EPHEMERIDES DU 20 OCTOBRE

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EPHEMERIDES DU LUNDI 20 OCTOBRE 2025, 14e ANNÉE (n° 4947)

ILLUSTRATION : Six-fours (Var) 1939 Chapelle de Pépiole  cliché Sans-Martinez.

FÊTES : Il y a près de 50 000 Adeline en France et c’est leur fête aujourd’hui alors que débute la 43e semaine de l’année et le premier jour des vacances de Toussaint.

Bonne fête, Adeline ! un prénom féminin qui signifie « noble et douce » en langue germanique. Vous avez la chance d’avoir une moyenne d’âge de 25 à 27 ans car votre prénom a été très populaire dans les années 1980. Votre ancêtre éponyme était une petite fille de Guillaume le Conquérant, ce duc de Normandie qui conquit l’Angleterre en 1066. Elle fut même la première abbesse de l’abbaye bénédictine de Mortain fondée par le comte en 1110.

Aline, serait un dérivé d’Adeline fêtée le 20 octobre en Occident et le 19 juin en Orient. Ce prénom est donné en référence à Aline de Dilbeek. Sainte Aline est, paraît-il, toujours représentée avec un bras arraché. Dans les années 1950, les calendriers des Postes situaient Sainte-Aline le 19 juin, puis elle passa au 16 juin et finalement au 20 octobre par rapprochement avec Adeline.

C’est également le jour de l’orge au calendrier républicain.

Le dicton : Aïe, aïe, aïe « Si octobre s’emplit de vent, du froid tu pâtiras longtemps » !

(La Seyne-sur-Mer : Tour de Balaguier)

Ephémérides :

1213 – 20 octobre :

-Marseille – Arbitrage entre Lambert, prieur d’Allauch, et Anselme, au sujet des gages réclamés à ce dernier et que Lambert tenait des frères Hugues Geofroi et Raimond Geofroi de Trets sur le territoire d’Allauch. (acte des vicomtes de Marseille n° 371, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :A. La Major de Marseille, chartes, n° 37. a. Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 1138). -ALLAUCH : – Balgueria (charte aux archives de la Major). La Bouquière – bastide, commune d’Allauch (1872). -Torum de Jansach – lieu-dit, commune d’Allauch (charte aux archives de la Major).

LIEUX-DITS DE MARSEILLE mentionné un 20 octobre :

1288 – Als Casals (acte notarié). Casaulx – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Saint- Julien.

1301 – Lo Vergier dels Rostanhencs (charte aux archives municip.). Verger des Rostans – lieu-dit, com.de Marseille, quartier des Eygalades, à Plombières. Radical provençal Verdier du latin viridium.

1315 – Inter duas aquas , 20 octobre 1315 (charte  aux archives municipales). Entre-Aygas lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite, entre l’Huveaune et le béal des Moulins.

1337 – Lo Revestel, 20 octobre 1337 (acte notarié). Le Revest – commune de Marseille; ancienne dénomina­tion de tout le côté de la colline de Notre-Dame-de-la- Garde, qui avait sa pente vers l’ouest jusqu’à la mer.

1365 – Servieras (charte aux archives municip.). Servières lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet.

1437 –Cavisas alias lo Clans de Brunet (charte aux archives de la Major). Cavissât – quartier rural, commune de Marseille , quartier de la Capelette, près du Moulin des Prêcheurs. Anciennement : Caviszac, 6 octobre 1228 (charte aux archives municipales).

1438 – Pos dels Ahegals, 20 octobre 1438 (acte aux archives de la Major). Puits des Gaux – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

1383 – avant le 20 octobre : SEIGNEURIE DE SIX-FOURS – Savaric Christiani, 48ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 41ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. savaric christiani, 4 mai 1383 – mort avant le 20 octobre 1384.

1486 – 20 octobre : LIEUX-DITS DE CASSIS – Colla del Triech (acte aux archives de l’Evêché). Triech – lieu-dit, commune de Cassis, quartier d’Arène.

1526 – 20 octobre : Prix-fait du retable commandé à Jean Cordonnier pour la confrérie des calfats de Marseille, pour l’église Saint-Laurent DE LEUR VILLE, le 20 octobre 1526 « Et premierament es agut de pacti entre las dictas partidas contrahens (…) que lou dit pintre sie tengut, et per aquo fayre promet, penher lou dit retaule de Nostra Dama de Pietat ben et degudament et sufficiemment de bon et fin or et de bonas et sufficientas colors finas a l’oli, tout ansins que la besonha lo requer, et de la sorta, fayson et maniera que es lou retaule de sancta Barba de la gleysa das Agoustins, ho melhor si sera possible ». Premièrement il est convenu entre les parties que le peintre est tenu, et il promet de le faire, de peindre le retable de Notre Dame de Pitié bien et suffisamment de bon or fin et de couleur fines à l’huile bonnes et suffisantes, comme le travail le demande, et de la sorte, façon et manière du retable de sainte Barbe dans l’église des Augustins, ou mieux si c’est possible.

1564 – 20 octobre : CHARLES IX FAIT ETAPE A AIX AU COURS DE SON VOYAGE EN PROVENCE – Charles IX se trouvait à Aix le 20 octobre, et ordonnait d’abattre le pin de Gênas, de sinistre mémoire. Il visita Saint-Maximin et sa basilique, monta à l’ermitage de Sainte Madeleine à la Sainte-Baume, assista à Brignoles à la célébration des danses locales de la volte et de la martingale, reçut les hommages des habi­tants de Cuers et de Solliès-Pont où il demanda à voir le portrait de Palamède de Forbin. A Hyères il passa cinq jours ravi de la douceur de la température, et de la splendide végétation des palmiers, des poivriers et autres arbres exotiques. A Toulon il alla, sous la conduite d’Elbœuf, « s’égayer sur la mer. »

1587 – 20 octobre : GUERRE DE RELIGION – Les Huguenots d’Henri de Navarre – le futur Henri IV – triomphent des troupes royales du duc de Joyeuse à la bataille de Coutras en Gironde.

