ÉPHÉMÉRIDES DU 12 OCTOBRE

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  • 1283 – 12 octobre :
  • 1. Las Fomadas (charte aux archives de l’Evêché). Les Fumades –  quartier rural,  commune d’Allauch,  quartier de Gramenoux.
  • 2. Genneniora (charte aux archives de la Major). Gramenoue, quartier rural, commune d’Allauch. quartier de la Bou-quière.
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  • 1309 – 12 octobreCastellar Serverorum, (charte aux archives munici­pales). Le Castelas – bastide, commune de Marseille, quartier des Aygalades.  Première mention en 1037 : Castellarium vêtus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 53). Le Castelas à partir de 1400 (registre aux archives de l’Evêché).
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  • 1438 – 14 septembre : Laza – village aujourd’hui détruit, commune de Roquevaire. Il était situé sur la rive droite de l’Huveaune, à l’entrée du vallon où est encore aujourd’hui la chapelle de Saint-Vincent, et son territoire s’étendait jusqu’au ravin de Basseron. Première mention : Villa Laza, 1040 (cartulaire de Saint-Victor, n° 58). Ecclesia Beate Mariæ de Lansa (testament de Guillaume Flotte aux archives  de Saint-Victor). Dénommée La Lanze, le 5 février 1550 (ibid.). L’église de Laza fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Anastase, du 30 décembre 1153 (arch. de l’Evêché) et cédée au prévôt et au Chapitre de la Major par la transaction du 25 mai 1163 ; mais, lors de la sentence arbitrale prononcée par l’évêque de Marseille, le 13 mars 1164 [arch. de la Major) sur les différends exis­tant entre le Chapitre et les Religieuses de Saint-Sauveur, celles-ci furent maintenues en la possession de Laza, pos­session qui leur fut confirmée, mais pour la moitié seule­ment, par la balle d’Honorius III, du 12 octobre 1216 (arch. de Saint-Sauveur).
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  • 1436 – 12 octobre : Jarretum Migraneriorum, 12 octobre 1436 (registre aux archives de la Major). Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca­lités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con­fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune .
  • 1492 – 12 octobre : CHRISTOPHE COLOMB – Christophe Colomb atteint le nouveau monde en abordant l’île de San Salvador, aujourd’hui Watling, dans l’archipel des Bahamas (Christophe Colomb – La découverte de l’Amérique, I Journal de bord 1492-1493).
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  • -1793 – 11, 12, 14 et 22 octobre :
  • 1. LISTE DES SANARYENS SE TROUVANT DANS « LA TRAITRE VILLE DE TOULON » – Analysons quelques délibérations du Comité de Salut Public de Sanary. Les 11 et 12 octobre fut dressée la liste générale des personnes se trouvant « dans la traitre ville de Toulon, soit avant ou après l’arrivée du général Cartaud (sic !)». Elle comprenait : 1° Jérôme Fournier, Laurens Deprat, Charles Hermitte, Antoine Aicard, Barthélémy Reboul, Jean André, Calixte Roustan, Laurent Sabatier, Jean-Louis Reboul, Joseph Reboul, Antoine Andrac, Toussaint Andrac, Joseph Lien, Antoine Deprat, Nazaire Daniel et Deloulle, tous embarqués sur les vaisseaux de la République ; 2° Jean-Louis Arnoux, Barthélémy Vidal et son fils, Jean Allègre, Louis Comte, Pierre Armelin et son fils, Cyprien Vernet, François Vernet, Nicolas Dugué, Jean Mistre, employés à l’Arsenal ; 3° Jacques Fournier, patron d’un bâtiment de la côte, Duvignos, commissaire de la marine, habitant Toulon, Hédouin, officier d’artillerie, marié à Sanary, Jean Gautier fixé à Toulon depuis 15 ans, Grâce Andrac, mariée à Toulon depuis 12 ans, Jean-Jacques Verdillon au service de la République, soit en tout 33 personnes. La femme et les enfants, le cas échéant, de 3 personnes seulement s’étaient réfugiés, disait-on, à Toulon ; la sœur de 2 autres avait pris la même détermination. Le 14 octobre furent ajoutés à ce tableau, deux citoyens habitant Toulon : Joseph Aicard, officier bombardier dans cette ville, possédant des immeubles à Saint-Nazaire, et Jean-Joseph Tournaire, embarqué sur les vaisseaux de la République. Trois noms de Toulonnais, propriétaires de biens à Sanary, furent encore relevés (22 octobre) (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
  • 2. REQUISITIONS EN TOUT GENRE – Le Directoire départemental, siégeant à Grasse, prescrit, le 12 octobre, de prélever pour la confection des effets de troupe, les boutons d’uniforme des gardes nationaux se trouvant dans les magasins des communes du ressort du district du Beausset. On devait rassembler aussi les draps bleu, blanc et écarlate, de toute nature, de toute qualité et de toute couleur, « elbeuf et autres » précisait l’instruction ; les étoffe de laine pour équiper les volontaires, les bas en laine ou en coton, les toiles et les fils existants. Le tout devait, sous les trois jours, être transporté au Beausset ainsi que les chaussures trouvées dans les boutiques et chez les cordonniers de la région, avec les cuirs, matières et outils recueillis auprès de ces artisans (10 brumaire an II). Le 12 octobre, à Grasse, l’administration du département du Var prescrivit aux administrateurs du directoire du district du Beausset de faire rechercher, en vertu de l’arrêté du Comité de Salut Public du 13 septembre précédent, dans les maisons, les matières « de première nécessité » pour la fonte des canons, la fabrication des armes et des munitions de guerre, telles que plomb, cuivre, étain, fer, acier, fonte, métaux de cloche, etc., en dressant un état exact de leur origine, même s’ils provenaient des biens des émigrés. La réquisition s’appliquait également aux chevaux, mulets, voitures, matelas, paillasses, etc. (id.)
