EPHEMERIDES DU SAMEDI PREMIER NOVEMBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4958)
Comme le temps est compté aujourd’hui, je vous livre ce que j’avais livré ce même jour en 2020 assorti de quelques additifs provenant de mes archives.
Illustration : Bon anniversaire !
FÊTES : La Toussaint, qui correspond au 1er novembre de notre calendrier, est une fête au cours de laquelle l’Eglise catholique romaine honore tous les saints, connus et inconnus.
On considère que les origines de la Toussaint remontent à la fin du IIe siècle, quand ceux qui se réclamaient du christianisme ont commencé à rendre hommage à leurs martyrs. C’est le pape Boniface IV qui mit en place la commémoration régulière des saints, en 610. Et un peu plus d’un siècle plus tard, le pape Grégoire III arrêta la date du 1er novembre pour cette fête. Elle précède d’un jour la commémoration des fidèles défunts officiellement fixée au 2 novembre deux siècles après la création de la Toussaint.
Toutefois, le fait que la Toussaint soit un jour férié pousse de nombreuses personnes à se rendre dans les cimetières dès le 1er novembre pour prendre soin des tombes d’êtres disparus qui leurs sont chers et y planter des fleurs, un rituel touchant aussi bien les croyants que les athées.
En 2015, les Français ont ainsi dépensé 167 millions d’euros dans les fleurs de cimetière à la Toussaint, selon une étude TNS Sofres. Ce sont traditionnellement des chrysanthèmes qui viennent orner les tombes des défunts : il s’en achète en France quelque 25 millions de pots par an, essentiellement entre fin octobre et début novembre. Ce qui en fait la plante fleurie la plus vendue dans l’Hexagone.
Statistiquement, il y a en France 1870 personnes prénommées Toussaint.
Au dicton qui dit : “De la verdure encore à la Toussaint, c’est de la neige à Pâques”, je préfère de loin celui-ci : “Toussaint en novembre, Noël en décembre” ! pas vous ?
En tout état de cause, le calendrier républicain en a fait le jour du salsifis dont on consomme les racines. “Manger les salsifis par la racine”, ça ne vous rappelle rien en cette veille du jour des morts ?
PENSEE : « Une amitié est perdue quand il faut penser à la défendre. » (Charles Péguy, « Cahiers de la Quinzaine, VI).
EPHEMERIDES.

(ma mère à l’âge de 16 ans, à Caudiès-de-Fenouillèdes).
–1er et 2 novembre ou LA TOUSSAINT ET LE JOUR DES MORTS en Provence, d’après l’inventaire dressé par Marcel Provence en 1942. La fête des Trépassés. Les âmes reviennent près du foyer. La veille de la Toussaint on préparait le repas des pauvres morts. Les enfants mettaient sous l’oreiller une partie de leur dessert que venaient chercher dans la nuit, les « armeto » (petites âmes). Les châtaignes sont de tradition au dîner de Toussaint. A Marseille, Toulon, on se faisait lire des « Sept Psaumes de la Pénitence ». Chasse et pêche sont interdits ces jours-là. Un pêcheur de la Ciotat qui avait posé ses filets ce jour saint remonta des os de trépassés. Les pénitents, succédant aux prêtres, égrenaient le « Réveillez-vous, gens qui dormez, Priez Dieu pour les trépassés ». L’usage tint longtemps à Draguignan et Briançon. Aux Alyscamps, Mistral l’a chanté, le Christ à minuit de la Toussaint célèbre la messe, devant les anges et les saints du pays. A Marseille une tradition nouvelle est née, très émouvante, après la guerre de 1914. L’Escolo de la Mar va jeter des fleurs au large, en mémoire des morts en mer.
–885 – 1er novembre : Le MYTHE DE BOSON ET LE début de la féodalité en Provence. Le terminum a quo en est la dislocation totale de l’empire carolingien à la fin du IXe siècle; ou, si l’on veut une date plus précise, 879, qui marque l’audacieuse accession du premier roi non carolingien, le noble usurpateur Boson au trône de Provence, démembré en 855 de l’ancien royaume de Lothaire (J.-P. Poly 1976).
Boson, un court moment roi de Bourgogne après le concile de Mantaille en 878, disparut de la scène politique en septembre 882, et mourut obscurément le 11 janvier 887. Le laps de temps qui s’est écoulé entre ces deux dernières dates a fait l’objet d’un grand nombre de suppositions, certains historiens affirmant que Boson aurait prolongé contre Charles le Gros une résistance héroïque dans les montagnes du Diois avant de lui rendre hommage et de remettre à son fils Louis le royaume de Provence, établissant ainsi un lien juridique entre la royauté du père et celle du fils.
Ce mythe se fonde sur des écrits ou une tradition totalement inventés. C’est ainsi que sont faux le diplôme émanant de Boson et daté de la huitième année de son règne, par lequel il aurait donné à l’église de Maurienne le château d’Hermillon (faux acte rédigé à une date postérieure, vraisemblablement au XIème siècle et déjà reconnu comme tel par Poupardin, selon R. H. Bautier, 1973, p. 41- 68), la charte datée de mars 886 qui est à l’origine de la légende de Boson réfugié dans le Diois, soit un peu moins d’un an avant sa mort, le diplôme de Charles le Gros délivré le 18 août 885 qui servit à appuyer l’idée d’une défense jusqu’au-boutiste de Boson, et le voyage qu’auraient effectué Boson, sa femme et sa fille à Metz le 1er novembre 885 afin de prêter hommage à Charles le gros (Bautier, id).
