EPHEMERIDES DU MERCREDI 22 OCTOBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4949)
ILLUSTRATION : temps orageux sur Sanary vu de notre terrasse ! !
FÊTES : Le 22 octobre, nous fêtons les ELODIE dont le nom signifie soit « fleur des champs » en grec, soit « propriété » en latin. Sainte Elodie de Cordoue vécut au IXe siècle. Fille d’une chrétienne et d’un musulman assez tolérant pour laisser son épouse élever leurs deux filles dans le christianisme. A la mort de son mari, la mère se remaria avec un musulman qui réclama que les deux filles se convertissent à la foi de leur père, ce que la loi imposait sous peine de mort. Ayant refusé, Elodie fut arrêtée puis décapitée à Huesca. Ses reliques sont conservées au monastère de Leyre. Plus de 160 000 personnes portent son nom.
Au calendrier républicain, ce premier jour du mois de brumaire était dédié à la pomme.
Nous fêtons également les SalomÉ (du nom de la mère des Apôtres Jacques et Jean). Ainsi que l’écrivait Marcel Provence en 1942, le 22 octobre, en l’honneur de sainte Marie Salomé : « Aux Saintes-Maries, la compagne de Marie Jacobée était honorée avec un cérémoniale semblable à celui des fêtes de Mai. Les châsses étaient descendues et conduites en procession jusqu’à la mer. Mais pas de boumian cette fois, on est entre Provençaux et Languedociens. » (sic !) (Marcel Provence, 1942, p. 98-99)
Le dicton : « Si tous les êtres avaient un esprit de tolérance, la liberté irait de soi. » (Georges Brassens, Les chemins qui ne mènent pas à Rome – réflexions et maximes d’un libertaire)

ÉPHÉMÉRIDES
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : trois lettres écrites par le général en chef Kléber à différents généraux le 22 octobre 1799 (30 vendémiaire an VIII). Note : je livre ici un résumé de ces lettres, leur intégralité se trouve dans le fil des éphémérides de ce jour.
- Lettre au général Verdier :
- Kléber informe Verdier de l’envoi de renforts du 18e régiment de dragons et de 50 dromadaires répartis entre Damiette, Burlos et Rosette.
- Il mentionne également l’envoi de 25 Mamlouks européens sous le commandement de Hussein Kachif pour lever des contributions et chasser les brigands dans la province de Mansoura.
- Kléber souligne l’importance de surveiller ces Mamlouks et de les accompagner d’un officier français de confiance et de 50 hommes d’infanterie 1.
- Il donne des instructions pour lever des chevaux supplémentaires dans la province de Mansoura pour la cavalerie et l’artillerie.
- Enfin, il informe Verdier de la relève de la 2e légère par la 32e demi-brigade de bataille et de la situation à Burlos et Alexandrie.
- Lettre au général Friant :
- Kléber demande à Friant de faire l’impossible pour envoyer 150 000 livres dans la caisse du payeur général au Caire avant le 20 brumaire.
- Il compte sur le zèle de Friant pour le service et son attachement personnel.
- Il demande également à Friant de soutenir la remonte des hommes à pied envoyés en Haute-Égypte.
- Lettre au général Menou :
- Kléber demande à Menou de ne pas engager de pourparlers jusqu’à nouvel ordre.
- Il mentionne avoir endoctriné l’Effendi du Grand Vizir et obtenu son accord sur les points d’intérêt commun.
- Kléber informe Menou de l’envoi de dromadaires à Burlos et Rosette pour faciliter la correspondance.
- Il exprime son désir de voir Menou établi à Alexandrie et donne des instructions sur la gestion des détachements de cavalerie.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 936e livraison. –1793 – 22 octobre : Moïse Bayle, préside la Convention : législateur, né en Languedoc – En 1756 habite Marseille . Procureur général syndic des B.du Rh. Elu à la Convention – Vote la mort du roi -1793 Dénonce le tribunal populaire de Marseille comme sanguinaire – Défendu par Marat – 22 octobre 1793 préside la Convention, entre au comité de sûreté générale jusqu’au 9 thermidor – D’arrestation le 16 germinal an III -Amnistié au 4 brumaire, en exil après le 18 brumaire, meurt dans la misère aux environs de Lyon a publié en 1795 après le 9 thermidor des lettres de Fréron.
SANARY : 736e livraison : –1867 – 22 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – 22 octobre, S. Mellon év. : « Temps à l’Est – faible brise – menace ou espoir de pluie. Température douce. Aujour’d’hui, on a reçu à la mairie une lettre du général comte de Clouard commandant la subdivision à Toulon qui nous annonce que nous allons recevoir deux cents soldats dont sept officiers. Il dit que ces troupes viendront prochainement mais sans indiquer le jour. Ces soldats étant destinés à l’expédition de Rome, il y a eu contre-ordre et on va les maintenir à Toulon. Il y avait plus de vingt ans que nous n’avions logés soldats, officiers, aussi tout le monde est désorienté et cherche de quoi les héberger.
LA SEYNE-SUR-Mer : 631e livraison : –1839 – 22 octobre : ACCORD ENTRE LA MUNICIPALITE DE LA SEYNE ET LE CHANTIER LOMBARD – A La Seyne, sur plus de 2.100 m², le chantier naval Lombard procède au comblement vers l’est avec l’accord de la municipalité, puis un bail est passé avec celle-ci le 22 octobre 1839. Une cale de halage de 58 m sur 2,85 m est construite, la mise à l’eau des navires se faisant dans le port. A côté, il réalise un appareil de matage de 22 m de haut, des hangars, des bureaux et trois autres ateliers, mettant fin aux chantiers forains. L’ensemble de ces travaux est terminé en 1839. La cale de halage reçoit le premier navire pour la mise à terre du vapeur Hérault de Fraissinet le 28 octobre 1840.
