EPHEMERIDES DU 3 NOVEMBRE

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EPHEMERIDES DU LUNDI 3 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4959)

Illustration : les torpilleurs Trombe (intact), Foudroyant et Le Hardi à Toulon lors du sabordage du 27 novembre 1942.

LES FETES : Le 3 novembre, nous fêtons les quelques 80 000 Hubert de France, parmi lesquelles on ne compte pas moins de 30 000 personnes portant ce patronyme.

Hubert de Liège, mort en 727, était un évêque du diocèse de Tongres et de Maastricht dont il transféra le siège à Liège. Saint patron des chasseurs, fonction qu’il partage avec Diane, il est également invoqué contre la rage pour soigner les morsures et les plaies.

DICTON : « à la Saint Hubert, les oies sauvages fuient l’hiver ». Si l’on doit en croire la météo, les jours qui viennent devraient donner raison à ce dicton de circonstances. Attendons-nous donc à de la pluie et à du vent tout en ayant une pensée pour le topinambour, un tubercule choisi par les révolutionnaires pour ce 13e jour du mois de brumaire.

PENSEE :  « Le peu que je sais, c’est à mon ignorance que je le dois » (Sacha Guitry, « Toutes réflexions faites »).

METEO MARINE pour Sanary-sur-Mer :  Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel clair.
Vent de NNW force 5 devenant NW force 4 en milieu de journée puis ENE force 2. Rafales atteignant 28 nœuds le matin. Mer agitée devenant assez agitée en milieu de journée puis peu agitée. Houle petite et courte de WSW. Visibilité excellente. Température : 20°.

(Le torpilleur Le Hardi en 1940 à Dakar)

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 946e livraison). –1354 – 3 novembre : Boscarla (acte notarié). Bouscarle, quartier rural, commune de Marseille, à l’ouest du che­min conduisant à l’église de Sainte-Marthe (1872). Notes : la buscarle (boscarla, boscarle, bouscarle) est la fauvette  (Mistral F. 1890). La famille qui porta le surnom de Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe où la bastide Bouscarle, au quartier Séon-Saint-André, appartenait à l’évêque de Marseille : Turris Gaufridi Boscarle, 19 novembre 1299 (charte aux archives municipales). Autres mentions : turris Bertrandi Boscarle 1332, Boscarla 1354, Bastida den Boscarla 1373, tour de Bouscarle 1696. Nous relevons qu’il existait une bastide dénommée la Bouscarle mentionnée en 1845 et 1864au Castellet (hameau de à Sainte Anne) et une bergerie de la Buscarle à Cuges.

SANARY :  745e livraison : –1867 – 3 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint du maire de Sanary Marius Michel. « Dimanche, st. Marcel – temps magnifique toute la journée. Calme plat. Les journaux ont annoncé que notre armée partie prendre Rome a déjà une division dans la ville Eternelle. On nous fait savoir en même temps que le gouvernement Italien a donné ordre à ses troupes d’entrer dans le domaine pontifical. Il est à espérer qu’il n’y aura pas de collision entre les Français et les Italiens. Pas d’autres nouvelles à annoncer. Je dirai pourtant que tout le monde se met à cueillir les olives qui donnent un bon rendement. Certaines personnes craignent que les olives qui seront cueillies trop tôt ne donnent pas une huile excellente parce qu’une grande quantité d’olives sont piquées. Nous avons vu cela déjà plusieurs fois. Il serait donc prudent de les ramasser le plus tôt possible. »

LA SEYNE-SUR-Mer : 639e livraison : Les Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne lancent le torpilleur d’escadre Le Téméraire, classe Le Hardi ; second torpilleur de la tranche 1938, il n’était alors qu’à 15% d’achèvement lorsque les Allemands se saisirent de lui. La coque du Téméraire reste inachevée (Ch. Salou – Les torpilleurs d’escadre du type « Le Hardi » 1932-1943. Lela Presse, sd.).

OLLIOULES: 640e  livraison : Depuis 1411, la ville avait de nouveau été détachée de la viguerie d’Hyères, pour être incorporée cette fois-ci à celle d’Aix, capitale de la Provence. Cette séparation administrative entraîna le 3 novembre 1443 une révision des limites des terroirs de Toulonavec Ollioules qui précise les termes de 1235, et correspond, à quelques détails près, aux limites actuelles. Par comparaison avec les termes de 1235 qui se retrouvent dans l’implantation de quelques-unes des quinze bornes ci-dessus, les éléments que nous retiendrons pour l’histoire d’Ollioules sont de deux ordres. Au niveau de la topographie, quatre noms apparaissent pour la première fois : le serre collet de Las Galle est peut-être une des hauteurs de l’Escaillon; la Cancelade, qui se trouve sur la route, en limite avec Toulon, serait le défens du chevalier Pierre Raimond, qui se trouvait placé en 1235 au-dessus de la route conduisant au castrum d’Ollioules (Cancelade vient du latin cancellus, barreau, borne, limite) ; et la Surgeirette ou source de Forgentier, située à l’entrée de Châteauvallon, qui correspondrait au cros de Borrello de 1235 (Sorgent [sourgent] désigne le lieu de naissance d’une source, et son diminutif surgentiéu [sourgentiéu] qualifie une petite source).

(Le torpilleur Le Hardi en 1940)

ÉPHÉMÉRIDES

L’INTEGRALE.

1163 : Mention d’un rempart à Marseille (Marc Bouiron au colloque international de Marseille, 3 novembre 1999 : mention du vallum, rempart, de Marseille].

1219 : Mention d’une ceta, rempart entre villes haute et basse de Marseille [M. Bouiron 1999 : Le rempart entre villes haute et basse de Marseille a été étudié par E. Duprat, texte de 1219. Il y est fait mention à nouveau d’une ceta.] (Marc Bouiron, colloque international de Marseille, 3 novembre 1999).

1294 – 3 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Malaponha (acte notarié). Malepougne, quartier rural,  commune de Marseille, quartier de Saint- Charles, vers les Chartreux (1872). Première mention : Campus domini Johannis militis quondam qui vocatur Mala Poinha, 19 mars 1294 (charte aux archives  municipales).

1354 – 3 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Boscarla (acte notarié). Bouscarle, quartier rural, commune de Marseille, à l’ouest du che­min conduisant à l’église de Sainte-Marthe (1872). Notes : la buscarle (boscarla, boscarle, bouscarle) est la fauvette  (Mistral F. 1890). La famille qui porta le surnom de Bouscarle possédait une tour qui a laissé son nom à un quartier de Marseille près de Sainte Marthe où la bastide Bouscarle, au quartier Séon-Saint-André, appartenait à l’évêque de Marseille : Turris Gaufridi Boscarle, 19 novembre 1299 (charte aux archives municipales). Autres mentions : turris Bertrandi Boscarle 1332, Boscarla 1354, Bastida den Boscarla 1373, tour de Bouscarle 1696. Nous relevons qu’il existait une bastide dénommée la Bouscarle mentionnée en 1845 et 1864au Castellet (hameau de à Sainte Anne) et une bergerie de la Buscarle à Cuges.

– Val Meguiera (acte notarié). Saint-Barthélemy, village, commune de Marseille. Saint-Barthélemy, 28 novembre 1730 (ibid.). Ce quartier doit son nom moderne à une chapelle succursale de la cathédrale érigée vers la fin du XVIIe siècle.

