EPHEMERIDES DU DIMANCHE 2 NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4958)
Illustration : En ce Jour des Morts, permettez moi de mettre en images ces disparus auxquels je dois d’être ici avec vous. En premier lieu : mes parents, Ernestine Ribot née Candille, née à Caudiès de Fenouillèdes et Amédée Ribot né à Bages, tous deux enterrés à La Seyne.
Je remercie tous ceux qui m’ont souhaité mon anniversaire tant par l’intermédiaire de Facebook que par mes diverses boîtes aux lettres. Ils sont nombreux, mais je vais faire en sorte de répondre à chacun d’eux.
Aujourd’hui, Jour des Morts, nous fêtons saint Malachie, un moine, Malachie O’Mongoir, né en Irlande du Nord vers 1094 et mort à l’abbaye cistercienne de Clairvaux en 1148.
Dans le calendrier républicain, ce douzième jour du mois de brumaire An II est dédié à la MÂCRE, ou châtaigne d’eau, une plante aquatique originaire des régions tempérées et chaudes.
Autrefois, en Provence, il était d’usage de confondre Toussaint et jour des Morts, le premier de ces deux jours préparant le suivant. Un repas traditionnel à base de pois-chiches ou de lentilles et, d’une façon générale, la « castagnado » marquaient cette fête. S’il faut en croire Marcel Provence, les morts revenaient près du foyer où les attendait un repas dans lequel les châtaignes étaient de tradition, tandis que les enfants déposaient une partie de leur dessert au pied de leur lit ou sous l’oreiller pour les « armeto » (petites âmes) errantes qui viendraient chercher durant la nuit.
Le clergé allait de porte en porte demander une part des victuailles pour les morts et les pauvres. Quelquefois, comme à Malaucène, c’étaient les enfants qui se chargeaient de cette mission en quêtant des fruits secs. A Aix, on ne desservait pas la table dont les nappes rabattues conservaient les miettes du repas funèbre. A Solliès-Ville, le conseil municipal distribuait aux habitants un pain et des desserts.
A Marseille et Toulon, on lisait les « Sept Psaumes de la Pénitence » tandis que les pêcheurs et les chasseurs restaient dans leur foyer. Un pêcheur de la Ciotat, décidé à passer outre cette interdiction, avait, disait-on, remonté des os humain dans ses filets !
le 2 Novembre, « jour des morts », la procession catholique à Riez conduisait les fidèles de la cathédrale N D de l’Assomption jusqu’au cimetière situé sur le flan de la colline accompagnée de chants religieux » les saints et les anges en chœur glori-i-ieux… » pour la bénédiction annuelle des tombes et par conséquent des morts.. Anne-Marie Martini doit s’en souvenir… (Marcelle Célestin)
Dans toute la Provence, les Pénitents et les prêtres égrenaient le « Réveillez-vous, vous qui dormez, Priez pour les trépassés ». Ces usages chantés par Mistral tinrent longtemps à Draguignan, à Briançon et à Arles. Après la première guerre mondiale, à Marseille, il fut même de tradition de jeter des fleurs au large en mémoire des morts en mer.
Une vieille chanson, recueillie par Damase Arbaud, raconte que les morts se réveillent dans le cimetière, laissant leur linceul sur la tombe et, un cierge à la main, se mettent à genoux au pied des croix ou s’arrêtent devant les portes des maisons de leurs enfants tandis que d’autres gémissent à l’écart, voyant qu’ils n’ont plus d’amis.
Dans le comté de Nice, la fête s’appelait « l’Ermeta ».
Soulignons que le 1er novembre était souvent le terme fixé pour le renouvellement des baux et l’entrée en service des domestiques agricoles, coutume déjà pratiquée au XIIIe s. ainsi que cela ressort d’un acte des archives du Béarn à la date de 1270.
dicton : « La neige du jour des trépassés annonce un printemps ensoleillé » ! La réciproque est-elle valable pour autant ?
PENSEE : « La mort ne m’aura pas vivant ! » (Jean Cocteau).
METEO MARINE pour Sanary-sur-Mer :
- Annonce d’hier soir Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est limitée à 80%, parce qu’il est difficile, dans ce type de situation, de définir précisément quand les précipitations s’arrêteront. Nuit de Samedi à Dimanche : Vent d’Est force 3 tournant SE en milieu de nuit puis SSE force 2. Rafales atteignant 11 nœuds jusqu’en milieu de nuit.
- Complément pour ce matin : Très nuageux avec risque de foyers orageux en matinée puis développement des éclaircies. Quelques averses faibles le matin, pas de précipitations l’après-midi. Le soir, ciel peu nuageux. Vent de SSW force 3 le matin fraichissant WNW force 5 en milieu de journée. Rafales atteignant 26 noeuds le soir. Mer peu agitée devenant assez agitée en milieu de journée puis agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité réduite par brume devenant excellente en milieu de journée. Température : 19°.

