EPHEMERIDES DU 11 OCTOBRE

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 11 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4938)

Illustration : Avec ce premier cliché du domaine de la Nartette à Saint-Cyr,Var, pris le 12 mars 2004, je vous propose aujourd’hui, d’évoquer l’architecture de notre campagne provençale.

FETES :  En ce 20e jour du calendrier révolutionnaire An II dédié au pressoir, souhaitons une bonne fête aux 3100 Firmin de France qui tiennent leur prénom du quatrième évêque d’Uzès dans le Gard (538-553).

DICTON : souhaitons que ne se vérifie pas trop vite le dicton du jour qui dit que : « A la saint Firmin, l’hiver est en chemin ».

PENSEE : « Si l’on m’enlevait tout ce que les autres m’ont donné, il me resterait peu de choses »» (Georges Brassens, « Les chemins qui ne mènent nulle part – Réflexions et maximes d’un libertaire, » Le cherche midi, 2008, collection Brassens d’abord dirigée par Jean-Pierre Liégeois, 2011 pour la présente édition, 160 p.

EPHEMERIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : 9 courriers du général en chef Kléber :

1. au général Reynier à Belbeis(voir dans le corps de l’article)

2. au général Desaix : (id.).

3. au général Friant. (id.)

4. à l’ordonnateur en chef Daure – (id.)

5. à l’ordonnateur de la marine –  « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799). À la réception de ma lettre, vous mettrez à la disposition du directeur de l’artillerie de terre la compagnie d’ouvriers d’artillerie attachée à la marine. Les ouvrages dont est chargé cet officier sont très pressés. Dès que les circonstances le permettront cette compagnie sera rendue à la marine  » (Lettre à Menou le priant de faire exécuter sur le champ cette mesure).

6. au général Davout(voir dans le corps de l’article). 

7. au général de division Menou –Le général Kléber, confronté à une situation militaire et politique critique en Égypte, développe une stratégie pragmatique : Résumé de la lettre : » Objectif principal : préserver l’armée française, affaiblie et isolée, plutôt que de poursuivre une conquête devenue irréaliste. Constat : l’Égypte ne peut être durablement occupée sans une marine puissante, des renforts réguliers, et un soutien diplomatique — éléments que la France ne peut fournir dans le contexte de guerre européenne. Approche recommandée : Négocier une évacuation honorable avec les Ottomans et les Anglais, afin de sauver les troupes et éviter une défaite humiliante. Gagner du temps par des manœuvres diplomatiques et militaires pour retarder l’évacuation, tout en maintenant l’ordre local. Exploiter les divisions internes entre les puissances ennemies pour améliorer la position française dans les négociations. Vision à long terme : Kléber reconnaît le potentiel colonial de l’Égypte, mais juge que les conditions actuelles ne permettent pas une implantation durable » Pour le texte complet, voir dans le corps du texte.

9. au Directoire Exécutif (Note : organe qui est à la tête de l’Etat et que Bonaparte va remplacer par le Consulat avec lui-même comme Premier Consul). « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799) – Au moment où le citoyen Barras allait partir du Caire pour se rendre à Alexandrie, on m’annonce le retour de l’Effendi que le général Bonaparte avait envoyé au Grand Vizir avant son départ pour la France. J’ai donc encore le temps, Citoyens Directeurs, de joindre ici la traduction de la réponse de ce ministre. Elle a été manifestement dictée par les commissaires Russes et Anglais qui se trouvent auprès de lui, peut-être que celle à ma lettre sera conçue dans des termes plus modérés : je n’ose cependant me livrer trop à cet espoir. Une flotte combinée se trouve à Rhodes : elle est destinée à effectuer une descente près d’Alexandrie ; une autre est en Chypre et doit se réunir à la première. Elle porte des troupes russes : la troisième est à Jaffa. Le commandant de Suez m’annonce par le courrier d’hier quatre gros bâtiments dans la mer Rouge, ce sont probablement les deux frégates qui avaient attaqué Qosseir, renforcées de deux autres. Des accidents de peste se sont déjà, ou plutôt encore, manifestes a Damiette et à Alexandrie. Malgré tout ce que cette situation a de pénible et d’affligeant, je vous prie de croire, Citoyens Directeurs, que ne ferai jamais rien de contraire à la dignité française, e qu’en même temps, je sacrifierai toujours volontiers ce qui peut être relatif à mon amour propre pour ne m’occuper que du salut et de l’honneur de l’armée. 