OLLIOULES : 632e livraison : -1800 – 15 septembre (29 fructidor an 8) : Les jeunes gens d’Ollioules refusent de prendre les armes à la suite de la réquisition permanente des gardes nationales de tout le département par le Préfet du Var ; le sort désigne les absents, étrangers à la commune ! Lorsque le Commandant de la place de Sanary et arrondissement, demandant 30 hommes de la colonne mobile dont 20 d’Ollioules et 10 d’Evenos, même refus, et à nouveau, ce sont les absents qui sont désignés. Les mutins se retrouvent au cabaret alors que le commandant de la place vient unir sa colonne à celle d’Ollioules-Evenos. Les mutins refusent d’entendre raison. Au point que le maire, Imbert, prie le sous-préfet de lui fournir les forces, armes et munitions, pour faire exécuter les ordres et venir à bout de la mauvaise volonté de ses concitoyens…. En suite de quoi, l’adjoint au maire, Audibert donne sa démission ; le maire écrit à nouveau au sous-Préfet pour lui signaler cette démission et lui porter secours. Le 3 août, il réclame au Juge de Paix l’application des peines déterminées par la loi du 3 août 1791 (Castellan E., 1937, p. 237).

EPHEMERIDES :
L’INTÉGRALE.
–741 – 22 octobre : Mort de Charles Martel à Quierzy-sur-Oise. Il avait été le vainqueur de la Bataille de Poitiers en 732.
–1250 – 22 octobre : ENTRE GENS DE QUALITE – Charles d’Anjou, comte de Provence, restitue la terre de Cavalière à Rostaing, évêque de Toulon.
–1310 – 22 octobre : mention du Castrum de la Ciotat (acte notarié). La Ciotat – I.G.N., Bouches du Rhône ; chef-lieu de canton, arr. de Marseille ; comprend quatre communes : La Ciotat, Cassis, Ceyreste et Roquefort. La Ciotat est une forme du mot provençal qui veut dire la cité ; ils ont eu une communauté et une même maison commune contractant et faisant leurs affaires publiques d’un commun accord, comme cela résulte d’une transaction du 20 avril 1461 (Jehan de Moustiers, notaire à Ollioules); cela résulte encore de l’extrait d’affouagement du lieu de Ceyreste, ne faisant qu’un seul affouagement avec le Bourg de la Cité, comme bourg de Ceyreste. L’abbé de Saint-Victor était seigneur de La Ciotat ; il nommait un juge et un viguier qui, conjointement avec les trois consuls dont le premier portait le titre de maire, administraient les affaires de la communauté. — Voy. Ceyreste. La Ciotat était un siège d’amirauté. Au terroir, il y a les chapelles de Notre-Dame-de-la-Garde et de Sainte-Croix. Je précise que Ceyreste fut u court moment le siège d’un évêché. On peut établir des similitudes avec La Seyne qui fit le port de Six-Fours et Sanary celui d’Ollioules.
–1509 – 22 octobre : Cinquième incendie de la Grande Chartreuse et nouvel appel aux Maisons qui devront cinq années durant sacrifier 1% de leurs revenus. La Verne et Montrieux apporteront leur aide.
-1572 – 22 octobre : Renouvellement de l’acte portant création à Six-Fours d’une Grande Compagnie ayant pour but le rachat de ses membres pris par les turcs ou corsaires et réduits en esclavage. ASSOCIETE POUR LE NEGOCE DE LA MER : La seconde associété étant finie, serait (aurait) été passé autre acte d’associété, pour trois ans, entre plusieurs particuliers au nombre de 93. Reçu, ledit acte, par ledit Maître Lombard, notaire, le 22 octobre 1572, semblable à celui passé le 28 mai 1569, ci-devant noté à folio 215, avec cette différence que les limites furent depuis Naples jusqu’à Valance, et que le prix du rachat fut fixé à 93 écus de quatre florins (Jean Denans, 1713).
-1576 – 22 octobre : Lieux-dits de Marseille – La Gavède, commune de Marseille, quartier des Camoins, aux Fabres (registre n° 61, aux archives de l’Evêché, f. 3).
-1595 – 22 octobre : Charles de Lorraine, duc de Guise, remplace le duc d’Épernon – Le duc d’Épernon désavoué, révoqué et remplacé (22 octobre 1595) par Charles de Lorraine, duc de Guise et descendant du roi René, refusa de se soumettre, et alla jusqu’à traiter avec le roi d’Espagne. Mais il se retrouva bientôt isolé dans un pays qui l’exécrait, échappa de justesse à un attentat à Brignoles et vit peu à peu ses dernières places lui échapper (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).
1740 – 22 octobre : Lieux-dits de Roquevaire – Chemin-Traversier – commune de Roquevaire, près du vallat de Bourrian (registre aux archives de Saint-Victor).
-1742 – 22 octobre : QUAND UN MARQUIS SE LANCE DANS LE VIDE – Le marquis de Bacqueville avait soixante ans, menait la vie amoureuse d’un jeune homme, lorsqu’il décide voler. Il annonça, un matin de 1742, que du haut de terrasse de son hôtel situé à l’angle de la rue du Bac et de notre actuel quai Voltaire — alors quai des Théatins — il se lancerait dans le vide et traverserait la Seine avec l’aide de ses ailes “ adoptant la forme de celles que la religion prête aux anges ». Un autre se serait rompu le col, le marquis de Bacqueville traversa fleuve et ne se brisa qu’une jambe en atterrissant sur un bateau de lavandières amarré contre le quai des Tuileries (André Castelot, L’Almanach de l’histoire, 1962)
–1779 – 22 octobre : CONDAMNATION DE GASPARD DE BESSE – Au début de 1779, Gaspard BOUIS, dit Gaspard de Besse, est arrêté dans l’ESTEREL et mis en prison à DRAGUIGNAN. Il s’en évade avec deux autres détenus. Il est alors condamné par contumace pour vol nocturne dans une auberge, arrestation de voyageurs à mains armées, évasion des prisons de DRAGUIGNAN par complot et violence, à la roue et à trois livre d’amende, lui et ses deux compagnons (Arrêt du 17 mars 1779, et du 22 octobre 1779).
–1784 – 22 octobre : Bonaparte est reçu à l’Ecole militaire royale de Paris comme artilleur.

–1793 – 22 octobre : Moïse Bayle, préside la Convention : législateur, né en Languedoc – En 1756 habite Marseille . Procureur général syndic des B.du Rh. Elu à la Convention – Vote la mort du roi -1793 Dénonce le tribunal populaire de Marseille comme sanguinaire – Défendu par Marat – 22 octobre 1793 préside la Convention, entre au comité de sûreté générale jusqu’au 9 thermidor – D’arrestation le 16 germinal an III -Amnistié au 4 brumaire, en exil après le 18 brumaire, meurt dans la misère aux environs de Lyon a publié en 1795 après le 9 thermidor des lettres de Fréron.
