EPHEMERIDES DU MARDI 21 OCTOBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4948)
ILLUSTRATION : Statuaire Détail de l’un des deux visages de l’Hermès de Roquepertuse, Velaux (BdRh).
FÊTES : Aujourd’hui, 21 octobre, bonne fête aux CÉLINE. Et elles sont nombreuses : près d’un quart de million en France, à porter ce prénom qui fut populaire en France dans les années 1970. Rappelons que sainte CÉLINE était la mère de saint Rémi, évêque de Reims.
Toujours pragmatique, le calendrier républicain avait dédié ce jour au TONNEAU. Pourquoi pas ? Les vendanges viennent de s’achever, il faut bien mettre le vin en barriques, non ?

(Le trophée de la Turbie, Alpes maritimes, en juin 1982)
ÉPHÉMÉRIDES
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1799 – 21 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Quatre lettres qui montrent les préoccupations administratives et logistiques du général en chef Kléber pendant l’expédition d’Égypte. Résumé de celles-ci :
- Lettre au général Meou : Kléber demande au général Meou de faire venir l’intendant copte de la province de Bahireh au Caire pour régler ses comptes. Si nécessaire, il doit être escorté.
- Lettre au général Sanson : Kléber informe le général Sanson que 12 000 livres seront mises à sa disposition pour l’organisation des transports du génie. Il donne également des instructions concernant la vente de vieux bâtiments à Alexandrie pour faire de la chaux.
- Lettre à l’administrateur général des finances (première lettre) : Kléber exprime son mécontentement concernant la reprise de l’enregistrement à la taxe des maisons sans préavis. Il demande la suspension de cette opération jusqu’à ce qu’une discussion ait lieu.
- Lettre à l’administrateur général des finances (deuxième lettre) : Kléber envoie un rapport concernant un conflit entre les descendants de Soliman Abou Zakre et le cheikh Younès. Il propose une médiation par le divan et suggère une compensation financière pour résoudre le conflit.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 935e livraison. –1947 – 21 octobre : CROIX DE MARSEILLEVEYRE. — Une monumentale Croix de Mission fut d’abord érigée le 2 Mars 1896, au milieu d’un grand concours de population, par les habitants de Bonneveine et de Montredon. Constituée par de grosses poutres de bois, elle mesurait 8 m. de haut et 1 m. 50 de circonférence et était visible de fort loin. Au cours du rude hiver 1900, elle fut abattue par. la tourmente. Le 1er Octobre 1936, érigée par un groupe de Scouts marseillais, une rustique Croix de bois la remplaçait… Sans attendre les effets possibles du mistral, des énergumènes iconoclastes l’abattaient à coups de hache peu après !… Le 23 février 1947, érection d’une troisième Croix, par des Scouts également (Patrouille des Loups). Mais en septembre 48, nouvel « exploit » elle était sciée à la base… et le jeudi 21 Octobre suivant, elle était de nouveau remise ! (H. Imoucha, 1949).
SANARY : 735e livraison : –1809 – 21 octobre : LE SANARYEN « ARNAUD BRAS D’OR » ET LA BATAILLE DU CAP CREUS – Le 21 octobre 1809, l ‘Amiral Ganteaume fit partir un convoi de 15 navires pour ravitailler Barcelone alors aux mains des Français, sous escorte d’une division navale commandée par le Contre-amiral Baudin. Au large du Cap Creus eut lieu la rencontre avec une escadre anglaise commandée par l’Amiral Collingwood. Le convoi et son escorte se réfugièrent dans le port de Rosas, mais les Anglais mirent plus de 50 embarcations à la mer et attaquèrent les navires français dans le port. Le chébec « la Normande » fut capturé, et son capitaine Arnaud qui avait perdu un bras dans l’opération fut emmené sur les tristement célèbres pontons anglais. Quand il revint en France en 1814. Le Maréchal Masséna; alors gouverneur de Toulon, lui remit une décoration en or, en forme de bras. L’Enseigne Arnaud, désormais manchot, s’établit à Sanary, sa ville natale, et y resta jusqu’à sa mort Avec cette décoration originale, ses concitoyens le surnommèrent « Arnaud Bras d’Or », peut-être pour le distinguer d’autres Arnaud de la même ville (Delattre G., Saliceti P., 2002 ; Delattre G., ms.).
LA SEYNE-SUR-Mer : 630e livraison : –1652 – 21 octobre : LA FRONDE DES PRINCES MENÉE PAR CONDÉ OBLIGE LE ROI LOUIS XIV A REGAGNER PARIS. L’entrée triomphale du roi dans sa capitale marque la fin de cette période agitée. Louis XIV s’installera au Louvre et condamnera à mort le prince de Condé. Cette prise en main de l’État par le jeune roi va avoir des conséquences imprévues pour … La Seyne ! car il ramène dans ses fourgons Mazarin, lequel Mazarin sera à l’origine, cinq années plus tard, de l’indépendance de La Seyne.
OLLIOULES : 630e livraison : –1387 – 21 octobre : Les «chapitres de paix» du 21 octobre 1387, qui consacrent la fin des guerres de succession en Provence, excluent toute forme de représailles et consacrent la place prépondérante de la capitale dans la vie du comté. Avant même ces accords, la reine Marie, veuve de Louis d’Anjou, fille de Charles de Chastellon, dit de Blois, et de Jeanne de Bretagne, et gouverna le royaume de Cicille pendant la minorité de son fils, avait accordé aux habitants de Six-Fours, Ollioules, le Bausset et Evenos, l’immunité et l’exemption de tous droits de péage, non seulement dans le détroit de la ville de Toulon, mais encore dans tous les lieux de Provence et terres adjacentes (M. Agulhon, N. Coulet, 1987).

(statuaire de l’oppidum d’Entremont à Aix, BduRh, tête de guerrier, en 1976)
EPHEMERIDES :
L’INTÉGRALE.
–1096 – 21 octobre : RAYMOND DE SAINT GILLES EST A LA TËTE DES PROVENÇAUX AU DÉPART DE LA PREMIÈRE CROISADE – L’armée des Provençaux est conduite par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, marquis de Provence. Cette croisade a été précédée, au printemps de 1096, par une expédition populaire qui traversa l’Europe méridionale en provoquant pillages et pogroms. Le 1er août, très diminuée, elle atteignait Constantinople. Le 21 octobre, elle était exterminée par les Turcs à Nicée.