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 925e livraison. 1309 – 11 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sanctus Tronus (charte aux archives municipales). Saint-Tronc, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Loup. L’église de Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin (1872).Première mention : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36) puis Centrones, 23 avril 1040 (ibid., n° 52). Le nom de ce hameau a conservé une appellation de lieu très ancienne, modifiée par le nom donné à la chapelle de Sainte-Croix, par allusion au bois ou tronc de la croix du Sauveur. Il y avait autrefois en cet endroit un cou­vent de religieuses de Saint-Benoît, dont les ruines exis­taient encore au commencement du XVIIIe siècle (Calendr. 4713, pag. 176). Destruction totale de la chapelle Sainte-Croix à la révolution.

SANARY :  725e livraison : –1721 – 11 octobre : COMPOSITION D’UN « MAGASIN » DE PÊCHEUR SANARYEN – Le pêcheur Cancelin possédait un « magasin » (local technique à la fois garage à bateau et lieu de stockage du matériel de pêche) à Sanary qui, le 11 octobre 1721, fut ouvert pour être « parfumé » (désinfecté avec les fumées d’herbes aromatiques) comme on le fit à toutes les maisons « pestées ». Ce « magasin » con­tenait deux pièces de sardineaux, une pièce bâtarde, deux escombrières, une dauguiere, une voile à bateau, dix-neuf signaux, un fer de bateau, dix-neuf signaux, un fer de bateau, etc. lesquels furent mis à tremper dans la mer et remis à Pierre VIDAL désigné comme séquestre.

LA SEYNE-SUR-Mer : 619e livraison : –1965 – 2 au 11 octobre : LE « SAGAFJORD », navire de croisière de la Norwegian America Line réalise sa 1ère croisière entre Oslo et New-York du 2 au 11 octobre 1965. Le bâtiment avait été lancé par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne le 13 juin 1962.

OLLIOULES : 625e livraison : –1274 – 11 octobre : DES HABITANTS D’OLLIOULES PEUVENT UTILISER UNE SOURCE SITUEE A SIX-FOURS – Le 11 octobre 1274, l’archevêque Darlen statue sur les conflits liés à l’irrigation entre Ollioules et Six-Fours. Il accorde temporairement aux habitants d’Ollioules, possédant des terres à Six-Fours, la possibilité d’abreuver leurs animaux à la fontaine de Berte jusqu’à la construction de celle de la Farlède. Plusieurs accords et jugements suivent : en 1408, une transaction permet aux habitants de Six-Fours de prendre l’eau de la Reppe selon les modalités définies ; en 1584 et lors de procès ultérieurs, la Cour confirme ce droit, notamment pour l’irrigation des terres, malgré des litiges récurrents. Les archives conservent ces titres et règlements qui ont structuré l’accès à l’eau dans la région. (Jean Denans, 1713). (Pour le texte intégral, voir les éphémérides de ce jour).

n°217 1947 Photo des Olivières au Revste (Var) par les Excursionnistes toulonnais

ÉPHÉMÉRIDES.

L’INTÉGRALE.

1214 – 11 octobre : DONATIONS A LA MAJOR DE MARSEILLE – Fait à Montélimar. Giraud Adémar, seigneur et vicomte de Marseille, et sa femme la vicomtesse Mabile confirment à l’église de la Major tout ce que Pierre Bermond, ancien prévôt, lui a laissé ; ils lui concèdent le privilège d’acquérir sans leur consente­ment des biens sur leurs domaines en l’évêché de Marseille. Ils sont reçus en l’association des œuvres pies de ladite église. (acte des vicomtes de Marseille n° 375, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. La Major de Marseille, Livre jaune, fol. 5. a. Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 210. Ind. : Albanès et Chevalier, Ibidem, n° 1144). Rappelons que la Major (la Principale) désigne l’église cathédrale de Marseille, tout comme la Maire des eaux désigne la source principale.

