EPHEMERIDES DU JEUDI 23 OCTOBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4950)
ILLUSTRATION : Prieuré de Salagon (cliché H. R.)
FÊTES : Pour ceux qui lisent dans les astres, c’est le premier jour du Scorpion (23 octobre – 22 novembre). C’est pour vous mes Scorpio-nets et mes Scorpionettes. Amour : vos exigences agacent votre entourage. Il en découlera des discussions qui se termineront en disputes. Travail-Argent : Vous bénéficiez d’une grande popularité sur votre lieu du travail. Elle pourrait être à l’origine d’une bonne surprise. Santé : Allergies possibles.
Revenons à nos moutons, car le 23 octobre, nous fêtons les Jean, mais attention, ceux de la saint Jean d’Automne : les Jean de saint Jean de Capistran qui vécut à la charnière des XIV et XVe siècles. Juriste, il se fit franciscain et imposa à son ordre la stricte observance. C’est le saint patron des aumôniers militaires.
Au calendrier républicain, c’est le deuxième jour de brumaire. Il est dédié au céleri.
dicton : octobre le vaillant fatigue son paysan.
ÉPHÉMÉRIDES
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : Résumé de la lettre du Grand Vizir au Pacha prisonnier au Caire, reçue le 1er brumaire an VIII (23 octobre 1799) :
« Le Grand Vizir informe le Pacha qu’il a reçu sa lettre et qu’il a compris son contenu. Il mentionne que Bonaparte est parti et a été remplacé par le général Kléber, qui souhaite rétablir la paix entre la République française et la Sublime Porte. Le Grand Vizir insiste sur la nécessité de connaître les pouvoirs des plénipotentiaires français et de désigner un lieu de rencontre pour les négociations de paix. Il assure également qu’il garantira la sécurité des Français en Égypte s’ils souhaitent retourner en France.
« Le Grand Vizir met en garde contre les fausses déclarations des Français et souligne que toute tentative de temporisation serait vaine face à l’avancée de son armée. Il affirme que toutes les routes sont bloquées pour empêcher l’arrivée de renforts français et que les escadres anglaises, russes et ottomanes surveillent les côtes. Il est prêt à marcher sur l’Égypte avec son armée redoutable.
« En conclusion, le Grand Vizir exhorte le Pacha à faire tout son possible pour sauver les Français trompés par Bonaparte et à agir en conséquence de ses instructions. Il ajoute que le général Kléber semble vouloir la paix, mais que les Français doivent prouver leur sincérité en retirant leurs troupes de certaines positions stratégiques avant de commencer les négociations. » (pour le texte complet, cf ci-dessous à la date donnée)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 937e livraison. –1480 – 23 octobre : Lieux-dits de marseille
– Camp dau Bailli (registre de l’Evêché). Camp dau Baillé lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de la Gardiole. Devenu Camp de Baillé, 16 avril 1582 (ibid.).
– Puits de Lanssel (registre aux archives de l’Evêché). Le Cancel – lieu-dit, commune de Marseille, dans les montagnes de la Gardiole.
-Pan-Perdu – vallon dans les collines de la Gardiole () de l’Evêché). Puteus de Pan Perdut, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’évêché).
–Plaine de l’Amendier – lieu-dit, commune de Marseille, colline de Carpiagne, (registre aux archives de l’Evêché).
–Font de Val Torte (registre aux arch. de l’Evêché). Val-Torte lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Carpiagne.
SANARY : 737e livraison : –1867 – 23 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – « Mercredi 23 saint-Hilarion. Temps à l’est, bonne brise température chaude. Aujourd’hui j’ai reçu à la maison une dépêche du sous-préfet qui demande la somme exacte des soldats que nous pourrons loger. On a répondu qu’on pouvait loger 400 soldats et 40 chevaux. A 12h00, une autre dépêche électrique du sous-préfet nous annonce que les troupes viendront demain. On se prépare en conséquence. Tout le monde cherche des lits, des logements. À six heures du soir arrive un lieutenant du détachement qui doit venir demain pour voir et retenir les logements des officiers. Il annonce que le détachement arrivera demain dans la matinée.
LA SEYNE-SUR-Mer : 631e livraison : –1810 – 23 octobre : DECRET IMPERIA de Napoléon Ier AUTORISANT LA VERRERIE A REPRENDRE SES ACTIVITES à La Seyne. La verrerie, située place des Capucins, avait cessé de fonctionner pendant la Révolution. Sous l’Ancien Régime, le métier de verrier était considéré comme un art de distinction, conférant des lettres de noblesse à ceux qui l’exerçaient. Joseph-Barthélémy de Ferry, membre du Conseil départemental du Var, est mentionné comme noble verrier dans un document de la Révolution. Le décret mentionne également divers moulins à farine et à huile situés dans différentes rues et quartiers de La Seyne, ainsi que d’autres corporations industrielles telles que les charrons, maréchaux-ferrants, bourreliers, orfèvres, horlogers, passementiers-boutonniers, maîtres maçons, tailleurs, couturières, peintres, vernisseurs et décorateurs, bottiers et crépins, scieurs de long, chapeliers, couteliers, et drapiers (résumé du texte qui se trouve dans les éphémérides complètes).
OLLIOULES : 633e livraison : –1834 – 23 octobre : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 1er régiment de chasseurs : 86 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).]
EPHEMERIDES :
L’INTÉGRALE.