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  • 1799 – 12 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Notes de la conférence tenue ce jour-là entre le général Kléber et l’Effendi Mahmed Rouchdy en présence du citoyen Poussielgue, administrateur général des finances, et de Moustafa Pacha, le citoyen Brasewich ayant servi d’interprète.
  • Le général en chef a dit que jamais il ne répondrait en aucune manière à la lettre écrite par le Grand Vizir au général Bonaparte, mais que, comme il résultait des paroles de l’Effendi, que le Grand Vizir est dans des dispositions parfaitement conformes aux intérêts des deux nations et à la dignité de la nation française, il ne voyait aucun inconvénient à entrer avec l’Effendi dans l’examen des intérêts respectifs et des moyens d’entamer une négociation devenue nécessaire des deux côtés.
  • 2) que l’Effendi ne pouvant être porteur d’une réponse, il pourrait rendre compte de cette conférence.
  • Zone de Texte: 4)	Vendémiaire
an VIII
3 ) que 1’ennemi capital contre lequel devaient se diriger les négociations à entamer étant la Russie, il fallait que le Grand Vizir commençât par l’exclure du secret des négociations et qu à cet effet on suivrait des négociations secrètes et des négociations ostensibles.
  • 4) que les Anglais étant partie essentielle des négociations, quelques suites qu elles durent avoir, il faudrait les initier dans la partie secrète de ces négociations.
  • 5) que le premier article d un traité avec la Porte, qui devait être offensif et défensif, serait sans contredit la restitution et l’évacuation de l’Égypte, mais qu il s’agissait de savoir quand il serait convenable pour les intérêts de la Porte comme pour ceux de la France, que cette évacuation eut lieu.
  • 6) que si les Français évacuaient tout de suite, purement et simplement, sans qu’il existât préliminairement un traité définitif entre la Porte, la France et 1 Angleterre, 1 Égypte ne serait pas garantie des Russes ou qu’au moins ils attaqueraient aussitôt 1 Empire Ottoman avant que les forces ottomanes fussent de retour pour défendre leurs frontières, et sans qu’ils eussent un secours auxiliaire assez voisin pour les aider.
  • 7) que d’une autre part, afin de lier un système défensif assez puissant pour garantir la Porte de 1 invasion de la Russie, il fallait nécessairement 1 intervention des Anglais, intervention qui ne pourrait avoir lieu sans la conclusion préalable de la paix entre la France et l’Angleterre.
  • 8) que 1 évacuation de 1 Égypte devait être le lien de cette paix avec les Anglais, en faisant une condition de restitution d’une portion convenable de prises faites par les Anglais.
  • 9) que l’intention de restituer l’Égypte était si peu douteuse que le général en chef offrait de recevoir dès à présent un Pacha en Égypte, qui en gouvernerait 1 intérieur au nom du Grand Seigneur, qui jouirait de plus d’autorité et surtout de plus de liberté que son prédécesseur, qui aurait à sa disposition les odjaklis et les autres milices du pays et qui pertout le miri réservé au Sultan, qu’en même temps le commerce serait ouvcri de nouveau avec Constantinople et la Syrie, qu’en attendant le moment où l’Égypte serait évacuée l’armée française se réserverait pour son entretien les autres revenus seulement, quoiqu’insuffisants [1]
  • que les Anglais avaient besoin de la paix comme les Français et qu’elle était devenue d’autant plus facile entre les deux nations que, dans leur situation respective, elles ne pouvaient plus se nuire sans procurer trop d’avantages à d’autres puissances qui devaient maintenant fixer leurs regards.