–1214 – 21 octobre : Les Baux – Hugues de Baux, seigneur et vicomte de Marseille, et sa femme la vicomtesse Barrale, confirment à l’église de la Major tout ce que Pierre Bermond, ancien prévôt, leur a laissé ; ils lui concèdent le privilège d’acquérir sans leur consentement des biens sur leurs domaines en l’évêché de Marseille. Ils sont reçus en l’association des œuvres pies de ladite église.. (acte des vicomtes de Marseille n° 376, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie du 12 septembre 1280 : La Major de Marseille, chartes, n » 31. — C. Ibidem, Livre jaune, fol. 5. — 7). Evêché de Marseille, Livre vert, fol. 28 v°. a, Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1145. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 165).
–1230 – 21 octobre :
1. Les vicomtes restituent Aubagne, Gémenos, Roquefort, Cuges et Julhans au chapitre de Marseille, qui en donne les châteaux en commende à Barrale – Aubagne. Restitution au chapitre de la Major, par Barrale, fille de feu le vicomte Barral, du tiers d’Aubagne, dont le prévôt Hugues Béroard s’était emparé après la mort du vicomte Roncelin et qu’il avait ensuite remise à Hugues des Baux, mari de Barrale, sous condition de la rendre à sa demande. Le chapitre lui rend incontinent le tiers d’Aubagne, pour lequel elle prête hommage, ainsi que son fils Gilbert, au chapitre en y comprenant les lieux de Gémenos, Roquefort, Cuges et Julhans. Les procureur du chapitre se font restituer également le tiers possédé par son mari Hugues et le troisième tiers de Mabile de Monteil, pour défaut de paiement de cens. Barrale livre les clefs du château; les chanoines font arborer l’étendard de la vierge Marie sur la tour, et donnent en commende tout le château à Barrale, jusqu’à la fête de Saint-André, à la condition de venir à Marseille, avec ses fils et Mabile, pour faire hommage.] (Acte 471 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. de Gérin-Ricard : A. la Major de Marseille, chartes originales, n° 59. IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 238; – Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 1171).
2. Aubagne. Dans ce contexte, on assiste à la restitution par Barrale, fille de feu le vicomte Barral, au chapitre de la Major, des lieux de Gémenos, Roquefort, Cuges et Julhans (acte 471 des vicomtes, H. de Gérin-Ricard, 1926 ; Archives de la Major, chartes originales, n° 59). Le castrum de Gémenos était tenu en fief sous la directe du prévôt du Chapitre de Marseille par Audoarde des Baux qui en disposa , par son testament, en faveur de Hugues des Baux, son fils, avec substitution, en cas de mort sans descendant légitime, en faveur de Guillaume Adémar, père de la testatrice
–1283 – 21 octobre : TRANSACTION ENTRE LES CHARTREUX DE MONTRIEUX ET LES CHEVALIERS DE L’HÔPITAL DE BEAULIEU – D’après l’acte 372 du cartulaire de Montrieux, les chartreux de Montrieux et les chevaliers de l’Hôpital de Beaulieu concluent une transaction au sujet des droits de pacage à Solliès : les chartreux pourront y faire paître leurs troupeaux moyennant un cens annuel de 15 livres et une médaille d’or (Boyer R., 1980, p. 658 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
–1307 – 21 octobre : Lo Roil, 21 octobre 1315 (charte aux archives municipales). Le Rouet – village, commune de Marseille (1872). L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse.
–1387 – 21 octobre : LES CHAPITRES DE PAIX CONCLUENT LES GUERRES DE SUCCESSION DE LA PROVENCE – Les «chapitres de paix» du 21 octobre 1387, qui consacrent la fin des guerres de succession en Provence, excluent toute forme de représailles et consacrent la place prépondérante de la capitale dans la vie du comté. Avant même ces accords, la reine Marie, veuve de Louis d’Anjou, fille de Charles de Chastellon, dit de Blois, et de Jeanne de Bretagne, et gouverna le royaume de Cicille pendant la minorité de son fils, avait accordé aux habitants de Six-Fours, Ollioules, le Bausset et Evenos, l’immunité et l’exemption de tous droits de péage, non seulement dans le détroit de la ville de Toulon, mais encore dans tous les lieux de Provence et terres adjacentes (M. Agulhon, N. Coulet, 1987). Une partie de la Provence persiste dans son refus Nice et sa viguerie, Puget-Théniers, le val de Lantosque et la baillie de Barcelonnette se donnent au comte de Savoie (1388).
[M. Agulhon, N. Coulet, 1987 : Les «chapitres de paix» du 21 octobre 1387, loin d’être une capitulation, excluent toute forme de représailles et consacrent la place prépondérante de la capitale dans la vie du comté. Une partie de la Provence persiste dans son refus Nice et sa viguerie, Puget-Théniers, le val de Lantosque et la baillie de Barcelonnette se donnent au comte de Savoie (1388).
–1387 – 21 octobre : Peregesa (acte notarié). Peyreguier – lieu-dit, commune d’Auriol.
–1422 – 21 octobre : GUERRE DE CENT ANS – Mort du roi de France Charles VI.
–1424 – 21 octobre : GUERRE DE CENT ANS – Accord signé entre Arthur de Richemont, époux de Marguerite, sœur du duc de Bourgogne, et le roi Charles VII, le successeur de Charles VI. Yolande d’Aragon, belle-mère de Charles VII, remarquera l’énergique chevalier et convaincra le «petit roi de Bourges» de lui remettre l’épée de connétable. Ce sera chose faite le 7 mars 1425.

(Marseille, vieux Port vu de Saint-Victor. Cl. H. Ribot)
–1520 – 21 octobre : MAGELLAN – POUR LA PREMIÈRE FOIS DE L’HISTOIRE, UN EUROPÉEN VA TRAVERSER LE DETROIT SITUE AU SUD DE L’AMERIQUE RELIANT L’OCEAN ATLANTIQUE A L’OCEAN PACIFIQUE. En effet, l’explorateur et navigateur portugais Fernand de Magellan vient de découvrir un passage par l’ouest vers les îles aux épices (Indonésie). Il y entrera le 1er novembre et atteindra l’océan Pacifique le 28 novembre. Il donnera son nom à ce détroit qui sera très utilisé avant l’ouverture du canal de Panama. En référence à la date d’entrée de Magellan dans le détroit, celui-ci fut longtemps appelé « détroit de la Toussaint ».