–1179 – 23 octobre : Privilège accordé à l’ordre du Temple par Ildefonse II, roi d’Aragon, et son frère Raimond Bérenger IV, comte de Provence. Parmi les témoins qui souscrivent : Guillaume le Gros, vicomte de Marseille (Acte 267 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, Templiers, liasse 8).
–1219 – 23 octobre : Jouques – B. du Rh., arrondissement d’Aix, canton de Peyrolles, Eglise Saint-Pierre (Henry de Gérin-Ricard, 1926) Acte délivré à Aix – Vente, pour 16.000 sous, d’un quart du château de Jouques à l’archevêque d’Aix, par Gaufridet de Trets, fils de feu Jaques Geofroi et de Sibile. (acte des vicomtes de Marseille n° 409, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : R. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, Archevêché d’Aix, G 1. registre Thésaurus, fol. 80. Ind.: Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1160.
In nomine Domini, anno Incarnationis ejusdem M°CC°XIX, x° kalendas novembris, notum sit omnibus . . . quod ego, Gaufridetus de Tritis, filius quondam Ugonis Gaufridi et Sibilie, confitens me majorem esse xxv annis, bona fïde . . . vendo tibi, Bermondo, archiepiscopo, nomine ecclesie Sancti Salvatoris de Aquis, et omnibus tuis successoribus dicte ecclesie archiepiscopis, quartam partem tocius castri de Jocis, cum omnibus suis pertinenciis, juribus et rationibus, que habeo in dicto castro, intus vel extra, in hominibus et serviciis hominum et tailliis et quistis et lesdis et bannis et blaudis et justiciis et in terris cultis et incultis, in nemoribus, pascuis, aquis, vineis et ferraginibus, pratis, ortis, paratoriis molendinis, et in surmma, vendo ego, Gaufridetus, et trado tibi, dicto B., archiepiscopo, nomine ecclesie Sancti Salvatoris, . . . omne jus quod ad me pertinet vel pertinere potest et debet in predicto Castro de Jocis, vel in ejus territorio seu tenemento, et quidquid possideo … in dicto Castro … Vendo siquidem ego, Gaufridetus, . .. precio xvi milium et d solidorum regalium coronatorum, quod precium ego, Gaufridetus, ex certa scientia, cum auctoritate hujus carte, publiee confiteor et dico me habuisse et recepisse a te, B., Aquensi archiepiscopo, continua numeratione, renuncians … Possessionem autem vel quasi, quam in predicto castro et aliis supradictis rebus habeo vel habere debeo, in te, Bermundum, in totum, nomine dicte ecclesie, sine aliqua diminutione, vel rctentione transfero … Et omnes supradictus stipulationes et conventiones salvare, attendere, adimplere et servare, ego, Gaufridetus, tactis Dei evangeliis, sacramento a me prestito seu facto tibi, B., … juro. Et ut cautius et securius tibi, B., . . . et ut singula et universa supradida, conventiones . . . atteudantur, adimpleantur, serventur ab ipso Gaufrideto, ego, Blacacius, et ego, Aucipres, et ego, R. Beroardus, uterque nostrum in solidum, mandalo ipsius Gaufrideti, tibi, B., Aquensi archiepiscopo, et omnibus successoribus tuis, fidejussorio nomine, nos obligamus . . . Quam venditionem partis castri predicti et allarium rerum supradictarum, mandato et voluntate Gaufrideti, ego, Johannes de Condamina, bajulus domini comitis Provincie, ex parte domini comitis, tibi, B., Aquensi archiepiscopo, . .. laudo et concedo. Actum est hoc Aquis, in claustro Sancti Salvatoris, ante cameram veterem in qua solitus erat morari prepositus Aquensis, testibus : R. Aldeberti, Aquensi preposito ; R. Juliani, Massiliensi preposito ; R. Ancelli, P. Aldeberto, B. Cailla, S., priore de Pellisana ; P. Odone, sacrista ; B. Pelegalli . .. W. Petro, notario.
Post hec, nos, R. Berengarii, comes et marchio Provincie et comes Forcalquerii, sicut bajulus noster Johannes de Condamina venditionem laudaverat et concesserat tibi, B., Aquensi archiepiscopo, et suis successoribus . .. laudo … Actum hoc Aquis, in camera superiori predicti B., Aquensis archiepiscopi, in présentia et testimonio R. Gantelmi, P. Augerii, Hugonis de Forcalquerio et mei, P. Aldeberti, judicis et notarii Aquensis.
–1235 – de l’été jusqu’au 16 octobre : (Em 23) BOLOGNE – Grande sécheresse en été : aucune pluie jusqu’au 16 octobre (23 octobre). Assèchement du Reno.