–1793 – 11, 12, 14 et 22 octobre : Analysons quelques délibérations du Comité de Salut Public de Saint-Nazaire. Les 11 et 12 octobre fut dressée la liste générale des personnes se trouvant « dans la traite ville de Toulon, soit avant ou après l’arrivée du général Cartaud ». Elle comprenait : 1° Jérôme Fournier, Laurens Deprat, Charles Hermitte, Antoine Aicard, Barthélémy Reboul, Jean André, Calixte Roustan, Laurent Sabatier, Jean-Louis Reboul, Joseph Reboul, Antoine Andrac, Toussaint Andrac, Joseph Lien, Antoine Deprat, Nazaire Daniel et Deloulle, tous embarqués sur les vaisseaux de la République ; 2° Jean-Louis Arnoux, Barthélémy Vidal et son fils, Jean Allègre, Louis Comte, Pierre Armelin et son fils, Cyprien Vernet, François Vernet, Nicolas Dugué, Jean Mistre, employés à l’Arsenal ; 3° Jacques Fournier, patron d’un bâtiment de la côte, Duvignos, commissaire de la marine, habitant Toulon, Hédouin, officier d’artillerie, marié à Sanary, Jean Gautier fixé à Toulon depuis 15 ans, Grâce Andrac, mariée à Toulon depuis 12 ans, Jean-Jacques Verdillon au service de la République, soit en tout 33 personnes. La femme et les enfants, le cas échéant, de 3 personnes seulement s’étaient réfugiés, disait-on, à Toulon ; la sœur de 2 autres avait pris la même détermination. Le 14 octobre furent ajoutés à ce tableau, deux citoyens habitant Toulon : Joseph Aicard, officier bombardier dans cette ville, possédant des immeubles à Saint-Nazaire, et Jean-Joseph Tournaire, embarqué sur les vaisseaux de la République. Trois noms de Toulonnais, propriétaires de biens à Sanary, furent encore relevés (22 octobre) (Archives de Sanary, D4).
–1795 – 22 octobre (30 vendémiaire an IV) : HEURTS A LA CONVENTION – A la Convention, Tallien propose de casser élections et se heurte à Thibaudeau (Yann Fauchois, 2001).
–1797 – 22 octobre (1er Brumaire an IV) : Le premier saut en parachute de l’histoire est réalisé par André-Jacques Garnerin. Né en 1769 et décédé en 1823, le Parisien André-Jacques Garnerin est sorti de l’anonymat le jour où il a effectué son premier saut en parachute. Le jeune homme, qui occupa un temps le poste d’«aérostatier des fêtes publiques» afin de superviser l’ascension des montgolfières d’où étaient faites des déclamations, vit bientôt les choses en plus grand. Il exécuta le premier saut en parachute sans cadre rigide de l’histoire, le 22 octobre 1797, soit le 1er Brumaire de l’an IV du calendrier républicain.
–1799 – 22 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE –
a) Le général en chef Kléber au général Verdier. « Le 30 vendémiaire an VIII (22 octobre 1799). Je vous fais passer tout ce que j’ai ici du 18e régiment de dragons ; il en doit arriver encore quarante hommes de la Haute-Egypte, qui vous seront également envoyés. Des cinquante dromadaires que j’ai fait passer à Damiette, vingt y resteront, dix seront envoyés à Burlos et vingt autres à Rosette. J’ai préféré de les envoyer à Damiette, pour se rendre de là à leur destination, parce que cela vivifie la côte et en impose toujours un peu aux habitants du pays. Au moyen de ces dromadaires, vous pourrez entretenir la correspondance la plus active entre Katieh et Alexandrie, en vous concertant d’un côté avec l’adjudant-général Martinet, et de l’autre avec le général Menou. Je vais vous faire passer aussi vingt-cinq Mamlouks européens, commandés par Hussein Kachif, qui parle parfaitement l’italien. Vous emploierez ce Kachif et ces Mamlouks à lever les contributions dans la province de Mansoura et à chasser les brigands qui pourraient s’établir dans cette contrée. Il faudra toujours cependant le faire surveiller et accompagner par un officier français de confiance et une cinquantaine d’hommes d’infanterie. Ces Mamlouks emportant avec eux leurs armes et leurs selles, vous les autoriserez à lever, dans la province de Mansoura, les chevaux nécessaires à leur monture et vous profiterez de cette occasion pour faire lever en sus, dans cette province, cent chevaux propres à la cavalerie ou à l’artillerie, et qui seront successivement envoyés au Caire. Je puis vous assurer qu’on ne saurait avoir de meilleurs collecteurs d’impôts que ces messieurs, et leur talent vous sera d’autant plus nécessaire, dans la circonstance, que vous n’avez pas un sol à espérer du Caire, où je ne puis pas même parvenir à vivre le jour le jour. Enfin j’ai donné ordre pour que la 32e demi-brigade de bataille aille relever la 2e légère, et vous devez encore gagner à cet échange environ cent hommes. C’est, pour le moment, tout ce que je puis faire. Burlos est gardé par une canonnière et cinquante hommes d’infanterie que le général Menou y a envoyés. Ce général m’annonce que quatre bâtiments de guerre croisent devant Alexandrie. Le moment du combat approche et je compte sur vous.