–1632 – 21 octobre : LOUIS DE NOGARET D’EPERNON DE LA VALETTE, ABBÉ DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE ET SEIGNEUR DE SIX-FOURS – Louis de Nogaret d’Epernon de La Valette, cardinal, 13ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 64ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 57ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL Louis DE NOGARET D’EPERNON DE LA VALETTE, 1632-1638. Bulles de provisions du 21 octobre 1632, mise en possession du 22 février 1633, ancien archevêque de Toulouse. Mort en 1638 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).
–1652 – 21 octobre : LA FRONDE DES PRINCES MENÉE PAR CONDÉ OBLIGE LE ROI LOUIS XIV A REGAGNER PARIS. L’entrée triomphale du roi dans sa capitale marque la fin de cette période agitée. Louis XIV s’installera au Louvre et condamnera à mort le prince de Condé. Cette prise en main de l’État par le jeune roi va avoir des conséquences imprévues pour … La Seyne ! car il ramène dans ses fourgons Mazarin, lequel Mazarin sera à l’origine, cinq années plus tard, de l’indépendance de La Seyne. Les Sanaryens devront attendre 30 ans encore pour se séparer d’Ollioules.
–1685 – 26 octobre : Chambre de Commerce de Marseille – Ordonnance de Louis XI chargeant la Chambre de Commerce du contrôle des Résidents français du Levant (Ch. Du Com., 1949, copie recto-verso en encart).
–1688 – 21 octobre : MODALITÉS DE SÉPARATION DE SANARY ET D’OLLIOULES – Le 21 octobre, les consuls d’Ollioules et leurs représentants sentant qu’ils ne pouvaient plus retarder la commission chargée d’étudier les modalités de séparation avec Saint-Nazaire (Sanary) et que le rapport de séparation risquait de leur être très défavorable, consentirent à accompagner les experts et les délégués de Saint-Nazaire dans une visite du terroir pour une confirmation des noms de quartiers et des limites que leur avaient montrés ceux de Saint-Nazaire. Le 23, les experts revirent quelques points en dehors de toute présence de l’une ou l’autre des parties. Le 24, Ollioules vint à nouveau présenter des contestations disant que ceux de Saint-Nazaire n’avaient rien de pertinent, et qu’il fallait avoir un esprit de contrariété pour soutenir ce qu’ils avaient avancé. Ce à quoi rétorquèrent les délégués de Saint-Nazaire. Il en fut ainsi jusqu’au 1er novembre où les experts se rendirent à Aix. Les députés de Saint-Nazaire y allèrent aussi. L’Intendant ayant vu le rapport des experts, entendu les délégués de Saint-Nazaire, statuant sur la requête que lui avaient adressée les gens d’Ollioules, décida de poursuivre la séparation. Les experts revinrent le 5 novembre. Avec les parties, il fut décidé de désigner un arpenteur et des experts estimateurs (sapiteurs). Les consuls d’Ollioules, une nouvelle fois, firent défaut (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).
–1693 – 21 octobre : DELIBERATION DU CONSEIL D’OLLIOULES A L’ENCONTRE DE SON SEIGNEUR – En 1704, le Conseil d’Ollioules délibère de poursuivre les fins de la requête du 21 octobre 1693 tendant à faire déclarer le seigneur d’Ollioules responsable des déclarations à faire au papier terrier de la province, au sujet des maisons qui s’appuient sur les murailles des porches et des régales, et de former telles autres demandes et requêtes d’opposition aux exécutions de Thomas Templier, fermier général des domaines de France (Castellan, 1937, p. 103-105).

–1720 – 21 octobre : LA PESTE – BANDOL NE COMPTE PLUS QUE 122 SURVIVANTS – Lettre du commandant de Toulon demandant à Sanary de porter secours au 122 survivants de Bandol qui sont en passe de mourir de faim, le 21 octobre 1720 (Rotger B., 1984). Par cette lettre le Marquis DUPONT, commandant de TOULON demande que l’on porte secours à BANDOL qui meurt de faim et où il reste encore 122 personnes vivantes. Les habitants de BANDOL menacent de sortir de leurs barrières malgré les gardes qui ne sont pas assez nombreux. Il demande de fournir vin, farine, blé. SAINT-NAZAIRE recevra pour BANDOL les secours d’OLLIOULES, LA SEYNE, SIX FOURS, le BEAUSSET, LA CADIERE. On leur donnera un reçu. Il faut aider ces malheureux voisins pour les empêcher de mourir de faim.]
-1789 – 21 octobre : DANS LA CAPITALE, LES MENACES DE FAMINE PERSISTENT : LE BOULANGER FRANÇOIS A ETE ASSASSINE ET SON MAGASIN PILLE – En direct de l’Assemblée nationale : Mercredi 21 octobre – Le Tellier, député de Melun, a déclaré que, dans sa province, on n’avait pas publié les décrets, mais seulement les objections qui avaient été faites par les ministres contre ces textes. Ce fait a, d’ailleurs, été confirmé par plusieurs autres députés. L’Assemblée a donc arrêté que ses décrets, dont le roi a ordonné la publication, seront publiés sans modification ni délai, et que le garde des Sceaux sera convoqué pour rendre compte du retard et des modifications apportés à leur publication. Dans la capitale, les menaces de famine persistent : le boulanger François a été assassiné et son magasin pillé (1789-1989, Agenda du Bicentenaire).