1374 : nouveaux travaux sur l’ancienne enceinte de Marseille – L’ancienne enceinte (de Marseille) étant incomplète et ruinée malgré les réfection du milieu du XIVème s., de nouveaux travaux y sont réalisés en 1374 ainsi qu’une nouvelle mise en défense, avec une tour à bossages. En fait, cette enceinte n’est qu’un bouclier usé qu’on rapièce à la hâte (M. Bouiran, colloque international de Marseille, 3 novembre 1999.).]

1390 – 3 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons de la Leula, (charte aux archives municipales). Font de la Leula – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon. Première mention en février 1051 avec la vente à Saint-Victor, par Amaury, sa femme et ses fils, de leur alleu à Pennes dans vallée dite Fontis Lesula (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, n° 51).

1431 – 3 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Maison Cremade (registre aux archives  de l’Evêché). Maison-Cremade : bastide, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872).

– Los Moussis (registre aux archives de l’Evêché). Les Moussis – lieu-dit, commune  de Marseille, quartier de Saint- Marcel à Romiguière.

-1443 – 3 novembre : Acte de dÉlimitation des terroirs de Toulonavec Ollioules : Castellan 1937, p. 26 et sq : délimitation des terroirs de Tholon avec Oliolis – La plus ancienne charte de séparation était celle de 1235, une nouvelle délimitation fut faite le 3 novembre 1443 et subsiste à ce jour (Castellan 1937, p. 26 et sq).

« Procès-verbal dressé en vertu de la sentence arbitrale de Vitalis de Cabanes, seigneur de Puyricart, et Jean Martin, seigneur de Puyloubier, arbitres des parties par noble Jacques Marin, drapier, Bérenger, Aicard et Jacques Murator, syndics de Tholon d’une part, et noble Barthélemy Marin, vice-bailli de la Cour et du fief du seigneur Caseneuve ; Guillaume Alphand, notaire, vice-bailli de la Cour et du fief de Bertrand de Marseille, les dits de Casneuve et de Marseille, seigneurs d’Oliolis, Bertrand Varages, Jacques Merle, Jacques Aycard et Guillaume Chautard, délégués du Conseil du dit Oliolis ; d’autres part en présence d’Alphonse de Morens, vice-bailli et vice-capitaine de la Cour Royale de Tholon ; Fouques Marin, chevrier ; Guillaume Chabert et Pierre Serrator, de la Valette.

              Procès-verbal certifiant conforme la délimitation des terroirs de Oliolis et de Tholon par la plantation de quinze bornes, que voici :

              1443 – le 3 novembre – Le premier terme incrusté des armes du Roy du côté de Tholon, et de celles du seilgneur d’Oliolis du côté d’Oliolis, comme aussi tous les autres termes suivants, fut posé à la Golbran, sur le chemin royal de Six-Fours à la rive de la terre d’Honoré…, habitant du dit Oliolis, laquelle confronte le chemin royal susdit, d’autre part, terre d’honnête femme Laurence Thomas, allant au ruisseau en son milieu.

              Le 2ème – Au collet de M. Hugon Aycard, du dit Oliolis, en droite ligne.

              Le 3ème – Sur le serre Collet de Las Galle, en droite ligne ;

              Le 4ème – Dans la vigne de Guillaume Cornille, à Las Galle ;

              Le 5ème – Sur le chemin Royal, ancien de l’Escaillon, savoir : contre la muraille voisine dudit chemin ;

              Le 6ème – Près du chemin nouveau Royal de l’Escaillon, qui tend en ligne droite au susdit 5ème terme ;

              Le 7ème – Dans la coste proche la Cancelade, laquelle coste confronte l’herme de Pierre Laugier, fils d’Hugon, d’Oliolis, en droite ligne du 6ème ;

              Le 8ème – Après le 7ème, allant vers le Baou Roux, est le dernier terme de ladite division, et font neuf termes par tête de la vigne de Monet Ancely, de Tholon, situé dans le territoire de Valbertrand ;

              Le Xème – Dans l’herme d’Antoine Fournier, de Tholon, dans le territoire de Valbertrand, par-dessus le chemin d’Oliolis ;

              Le XIème – Proche le Xème, d’un jet de pierre ou environ, à droite ligne du Xème ;

              Le XIIème – Proche le vallon de Surgeirette, dans la terre d’Antoine et Guillaume Constant d’Oliolis, droite ligne ;

              Le XIIIème – Dans la pinède dite l’Escavaou, au-dessus du Vallat de Surgentil, à droite en ligne ;

              Le XIVème – Fut planté par l’ordination, et exemption des officiers Royaux, de ladite ville de Tholon et des Cours du dit Oliolis, regardant à droite ligne vers le Baou Roux susdit, lequel fait le XVème terme, qui est le dernier.

Depuis 1411, la ville avait de nouveau été détachée de la viguerie d’Hyères, pour être incorporée cette fois-ci à celle d’Aix, capitale de la Provence. Cette séparation administrative entraîna le 3 novembre 1443 une révision des limites des terroirs de Toulonavec Ollioules qui précise les termes de 1235, et correspond, à quelques détails près, aux limites actuelles. Par comparaison avec les termes de 1235 qui se retrouvent dans l’implantation de quelques-unes des quinze bornes ci-dessus, les éléments que nous retiendrons pour l’histoire d’Ollioules sont de deux ordres. Au niveau de la topographie, quatre noms apparaissent pour la première fois : le serre collet de Las Galle est peut-être une des hauteurs de l’Escaillon; la Cancelade, qui se trouve sur la route, en limite avec Toulon, serait le défens du chevalier Pierre Raimond, qui se trouvait placé en 1235 au-dessus de la route conduisant au castrum d’Ollioules (Cancelade vient du latin cancellus, barreau, borne, limite) ; et la Surgeirette ou source de Forgentier, située à l’entrée de Châteauvallon, qui correspondrait au cros de Borrello de 1235 (Sorgent [sourgent] désigne le lieu de naissance d’une source, et son diminutif surgentiéu [sourgentiéu] qualifie une petite source).

Au niveau des moyens de communications, nous enregistrons la mention de deux chemins royaux de l’Escaillon, l’un ancien de l’Escaillon, l’autre nouveau Royal de l’Escaillon ; et du chemin d’Ollioules. Ce dernier correspond à celui qui est cité en 1235 et passe par Valbertrand, la Cordeille-Cancelade et Faveyrolles avant de rejoindre le pont de la Reppe à Ollioules. Les chemins royaux sont donc apparus depuis que le comte a hérité de Toulon à la fin du XIIIe siècle , avec la nécessité de relier cette ville à Aix. L’un ne peut-être que celui que l’on désigne communément sous le nom d’Ancien Chemin de Toulon ou de la Cagnarde, qui passe au quartier du Petit Plan, longe la Reppe qu’il traverse à gué après Pierre Pigne, passe le rond-point de la Castellane et rejoint le Pont-Neuf par la Beaucaire et l’Escaillon (Ce chemin suit sur presque toute sa longueur un decumanus du cadastre impérial romain Toulon B entre Hyères et la Baie de Bandol-Sanary). L’autre chemin pourrait être celui qui, partant de Bon-Rencontre à Toulon, franchit le Las au Pont-de-Bois, pour rejoindre le premier chemin un peu avant Valbertrand (Voir l’étude du réseau des chemins faite par Gérard Delattre).