1274 – 11 octobre : DES HABITANTS D’OLLIOULES PEUVENT UTILISER UNE SOURCE SITUEE A SIX-FOURS – Suivant l’acte passé le 11 octobre 1274, portant pouvoir à Monseigneur l’archevêque Darlen de juger et décider les différents entre les communautés des lieux d’Ollioules et de Six-Fours, à raison de l’aigage ou arrosage, ledit Seigneur archevêque, par sa sentence, entre autres, aurait ordonné que les habitants du château d’Ollioules, ayant des possessions au terroir de Six-Fours et quartier de la Farlède ; puissent abreuver leurs animaux laboureurs, avec leurs poulains et veaux, dans la fontaine du quartier de Berte (Berthe), jusqu’à ce que la fontaine ou abreuvoir du quartier de la Farlède fut fait. Dans lequel, commodément et suffisamment, lesdits particuliers d’Ollioules, puissent abreuver lesdits animaux de labour, avec leurs poulains et veaux. Et ladite fontaine ou abreuvoir étant fait, cesseront d’abreuver lesdits animaux dans ladite fontaine de Berte. Il est à noter que la source de Berte n’a jamais été fontaine en sa source, étant icelle environ une canne et demi sous terre, et l’abreuvoir de la Farlède était, comme il est encore, un puits qui est au coin et proche le viol (sentier) de la terre ci-devant ollivière, qui a été possédée, et qui appartenait aux hoirs de Venturon Porquier, et qui a été ensuite possédée par feu sieur Melchior Audibert, et à présent par (Denans a laissé cette partie en blanc). Auquel puits, en l’année 1682, fut posé une pierre aux armes de la communauté de la Seine, laquelle fut arrachée par un particulier qui n’y avait aucun intérêt et qui la jeta dans le puits où apparemment elle est encore. Il est aussi porté par ladite sentence, que les habitants de Six-Fours, sans aucun empêchement et contradiction des habitants d’Ollioulles, pourront prendre l’eau de la Repe à leur usage et de leurs possessions, à certains jours et heures ainsi que, entre eux, habitants d’Ollioules, ont accoutumé de la distribuer et s’aporcioner (s’approprier) jusque dans le terroir de Six-Fours, et qu’elle soit au-dessous dudit terroir. Il est aussi porté que les habitants d’Ollioulles pourront abreuver leurs animaux de labour, avec leurs veaux et poulains, au puits du quartier de pépiolle, proche la chapelle dudit quartier. Après cette sentence, les communautés d’Ollioulles et de Six-Fours eurent quelques contantions (contentieux), à raison de l’arrosage de leurs terres, ce qui fut terminé par transaction reçue par Maître Du Val, notaire, en date du premier mai 1408, passée entre Maître Jean Aycard, notaire, Guilhem Isnard et Anthoine Lombard, constitués, et intervenant pour la communauté de Six-Fours, d’une part, et Maître Jean Bertrand, notaire, Noble Hugues Reynaudi, et Rainaud Marin, procureurs constitués par la communauté dudit Ollioulles, par laquelle serait (aurait) été accordé et convenu que les habitants de Six-Fours pourront aller prendre l’eau de la Repe, ainsi qu’il est porté par la sentence du Seigneur archevêque Darlen, ci-dessus mentionnée, ces titres sont conservés aux archives de Six-Fours. D’ailleurs, sur les différents arrivés entre Anthoine Pairan, du lieu d’Ollioulles, Pierre Portal dit Amic, rentiers des propriétés des terres de Pierre Astour, et Pierre Tenllier, rentier de celle de Claude Roux, situées au terroir de Six-Fours. Y ayant eu procès à raison de l’arrosage desdites propriétés, par-devant la Cour, par l’arrêt rendu par ladite Cour du 6 novembre 1584, entre autres, il leur aurait accordé d’aller prendre l’eau de la rivière de Repe. Il serait encore arrivé une contention (un contentieux) à raison du même arrosage des terres du terroir de Six-Fours et quartier de Camcebié et bassaquet, entre Jacques Forton, hoste du lieu d’Ollioulles, qui voulait empêcher qu’on n’allât pas prendre l’eau de la Repe, pour la faire dériver audit terroir de Six-Fours, contre Marguerite Martinenque, veuve d’Estienne Curet, de la Seine. A raison dequoi, y ayant eu procès par-devant la Cour du Parlement, et qu’après le décès de ladite Martinenque, fut poursuivi par Henri Curet, son fils. La Cour par son arrêt, en contradictoire jugement du (Denans a laissé en blanc), aurait maintenu ledit Curet à la faculté et possession d’aller prendre d’eau à la rivière de Repe, et la faire dériver pour l’arrosage de son fonds, situé au terroir de S-F, ainsi qu’il est porté par la susmentionnée sentence (Jean Denans, 1713).