–1791 – 21 octobre : LE PORT DE SANARY EST A L’ABANDON– Par un courrier daté du 24 février et adressé aux trois représentants de la Convention en mission dans le Var, le Conseil général du district de Toulon avait signalé l’urgence d’effectuer des réparations au port de Saint-Nazaire, l’un des pivots de la défense côtière toulonnaise, à l’abandon depuis le 21 octobre 1791, réclamait des réparations urgentes (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
–1792 – 21 octobre : NOUVELLE VAGUE DE SERMENTS CIVIQUES AU BEAUSSET – 21 octobre, nouvelle vague de serments civiques au Beausset d’après la loi du 14 août 1792, publiée le 15, qui ordonne que « tout français recevant un traitement ou une pension de l’Etat sera censé y avoir irrévocablement renoncé s’il ne justifie que dans la huitaine de la publication du présent décret, il n’a juré devant la municipalité du lieu de son domicile le serment civique ». Cette fois-ci, c’est au tour de Laugier (curé assermenté), de Laurent Imbert (prêtre assermenté), de François Imbert (juge de paix), de Bathazard Marquand (secrétaire-greffier), et de Balthazard Imbert (directeur des Postes), de prêter serment. Suivent les décisions de la convention à dominante girondine, désormais on ne prête plus serment d’être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, mais on jure d’être fidèle à la Nation, et de maintenir la Liberté et l’Egalité, ou de mourir en les défendant (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

–1793 – 21 octobre : SIEGE DE TOULON
– GRAVES DÉSACCORD AU SEIN DE L’ETAT-MAJOR REPUBLICAIN : Après l’échec de Delaborde contre l’Eguillette, Carteaux, considérant que son autorité doit être reconnue, poste son armée face au corps principal de la place, sa gauche devant le fort des Pomets, sa droite devant Malbousquet, son centre devant le fort Saint-Antoine. Il prétend ainsi faire la jonction avec la division du général Lapoype dont la division a atteint La Valette par le vallon des Favières. Lapoype devait s’emparer du Cap Brun de façon à battre le fort de La Malgue et la grande rade grâce à l’artillerie de la division de l’Est commandée par le capitaine Sugny. … (empêché dans son mouvement par la sortie des troupes alliées) Lapoype décida d’attaquer le Faron tenu par 300 hommes. Après avoir pris la montagne et tenté d’installer une batterie, les Républicains en furent chassés par trois colonnes d’Anglais, d’Espagnols et de Napolitains. 200 Français se tuèrent en tombant des rochers dominant La Valette. Carteaux ordonna à Bonaparte de « foudroyer Toulon pendant trois jours, au bout desquels je l’attaquerai sur trois colonnes et l’enlèverai ». Un nouveau différend éclate entre les deux hommes qui aboutira au limogeage de Carteaux, car Bonaparte décide donc de croiser le feu de son artillerie uniquement sur le fort de Malbousquet.
– BONAPARTE DISPOSERA BIENTÔT D’UN PARC DE 50 BATTERIES – Le 21 octobre, soit deux jours après sa nomination au grade de chef de bataillon, Bonaparte fait disposer trois groupes de batteries assez éloignés l’un de l’autre, sur la colline des Arènes, à un millier de mètres au Nord de Malbousquet, son unique objectif. Elles comprennent en tout, sept pièces de 24 et deux obusiers. Une batterie de soutien, « Le Camp des Républicains » est mise en place, légèrement à l’Ouest de « La Convention ». Il fixe son poste de commandement dans une bastide en contrebas et, de son coup d’œil admirable il choisit les emplacements de ses futures batteries dès qu’il en aura les moyens, car, pour l’heure, le matériel de siège fait cruellement défaut. Le nouveau chef de bataillon réclame à Paris un accroissement du nombre des bouches à feu et le commandant Gassenti, de l’Etat-major à Marseille est lui aussi sollicité. Ses demandes portent rapidement leurs fruits. C’est ainsi que le parc d’artillerie de Sète fait transporter 24 canons de 24 et de 16 et que l’ordre est donné aux fonderies du Creusot de diriger sur Toulon, toutes les pièces et boulets disponibles. Finalement Bonaparte dispose d’un parc de 50 batteries. Il établit un arsenal à Ollioules, rétablit les fonderies de Dardennes et réquisitionne des chevaux dans tout le Midi. A Sanary, il adresse cet ordre du QG d’Ollioules : « Le Commandant de l’artillerie de l’Armée devant Toulon, aux Officiers Municipaux de Saint-Nazaire : je vous requiers, Citoyens, de mettre en réquisition tout le plomb qui se trouve à Saint-Nazaire et de le remettre au citoyen Mathieu, Capitaine d’Artillerie. Signé : Buonaparte». Finalement, les Républicains disposent d’un parc de 50 batteries. Dès qu’il peut disposer de nouvelles pièces, Bonaparte fait armer de 4 canons de 24 et de 3 mortiers la batterie dite « La Poudrière », sur la colline de Lagoubran, à 1000 m à l’ouest de Malbousquet (Paul Maurin-Carcopino, 1969, 60-61).
–1794 – 21 octobre (30 vendémiaire an III) : LE BEAUSSET DECIDE D’ELEVER UN AUTEL DE LA PATRIE – Le 30 vendémiaire, Le Beausset répare un fâcheux oubli. « Considérant que dans toutes les communes de la République il existe un autel de la patrie, et qu’il paraît étrange que dans une commune qui s’est toujours si bien comportée, il n’en est pas un de dressé,… délibère qu’il sera de suite dressé un autel de la patrie »… Mais rien ne précise les modalités du culte qui y était rendu… La construction de cet autel de la patrie, de même que la réparation de la toiture de la société populaire, coûtent 114 livres 10 sols à la municipalité. Remarquons au passage que c’est la commune qui prend en charge les dépenses de la société populaire, de même que le cachet du comité de surveillance du Beausset (40 livres), le 14 thermidor, ainsi que le drapeau de ce même comité de surveillance (45 livres). Ainsi en avaient décidé J. Eynaud, maire, et André Deprad, officier municipal. Guillaume Darolle, menuisier au Beausset, ne se plaint pas de tous ces travaux, lui qui reçoit de la commune 129 livres et 15 sols le 30 vendémiaire (21 octobre). Entre autres, pour avoir « fait une planche pour le comité de surveillance pour y peindre la statue » (de la justice?), « avoir fait une grande planche ronde pour mettre sur le temple de la raison », « avoir raccommodé la porte de la prison de Portails et y avoir mis une serrure », « avoir raccommodé la porte de la prison de la maison commune »…. (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
–1795 – 21 octobre (29 vendémiaire an IV) :
1. ELECTIONS AU CORPS LEGISLATIF – 21 octobre : Elections au Corps législatif. Fin des élections législatives : 379 Conventionnels seulement sont réélus alors qu’il en faudrait 500 pour atteindre le quota des deux tiers (Yann Fauchois, 2001).