Ces limites resteront pratiquement inchangées jusqu’à l’époque contemporaine (Hormis quelques aménagements comme celui du transfert d’une partie du quartier de la Beaucaire à la commune de Toulon). D’après l’inventaire dressé par  Gérard Delattre et Robert Hervé, voici ce qu’il reste aujourd’hui de l’ensemble des bornes plantées au cours des siècles entre Ollioules et ses voisins, y compris Sanary avec qui la séparation date de 1688 :  à partir du sud-ouest, Les Prats (limite entre Sanary, Six-Fours et Ollioules : borne enlevée et déposée à l’entrée de la Tour, sur le port de Sanary), Piédardant, la Grande Garenne, la Petite Garenne, Brégaillon (limite avec la Seyne, borne enlevée et déposée au musée de Balaguier à La Seyne) ; vers le nord, la Beaucaire (limite avec Toulon, borne enlevée et déposée au service des HLM de Toulon), Forgentier (borne enlevée et déposée à Ollioules, place Hippolyte-Duprat), escarpement du Croupatier (face sud, cote 638, gravée sur le rocher ; limite Ollioules, Toulon et Evenos) ; sur la ligne de crête du Croupatier jusqu’à la hauteur du Télégraphe (limite d’Ollioules et d’Evenos caractérisées par cinq  murs en pierres sèches) (Delattre G., Hervé R., 1995).

1564 – 3 novembre : Le roi CHARLES IX et son cortège visitant la France passe par les

Gorges en se rendant d’OLLIOULES où il y avait eu un repas. A La CADIERE le programme prévoit une chasse au sanglier (Gaston BELTRAME, 1983). Précédemment, le 3 novembre 1564, le Roi était allé « s’esgayer sur mer » sur la galère amirale du Marquis d’Elbeuf venu tout exprès de MARSEILLE avec sa flotte. En passant à MARSEILLE quelques jours plus tard, CHARLES IX sera parrain d’une nouvelle galère lancée devant lui (amiral LEPOTIER, 1972).

1574 – 3 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Clôt de Figon (registre n° 42 aux archives de l’Evêché). La Figone – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, aux Milanès (1872).

(Siroco, Trombe, Foudroyant, Le Hardi, Bison Toulon : Sabordage 27 11 1942)

1612 – 3 novembre : LIEUX-DITS D’AUBAGNE – Sant Estropy, 3 novembre 1612 (registre aux archives de l’Evêché). Saint-Eutrope – lieu-dit, commune d’Aubagne, quartier de Beaudinar (1872).

-1613 – novembre : EntrÉe à Metz de Bernard de Nogaret, marquis de la Valette, gouverneur de la ville. L’approche du marquis fut annoncée aux messins par des signes célestes : et le soir auparavant un courrier qui venait annoncer sa venue fut conduit par une colonne le feu lumineuse qui s’espanouyt sur la ville, qui donne présage que ce jeune seigneur illustrera ceste ville par ses vertueuses actions » et au moment où il entrait en ville « le peuple de l’air vint au-devant de ce seigneur, car l’on vit une légion d’oyseaux qui faisait des parades pendant qu’il entrait, mais ce tintamarre de canons les déchassa ». Ce deuxième phénomène s’explique plus facilement que le premier, car, certainement, il s’agissait des corneilles des clochers voisins affolées par les salves d’artillerie et les sonneries de cloches.

1720 – 3 novembre : Le 3 novembre, on compte un dÉcès dÛ à la peste à Bandol (Cayol M., 1980 ).

1764 – 3 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

Grave ou Patantan (registre aux archives du Chapitre). La Grave – ruisseau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert. Il prend naissance à la fontaine des Ouides et va se jeter dans l’un des affluents de Jarret. Pataglini lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château- Gombert. Première mention : Valat de la Grave, 2 mars 1679  (registre aux archives du Chapitre).

-La Renarde (registre aux archives de la Major. Les Reynard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). Autre mention : Le Renard, 1790 (ibid.).

1783 – 3 septembre au 3 novembre : LE TRAITE DE VERSAILLES SIGNÉ ENTRE LA FRANCE ET L’ANGLETERRE MET A LA GUERRE D’AMERIQUE. L’ANGLETERRE reconnaît l’indépendance des treize colonies américaines. La France se voit reconnaître la possession de ses comptoirs aux Indes, au Sénégal, à Saint-Pierre et Miquelon. La paix sera publiée le 3 novembre.

1785 – 3 novembre : un episode de la jeunesse de Bonaparte – La diligence de Lyon montait une forte pente. Deux jeunes gens mirent pied à terre. Le plus petit se nommait Napoleone Buonaparte et sortait de l’école militaire, 42e sur 58 élèves. Le second était passé in extremis, avec la place « 56 », et portait le nom de Des Mazis. Tous deux affecté au même régiment – celui de La Fère qui tenait garnison à Valence — avaient pris quatre jours auparavant la dili­gence de Lyon.

Soudain, tout en montant la côte, Napoleone s’écria, une flamme dans les yeux :

  • Enfin, je suis libre 1

Et il se mit à courir comme un fou, sautant, gesticulant et respirant ce premier air de liberté.

A Lyon, les deux lieutenants en second manquèrent la diligence de Valence. En attendant le prochain départ, ils entrèrent chez un bouquiniste et dépensèrent sans hésiter ce qui leur restait des 157 livres qui leur avaient été remises, à chacun, au départ de l’école. Sans un officier d’artillerie qui avait voyagé avec eux depuis Paris, et qui leur ouvrit sa bourse, les deux écervelés eussent dû faire la route à pied.

A Valence, Buonaparte et Des Mazis prenaient ensemble leurs repas — ils s’adonnèrent même à une cure de laitage dont le résultat ne fut guère satisfaisant… — et ne se quittaient pas pendant leurs moments de liberté. C’est ainsi que leurs nou­veaux camarades les virent avec épouvante enfourcher, peu après leur arrivée, deux rosses de louage et, encore revêtus de leur uniforme bleu de l’école, partir bravement afin de se familiariser avec l’équitation. “ une fois les chevaux lancés, écrira Des Mazis, nous ne pûmes les retenir, nous traversâmes un village à toute bride, nos cheveux épars, la poudre qu’ils renfermaient répandue sur nos habits, ce qui nous fit prendre pour des contrebandiers ; nous revînmes à Valence le même train et fûmes plusieurs jours à nous remettre de cette équipée. ”

A l’avènement de l’Empire, Des Mazis espéra bien être réin­tégré dans l’armée. Napoléon fut d’un autre avis. Il le nomma “ administrateur du mobilier des palais impériaux ”.                                                                                       

– Mais sire, s’inquiéta Des Mazis, je ne suis point administrateur, renvoyez-moi plutôt à mes canons !

L’Empereur refusa, et Des Mazis fut contraint, à défaut d(un régiment de canonniers, de commander un corps de tapissiers,  Napoléon qui appréciait pour lui la liberté jusqu’à gambadercomme un poulain échappé, ne tenait nullement à 1’accorder aux autres… (André Castelot, L’almanach de l’histoire, 1962).