1595 – 20 octobre : Bellaud de la Bellaudière – «  Obros et rimos prouvensalos de Loys de la Bellaudiero, gentilhomme Prouvensau Obros et rimos provenssalos » de Bellaud de la Bellaudière, est le premier livre imprimé à Marseille. [René Nelli – La poésie occitane, édition bilingue, Seghers, 1974, p. 94-99 :] Bellaud de la Bellaudière – Extrait : XVIII Que non m’, de son dail, la Parquo filandiero ; XVI Ben vous jury ma fe, qu’en lmens d’uno semano.

1608 – 20 octobre : LIEUX-DITS D’ALLAUCH  – La Rebassière (acte notarié à Allauch). La Ribassière – hameau, commune d’Allauch, quartier des Aubagnens.

1688 – 20 octobre : Le 10 juillet, le Roi AYANT PRONONCE un arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary, jusqu’au 20 octobre, les experts reçurent tour à tour les explications données par les représentants des deux parties (…) Le 21 octobre, les consuls d’Ollioules et leurs représentants sentant qu’ils ne pouvaient plus retarder la commission et que le rapport de séparation risquait de leur être très défavorable, consentirent à accompagner les experts et les délégués de Saint-Nazaire daqns une visite du terroir pour une confirmation des noms de quartiers et des limites que leur avaient montrés ceux de Saint-Nazaire. Le 23, les experts revirent quelques points en dehors de toute présence de l’une ou l’autre des parties. Le 24, Ollioules vint à nouveau présenter des contestations disant que ceux de Saint-Nazaire n’avaient rien de pertinent, et qu’il fallait avoir un esprit de contrariété pour soutenir ce qu’ils avaient avancé. Ce à quoi rétorquèrent les délégués de Saint-Nzaire. Il en fut ainsi jusqu’au 1er novembre où les experts se rendirent à Aix.

1720 – du 18 au 20 octobre : 20 morts de la peste par jour à Marseille.

1789 – 20 octobre : RETARDS DANS LA PROMULGATION DE PLUSIEURS DECRETS ET ALTERATION DU SENS INTIAL DE CERTAINS DEJA PUBLIES – Assemblée nationale, le mardi 20 octobre – Le député Christin se plaint du fait que plusieurs décrets (dont celui du 4 août) ne sont pas encore promulgués dans les provinces. Il propose d’interroger le garde des Sceaux sur ce sujet. Cette motion a été appuyée par Mira­beau. D’après de nombreuses lettres émanant des provinces, il semble que cette situation se généralise dans la plus grande partie du royaume. Et, lorsque les décrets sont publiés, on peut y noter des modifications qui en altèrent le sens (Agenda du bicentenaire, MARDI 20 OCTOBRE)

-1790 – 20 octobre : La Seyne – Divers impôts forcés. Cote 1D1.

1793 – 20 octobre : SIEGE DE TOULON PAR LES TROUPES DE LA CONVENTION.

1. LES TOULONNAIS ESPERENT ÊTRE DELIVRES PAR LES PUISSANCES ETRANGERES – M. Contencin, ancien directeur des Postes à Marseille écrite au marquis de Marignane, le 20 octobre de l’an 1er du règne de Louis XVII qui montre bien de quels espoirs se nourrissaient les réfugiés des villes occupées, ainsi que sans doute la majorité de la population toulonnaise. Voici une partie de cette lettre : « Dieu veuille nous seconder, et nous ramener Fordre que vous désirez comme moi, et qui rétablira la monarchie française qui a été bouleversée depuis trois ans. Vous voyez combien nous sommes heureux d’avoir reçu des secours et donné l’entrée aux Anglais et aux Espagnols. J’espère qu’avec leurs troupes et celles des autres puissances qui nous arrivent, que d’ici deux mois nous aurons fait évacuer la Provence à la troupe de brigands qui a ravagé Marseille et les environs, et qu’alors nos Princes pourront arriver en Provence, avec la dignité qui leur convient. Cela peut être un peu long, mais ce ne sera jamais aussi promptement que je le désire ».

2. DES Seynois, non émigrés, SONT traduits devant le Tribunal révolutionnaire du Var siégeant à Grasse – Séance du 22 Ventôse, An II (12 mars 1794)Seynois, non émigrés, traduits devant le Tribunal révolutionnaire du Var siégeant à Grasse à la suite des événements de Toulon et du reste du Var. Ces citoyens avaient été arrêtés pour le motif, plus ou moins fondé, de menées contre-révolutionnaires certains sur des dénonciations ou sur des plaintes peu sérieuses, pour des raisons assez futiles que le tribunal apprécia ; quelques-uns, davantage compromis, furent cependant retenus ou transférés à Paris pour y être jugés par le Tribunal révolutionnaire national. Nous donnons ci-après la séance du tribunal de Grasse concernant ces compatriotes : Les prévenus sont des gens de divers endroits du Var ; on note parmi les personnes ci-après habitant La Seyne : Toussaint minuty, profession de marin, 67 ans, arrêté à La Seyne, par des détachements de l’armée républicaine se dirigeant, à l’époque du siège, vers Toulon. Ils ignorent, pour la plupart, les motifs de leur arrestation; tous protestent de leur innocence et de leur civisme. Toussaint Minuty prétendit qu’il avait été arrêté parce qu’un jour il avait dit à un nommé Achard, capitaine de la Compagnie des Jacobins, qui se rendait à une séance de la Société populaire : « Où allez-vous ? Vous allez encore faire le charlatan ? ». Il fut acquitté. Le jugement fut prononcé à quatre heures de l’après-midi La dénonciation d’Achard contre Minuty date du 20 octobre 1793. Ce furent les représentants Gasparin et Saliceti qui prescrivirent l’arrestation de Minuty par un arrêté du 2 brumaire an II (23 octobre 1793) date d’Ollioules.