2. ECOLE DES INGENIEURS CONSTRUCTEURS DE LA MARINE – L’Ecole des ingénieurs constructeurs de la Marine, supprimée en 1793, rouvrit ses portes en 1796, n’acceptant que des élèves issus de l’École des travaux publics, future école polytechnique (loi du 21 octobre 1795). Son premier directeur fut le chevalier de Borda (Cyrille Roumagnac, 2001).
–1799 – 21 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE –

(Egypte, 223)
1. Le général en chef Kleber à l’administrateur général des finances. « le 29 vendémiaire an VIII – je vous envoie ci-joint un rapport du général de brigade Fugières, concernant la difficulté existant entre les descendants de Soliman Abou Zakre, protégé par le cheikh El-Bakri et le cheick Younès, Qui, par sa bonne conduite a des droits particuliers à notre protection. Le divan se propose d’être médiateur dans cette affaire ; j’y consens autant que les parties voudraient de gré à gré se concilier devant lui ; autrement, je prononce en faveur du cheikh Younès, Sauf à donner pour indemnités un village quelconque disponible de la Bahireh à la partie adverse. Je vous prie d’arranger cela et de faire connaître mon intention positive au divan. Comme nous sommes dans une situation à tirer parti de tout, je crois que ce serait le cas de demander au cheikh Younès, au profit de la caisse publique, une somme de 6000 talaris ; par ce moyen, les 3 parties auraient lieu d’être satisfaites. »
2. Le général en chef Kleber à l’administrateur général des finances. « le 29 vendémiaire an VIII – Je viens de recevoir l’avis que l’on donne dans ce moment suite à l’arrêt concernant l’enregistrement à la taxe des maisons. J’aurais Désiré que cette opération n’ait pas été reprise sans avoir été prévenu. Comme elle produit un mauvais effet dans le pays et que d’ailleurs elle rend peu de fonds au fisc, je vous prie de donner des ordres pour la faire suspendre jusqu’à ce que on ait pu en conférer avec vous. »
3. Le général en chef Kleber au général Sanson, commandant le génie. « le 29 vendémiaire an VIII – Je donne l’ordre aux payeur général de tenir à votre disposition les 12000 livres que vous me demandez par votre lettre du 19 pour l’organisation des transports du génie. Pour ceux qui tirent l’autorisation de traiter à Alexandrie de la vente de vieux bâtiments pour faire de la chaux, le commandant du génie à Alexandrie doit s’adresser pour cet objet au général Menou.
3. Le général en chef Kleber au général Meou. « le 29 vendémiaire an VIII – Je vous prie, citoyen général, de donner à la réception de ma lettre l’ordre à l’intendant copte de la province de Bahireh De se rendre au Caire pour régler ses comptes. Si vous le jugez nécessaire, vous lui ferez conduire sous escorte. Je vous salue. »
–1805 – 21 octobre : BATAILLE DE TRAFALGAR. La bataille de Trafalgar oppose le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres du vice-amiral Villeneuve, à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Nelson. Nelson y trouve la mort, mais la tactique qu’il a mise en œuvre vaut aux Britanniques une victoire totale malgré leur infériorité numérique. Les deux tiers des navires franco-espagnols sont détruits, et Napoléon, faute d’une flotte suffisante, doit renoncer à tout espoir de conquête du Royaume-Uni. Rappel des faits : Au large du cap Trafalgar, au sortir de Cadix, l’amiral Villeneuve se retrouve face aux Anglais. Mais les navires qu’il commande s’étirent sur une ligne de quelque six kilomètres. Nelson coupe cette ligne en trois. Une mêlée violente et confuse s’engage. Cinq heures plus tard, il ne reste que quinze des trente-trois bâtiments de la flotte de Villeneuve. Les autres sont pris ou coulés. 7 000 marins ont été tués, se sont noyés ou sont hors de combat. A bord du vaisseau amiral « Victory », Nelson agonise : » Grâce à Dieu, j’ai fait mon devoir. « .Trafalgar est la plus désastreuse bataille navale de l’histoire de France. Villeneuve fait prisonnier par les Anglais, sera libéré en avril 1806 et se suicidera. Pierre de Villeneuve, né à Valensole en 1763, avait remplacé l’amiral Latouche-Tréville début septembre et hissa » lui aussi sa marque sur le ”Bucentaure”. Il mena la flotte aux Antilles pour diversion, et fut rattrapé au retour par Horatio Nelson.

(Sanary, 2025)
–1809 – 21 octobre : LE SANARYEN « ARNAUD BRAS D’OR » ET LA BATAILLE DU CAP CREUS – Le 21 octobre 1809, l ‘Amiral Ganteaume fit partir un convoi de 15 navires pour ravitailler Barcelone alors aux mains des Français, sous escorte d’une division navale commandée par le Contre-amiral Baudin. Au large du Cap Creus eut lieu la rencontre avec une escadre anglaise commandée par l’Amiral Collingwood. Le convoi et son escorte se réfugièrent dans le port de Rosas, mais les Anglais mirent plus de 50 embarcations à la mer et attaquèrent les navires français dans le port. Le chébec « la Normande » fut capturé, et son capitaine Arnaud qui avait perdu un bras dans l’opération fut emmené sur les tristement célèbres pontons anglais. Quand il revint en France en 1814. Le Maréchal Masséna; alors gouverneur de Toulon, lui remit une décoration en or, en forme de bras. L’Enseigne Arnaud, désormais manchot, s’établit à Sanary, sa ville natale, et y resta jusqu’à sa mort Avec cette décoration originale, ses concitoyens le surnommèrent « Arnaud Bras d’Or », peut-être pour le distinguer d’autres Arnaud de la même ville (Delattre G., Saliceti P., 2002 ; Delattre G., ms.).
–1867 – 21 octobre : lundi sainte Ursule. Beau temps – vend à l’ouest – petite brise. On a appris aujourd’hui que les troupes qui allaient embarquer Rome ont reçu contre-ordre de débarquer pour être cantonnées probablement aux environs de Toulon.