–1239 – 23 octobre – le castrum d’Orves et son territoire sont partagés entre LA CHARTREUSE DE Montrieux et Signes – Selon l’acte 69 du cartulaire de Montrieux, le castrum d’Orves et son territoire sont partagés entre Hugues Jean, prieur de la chartreuse de Montrieux et Guillaume IV de Signes, seigneur d’Evenos, concernant un quart de la seigneurie d’Orves. Ce partage du terroir d’Orves se fait sur arbitrage de Guy de Solliès, prévôt de la collégiale de Barjols. Guillaume de Signes fit alors reconnaître ses droits et ceux de ses hommes sur le quart du castrum et de son territoire ; l’acte fut souscrit par Geoffroi de Signes, seigneur de Rougiers, Guillaume de Signes, miles de Blanquefort, Aicard d’Orves et Guillaume de Signes junior: « Evenos, extra turnum castri. De divisione territorii de Auronivis facta cum Guillelmo de Signa. …Acta sunt hec in castro de Evena, extra turnum dicti castri, in quandam terrascia Raimundi Audefren. (Témoins:) Gaufrido de Signa, domino de Rogerio; Hugone de Pradis, milite de Signa; Raimundo de Masalgis, milite; Guillelmo de Signa, milite de Blancafort ; Aicardo de Auroneves, converso domus Montis Rivi; fratre Bertrando de Salis, converso ejusdem domus; fratre Guigone, …; fratre Durando…; Guillelmo Fabri de Oleolis; Guillelmo Marcho de Tholono; Guillelmo de Signa, filio Guillelmi de Signa, juniore; Guillelmo Alungno de Evena; Aicardo Dominico; Bertrando Lauteudo de Evena ; … » (Boyer, p. 457-460 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux ; Castellan, 1937, p. 12)
–1266 – 23 octobre : PAÎTRE OU NE PAS PAîTRE – Raimond de la Faïsse, baile de Méounes, déclare ne pas avoir autorité pour permettre aux habitants de Méounes de faire paître leur bétail au-delà du Gapeau. Témoins :] Ysnardus Gilii, Guilhermus Caloli, Guilhermus Fabri, Johannes Berardi. [Notaire :] Hugo de Balma (Boyer 1980, p. 650 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)
–1363 – 23 octobre : Lieux-dits de Roquevaire
– Argilaqueda (charte aux archives municipales). L’Argile quede – lieu-dit, commune de Roquevaire.
–Los Bassans (charte aux archives municipales). Bassan ou Enbassan, chaîne de montagne de la rive gauche du territoire de Roquevaire. Elle est une dépendance de la Sainte-Baume et forme le talus occidental des plateaux de Roussargue, de la Coutrone et du plan d’Aups.
–Argilaqueda, 23 octobre 1363 (charte aux archives municipales). La Cougoulière – quartier rural, commune de Roquevaire (1872).
-Roilandus, 23 octobre 1363 (charte aux archives municipales). Le Rolland – quartier rural, commune de Roquevaire.
–1387 – 23 octobre : les capitulations sont enregistrées, mais chaque communauté traite seule (F.T., 2020).
–1398 – 23 octobre : Lieux-dits de marseille – Al Sauset, (acte aux archives de la Major). Sauset lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Just.
–1480 – 23 octobre : Lieux-dits de marseille
– Camp dau Bailli (registre de l’Evêché). Camp dau Baillé lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de la Gardiole. Devenu Camp de Baillé, 16 avril 1582 (ibid.).
– Puits de Lanssel (registre aux archives de l’Evêché). Le Cancel – lieu-dit, commune de Marseille, dans les montagnes de la Gardiole.
-Pan-Perdu – vallon dans les collines de la Gardiole () de l’Evêché). Puteus de Pan Perdut, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’évêché).
–Plaine de l’Amendier – lieu-dit, commune de Marseille, colline de Carpiagne, (registre aux archives de l’Evêché).
–Font de Val Torte (registre aux arch. de l’Evêché). Val-Torte lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Carpiagne.
–1677 – 23 octobre : Lieux-dits de marseille – Baume Laugière sive Guadelone (acte aux archives de l’Évêché). Baume-Laugière – quartier rural des Camoins, commune de Marseille (1872).
–1699 – 23 octobre : Lieux-dits de marseille – Les Crémats – lieu-dit), commune de Marseille, quartier de Saint- Charles, 23 octobre 1699 (registre de l’Ecritoire).
–1720 – 23 octobre : la peste a bandol – Le vingt-trois octobre, on enregistre un décès dû à la peste à Bandol (Cayol M., 1980).
–1733 – 23 octobre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 209.
1790 – 23 octobre : Villecroze – Le 23 octobre 1790, suivant les instructions du Directoire du Département, on procède à l’inventaire de l’église paroissiale, en présence du curé. La liste, assez détaillée, ne mentionne que des objets sans grande valeur, rarement en argent, généralement en cuivre ou laiton, parmi lesquels « un étei- gnoir pour allumer et éteindre les cierges ». Les vêtements sacerdotaux sont, pour la plupart, demi usés ou rapiécés ; le linge ne vaut pas mieux, cependant, nous verrons, plus tard, que l’on réquisitionnera « de l’argenterie » omise dans cette nomenclature. Cet inventaire semble, du reste, avoir été fait, avec ce que nous hésitons à nommer : négligence ou complaisance, puisqu’aujourd’hui encore, on vénère dans l’église paroissiale une petite statue de la Vierge, portant au bras l’Enfant Jésus, en bois sculpté et doré, qu’une jeune fille du pays, Thérèse Serraire, a pu conserver, au milieu de la tourmente, cachée dans un grenier à foin de sa maison, après l’avoir enlevée de l’église (Chanoine Bouisson, 1934).
–1793 – 23 octobre (2 brumaire an II) : PERIPETIES AUTOUR DU SIEGE DE TOULON
– La dénonciation d’Achard contre Minuty, qui est annexée au dossier, date du 20 octobre 1793. Ce furent les représentants Gasparin et Saliceti qui prescrivirent l’arrestation de Minuty par un arrêté du 2 brumaire an II (23 octobre 1793) date d’Ollioules (Arch. départem. des B.-du-Rh., dépôt annexe d’Aix : L. 94, 103, 103 bis, 448).