1793 – 3 novembre (12 brumaire) : Olympe de Gouges est guillotinÉe à Paris. De son nom, Marie Gouze, elle était femme de lettres devenue femme politique et polémiste. Auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage. Dans ses écrits de 1793, elle dénonçait la montée en puissance de la dictature montagnarde, ce qui lui a valu d’être arrêtée et déférée devant le tribunal révolutionnaire en août puis condamnée à mort.

1795 – 3 novembre (12 brumaire) : EntrÉe en fonction du Directoire et constitution du ministère avec Delacroix aux Relations extérieures, Merlin de Douai à la Justice, Jean-Baptiste Aubert-Dubayet (1757-1797) à la Guerre, Pierre Bénezech (1745-1802) à l’Intérieur (Yann Fauchois, 2001).

-1796 – 3 novembre : ABBAYE DE BOSCODONLes deux frères de LEYSSIN sont expulsés de Suisse, et se réfugient à Morat dans le Jura (Roger Cézanne, 2017).

(Le Hardi torpilleur en achèvement à flot à Nantes)

1844 – du 23 octobre au 3 novembre : FRAGILITE DE L’ISTHME DES SABLETTES – Le conseil municipal de La Seyne considère que depuis 1829, les communications entre la presqu’île de Cépet et le continent ont été interrompues à plusieurs reprises ; notamment du 23 au 27 octobre 1844 et du 1er au 3 novembre 1844. De plus l’enlèvement continuel des sables de l’isthme des Sablettes fait sans opposition par des bateaux lesteurs a rendu non seulement cet isthme impraticable mais tend dans un avenir peu éloigné à isoler la presqu’île et à compromettre la sécurité de la rade de Toulon. Le Conseil persiste donc à demander un adjoint supplémentaire pour Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 69).

1847 – 3 novembre : Le cimetière de Saint-Mandrier sera terminÉ à la fin de l’annÉe, puisqu’il a été béni le 3 novembre par Sébastien Deblieu, chanoine doyen de la Paroisse de La Seyne, en présence de Jean-Baptiste Lautier, curé de la Paroisse, Buffaria officier d’artillerie en retraite et Peyron, instituteur. (Gisèle Argensse, 1989, p. 67).

1859 – 2 et 3 novembre : Une crue énorme de l’Isère submerge toute la ville de Grenoble (La climatologie / intemperies / tableau 4).

1867 – 3 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint du maire de Sanary Marius Michel. « Dimanche, st. Marcel – temps magnifique toute la journée. Calme plat. Les journaux ont annoncé que notre armée partie prendre Rome a déjà une division dans la ville Eternelle. On nous fait savoir en même temps que le gouvernement Italien a donné ordre à ses troupes d’entrer dans le domaine pontifical. Il est à espérer qu’il n’y aura pas de collision entre les Français et les Italiens. Pas d’autres nouvelles à annoncer. Je dirai pourtant que tout le monde se met à cueillir les olives qui donnent un bon rendement. Certaines personnes craignent que les olives qui seront cueillies trop tôt ne donnent pas une huile excellente parce qu’une grande quantité d’olives sont piquées. Nous avons vu cela déjà plusieurs fois. Il serait donc prudent de les ramasser le plus tôt possible. »

1869 – 3 novembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint du maire de Sanary Marius Michel. « Mercredi, st Papoul. Beau temps, calme plat jusqu’à 10 heures. A cette époque le vent d’ouest se met à grandir. L’air est beaucoup moins froid. Ce matin le thermomètre marquait 6°. Le jour de la Toussaint est décédé la vieille Dame Fourniero morte à l’âge de 83 ans laisse le bureau de tabac disponible pour quelqu’un que le gouvernement désignera. C’est une bonne aubaine pour celui qui l’aura. Ça doit être une rente de 800 à 1000 francs.

1871 – entre les 12 octobre et 3 novembre : DEMISSION DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – Genèse de la démission de Marius Michel, maire de Sanary. Dans une lettre du 12 octobre envoyée du château de Morsaing (Seine-et-Oise), il exprime sa rancœur contre les électeurs après son échec aux élections cantonales. Il est surtout vexé parce que Emeric, fermier du Lançon, a eu plus de voix que lui. Dès le 18 Octobre sa décision de démissionner de la mairie est prise ; il l’envoie au Préfet le 3 Novembre : Marius Michel envoie sa démission au Préfet. En réponse, on lui pro­pose d’être candidat à la députation (archives).

1880 – 3 novembre : Une distribution de plants américains sera faite aux viticulteurs le 3 Novembre 1880. En 1874, à Sanary, la récolte avait donné 7530 hectolitres de vin; en 1875, 7082 hectolitres; en 1876, 1589 hectolitres; en 1877, 610 hectolitres; pour l’année 1878, il est connu de tous que la récolte n’atteindra pas 100 hectolitres! De plus, depuis 4 ans, on n’a plus d’olives, la récolte de blé est faible. Le phylloxera a fait ses terribles ravages (Barthélemy Rotger, 1984).

1893 – 3 novembre : ÉTIENNE JULES MAREY MONTE LE PREMIER FILM RÉALISÉ EN CELLULOÏD – Les œuvres dirigées par Marey dès ce moment sont d’une rigueur formelle d’une pureté toute moderne (Laurent Mannoni, Cahiers du Cinéma, 1995).

-1913 – 3 novembre : Le Temps, du 3 novembre 1913 : « UNE EXPÉRIENCE PEU CONCLUANTE. Un inventeur oriental, M. Dekran-Aram, a expérimenté hier, à Issy-les-Moulineaux, un soi-disant appareil de sauvetage aérien pour ballons sphériques, dans lequel avaient été enfermés une oie, un mouton, des pigeons, etc. L’appareil a le défaut d’être un peu encombrant; il eut hier cet autre désavantage de précipiter la chute des animaux qui servirent aux essais. Un petit captif avait été gonflé pour servir aux expériences. L’inventeur y prit place avec ses futures victimes. Il y avait 200 mètres de câble. La petite ménagerie emmenée par l’inventeur fut confiée aux bons soins de l’appareil, qui quelques secondes plus tard vint s’écraser à terre, faisant jaillir la flaque d’eau dans laquelle il était tombé. Le mouton et le porc étaient bien malades; le lapin n’était pas très bien; seuls les volatiles s’en tirèrent à assez bon compte. Bref, cette expérience ne prouva rien du tout ».

1914 – 3 novembre :

1. On lit, dans Le « Miroir » n°52 du 22 novembre 1914 : « Mardi 3 novembre. — Toujours de violents combats autour de Dixmude et d’Arras, au­tour du Quesnoy-en-Santerre et au nord de l’Aisne. L’ennemi n’avance pas d’une ligne ; au contraire, c’est nous qui progressons.

« Guillaume II s’est fait décerner la croix de Fer par les autres souverains allemands; on ne dit pas sur quel champ de bataille il l’a gagnée.

« Le gouvernement français, à son tour, pu­blie l’exposé de ses griefs contre la Porte (La Turquie) et des négociations qui ont eu lieu à Constan­tinople.

« La Bulgarie proclame sa volonté de rester neutre dans le nouveau conflit oriental”.