1796 – 20 octobre (29 vendémiaire an V) : rÉintÉgration d’UN TOULONNAIS ÉMIGRÉ – le 29 vendémiaire, le citoyen Michel Ravel est rayé de la liste des émigrés et réintégré dans ses biens à Toulon.

1798 – 20 octobre : CORSAIRE MALCHANCEUX – Le navire corsaire français « Le Vigilant » est pris par le HMS « S.Racoon ».

1798 – 20 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – 3 courriers du général en chef Kléber.

-Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances. « Le 28 vendémiaire an VIII (20 octobre 1799). Afin que l’ordre du 23 de ce mois ait son entière exécution, vous voudrez bien prévenir les Coptes que s’ils y contrevenaient pour ce qui les concerne, ils seront taxés à une contribution extraordinaire de 300 000 livres pour ce fait seul et sans préjudice aux 300 000 livres qu’ils doivent encore. Vous préviendrez aussi les agents français que vous croirez nécessaires de stimuler que je destituerai de sa place et ferai arrêter celui d’entre eux qui ne satisferait point à la demande faite par ce même ordre.

-Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances.  Le 28 vendémiaire an VIII (20 octobre 1799). Les chefs des Damasquins ayant fait une répartition injuste et scandaleuse des 80 000 livres qui leur ont été demandées, je prends le parti de faire arrêter les dix principaux d’entre eux et au lieu de 80, ils paieront 100 000 livres. J’ai cru devoir vous prévenir de cette mesure.

-Le général en chef Kléber à l’administrateur général des finances. Le 28 vendémiaire an VIII (20 octobre 1799). Je vous envoie ci-joint l’arrêté concernant les négociants damasquins, vous voudrez bien prendre sur le champ les mesures nécessaires pour sou exécution. Je vous autorise au besoin à faire vous-même la répartition des 100 000 livres sur les dix individus dénommés dans l’arrêté. Je fais rciirci l’ordre que j’ai donné ce matin à l’Aga des janissaires et s’il y a lieu a arrestation, vous pouvez donner des ordres relativement à celui-ci.

1829 – 20 octobre : le parcellaire cadastral de la seyne est termine (CADASTRE NAPOLEONIEN – Commencé vers la fin de l’Empire, le plan cavalier parcellaire de La Seyne, exécuté selon la loi du 15 septembre 1807, fut terminé, sur le terrain, le 20 octobre 1829, sous l’administration de M. de Fourneron d’Ardeuil, maître des requêtes au Conseil d’Etat. M. Fauchier était alors maire de La Seyne et M. Lacouture, directeur des Contributions directes. Le cadastre fut confectionné par les soins de MM. Bosc, géomètre en chef ; Vidal aîné et cadet, et Ricard, géomètres de première classe. Les opérations relatives à la confection des cadastres, en France métropolitaine, se sont poursuivies jusqu’aux environs de l’année 1850, sauf pour les départements de la Corse (terminé en 1889), de la Savoie et des Alpes-Maritimes, constitués après 1860 et dont le cadastre adapté selon les lois françaises fut achevé plus tard. Cependant, depuis un certain nombre d’année (XXc siècle), de nombreuses communes voient leur cadastre renouvelé pour tenir compte des changements survenus depuis cent trente ans.

1853  – 20 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La famille des de Village, seigneurs de la Salle, s’est éteinte en la personne de Charles-Alphonse Désiré, mort le 20 octobre 1853. La maison de la Salle appartenait autrefois au monastère de Saint-Victor (et son église était un prieuré dépendant de la même abbaye qui n’était point soumis à l’obédience épiscopale).

1854  – 20 octobre : Naissance d’Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières (Ardennes).

1869 – 20 octobre ; une décision ministérielle a approuvé le prolon­gement du grand môle de Sanary. Il devient urgent que ce prolongement se fasse pour la sûreté et l’hygiène du port que la tempête de l’hiver dernier a encore bouleversé. Le manque de crédit a encore une fois retardé l’exécu­tion du projet. En 1874, les plans sont adressés au Préfet. Il faudra attendre encore de longs mois avant la réalisation ainsi que nous aurons l’occasion de le voir par la suite. Les grosses mers du sud ont amené dans le port une telle quantité d’algues « que le jour avec le soleil et le soir avec le calme, on ne peut circuler sur les quais à cause de l’odeur « infecte » qui s’exhale du bord des quais. On craint que par les fortes chaleurs, une épidémie comme celle de 1865 ne se déclenche à nouveau, par le croupissement des mousses et de la vase, par suite du manque de fond près des quais.

1901 -20 octobre : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – ESCADRE DU NORD – Le vice-amiral Ménard quitte le commandement de l’Escadre du Nord et le cuirassé « Masséna » le 20 octobre. Son successeur, le vice-amiral de Courthille embarque sur le « Formidable » tandis que le « Masséna » est désigné pour rallier la Division de Réserve de l’Escadre de la Méditerranée. Le capitaine de vaisseau Le Léon, nouveau commandant du cuirassé, surveille les travaux de réparations entrepris par l’arsenal de Brest.