  • que dans la balance de l’Europe, il était de l’intérêt de l’Espagne et de la Prusse comme de l’Angleterre et de la France, de s’opposer à l’agrandissement de l’Empereur, mais surtout de la Russie et qu’il serait très facile de lier ce système de manière à le mettre en activité à 1 instant même où la Russie voudrait menacer l’Empire Ottoman.
  • qu’il fallait que le Grand Vizir manifestât extérieurement le désir de pousser la guerre contre les Français, en rejetant hautement toute proposition ostensible autre que celle de l’évacuation pure, simple et subite de l’Égypte, qu’en même temps il en prit prétexte d’augmenter ses troupes et les augmenter de fait, que secrètement il apportât toutes les lenteurs possibles dans la marche de son armée et à cet égard un général en chef ne manque jamais de motifs. Celui de l’inondation de l’Égypte en est un puissant et réel ; ensuite celui de la mauvaise saison qui s’approche et qui ne permettrait plus une diversion par mer ; ces moyens donneraient le change aux Russes.
  • que le Grand Vizir sonda les Anglais sur leur opinion relativement à la situation politique de l’Empire Ottoman : en leur faisant sentir combien l’Angleterre est intéressée à le soutenir et à empêcher qu’une autre puissance se mette à sa place, qu’il les engageât sous ce rapport à entrer en pourparlers avec les Français, pour arriver à une alliance des trois puissances contre la Russie, beaucoup plus conforme que la guerre qui existe aujourd’hui.
  • qu’il est d’autant plus urgent que la Porte entre en arrangement avec la France, en revenant à ses véritables intérêts, sans s’arrêter à ce qui a pu se passer antérieurement, qu’elle doit craindre qu à son tour le gouvernement français, irrité d’avoir fait en vain tant d’avances pour rétablir une paix qu’il n’a réellement jamais eu intention de rompre, ne prenne le parti de s’unir contre ses propres intérêts avec la Russie et l’Empereur, pour écraser l’Empire Ottoman et faire de sa dépouille le prix de la paix générale.
  • Le général Kléber a ajouté que ce serait le parti qu’il prendrait lui- même, si après de nouveaux efforts, qui seraient encore longs, il se trouvait dans l’impossibilité de résister aux forces combinées qui l’attaqueraient.
  • qu’il est urgent de donner aux négociations un commencement conforme à ces principes et d’en avertir le gouvernement français assez à temps, pour qu’il puisse diriger en conséquence ses démarches vis-à-vis des autres cabinets et surtout des Anglais, qu’à cet effet le général en chef expédierait des courriers par mer, tandis que le Grand Vizir pourrait aussi faire passer par terre ces importantes dépêches.
  • Le Pacha et l’Effendi sont demeurés d’accord de la justesse de ces principes, ils ont insisté surtout sur les nécessités de négocier avec les Anglais. L’Effendi a observé que si les Russes soupçonnaient les négociations, ils pourraient attaquer subitement l’Empire Ottoman. Il a demandé si dans ce cas 1 armée française voudrait se réunir aux Turcs pour les défendre. Le général Kléber a répondu que, dans ce cas, il ne balancerait pas un moment à marcher avec les trente mille combattants qu’il commande, et qu il était sûr qu un semblable événement comblerait les vœux de tous les Français qui sont en Egypte.
  • Le général Kléber a demandé quelles seraient les intentions de la Porte à 1’égard des Mamlouks. Le Pacha et l’Effendi ont répondu qu’ils la croyaient dans l’intention de les expulser pour toujours et de faire gouverner 1’Égypte par différents Pachas, de la même manière qu’elle était actuellement gouvernée par les généraux français. Le général Kléber a observé que ce parti était conforme aux intérêts et à la dignité de la Sublime Porte et faciliterait encore davantage les négociations, puisqu’il était sûr de la haine des Egyptiens contre les Russes, tandis qu’on ne pourrait compter sut la fidélité des Beys.
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  • 1809 – 12 octobre : LA VALETTE – le préfet fait vendre les biens communaux de la Foux. M. de de Grane-Briançon, seigneur de Baudouvin, les achète 27 000 F (Pierre Bel, La Valette, 1932, p. 75).