–1869 – 21 octobre : Vendredi saint Narcisse. Mauvais temps. Ciel complètement couvert, air très frais. Vent encore à l’ouest. Thermomètre à 6°, temps à la neige. Le vent n’a pas pris de force dans la journée et il est probable que demain il fera beau. Le ciel s’est découvert. Après les 2 ou 3 journées que nous venons de passer et pendant lesquelles le vent a soufflé à certains moments en tempête, nous semblons être au paradis aujourd’hui que le vent à molli et que le soleil a un peu paru vers le soir. Nous continuons d’être au sec. Tout le monde crie : pluie, pluie ! ! !
–1855 – 21 octobre : LE CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-NAZAIRE PREND CONNAISSANCE DU PLAN GENERAL DU TRACE DU CHEMIN DE FER DE MARSEILLE A TOULON – Le 21 octobre 1855, le Conseil Municipal de Saint-Nazaire prend connaissance du plan général du tracé du Chemin de Fer de Marseille à Toulon, accompagné d’un mémoire indiquant que, malgré l’enquête d’utilité publique aucune réclamation n’a été faite quant au tracé et aux stations. La station de Saint-Nazaire sera située à la rencontre du CV de grande communication n° 11 d’Ollioules à Saint-Nazaire sur un pallier de remblai de 2 à 3 m de hauteur, à 1900 mètres du bourg, et à 2700 m d’Ollioules. Une enquête en vue de l’expropriation concernera Pierre Soleillet, Virginie Vernet épouse Gamel, Stanislas Gastinel, Elzéar Granet, Marie Boyer veuve Icard, Laurent Pignol, Moustier, son épouse, François Joseph Coulomb. Les travaux entraîneront quelques dégradations aux chemins et propriétés, aux canaux des fontaines. Il y aurait eu quelques manifestations d’après la rumeur, mais aucune trace n’en a été retrouvée à ce jour. A cause de la pente rapide, aucun emplacement autre à proximité du village n’avait été jugé plus favorable que celui arrêté, et celui proposé à la Millière, proposé primitivement, ne fut pas retenu. Quand le tracé définitif sera soumis peu avant 1859, la municipalité du Beausset tentera encore de faire changer au moins l’emplacement de la gare la plus proche, Bandol, pour y avoir plus facilement accès depuis Le Beausset, mais toujours sans succès. Ollioules à cette occasion obtient que la gare soit construite de son côté, et non pas du côté de Sanary, et que son nom précède celui de Sanary. Pour cette nouvelle voie de communication, il n’ a été tenu aucun compte des chemins existants. Le but est de passer à proximité des villes de la côte : c’est le cas pour Bandol et Saint-Cyr, ou de prendre une distance moyenne entre deux villes, si les deux sont desservies par une gare commune : c’est le cas de Sanary et d’Ollioules, et de Ceyreste et de La Ciotat, ou encore de s’en rapprocher le plus possible, mais sans faire de détours importants : c’est le cas pour La Seyne, et accessoirement pour Six-Fours. A Toulon seulement, la voie ferrée pénètre dans la ville, et même à l’intérieur des nouveaux remparts. Des voies annexes pourront desservir l’Arsenal de Toulon (dès le 1er juin 1859), ou les Chantiers de Constructions Navales de La Seyne ou de La Ciotat. La gare de triage n’est établie à La Seyne, conjointement avec une cité P.L.M. (Paris – Lyon – Méditerranée, du nom de la nouvelle compagnie d’exploitation) pour le personnel, qu’après la guerre 1914-18, vers 1920 (Rotger B., 1884, p. 404).
–1866 : VENISE EST RATTACHÉ A L’ITALIE – Rattachement de la Vénétie au royaume d’Italie par plébiscite après la Troisième guerre d’Indépendance italienne.
–1890 – 21 octobre : LA BICYCLETTE A CAOUTCHOUC CREUX – La découverte en 1888 du vétérinaire J.B. Dunlop (pneumatique) fut vite connue et Le Petit Var du 21 octobre 1890 révèle que, lors du championnat du Var, le Toulonnais Saunin a utilisé une « nouvelle bicyclette à caoutchouc creux ». Ce fut aussi le début d’un secteur économique rentable : la vente et la réparation des cycles (Le Petit Var du 21 octobre 1890 ; Jean-Pierre Gaugain, Le sport à La Seyne, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012.).
–1896 – 21 octobre : TROIS THONS DE 300 A 400 kg PECHES A SAINT-MANDRIER – Les pêcheurs de Saint-Mandrier faisaient souvent de belles pêches au thon. Ainsi dans la nuit du 21 octobre 1896 les filets « thonaïrés» des patrons Lazare et Marius Giraud père et fils, ont surpris trois énormes thons évalués à un poids de trois à quatre quintaux qui ont été embarqués au matin sur le bateau à vapeur à destination de la poissonnerie de Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 112).

–1916 – 21 au 24 octobre : BATAILLE DE VERDUN – FORT DE DOUAUMONT : Les forces françaises passent à l’offensive à Verdun. Celle-ci débute par une préparation d’artillerie. Le 24, à 11 h, les troupes du général Mangin monteront à l’assaut et prendront le fort de Douaumont, faisant plus de 6 000 prisonniers. La bataille de Verdun semble alors gagnée.
–1919 – 21 octobre : FCM DE LA SEYNE – Mise en service de l’aviso Calais, classe Arras, construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne.
–1925 – 21 octobre – ULTIMES RECOURS CONTRE L’INSTALLATION DU DEPÔT DE MAZOUT DU LAZARET : Profitant du passage à Toulon de M. le Ministre de la Marine ,une délégation tente une ultime démarche contre l’installation d’un dépôt de mazout au Lazaret. A cet effet, MM. Revest Lucien adjoint spécial et Giraud Thomas conseiller municipal, prud’homme des pêcheurs, se sont joints au Docteur Mazen, Maire de La Seyne. A la Préfecture Maritime, l’entrevue eut lieu, et après explications de part et d’autre, bien que le dépôt en question soit chose officielle à ce moment-là, le Ministre a bien promis aux élus du pays, que toutes les précautions seront prises pour que rien ne soit déversé en rade ; que la canalisation d’eau potable desservant la section se fera par le bas du Lazaret et qu’une route touristique passant aussi dans l’ancien sanatorium ralliera plus directement les chantiers du Creusot-. Et sur ces promesses, la délégation se retira, avec l’espoir que ce qu’elle venait d’entendre de la bouche même du Ministre serait exécuté (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 177).