1911 -20 octobre : NOUVELLES DE NOTRE MARINE – DIVISION DES ECOLES DE TOULON – A Toulon, le contre-amiral Bouxin prend le commandement de la Division des Écoles le 20 octobre. Le capitaine de vaisseau Morin succède au commandant Lacaze. À la suite de la réorganisation des différentes écoles embarquées, le contre-amiral Bouxin est nommé au commandement de la Division des Écoles de l’Océan.

-1920 – 20 au 24 octobre : LE COMMANDANT TESTE DECOLLE POUR LA PREMIERE FOIS DE LA PLATE-FORME PROVISOIRE INSTALLEE SUR la coque inachevée DU « BEARN » – Venant des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne,, la coque inachevée du Béarn va servir pour des essais d’aviation en octobre. Les essais devaient initialement se faire à Hyères mais, faute de crédits pour le remorquage, ils seront réalisés à Toulon malgré l’encombrement de la rade. La coque est amarrée sur le coffre 7, par l’avant. Une plate-forme en bois de 43 m de long et 9 m de large, avec une rampe d’accès, est mise en place sur le pont blindé inférieur. Elle est équipée avec un système de freinage semblable à celui essayé à Saint Raphaël, avec des câbles transversaux en chanvre reliés à des sacs de sable et une mire. Le grand jour est le 20 octobre 1920. Teste décolle d’une prairie au Palyvestre, à côté de Hyères, à bord d’un Hanriot HD 2 et réussit le premier « accrochage » en roulant moins de 30 m. Il décolle de la plate-forme et se repose encore trois fois. Le lendemain, Teste refait la manœuvre, avec trois autres pilotes, les enseignes Reynaud et Dautheville et le maître Bougault. Le 24, Teste recommence, devant le ministre de la Marine, monsieur Adolphe Landry, avec un Sopwith 1 1/2 strutter et avec un passager, le lieutenant de vaisseau Levesque. Le seul accident a été la chute d’un Hanriot, piloté par Bougault, la crosse s’étant rompue. La décision est alors prise d’achever le Béarn.

1932 – 20 octobre : Mort de Boniface de Castellane dit « Boni de Castellane », dandy et homme politique.

1935 – 20 octobre : NOUVELLES DE CHINE – Fin de la Longue Marche de Mao Tse Toung qui se fixe à Yenan en Chine.

1940 – 20 octobre :

1. Faisant suite à son article de la veille, Le Figaro du 20 octobre 1940 publie ce matin : « Perpignan, 19 octobre. — L’absence de communications par fil avec certaines régions du département, notamment les régions comprises entre Nefiach et Montlouis, et entre Reynes et Prats-de-Mollo, ne permet pas encore d’évaluer l’importance énorme des dégâts provoqués par les inondations entre la mer et une ligne allant à peu près d’Elne à Salses. La vallée du Vallespir est également isolée. La rupture de lignes de transport de force prive plusieurs localités, et plus de la moitié de Perpi­gnan, de courant électrique. Les renseignements qui parvien­nent par messages laissent com­prendre qu’il s’agit d’un véritable désastre. D’ores et déjà, il est établi que de nombreux ponts sont empor­tés ou hors d’usage, ce qui nécessitera des travaux longs, difficiles et coûteux pour rétablir une circulation normale. A Amélie-les-Bains et à Palalda, on signale une soixantaine de maisons ou villas emportées. A Arles-sur-Tech, une usine de tis­sage et une chocolaterie ont été rasées. Partout, cultures et ver­gers sont ravagés. On n’a pu avoir aucun rensei­gnement précis sur le nombre des victimes. On signale toute­fois une Espagnole noyée au camp d’Argelès-sur-Mer, pris entre la crue du Tech et la mer. A Saint-Jean, cinq corps ou débris de cadavres ont été retrouvés dans la haute vallée du Vallespir, avec laquelle les com­munications sont rompues. On ignore le sort des habitants réfu­giés sur les hauteurs pour échapper au danger de l’inon­dation. A Perpignan, les quartiers les plus éprouvés sont ceux de l’ancien Champ-de-Mars et du Haut Vernet, où des maisons se sont effondrées. La population est privée de pain par suite des dégâts, et il a fallu ravitailler les boulangeries. Ce matin la décrue se poursuit et l’étiage a baissé considéra­blement.”

2. Dans « Aujourd’hui », dimanche 20 octobre, on peut lire : « Des pommes de terre allemandes pour la population française” – Les autorités allemandes nous communiquent : “Le gouvernement allemand s’est décidé à aider à l’amélioration du ravitaillement de la popu­lation française en pommes de terre. Sur base d’un accord avec le gouvernement français, 100.000 tonnes de pommes de terre seront mises à sa disposition et transportées en France. Ces quantités sont des­tinées, en premier lieu, au ravi­taillement de la population parisienne. Par cette décision, le gouverne­ment allemand démontre qu’il n’a pas l’intention de suivre l’exemple des alliés qui, après la guerre mondiale, ont continué le blocus afin de miner la force vitale du peuple allemand. L’Allemagne s’attaque tout autrement et avec un esprit dif­férent à la solution du problème d’alimentation en Europe, que ne le firent en 1918, les Etats vic­torieux. Dans le même ordre d’idées, il est rappelé que les troupes d’occupation se ravitaillent éga­lement, en ce qui concerne les pommes de terre, en Allemagne. Pour autant que ceci n’a pas encore été fait partout, le fait en est imputable aux difficultés de transports.”