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  • 1813 – 12 octobre : OÙ APPARAÎT LE NOM DE ROLLAND À CEPET – A la suite d’un projet d’établissement de batteries, redoutes et autres postes militaires dans la presqu’île de Cépet, le maire de La Seyne prend un arrêté en vue de l’expertise de la propriété foncière du sieur Rolland devant être acquise par l’Etat. A cet effet, il nomme le sieur Foucard François, notaire impérial à la résidence d’Ollioules, pour procéder à cette expertise de concert avec le représentant du sieur Rolland (Arch. Com. de La Seyne : arrêté du 12 octobre 1813, signé Fauchier).
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  • 1869 – 12 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary Marius MICHEL. « Mardi – St Donatien – même temps qu’hier – vent à l’est – bonne brise. Aujourd’hui, premier quartier de lune. L’héritage de Basile Coulomb, mort il y a à peine 6 mois, donne du tracas à nous qui représentons notre beau-frère Déprat qui est allé travailler à Florence. Nous avons été ce matin à Ollioules avec M. Roustan notre confrère qui représente la branche paternelle, Mme Vian d’Antibes, pour payer les droits de succession. Nous pensons qu’une solution sera bientôt donnée à cet héritage saugrenu.  
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  • 1871 – entre les 12 octobre et 3 novembre : DEMISSION DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – Genèse de la démission de Marius Michel, maire de Sanary. Dans une lettre du 12 octobre envoyée du château de Morsaing (Seine-et-Oise), il exprime sa rancœur contre les électeurs après son échec aux élections cantonales. Il est surtout vexé parce que Emeric, fermier du Lançon, a eu plus de voix que lui. Dès le 18 Octobre sa décision de démissionner de la mairie est prise. Le 3 Novembre, il envoie sa démission au Préfet. En réponse, on lui propose d’être candidat à la députation (Rotger B., 1984 , p. 427 et archives).
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  • -1903 – 12 octobre :
  • 1. DEBUT DE LA GRANDE GREVE DES FILATURES DU NORD. L’armée doit intervenir. Le 12, Armentières a été le théâtre de violentes émeutes marquées par le pillage des maisons des industriels et des succursales des banques. Les charges de cavalerie, sabre au clair, ont eu bien du mal à calmer la situation. La grève durera un mois à l’issue duquel les socialistes, qui avaient appelé à la grève à outrance, seront battus malgré le déplacement sur les lieux de Jean Jaurès.
  • 2. VERCINGÉTORIX – Inauguration de la statue équestre de Vercingétorix à Clermont-Ferrand.
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  • 1914 – 12 octobre : GUERRE MONDIALE – Mardi 12 octobre (Le Miroir, dimanche 1er novembre 1914).
  • 1. Le bulletin officiel atteste que notre situation reste satisfaisante. Sur aucun point l’ennemi n’a progressé; sur beaucoup nous avons gagné du terrain. Les Allemands n’ont enlevé que les faubourgs de la ville d’Anvers : vingt-quatre des forts du camp retranché tiennent toujours.
  • 2. Les troupes russes de la Vistule ont pris contact avec l’armée allemande vers Ivangorod et Varsovie.
  • 3. Le gouvernement austro-hongrois, sans doute à la requête de l’état-major allemand, qui exerce une tutelle croissante sur lui, a décidé de changer cinq des commandants de corps d’armée. C’est un aveu de défaite, et cette défaite est d’ailleurs d’autant plus caractérisée maintenant que l’armée russe a pénétré en Transylvanie.
  • Le ministre des Affaires étrangères d’Italie, M. di San Giuüano, est gravement malade
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  • 1915 – 12 octobre : CRIME DE GUERRE – Edith Louisa Clavelle, infirmière à l’hôpital de Bruxelles, est fusillée par les Allemands pour avoir aidé des prisonniers anglais à passer en Hollande.
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  • 1943 – 12 octobre : L’OCCUPATION ITALIENNE DE SANARY – Tandis qu’à Sanary, l’Hôtel de la Tour est occupé par le bureau de la Commission d’Armistice et la douane italienne jusqu’au au 12 octobre (Archives de Sanary), les terrasses plantées d’amandiers sont mises en chantier. Des charges d’explosifs sautent, les racines sont sciées, les tuyaux d’arrivée d’eau sont crevés. A la Piole, les anciennes défenses de la cote 147, sont réaménagées pour recevoir des canons modernes et des mitrailleuses provenant des pièces prélevées sur les navires sabordés dont une partie de l’artillerie est intacte (Cahier du patrimoine ouest varois n°10). A travers champ, les remblais des tranchées tendent des lignes claires, les fortins dressent murs et coupoles. Il faut des pierres qu’on prend aux restanques. Les civils sont refoulés hors de la zone dangereuse. Le pays bouleversé devient lunaire. Et, pour camoufler l’ensemble, on s’attaque aux haies et arbres à portée de main.