2. Depuis que la flotte ottomane est devenue flotte alle­mande, une division navale anglo-française bloque l’entrée des Dardanelles. Le 31 octobre 1914, la Turquie, nous l’avons vu, se joint à nos ennemis. Le 2 novembre, selon la volonté de Churchill, Londres envoie à cette division navale l’ordre abasourdissant de faire, sans risquer les navires, une démonstration contre les forts de l’entrée, afin de tâter la portée de leurs canons. Le lendemain, l’Indefatigable, l’Indomitable, le Suffren et la Vérité tirent pendant onze minutes sur les Turcs somnolents, les réveil­lent et anéantissent à jamais tout espoir d’attaque par surprise…

C’est la première bévue d’une extraordinaire série.

Pour que les cuirassés puissent détruire les ouvrages, il faut supprimer les mines, qui détruiraient les cuirassés…

Mais, tout d’abord, une base est nécessaire. Et l’on choi­sit Lemnos, à soixante-quinze kilomètres des Dardanelles.

Lemnos n’est à personne. Le traité conclu à la fin de la guerre gréco-turque a négligé de s’occuper d’elle. L’île appartient donc à tout le monde, ainsi que la magnifique baie de Moudros qui la coupe presque en deux.

C’est là qu’au mois de février 1915, la flotte d’attaque se concentrera (Paul Chack et Jean-Jacques Antier – Histoire maritime de la première guerre mondiale, tome 2 pp. 152-153).

1924 – 3 novembre : Le premier journal parlÉ français est radiodiffusÉ depuis la Tour Eiffel.

1926 – 3 novembre : Deux blessures mortelles l’atteignirent; elles ne le tuèrent pas (Pierre d’Hugues : Le Journal des Débats, 3 novembre 1926.)

1939 – 27 octobre au 3 novembre : NOTRE MARINE DANS SON RÔLE D’ESCORTE DE CONVOI – Le 27, à 18 h, le convoi 20 K, de 9 bâtiments en quatre colonnes, appareille de Casablanca pour le Verdon et Brest escorté par le torpilleur de 1 500 t Ouragan et l’aviso-dragueur Commandant Rivière. Le 31, à 05 h 25 G.M.T., par 43° 48′ Nord – 9° 08′ Ouest le cargo de la compagnie des Chargeurs Réunis Baoulé qui se trouvait en avant de son poste, fut torpillé par le sous-marin U 25 (commandant Viktor Sehütze). La nuit était claire, lune pleine dans le 250, la mer agitée de Ouest Sud-Ouest. L’officier de quart et le veilleur du  Baoulé aperçurent deux sillages de torpilles venant de quatre quarts bâbord et passant sur l’avant. Presque simultanément une troisième torpille frappa le cargo par bâbord milieu ; le bâtiment coula en sept minutes.

Le Casamance, bâtiment n° 2 de la colonne 4 dont le Baoulé était bâtiment de tête vint sur la gauche pour se dérouter. Etant déjà en giration, son commandant vit, un sillage de torpille venant de bâbord, qu’il réussit à éviter en redressant la barre : le sillage défila à bâbord très près du cargo.

Le Commandant Rivière alla aussitôt patrouiller dans l’azimut opposé à la lune, où il supposait que se trouvait le sous-marin. N’ayant rien vu, il revint sur l’endroit où avait disparu le Baoulé pour repêcher les survivants et y patrouilla pendant plusieurs heures (rapport de mission n° 96 du 10 novembre 1939).

Les appareils de transmission du Baoulé avant été rendus inutilisables par 1’explosion, 1’escorteur n’avait pu, avant le repêchage des survivants recueillir de renseignements sur la position de lancement du sous-marin.

Le convoi arriva à Brest le 3 novembre à 12 h (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

-1940 – 2 novembre : LA PRESSE DANS TOUTE SA SPLENDEUR –

1. (information donnée avec 24 h de retard) : On lit, dans “Le Matin” du samedi 2 novembre : “Le professeur Langevin vient d’être incarcéré

“Un des plus grands bénéfi­ciaires des places de la Républi­que juive et maçonnique, le professeur Paul Langevin, illus­tre dignitaire de la Secte, vient d’être arrêté.

« Chimiste et physicien, profes­seur au Collège de France, membre de l’institut, Langevin, au lieu de s’en tenir à la science, manifesta une grande activité politique pendant le règne du Front populaire et ne dédaigna pas de se mêler aux cortèges où on levait le poing. L’arrestation a eu lieu mercredi, à 14 h 30 ».

2. Pour la première fois depuis le 7 Septembre, Londres n’est pas bombardé. Il y a eu 57 attaques consécutives sur la capitale britannique.

3. On lit dans “Le Matin” Du dimanche 3 novembre : “Des ouvriers français peuvent travailler en Allemagne.

“La Grande Allemagne offre du travail aux chômeurs et à ceux qui cherchent du travail; ils travailleront dans les mêmes conditions que les ouvriers allemands.

“Ne pourront être embauchés que les ouvriers ayant moins de 45 ans, célibataires ou qui, au cas où ils seraient mariés, lais­seraient leur famille en France. Les demandes de familles, même agricoles, ne peuvent être retenues. Ne sont embauchés actuellement que des spécialis­tes ou manœuvres masculins de la métallurgie et du bâtiment, des briquetiers et des ouvriers et ouvrières agricoles. De même, des bonnes connaissant l’alle­mand, pourront trouver un emploi dans des familles avec enfants.

“Le salaire sera le même que pour les ouvriers allemands de la même catégorie.

Pour assurer la vie de leurs fem­mes et de familles laissées en France, ceux des ouvriers embauchés qui sont mariés pourront leur envoyer jusqu’à 125 RM par mois, les célibatai­res jusqu’à 80 RM.

“Le service postal entre l’Allema­gne et la France sera rétabli d’ici peu. Les familles restées en France bénéficieront gratuite­ment de tous les soins médicaux en cas de maladie.

“Les renseignements complé­mentaires seront donnés par les bureaux de placement allemands.

“Les ouvriers de nationalité ou de race allemande et les ouvriers étrangers autres que Français des professions sus mention­nées — à l’exception des ouvriers agricoles — s’adresse­ront au bureau de placement allemand : 25, quai d’Orsay, tous les jours de 8 h 30 à 13 heures et de 15 heures à 18 heures, le samedi et le dimanche seule­ment le matin.

“Les ressortissants français des professions sus indiquées et tous les ouvriers agricoles s’adresseront au bureau de pla­cement allemand : 75, cours de Vincennes (Lycée de Jeunes Filles), tous les jours de 8 h 30 à 13 heures et de 15 heures à 18 heures, le samedi et le dimanche, seule­ment le matin.