1308 – 11 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cales (charte aux archives de Saint-Victor). Lascours – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite. Première mention : Cotes, vers 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n°27).

1309 – 11 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Sanctus Tronus (charte aux archives municipales). Saint-Tronc, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Loup. L’église de Saint-Tronc dépendait de la paroisse de Saint-Martin (1872).Première mention : Centro, XIe siècle (cartulaire Saint-Victor, n° 36) puis Centrones, 23 avril 1040 (ibid., n° 52). Le nom de ce hameau a conservé une appellation de lieu très ancienne, modifiée par le nom donné à la chapelle de Sainte-Croix, par allusion au bois ou tronc de la croix du Sauveur. Il y avait autrefois en cet endroit un cou­vent de religieuses de Saint-Benoît, dont les ruines exis­taient encore au commencement du XVIIIe siècle (Calendr. 4713, pag. 176). Destruction totale de la chapelle Sainte-Croix à la révolution.

1340 – 11 octobre : QUI FUT GUY DE MONTFORT que mentionne une légende de Cuges ?  Fils de Robert VII, comte de Boulogne et d’Auvergne, et de sa seconde épouse Marie de Flandre, le cardinal Guy de Montfort naquit à Boulogne. Il était le petit-neveu de Louis IX, roi de France, et le grand-oncle de Robert de Genève, futur pape d’Avignon sous le nom de Clément VII. Sa demi-sœur était la seconde épouse de Jean II le Bon, il était aussi apparenté par son père à Charles le Mauvais, roi de Navarre, et par sa nièce, Marie de Boulogne, aux vicomtes de Turenne. Ce fut Clément VII qui le propulsa au plus haut niveau en le plaçant d’abord sur le siège épiscopal de Lyon, le 11 octobre 1340. Puis, lors du consistoire du 20 septembre 1342, il le nomma cardinal-prêtre de Sainte-Cécile (Salvador Miranda, Cardinal Guy de Boulogne, University Park, Miami, FL 33199, 2009). Sa première Livrée occupait l’actuelle rue Joseph Vernet et descendait jusqu’aux rives du Rhône. Lors de la construction des remparts d’Avignon, cette Livrée fut coupée en deux. Le cardinal de Boulogne s’installa alors dans celle d’Annibal de Ceccano puis  devint l’un des prélats les plus en vue du Sacré Collège. Le 14 février 1350, il présida à Padoue au transfert des reliques de saint Antoine dans la nouvelle église.

1358 – 11 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Turris de Serveriis (charte aux archives municipales). Servières lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet. Cette tour et le quartier tirent leur nom de Johannis de Serveriis, mentionné le 14 octobre 1303 dans un acte notarié.

1359 – 11 octobre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Garbias (charte aux  archives municipales). Garbier,  quartier rural,  commune de Marseille,  quartier de Saint-Charles.  Première mention : Territorium de Garberiis, 17 avril 1164 (privilège de l’Empereur Frédé­ric, aux archives de l’Evêché). Au début du XVIIe siècle, il y avait déjà quelques agglomérations dans le quartier : une à la Belle de Mai proprement dite, une autre vers Bon Secours, un troisième vers les Chutes-Lavie (notice de l’abbé Savoie, 1935-1936). A cette époque, existait le chemin appelé Chemin de Garbiers qui, par la suite, devint « boulevard St-Charles » et aujourd’hui « Camille Flammarion ». Commençant à la porte fortifiée de l’Annonerie (remplacée par la porte d’Aix) ce chemin traversait le quartier Bernard-du-Bois, suivait le tracé du boulevard Saint-Charles (Camille-Flammarion) et aboutissait au chemin d’Allauch. A l’entrée du chemin, se voyait l’ossuaire des Israélites. Peu à peu, le haut du quartier fut appelé « Saint-Charles », tandis que le bas du quartier désignait plutôt la Belle de Mai. Le 4 février 1614  (archives communales), la veuve Jean Barreau, née Bouzelle, fait donation d’un terrain situé au quartier de Garbiers pour y construire une chapelle qui serait consacrée à Saint-Charles Borromée, évêque de Milan. Cette première chapelle se trouvait à la rue Jobin, à l’intersection des terrains où se trouvent la Manufacture du Tabac et le couvent des religieuses « Victimes » de la rue Levat (L.A., 1986). C’est cette chapelle qui donnera par la suite le nom de Saint-Charles à tous les quartiers avoisinants (gare, cimetière, lycée, caserne).