–1047 – 1er novembre à 1060 : Pierre (Peire), 10ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969), mais 3ème abbé selon P.-A. Amargier. L’acte d’élection, inédit, de l’abbé Pierre, est daté du 1er novembre 1047. En 1060, celui-ci est encore vivant : Cartulaire, t. II, n° 730, p. 71-73 (P.-A. Amargier, 1966, Abbatum… La date de la mort de l’abbé Isarn est le plus souvent avancée comme douteuse. Cependant l’exactitude du jour de sa mort étant assurée par le Martyologe de l’église de Marseille (édité par U. Chevalier en préface aux Institutions Liturgiques…, de J.H. Albanès, Paris 1910, p. XXXII), où on peut lire : VIII kal. octobris obiit domnus Isarnus abbas, le millésime est donné de façon sûre par la date d’élection de son successeur Pierre. Du 24 septembre 1047 (8 des calendes d’octobre) au 1er novembre s’écoule en effet le temps nécessaire, mais suffisant, pour que la communauté puisse procéder à une élection)
–1179 – 1er novembre : Sacre de Philippe Auguste – Le fils de Louis VII est sacré roi de France en la cathédrale de Reims et prend le nom de Philippe II Auguste. Le cardinal archevêque de Reims Guillaume aux Blanches Mains, assure la cérémonie. Philippe Auguste commencera son règne moins d’un an plus tard, à la mort de son père.
–1198 – de l’été au 1er novembre : (Em 3) PLAISANCE – Grande sécheresse, aucune pluie durant l’été 1198 jusqu’au 1er novembre (8 novembre) ; assèchement des cours d’eau à Plaisance. Après le 1e novembre, mauvais temps et pluies abondantes.
–1198 – après le 1er novembre : (Em 3) PLAISANCE – Après le 1e novembre, mauvais temps et pluies abondantes.
–1245 – 1er novembre : Trets. Accord entre Sibile de Trets, femme de Raynaud de Montauban et dame de la moitié de Trets, avec les habitants, au sujet des criées annuelles. (Acte 523 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Ind. : Arch. comm, de Trets, Répertoire des archives de 1501, fol. 6 — Notes de M. F. André : Bibl. de M. J. de Barbarin).
–1258 – 1er novembre : seigneurie d’Aups-Acte au château du Revest (castro de Revesto) : Boniface Blacas, seigneur d’Aups, reconnaît que Sibile, fille de feu Gaufridet, dame de Castellanc et de Trets, possède comme héritière de sa mère la seigneurie du quart d’Aupset renonce en sa faveur aux droits qu’il y pouvait prétendre. (Acte 556 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, du Var, H 275). Il s’agit ici du Revest proche de Toulon.
–1300 – 1er novembre : Marseille. Paiement de 25 livres de royaux à Isnard d’Entrevennes, seigneur de Trets et d’Ollières, tuteur des enfants de feu noble Reforciat d’Agoult, seigneur de la vallée de Sault, pour la rente due à ces derniers par le clavaire de Marseille (acte 593 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Archives départ. des Bouches-du-Rhône, B 1936, fol. 84 v°). Note : le clavaire, en Provence, était généralement le trésorier comme c’est le cas ici, mais aussi le collecteur des tailles (la taille était un impôt foncier dû pour les biens roturiers quel que soit le rang de leur possesseur).
–1318 – 1er novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Colla de Monacho (acte notarié). Claux de Mourguet lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon, près du Saut-de-Marot. Note : Monacho, mourgue / mouguet et diverses autres graphies monge [mounge], morgue, [mounergue], monegue, monaie, monies, munies, moine, viennent du latin monachum et du grec monakhon « homme qui vit seul ». (Levy 1909 ; Nouvel 1981) ; le moine est un religieux vivant à l’écart du monde, soit seul, soit, le plus souvent, en communauté après s’être engagé par des vœux à suivre la règle d’un ordre.
–1347 – 1er novembre : Des marins Génois, fuyant la ville de Caffa assiégée par les Mongols, accostent à Marseille, amenant la peste bubonique. L’épidémie de peste noire, partie de Marseille, fin 1347, atteint l’Italie, la moitié orientale de l’Espagne et Paris avant l’été 1348.
–du 1er novembre 1694 au 20 septembre 1695 : L’ENSEIGNANT DES ECOLES DE SANARY N’A PAS ETE PAYE – A partir de 1688, date de séparation d’avec Ollioules, l’un des premiers soucis des consuls et des conseillers de Sanary sera la recherche d’un maître d’école et d’un local. De là et pratiquement sans interruption, la cité aura toujours son ou ses maîtres d’école pour les garçons d’abord, pour les filles ensuite. Pour l’école de Sanary, on ne pouvait trouver de maître aux gages de 100 livres proposés par la communauté, on fut contraint en 1691 de la porter à 120 livres. Le maître d’école, Esprit Commandaire, d’Hyères, désigné par l’évêque de Toulon, fit un procès à la communauté car étant régent de l’école du 1er novembre 1694 au 20 septembre 1695, il n’avait pas été payé. Cette école était réservée aux garçons (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982).
-1711 – 1er novembre : Le comte de GRIGNAN écrit au maire DE SANARY : A GRIGNAN, le 27 Octobre 1711. -« Messieurs -L’armée navale des ennemis s’estant éloignée de nos Costes, il sera temps dc faire cesser, au 1er Novembre prochain, les signaux extraordinaires, pour la découverte à la mer, qui ont esté nécessaires depuis le commencement de la campagne jusque à présent, vous prendrez soin, s’il vous plaît, d’en advertir dans les endroits de vostre voisinage où ils sont installés. Je suis toujours messieurs votre affectionné serviteur. GRIGNAN ». C’est ainsi que le poste de garde de Notre-Dame de Pitié, celui de la Cride, et celui de Portissol, cessèrent leur surveillance le 1er Novembre (Rotger B., 1984).
–1720 – 1er novembre : La peste – Dès le 30 octobre Marseille reprend espoir : fin des distributions gratuites de nourriture et emprunt pour relancer le commerce. 1er novembre : Grande cérémonie religieuse. 2 novembre : reprise des mariages (Vallentin du Cheylard Roger, 2000). Dès le 16 novembre : nettoyage des rues (mais il y a encore des morts par dizaines) ; exorcisme par le curé des Accoules). Entre le 21 novembre et le 15 décembre, la pêche reprend, les fuyards reviennent, les boutiques rouvrent ; il y a en moyenne 2 à 5 morts par jour. Ordre est donné de désinfecter toutes les maisons où habitaient les pestiférés. (André Maurice, 1983).