(mon grand-père, Sylvain Candille, enterré à La Seyne)
ÉPHÉMÉRIDES
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE : 1799 – 2 novembre : Lettre du général Verdier adressée au général en chef Kléber, datée du 11 brumaire an VIII. Dans cette lettre, dont nous donnons ici le résumé, le général Verdier rend compte d’un affrontement avec les forces ennemies près du fort ruiné en avant du Boghaz de Damiette. Les ennemis, au nombre de trois mille hommes, ont débarqué sur une langue de terre après avoir canonné les forces françaises pendant quatre jours. Malgré leur infériorité numérique, les troupes françaises ont attaqué les ennemis retranchés dans le sable, les repoussant avec une grande vivacité. L’ennemi a subi de lourdes pertes, avec trois mille hommes tués ou capturés. Les pertes françaises sont de vingt-deux morts et quatre-vingt-dix-sept blessés. L’armée ennemie, composée de sept mille janissaires, est commandée par Seyde Ali Pacha, qui n’a pas participé directement au combat. Le général Verdier exprime sa détermination à surveiller de près les mouvements ennemis et à empêcher toute nouvelle tentative de débarquement. » (pour le texte intégral des éphémérides de ce jour, cf. ci-dessous à la date donnée).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 945e livraison). –1224 – 2 novembre : Marseille – Cession par Lerond d’Aubagne à Spino de Sorresina, podestat de Marseille, agissant au nom de la commune, des droits et actions qu’il a contre Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs biens, à l’occasion d’un prêt de 210 livres garanti par tout leur domaine, la seigneurie d’Aubagne, les droits et revenus qu’ils y possèdent (acte n° 438 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, CC 1685. a. Méry et Guindon, Histoire … des actes et délibérations … de la municipalité de Marseille, t. I, p. 292. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 213).
SANARY : 745e livraison : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, maire de Sanary – Samedi 2 novembre. Trépassés. Ce matin, le ciel est rempli de nuages. Il semble qu’il va pleuvoir. Seulement, le vent qui reste faible est à l’ouest, ce qui n’indique pas de pluie. Il ne fait pas froid. Vers les 9 ou 10 heures on comprend que le vent grandit et prend de la force. Les nuages sont balayés peu à peu. Hier, des personnes sont arrivées de Marseille disant que la rumeur était que les Français étaient entrés dans Rome. Cette nouvelle mérite confirmation. Ce que nous savons ce soir, c’est qu’ils ont opéré un débarquement à Cività Vecchia.
LA SEYNE-SUR-Mer : 638e livraison : –1880 – 2 novembre : La mairie de La Seyne, promet que la traversée du Creux Saint-Georges serait bientôt mise en état. Un ruisseau souvent rempli d’eau nauséabonde courait le long de cette rue de l’Eglise. La rue Pasteur n’existait pas, seulement un petit chemin s’arrêtant au N° 16 à hauteur du puits et baptisé rue de La Fontaine. En bas de cette rue il y avait une fontaine qui était la plus ancienne du village. Un chemin cahotant longeait le quai pour aller rejoindre le quartier de La Baumette ou quartier du Canon, puis la Plage de Saint-Mandrier devant l’enceinte de l’hôpital, la Calanque de la Caraque et faisait le tour de la presqu’île pour aller rejoindre le quartier du Canier, aujourd’hui zone militaire. Le vieux bâtiment renfermant l’école de garçons et la mairie se trouvait à l’emplacement de la maison Dimajo démolie pour construire le foyer des anciens. Le village était animé par la troupe qui venait se distraire dans les nombreuses buvettes : le Bar de la Marine tenu par M. Ginouvès, le Bar des Amis, le Café Peyret, le Bar des Fleurs, le Bar National, le Bar de la Plage. Elle pouvait manger au Restaurant du Château Vert, au Restaurant Central de B. Pellegrin, au café Restaurant Beau Rivage situé aux Russes et tenu par M. Joseph Cadière sans compter les cafés qui faisaient restaurant et les cantines comme celle de M. Rognone à l’entrée du village. M. Moscotty en avait une mais réservée au personnel qu’il employait dans son entreprise.
OLLIOULES: 639e livraison : 1688 – 2 novembre – Rapport de séparation des terroirs d’Ollioules et Sanary ; délimitation du territoire de Sanary , limites d’Ollioules et de Toulon.
[Castellan : 1688, limites d’Ollioules et de Toulon : Lagoubran, l’Escaillon (au-dessus du grand chemin), la bastide du sieur Cordeil, le chemin joignant le petit pont de Forgention.]
[Castellan, 1937 : 1688, délimitation du territoire de Sanary -] …du côté du couchant… la mer limite le terroir de Sanazaire, du côté du midi jusqu’à la rivière et sur le couchant, laquelle le séparera du couchant d’avec le terroir de Bandol et de la Cadière,… le terroir est séparé du couchant par la Ternide d’Aran, et septentrion par le terroir du Castellet… la Colle de pierre don, Gourdon et de là la Rêpe qui est une petite rivière qui sépare tout pays du lieu du terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire d’avec celui de Six-Fours du côté du Midi…
[Rotger, 1984 : 1688, délimitation du territoire de Sanary – ] … la rivière d’Aran séparant le territoire d’avec celui du Castellet… En remontant la Reppe, … la rivière sépare le terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire et en divers endroits d’avec celui de Six-Fours jusqu’à une terre dite La Grande Bastide appartenant au seigneur d’Ollioules… Le premier des termes sur les confins de Six-Fours, lequel terme… (voir ce que nous avons déjà écrit à ce sujet).

(mon grand-père Cyprien Ribot, né à Barcelone, enterré dans les Pyrénées orientales)
ÉPHÉMÉRIDES
L’INTEGRALE.
–1079-1106 : Richard de Millau, 13ème abbé de Saint Victor de Marseille, mais 5ème selon P.-A. Amargier. Richard est déjà cardinal lorsqu’il est désigné par le Pape pour succéder à son frère Bernard, le 2 novembre 1079. Il figure dans le Cartulaire avec le titre d’abbé jusqu’en janvier 1104 [n.s.], Cartulaire, II, n° 802, p. 151-153. Il est fait archevêque de Narbonne le 5 novembre 1106 (f 1121).