B) Le général en chef Kléber au général Friant – « Le 30 vendémiaire an VIII (22 octobre 1799) : Il faut que vous fassiez l’impossible pour envoyer successivement d’ici au 20 brumaire 150 000 livres dans la caisse du payeur général au Caire. Je compte là-dessus comme je compte sur votre zèle pour le service et votre attachement pour moi. Secondez aussi de tout votre pouvoir la remonte des hommes à pied que j’ai envoyés dans la Haute-Egypte. »
C) Le général en chef Kléber au général Menou – « Le 30 vendémiaire an VIII (22 octobre 1799)
N’engagez aucun pourparler jusqu’à ce que je vous écrive de nouveau. Je n’ai pas voulu répondre à la lettre impertinente que le Grand Vizir a adressé a Bonaparte, mais j’ai endoctriné son Effendi et il est demeuré d’accord sur tous les points relatifs à l’intérêt commun des deux nations. Il m’a aussi promis de revenir ; ainsi ne gâtons et ne précipitons rien de notre côté. Au demeurant, |e vous ferai connaître le fond de tout cela, ainsi que celui de ma correspondance avec le gouvernement, d’ici à peu de jours. P.S. Je vous ferai passer dix dromadaires à Burlos et vingt à Rosette. Verdier en a vingt à Damiette ; ainsi vous pouvez correspondre bien activement ensemble. Je pense que cette lettre vous trouvera à Alexandrie, où je désire beaucoup vous voir établi. Vous êtes le maître de retenir ce qu’il y a du 22e de chasseurs, mais renvoyez le détachement du 20e de dragons. Vous ferez bien de réunir votre cavalerie à Alexandrie ou à Rosette. »
–1835 – 22 octobre : Charles-Louis Havas créé l’AFP, première agence d’information mondiale.
–1839 – 22 octobre : ACCORD ENTRE LA MUNICIPALITE DE LA SEYNE ET LE CHANTIER LOMBARD – A La Seyne, sur plus de 2.100 m², le chantier naval Lombard procède au comblement vers l’est avec l’accord de la municipalité, puis un bail est passé avec celle-ci le 22 octobre 1839. Une cale de halage de 58 m sur 2,85 m est construite, la mise à l’eau des navires se faisant dans le port. A côté, il réalise un appareil de matage de 22 m de haut, des hangars, des bureaux et trois autres ateliers, mettant fin aux chantiers forains. L’ensemble de ces travaux est terminé en 1839. La cale de halage reçoit le premier navire pour la mise à terre du vapeur Hérault de Fraissinet le 28 octobre 1840.

–1867 – 22 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – 22 octobre, S. Mellon év. : « Temps à l’Est – faible brise – menace ou espoir de pluie. Température douce. Aujour’d’hui, on a reçu à la mairie une lettre du général comte de Clouard commandant la subdivision à Toulon qui nous annoce que nous allons recevoir deux cents soldats dont sept officiers. Il dit que ces troupes viendront prochainement mais sans indiquer le jour. Ces soldats étant destinés à l’expédition de Rome, il y a eu contrordre et on va les maintenir à Toulon. Il y avait plus de vingt ans que nous n’avions logés soldats, officiers, aussi tout le monde est désorienté et cherche de quoi les héberger.
–1869 – 22 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – 22 octobre, S. Maurice : « même mauvais temps aujourd’hui. A 10 h du matin, il renforce encore et bientôt il sera aussi fort qu’hier. C’est un temps des équinoxes qui ont lieu aujourd’hui ou demain. Aujourd’hui fini l’été de 1869 et commence àminuit 35 minutes l’automne… Le vent continue toute l’après-midi et jusqu’à 1 heures du soir. […] Il ne serait pas impossible qu’à la manquée de ce vent, le bon Dieu nous envoye un peu de pluie. Ce qui ne ferait de mal à personne et du bien à tous.
-1874 – 22 octobre : SIX-FOURS, PROJET DE CONSTRUCTION DU FORT – La procédure d’expropriation est notifiée aux 32 propriétaires et concerne 108 parcelles couvrant 7ha,7a,76ça (45 parcelles pour le fort, 16 pour le claffard et 47 pour la route d’accès ). Le décret sera paraphé par le Ministère de la Guerre le 14 novembre et notifié par le tribunal de Toulon le 28 janvier 1875 (Serge Sappino).
-1895 – 22 octobre : PANIQUE GARE MONTPARNASSE – à 16h, le train express n°56 en provenance de Granville transperce la façade de la gare Montparnasse. La locomotive à vapeur resta sur place quatre jours avant que les services de la ville puissent la dégager.
–1898 – 22 octobre : Arrivant de Brest, le cuirassé « Masséna » mouille à Toulon – Nous sommes en pleine crise de Fachoda. L’arrivée du bâtiment permet à l’amiral Fournier de disposer de ses six cuirassés. Amateloté avec le Brennus, navire amiral, et le Bouvet, il complète la 1ère Division. Quarante-huit heures d’exercices aux Salins d’Hyères ne sont point inutiles pour donner une cohésion minimale à une formation, entièrement réorganisée et venant de recevoir deux nouveaux arrivants, les Bouvet et Masséna. Le calme amené par le départ de Fachoda de la colonne Marchand est mis à profit pour améliorer la cohésion de l’Escadre de la Méditerranée.

–1906 – 22 octobre : Paul Cézanne meurt à Aix-en-Provence à l’âge de 67 ans – « Les plus célèbres peintres de l’impressionnisme ont reconnu à tour de rôle qu’ils devaient beaucoup à ce peintre. Ils ont trouvé chez lui des matériaux pour leur œuvre – mais ils les ont ouvrés. Tandis que lui, Cézanne, n’a pas pu venir à bout de préciser son rêve qui était plein de grandeur. » (Le Figaro du 25 octobre 1906).
–1910 – 22 octobre : QUAND On reparle de l’érection de Saint-Mandrier en commune distincte. A partir de cette date et les jours suivants une pétition est déposée en mairie à la disposition des signataires afin d’obtenir l’indépendance communale. La question va être débattue jusqu’en 1914 où la guerre interrompra tout (Gisèle Argensse, 1989, p. 128).
–1915 – 22 octobre : L’assassin de Jean Jaurès est Raoul Vilain, un Rémois de 29 ans, étudiant en archéologie à l’Ecole du Louvre, et surtout adhérent de la Ligue des jeunes amis de l’Alsace-Lorraine, groupement d’étudiants nationalistes, partisans de la guerre et proche de l’Action Française. Arrêté, il a déclaré avoir agi en solitaire pour « supprimer un ennemi de son pays ». Cette thèse de l’acte isolé est reprise telle quelle dans l’acte d’accusation dressé le 22 octobre 1915. Il est décrit comme un personnage falot, calme et pieux, blond, les yeux bleus, d’apparence juvénile. Sans avoir jamais vu Jaurès, il s’est peu à peu mis en tête de tuer le traître, l’Allemand. Sans doute convaincu de la nécessité de son geste depuis le mois de décembre précédent, il mûrit son acte tout au long du mois de juillet, achète un revolver Smith & Wesson, s’exerce au tir, écrit quelques lettres incohérentes, repérant le domicile du leader socialiste, son journal, le café où il avait ses habitudes (Marcelle Auclair, Jean Jaurès, 1959).