–A partir de 1746 : A La Seyne, le mode d’éclairage public était fait de sortes de lanternes munies de chandelles suspendues à des cordes coulissant dans des anneaux fixés eux-mêmes aux maisons, au milieu et à l’extrémité de chacune des rues qu’elles devaient éclairer. A partir de 1746, les lanternes furent remplacées par des réverbères à huile. Plus tard on perfectionna les installations de lampadaires en substituant au mode de suspension existant des sortes de potences en bois qui permettaient une descente et une remontée plus pratiques des réverbères. Puis le pétrole remplaça l’huile. A partir du milieu du XVIIIe siècle on allumait les réverbères du 1er novembre au dernier jour de février, sauf les nuits de pleine lune. Plus tard, les rues seront éclairées par les soins de l’administration communale, du 20 octobre au 31 mars. Ce n’est qu’à partir de 1785 que les rues seront éclairées durant toute l’année de la fin du jour jusqu’à une heure du matin une exception était faite pendant la période des vendanges où les lampes restaient allumées jusqu’au retour du soleil (Gisèle Argensse, 1989, p. 81).
–1755 – 1er novembre : Tremblement de terre à Lisbonne – La capitale portugaise est presque entièrement détruite par trois secousses sismiques d’une extraordinaire violence. Plusieurs raz-de-marée suivent le séisme et de nombreux incendies se déclarent. Le bilan humain de la catastrophe est lourd: 60 000 mort. Ce terrible événement inspirera Voltaire dans un des chapitres de « Candide ». L’auteur s’interrogera sur la bonté du dieu créateur et l’existence du mal. Le philosophe français réussira à faire du tremblement de terre de Lisbonne un évènement intellectuel.
–1765 – 1er novembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Ourières, 1er novembre 1765 (registre aux archives de la Major). Les Orières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Martégaux (1872). Cette propriété appartenait aux Dominicains ; elle fut vendue comme bien national le 18 janvier 1791. L’ourière, calqué sur le provençal ouriero /auriera désigne un espace labourable situé entre deux rangées de vignes ou d’olivier mais aussi une limite (lisière d’un bois, bord d’un champ).
–1790 – 1er novembre : La Seyne – Approbation de diverses dépenses et renouvellement des officiers municipaux et notables. Cote 1D1.
–1792 – 1er novembre :
1. 100 livres en assignats en juillet 1789, n’en valaient plus que 72 au Premier novembre 1792 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
2. Dans le cadre de la réorganisation de l’état-civil, le 1er novembre, Ambroise Imbert, déjà officier municipal, est élu par le conseil du Beausset « officier public pour constater l’état-civil des citoyens ». Ce même jour, au conseil, on parle des réparations à faire à l’église paroissiale, « qui sont urgentes, vu que les murailles de la grande nef se détachent de la voûte du côté du levant ». Malgré des réparations répétées mais sans doute insuffisantes, l’église tiendra encore dix ans, avant de s’écrouler (le fameux mur du côté est, ainsi que la toiture de la grande nef), dans la nuit du 3 au 4 décembre 1802 (id.).
3. Des « ci-devant religieuses » prÊtent au Beausset le serment civique, le 1er novembre 1792, telles Anne Rose Imbert et Anne Marie Guérin qui se sont réfugiées dans leur village natal, Le Beausset, à la fermeture du couvent des Ursulines à Toulon (id.).
-1794 – 1er novembre (11 brumaire an III) : une nouvelle administration municipale est mise en place au Beausset. Les membres du conseil ne sont plus que sept, tous officiers municipaux : Jean Joseph Antelme, Pascal Prébosc, Joseph Imbert, Valentin Eynaud, Jean Joseph Ortigues, Joseph Moutte, François Martin, auxquels il faut ajouter Léonard Laffon, agent national de la commune. Cela paraît étrange, mais bien réel, il n’y a plus de maire, élu ou désigné. Jean Joseph Antelme est seulement qualifié de président de séance lors des conseils municipaux. Ils sont vite débordés, car aucun d’entre eux n’exerçait de fonction d’officier municipal dans la précédente administration, et ils ne sont au courant de rien… De plus, Jacques Palis, secrétaire-greffier, le seul à être au courant des affaires en cours de la commune, « est dans le cas de la réquisition militaire ». L’année précédente déjà, c’est grâce à un arrêté du représentant du peuple en mission Serres qu’il était resté en fonction. Aussi on se décide à demander la même faveur au représentant actuellement en mission à Toulon, Jean-Bon-Saint-André. Lequel a été qualifié de « jambon Saint-André » dans le registre des délibérations !… Mais cela n’a pas dû trop l’offusquer, ou alors il n’en a rien su, puisque Palis est resté à son poste de secrétaire-greffier du Beausset. De même que Louis Gueirard, membre du comité de surveillance. Une des premières mesures de cette nouvelle municipalité sera de s’élever contre le « maximum du vin ». On a vu auparavant qu’un prix maximum a été fixé pour les services de toute nature et les denrées alimentaires, le vin y compris. Les beaussetans considèrent que le prix du vin, fixé dans le district du Beausset à 16 livres la millerolle, est ridiculement bas. Et ce pour deux raisons. Tout d’abord parce que le vin est rare. En effet la récolte précédente n’a été égaie qu’aux 2/3 des récoltes « moyennes et ordinaires », et cela « met les propriétaires cultivateurs dans l’impossibilité de subvenir aux frais de culture faits et à faire pour obtenir cène denrée ». D’autre part les beaussetans font remarquer que dans le district de Solliès, « où les vins ont été constamment moins prisés que ceux de notre commune de 2 à 3 livres la millerolle meilleur marché que les nôtres, se trouvent pourtant avoir été portés à un prix supérieur »… Bravo quand même pour les vins du Beausset, Le Castellet, La Cadière (St Cyr n’existe pas encore et n’est qu’un quartier de La Cadière) et Evenos, improprement appelés « Bandol », alors que Bandol n’a jamais été leur terroir de production prédominant, mais seulement leur port d’embarquement pour l’exportation. Aussi Le Beausset demande au district de relever les prix de vente de ses vins, sans quoi, il pourrait s’ensuivre « un découragement des cultivateurs et l’abandon partiel de la culture des vignes si nécessaire aux approvisionnements de la République, et en tout temps à la prospérité du commerce et de l’état »…. (id.)