–1224 – 2 novembre : Marseille – Cession par Lerond d’Aubagne à Spino de Sorresina, podestat de Marseille, agissant au nom de la commune, des droits et actions qu’il a contre Hugues de Baux, sa femme Barrale et leurs biens, à l’occasion d’un prêt de 210 livres garanti par tout leur domaine, la seigneurie d’Aubagne, les droits et revenus qu’ils y possèdent (acte n° 438 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, CC 1685. a. Méry et Guindon, Histoire … des actes et délibérations … de la municipalité de Marseille, t. I, p. 292. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 213).
–1294 – 2 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE
– Cap de la Viella (charte aux archives municipales) – Cap de la Vieille lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle.
– Fogairessa, 2 novembre 1294 (acte notarié). La Figuière – ravin, commune de Marseille, quartier de Séon.
Mention plus ancienne : La Figairessa, 20 avril 1287 (charte aux archives municipales).
-1462 – 2 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE : Caminum del Saltador (registre aux archives de l’Evêché). Le Sautadour – lieu-dit, commune de Marseille, sentier dans les collines de Saint-Cyr, près Aigues-Vives. Note : en provençal le « saltador » se traduit en français par le « sauteur », mais le terme désigne également un lieu élevé d’où l’on peut sauter.
-1503 – 2 novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Orts, 2 novembre 1503 (registre aux archives de la Major). Les Orts – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Basile. Première mention : Ortos, 19 septembre 1503 (registre aux archives de la Major). Note : les « orts » sont les « jardins potagers ».
-1532 – 2 novembre : LIEUX-DITS DE Roquevaire
– Las Fassos sive las Timerieras ou Timieres, 2 novembre 1532 (acte aux archives de Saint-Victor). Les Faisses – lieu-dit, commune de Roquevaire (1872). Anciennement : Las Faissas, 8 novembre 1492 (acte aux archives de Saint-Victor). Notes :
a) une faïsse est un barrage filtrant (restanque) à l’origine fait de fascines destiné à filtrer les eaux d’une terrasse agricole. Le nom est resté après que des murs de soutènement qualifiés eurent remplacé les fascines.
b) une timière est un lieu où poussent des sorbiers.
– Lo Cros Rolandinum (acte aux archives de Saint-Victor). Le Rolland – quartier rural, commune de Roquevaire. Première mention : Roland, février 1350 (registre aux archives de Saint-Victor). Note : un « cros » est une doline, un espace en cuvette recueillant les eaux de ruissellement, fréquemment devenue par la suite un (en)clos cultivé.
– Val d’Ayroand (mais Valdeyraud, 5 février 1533). Val d’Airaud – lieu-dit, commune de Roquevaire. Anciennement : Rians d’Airaut, 28 août 1318 (acte aux archives de Saint-Victor). Note : « rians » peut être rapproché de « riau » (ruisseau).
–1553 – 2 novembre :
1. Epilogue du massacre des Vaudois du Lubéron – Polin, tout à fait rentré en grâce, devait mourir en 1578 chargé de gloire et d’honneurs. Quant à Oppède, il retrouve sa charge de président du Parlement le 2 novembre 1553. Le Pape le fait chevalier de Saint-Jean de Latran et comte Palatin cinq années plus tard. Il occupa sa charge jusqu’au mois de juin 1558, où il mourut, empoisonné par son médecin qui était protestant, d’après la croyance populaire. En fait, il était mort d’une maladie des voies urinaires qui le fait se pourrir vivant, sans doute d’un cancer de la prostate, généralisé par la suite.
Seul, l’avocat général Guérin est condamné à mort, mais pour une autre affaire. Certes, on a prétendu que, de tous les prévenus, Guérin s’était montré le moins inhumain, et qu’il fut condamné parce qu’il n’était pas soutenu par de puissants protecteurs, et qu’il fallait en quelque sorte subir la pression de l’opinion publique, qui réclamait un châtiment. Telle est la légende, mais ce n’est qu’une légende. Guérin fut condamné parce qu’il méritait de l’être, et, ce qu’on ignore trop, nullement pour sa participation à l’exécution de Mérindol et de Cabrières. Il fut accusé et convaincu d’avoir fabriqué de fausses lettres qu’il attribua à un de ses ennemis, le seigneur d’Antibes, et ce dernier, tout en déclarant qu’il n’en était pas l’auteur, reconnut écriture ; mais Guérin avait commis l’imprudence de se servir d’un papier spécial, fabriqué à Melun par un ouvrier qui travaillait après la date indiquée dans les lettres. Guérin ne fut donc pas condamné pour l’affaire des Vaudois. S’il l’avait été pour ce motif, l’arrêt l’aurait mentionné. C’est donc uniquement comme faussaire, concussionnaire et prévaricateur, et par d’autres juges que ceux di procès de Cabrières qu’il fut pendu à Paris, puis décapité et que sa tête fut portée à Aix et exposée. Guérin ne fut donc nullement la victime expiatoire des massacres du Midi. Il fut puni pour d’autres crimes et méritait le châtiment qu’il subit.
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Poncho, 2 novembre 1533 (archives des Prêcheurs). La Ponche – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Rodier, lui-même dépendant de Saint-Jérôme (1872). Il y avait autrefois une chapelle où les Prêcheurs étaient établis. Note : la « poncho » équivaut au français « pointe ».