–1939 – 21 octobre : RAIMU A ÉCRASÉ UN CYCLISTE. Vienne, 11 janvier (dép. P. Paris.). L’acteur Raimu vient de comparaitre devant le tribunal correctionnel de Vienne (Isère) pour homicide par imprudence. Le 21 octobre dernier, se rendant à Bandol, il avait renversé, à Feyzin, un cycliste, M. Auguste Marthino, qui avait été tué net. Raimu avait accéléré, et à Loriot (Drôme), arrêté par un barrage de gendarmerie, avait déclaré qu’il était venu par la route de Saint-Étienne et n’était, par conséquent, pas passé par Feyzin. Il donna des explications fantaisistes au sujet des menues avaries survenues à sa voiture dans le choc. On le laissa partir, mais à Avignon, Raimu se rendit au commissariat et fit des aveux. La partie civile s’est retirée, Raimu s’étant engagé à payer à chacun des trois enfants de la victime, une rente de 3.000 francs jusqu’à l’âge de dix-huit ans. Le jugement sera rendu à huitaine (Le Petit Parisien, vendredi 12 janvier 1940)
–1943 – 21 octobre : NOUVELLES D’AFRIQUE DU NORD – Franco autorise un premier convoi d’évadés de France à rejoindre l’Afrique du Nord. En Algérie, au même moment, le décret Crémieux sur la citoyenneté des juifs Afrique du Nord, aboli le 7 octobre 1940 par Vichy, est rétabli.
–1943 – 21 octobre : ATTESTATION DE L’EX-COMMANDANT DE LA 163e BATTERIE ITALIENNE DONT LES TROUPES AVAIENT COMMIS POUR 71 000 F DE DEGATS CHEZ UN PROPRIETAIRE SANARYEN : « Toulon, le 21.10.1943. Il sottoscritto, Tenente Di. Vicino Giacomo ex commandante della 163° batteria del 104° gruppo artiglieria G. F. a P.M. 95, in seguida a la richiesta scritta del Signor Podesti a Sanary / Mer datata al 21/10/943 ; attesto che il Signor Canolle Eugène ha subito nella sua proprietà danni da parte dei soldati della batteria susdetta del’ammontare a frc 71 000 (settantuno millo) come risulto risulto dal rapporto del esperto Cayol Marius di Bandol (Var) rilasciato il 6/10/943. In fede [Signé :] « Il Tenente Giacomo Di Vicino. » (Archives de Sanary, copie du document original)
–1944 – 20 et 21 octobre 1944 : CONFEDERATION GENERALE DE L’AGRICULTURE – Réunies à Paris, les anciennes organisations paysannes décident de constituer une Confédération générale de l’agriculture.
–1945 – 21 octobre : REFERENDUM CONSTITUTIONNEL ET ELECTION D’UNE ASSEMBLEE CONSTITUANTE – LES FEMMES PARTICIPENT MASSIVEMENT (Jean-Charles Volkmann, 2003). Les femmes participent massivement pour élire les membres de la nouvelle assemblée constituante. L’ordonnance du 5 octobre 1944, leur avait accordé le droit de vote. Elles le mettent en pratique pour la première fois de l’histoire de France. Le suffrage universel prend tout son sens. La première question du referendum concernant l’abandon de la constitution de 1875 (IIIe République) recueille 96,4% de oui. A la seconde question sur le maintien du gouvernement de Gaulle tant que siègera la Constituante, on dénombre 60,3% de oui. Les résultats sont un demi-échec pour le Parti communiste qui avait préconisé le non (33,7% à la seconde question. Il est prévu que la nouvelle constitution devra être approuvé par referendum pour entrer en vigueur. Aux élections à la Constituante, le Parti communiste obtient 26,3% des suffrages et devient le premier parti de France. Il demande une plus grande place au sein du gouvernement.
–1946 – 21 octobre : UN PETROLIER SAUTE SUR UNE MINE DANS LE DETROIT DE BONIFACIO – Le pétrolier « Rhéa » de la Cie. Auxiliaire de Navigation construit en 1928 a survécu à la guerre. Le 21 octobre 1946 il saute sur une mine dans le détroit de Bonifacio ; il sera réparé à Toulon. En juin 1953 il sera vendu en Italie à la Cia. Transoceanica di Nav. Et, en 1954, reconverti en transport de grain et renommé « Jimmy Marsano ». En 1957, il prendra le nom de « Golfo di Genova », et en février 1968, il sera démoli à La Spezia (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1947 – 21 octobre :
1. SALAIRES – Le gouvernement entame une négociation sur les salaires avec la CGT.
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE : CROIX DE MARSEILLEVEYRE. — Une monumentale Croix de Mission
-fut d’abord érigée le 2 Mars 1896, au milieu d’un grand concours de population, par les habitants de Bonne- veine et de Montredon. Constituée par de grosses poutres de bois, elle mesurait 8 m. de haut et 1 m. 50 de circonférence et était visible de fort loin. Au cours du rude hiver 1900, elle fut abattue par. la tourmente. Le 1er Octobre 1936, érigée par un groupe de Scouts marseillais, une rustique Croix de bois la remplaçait… Sans attendre les effets possibles du mistral, des énergumènes iconoclastes l’abattaient à coups de hache peu après !… Le 23 février 1947, érection d’une troisième Croix, par des Scouts également (Patrouille des Loups). Mais en septembre 48, nouvel « exploit » elle était sciée à la base… et le jeudi 21 Octobre suivant, elle était de nouveau remise ! (H. Imoucha, 1949).