–1797- 1er novembre : Geoffroy André, de La Valette, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1808 – 1er novembre : CULTURE DES ORANGERS ET DES CITRONNIERS DANS LE VAR. Lors d’une enquête, prescrite par le ministre de l’Intérieur, le préfet du Var fait connaître, dans sa réponse, que, dans son département, « des orangers sont cultivés en espalier à La Seyne, à Six-Fours, à Saint-Nazaire et à Bandol ; en espalier et en plein vent à Ollioules, à Toulon, etc. » (Lettre du baron d’Azémar du 1er novembre 1808. Archives départementales du Var, reg. corresp. préfet, M. 19).
–1809 – 1er novembre : Parmi les ex voto de la chapelle de Notre-Dame de Pitié à Sanary, de 1792 à nos jours, on voir le « Combat du chébec de S.M. La Normande commandé par Mr Arnaud enseigne dc vaisseau originaire de Saint-Nazaire qui eut lieu dans le Golfe de Rose le 1er novembre 1809.
–1832 1er novembre : Le Conseil d’Ollioules délibère de solliciter auprès de sa Majesté, par l’intermédiaire de M. le Préfet, l’autorisation d’abreuver les troupeaux d’Ollioules dans le torrent d’Embroussant dit Lou Desteou, territoire d’Evenos.] « M. le Maire considérant que par des transactions anciennes et réciproquement avantageuses les compmunes de St-Nazaire, Ollioules et Evenos avaient consenti entre elles le droit de parcours dans leurs terres gastes, d’une commune à l’autre, aux divers troupeaux qui les habitent annuellement. Que depuis quelques années, celle d’Evenos ayant laissé prescrire et perdre ses droits de propriété, la Couronne ou le gouvernemet s’était emparé de ses terres gastes et, par suite de mesures impérieuses, les communes de St-Nazaire et d’Ollioules se trouvaient privées non seulement du droit de parcours dans les terres gastes d’Evenos, debenues aujourd’hui Royales, mais encore de la faculté du privilège d’aller abreuver leurs troupeaux dans le torrent d’Embroussan, territoire d’Evenos dit Lou Desteou, qui est le seul et unique endroit [où] les deux communes … puissent aller faire boire leurs troupeaux. Ce qui cause un préjudice aux habitants d’icelles qui se voient forcés de se défaire de leurs bestiaux, faute de pouvoir les abreuver à quelque autre part. Le Conseil délibère de solliciter auprès de sa Majesté, par l’intermédiaire de M. le Préfet, l’autorisation d’abreuver les troupeaux d’Ollioules dans le torrent d’Embroussant dit Lou Desteou, territoire d’Evenos. »
« Notice raisonnée des droits d’usage des habitants de la commune d’Ollioules relatifs aux terres gastes. Les habitants de la commune d’Ollioules n’ont aucun droit sur les particuliers ; ils en avaiejnt un sur les terres gastes des cy-devant seigneurs d’Evenos, Ollioules et de Saint-Nazaire, ainsi qu’il appert par le registre ouvert en 1758, par les sieurs Jean Burel, docteur en médecine, premier consul, et Gaudemard, deuxième consul, destiné à transcrire les anciens titres et documents de la ville d’Ollioules. Ce même droit, dont jouissent aujourd’hui les habitants de cette communes sur les terres gastes d’Evenos, Ollioules et Saint-Nazaire, consiste en la vaine pâture réciproque entre ces trois communes, à faire du bois des fours à chaux et autres objets susceptibles à faire dans les terres gastes. La transaction qui leur accorda ce privilège eut lieu entre les seigneurs et la Communauté d’Ollioules le 11 décembre 1507, sous le règne de Louis XII, Roi de France, elle se trouve transcrite en langue latine au dit regsitre, f° n° 102, rouleau 15. »
–1834 – 1er novembre : Le Conseil se référant à ses précédentes délibérations des 1er Novembre 1834 et 23 Juillet 1835 demanda la conversion en route départementale du chemin vicinal le plus important de la commune par son trafic, à savoir le chemin des Prats qui conduit de la commune à OLLIOULES. Plus tard, deux journées de prestation en nature seront votées pour faire face aux dépenses relatives aux travaux qui auront lieu en 1838 sur le chemin de grande communication de Saint-Nazaire à Ollioules n° 11. A cela s’ajouta les 2/3 de cinq centimes du principal des quatre contributions directes.]
–1870 – 1er novembre : Conflits sociaux à Marseille – Les mouvements insurrectionnels qui éclatèrent à Paris, à Lyon et à Marseille en 1870-71 et dans les années suivantes furent l’aboutissement naturel de la propagande révolutionnaire des dernières années de l’Empire. L’administrateur, M. Esquiros, démocrate convaincu, n’avait jamais négligé les intérêts du peuple : aussi, sa démission provoqua-t-elle l’émeute qui aboutit à l’envahissement de l’Hôtel de Ville et à l’installation d’une commune révolutionnaire, Le 1er novembre, une foule très agitée se réunit à la place Saint-Michel et réclame hautement le maintien d’Esquiros, puis s’en va à l’Hôtel de Ville pour y installer une commune révolutionnaire. Deux journaux représentaient les idées démocratique; « Le Peuple » et « L’Egalité », tandis que divers clubs révolutionnaires entretenaient l’agitation à Marseille (Gabrielle Castellari, 1945).
–1888 – 1er novembre : les croque-morts de Paris menacent de se mettre en grève ! le motif ? on leur refuse le droit de porter la moustache.