-1564 – 2 novembre : CHARLES IX A LA GARDE – Pendant les guerres de Religion, le 2 novembre 1564, Charles IX passa à La Garde accompagné du duc d’Anjou (futur Henri III) et prince de Béarn (futur Henri IV). Ils furent salués par Gaspard de Thomas. La population, éprouvée par la disette, e,deuillée par un froid très vif, ne se réjouit point de cet honneur car il en résultat des impôts supplémentaires (La Garde, 20 siècles d’histoire, 1986).
-1612 – novembre : LE ROI AUTORISE SIX-FOURS A SE DOTER D’UN MARCHE – Par lettres patentes du mois de novembre 1612, le roi Louis XIII autorise à créer et établir au lieu de Six-Fours, un marché, le jeudi de chaque semaine, pour y être gardé et observé ponctuellement, veut que, audit jour, les marchands puissent y aller, venir, séjourner, troquer et échanger toute mercerie de marchandises licites et qu’ils jouissent et usent de tous les droits, privilèges, franchises et libertés que l’on a accoutumé de faire en autres marchés du royaume, pourvu qu’ils soient licites. Joint auxdites lettres patentes, les lettres adressées au sénéchal Dyeren, du 3 mai 1618, enregistrées aux archives d’Aix, le 27 juillet audit an.
–1677 – 2 novembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 226.
–1688 – 2 novembre : Rapport de séparation des terroirs d’Ollioules et Sanary ; délimitation du territoire de Sanary , limites d’Ollioules et de Toulon.
[Castellan : 1688, limites d’Ollioules et de Toulon : Lagoubran, l’Escaillon (au-dessus du grand chemin), la bastide du sieur Cordeil, le chemin joignant le petit pont de Forgention.]
[Castellan, 1937 : 1688, délimitation du territoire de Sanary -] …du côté du couchant… la mer limite le terroir de Sanazaire, du côté du midi jusqu’à la rivière et sur le couchant, laquelle le séparera du couchant d’avec le terroir de Bandol et de la Cadière,… le terroir est séparé du couchant par la Ternide d’Aran, et septentrion par le terroir du Castellet… la Colle de pierre don, Gourdon et de là la Rêpe qui est une petite rivière qui sépare tout pays du lieu du terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire d’avec celui de Six-Fours du côté du Midi…
[Rotger, 1984 : 1688, délimitation du territoire de Sanary – ] … la rivière d’Aran séparant le territoire d’avec celui du Castellet… En remontant la Reppe, … la rivière sépare le terroir d’Ollioules et de Saint-Nazaire et en divers endroits d’avec celui de Six-Fours jusqu’à une terre dite La Grande Bastide appartenant au seigneur d’Ollioules… Le premier des termes sur les confins de Six-Fours, lequel terme… (voir ce que nous avons déjà écrit à ce sujet).
–1763 – 2 novembre : Donatien de Sade écrit lettre à monsieur de Sartine, lieutenant général de la Police (Jacques Ravenne, 2014).
–1789 – 2 novembre :Les biens du clergé sont mis à la disposition de la nation. Par 568 voix contre 346, l’Assemblée constituante met les biens ecclésiastiques à la disposition de la nation, à charge de pourvoir aux frais du culte, à l’entretien de ses ministres et au soulagement des pauvres.
Voici le texte :
« L’Assemblée nationale décrète
1° Que tous les biens ecclésiastiques sont à la disposition de la nation, à la charge de pourvoir, d’une manière convenable, aux frais du culte, à l’entretien de ses ministres, et au soulagement des pauvres, sous la surveillance et d’après les instructions des provinces ;
2° Que dans les dispositions à faire pour subvenir à l’entretien des ministres de la religion, il ne pourra être assuré à la dotation d’aucune cure moins de 1 200 livres par an, non compris le logement et les jardins en dépendant. »
Le 7 novembre, l’Assemblée place les biens ecclésiastiques sous la sauvegarde des autorités administratives locales. Dès lors, dans plusieurs communes, les bâtiments conventuels et presbytéraux furent utilisés pour les écoles : à Toulon, La Seyne, Six-Fours, Cuers, la Valette, Belgentier, le Beausset, le Castellet, etc. Plus tard, on utilisera des locaux ayant appartenu à des émigrés, comme à Six-Fours ou Toulon (mais pas à Sanary, cf. l’état de l’enseignement du 22 prairial an III – 10 juin 1795 – où la municipalité déclare que l’instituteur fait classe chez lui, et que la chapelle des ci-devant Pénitents Blancs serait le local qui conviendrait le mieux.).
Les diverses désaffections des locaux furent confirmées par le décret du 25 brumaire An II et la loi du 27 brumaire an III. Le décret du 2 novembre 1789 avait mis les biens du clergé à la disposition de l’Etat. Dès lors, dans plusieurs communes, les bâtiments conventuels et presbytéraux furent utilisés pour les écoles : A Toulon, l’église Saint-Jean, le bâtiment des Pénitents-Bleus, le local de l’Evêché, les dépendances du Temple de la Morale (Cathédrale), les Carmes ; à La Seyne, le couvent des Capucins et la maison curiale ; à Six-Fours, la chapelle de Reynier ; à Cuers, le couvent des Récollets. A la Valette, à Belgentiec, le Beausset, le Castellet, etc. Plus tard, on utilisera des locaux ayant appartenu à des émigrés, comme à Six-Fours ou Toulon (mais pas à Sanary, cf. l’état de l’enseignement du 22 prairial an III – 10 juin 1795 – où la municipalité déclare que l’instituteur fait classe chez lui, et que la chapelle des ci-devant Pénitents Blancs serait le local qui conviendrait le mieux.). Les diverses désaffections des locaux furent confirmées par le décret du 25 brumaire An II et la loi du 27 brumaire an III.