1944 – 20 octobre : RAFLE DES ENFANTS DU CHÂTEAU DE LA VERDIERE A MARSEILLE – La Gestapo investît le château de La Verdière et arrêta tous ceux qui s’y trouvaient, soit 31 enfants âgés de 6 mois à 17 ans, six de leurs mamans et la directrice de l’établissement, Alice Salomon. Leur calvaire ne faisait que débuter. Ils furent dirigés dans un premier temps vers Drancy puis déportés à Auschwitz à bord des convois 61, 62 et 68 des 28 octobre 1943, 20 novembre 1943 et 1er février 1944. Tous périrent dans les chambres à gaz avant que leur corps ne soit brûlé dans les fours crématoires (source La Provence ).

1944 – 20 octobre : GUERRE DU PACIFIQUE – 100 000 soldats américains débarquent sur l’île de Leyte aux Philippines afin de préparer l’invasion du Général MacArthur dans le pays. Les batailles sur l’île de Leyte seront parmi les plus sanglantes de la guerre. La bataille du golfe de Leyte avec la plus grosse flotte que le Japon réunira pendant la guerre, sera extrêmement difficile mais marquera le début de la fin pour l’armée japonaise.

1945 – 20 octobre : LE « BEARN » EN INDOCHINE – Le « Béarn » arrive au Cap St-Jacques, et re­monte la rivière de Saigon jusqu’au Nha-Bé (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1952 – 2o octobre : NAUFRAGÉ VOLONTAIRE – C’est le premier jour en mer du docteur Alain Bombard à bord de son canot gonflable « L’Hérétique ». Son objectif : montrer qu’un naufragé peut survivre avec les produits de la mer. 65 jours plus tard, il abordera les côtes d’outre-Atlantique.

1960 – 20 octobre : HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER – A midi, en mairie de Saint-Mandrier, le médecin général Galiacy décore deux habitants de Saint-Mandrier. Il s’agit d’Anicet Nègre, doyen du Conseil municipal – médaille d’argent pour services rendus, en qualité d’infirmier, à l’ancien hôpital maritime de Saint-Mandrier durant son service militaire – et de Charles Esposito- médaille de bronze pour services rendus en escadre lors des épidémies et durant son service militaire accompli, également, en tant qu’infirmier. Nota : Anicet Nègreest né à Sanary en 1877. Patron pêcheur en retraite, époux d’Albertine Aguilar, il décédera à Saint-Mandrier en 1962. Charles Espositoa vu le jour à Saint-Mandrier en 1887. Epoux de Claire Ratto, il s’éteindra à Toulon en 1967.

-1961 – 20 octobre : Manifestations des Algériens à Paris. Plus de 11 500 Nord-Africains sont arrêtés. Plusieurs dizaines de manifestants sont jetés dans la Seine. La presse de gauche et les associations imputent la responsabilité de ces crimes racistes au préfet Papon.

1968 – 20 octobre : Aux Jeux olympiques de Mexico, l’Américain Dick Fosbury révolutionne la technique du saut en hauteur en franchissant sur le dos une barre placée à 2,24 m.

1976 – 20 octobre : ACCIDENT DE FERRY SUR LE MISSISSIPI – Le 20 octobre 1976, le ferry George Prince est heurté par un tanker norvégien avant de couler alors qu’il faisait la traversée du fleuve Mississippi en Louisiane. 78 personnes sont tuées. 7 ans plus tard, la traversée se fait par un pont de plus de 3km, le Luling Bridge.

-1985 – 20 octobre : Toulon PREND DES mesures pour la venue des hooligans. Deux compagnies de C.R.S. et 60 gardiens de la paix seront mobilisés vendredi soir, pour le match Sporting-P.S.-G. Des apprentis nazis ont menacé d’agir contre Auxerre, Nice et Le Havre (Var-Matin, 20 octobre 1985).

-1994 – 20 octobre :L’acteur américain Burt Lancaster décède d’une crise cardiaque, il était né en 1913, la même année que Charles Trénet.  Burton Stephen Lancaster, en raison de ses dons d’athlète, devint acrobate professionnel. Puis il exerça divers métiers y compris celui de militaire. En été 1945, démobilisé, il joua dans une pièce  » A Sound of Hunting « ; la critique le remarqua, ainsi que Hollywood à la recherche de nouveaux talents. Ce fut ainsi qu’il tourna son premier film en 1946, LES TUEURS, avec Ava Gardner, film dans lequel il fit forte impression. Il fut l’un des acteurs fétiches de ma jeunesse. De cette époque, parmi tous ses films vus à La Seyne, tant au REX qu’à l’ODEON, mais aussi quelquefois à Toulon, j’ai retenu : Le Corsaire rouge (1952), Tant qu’il y aura des hommes (1953), Bronco Apache (1954), Vera Cruz (1954), Trapèze (1955), Règlement de compte à OK Corral (1957). Plus tard, mon intérêt pour l’acteur s’émoussa – je vieillissais -, mais j’ai, par ci par là, vu et aimé certaines de ses prestations, entre autres : Jugement à Nuremberg (1961), Le prisonnier d’Alcatraz (1962), Le train (1964),  et surtout LE GUEPARD (1963) tiré du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa « Il gattopardo » que j’avais reçu comme prix d’italien en classe de terminale à Beaussier, en 1961. Bravo, l’artiste !