Devant cette menace, à la veille du jour des morts, M. Hamel, Président du Conseil d’Administration des Pompes Funèbres, accepta provisoirement les moustaches mais décida d’en référer au Préfet de la Seine en ces termes :
“Monsieur le Préfet,
Nous avons, sous réserve de votre approbation, et à titre d’essai, décidé que les porteurs seraient autorisés à porter la mous tache, toutefois avec certaines restrictions que nous jugeons nécessaires pour la bonne tenue des hommes, et que voici :
le port de la barbe entière sera interdit, ainsi que le collier, la nimbe, la barbiche, le fer à cheval — le menton devant toujours être nu. La moustache pourra être portée seule ou reliée aux favoris, sans être relevée à l’aide de cosmétique, ni roulée pour former des pointes. Les favoris ne devront pas dépasser les commissures des livres.
Mais il demeure bien entendu que les porteurs auront, comme auparavant, le droit de porter les favoris seuls ou d’avoir le visage entièrement rasé…”
M. Poubelle, préfet de la Seine, approuva les restrictions proposées et un journaliste du Figaro alla interviewer M. Hamel.
- Pourquoi ces restrictions ? demanda notre confrère. Pourquoi cette limitation aux commissures ? Qu’est- ce que ça peut nous faire qu’ils portent la barbe ? Pour les garçons de café je l’admets encore; ils servent à boire et à manger, on peut invoquer des raisons de propreté.
- Les raisons sont les mêmes, déclara le président.
- Comment ?
– Il y a là une question d’hygiène; leur barbe pourrait servir d’asile aux microbes de la maladie qui a déterminé le décès et partant, nuire à eux-mêmes d’abord, et à ceux chez qui ils vont. En plus de la question de propreté et d’hygiène, il y a celle des convenances; nous n’employons pas que des vieillards ! nous avons aussi des jeunes gens. Or, les jeunes gens, n’est-ce pas ? surtout de cette sorte de condition sont nécessairement un peu prétentieux : ils pourraient donner à leurs moustaches un tour qui ne serait pas de circonstance, qui serait… frivole ! Voyez-vous, en ces moments douloureux, apparaître des porteurs ayant la moustache relevée en croc, affectant des airs vainqueurs ? (André Castelot, 1962)
1. une partie de la délégation cantonale de La Seyne, à laquelle s’était joint M. Lucien Revest, délégué cantonal de la section de Saint-Mandrier, a visité les écoles communales afin de s’enquérir de leurs besoins. Ils ont constaté, une fois de plus, que «la bicoque scolaire servant de refuge et d’école enfantine, à un nombre relativement élevé d’enfants en bas âge – une soixantaine environ – renfermés plusieurs heures de la journée dans cet immeuble délabré et manquant d’air, est des plus défectueuses». La délégation cantonale avait déjà signalé cette grave lacune, l’année précédente, mais aucune amélioration n’y avait été apportée. Le matériel d’école a aussi attiré l’attention de la délégation ainsi que l’absence des préaux couverts que seul ne possède pas le groupe scolaire de la section de Saint-Mandrier. Ces préaux couverts seront installés en février 1907 (Gisèle Argensse, 1989, p. 91-92).
2. Buffalo Bill, un cow-boy à Marseille. Le 30 Octobre 1905, le Wild West Show était de retour à Marseille et s’installa sur un terrain propriété des chemin de fer du PLM situé à l’angle du Boulevard Rabateau et du Grand chemin de Toulon, les spectacles s’arrêtèrent le 10 novembre et la majorité de la troupe hivernât à Marseille jusqu’au 4 mars, date de reprise des spectacles. Le cirque quitta Marseille le 6 Mars 1906 (Jean Contrucci).
–1907 – 1er novembre : Le 1er novembre 1907, disparaissait Alfred Jarry, écrivain et académicien, à qui nous devons le personnage d’Ubu dont Le Livre de Poche a regroupé les aventures dans « Tout Ubu » (Librairie générale d’édition, Le Livre de Poche, 1962, 502 p.) et « La chandelle verte » ( Librairie générale française, Le Livre de Poche, 1969, 700 p.).
Paul Gauguin a écrit pour sa part – « Ubu vu de Tahiti », publié dans le Sourire, de novembre 1899″.
J.-H. Levesque a rédigé une biographie – « Alfred Jarry », chez Pierre Seghers éd., Poètes d’Aujourd’hui, n°24, 1967, 220 p.
Et Sylvain Gémier s’est fendu de – « La création d’Ubu Roi », dans une interview recueillie par Roger Valbelle, Excelsior, 4 novembre 1921.
A lire également « Alfred Jarry », n° spécial 623-624, mars-avril 198, de la revue « Europe » comportant « Lettre à Rachilde », pp. 103-104, ainsi que des articles signés de Albert Marencin, André Lazar, Brunella Eruli, Catherine Stehlin, Christian Bodros, Henri Béhar, Henri Bordillon, Herbert Dickhoff, Jacques Carelman, Jean-Claude Dinguirard, Launoir Ruy, Marc Delouze, Marin Levesque, Maurice Bouvier-Ajam, Michel Arrivé, Noël Arnaud, Paul Gayot, Thiéri Foulc, Patrick Besnier, Philippe Vandenbroeck, Sylvain-Christian David.
1. Mise sur cale du cuirassé Béarn, de type dreadnought classe Normandie aux Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. C’est le 5ème cuirassé de la classe Normandie. Connu sous le sigle I 11 (I pour « industrie »), il est mis sur cale le 5 janvier 1914, sur la cale n°1, à La Seyne, construction portant le n° 1071. Le cuirassé devait recevoir XII x 340 mm en 3 x IV + XXI x 138 mm + VI x 47 mm AA + VI TLT x 450 mm. Il devait (théoriquement) être prêt pour les essais officiels de recette de l’appareil moteur et de l’artillerie le 1er novembre 1916, sous réserve de la livraison des canons de 340 mm pour le tourelle avant le 15 avril 1916. Les Forges et Chantiers de La Seyne avaient déjà construit les cuirassés Marceau, Amiral Duperré, Jauréguiberry, Patrie, Justice, Voltaire et Paris (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
2. Le Miroir n°51, du dimanche 15 novembre 1914, publie : « Les Allemands se sont livrés à une offensive furieuse, mais sans résultat sur toute notre ligne de front.