Les biens du clergé devenus biens nationaux furent en partie mis en vente pour renflouer les caisses de l’État (Affaire des Assignats).
L’État mit fin à l’entretien des ministres du Culte à partir de 1795, par le décret du 2 sansculotides an II (18 septembre 1794) qui supprimait le budget de l’Église constitutionnelle.
–1793 – 2 novembre : REPARATION DES CHEMINS ET ETABLISSEMENT D’UN PONT SUR LA REPPE – Victor, « adjudant-général chef des brigades près l’armée du général Carteaux », avait requis le 2 novembre la municipalité de faire réparer les chemins et établir un pont sur la Reppe, destiné à faciliter le passage des charrettes pour le service de la République. Ce torrent, servant de limite à la commune de Six-Fours et à celle de Saint-Nazaire, un extrait de cette demande fut transmis à la municipalité de Six-Fours. Après un examen fait ensemble. il fut décidé que le pont serait fait à frais communs, la commune de Six-Fours devant fournir les bois nécessaires, qu’elle possédait du reste.
–1794 – 2 novembre (12 brumaire an III) : un relais militaire est établi au Beausset – Le 12 brumaire an III (2 novembre 1794), en vertu d’un arrêté du Comité de salut public, un relais militaire est établi au Beausset, et on doit y réquisitionner 100 chevaux ou mulets, 25 charretiers ou postillons. Le Beausset remplit sa quote-part en fournissant 4 charretiers et 16 mulets. Ces arrêtés et décrets répétés du Comité de salut public et des représentants en mission montrent que la Provence en général et le Var en particulier restent, même après thermidor, étroitement contrôlés par la Convention nationale. A cette date, Le Beausset voit s’installer un poste d’infanterie au rez-de-chaussée de la maison commune, à la place du corps de garde de la garde nationale. L’ordre du général Pierre « commandant la place du Port de la Montagne en état de siège », est transmis au village par le citoyen Girard, adjoint aux adjudants généraux de l’armée d’Italie. Cette garde d’infanterie a pour rôle de « veiller à la désertion ainsi qu’à la sûreté des voyageurs ».
–1795 – 2 novembre (11 brumaire) : çA CHAUFFE AU NIVEAU DE L’assemblée – Sieyès refuse les fonctions de Directeur. Jean-Joseph-Victor Génissieu (1749-1804) demande qu’on vérifie les pouvoirs des députés car certains entrent dans les catégories visées par la loi du 25 octobre sur les parents d’émigrés.
–1797- 2 novembre : LA COMMISSION MILITAIRE DE TOULON DANS SES ŒUVRES – Aiquier J-Bte de Toulon, Bonnery Pierre prêtre de Roujan Fournier Jean-Baptiste prêtre à Cuers – 39 ans Neyrand Pierre prêtre d’Avignon, condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon.
–1799- 2 novembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général Verdier au général en chef Kléber : « Au camp de Lesbeh, le 11 brumaire an VIII (2 novembre 1799). J’ai l’honneur de vous rendre compte, mon général, qu’hier 10 du courant, après nous avoir canonnés pendant quatre jours consécutifs et rassemblés au nombre de cinquante-six voiles, les ennemis ont effectué un débarquement sur la langue de terre qui sépare la mer du lac Menzaleh environ trois quarts de lieues en avant du fort ruiné qui est dans la mer (en avant du Boghaz de Damiette) dont ils étaient maîtres et où ils avaient placé du canon.
« Le mouvement de l’ennemi a commencé à six heures du matin, et malgré que je fusse campé à la hauteur des bâtiments que nous avons dans le Nil, je ne suis arrivé à lui qu’après que le premier voyage des chaloupes a eu jeté à terre le monde qu’elles portaient ; de l’aveu du chef qui est resté notre prisonnier, ils se portaient à trois mille hommes qui avaient eu le temps de gratter dans le sable une espèce de tranchée dans laquelle il a fallu les attaquer sans avoir égard aux chaloupes canonnières et bâtiments de guerre disposés le long de la plage, nous canonnant avec fureur en flanc et à revers, disposition qui nous aurait beaucoup inquiété et fait beaucoup de mal sans la vivacité avec laquelle nos troupes se sont jetées sur les débarqués.
« Malgré l’intrépidité la plus décidée, ils ont été culbutés du premier choc et avec tant de précipitation que la moitié de leur monde a péri dans la mer où ils s’étaient jetés pour éviter l’effet terrible des baïonnettes et des sabres réunis. Ce sont les seuls armes dont on se soit servi dans une mêlée qui a duré quinze minutes, mêlée si terrible que de part et d’autre venant à la charge on s’est entremêlé et choqué sans jeter un seul cri, ni tirer un coup de fusil ; le cliquetis des armes est le seul bruit qui se soit fait entendre dans le moment de cet affreux silence. Je n’avais avec moi que deux faibles bataillons de la 2eme, 8 compagnies de la 32eme et 80 dragons du 18eme faisant en tout mille hommes.