“Le chef de la direction militaire de la région de Paris, État-major de la direction »

4.  En MEDITERRANEE, DES TROUPES BRITANNIQUES DEBARQUENT EN CRETE. Le 3 novembre, une escadrille de Blenheim viendra renforcer ces unités. Il est vrai qu’en Grèce, les troupes italiennes piétinent et ne parviennent pas à débarquer pour prendre Corfou

-1941 – 20 octobre au 3 novembre : LA GUERRE –

1. EN ESCORTE DE CONVOI – Le 20 octobre, le convoi B 6 (6 bâtiments) quitte Dakar avec l’aviso-dragueur La Boudeuse. Les trois premiers bâtiments sont lâchés devant Taban le 29, les deux suivants le même jour à Port Bouet et le dernier arrive à Cotonou avec son escorteur  le 3 novembre. Elle en repart le 19 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

2. La note italienne n° 4510 n’autorise l’emploi que de la base de Berre pour l’aviation embarquée ; Saint-Mandrier est, en principe, réduite au rang d’une base gardiennée ; Cependant, une certaine activité aéronautique y est maintenue, car la mise en gardiennage a été retardée du fait de la présence de 2 ballons captifs encore en service (note 1409 du 3.2.41) destinés, l’un à terminer les opérations de dragage dans le golfe de Fos, le deuxième, à la vérification des filets explosifs d’Hyères et à la surveillance des champs de lancements de torpilles aux Salins d’Hyères. Les Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne lancent le torpilleur d’escadre Le Téméraire, classe Le Hardi ; second torpilleur de la tranche 1938, il n’était alors qu’à 15% d’achèvement lorsque les Allemands se saisirent de lui. La coque du Téméraire reste inachevée (Ch. Salou – Les torpilleurs d’escadre du type « Le Hardi » 1932-1943. Lela Presse, sd.).

3. UN PAQUEBOT FRANçAIS EST CAPTURE PAR LES BRITANNIQUES – Le paquebot de 9986 tjb « Compiègne », construit en 1924 pour les Messageries Maritimes, avait quitté Marseille pour Saigon en mars 1941. Au retour il est capturé le 3 novembre 1941 par les Britanniques et servira de caserne aux cadets de la Navy sur la Tamise. Rendu en novembre 1945 après, quelques avatars et refondu à Dunkerque en 1946-47, il reprendra du service et sera démoli à La Seyne sur mer en avril 1954 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

4. L’aviso-dragueur FNFL Commandant Dominé participe à l’escorte du convoi OS 9 (Liverpool-Freetown) du 13 octobre au 3 novembre 1941. Après une bonne semaine de ce régime, le convoi ayant été plusieurs fois dispersé par le mauvais temps, le Commandant Dominé fut détaché le 25 au soir par le chef d’escorte HMS Egret pour s’occuper du cargo Cornish City en panne. A 11 h 00 le 26, le cargo se déclara en état de reprendre sa route, mais au bout de quelques heures de marche, demanda à relâcher soit à Punta Delgada, soit à Gibraltar, ayant une machine totalement défectueuse. Dans ces conditions, le capitaine de corvette Jacquelin de la Porte des Vaux décida de l’accompagner jusqu’à Punta Delgada, plus proche que Gibraltar, et le lâcha le 27 à 15 h 15 en vue de Sao Miguel. Restait à retrouver le convoi. Malgré trois jours de recherches, le Commandant Dominé n’y parvint pas et se décida à faire route isolément sur Freetown où il arriva le 3 novembre à 16 h 00 sans autre incident (id.).

-1943 –  3 novembre :

1. Le 3 novembre 1943, s’est réunie à Alger l’Assemblée Consultative provisoire. Dans de nombreux pays alliés et particulièrement en Grande-Bretagne, on a salué cette création de la France qui combat comme l’apparition d’un nouveau Parlement Français. L’Assemblée Consultative provisoire n’est pas un Parlement et le Comité Français de la Libération Nationale n’a pas voulu qu’elle le soit parce que, comme l’a dit le Général de Gaulle: “à l’heure actuelle, nul organisme ne saurait, à aucun gré, se substituer à la souveraineté nationale.” L’Assemblée Consultative est aussi plus qu’un Parlement, car jamais dans l’histoire de la France une réunion d’hommes n’aura représenté aussi exactement et aussi directement les tendances pro­fondes du pays ni payé d’autant de dangers l’honneur de venir servir la France. Le partage qui a été fait des sièges entre les anciens parlementaires qui n’ont pas voulu abandonner la République et les membres des mouvements de résistance, répond parfaitement au vœu de la Nation. L’Assemblée d’Alger est véritablement l’émanation de la France qui souffre et qui lutte pour sa libération (De Gaulle, Au service de la France, 1940-1944, p. 57).

2.  Base de SainT-Mandrier – La note italienne n° 4510 n’autorise l’emploi que de la base de Berre pour l’aviation embarquée ; Saint-Mandrier est, en principe, réduite au rang d’une base gardiennée. Cependant, une certaine activité aéronautique y est maintenue, car la mise en gardiennage a été retardée du fait de la présence de 2 ballons captifs encore en service (note 1409 du 3.2.41) destinés, l’un à terminer les opérations de dragage dans le golfe de Fos, le deuxième, à la vérification des filets explosifs d’Hyères et à la surveillance des champs de lancements de torpilles aux Salins d’Hyères.

3. LA GRÈVE SEYNOISE DU 10 NOVEMBRE EST PRÉCÉDÉE D’UNE MANIFESTATION. La plupart du personnel déjeunait à la cantine où la direction allemande donnait le “plat unique”. Ainsi se nommait une louchée de soupe plus ou moins épaisse et un quignon de pain noir. La faim était réelle. Aussi la première revendication décidée fut : l’amélioration de la soupe et davantage de pain. Cette revendication fit l’objet de discussions dans les ateliers, les équipes. “Le téléphone arabe” était la meilleure forme de propagande. Des tracts dénonçant la misère en France, les restaurants du “marché noir” pour les fortunés furent déposés çà et là et se retrouvaient chez le voisin d’établi, etc. Au vu des réactions enregistrées un peu partout et surtout à la cantine, le syndicat se réunit le 3 Novembre à La Bourse. – L’opportunité d’un arrêt de travail le 10 Novembre à 16 heures 30 est arrêtée (1/2 heures de grève). – En assurant le succès de cette action, la situation serait plus favorable pour la grève du lendemain 11 Novembre, à 11 heures 30, aux F.C.M comme à l’Arsenal de TOULON. De ce succès dépendait l’avenir de la lutte ultérieure. A TOUT PRIX LE SUCCÈS : Le point sensible, c’est de commencer la grève. Qui tenait la clé du déclenchement ? Trois corporations essentielles : – Les riveteurs qui faisaient un bruit infernal avec les marteaux pneumatiques. S’ils s’arrêtent tout le chantier le sait. – Les grues et titans, dont l’immobilisation amènent l’arrêt forcé du travail de dizaines d’équipes sur les cales et les bords. – Aux électriciens, revenaient la tâche de couper la centrale en cas de défaillance. Dans la direction syndicale, chacun a sa responsabilité précise pour ces corporations mais aussi pour les ateliers et bords. Il m’est confié la responsabilité des titaniers. Nous formons une bonne équipe de copains. Je me souviens de Joseph GUISIANO, Paul OLAND. Des questions se posent au cours de cette semaine de préparation. Des objections : “et si nous avons une palanquée accrochée ?”, “comment obliger les ouvriers à décrocher ?”, “qui commencera ?”, “est-ce que tu suivras ?”. Même discussion chez les riveteurs : “comment savoir l’heure dans tout ce bruit ?”. Il fallait que partout il y ait un premier. Le cas échéant, forcer les hésitations. Couper l’air. Stopper la machine. Et partout la même question : QUI ? Je ne veux pas parler des “durs à cuire”, telle que cette équipe de charpentiers qu’on appelait les “mange fer”, avec qui les rapports étaient tendus. Enthousiastes avec les autres, mais au fond de soi l’anxiété grandissante au fur et à mesure qu’approchaient la date, puis l’heure, puis les minutes. Je n’ai pas vécu le maquis quand il préparait un coup, mais aux chantiers, ce fut la même chose, l’attente fébrile. Une autre inquiétude : “quelle sera la réaction des autorités françaises et allemandes ?”. Nos noms étaient déposés et nous n’étions pas des héros sans peur. C’était le premier choc. Peur, crainte, tout disparut à 16 heures 30. Il fallait y aller. Riveteurs, titaniers arrêtèrent presque en même temps. Déjà des premiers groupes arrivent de la chaudronnerie, la tuyauterie, le barrotage, de la mécanique, la tôlerie, la soudure. Il est à peine plus de 16 heures 30. Lentement, silencieusement, nous avançons vers la porte principale. Là on sentait que dans tous les ateliers, des militants inconnus, des communistes agissaient. Nous sommes des centaines face au gardien chef qu’il faut un peu houspiller pour qu’il ouvre les deux battants de la porte principale. Je ne me souviens plus de la suite. Manifestation, pas manifestation ? Peu importe. La grève a réussi et le défilé vers la porte n’est-il pas une manifestation ? Des centaines d’ouvriers se retrouvent, pour la première fois, côte à côte, dans la première grève depuis le désastre de 1940. “Ventre affamé n’a pas d’oreilles” ! Ce dicton se trouve contredit. Et contre qui ? Contre la direction allemande des F.C.M et ceux, des cadres français, qui gèrent la cantine contre la politique de collaboration. Sans doute, beaucoup n’allaient pas chercher si loin ! Mais pour les militants, à tous les échelons, c’est ce qui en ressortit. Et pour le nouveau syndicat, une grande satisfaction, un encouragement à poursuivre (Louis Puccini, La Seyne et la Résistance).