« En Flandre, nos avances et nos reculs se compensent, comme au nord de l’Aisne. L’ennemi a subi des pertes énormes qui viennent encore s’ajouter à toutes les pertes des derniers jours. Guillaume II a évidemment donné ordre de nous percer coûte que coûte, mais l’ordre est d’une exécution difficile.
« Les Russes vont pouvoir cheminer sans coup férir jusqu’à la frontière silésienne : l’état-major allemand annonce que ses troupes ont été rappelées en arrière jusqu’au moment où la bataille aura été terminée en Flandre.
« La flotte russe pourchasse le Gœben et le Breslau dans la mer Noire. Mais la situation est loin d’apparaître claire, car on affirme maintenant que la Turquie aurait donné des assurances pacifiques, le 28 encore, à l’ambassadeur d’Angleterre.
« Le gouvernement japonais a prescrit l’attaque générale de Tsing-Tao sur terre et sur mer.
« Les Italiens ont occupé l’île de Saseno, qui ferme l’entrée de la rade de Vallona dans l’Adriatique ».
3. LES USINES DU RHÔNE FABRIQUE ET COMMERCIALISENT L’ASPIRINE, médicament jusque-là importé d’Allemagne.
4. UNE ESCADRE ALLEMANDE AU LARGE DES CÔTES CHILIENNES – L’escadre allemande du comte Maximilien von Spee coule deux croiseurs.
–1917 – novembre : PROBLEME POSE PAR LES MOTEURS DU SOUS-MARIN « GORGONE » : La Gorgone (530 tonnes), navire médiocre malgré un travail incessant sur ses moteurs non au point, est renvoyée en France au mois de novembre 1917.
1. Allemagne – Révolte des marins du port de Kiel.
2. CHARLIE CHAPLIN EST DE RETOUR DE VOYAGE DE NOCES – Il a épousé Mildred Harris qui n’a que seize ans, le 23 octobre dernier.
1. FRANCE : création en France, de la Confédération des Travailleurs Chrétiens (CFTC).
2. Saint-Mandrier n’oublie pas ses morts, et, non seulement organise une fête au profit d’un monument élevé à leur mémoire, mais encore leur rend hommage à la Toussaint. Dans la salle de la mairie pleine de monde M. l’Adjoint Spécial prononce un discours patriotique. Cette fête des Morts attire dans le grand cimetière maritime de l’hôpital une foule de familles. Au cimetière de la section l’affluence est également nombreuse. Au centre de la nécropole, des drapeaux tricolores flottent autour de la couronne des tués au champ d’honneur déposée dans la matinée.
Armée – Divers – Hôpital de la marine – Municipalité – Population – Santé – Les nombreux promeneurs qui se trouvent sur le boulevard du littoral au Mourillon aperçoivent un hydravion qui vient de quitter le centre d’aviation de Saint-Mandrier et prend son vol ; alors qu’il est en ascension, l’appareil glisse soudain sur l’aile et tombe à la mer. Les premiers sauveteurs arrivés sur les lieux peuvent dégager le 2e maître pilote Guillaume Neveu blessé, mais le quartier-maître observateur Patingue a succombé. Son corps est transporté à l’hôpital maritime de Saint-Mandrier où le blessé est admis en même temps tandis que l’appareil est remorqué au Creux Saint-Georges. M. de Saizieux, commandant du Centre d’Aviation se rend aussitôt à l’hôpital et après avoir rendu visite au blessé qui peut lui fournir quelques renseignements sur l’accident, va saluer à l’amphithéâtre du corps quartier-maître observateur Patingue victime du devoir (Gisèle Argensse, 1989, p. 167).
1. TURQUIE : Le sultanat est aboli.
2. ALLEMAGNE – La chute du mark devient vertigineuse ; il faut maintenant 4450 marks pour 1 dollar.
–1926 – 1er novembre : LEOPOLD DE BELGIQUE CONVOLE AVEC ASTRID – Toutes les têtes couronnées d’Europe assistent au mariage religieux célébré à Sainte-Gudule. La traîne d’Astrid est ornée de perles.
–1936 – 1er novembre : Annonce par Mussolini de l’Axe Rome-Berlin-Tokyo, une alliance militaire de coopération entre le Japon, l’Allemagne et l’Italie.