« Vous désigner celui des corps qui a le mieux fait, serait trahir la vérité : tous ont fait ce que l’on peut espérer de braves gens, les chefs à leur côté. Le brave Dénoyer a succombé et est venu mourir dans sa tente percé de quatre coups de pistolets et de six coups de sabre. […] Le résultat de cet affaire coûte trois mille hommes à l’ennemi. Pas un de ceux qu’on avait jetés à terre ne s’est rembarqué ; huit cents seulement fatigués de voir égorger leurs camarades se sont rendus prisonniers. […]. Notre perte est de vingt-deux morts, quatre-vingt-dix-sept blessés et dix- huit chevaux hors de combat. […]
« Il y a trois mois que cette armée composée de sept mille janissaires est partie de Constantinople ; elle est commandée par Seyde Ali Pacha qui a eu le bon esprit de ne pas descendre. Il a l’ordre de pénétrer en Égypte par un point quelconque à partir de Damiette jusqu’à Alexandrie, ce qui me fait croire que malgré son premier échec, vu la constance des bâtiments toujours à la même place, ils tenteront encore quelque chose, soit sur ce point ou tout autre du Delta. Je les ferai éclairer de près, j’espère que je serai assez heureux pour qu’ils ne me dérobent pas leur mouvement. Au reste cette armée est indépendante de celle de Syrie de laquelle ils n’ont aucun renseignement, il paraît même qu’ils ne comptent pas beaucoup ni sur sa force, ni sur son activité. Je vous enverrai les drapeaux par le retour de l’adjoint Davoust.
« Ayez la bonté de me dire ce que je dois faire des prisonniers qu’en attendant j’ai fait mettre dans Lesbeh. »
–1848 – 2 novembre : Abd El-Kader et sa suite quittent le fort Lamalgue à Toulon, pour rejoindre Pau. Par la suite, ils seront conduits à Paris, puis au château d’Amboise où ils resteront jusqu’au 16 octobre 1852, date à laquelle l’Emir est rendu à la liberté, muni d’une pension de 100.000 francs par an du gouvernement français.
–1867 – 2 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, maire de Sanary – Samedi 2 novembre. Trépassés. Ce matin, le ciel est rempli de nuages. Il semble qu’il va pleuvoir. Seulement, le vent qui reste faible est à l’ouest, ce qui n’indique pas de pluie. Il ne fait pas froid. Vers les 9 ou 10 heures on comprend que le vent grandit et prend de la force. Les nuages sont balayés peu à peu. Hier, des personnes sont arrivées de Marseille disant que la rumeur était que les Français étaient entrés dans Rome. Cette nouvelle mérite confirmation. Ce que nous savons ce soir, c’est qu’ils ont opéré un débarquement à Cività Vecchia.
–1869 – 2 novembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, maire de Sanary – Mardi 2 novembre. Les Morts. Continuation du beau temps. Hier soir et ce matin, l’air n’était pas aussi froid que ces journées. Le thermomètre marquait le matin 7 degrés. C’est aujourd’hui les Morts. Aussi l’église a fait la procession ordinaire au cimetière où il devait y avoir beaucoup de fidèles. C’est l’octave à compter d’aujourd’hui jusqu’à mercredi des la semaine prochaine. Les amateurs ont commencé d’aller prendre des oursins qu’on dit tous bons. […] les légumes ne sont bons que quand il fait bien froid.
–1870 – 2 novembre – Conflits sociaux à Marseille – Le 2 novembre, arrive à Marseille Alphonse Gent, nommé préfet des Bouches-du- Rhône en remplacement d’Esquiros ; le nouveau préfet refuse de reconnaître la commune révolutionnaire, il s’ensuit une bagarre aux allées de Meilhan, mais d’autorité, A. Gent dissout la commune révolutionnaire, licencie la garde civique, et rétablit l’ordre (Gabrielle Castellari, 1945).

(ma grand-mère Marie Candille née Brial, en 1910 à Prades, enterrée dans les Pyrénées orientales )
–1880 – 2 novembre : La mairie de La Seyne, promet que la traversée du Creux Saint-Georges serait bientôt mise en état. Un ruisseau souvent rempli d’eau nauséabonde courait le long de cette rue de l’Eglise. La rue Pasteur n’existait pas, seulement un petit chemin s’arrêtant au N° 16 à hauteur du puits et baptisé rue de La Fontaine. En bas de cette rue il y avait une fontaine qui était la plus ancienne du village. Un chemin cahotant longeait le quai pour aller rejoindre le quartier de La Baumette ou quartier du Canon, puis la Plage de Saint-Mandrier devant l’enceinte de l’hôpital, la Calanque de la Caraque et faisait le tour de la presqu’île pour aller rejoindre le quartier du Canier, aujourd’hui zone militaire. Le vieux bâtiment renfermant l’école de garçons et la mairie se trouvait à l’emplacement de la maison Dimajo démolie pour construire le foyer des anciens. Le village était animé par la troupe qui venait se distraire dans les nombreuses buvettes : le Bar de la Marine tenu par M. Ginouvès, le Bar des Amis, le Café Peyret, le Bar des Fleurs, le Bar National, le Bar de la Plage. Elle pouvait manger au Restaurant du Château Vert, au Restaurant Central de B. Pellegrin, au café Restaurant Beau Rivage situé aux Russes et tenu par M. Joseph Cadière sans compter les cafés qui faisaient restaurant et les cantines comme celle de M. Rognone à l’entrée du village. M. Moscotty en avait une mais réservée au personnel qu’il employait dans son entreprise.
–1884 – 2 novembre : CHOLERA – On dénombre à La Seyne une soixantaine de victimes du choléra.
–1892 – 2 novembre : Création du corps des Inspecteurs du travail.
–1897 – 2 novembre : SANARY – Seraphie Chairon (en religion sœur Marie) 2e supérieur de la fondation Michel pacha décède le 2 novembre 1897 dans sa quarante-troisième année et la 24e de sa profession religieuse. Une courte biographie se trouve dans la semaine religieuse du diocèse de Fréjus et Toulon, 31e année, 21 novembre 1897, numéro 47, page 737.