– Pour récupérer le montant du règlement des étapes faites dans sa ville par les troupes de passage (17.202 livres), le représentant du Beausset est obligé de se déplacer jusqu’à Grasse, où a été transféré le siège du directoire du département, ainsi que le « citoyen payeur général » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1799 – 23 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Traduction de la lettre du Grand Vizir au Pacha prisonnier au Caire, reçue le 1er brumaire an VIII (23 octobre 1799) ; « Du 7 du mois de Dgemaa evouel, l’an de l’hégire 1214. Mon honoré, heureux et chéri collègue. j’ai reçu la lettre que vous m’avez envoyé par votre trésorier et j’en ai compris le contenu. Dans la crainte que la lettre que Bonaparte m’avait envoyée par Mahmed Rouchdy Effendi n’ait été prise par les bâtiments qui croisent dans la Méditerranée, on m’en a envoyé une double copie jointe à la lettre du général Kléber qui m’apprend que Bonaparte est parti, qu’il l’a remplacé et dans laquelle il me témoigne le désir de rétablir la paix entre les deux puissances. Quoique je sois persuadé que ma réponse à la lettre de Bonaparte, envoyée par Mahmed Rouchdy Effendi, soit arrivée au général Kléber, j’ai cru devoir aussi lui répondre. Je lui ai observé qu’avant de commencer des négociations de paix la République française et la Sublime Porte, il fallait faire connaître les pouvoirs donnés par la République française à ses plénipotentiaires, désigner le lieu où ils pourront se réunir à ceux de la Sublime Porte et des autres puissances étrangères et qu’on discuterait ensuite de tout ce qui serait relatif au rétablissement de la paix d’une manière qu’elles pourraient approuver. Je l’ai assuré ensuite que s’il désirait seulement entamer des négociations, afin de pouvoir retourner en sûreté en France, je lui procurerai protection pour y arriver lui et tous les Français qui sont en Égypte avec leurs armes conformément à ce que prescrit la loi de Mahomet. Je leur garantis leur retour en France sur leurs vaisseaux et sur ceux de la Sublime Porte. Vous pouvez traiter vous-même cette affaire avec le général Kléber et tous les délégués de la nation française, en les assurant qu’ils n’auront rien à craindre pendant la traversée. S’ils osent dire qu’ils sont venus en Égypte avec le consentement de la Sublime Porte, ou qu’ils avancent d’autres faussetés, comme ils y sont habitués et qu’ils voulussent établir sur ces bases fausses des négociations en continuant comme ils ont coutume de le faire, d’assurer comme îles vérités des mensonges qui ne peuvent être crus de personne, cette cou duite ne serait pas capable d’arrêter un seul instant ma marche victorieuse. Si les Français désirent rétablir une paix durable, ils ne peuvent espérer de la traiter en Égypte ; s’ils en ont seulement l’intention de chercher leur sûreté, ils doivent être persuadés que je la leur garantirai comme je l’ai dit avant ; qu’ils se gardent bien de croire qu’il leur serait avantageux de temporiser, en parlant des secours qu’ils attendent de Bonaparte et qu’il peut bien en ellei leur avoir promis, mais le vrai motif de son départ est l’approche de l’armée innombrable et victorieuse de la Sublime Porte qu’il a su munie de toutes les provisions et l’artillerie nécessaire à la guerre. Voilà ce qui l’a fait fuir avec le désespoir dans l’âme et tremblant que son armée ne s’aperçoive du précipice dans lequel il l’a entraîné. Toutes les routes sont fermées pour empêcher l’arrivée d’aucun secours qui serait apporté par leur escadre et si Bonaparte est assez heureux pour arriver à Paris, il ne pensera plus à retourner en Égypte. Mais quand il le voudrait, les escadres anglaises, russes et celles de la Sublime Porte, envoyées récemment de Constantinople et qui doivent être arrivées sur les parages d’Alexandrie, nous assurent que non seulement Bonaparte, mais même pas un seul oiseau ne pourrait passer sans être vu et arrêté. Je suis d’ailleurs prêt à marcher sur l’Égypte avec mon armée redoutable. Dans le cas où les Français voudraient retourner sains et saufs dans leur pays, ils doivent compter sur mes promesses que vous pouvez leur garantir vous-même encore. Le but de la présente est de vous engager à faire tout ce qui dépendra de vous pour sauver de la mort ces malheureux Français que le général Bonaparte a si cruellement trompés. J’espère que lorsque vous aurez reçu et compris ma lettre, vous agirez en conséquence de ce que je vous dis. P.S. de la main du Grand Vizir : « Mon honoré heureux et chéri Collègue. Le général Kléber que je regarde comme mon ami est porté à vouloir la paix. Toutes les nations de l’univers la préfèrent à l’effusion de sang humain. Il faut cependant être bien persuadé que malgré qu’il s’agisse de traiter la paix, nous mettons la plus grande activité pour accélérer notre marche sur l’Egypte, en nous confiant toujours dans la puissance du Très Haut. Vous n’ignorez pas que les Français ont employé depuis quelque temps toutes sortes de ruses pour tromper les nations de l’univers. Si dans cette circonstance, ils ont encore la même intention, ils ne réussiront pas. Il arrive souvent que ceux qui trompent sont eux-mêmes dupes. Au reste, s’ils désirent sincèrement négocier avec la Sublime Porte et nous donner des témoignages d’amitié en commençant des conférences de paix, qu’ils la prouvent en retirant leurs troupes d’El-Arich, de Katieh et de Salheyeh et qu’ils commencent par là à vous inspirer à vous-même la confiance qu’ils veulent que nous prenions. On pourra alors entamer des négociations et travailler à leur donner sûreté ; j’espère que vous mettrez le plus grand zèle à agir en conséquence. »
–1801 – 23 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Les insignes des victoires de Bonaparte en Egypte sont en quarantaine au Lazaret de Saint-Mandrier. Ce ne sera que le 14 novembre que l’Administration municipale de Toulon sera informée par les intendants de Santé que les insignes des victoires de Bonaparte en Egypte étaient libres de leur quarantaine (Gisèle Argensse, 1989, p. 37 cite cet épisode, mais le place en 1795, ce qui est impossible).