1944 – 3 novembre – cinq tués à six-FOURS LORS DES TRAVAUX DE DeMINAGE –  Lors de travaux de déminage, on déplore la mort à Six-Fours d’un agent technique, Ollivieri Ange, et de 4 ouvriers, Artaud Lucien, Canale Marius, Michel Aimé et Cuerq Roger, de la Direction des constructions et armes navales (Cahier du patrimoine ouest varois n°11, Six-Fours. Article de Claude Majastre : Morts pour la France : militaires inhumés dans la commune : liste établie par la mairie le 9 janvier 1950).

(torpilleur Epée T 101, classe Le Hardi)

-1952 – 3 novembre : incident à saint-mandrier – « Lundi, sous la violence du mistral, un hydravion ancré dans le port de Saint-Mandrier a rompu ses amarres. Partant à la dérive, il a causé quelques dégâts à des embarcations. Cet accident a heureusement eu lieu de jour et les pêcheurs ont pu dégager les barques en danger » (Le Petit Varois du mercredi 5 novembre 1952).

1954 – 3 novembre : Disparition du peintre Henri Matisse.

1956 – 3 novembre : admission au service actif de l’escorteur rapide Le Normand (F 765) ex USS DE 1007, premier de la classe des escorteurs type E52 (de F765 à F775), construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (aide américaine dite offshore) (netmarine / bat / er / normand / index).

-1957 – 3 novembre : Laïka première chienne de l’espace. Moins d’un mois après le lancement de Spounik I, l’URSS lance un nouveau satellite, Spoutnik II avec un « passager » la chienne Laïka. A bord du satellite se trouvent des appareils destinés à l’étude du rayonnement solaire, des rayons cosmiques, de la température, de la pression et des rayons X. La chienne Laïka est placée dans un container hermétique, sous air conditionné, avec de la nourriture. Objectif : étudier le comportement de l’animal dans l’espace interplanétaire. Laïka, premier être vivant à être satellisé, survivra 7 jours avant de mourir par manque de protection thermique. Spoutnik II se désagrégera le 14 avril 1958.

1962 – 3 novembre : ACCIDENT DU SOUS-MARIN Argonaute (type Argonaute). Toulon, échouage.

-1966 – 3 novembre : François Jouglas donne une conférence sur Saint-Mandrier – Aux Amis du Vieux-Toulon, le 3 novembre 1966, et aux Amis de La Seyne Ancienne et Moderne, le 31 mars 1966n François Jouglas donne une conférence portant sur Saint-Mandrier, son Histoire, sa Légende, qui sera publiée sous la forme d’un article : Jouglas François, « La légende de saint Mandrier », dans le Bulletin des Amis du Vieux Toulon en 1967.

1973 – 3 novembre : Disparition du cinéaste Marc Allégret.

1987 – 3 novembre : La municipalité de La Seyne a été informée de l’inscription du pont basculant à l’inventaire des monuments historiques (Marius Autran, tome 5, 1995).

(deux torpilleurs de la classe Le Hardi, 27/11/1942, Toulon)

2006 – 2 et 3 novembre : Présentation de la Table ronde tenue à Naples les 2 et 3 novembre 2006 sous l’égide duMinistère de la Culture, du Ministère de la Recherche, du Cépam/UNSA-CNRS, UMR6130, du Centre Jean Bérard de Naples, CNRS – Ecole Française de Rome (UMS 1797) dirigé par Jean-Pierre Brun qui nous reçoit, de l’INRAP, de la Ville de Fréjus, et intitulée « Les céramiques communes Languedoc, Provence, Ligurie, Campanie…IIe s. av. J.-C. – IIIe s. apr. J.-C. Structures de production et typologies ».

Cette Table ronde clôturera notre ACR sur la céramique commune. Le colloque de la SFECAG qui s’est déroulé en mai 2005 à Vallauris (06) était consacré à divers contextes archéologiques d’habitats. A Naples ce sont les structures de production et les typologies qui vont être abordées ainsi que quelques contextes inédits. La Provence et la Ligurie restent au centre de nos préoccupations, mais une table ronde devant être aussi un lieu d’échanges nous avons élargi notre champ géographique. Cet élargissement concerne toutefois des régions avec lesquelles les liens sont évidents, comme la Campanie par exemple qui exporta très tôt ses productions céramiques vers la Provence et la Ligurie. Le choix du lieu, Naples, est pour nous aussi une façon de rappeler qu’à travers Marseille, cette région a largement influencé l’industrie potière du sud de la Gaule, comme le montrent les pâtes claires massaliètes, les imitations de vernis noirs… C’est là aussi que céramologues français et italiens se sont rencontrés en 1994. Une publication du Centre Jean Bérard rend compte de cette première table ronde. Depuis, beaucoup de jeunes chercheurs ont rejoint nos rangs apportant de nouveaux points de vue, des recherches qui balbutiaient à l’époque ont été menées à bien. Plus de dix ans après un nouveau bilan s’impose. L’objectif est de fournir à la communauté scientifique un outil adapté aux exigences locales en matière d’identification, de classement et de datation des céramiques communes, notamment dans le cadre des opérations d’Archéologie préventive. Il est aussi d’offrir aux archéologues une base de réflexion sur l’organisation et la diffusion d’une production à la valeur marchande certes très réduite, mais qui s’intègre aux structures économiques régionales. La céramique commune locale révèle aussi les attentes et le niveau d’acculturation de la population, son aire de diffusion, la vitalité économique d’une région, les importations, le brassage des us, des coutumes et des personnes engendré par le développement des échanges commerciaux.