1365, probablement le 11 octobre : Le pape Urbain V vient s’assurer de la bonne réalisation des travaux conduits à Saint-Victor. Marseille l’accueille somptueusement : il est reçu à l’église Saint-Lazare, aujourd’hui au débouché de l’autoroute A7, par l’évêque Guillaume Sudre. Le pape, entouré de ses cardinaux, gagne ensuite le couvent des Trinitaires, la place de Lenche, les Accoules, puis Saint-Victor. Urbain V confirme l’affranchissement de la juridiction épiscopale, Saint-Victor dépend directement du pape.

Borie à Grans (Bouches du Rhône) plateau de Bau Majour

1600 – automne : Interdiction, sous peine de quatre écus, de vendanger avant le 11 octobre à cause de l’insuffisante maturité des raisins (Arch. Du Var, BB 4 fo 131 v°. Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence (1540-1817), Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224).

les vendanges sont repoussées au 11 octobre à Fox-Amphoux, daté de 1600 (Honoré L., 1929 ; ADV, BB 4 f° 131 v°).

1666 – 11 octobre : Début du procès relatif à l’extraction de serpentine à la Môle par suite de la requête adressée par Jean de Gautier au Sénéchal d’Aix de la valeur à dire d’expert du marbre (serpentine) que l’économe de la Verne a fait emporter de la carrière de la Mole. Il y a dans ce procès quatre chefs à juger dont le premier reprend le prix de la serpentine dite « le marbre.

(N°218 – septembre 1969 – Méounes, Var, mas de La Verrerie)

1720 – 11 octobre :

1. décès dû à la peste à Bandol – le 11 octobre, un décès de la peste à Bandol, il s’agit de Anne, femme de RIOUX (Cayol M., 1980).

2. mort de celui qui introduisit la peste a toulon – Cancelin, qui introduisit la peste à Toulon, meurt le onze octobre à Toulon (id.).

1721 – 11 octobre : COMPOSITION D’UN « MAGASIN » DE PÊCHEUR SANARYEN – Le pêcheur Cancelin possédait un « magasin » (local technique à la fois garage à bateau et lieu de stockage du matériel de pêche) à Sanary qui, le 11 octobre 1721, fut ouvert pour être « parfumé » (désinfecté avec les fumées d’herbes aromatiques) comme on le fit à toutes les maisons « pestées ». Ce « magasin » con­tenait deux pièces de sardineaux, une pièce bâtarde, deux escombrières, une dauguiere, une voile à bateau, dix-neuf signaux, un fer de bateau, dix-neuf signaux, un fer de bateau, etc. lesquels furent mis à tremper dans la mer et remis à Pierre VIDAL désigné comme séquestre.

1746 – 11 octobre : Une fois encore dans le cours de cette guerre de Succession d’Autriche, le maréchal de France Maurice de Saxe remporte une victoire à Rocourt sur les Autrichiens, pour le roi Louis XV.