–1810 – 23 octobre : DECRET IMPERIAL AUTORISANT LA VERRERIE DE LA SEYNE A REPRENDRE SES ACTIVITES- A La Seyne, la verrerie de la place des Capucins a arrêté de fonctionner pendant la Révolution mais par un décret du 23 octobre 1810, l’empereur Napoléon Ier autorise les J.-J. et J.-B.-Léon Ferry à reprendre à La Seyne leur industrie. On sait que sous l’Ancien Régime le métier de verrier était considéré comme un art de distinction et des lettres de noblesse furent conférées à ceux qui l’exerçaient. Ainsi, Joseph-Barthélémy de Ferry, de Pourrières, membre du Conseil départemental du Var (Directoire), de novembre 1791 à juillet 1792, est-il qualifié de noble verrier dans un document de la Révolution (Il s’agit de J.-B. de Ferry-Lablache, né à Toulon le 20 mai 1747) ; – des moulins à farine, actionnés par le vent (à Brégaillon, au Peron, aux Tortel, aux « Quatre Moulins », à Laffranc, à Saint-Honorat) : hydrauliques dans le vallon des Moulières ; – des moulins à huile : rue de l’Hôpital (Clément Daniel), rue du Palais (rue Berny), aux Cavaillons, rue du Petit Filadou (rue Marius Giran) ; une rescence au quartier du Peyron. A ces exploitations de caractère industriel peuvent s’ajouter, pour compléter le visage économique seynois du temps, les corporations ci-après : charrons, maréchaux-ferrants, bourreliers, orfèvres, horlogers, passementiers-boutonniers (Un atelier existait, employant une quinzaine d’ouvrières, dans la rue actuelle M.-Giran, non loin de la Poissonnière), maîtres maçons, tailleurs, couturières, peintres, vernisseurs et décorateurs, bottiers et crépins, scieurs de long, chapeliers, couteliers, drapiers, etc. (Louis Baudoin, 1965, p. 268-271).
–1812 – 23 octobre : La France est secouée par l’affaire Malet qui a des retombées jusqu’à Toulon. Le général Malet a tenté un coup d’Etat républicain contre le régime impérial, mais il a échoué. L’affaire s’est terminée par l’exécution des auteurs.
–1834 – 23 octobre : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement du 1er régiment de chasseurs : 86 hommes appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).]
–1836 – 23 octobre : Un obélisque de Louqsor est érigé place de la Concorde à Paris.
–1840 – 20 novembre : Beurmann (Jean, Ernest, baron de) — Maire de Toulon par ordonnance du 20 novembre 1840, puis encore du 23 octobre 1843. Né à Strasbourg le 25 octobre 1775, soldat le 23 janvier 1788, général de brigade, maréchal de camp le 23 octobre 1811, grand officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint Louis, 55 ans de service, 25 campagnes. Mort ; à Toulon le 10 octobre 1850 (abbé Bouisson, 1936).
–1843 – 23 octobre : -Karl Marx s’installe à Paris.
–1869 – 23 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – Samedi 23. Saint-séverin. Beau temps calme le matin. Petite brise du large. Toujours air froid piquant. Nous devons à ce froid un joli passage de grives. Les amateurs de postes en tirent passablement. Nous avons eu aujourd’hui le mariage de Mademoiselle /azarine Arnaud avec monsieur Paulet De Marseille, chef de comptabilité d’une compagnie lyonnaise. La cérémonie s’est effectuée à Saint-Nazaire et après la messe on est parti en voiture pour Toulon où les repas de choix venez ont été livrés chez alphan restaurateur.
–1884 – 23 octobre : Frédéric MISTRE, agréé sacristain de Sanary – Pour les inhumations, le Conseil de Fabrique réuni le 4 Janvier 1885, nomma mandataire des inhumations le sieur Frédéric MISTRE, agréé sacristain depuis le 23 octobre 1884, afin qu’il puisse agir en cette qualité devant l’autorité judiciaire et civile pour faire percevoir les droits de la Fabrique provenant des inhumations. Plus tard, Nazaire ICARD, charron, construira un magnifique corbillard, car le Maire, là aussi, veut réduire à néant le privilège du Conseil de Fabrique qui répond que jusqu’à présent les inhumations sont faites par des gens dévoués. Il en est ainsi à la campagne où les gens s’entraident davantage. Mais le modernisme arrive. Qui aurait pu penser à cette époque que nos morts rouleraient en voiture automobile. ICARD entretiendra ce corbillard construit à ses frais. Son utilisation ne sera pas obligatoire et le prix variera de 13 F à 50 F suivant les classes et le nombre de chevaux (Rotger B., 1984, p. 447-448).
