi autorisant les radios libres.

-1983 – 9 novembre – Décès de Louis Baudoin survenu le 9 Novembre 1983 à La Seyne. Le docteur IMBERT, Président, fait part avec regrets du décès récent de notre fidèle sociétaire : M. Baudoin Louis (1892-1983), historien de La Seyne, membre de la Société des Sciences Naturelles depuis 1946, membre bienfaiteur, et aussi membre honoraire de l’Académie du Var (Extrait des Annales N° 35, fascicule 4 – 1983).

1989 – 9 novembre : Chute du mur de Berlin. Des milliers d’est-Allemands franchissent le mur qui coupait la ville en deux. Cet évènement conduira à l´unification de l´Allemagne, le 3 octobre 1990.

-1991 – 9 novembre : Mort d’Yves Montand, nom de scène d’Ivo Livi, né en Italie le 13 octobre 1921 à Monsummano Terme et mort à Senlis (France), naturalisé en 1929. Issu d’une famille ayant fui l’Italie fasciste, le jeune Ivo Livi grandit à Marseille où son père créa une petite fabrique de balais dans le quartier des Crottes. Les deux aînés quittèrent rapidement l’école pour gagner leur vie : Lydia devint coiffeuse, et son frère Julien serveur de café, et fervent communiste. L’enfance d’Ivo fut difficile matériellement ainsi que moralement. Il était en effet considéré comme un « immigré rital ». C’est à cette époque qu’il se passionna pour le cinéma, admirant Fred Astaire et ses numéros de claquettes. D’abord dans les cabarets marseillais, puis dans des salles et en tournée, il se fit un nom dans la chanson et finit par monter à Paris après la guerre. Grâce au soutien d’Edith Piaf, il devint une vedette du music-hall français. Le 22 décembre 1951, Simone Signoret et Yves Montand se mariaient à la mairie de Saint-Paul-de-Vence et devinrent l’un des couples français les plus en vogue du monde du spectacle. Dans les années 1980, Yves Montand milite pour les Droits de l’Homme et s’engage en faveur de Solidarnosc et Lech Walesa, en décembre 1981. Le 30 septembre 1985, alors qu’il tournait dans les films « Jean de Florette » et « Manon des Sources » de Claude Berri, Simone Signoret mourait d’un cancer du pancréas à l’âge de soixante-quatre ans. La dernière compagne d’Yves Montand fut Carole Amiel, son assistante sur la tournée de 1982, avec qui il entretenait déjà une liaison au moment où disparaissait Signoret. Avec elle, il eut son seul enfant, Valentin, né le 31 décembre 1988. Le 9 novembre 1991 à 13 heures 50, Yves Montand mourait à Senlis d’un infarctus du myocarde à l’âge de 70 ans, le lendemain du dernier jour de tournage du film « IP5 » de Beineix. Hormis les films qui m’ont enthousiasmé (« L’aveu », « Le cercle rouge », « La folie des grandeurs », « César et Rosalie », « Etat de siège », « Z », « Vincent, François, Paul et les autres », « Police Python 357 », « La Menace », « Clair de femme », « Garçon ! »), de tout ce que j’ai aimé de cet homme aux facettes multiples – chanteur, comédien, politique, bon vivant – je me souviendrai toujours de refrains qui ont bercé mon enfance et ma jeunesse comme  « Le galérien », « Le roi Renaud », «  La bicyclette », « Yves Montand chante Prévert », « Dans les plaines du Far-West », « Luna park » et, surtout« Les feuilles mortes » que nous avons chantées en duo Christian Goudineau et moi lors de nos soirées du chantier de fouille de Taradeau. Salut l’artiste !

1992 – 9 novembre : Une explosion à la raffinerie TOTAL de La Mède, sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues, dans le sud de la France, fait 9 victimes et une soixantaine de blessés.

1995 – 9 novembre : International – Le 9 novembre 1995, la Commission et le Conseil de l’Europe ont signé un accord relatif à un programme commun en faveur de la réforme du droit et de l’instauration d’une démocratie locale en Ukraine (Isabelle Ribot, Mémoire, Sciences-Po).

2003 – 9 novembre : ARABIE SAOUDITE – ATTENTAT D’AL QAIDA A RIYAD – Dix-sept personnes sont tuées dans un attentat-suicide à la voiture piégée perpétré dans un quartier de la banlieue de Riyad, proche de résidences diplomatiques et de palais de la famille royale. L’opération, aussitôt attribuée au réseau Al-Qaida, est similaire à celle qui avait fait trente-cinq morts dans la capitale saoudienne au mois de mai.

2005 – 9 novembre : ETAT D’urgence en France – Suite aux émeutes dans les banlieues françaises, le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy décrète l’état d’urgence, décidé la veille par le gouvernement de Dominique de Villepi.

2020 – 9 novembre : A la UNE de Var-Matin :

1. LE BLUES DES SANTONNIERS – Les santonniers sont les premières victimes de l’annulation des marchés de Noël. Les artisans appellent à l’aide.

2. Que faire des déchets radioactifs de Cadarache ?

une  blague  POUR LA ROUTE : Pour terminer sur une touche d’humour involontaire, voici une bulle commise par un journal alsacien, elle est datée du 30 janvier 1957 et concerne un événement survenu le 30 novembre 1796 : «  Notre village se propose d’ouvrir une souscription publique pour élever une statue à son fils glorieux touché à mort par une belle ennemie le 30 novembre 1796 à l’âge de 26 ans » (L’Alsace, 30.1.57)

Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 8 heures, allez en paix ! Sur cette photo aérienne de Lérins prise lors d’un retour d’Afrique, je vous souhaite un bon dimanche ensoleillé.

Amical salut à mes compagnons du décan, mes chers Scorpionets.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber que nous venons de quitter.

A demain pour fêter les Léon !

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