–1921 – 22 octobre : Georges Brassens naIt à Sète. Auteur, compositeur et interprète, il est également un poète moderne. Ses chansons les plus célèbres sont « Les Copains d’abord », « Mourir pour des idées » ou « Les Amoureux des bancs publics ». En proposant des textes évocateurs comme « Fernande » ou « Le Pornographe », il est rapidement considéré comme un provocateur en avance sur son époque. Brassens enregistre quatorze albums tout au long de sa carrière et reçoit le Grand prix de la poésie de l’Académie française. Il meurt le 29 octobre 1981. Sa tombe se trouve au cimetière communal de Sète. Sa compagne Pupchen l’y a rejoint depuis.
–1929 – 22 octobre : La chambre des députés renverse le gouvernement d’Aristide Briand (Le Figaro du 22 octobre 1929).
–1930 – 22 octobre : Marlène Dietrich joue l’Ange bleu « ou plutôt : Der Blaue Engel , car c’est, intégrale ou presque, la version allemande qu’on nous présente. Qu’on nous offre plutôt : un beau spectacle est toujours un beau cadeau, hélas le plus rare des cadeaux. D’aucuns crieront au mélo. Et la vie ? La vie, n’est-ce pas du mélo, souvent ? » (Le Figaro du 22 octobre 1930).
–1931 – 22 octobre : La Société des Nations exige du Japon qu’il évacue la Mandchourie. Pendant ce temps la situation continue de se dégrader en Mandchourie où Tokyo affirme que des bandes de brigands chinois attaquent les trains et assassinent les civils japonais. En représailles, l’armée japonaise a coupé la ligne de chemin de fer de Moukden (Le Figaro du 23 octobre 1931).
–1936 – du 12 au 22 octobre : ENTRAINEMENT DE L’ESCADRILLE DU COMMANDANT TESTE – Du 12 au 22 octobre l’escadrille 7B2 est à bord du Commandant Teste et participe à divers exercices à Saint Raphaël et à Golfe Juan (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – 22 octobre :
1. Cent morts dans les inondations des Pyrénées-Orientales – Vichy, 22 octobre. Cent morts dans les inondations des Pyrénées-Orientales Le désastre, sans précédent, atteint des proportions catastrophiques. Plus de cent personnes seraient mortes ou disparues et les dégâts s’élèveraient à un milliard de francs à la suite des inondations dans les Pyrénées- Orientales, qui ont obligé un millier de personnes à se sauver du département. On a recueilli les détails du désastre à Vichy, aujourd’hui même, à la suite du rétablissement des communications téléphoniques avec Perpignan. Cette ville avait été évacuée, on le sait, à cause de la crue du Tech. Amélie-les-Bains a été particulièrement éprouvée. Le Canet- Plage et Port-Vendres ont été isolés par les eaux. La Croix-Rouge expédie des vivres, des vêtements et des médicaments dans la région par la voie des airs, puisque toutes les communications routières et ferroviaires ont été interrompues. Cependant, on mande de Perpignan aujourd’hui que les pluies ont cessé. Le secrétariat d’État aux Communications s’est préoccupé des destructions consécutives aux inondations dans le département des Pyrénées-Orientales. Des ingénieurs ont été sur place dès les premières heures. Ajoutons qu’un inspecteur général avait immédiatement reçu mission de se rendre sur place. M. Berthelot a adressé par télégramme l’autorisation d’une ouverture de crédits pour les tra vaux de rétablissement des communications. A l’heure actuelle, les dernières nouvelles reçues de la région sinistrée indiquent qu’à Narbonne la pluie a cessé de tomber et que la décrue s’accentue. Les quartiers de la Charité, de Lorraine, d’Arnizan et des Arènes, qui étaient les plus gravement inondés, sont à peu près dégagés. Cependant, la situation reste stationnaire dans la plaine de Mandirac, encore recouverte pas les eaux qui atteignent par endroits 1 m 50 de profondeur. La nuit dernière, les eaux de refoulement venues de l’ancien étang salin ont coupé la voie de Narbonne à Perpignan entre Mandirac et Dirussan ; le trafic ferroviaire a été interrompu pendant quelques heures. Les routes de Narbonne à Cursac, Lézignan et Salies-de-Béarn sont complètement dégagées, mais on circule encore difficilement de Villedome à Rossac. (Paris-Soir, mercredi 23 octobre).
2 .entrevue historique entre le Führer et Pierre Laval – Dans une petite gare française près de Tours à Montoire, le Führer a reçu, le 22 octobre, M. Pierre Laval, vice-président du Conseil. L ’entrevue eut lieu dans le train spécial du chancelier en présence de M. von Ribbentrop, ministre des Affaires étrangères allemand. On sait que le lendemain, Adolf Hitler rencontrait le général Franco à la frontière espagnole, et le surlendemain, le maréchal Pétain, dans la même petite gare française. (cliché du journal) Voici le premier document photographique sur la rencontre du Führer et de M. Pierre Laval. Ce dernier, qui vient de pénétrer dans le wagon spécial, serre la main d’Adolf Hitler. On reconnaît, au fond, M. von Ribbentrop, et de profil, le Docteur Schmitt, interprète officiel. (Le Matin, 23 octobre)
3. NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Le 22 octobre, l’aviso-dragueur “La Boudeuse” convoie le Ouergha jusqu’au cap Finistère et rentre le 28 après avoir recherché le Katiola Après une indisponibilité du 30 octobre au 20 novembre, La Boudeuse reprend ses activités (Gérard Garier, Les avisos de 6.0 tonnes).
4. Un malade dort sans interruption depuis plus d’un an – Moscou, 22 octobre. — Un malade qui dort sans interruption depuis plus d’un an – A l’hôpital de Pjadigdrsk (Caucase du Nord) se trouve un malade qui dort sans interruption depuis plus d’un an. Depuis son entrée à l’hôpital, le malade ne s’est pas réveillé une seule fois. Le patient est alimenté artificiellement. Son sommeil est si profond qu’une opération devenue nécessaire a pu être exécutée sur lui sans narcotique (Le Matin, mercredi 23 octobre 1940).