–1887 – 23 octobre : Cimetière DE Saint-Mandrier – Dans la séance du Conseil Municipal du mercredi 25 mai 1887, le Maire annonce que la commission d’hygiène n’a pas accepté le terrain Brocard, choisi par la municipalité. Il le regrette, car dit-il, il n’y a pas d’autre terrain plus propice. Il ajoute que cette décision de la commission d’hygiène privera Saint-Mandrier d’un nouveau cimetière. Une commission se rend le 23 octobre à Saint-Mandrier afin d’y étudier encore l’emplacement d’un nouveau cimetière (Gisèle Argensse, 1898, p. 88).
-1983 – 10 septembre : décès de Felix Bloch, physicien suisse, prix Nobel de physique en 1952. Il éttait né le 23 octobre 1905).
–1910 – 23 octobre : ACCIDENT DU SOUS-MARIN Ariane ( type Amarante / Clorinde mod.), Croisière en Adriatique, rallie Bizerte par suite d’une avarie de Diesel ; 23/10 : Début de carénage à Bizerte ;
–1912 – 22 ou 23 octobre : Accident dU sous-marin Joule (Q 84, type Brumaire) ; entre Sardaigne et Tunisie, par gros temps et mer courte, la mèche tribord de la barre de plongée avant est cassée au ras du presse-étoupes (rapport du 25 octobre 1912). Le bâtiment a continué à plonger sans difficulté en manœuvrant 7/2 barre AV et barre AR.
–1914 – 23 octobre : LA 17e DIVISION D’INFANTERIE EST ENGAGEE DANS LA BATAILLE D’YPRES – Commandée du 12 septembre 1914 au 1er juillet 1915 par le général Guignabaudet, la 17e division d’infanterie, mobilisée depuis août dans la 9e région militaire (Tours), comportait le 68e RI, le 90 RI, le 114e RI et le 125e RI. En octobre, elle est renforcée par les 268e RI et le 290e RI. Du 4 septembre au 19 octobre, engagée dans la 1ère bataille de l’Aisne, elle a participé aux attaques françaises, vers Prosnes et la ferme de Moscou, en direction de Moronvilliers. À partir du 21 septembre, elle occupe un secteur vers Prosnes et la ferme des Marquises, étendu à droite, le 27 septembre, jusqu’au nord de Baconnes. Du 19 au 23 octobre, elle est retirée du front, et transportée par voie ferrée de Mourmelon-le-Petit, dans la région de Hazebrouck, puis par camions dans celle de Reninglet. A partir du 23 octobre, elle va se trouver engagée dans la bataille d’Ypres au nord-est et au sud-est d’Ypres : dès le 23 octobre, elle prend Zonnebeke et lance des attaques en direction de Passchendaele ; des éléments participent à des combats vers Hollebeke et Klein-Zillebeke. Par la suite, elle occupera un secteur vers Wallemolen, et la voie ferrée d’Ypres à Roulers. Le 8 novembre, son front s’étendra à gauche jusqu’à Poelkapelle. Le 17 novembre, il sera réduit, à droite, jusqu’à la route d’Ypres à Roulers. Les 20 – 24 novembre, son secteur sera déplacé, vers la droite, entre Wallemolen et le sud de broodseinde. Du 6 décembre 1914 au 6 pars 1915, la 17e division d’infanterie occupera un nouveau secteur vers la voie ferrée d’Ypres à Roulers, et le bois du Polygone (inclus). C’est là que, du 14 au 17 décembre, elle participera à des attaques françaises sur la ferme Verbeek et sur le bois du Polygone. Le 24 décembre, elle attaquera vers Broodseinde. Le 25 janvier 1915, elle supportera l’attaque allemande vers Broodseinde. Ce ne sera que du 6 au 25 mars 1915, qu’elle sera retirée du front pour prendre un repos mérité vers Herzeele (Ministère des Armées, État-Major de l’Armée de Terre, Service Historique, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Imprimerie « LA RENAISSANCE » — TROYES – Dépôt légal : 4e trimestre 1969 — N° 19.982).
-1940 – 23 octobre :
1. Entrevue entre Francisco Franco, caudillo de l’Espagne, et Adolf Hitler à Hendaye (André Rossel, 1985). La rencontre porte sur l’éventualité d’une entrée en guerre de l’Espagne aux côtés des forces de l’Axe, et de ses contreparties éventuelles. Elle ne débouche sur rien. Deux explications différentes à l’échec des négociations sont avancées. Selon plusieurs sources, Franco ne voulait pas s’allier avec Hitler, parce que l’Espagne était exsangue ou parce que le conservatisme catholique rejetait le néopaganisme nazi, il a donc demandé des contreparties qu’il savait devoir être refusées1,2. Pour d’autres sources, Franco était prêt à entrer en guerre mais ses demandes furent jugées excessives.