  • Parfois, il y a des esercizii di notte ; alors l’artillerie cogne un peu partout, les mortiers tirent par-dessus la colline. Une vieille dame qui cueille des cerises dans son jardin de Portissol, s’abat, traversée par une balle de mitrailleuse. Toute réaction est vaine cependant, car les consignes sont maintenant à la sévérité vis-à-vis de la population. Le commandement des Lupi di Toscana, régiment établi à Sanary, est devenu le maître ; il donne au Maire ses consignes pour la rédaction des laissez-passer (Archives municipales. Document enregistré le 20 mars 1943, non numéroté), ou bien pour la réquisition des hommes pour le service de garde de nuit sur la voie ferrée Marseille-Cannes. L’inexécution de la présente disposition entraînerait les sanctions suivantes :
  • 1° – Suppression de l’indemnité,
  • 2° – Amende,
  • 3° – Internement administratif.
  • Sanary-sur-Mer, le 1er juin1943, le Maire par délégation spéciale de M. le Préfet du Var.».
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  • 1943 – 12 octobre : CRIME CONTRE L’HUMANITÉ – Quinze Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 : parmi eux, nous relevons le nom de BENAVADA Samuel – Né à Lyon (2e) le 4 mars 1927, Juif déporté au départ de Drancy par le convoi n° 60 du 7 octobre 1943 à destination d’Auschwitz, mort en déportation le 12 Octobre 1943 au camp d’Auschwitz (Pologne) (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).
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  • 1945 – 12 octobre : LE PORTE-AVIONS « BEARN » – En route pour l’Indochine, Le « Béarn » fait escale à Colombo (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
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  • 1960 – 12 octobre :
  • 1. GUERRE D’ALGERIE – Un gardien de ferme est étranglé près d’Oran.
  • 2. KHROUCHTCHEV A L’ONU – Le président soviétique N. Khrouchtchev frappe sur son pupitre avec sa chaussure à l’Assemblée générale de l’ONU pour protester de la discussion sur la politique de l’Union soviétique à l’égard de l’Europe de l’Est.
  • 3. JAPON – Au Japon, un étudiant extrémiste de droite de 17 ans assassine avec un sabre court, le chef socialiste Asanuma âgé de 61 ans.
  • 4. PERRE VERY – Mort de Pierre Véry, romancier et scénariste. Nous lui devons, entre autres :
  • Goupi mains rouges. – Un grand patron. – Les aventures de Prosper Lepicq. L’assassinat du Père Noël.
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  • 1962 – 12 octobre : NOUVELLES MARITIMES – Du 7 au 12 octobre, l’escorteur « La Capricieuse » est en mission aux îles Chesterfield.
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  • 1963 – 12 octobre : Première des « Raisins verts » de Jean-Christophe Averty à la télévision française.
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  • 1966 – 12 octobre : À 30 ans, le célèbre Michel Jazy a décidé de mettre un terme à sa carrière d’athlète.
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  • 1972 – 12 octobre : MORT DE L’ACTEUR ROBERT LE VIGAN.
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  • 1996 – 12 octobre : MORT DE ROBERT LACOSTE, ancien champion de tennis.
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  • 2019 – 12 octobre : COUPE DU MONDE DE RUGBY – World Rugby et le Comité d’organisation Japan Rugby 2019 ont décidé d’annuler la rencontre suite au passage du Typhon « Hagibis ».


  • UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
  • Un archéologue raconte.
  • -en visitant une pyramide récemment exhumée des sables, j’avais eu mon attention attirée par des hiéroglyphes gravés dans un cartouche. J’ai beaucoup ri en découvrant qu’ils signifiaient «  la vengeance du pharaon, dérangé dans son sommeil, sera terrible. »
  • -et que vous est-il arrivé ?
  • -Absolument rien ! Dès que j’ai été remis d’une pneumonie puis d’un accident vasculaire qui m’a laissé paralyser du côté gauche, je me suis fracturé les 2 jambes en glissant dans un escalier mais, comme vous le voyez, avec de bonnes béquilles, je marche !
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  • Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 7 heures, allez en paix ! je vous souhaite un bon dimanche à tous.
  • Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde.
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  • A demain pour fêter les Géraud !


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