1. « La politique de Montoire » – Le Petit Journal du 1er novembre 1940 écrit : « c’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration… c’est moi seul que l’Histoire jugera… ». « Collaboration dans l’honneur » dit le maréchal Pétain. « Compréhension réfléchie » précise-t-on à Berlin. Tel est, défini de part et d’autre, le caractère des conversations franco-allemandes. Au lendemain de l’entrevue de Montoire : les paroles du Maréchal, le langage d’un chef : « C’est dans l’honneur – et pour maintenir l’unité française – que j’entre dans la voie de la collaboration. (…) C’est moi seul que l’histoire jugera. ». Voici le texte de l’allocution radiodiffusée que le maréchal Pétain a prononcée mercredi 30 octobre à la fin de l’après-midi et publié par le Figaro du 1er novembre : “Français, j’ai rencontré jeudi dernier « le Chancelier du Reich. Cette rencontre a suscité des espérances et provoqué des inquiétudes. Je vous dois à ce sujet quelques explications. Une paix dans l’honneur n’a été possible, après la défaite de nos armes, que grâce à la dignité des Français devant l’épreuve, grâce à l’immense effort de régénération auquel ils se sont prêtés, grâce aussi à l’héroïsme de nos marins, à l’énergie de nos chefs coloniaux, au loyalisme de nos populations indigènes. La France s’est ressaisie. Cette première rencontre entre le vainqueur et le vaincu marque le premier redressement de notre pays. C’est librement que je me suis rendu à l’invitation du Führer. Je n’ai subi de sa part aucun diktat, aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. A tous ceux qui attendent aujourd’hui le salut de la France, je tiens à dire que ce salut est d’abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d’avoir confiance. A tous ceux qui doutent comme à ceux qui s’obstinent, je rappellerai qu’en se raidissant à l’excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. Celui qui a pris en mains les destinées de la France a le devoir de créer l’atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays. C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française — une unité de dix siècles — dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration. Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourrait être assouplie la ligne de démarcation et facilitée l’administration et le ravitaillement du territoire. Cette collaboration doit être sincère. Elle doit être dépourvue de toute pensée d’agression. Elle doit comporter un effort patient et confiant. L’armistice, au demeurant, n’est pas la paix. La France est tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur. Du moins reste-t-elle souveraine. Cette souveraineté lui impose de défendre son sol, d’éteindre les divergences de l’opinion, de réduire les dissidences de ses colonies. Cette politique est la mienne. Les ministres ne sont responsables que devant moi. C’est moi seul que l’Histoire jugera. Je vous ai tenu jusqu’ici le langage d’un père. Je vous tiens aujourd’hui le langage du chef. Suivez-moi. Gardez votre confiance en la France éternelle.” (Le Petit Journal et Le Figaro du 1er novembre)
2. Arrêt de la cour martiale – Pour avoir commis des actes de violence contre l’Armée allemande et pour avoir possédé des armes et des munitions : Victor Wallard, manœuvre, domicilié à Saint-Crépin (Oise) a été condamné à la peine de mort. Il a été fusillé le 1er novembre 1940. Fait le 2 novembre, La Cour Martiale (Affiche apposée par les autorités allemandes).
3. Vitrines juives à Paris – Le Matin, du vendredi 1er novembre publie : “.Vitrines juives à Paris : Les affichettes jaunes depuis hier nous les désignent; mais beaucoup d’entre elles ont été masquées. Lévy, Cahen, Well, Aaron, nous les citons en bloc, ou en Bloch, comme on voudra — ne sont plus juifs, ne sont pas juifs, n’ont jamais été juifs. Et il faut les croire, car, hier après-midi, date d’expiration du délai imparti aux entreprises juives pour se faire connaître, bien peu de maisons de commerce, pourtant connues pour être peu aryennes, avaient placardé l’affiche jaune qui les distingue. Aaron, juif? Vous plaisantez, il est auvergnat, et Lévy lui-même est titré. Les Rothschild n’étaient-ils pas barons! Beaucoup ont déménagé, surtout dans le Sentier. Les autres, s’ils se sont conformés aux ordonnances, ont placardé l’affichette de la façon la moins apparente. D’autres enfin, ceux qui travaillent en appartement, ont purement et simplement enlevé la plaque sur laquelle on pouvait encore, la veille, lire une raison sociale à consonance sémite” (Le Matin, vendredi 1er novembre).
4. ACCIDENT DU SOUS-MARIN Narval (type Requin) ; (CC François Drogou) ; batterie en avarie au cours d’une plongée, 1-11 (réparation de batteries jusqu’au 2-12)
Au cours de cette offensive britannique, Rommel écrit « Je n’ai plus grand espoir. La nuit, je reste les yeux grands ouverts, incapable de dormir avec cette responsabilité qui pèse sur moi. Le jour, je suis fatigué à mourir.
« Qu’arrivera-t-il si les choses tournent mal ? (…). Je ne vois pas d’issue. (…) l’ennemi, avec sa force supérieure, nous éjecte lentement hors de notre position. Cela veut dire que la fin est proche. (…) Raid aérien après raid aérien, après raid aérien. » (Max Gallo, Une histoire de la 2e guerre mondiale, tome 3 « 1942, le jour se lève »).
Nous y reviendrons.
1. Cérémonies en hommage aux morts de la Résistance (var39-45).
2. L’escadrille 2S est officiellement affectée à Saint-Mandrier avec 14 Latécoère 298, venant d’Arzew. Entrée en guerre en janvier 1943, elle totalisait au 1er avril 1944, 1488 missions de guerre, 3363 heures de vol, un sous-marin endommagé homologué. Cette escadrille assura à elle seule la tâche de protéger les convois qui, venant de Gibraltar, longeait la côte algérienne. Le commandement régional, généreux, demande en sus pour Saint-Mandrier, 39 personnels féminins (SFF). Le carré des officiers demeure inhabitable. On cherche partout des rechanges d’avions dans les décombres. Le déminage du Creux Saint-George vient de débuter. Il faut enfin des voitures. L’aéronautique régionale achète les occasions des particuliers. Quant aux cars, n’en parlons pas… Il existe un seul car de 25 places à Cuers pour toute l’aéronautique navale sud, mais, lui aussi, sans pneus ni chambres à air. On comprend la fureur du commandant de Cuers quand les prisonniers de guerre italiens voleront les quelques pneus qu’il détient pour en faire des lanières de sommiers.
–1945 – 1er novembre : L’UNESCO EST EN ROUTE – Ouverture de la première session de la conférence des Nations unies pour la coopération intellectuelle internationale qui préfigure l’Unesco, créée à Londres le 16 novembre. Léon Blum y représente la France. La carte de pain est supprimée.
-1948 – octobre : Toussaint Merle, propose de payer des heures d’enseignement à quelques professeurs – Alors que, depuis 1945, le Ministère de l’Education Nationale refuse la création de classes préparant au baccalauréat au collège Martini, de La Seyne, le maire, Toussaint Merle, propose au Conseil municipal de payer des heures d’enseignement à quelques professeurs. Autrement dit, le baccalauréat était préparé aux frais de la commune. Après une quinzaine de succès et vingt-cinq inscriptions à la rentrée d’Octobre 1948, le ministère de l’Éducation nationale finit par admettre le bien-fondé des revendications municipales et prit enfin à sa charge les dépenses de personnel.