2. À partir du 15 novembre les immeubles parisiens pourront être chauffés à raison d’une pièce au moins par appartement. Paris, 23 octobre. — Le Préfet de la Seine vient de publier un arrêté réglementant le chauffage central collectif dans les immeubles d’habitation. Le chauffage central collectif des immeubles d’habitation ne faisant l’objet d’aucune allocation spéciale de charbon ou de coke, les propriétaires sont autorisés à centraliser dans les conditions ci-après définies, tout ou parties des attributions de charbon auxquelles donneront droit les cartes de charbon de foyers domestiques, comme les autorisations d’approvisionnement destinées aux services publics, au commerce et aux professions libérales qui ont été ou seront délivrées aux locataires des immeubles. Les propriétaires qui demanderont à leurs locataires la remise de tout ou partie des cartes de charbon et des autorisations d’approvisionnement dont ils sont titulaires, devront en contrepartie de cette remise prendre l’engagement d’utiliser dans l’intérêt des locataires la totalité du charbon qu’ils pourront acquérir au moyen des titres dont il s’agit, et d’assurer au besoin par intermittences et au plus tôt à partir du 15 novembre le chauffage d’au moins une pièce dans chaque appartement. Le refus par un ou plusieurs des locataires de remettre leur carte de charbon ou de faire profiter l’immeuble du tiers des quantités prévues dans les autorisations d’approvisionnement, pourra donner lieu, indépendamment des poursuites civiles que pourrait exercer le propriétaire, à l’application des sanctions prévues par la législation en vigueur. (Havas) (Le Figaro, jeudi 24 octobre) (Le Figaro, jeudi 24 octobre).
-1942 – 23 octobre : BATAILLE D’EL ALAMEIN (EGYPTE) – A 20 h 45, l’offensive des troupes britanniques commandées par le général Montgomery marque le début de la bataille d’El Alamein (Egypte). C’est un feu roulant de cinq heures. 1000 pièces d’artillerie font tonner leurs obus sur le front large de 10 km dans lequel se tiennent des unités germano-italiennes, coupant toutes les liaisons et toutes les lignes de transmission. A 22 h, le feu anglais est allongé et tombe dans les champs de mines, de bombes piégées et de charges concentrées qui explosent les unes après les autres et qui devaient stopper l’attaque des chars anglais. Cela Rommel ne l’avait pas pensé (Paul Carell, Afrika Korps, 1966).
–1954 – 23 octobre : Accords de Paris créant l’Union de l’Europe occidentale (U.E.O.) (Jean-Charles Volkmann, 2003). Ces accords de Paris, signés entre la France et la République fédérale d’Allemagne, mettent fin à l’occupation de la Sarre et autorisent la RFA et l’Italie à accéder à l’OTAN.
–1956 – 23 octobre : Soulèvement anti-communiste à Budapest – « La capitale hongroise se soulève contre le joug totalitaire de l’URSS. D’abord victorieuse, l’insurrection est écrasée dans le sang par l’Armée rouge : Le 4 novembre, à 4 heures du matin, dans un bruit de tonnerre, l’Armée rouge déferle sur Budapest et la plupart des centres urbains. Imre Nagy lance un appel désespéré aux Nations unies. Le Conseil de sécurité se contentera, sur le tard, de condamner l’agression. S’adressant à la nation, Nagy dénonce l’ «intention évidente» des forces soviétiques de «renverser le gouvernement démocratique et légal de la Hongrie. Nos troupes sont au combat. Le gouvernement est à son poste». En termes militaires, souligne Bela Kiraly, qui prit alors le commandement des forces révolutionnaires dans la capitale, «cela signifiait que l’URSS venait, de facto, de déclarer la guerre à la Hongrie». Dans les pays occidentaux, l’opinion est révulsée par la barbarie soviétique. Mais les dirigeants du «monde libre» ne font rien pour s’opposer à l’invasion. «Toute action de leur part, estime le général Kiraly, aurait pris la forme d’une guerre atomique et nous en aurions été les premières victimes.» Il perd brusquement le contact avec Imre Nagy, qui trouve refuge avec ses fidèles à l’ambassade de Yougoslavie – «pour éviter d’être contraint par la force à la démission», indique Ferenc Donath. Trompé par de pseudo-garanties de sécurité, il en sortira le 22 novembre pour être aussitôt arrêté et transféré en Roumanie, où il sera tenu au secret durant dix-huit mois. En juin 1958, Imre Nagy est exécuté par pendaison, comme quelque 300 révolutionnaires de 1956. Le bilan de la tragédie hongroise se solde par plus de 2 600 morts, 200 000 réfugiés et une répression sans pitié orchestrée par Ivan Serov, chef du KGB soviétique. » (L’Express, Sylvaine Pasquier, le 23/10/2006).