(ma grand-mère Angèle Ribot, née à Barcelone)
–1914 – 2 novembre : Nous lisons dans « Miroir » n°52 du 22 novembre 1914 : « Lundi 2 novembre. — Les Allemands continuant leurs attaques autour d’Ypres ont été partout repoussés par nos troupes. Ils n’ont pas été plus heureux dans la région de la Lys, ni dans l’Argonne. Mais nous avons remporté quelques avantages au nord-est de Reims et dans les Vosges. Dans la dernière semaine écoulée, près de 8.000 prisonniers ennemis ont été internés chez nous.
« La rupture est consommée entre la Triple Entente et la Turquie. Les trois ambassadeurs de Russie, d’Angleterre et de France à Constantinople, M. de Giers, sir Louis Mallet et M. Bonipard ont demandé leurs passeports et ont quitté la capitale ottomane.
« L’Angleterre a publié un long exposé où elle énumère les provocations commises par la Turquie à l’adresse de la Triple Entente et en particulier les préparatifs accomplis par Enver bey à la frontière d’Egypte.
« Une crise ministérielle a éclaté en Italie. Le ministre du Trésor, M. Robini, en démissionnant, a entraîné la démission du cabinet tout entier. Un nouveau ministère se reconstituerait sur des bases élargies. M. Sonnino y prendrait, dit-on, le portefeuille des Affaires étrangères.
« Les Russes continuent à marcher sur tout le front de Pologne, faisant chaque jour de nouveaux prisonniers. En Prusse orientale, ils ont détruit plusieurs régiments allemands détachés des garnisons de Kœnigsberg et de Dantzig.
« Les Monténégrins ont fait sauter l’un des forts de Cattaro. »
L’information la plus importante, livrée au public par le biais de cette revue populaire à grand tirage, est l’annonce de la rupture entre Triple Entente et la Turquie. Ainsi, les cartes sont réparties différemment de ce qui était espéré initialement : si la Turquie, jusqu’ici neutre, entre dans la guerre contre les Anglais, les Russes et les Français, l’Autriche qui misait beaucoup sur l’Italie à ses côté dans la maîtrise de la Méditerranée voit celle-ci passer dans le camp des neutres. De ce fait, la France peut jouer son rôle de chien de garde des convois arrivant d’Afrique et transportant des troupes vers l’Europe sans avoir en permanence le souci de devoir contenir les assauts des escadres très récentes de l’Italie et de l’Autriche unies. Et l’Angleterre peut mieux contrôler toute sortie de la flotte de haute mer allemande dans les eaux de la mer du Nord. Si la Turquie, entrant dans le conflit n’apporte pas à l’Autriche une aide comparable à celle de l’Italie, en revanche, elle bloque l’accès à la mer Noire aux forces alliés. Nous verrons que, bientôt, ce goulet d’étranglement va devenir l’objet d’une bataille au cours de laquelle les Alliés affronteront, en vain, la Turquie. Mais ne brûlons pas les étapes.

(Ma belle-soeur et marraine Mythé Bonzoms et mon frère aîné Guy Baco, nés elle à Espira de l’Agly, lui à Prades, et enterrés dans le cimetière d’Espira-de-l’Agly).
–1929 – du 2 au 9 novembre : le porte-avions « Béarn » est à Dakar (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1937 – 2 novembre : BASE AERONAVALE DE SAINT-MANDRIER.
1 ; A la BAN de Saint-Mandrier, le LV Hamelet prend le commandement de l’escadrille 7S2.
2 ; Une section de la 7B2 est nouveau embarquée le 2 novembre et mise à l’eau par la rampe au sud de l’île de la Galite le 8. Les trois appareils gagnent ensuite Bône pour rejoindra Bougie et rembarquer le lendemain. A partir du 17 novembre, les patrouilles vers le cap de Fer et prennent et vont se continuer jusqu’au 8 décembre. Le 17, la 7B2 est de retour à Saint-Mandrier.
–1940 – 2 novembre :
1. Arrêt de la cour martiale – Pour avoir commis des actes de violence contre l’Armée allemande et pour avoir possédé des armes et des munitions : Victor Wallard, manœuvre, domicilié à Saint-Crépin (Oise) a été condamné à la peine de mort. Il a été fusillé le 1er novembre 1940. Fait le 2 novembre, La Cour Martiale.
2. LE « MATIN » PUBLIE « Le professeur Langevin vient d’être incarcéré. Un des plus grands bénéficiaires des places de la République juive et maçonniques, le professeur Paul Langevin, illustre dignitaire de la Secte, vient d’être arrêté. Chimiste et physicien, professeur au Collège de France, membre de l’Institut, Langevin, au lieu de s’en tenir à la science, manifesta une grande activité politique pendant le règne du Front populaire et ne dédaigna pas de se mêler aux cortèges où se levait le poing. L’arrestation a eu lieu mercredi, à 14 h 30. »
Rappelons que Paul Langevin (1872-1946), également directeur de l’école de physique et de chimie, a été, avant la guerre, l’un des trois initiateurs du comité de vigilance antifasciste. Ses adhésions aux Amitiés franco-russes (1924), au Cercle de la Russie neuve, sans compter ses nombreux voyages en Union soviétique en faisaient un soutien constant des entreprises communistes. En 1937, il a patronné les Journées françaises pour la paix et l’amitié avec l’URSS. En 1944, il adhéra au Parti communiste. Peu avant sa mort (1946), il collabora à la fondation de « La Pensée », revue du rationalisme moderne.