1779 – 11 octobre : VAUDRAN – Maître Estubi, notaire, enregistrait la cession du domaine de Vaudran qui s’appelait encore Vau-Vaudran. Lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Valentine (Mortreuil, 1872), au 68 Impasse des Vaudrans, 13011 Marseille (tourisme-marseille.com). Pascalis de la Systrière le vendait 14.800 livres au Sieur François Gabriel. Dès son accession au Domaine, Jouvin y planta des centaines de cèdres du Liban ; des arbousiers et nombres d’essences inconnues de la région dont des essences rapportées d’Afrique tels que des arbres à écorces rouges introuvables ailleurs. Il fit creuser de nombreux puits et aménager des kilomètres de bordures fleuries et de bancs en pierres ou en béton. Mais Vaudran ne se limitait pas à une poignée d’hectare. Jouvin avait acquis des kilomètres de terres en arrière du château. Protégées par une immense muraille en pierre haute de plusieurs mètres de haut, avec un sommet taillé en pointe hérissé de débris de verre, elle était destinée à décourager d’éventuels visiteurs indésirables. Vaudran avoisinait un autre domaine encore plus impressionnant : celui de la Salette avec sa chapelle de Notre-Dame de la Salette.

1789 – 11 octobre : La présence du roi à Paris semble avoir apaisé la population de la capitale. Les Parisiens sont convaincus que, séparé des contre-révolutionnaires de la Cour, le roi prendra désormais les mesures favorables à l’achèvement rapide de la Constitution. En effet, le peuple a toujours une grande tendresse et une grande confiance dans la personne de son roi : sa présence dans la ville est ressentie comme un remède à tous les maux (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 11 OCTOBRE).

n°236 – 1982 Abri de berger des Grés de Sainte Anne d’Evenos (Var)

1790 – 11 octobre :

1. SURVIE DES ORDRES RELIGIEUX -Bien que les Ordres Religieux soient dissous par l’Assemblée Constituante, la possibilité de vie Commune était laissée aux anciens religieux qui se regroupaient en une maison, quel que soit leur Ordre d’origine. Un décret du 11 octobre 1790 précisait qu’ils devaient être au minimum 20 (Louis Baudoin, 1965).

2. CREATION D’UN POSTE DE PIETON CHARGE DE PORTER LE COURRIER A SANARY – Création d’un poste de « piéton » chargé de porter et de ramener du Bureau de Poste d’Ollioules, le courrier de l’administration et des particuliers de Sanary. Par délibération de 1789, le Conseil de Saint-Nazaire avait demandé l’autorisation de dépense pour la création d’un poste de « piéton » pour porter le courrier au Bureau de Postes d’Ollioules et en rapporter lettres et papiers pour les Sanaryens. Il faudra attendre le 11 octobre 1790 pour que le directoire du district adresse un arrêté du département concernant la création de cet emploi. Ce « piéton » était chargé de porter les lettres trois fois par semaine et de prendre les lettres arrivées pour les porter au domicile des habitants. Il devait également porter à Toulon, Directoire du District et du Département, toutes le dépêches de la commune. A partir de là, le commis de poste d’Ollioules ne put plus refuser de remettre le courrier au messager de Saint-Nazaire. On désigna Toussaint Daniel, fils de Louis, cordonnier. Une boîte en fer blanc fut apposée sur son échoppe. On peut ainsi dire que c’est en octobre 1790 que la première poste commença de fonctionner à Saint-Nazaire (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; Rotger B. 1984, p. 273)

1793 – 11 octobre :

1. PROPOS DE « LESE-BATAILLON DU BEAUSSET » – Le 11 octobre, alors que le bataillon du Beausset est toujours au Revest, Portal exige de faire traduire devant lui Pascal Bonifay qui a tenu, au village, « certains propos scandaleux sur le compte de notre respectable bataillon »

2. LES SANARYENS DOIVENT FOURNIR HUILE ET ECLAIRAGE A UNE BATTERIE – Lettre de Barras, commandant l’artillerie à Toulon, à Sanary, du 11 octobre 1792, pour fourniture d’huile et de chandelle à la batterie de la Cride.

3. SOUSCRIPTION DES SANARYENS POUR ACHETER DU BLE – Le 11 octobre, la Société populaire décida  l’ouverture d’une souscription, confiée au zèle du curé Pierre Julien et de trois autres commissaires Roustan, Geoffroy et Granet. Ils recueillirent 10.878 livres 10 sols. Les commissaires du comité des subsistances Guigou, Cay, Gautier et Trotabas devaient avec cette somme, recueillie avant le 27 octobre, soit en quinze jours environ, et d’accord avec la municipalité, faire des achats de blé. Cette somme comprenait 5.600 livres en assignats d’une valeur supérieure à 100 livres n’ayant pas cours, de telle sorte que la souscription était réduite à 6.278 livres 10 sols. Deux Sanaryens : Jean Granet et Pierre Fabre, versèrent 1.200 livres chacun.