-1968 – 23 octobre : « LIBERATION » REVIENT SUR LA DISPARITION DU SOUS-MARIN « MINERVE » – Le 27 janvier 1968, le sous-marin « Minerve » disparaissait au large du cap Sicié. (…) Si l’on en croit les informations contenues dans un site entièrement consacré au sous-marin en question, et largement reprises dans l’édition de « Libération » datée du lundi 23 octobre 1968, « l’accident a été provoqué par une erreur de conception du sous-marin. » Selon le créateur du site, Jean-Alain Autret, qui n’est autre que le fils de René Autret, ancien marin de la Minerve, disparu en mai dernier mais qui, durant toutes ces années, a précieusement n gardé dans une petite sacoche tous les documents sur l’affaire », le sous-marin aurait en effet coulé en embarquant trop d’eau par son schnorchel, ce tube à air qui, en immersion périscopique, permet le bon fonctionnement du moteur diesel utilisé pour la propulsion des submersibles dits classiques. Et de donner plus de détails, en rappelant les conditions météorologiques dans lesquelles a eu lieu l’accident. En ce 28 janvier, la Minerve doit participer, avec un avion de type Bréguet Atlantic, à un exercice de lutte anti sous-marine. Lorsqu’au petit matin, elle entre en contact radio avec l’avion en question, le mistral souffle à plus de 100 km/h en rafales. La mer est très forte. Obligée de rester en immersion périscopique pour les besoins de l’exercice, la Minerve se fait copieusement ballotter par les vagues, et ses aériens (périscope, antenne radio et schnorchel) sont sans cesse submergés. « Pour éviter que l’eau de mer ne pénètre dans le sous-marin, un clapet de tête ferme automatiquement le tube à air à chaque fois qu’une vague arrive. Un système ingénieux qui fonctionne grâce à des électrodes… Mais cette fois, le système fonctionne mal. C’est une avarie courante à bord des sous-marins du type de la Minerve raconte un marin. L’eau s’engouffre dans le tube et descend directement dans la cale aux auxiliaires. ». II suffit alors de mettre en marche une pompe pour refouler l’eau et de fermer manuellement la coupole du schnorchel. Une opération apparemment facile sauf « lorsque le flux d’eau est trop important et que la pression empêche de refermer manuellement la coupole. Ou qu’un bout de bois flottant vienne par exemple se coincer sous la coupole » découvre-t-on sur le site Internet. Deux hypothèses loin d’être saugrenues puisqu’un accident de ce type à bord du Flore, un sous-marin de type « Daphné » comme la Minerve, sera évité de justesse le 19 février 1971. Cet accident, survenu après la disparition de l’Eurydice le 4 mars 1970, amènera même la Marine nationale à « installer une grille de protection sur le clapet de tête et surtout un système hydropneumatique permettant de refermer la coupole, là où les muscles de l’équipage ne suffisaient manifestement pas. » Cette modification mettra fin aux incidents de schnorchel sur les sous-marins de type « Daphné »… (L-P. P. – Le mystère de la Minerve enfin élucidé ?Var-Matin, 29/10/2000).
-1973 – septembre et décembre : Affaire du Watergate : Le Président des Etats-Unis, Nixon, accepte de remettre à la justice les bandes magnétiques.
-1983 – 23 octobre :
1.Attentats à Beyrouth : 240 Américains et 58 Français du Drakkar tués.
2.LE TOURING CLUB DE SAINT-MANDRIER EST MIS EN LIQUIDATION – Les plans d’eau de Saint-Mandrier entourés par les quais Jean Jaurès et Séverine appartiennent à l’Etat qui en laisse la gestion à la Chambre de Commerce du Var. Or, depuis 1968, le Touring Club de France gérait une partie de ce domaine public maritime dans le cadre d’un contrat passé avec la Chambre de Commerce : le sous-traité d’exploitation. Mais depuis que le T.C.F. a déclaré sa faillite et été mis le 23 octobre 1983 en liquidation, cet accord est annulé et la gestion s’en retourne à l’Etat. Un contrat avait été signé entre les deux intéressés et devait se terminer en 2006. La Municipalité espère acquérir en location l’ancienne salle du restaurant qui appartenait au T.C.F. Elle l’obtiendra et cette salle sera baptisée « Salle Bailly de Suffren » (Gisèle Argensse, 2000, p. 126).
–1992 – 23 octobre : L’affaire du sang contaminé prend fin avec la condamnation du Dr Garretta à 4 ans de prison.
–2013 – 23 octobre : un professeur du college de France en visite a sanary – 14h 30, salle Marie Mauron, à Sanary, j’accueillais Jean-Pierre Brun, professeur au Collège de France où il est titulaire de la chaire des Antiquités nationales. De retour d’une fouille d’urgence qu’il conduit à Pompéi, il nous entretint des avancées que l’archéologie apporte à l’heure actuelle sur l’histoire de notre passé. Pour cela, il s’appuya sur son expérience de terrain (directeur de recherches au CNRS, directeur de l’Institut français de Naples, ancien directeur du Centre archéologique du Var) et ses travaux d’historien (docteur d’Etat).
–2014 – 23 octobre : VILLA ROMAINE DE RIANS (VAR) – A 11h, j’étais à Rians sur le site de la villa romaine des Toulons en compagnie de Gaëtan Congès afin d’étudier avec lui les possibilités de préservation du site. A 17 h 30, à Toulon, je présentais Sylvain Burri qui anima la première conférence de l’année au Centre Archéologique du Var, 14 boulevard Bazeilles, sur le thème du gemmage et de la production de poix dans l’arrière-pays toulonnais aux XVIe et XVIIe siècle. Chargé de recherche au LABORATOIRE D’ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE (Aix-en-Provence), il avait publié « La fouille programmée d’un site de distillation du bois à la Roche Redonne (Le Castellet, Var) », dans la Revue du Centre Archéologique du Var 2009, 2010, pp. 33-36 et, plus récemment, « Nouveaux sondages sur le site médiéval de production de goudrons végétaux de la Roche Redonne (Le Castellet, Var), Revue du Centre Archéologique du Var 2010, 2011, pp. 35-38 ».
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
Pénurie !
Nous sommes en juin 1940, un chef d’unité entre dans un bar en criant :
-« Nous sommes vaincus ! »
Le patron lui répond désolé :
-« Impossible, nous n’avons que 19 chaises. »
UNE BLAGUE (malheureusement vraie) POUR LA ROUTE :
« Un voyageur tombe sur la voie : il a le pied gauche sélectionné. » (L’Alsace, 2 février 1956)
Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 16 heures, allez en paix !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
A demain pour fêter Florentin !

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