–1948 – 21 octobre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – « UN GROUPE DE MARINS DE LA GRACIEUSE EN EXCURSION A HUE » : « Le 21 octobre, les excursionnistes de l’aviso-dragueur La Gracieuse prennent place avec armes et bagages dans l’unique wagon de voyageurs accroché au train de Hué… Nous ne marchions que depuis une demi-heure et, pour la troisième fois le train ralentit … Une nuée de « Nhos » s’offrent comme porteurs pour le transbordement des bagages sur l’autre rive du Song Cu De : le grand pont (comme d’autres que nous verrons plus loin) a souffert, lui aussi des hostilités et une partie des arches métalliques gît dans la rivière ; pour le train sur l’autre rive, il faut avoir recours aux sampaniers … Un ultime coup de sifflet et le train démarre en direction des montagnes qui barrent l’horizon, de tunnels en ponts, la ligne à voie unique s’élève toujours aux flancs du Nui-Hoi, dont le sommet se perd à mille mètres dans les nuages … C’est d’abord Tourane et sa longue plage de sable blond, puis la pleine mer qui s’offre à nos yeux… (le trajet le plus dangereux est passé et le Vietminh n’a pas donné signe de vie) et nous arrivons à la gare de Lang-Co. Diverses manœuvres permettent au train venant de Hué de nous croiser … Nous filons à toute vapeur dans la plaine. Grâce au pont du Génie, plusieurs rivières sont franchies et c’est la banlieue de la capitale de l’Annam, Hué. A quelques distances de la voie, voici le tombeau de Duc-Duc, ceux plus grandioses, de ses illustres cousins Gia-long, Thu-Duc, Khai-Dinh, et autres sont loin de la ville … Vingt-deux marins de La Gracieuse hissés sur des pousses-pousses défilent sur le boulevard Jules Ferry et se rendent au centre d’accueil … Le lendemain nous partons par petits groupes visiter la ville, la rivière des Parfums et la ville indigène … Puis c’est la Citadelle, de hautes murailles entourées d’un large fossé où stagne une eau noirâtre bourdonnante de moustiques, nous franchissons la porte monumentale gardée par des soldats de l’armée vietnamienne. Une autre muraille percée d’une porte, c’est l’enceinte de la Cité Impériale, elle est en piteux état et envahies par l’herbe folle le palais impérial éventré à la dynamite, laisse encore voir les vestiges de sa splendeur passée… » (Extrait d’un article paru dans « Cols Bleus » n° 179 du 7 janvier 1949 sous le titre « Un groupe de marins de La Gracieuse en excursion à Hué » par le Maître Radio J. Laroche)
–1951 – 21 octobre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – A partir du 20 août l’aviso-dragueur Commandant Dominé est de surveillance du Tonkin jusqu’au 21 octobre. Le 22, il est de retour à Saïgon où il retrouve le Dumont d’Urville et la Moqueuse (Gérard Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1954 – 21 octobre : LA FRANCE CÈDE SES COMPTOIRS A L’INDE – La France signe avec l’Inde un accord sur la cession de ses comptoirs dans le pays (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1954 – 21 octobre : JULIETTE GRECO FAIT SON DEBUT A BOBINO.
–1967 – 21 octobre : MANIFESTATION A WASHINGTON CONTRE LA GUERRE DU VIETNAM.
–1967 – 21 et 22 octobre : MAUD MANNONI, PSYCHANALYSTE – Maud Mannoni, psychanalyste, organise à Paris un colloque sur la psychose au cours duquel des représentants de l’antipsychiatrie anglaise prennent la parole. Deux ans plus tard, elle fondera l’Ecole expérimentale de Bonneuil-sur-Marne inspirée de l’expérience anglaise de Kingsley Hall, un « anti-hôpital » de la banlieue de Londres.
–1970 – 21 octobre : AUTOROUTE PARIS-MARSEILLE – Ouverte de la liaison autoroutière Paris-Marseille.
–1981 – 21 octobre : Pierre Michel, juge d’instruction spécialisé dans les affaires de drogue, meurt assassiné à Marseille.
–1984 – 21 octobre : DÉCÈS DE FRANÇOIS TRUFFAUT.
–1992 – 21 octobre : AFFAIRE DU SANG CONTAMINE – L’affaire du sang contaminé qui a provoqué le décès par sida de plusieurs centaines d’hémophiles entre dans une phase judiciaire : trois responsables de la santé (le professeur Jacques Roux, les docteurs Robert Netter et Michel Garretta) sont inculpés. La polémique s’enfle sur la responsabilité éventuelle des ministres de tutelle.
–1996 – du 19 au 25 octobre : JACQUES CHIRAC AU PROCHE-ORIENT – Jacques Chirac effectue un voyage au Proche-Orient. Le 22, il se heurtera assez durement aux Israéliens. L’incident amènera les excuses du Premier ministre B. Netanyahou. Jacques Chirac est le premier chef d’Etat à se rendre dans les territoires de l’Autorité palestinienne (Ramallah et Gaza).
–1996 – 21 octobre : FN ET FETE DU LIVRE DE TOULON – PHILIPPE DOUSTE-BLAZY, ministre de la culture, se rendra à Toulon vendredi 22 novembre avec l’écrivain Marek Halter. Il participera à l’hommage rendu à celui-ci au Théâtre national de la danse et de l’image (TNDI) de Châteauvallon, et rencontrera les libraires toulonnais qui ont refusé de participer à la Fête du livre après les déclarations de Jean-Marie Le Chevallier (FN), maire de Toulon, le 21 octobre, à propos de l’invitation faite à Marek Halter : «L’hommage à Marek Halter n’est pas opportun. » Un « Forum du livre en liberté » sera organisé, en riposte, à La Garde, par la mairie (communiste), la librairie toulonnaise La Renaissance et le Centre de recherche et d’information sur la littérature jeunesse (CRILJ), les 23 et 24 novembre. Plusieurs librairies toulonnaises y auront réservé un stand. Certaines, comme la librairie Gaïa, n’iront pas. Pour son directeur, Alain Bacharach, «quitter le FN pour le PC ne serait pas compris de mes clients. C’est une question de principe et de liberté. » (Var-Matin des 16 et 17 novembre 1996)
–1999 – 20 et 21 octobre :
1. Inondations et coulées de boue à Saint-Mandrier (Mairie de Saint-Mandrier 2004-2010 Annuaire-Mairie).
2. MAURICE PAPON EST CONDAMNÉ pour complicité de crimes contre l’humanité.

UNE (vraie) BLAGUE POUR LA ROUTE :
À propos de Van Brueghel, le mot « Kermesse » est certainement le plus connu de la langue française, étant donné qu’il est Hollandais (trouvé dans la revue La France australe, datée du 15 octobre 1955)
Ce sera tout pour aujourd’hui. J’arrête ici ces éphémérides du 21 octobre et vous souhaite un bon mardi à tous. Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour tous nos parents et amis épars dans le monde.

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