–1941 – 22 octobre :
1. Staline devient généralissime de l’Armée rouge (Alain Peyrefitte, 1986).
2. à Bordeaux, cent otages sont fusillés – A la suite des attentats contre le feldkommandant de Nantes et contre un officier allemand à Bordeaux, 100 otages sont fusillés, notamment 27 détenus, prisonniers de guerre français (pour la plupart communistes) du camp de Châteaubriant, en Loire-Atlantique. Parmi eux un jeune homme de seize ans, Guy Môquet, arrêté le 13 octobre à Paris, fils du député communiste Prosper Môquet, lui-même emprisonné depuis le 10 octobre … 1939.
Voici l’avis affiché le 21 octobre à Paris par le général Von Stuelpnagel, der Militaerbefehlshaber in Frankreich : AVIS – De lâches criminels, à la solde de l’Angleterre et de Moscou, ont tué à coups de feu tirés dans le dos le Feldkommandant de Nantes (Loire-Atlantique) au matin du 20 octobre 1941. Jusqu’ici, les assassins n’ont pas été arrêtés. En expiation de ce crime, j’ai ordonné préalablement de faire fusiller cinquante otages. Etant donné la gravité du crime, cinquante autres otages seront fusillés au cas où les complices ne seraient pas arrêtés d’ici le 23 octobre à minuit. J’offre une récompense d’une somme totale de 15 MILLIONS DE FRANCS aux habitants du pays qui contribueraient à la découverte des coupables. Des informations utiles pourront être déposées à chaque service de police allemand ou français. Sur demande, les informations seront traitées confidentiellement. Paris, le 21 octobre 1941. » (Paris-Soir du 25 octobre 1941)
3. NOUVELLES DE NOTRE MARINE – Le convoi HG, 75 appareille de Gibraltar le 22 octobre dans l’après-midi. Il comprend 17 bâtiments de commerce conduits par l’Ariguani, paquebot de 20 000 tonnes armé en Catapult Armed Merchant Ship et portant le chef d’escorte. Le Commodore est à bord de l’Ariosto. L’escorte proprement dite se compose de deux destroyers, quatre corvettes, dont H.M.S. Bluebell, Campion, Héliotrope, le sloop Rochester et le Commandant Duboc. La 4ème Flottille de destroyers, H.M.S. Cossack, Lamerton, Vidette, Legion apporte un renfort local pour la sortie de Gibraltar et du golfe luso-marocain. L’aviso-dragueur Commandant Duboc prend place sur l’arrière immédiat du convoi. Appareillé à 15 h 30 le 22, le convoi, dégagé du détroit, met le cap aussitôt au 262, route qu’il devra suivre jusqu’au lendemain soir à minuit, et qui l’amènera aux environs du 10ème méridien Ouest. Le soir même, à quelques milles au large du cap Spartel, survient la première alerte sous-marine. Elle se prolonge de 23 h 10 à 23 h 25 et le Commandant Duboc tire un obus éclairant (point à minuit, 15 milles dans le 270 de Spartel). Ce n’est pas une fausse alerte. Nous savons par les documents allemands (S.K.L., 22 octobre 1941) qu’avant minuit le 22 octobre, le contact était pris avec le HG 75 et devait être tenu jusqu’au 29. Instruits par leurs expériences précédentes, les sous-marins allemands appareillaient des ports du golfe de Gascogne dès qu’un convoi descendant (O.G.) était repéré par l’aviation, le suivaient sur sa route vers Gibraltar, puis attendaient la sortie d’un convoi HG pour lui faire la même conduite vers le Nord. C’est ainsi que le convoi OG 75 a été suivi pendant onze jours — sans résultat du reste — du Sud-Ouest de l’Irlande jusqu’à la hauteur de Gibraltar par une meute de six sous-marins : U 564, U 83, U 204, U 71, U 206 et U 563, qui n’abandonnèrent la chasse que le 13 octobre. Comptant sur les informations fournies par les agents allemands en Espagne pour les renseigner, ces sous-marins se sont regroupés à l’Ouest de Gibraltar pour attendre la sortie du HG 75, escomptée pour le 18, mais qui, nous l’avons vu, n’eut lieu que le 22, peut-être, pense le commandant Hessler, parce que les Anglais connaissent la présence de ces sous-marins dans le secteur. C’est ainsi qu’un premier sous-marin a pris le contact avant minuit le 22, et provoqué cette alerte notée dans le journal de navigation du Commandant Duboc. Deux autres le prendront à leur tour dans la journée du 23. Des sous-marins italiens se préparent également à attaquer par l’Ouest (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1942 – du 15 au 22 octobre : NOUVELLES DE NOTRE MARINE
1. Du 15 au 22 octobre, de Casablanca à Dakar l’aviso « Commandant Delage » assure l’escorte du convoi C 56 (trois navires) (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes)
2. Le grand cargo mixte de 8 379 tjb « Winnipeg » (ex-« Jacques Cartier ») construit en 1918, était à l’armistice à la Nouvelle Orléans où il fut immobilisé jusqu’en octobre 1940. Il intégra alors la flotte de l’Etat français. Le 26 mai 1941, il fut arraisonné par l’aviso néerlandais libre « Van Kinsbergen » et saisi alors par les Britanniques. Ce rendant au Canada en convoi, il est torpillé et coulé le 22 octobre 1942 par le sous-marin allemand U443 (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1943 – 22 octobre : NAISSANCE DE CATHERINE DENEUVE – L’actrice Catherine Deneuve naît à Paris sous le nom de Catherine Dorléac. Elle et sa sœur, Françoise Dorléac, seront les » Demoiselles de Rochefort » film du réalisateur Jacques Demy. A une semaine près, elle et moi, nous avons le même âge.
–1945 – 22 octobre : L’Iran résilie son accord pétrolier avec l’URSS (Alain Peyrefitte, 1986).