1997 – 20 octobre : adhésion de la Russie et de la Croatie au Conseil de l’Europe – Marie-France Verdier publie, dans Les petites affiches n°126 du 20 octobre 1997 «  L’élargissement du club des démocraties : l’adhésion de la Russie et de la Croatie au Conseil de l’Europe, « contre-pied alternés sur une valse à deux temps » »

1998 – 20 octobre : AQUEDUC ANTIQUE DU BRUSC, VAR – Notice rédigée par Henri Ribot pour la carte archéologique du Var. 129 – Six-Fours-les-Plages. Le Brusc, Avenue des Palmiers, aqueduc.      

Les travaux d’aménagement d’un pluvial dont la tranchée suivait l’axe de l’avenue des Palmiers ont permis la mise au jour en octobre 1997 d’une cinquantaine de mètres d’un aqueduc souterrain en grande partie taillé dans le rocher. A hauteur du n°931 de l’avenue, la tranchée avait détruit la galerie sur environ 4 mètres et laissait voir dans ses bermes les ouvertures donnant sur la canalisation. Celle du sud-est, particulièrement  obstruée par les boues et terres en provenance des déblais n’étant pas accessible, nous avons pu explorer toute la longueur de la partie nord-ouest qui se terminait en cul de sac sur un effondrement.

              Trois parties au tracé en baïonnette, d’axe sud-est – nord-ouest,  la composent:

              – A partir de la tranchée, un premier tronçon de 19,50 m de long, orienté à 301°, est taillé dans le rocher. Sa section,  mesure 1, 46m de haut pour une largeur moyenne de 0, 47 m. Le fond comporte une rigole et se trouve noyé sous une dizaine de cm d’eau. La pente ne dépasse pas 1%.  Le niveau du sol actuel se trouve à 0,82 m au-dessus de la voûte, mesure prise au niveau de la tranchée du pluvial. Sur le rocher repose le radier de béton portant le trottoir de l’avenue .

              – Lui succèdent  deux tronçons respectivement de 9, 30m et 4,30m qui forment un coude s’orientant tout d’abord vers l’ouest, à 268° puis vers le sud-ouest, à 220°. Le plus long présente un aménagement fait d’un plafond de 13 larges dalles calcaires recouvrant une tranchée taillée dans le schiste sur une longueur de 6m, puis portées sur les  3,30m restants  par des murs appareillés avec des blocs calcaires parallélépipédiques dont le plus grand atteint 1, 50 x 0,50 x 0,50m, la moyenne s’établissant autour de 1 x 0,73 x 0,40m. Quatre alvéoles laissent apparaître une épaisse couche d’argile encaissante. Contrairement à la grande galerie de 19,50 m et à celles qui la suivent, toutes taillées dans le rocher, cette partie dut être ouverte à partir de la surface au moment de la mise en place des blocs. Le tronçon suivant, long de 4,30m  et orienté à 220°, présente les mêmes caractéristiques que celui de l’entrée.

              – Le quatrième tronçon, long de 13,70m, est orientée à 290° sur 9,20m et à 310° sur les 4,50m de la partie terminale. Composé d’une galerie taillée dans le rocher, il est arrêté par un effondrement de la voûte et un empilement de moellons mêlés à une boue blanchâtre. A cette extrémité, le niveau de l’eau atteint 0,60 m. Ce qui donne pour l’ensemble un pendage de 1% largement suffisant pour permettre un écoulement régulier des eaux. C’est au changement d’orientation de cette dernière partie que se trouve une trappe permettant d’aboutir dans la salle du Bar le Mistral.

              Plusieurs observations ont pu être faites:

              tout d’abord, cet aqueduc ne provient pas de la Citadelle, mais semble suivre le thalweg en amont duquel il se développe. Le pendage régulier a été obtenu en cassant la pente naturelle d’axe est-ouest par des galeries transversales, les tronçons 1 et 4, suivant un axe général sud-est – nord-ouest, reliées par des galeries parallèles au thalweg, les tronçons 2 et 3. Si certaines portions ont été taillés dans le rocher et présentent un profil de galerie très régulier, dans la partie à l’air libre, qui correspond d’ailleurs à la traversée d’une couche d’argile, il a été nécessaire de faire usage d’un appareil particulier fait de gros blocs parallélépipédiques portant un plafond de dalles de mêmes dimensions. L’usage de tuf pour ces blocs, alors que nous sommes dans un contexte schisteux, est à relever.

              Des traces d’aqueduc(s) ont été découvertes par le passé au Brusc, autour de la Citadelle:

              – « D’après les archives communales, on aurait découvert en décembre 1764, un aqueduc souterrain de 1,75m de haut et de 0,50m de large dans le quartier des Mouriès au-dessus de la Citadelle; cet aqueduc se dirigeait vers la mer sur une distance de 500 m (dimensions données en pas dans l’original). Cet aqueduc aurait amené vers la mer les eaux venant du vallon de Roumagnan et aurait rejoint les portions découvertes par Fiessenger et Benoît. » (Borréani, Brien, inédit).  Cette canalisation possède section proche de celle que nous avons repérée en 1997.

              – « On a découvert vers 1888 un aqueduc totalement extérieur à la Citadelle… » (Duprat, p. 211). « …Il avait la forme d’un tunnel ayant à peu près 1, 50m de haut et 1m de large, taillé verticalement dans le schiste avec un plafond de magnifiques dalles de calcaire et, en bas un petit canal par lequel s’écoulait un mince filet d’eau. On ne l’explora pas en entier.. (car au bout d’) une vingtaine de mètres, il était obstrué par des dalles tombées avec la terre qui les recouvrait. Il (Roubaud, le propriétaire) vendit les dalles à un maître maçon qui, pour les prendre, démolit le tunnel. » (Fiessenger, les fouilles du Brusc 1898, p.43). A l’évidence, il ne s’agissait pas de la partie que nous avons retrouvée, mais d’un autre tronçon du même aqueduc probablement situé plus en amont et détruit par le propriétaire.