Le Centre archéologique du Var est fortement représenté à cette Table ronde, notons tout particulièrement que la section archéologique du Foyer Pierre Singal a délégué à cette occasion Didier Martina-Fieschi, Pascal Alliot et Henri Ribot qui interviennent au sujet de leurs travaux sur les ateliers de potier d’époque romaine de La Pinède (Le Castellet) et de Portissol (Sanary).

-2011 – 3 novembre :  L’Institution Sainte-Marie de La Seyne – Le 3 novembre 2011, le journal La Marseillaise publie un article relatant le départ du dernier père mariste  dont la communauté est arrivée à La Seyne il y a plus de 168 ans. « L’ordre des Maristes : une page se tourne. Dernièrement le maire, Marc Vuillemot, a remis la médaille d’or de la ville au père Andrau, supé­rieur de la communauté des Ma­ristes de La Seyne. Un témoigna­ge de reconnaissance de la Ville et de l’amitié des Seynois envers les pères maristes. Les deux derniers à avoir quitté la communauté sont le père Drevon, présent à la Seyne depuis 1964, aumônier de la troupe Saint-Exupéry, troupe scoute de la Sey­ne, à qui tant de Seynois doivent leur goût pour le modélisme, et le père Sénéclauze, arrivé en 1944, qui fut le dernier mariste à avoir vécu et travaillé à plein temps à Sainte-Marie. A l’occasion de la cérémonie a été évoquée l’histoire de l’institution Sainte Marie sur La Seyne qui a aujourd’hui 168 ans. C’est dire l’implication, durant cette longue période, dans la vie locale des pères maristes.

Daniel Hugonnet, ancien élu, ex-président de l’O.M.A.S.E. et ancien président de l’association immobilière provençale qui gère le patrimoine des Maristes connaît bien l’institution. Il revient sur cette longue période durant la­quelle les religieux s’intègrent à la vie locale :

« Pendant des siècles l’approvision­nement en eau de La Seyne était ca­tastrophique Quand les pères ma­ristes, pour assumer leur besoin ont fait forer un puits, ils en ont profité pour installer une fontaine en haut du marché dont les plus vieux d’entre nous se rappellent encore ».  Mais c’est lors de l’épidémie de choléra de septembre 1865 qu’eut lieu la vraie rencontre avec la population seynoise. « On était en période de vacances et les pères auraient pu abandonner la maison pour une autre de leurs résidences située sous des deux plus salubres. Ils restèrent à La Seyne se mettant au service de la municipalité, travaillant à l’hôpi­tal, visitant les malades. D’ailleurs, c’est sur la charrette du collège, conduite par le domestique de l’ins­titution qu’étaient ramassées les dépouilles recueillies dans les mai­sons abandonnées. Après cette épi­démie qui avait fait plus de 500 vic­times sur une population de 11 000 habitants, il a fallu agrandir le ci­metière. A cette occasion fut démo­lie la chapelle érigée à l’endroit où se trouve la place devant l’entrée du cimetière et la cloche fut donnée aux maristes en guise de remercie­ment pour leur dévouement ». Après la première guerre mondia­le : « Tout reprend comme avant. Les Seynois sont habitués à ren­contrer le jeudi et le dimanche les élèves des 6 divisions cheminant 3 par 3 sur les petits chemins de la commune, à la traditionnelle sortie en mer sur les ferries, à leur parti­cipation aux moments importants de la vie seynoise comme les lance­ments de navires, aux rencontres sportives… Les pères sont des bâ­tisseurs et font travailler les entre­prises locales. Assurer la vie maté­rielle de plus de 600personnes n’est pas chose facile : Des civils tra­vaillent dans tous les secteurs et le collège devient l’un des plus impor­tants employeurs de la ville. Dans la maison, les sœurs de Saint-Jose­ph de Gap ont la main sur toute l’intendance. A la lingerie, elles créent un centre d’apprentissage de la couture. Et discrètement, par la petite porte de la rue d’Alsace de la nourriture est distribuée aux né­cessiteux. Les contacts des pères avec les familles seynoises ou des communes environnantes se multi­plient. Hommes de bon conseil et de bonne volonté les pères sont à l’écoute de familles de tout horizon et de tout milieu ». Durant la deuxième guerre mondiale les pères résisteront : « Tout le monde connaît le rôle du père Bouvet lors de l’attaque du poste de police par les Allemands, on connaît moins la témérité du père Baudin dans la Résistance », indique Daniel Hugonnet. Au fil des années, le nombre de pères maristes, à La Seyne com­me dans les autres établissements d’enseignement mariste, diminue et les fonctions qu’ils occupaient sont progressivement exercées par des laïques. « Les pères ma­ristes se consacrant moins à l’en­seignement se tournent vers de nouveaux sacerdoces. Ils sont dans les prisons, les associations de quartier, dans l’agglomération toulonnaise, etc. », souligne Daniel Hugonnet.

Il n’y aura donc plus de pères ma­ristes sur notre commune, car la propriété de Mar-Vivo qui était leur maison de retraite a été ven­due aux Petits frères des pauvres (Article de Guy Mousse, journal La Marseillaise du 3 novembre 2011, page de La Seyne).

Voici, dans ses grandes lignes, l’histoire de cette institution qui, le 1er mars 1849, sous la Deuxième République avait reçu l’autorisation d’ouvrir un établissement (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, op. cit., vol. 2) avec pensionnat (Louis Baudoin, 1965, op. cit) que le roi Louis-Philippe avait refusée de leur accorder.

2019 – 3 novembre : MÉtÉo de sanary :  Pluie , orage et vent (45 à 70 km/h) sont au menu de la journée, du moins jusqu’à la fin de la matinée. Le soleil devrait briller dans l’après-midi avec le mistral enfin de retour. Températures inchangées : 20° pour les maximales, 15° pour les minimales.

2025 – 4 novembre :

  1. à 14h 30, à Sanary, salle Marie Mauron, dans le cadre de l’atelier de Découvertes et Civilisations, nous accueillons Pierre Jouvencel qui viendra évoquer pour nous « Victor Hugo et l’idée de progrès ». A 18h 30, à Ollioules, j’évoquerai l’histoire et la vie d’une baillie provençale : Toulon, l’une des conséquences du passage de la féodalité à la centralisation du pouvoir royale et à l’émergence de la bourgeoisie.
  2. à 18h 30, à Ollioules dans le cadre de l’UTLO, j’interviendrai pour évoquer « l‘histoire d’une baillie provençale, Toulone« , conséquence du passage de la féodalité à la centralisation du pouvoir et à l’émergence des villes comme entités reconnues ».

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Un archéologue raconte :

En visitant une pyramide récemment exhumée des sables, j’avais eu mon attention attirée par des hiéroglyphes gravés dans un cartouche. J’ai beaucoup ri en découvrant qu’ils signifiaient : « La vengeance du pharaon, dérangé dans son sommeil, sera terrible. »

  • Et que vous est-il arrivé ?

-Absolument rien. Dès que j’ai été remis d’une pneumonie puis d’un accident vasculaire qui m’a laissé paralysé du côté gauche, je me suis fracturé les deux jambes en glissant dans un escalier mais, comme vous le voyez, avec de bonnes béquilles, je marche…

Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 19 heures, allez en paix ! Je vous souhaite un bon lundi.

Amical salut aux Capricornettes ainsi qu’à mes compagnons du décan, mes chers Scorpio-nets.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde !

A demain pour fêter CHARLES !

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