-1943 – 1er novembre : CRIMES DE GUERRE – Dans une déclaration commune, Churchill, Roosevelt et Staline avertissent que les officiers, hommes de troupes et membres du parti nazi seront tenus pour responsables des atrocité commises pendant la guerre.
–1944 – 1er et 2 novembre :
– Le 1er novembre, un train de munitions explose à Vitry, faisant 27 morts et 95 blessés.
– Le Parti communiste lance une campagne contre la 5e colonne pour justifier le maintien des milices. L’Humanité du 2 novembre publie un manifeste d’intellectuels (Aragon, Eluard, Pierre Emmanuel, Triolet, Vercors, Vitrac). Une polémique éclate avec « Combat » qui critique cette campagne.

(mes deux frères, Yves et Guy à Perpignan en 1940)
–1945 – 2 novembre :
1. La France SUPPRIME LA carte de rationnement du pain.
2. Création des centres de protection maternelle et infantile.
-1945 – 2 novembre :
1. L’ordonnance sur la nationalité est édictée. Le général de Gaulle lui assigne pour but «d’introduire au cours des prochaines années, avec méthode et intelligence, de bons éléments d’immigration dans la collectivité française. » Cette ordonnance est inspirée par une réaction aux actes du gouvernement de Vichy (lois des 16 et 23 juillet, des 3 et 4 octobre 1940), mais aussi par le dépeuplement dû à la guerre. Les besoins de main-d’œuvre étrangère étant estimés à 1,5 million de personnes, l’accès des étrangers au marché de l’emploi va être facilité. Le code de la nationalité met en œuvre une véritable politique d’assimilation dont l’obtention de la nationalité française est considérée comme l’aboutissement naturel.Après débat, on décide que la transmission de la nationalité par la mère française sera assurée même à l’enfant né à l’étranger : l’intérêt national et démographique et la réalité de l’éducation par la mère prévalent sur le risque de double nationalité. Les réformes vont parfois dans le sens d’une restriction de la liberté des individus face à l’État : ainsi la femme, sauf réserve expresse émise avant le mariage, se voit attribuer automatiquement la nationalité française, alors que la loi de 1927 lui laissait le choix. On étend également la condition de stage à l’acquisition de la nationalité française par déclaration pour les enfants nés en France de parents étrangers qui ne sont pas eux-mêmes nés en France : selon la Commission, « la stabilité de l’établissement sur le sol français, pour le fils d’étranger né en France, est la garantie de son assimilation effective ». Enfin, le contrôle du gouvernement sur tous les actes d’acquisition de la nationalité française est renforcé.
-2. Le CNRS, créé en 1939, est réorganisé. Il reçoit pour mission de combler les lacunes de la recherche et de former les chercheurs.
–1946 – 2 novembre :
1. Le général de Gaulle renouvelle ses critiques contre la nouvelle Constitution de la France. Il rejette le texte où « tous les pouvoirs procèdent et dépendent des partis », et rappelle que «sur 26 millions d’électrices et électeurs, 9 millions environ ont accepté cette Constitution, 8 millions l’ont refusée, 9 millions l’ont ignorée».
2. Jean-Paul Sartre donne une conférence à la Sorbonne sur la «responsabilité de l’écrivain»”.
-1953 – 2 novembre : L’agence postale militaire de la marine de Saint-Mandrier fonctionna du 2 novembre 1953 à juillet 1995 pour le service postal de la Base aéronavale (BAN), du Groupe des Écoles de mécaniciens de la Flotte et de l’École de plongée. Elle était rattachée à la recette principale de la poste de Toulon puis au bureau postal naval (BPN) de Toulon.
-1979 – 2 novembre : Criminel et ennemi public n°1, Jacques Mesrine est abattu par la police.
-1994 – 2 novembre : Le président François Mitterrand inaugure la gare aéroport Charles de Gaulle 2 TGV.
-1999 – 2 novembre : Dominique Strauss-Kahn, Ministre de l’Economie et des Finances, démissionne du gouvernement Jospin après avoir été impliqué dans les affaires de la MNEF et soupçonné d’avoir perçu des rémunérations substantielles dans des conditions floues (Jean Loignon, 2001).

(Mon frère Yves, né à Prades, et ma belle-soeur Mauricette, née à Espira de l’Agly, le jour de leur mariage à Meaux en 1954. Tous deux hélas disparus)
–2015 – 2 novembre : En Turquie, triomphe du parti d’Erdogan qui a regagné la majorité absolue aux législatives avec 316 sièges sur les 550 du Parlement (Actualité Huffington Post).
–2019 – 2 novembre : Météo de Sanary : la pluie tombée cette nuit devrait laisser place à partir de 7h à des nuages puis au soleil – masqué parfois, il est vrai – en fin de matinée. Le vent passera progressivement au sud-est orientation qu’il conservera jusqu’à la nuit venue où il passera au sud-est et ramènera un nouvel épisode pluvieux durant la nuit prochaine. Les températures restent stables avec 15° pour les minimales et 21° pour les maximales.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
-Avez-vous suivi mon conseil, demande le médecin à un fumeur impénitent, de remplacer vos cinquante cigarettes quotidiennes par des sucettes ?
-J’ai bien essayé, docteur, mais quel boulot pour les allumer !

Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 8 heures, allez en paix ! En ce Jour des Défunts, je vous souhaite malgré tout un bon dimanche.
Amical salut aux Capricor-nettes ainsi qu’à mes compagnons du décan, mes chers Scorpio-nets.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde.
A demain pour fêter HUBERT !

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