              – « L’aqueduc sud a été rencontré récemment en creusant un puits…Il m’a été décrit ainsi: sol rocheux, murs latéraux en pierre…. Le conduit était recouvert de dalles de 1m de long sur 0,40m d’épaisseur et 0,60 de largeur, et fut rencontré à 2 m de profondeur… » (Duprat, p. 214). A ce sujet, Duprat pensait que lorsque le canal traversait des terrains alluvionnaires, il avait des parois bâties.

              – « En 1949, les Ponts et Chaussées ont agrandi la rue de la Citadelle, sans en avertir la Direction des Antiquités qui apprit la destruction de sols bétonnés, d’un puits découvert et aussitôt rebouché par le bitume de la rue…. M. Dodéro qui le vit, le situe à hauteur du n°25 de cette rue, maison Lauro, près de laquelle Boyancé vit un construction qui lui parut être une citerne.» (Brien 1983, p.35)

              – Gallia XII 1954, p. 435-336 « L’arasement du versant de la butte touchant la route de Six-Fours (aujourd’hui Allée des Palmiers), a mis au jour un aqueduc creusé dans le schiste: le canal, haut de 1,80m environ et large de 0,40 à 0,80, a pu être exploré sur 50m jusqu’à un éboulement sous la route. Le fond était recouvert par une couche de boue de 0,40m à 0,60m de hauteur…Sur une partie de son parcours, le fond est creusé d’une petite rigole en gouttière, pour le nettoyage…Il comporte deux modes de construction: deux segments de tunnel à voûte arrondie, séparés par une tranchée de 8m de longueur, couverte par un dallage de 13 grands blocs de tuf de 0,50 à 0,55m de largeur…La faille du rocher est soutenue par des piliers de tuf…L’inclinaison du canal en pente vers le port permet d’y voir un aqueduc qui drainait les eaux d’infiltration de cette masse schisteuse… » (Benoît reprend la découverte de Fiessenger: aqueduc creusé en tranchée, couvert de dalles, avec rigole d’écoulement au fond. Il propose de voir dans l’appareil employé, analogue aux blocs de l’enceinte signalés par Fiessenger, une construction antérieure à la conquête romaine).

              – « En janvier 1953, une roue de camion s’enfonça dans une cavité, alors que 5 m de roche de schiste avaient été enlevées en hauteur; une mince pellicule de schiste recouvrait un souterrain creusé. Les explorateurs ont parcouru environ 50m d’une galerie haute de 1,50m à 2m, large de 0,50 à 0,90…, en partie remplie de vase et d’eau. Ils ont été arrêtés aux deux extrémités par des bouchons de décombres dont le sommet atteint la voûte. Fernand Benoît conclut qu’in s’agissait d’un aqueduc alimenté par une source d’amont, lieu non encore déterminé … qui conduisait l’eau à la Citadelle … puis (jusqu’à) la mer … L’aqueduc traversant la route rejoignait la portion connue de Fiessenger et de Duprat…se dirigeait en direction du nord-ouest, débouchant sur la plage du Brusc … Fernand Benoît … fit … poser une trappe sur l’orifice de l’ouverture accidentelle … » (Jean Layet, 1954). La dernière partie de ce texte renvoie à Duprat qui avait décrit la découverte dans les années trente d’un autre conduit, au nord de la Citadelle, mais avec des murs maçonnés et comportant probablement des regards. Il aboutissait dans la mer.

              F. Brien en 1982 fait un rapprochement entre le tronçon vu et détruit par Roubaud en 1888 et la découverte de Benoît, puis émet l’hypothèse qu’il pourrait s’agir de la même galerie.

              Le fait que le canal souterrain se dirige vers la Citadelle où s’élevait Tauroeis au lieu d’en provenir est un argument pour y voir un aqueduc plutôt qu’un égout. L’absence de calcite sur les parois s’explique par le fait que la roche encaissante étant le schiste, les eaux sont très peu calcaires et ne laissent aucun dépôt. La taille de la galerie correspond à d’autres exemples d’aqueducs antiques connus dont le canal, constamment surveillé, nettoyé et réparé, possédait des dimensions qui devaient permettre à un homme d’y pénétrer; d’où l’existence de galeries mesurant 1,50 à 1,80 m sur 0,60 et 0,90m. Les découvertes faites dans les années trente puis en 1949 sur le tracé supposé laissent penser que l’accès se faisait par des regards à margelle ayant l’allure de puits. Rappelons que F. Benoît, dans le croquis réalisé à l’occasion des relevés de 1953, assimile le tronçon appareillé à un regard dallé.

              Le classement de ces vestiges, proposé par Benoît dès la découverte, fut différé par le Conservateur des Monuments Historiques par lettre datée du 13 décembre 1955,  pour les motifs, exprimés par Bollard, ingénieur des Ponts et Chaussées,  que cette cavité était connue par les habitants comme étant une « sortie de secours de la Citadelle … (et que) le hameau du Brusc (ayant) été occupé par les Sarrasins … la tranchée devait permettre à ceux-ci … de gagner le rivage de la mer en cas de besoin. » (sic!). Suivaient un certain nombre de considérations relatives à l’impossibilité que la structure fût romaine, telles que dimensions de la galerie, présence de puits toujours alimentés en eau, imprécisions quant à l’implantation d’une citerne. La position des Monuments historiques fut maintenue malgré des précisions apportées Benoît qui mettait en doute le rapport « folklorique » (sic!) des Ponts et Chaussées, et faisait état du danger que les constructions et aménagements ultérieurs de cette zone risquaient d’entraîner à la fois pour l’accès et l’existence des derniers vestiges du petit port antique. Les travaux liés à la mise en place du pluvial en 1997 sont la preuve que ce danger était réel.