–1951 – 1er novembre : Emeutes antifrançaises à Casablanca, au Maroc (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1954 – 1er novembre : Vague d’attentats en Algérie, début de l’insurrection algérienne (id.).
En Algérie, une série d’attentats (la « Toussaint rouge ») marque le début de l’insurrection conduite par le Front de Libération Nationale (F.L.N.), dirigé par le Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (C.R.U.A.), qui lance une déclaration d’indépendance (Frédéric Gugelot, 2001).
Le 1er novembre 1954, à minuit, le CRUA, le « groupe des 6 », passe à l’action en organisant simultanément une cinquantaine d’attentats dans les Aurès et en Grande Kabylie. C’est le début des « événements » (Auzias et Labourdette, Algérie, 2014).
–1956 – 1er novembre : Hongrie – Imre Nagy met en place un gouvernement de coalition. Au pouvoir après le retrait des troupes soviétiques de la capitale, Imre Nagy est rapidement entraîné par les insurgés sur la voie démocratique. Il forme alors un gouvernement de coalition afin d’extraire le pays du pacte de Varsovie. Il présente également une requête à l’ONU dans le but d’obtenir la reconnaissance de la neutralité du pays. Les troupes soviétiques ne tarderont pas à réagir en envahissant à nouveau Budapest.
–1957 – vers octobre : Le mauvais temps a touché de plein fouet Fabrégas, La Verne, Mar-Vivo, Saint-Elme et Tamaris. A Saint-Mandrier, les dégâts se limitent à deux barques coulées et à des lignes téléphoniques endommagées. A la Renardière, le sommet d’une potence métallique double de vingt mètres de haut, servant à la signalisation des tirs, a été carrément tordu par la violence des rafales.
–1966 – 1er novembre : A la rentrée des classes de septembre, Henri Ribot a repris son travail d’instituteur remplaçant, mais sans poste fixe car l’annonce de son départ au service militaire le 1er novembre empêche de lui confier un poste de longue durée. Aussi fait-il à cette époque des remplacements qui le conduisent de Saint-Mandrier (où il remplace M. Braxmeyer) au collège de la Valette.
–1970 – 1er novembre : Incendie du dancing « Le Cinq Sept » à Saint-Laurent du Pont (Isère) : 147 morts. Les sorties de secours bloquées, les décorations en polystyrène et le système de chauffage précaire font partie des facteurs aggravant le nombre de victimes.
–1975 – 1er novembre : Assassinat de Pasolini – Le corps du metteur en scène italien Pier Paolo Pasolini est retrouvé à Ostie près de Rome. Le jeune Pino Pelosi, âgé de 17 ans, avoue avoir tué Pasolini en la battant à mort mais ne donne aucune explication sur le mobile du meurtre. Ecrivain, poète et cinéaste, le réalisateur d »Accatone » disparaît à 53 ans.
–1992 – 1er novembre : La loi portant interdiction de fumer dans les lieux publics entre en application.
–1993 – 1er novembre : Signé le 7 février de l’année précédente, le traité sur l’Union européenne de Maastricht entre en vigueur, c’est la fin de la CEE et le début de l’Union européenne.
–1994 – 1er novembre : Le chÂteau des ducs de Savoie à Chambéry est en partie ravagé par un incendie d’origine indéterminée
–2003 – octobre :
1. L’ACTIVITE OPERATIONNELLE DES HELICOPTERES DE LA BAN DE SAINT-MANDRIER PREND FIN.
2. ouverture d’un nouveau Service d’Accueil des Urgences (S.A.U.) à l’Hôpital Font-Pré avec triplement des surfaces.
–2004 – 1er novembre : L’ourse Cannelle est abattue dans les Pyrénées – Alors que depuis 25 ans la France est censée protéger l’ours brun après avoir ratifié la Convention de Berne, la survie de l’animal dans les Pyrénées s’avère compliquée. Au cours d’une battue au sanglier, la dernière ourse originaire des Pyrénées est tuée par un chasseur. Malgré les différentes tentatives de l’Etat pour permettre à l’animal de se réattribuer son environnement, les oppositions sur le terrain et les conflits avec une partie des bergers ne permettent pas de maintenir une population stable et suffisante. La présence d’ours dans les Pyrénées est désormais assurée par les animaux slovènes introduit en 1996 et 1997.
–2007 – octobre : Le dernier séisme important, en octobre 2007, était de 3,3 dans le Briançonnais.
–2019 -1er novembre : Rappel de ce que j’écrivais cette année-là
1. Anniversaire – En ce jour de mon 77e anniversaire, je voudrais signifier aux Scorpions qui me lisent qu’ils sont des passionnés, que leur signe, d’automne, correspond à la chute des feuilles et au moment où la terre s’endort pour plusieurs mois. Pluton, leur planète, les place alors dans le royaume des ténèbres. Si l’eau est leur élément symbolique, ce n’est pas celle des rivières, encore moins des mers, mais celle des étangs, calme en surface, néanmoins riche de la vie intense d’un monde secret. Mode, publicité, standing, moyens financiers vous laissent indifférents. Vous n’êtes pas influençables. Vous avez vos goûts et vos idées que rien n’altère (d’après Claude Bitran et Minouche Pastier).
2. météo DE SANARY : Journée maussade mais de saison avec un vent du sud faible mais amenant des nuages qui devraient masque le ciel cet après-midi et provoquer des averses en soirée. Les température ? 12° pour les minimales et 20° pour les maximales. Attendons-nous à de la pluie au cours de la nuit prochaine.

(Mon père sur le front front des Alpes en 1940)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Le gouvernement belge vient de décider qu’au 1er janvier 2020, sur tout le territoire, les automobiles devront rouler à gauche et non plus à droite. Si l’expérience est concluante, à partir du 1er février la mesure sera adoptée pour les camions
Ce sera tout pour aujourd’hui ; il est 9 heures, allez en paix ! Je vous souhaite un bon samedi, premier du mois.
Amical salut aux Capricor-nettes ainsi qu’à mes compagnons du décan, mes chers Scorpio-nets.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde !
A demain !

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