–1951 – 22 octobre :
1. Les Etats-Unis d’Amérique procèdent à de nouveau essais atomiques à Las Vegas (Alain Peyrefitte, 1986).
2. GUERRE D’INDOCHINE – L’aviso-dragueur « Commandant Dominé » est de surveillance des côtes du Tonkin (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1956 – 22 octobre :
1. Détournement de l’avion de Ben Bella, le chef nationaliste algérien. Ahmed Ben Bella et cinq autres représentants du FLN (Front de Libération National) sont arrêtés à Alger par la police française (Jean-Charles Volkmann, 2003). L’avion de la compagnie Air Atlas qui les conduisait à Tunis est détourné en plein vol. L’opération est menée par le ministre-résident en Algérie, Robert Lacoste, avec l’aval de Guy Mollet alors président du conseil. Une horde de CRS et de gendarmes attend les leaders de la révolution algérienne à leur arrivée. Ben Bella comprend tout de suite et s’écrit: « Je n’aurais jamais cru les Français capables d’un coup pareil. » Il sera emprisonné jusqu’en mars 1962 et deviendra après la proclamation de l’indépendance le premier président de la République algérienne. C’est le 22 octobre 1956 également que la Grande-Bretagne, la France et Israël se réunissent secrètement à Sèvres. Les divers représentants concluent un accord d’intervention commune en Égypte afin de s’emparer du canal. Chacun des trois États a des intérêts différents. La Grande-Bretagne, qui domine et contrôle Suez depuis des décennies, craint que la nationalisation décrétée par Gamal Abd el-Nasser affecte son économie. La France, de son côté, intervient afin de renverser le président égyptien, lequel soutient les nationalistes algériens contre le colonialisme français. Quant à Israël, elle espère mettre fin à l’occupation égyptienne dans la bande de Gaza. Après deux jours de discussion, une opération d’attaque est mise au point et débutera le 29 octobre. Il est convenu qu’Israël attaque le Sinaï. La France et la Grande-Bretagne enverront alors leurs troupes sous prétexte de défendre les zones phares du canal.
2. Manifestations en Hongrie en faveur de l’instauration d’un gouvernement démocratique.
–1961 – 22 octobre : INCENDIE DE L’ANCIEN PAQUEBOT « LA MARSEILLAISE » – Le paquebot de 17 408 tjb des Messageries Maritimes « La Marseillaise », ex-« Maréchal Pétain » construit de 1940 à 1946, fut transformé en navire hôpital pour l’expédition de Suez en 1956, puis en transport de troupe pour l’Algérie. Vendu en 1957 et devenu « Arosa Sky », il est revendu en 1958 en Italie à Costa qui le nomme « Bianca C ». Le 22 octobre 1961, il brûle en rade de Grenada et coule (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1964 – 22 octobre : Attribution du prix Nobel de Littérature à Jean-Paul Sartre qui le refuse. « Les raisons pour lesquelles je renonce au prix ne concernent ni l’Académie suédoise, ni le prix Nobel en lui-même comme je l’ai expliqué dans ma lettre à l’Académie. J’y ai invoqué deux sortes de raisons : des raisons personnelles et des raisons objectives … (Le Figaro).
–1966 -14 octobre : La fanfare de Saint-Mandrier « L’Echo de la presqu’île » cesse ses activités : la relève qui n’est plus assurée, l’absentéisme aux répétitions, l’effectif squelettique, ont eu raison du président Marcel Levesque et de son bureau. Du 20 au 22 octobre, c’est la remise des tenues et des instruments appartenant à la société (Ken Nicolas, vol. 2, p. 255).
–1969 – 22 octobre : 800 CADRES DE LA MARINE SONT ATTENDUS A SAINT-MANDRIER – Un problème, et pas des moindres, va se poser aux édiles mandréens et à la direction des établissements scolaires : l’arrivée prochaine de huit cents cadres de la Marine nationale. Un premier contingent d’une centaine d’éléments s’installera dans la presqu’île dès l’ouverture des écoles militaires. Une première étude a été faite sur la base de trois enfants par foyer, soit trois cents demandes d’inscriptions. Il faudra donc prévoir un minimum de dix classes supplémentaires, plus cinq de dédoublement et cinq autres qui font actuellement défaut, soit un total de vingt salles. «…Pour la construction des vingt nouvelles classes, est-ce normal que les contribuables locaux soient obligés de participer à une telle dépense alors que nos revenus sont dérisoires ? Nous savons que la Marine nationale ne paie pas d’impôts à la commune, mais qu’elle va nous imposer indirectement des charges nouvelles. En effet, les vingt classes indispensables que nous devons construire rapidement seront utilisées en grande partie par les enfants des militaires. Sur les 25 milliards d’anciens francs prévus pour la construction des écoles militaires, il serait tout à fait normal que celle-ci prélève quelques dizaines de millions pour loger les enfants. Nous pensons qu’une municipalité s’appuyant sur la population pourrait faire prévaloir de tels arguments. Mais avons-nous une municipalité capable de mener une telle action ? Nous ne le pensons pas. Alors, la population sera-t-elle obligée de payer des impôts plus lourds, beaucoup plus lourds à cause de l’apathie des élus ? » (Chiffres avancés par Le Petit Varois du mercredi 22 octobre 1969).
–1973 – 22 octobre : Mort du violoncelliste Pablo Casals à l’âge de quatre-vingt seize ans « … d’un instrument concertant, il fit un ténor … Le violoncelle perdit de sa lourdeur, se rapprocha du violon, fit carrière sur les estrades et attira à lui une pléiade de virtuoses qui forment autour de l’ancêtre la garde d’honneur qui entoure les souverains. Sans les avoir enseignés un à un, il a été leur maître à tous. » (Clarendon, Le Figaro).
–1975 – 22 octobre : première photo du sol de venus – La première photographie du sol de Vénus est retransmise par la station soviétique Venus 9, lancé le 8 juin (Alain Peyrefitte, 1986).