              Les tronçons mis au jour en 1888 et 1953 ne sont pas identiques, celui décrit par Fiessenger se situant au sud de la route actuelle. En revanche, la partie vue par Benoît, Boyancé et Layet est bien celle que nous avons prospectée, la redécouverte de la trappe d’accès placée par Benoît à l’époque en est une preuve largement suffisante. Notre relevé diffère de celui de 1953 au sujet de l’orientation des tronçons 3 et 4, alors que les deux premiers sont exactement reportés. La découverte de 1953 avait permis de mettre en évidence que l’aqueduc passait sous l’avenue selon un axe nord-ouest – sud-est, ce qui devait l’amener à rejoindre celui de Fiessenger, peut-être à l’endroit où Roubaud avait été arrêté par l’éboulement du plafond. Il y a toutes chances pour que ces structures correspondent à la partie aval de l’aqueduc mentionné en 1764 qui fut suivi sur 500m dans le quartier de Mouriès et prenait naissance dans le vallon de Roumagnan.

              Matériel recueilli  dans la boue recouvrant le fond: en 1953, pâte marseillaise et campanienne A tardive du Ier s. av. J.-C. et tessons du Bas-Empire associés à un mortier paléochrétien; en 1997, tessons de Gauloise 4 et fragment de meule en basalte. L’existence d’éboulements sur une partie du parcours pouvant avoir permis des intrusions, il importe de ne pas considérer ces éléments comme des preuves décisives de datation.

              Bibliographie: F. Benoît 1954; F. Brien-Poitevin 1982; E. Duprat 1935; L. Fiessenger 1898; R. Vidal 1897.

Fait à Toulon, le 20 octobre 1998, signé  H. Ribot

2000 – 20 octobre : première mondiale par une équipe franco-allemande – Une valve pulmonaire est implantée sur un enfant de 12 ans sans ouvrir la cage thoracique, une première mondiale réussie par une équipe franco-allemande.

2005 – 20 octobre :

1. Décès de Jean-Michel Folon, 71 ans, peintre et sculpteur belge qui avait signé dans les années 1970 le générique de fin des programmes d’Antenne-2.

2. Sept alpinistes français et huit porteurs et sherpas népalais sont portés disparus après de fortes chutes de neige dans la chaîne himalayenne, au nord-ouest du Népal.

2007 – 20 octobre : « Marius Autran, une vie » – Conférence de son fils, Jean-Claude Autran, aux Amis de La Seyne ancienne et moderne.

2014 – 20 octobre :

A la Une du « Point » :

1. Procès des frères Ferrara. Ouverture du procès en appel à Paris de neuf prévenus, dont trois frères du « roi de la belle », Antonio Ferrar, pour un trafic de cocaïne. Le tribunal correctionnel de Paris les avait condamnés à des peines de quatre à six ans de prison ferme pour avoir participé, avec des complices, à ce trafic international.

2. UE-Ebola. Les ministres européens des Affaires étrangères doivent se réunir ce lundi au Luxembourg pour « galvaniser » la réponse européenne à l’épidémie d’Ebola qui, selon une ONG internationale, menace de devenir « l’ultime catastrophe humanitaire de notre génération ».

3. Pourparlers des Nations unies sur le climat. À Bonn, en Allemagne, les négociations sur le climat vont reprendre. C’est le dernier round avant la conférence de Lima de décembre. Les pourparlers commencent ce lundi et dureront jusqu’au 25 octobre.

4. Fondation Louis Vuitton. François Hollande inaugurera la Fondation Louis Vuitton, ouverte aux visiteurs gratuitement pendant les trois jours de portes ouvertes le week-end prochain. Elle sera officiellement ouverte au public le 27 octobre.

A la Une du « Midi Libre » :
1. des violences au ciné à Alès lors de la projection d’Annabelle,

2. TAXE FONCIERE – Les propriétaires d’un bien immobilier qui n’ont pas encore réglé leur taxe foncière peuvent encore s’exécuter, sur internet, jusqu’ au lundi 20 octobre 2014, minuit. Rappel : Les seniors sont exonérés de la taxe foncière 2014, sous conditions de ressources. Le plafond du revenu fiscal de référence qui déclenche l’imposition a été revalorisé de 4 % (réf. Stéphanie Alexandre, Le Particulier . Le Figaro).

2019 – 20 octobre : meteo SANARYENNE : de rares averses sont prévues associées à un vent d’est assez fort pouvant atteindre les 60 km/h. Les températures se maintiendront à 19+ pour les minimales et 24° pour les maximales.  

(8 2009 01 23 Saint Maximin Dsc_0306)

UNE BLAGUE (VRAIE) POUR LA ROUTE : Les dégâts causés aux cultures par le gel dépassent en importance les prévisions les plus optimistes (Est-Républicain, 1955).

(7 Fort port et ville de Bandol Lith Isnard Toulon XIXe siècle)

Ce sera tout pour aujourd’hui mardi 21 septembre, il est 7 heures et je vous souhaite, une bonne journée malgré mon retard de livraison de 24 heures. Je ne sais si j’aurai le temps de publier les éphémérides du jour (trop d’actions en route en ce moment).

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour les parents et amis épars disséminés dans le monde.

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