–1978 – 22 octobre : Jean Paul II est intronisé pape. Karol Wojtyla nait à Wadowice le 18 mai 1920, second fils d’un père militaire et d’une mère institutrice. En 1979, dès sa première encyclique, Jean-Paul II déclarait : « La paix se réduit au respect des droits inviolables de l’homme […], tandis que la guerre naît de la violation de ces droits et entraîne encore de plus graves violations de ceux-ci ». L’un des derniers combats de Jean-Paul II aura été son opposition au déclenchement de la guerre en Irak par les États-Unis. Le 13 janvier 2003, devant le corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, il déclarait : « Non à la guerre ! Elle n’est jamais une fatalité. Elle est toujours une défaite de l’humanité« . Pape de tous les superlatifs, Jean Paul II a profondément marqué de son empreinte l’Eglise catholique et, plus globalement, l’époque contemporaine. « Athlète de Dieu », « géant du XXe siècle », Karol Wojtyla s’est illustré par son combat contre le communisme, sa détermination à redonner au catholicisme sa puissance, sa capacité à mobiliser des millions de jeunes catholiques à travers le monde – on se souvient en particulier des Journées mondiales de la jeunesse de Paris, en 1997 –, son inlassable activité de voyageur. Toutefois, 15 ans après sa disparition, l’essayiste catholique Christine Pedotti ne craint pas de revisiter l’héritage d’un des papes les plus populaires de l’histoire. Et d’écorner son image de « superstar ».
–1983 – 22 octobre : ACCIDENT DU SOUS-MARIN Doris (type Daphné), près du port de Sète – L’explosion de la batterie, alors que le bâtiment était en surface, fait 2 morts et 5 blessés.
–1987- 22 octobre : Mort de Lino Ventura, né le 14 juillet 1919 de parents italiens venus s’installer en France en 1927. Souvenez-vous « Les Tontons flingueurs » ou « L’Aventure c’est l’aventure », c’était lui ! A l’aise dans le film d’aventure, la comédie pure, le drame et le polar, le talent de Ventura s’était bonifié avec le temps, et son face à face avec Michel Serrault dans « Garde à Vue » (1980) fut salué par la critique. Depuis 1966, il avait créé l’association Perce-Neige, ayant pour but de venir en aide à « l’enfance inadaptée ». Son décès subit à 68 ans, avec derrière lui plus de 75 films, le public le consacra comme une personnalité hors du commun, entre le dur-à-cuir et l’homme de cœur.
–1988 – 22 octobre : Incendie criminel dans un cinéma parisien où était projeté le film « La dernière tentation du Christ », de Martin Scorcese. Un groupe intégriste catholique, rattaché à l’église Saint-Nicolas du Chardonnet, avait déposé un engin incendiaire dans ce cinéma pour protester contre la projection du film. Cet attentat a fit quatorze blessés dont quatre sévères. Cinq personnes furent condamnées le 3 avril 1990 par la 10e chambre de la Cour d’appel de Paris, à des peines de 15 à 36 mois d’emprisonnement avec sursis et à 450 000 francs de dommages et intérêts.
–1999 – 21 et 22 octobre : MAURICE PAPON – Le 21 octobre 1999, Maurice Papon est arrêté par les policiers suisses, à Gstaad, puis expulsé vers la France par les autorités helvétiques. Le 22 octobre, il est remis à la police française à Pontarlier. Sa fuite ayant rendu caduc son pourvoi en cassation, Maurice Papon doit donc purger les 10 ans de réclusion infligés par la Cour de cassation de la Gironde.
–2002 – 22 octobre : Le FLNC du 22-Octobre est issu du FLNC. Né le 22 octobre, il est rival du FLNC UC et avait condamné sa trêve du 14 novembre 2003 et l’union des différents mouvements nationalistes en vue des élections territoriales de mars 2004. Le 2 mai 2016, le FLNC du 22-Octobre fait à nouveau parler de lui à l’occasion d’une conférence de presse, en annonçant une trève illimitée (mais pas la démilitarisation, contrairement au FLNC UC) en réponse aux dernières élections de l’Assemblée de Corse, afin de lui conférer « la possibilité de gérer sereinement cette mandature. Dans un communiqué de presse publié le 28 juillet 2016, le FLNC du 22-Octobre prend également position sur la question du terrorisme lié à l’Etat islamique. Il met en cause la capacité de l’État français à protéger les corses et affirme avoir déjoué un attentat en Corse. Le FLNC du 22-octobre envoie une mise en garde aux islamistes radicaux et leur promet une « réponse déterminée »
–2007 – 22 octobre : Guy Môquet – A la demande de Nicolas Sarkozy, la lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet à sa famille est lue dans tous les lycées de France; certains enseignants refuseront de se plier à l’exercice.
–2010 – 22 octobre : Les femmes ne représentent que 17% des parlementaires en moyenne dans le monde, selon les statistiques de l’étude de l’ONU « The World’s Women 2010 ». En 2020, sans même parler des écarts de salaires, les femmes restent toujours sous-représentées dans de nombreux domaines dont notamment ceux de la science, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques et du design… Pourtant pour façonner les sociétés de demain, les femmes avec leurs idées et expériences sont primordiales dans la conception et la mise en œuvre d’innovations. Malgré des avancées dans le domaine de l’éducation – jamais il n’y a eu autant de filles scolarisées ou en mesure de poursuivre leur scolarité -, le monde reste un endroit violent et fortement discriminatoire envers les filles. Ainsi selon un rapport publié en mars 2020 par l’UNICEF, « en 2016, 70 % des victimes de traite identifiées étaient des femmes ou des filles – pour la plupart à des fins d’exploitation sexuelle. Et une jeune fille âgée de 15 à 19 ans sur 20, soit environ 13 millions,a été victime d’un viol » ! (https://data.unicef.org/resources/a-new-era-for-girls-taking-stock-of-25-years-of-progress/).
–2025 – 22 octobre : Météo Sanary – Pour entrer en hiver on y entre avec, ce matin, un orage violent déversant une véritable trombe d’eau sur la ville et le port. La météo, optimiste, annonce que cela devrait se lever dans la matinée et le temps se stabiliser. En revanche, pour demain, il semble que le ciel fera bis repetita même s’il ne plait pas ! Heureusement, Trump venant de décider de démolir une aile de la Maison Blache pour y faire une grande salle de réception, tout devrait aller mieux dans ce bas monde !

UNE BLAGUE (malheureusement vraie) POUR LA ROUTE :
« Un voyageur tombe sur la voie : il a le pied gauche sélectionné. » (L’Alsace, 2 février 1956)
Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 8 heures, allez en paix !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber !
Souvenons-nous de Samuel Paty assassiné le 16 octobre 2020.
A demain pour fêter Jean (de Capistran) !

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