4. SABORDAGE D’UN NAVIRE FRANçAIS A LIVOURNE – Quatre jours après l’affaire de la Modeste à Gênes, un autre vaisseau anglais s’empara de la même manière de la frégate Impérieuse dans le port de la Spezia ! Outrés, croit-on, d’avoir assisté à de telles perfidies contre leurs compatriotes, des matelots du Scipion mirent le feu à la cambuse alors qu’il était mouillé devant Livourne et, en l’espace de deux heures, ce vais­seau disparut dans les flammes avec quatre-vingt-six hom­mes de son équipage et son commandant : Degoy.

5. Analysons quelques délibérations du Comité de Salut Public de Saint-Nazaire. Les 11 et 12 octobre fut dressée la liste générale des personnes se trouvant « dans la traite ville de Toulon, soit avant ou après l’arrivée du général Carteaux. Elle comprenait : 1° Jérôme Fournier, Laurens Deprat, Charles Hermitte, Antoine Aicard, Barthélémy Reboul, Jean André, Calixte Roustan, Laurent Sabatier, Jean-Louis Reboul, Joseph Reboul, Antoine Andrac, Toussaint Andrac, Joseph Lien, Antoine Deprat, Nazaire Daniel et Deloulle, tous embarqués sur les vais­seaux de la République ; 2° Jean-Louis Arnoux, Barthélémy Vidal et son fils, Jean Allègre, Louis Comte, Pierre Armelin et son fils, Cyprien Vernet, François Vernet, Nicolas Dugué, Jean Mistre, employés à l’Arsenal ; 3° Jacques Fournier, pa­tron d’un bâtiment de la côte, Duvignos, commissaire de la marine, habitant Toulon, Hédouin, officier d’artillerie, marié à Sanary, Jean Gautier fixé à Toulon depuis 15 ans, Grâce Andrac, mariée à Toulon depuis 12 ans, Jean-Jacques Verdillon au service de la République, soit en tout 33 personnes. La femme et les enfants, le cas échéant, de 3 personnes seulement s’étaient réfugiés, disait-on, à  Toulon ; la sœur de 2 autres avait pris la même détermination. Le 14 octobre furent ajoutés à ce tableau, deux citoyens habitant Toulon : Joseph Aicard, officier bombardier dans cette ville, possédant des immeubles à Saint-Nazaire, et Jean-Joseph Tournaire, embarqué sur les vaisseaux de la République. Trois noms de Toulonnais, propriétaires de biens à Sanary, furent encore relevés (22 octobre).

1794 – 11 octobre (20 vendémiaire an III) : REQUISITION DU VIN DU BEAUSSET – Le 20 vendémiaire (11 octobre), le vin du Beausset est réquisitionné pour le service de la marine. Il est défendu aux citoyens du Beausset « d’en vendre à qui que ce soit, excepté pour la consommation de la commune ». C’est qu’à Toulon-Port de la Montagne, les représentants du peuple en mission s’activent pour remettre en état la marine de guerre de la République.

-1797 – 11 octobre : Traité de Campo Formio, confirmant les préliminaires de Leoben. 18 octobre: traité de Campoformio avec l’Autriche, elle reconnaît à la France la possession de la Belgique. Le régime dépendait de plus en plus des généraux qui faisaient des conquêtes et envoyaient à Paris une partie du butin qu’ils accumulaient. Bonaparte remporta en Italie du Nord des victoires éclatantes en innovant avec audace. Il administra avec autorité et talent ses conquêtes, renfloua les caisses de l’État et signa la avec paix l’Autriche (octobre 1797).

1799 – 11 octobre :

1. Marseille apprend par des crieurs publics que Bonaparte, revenant d’Égypte, vient de débarquer en Provence. Le soir, la ville s’illumine. Un mois après, l’événement du 18 brumaire et accueilli avec enthousiasme(Louis Tavernier, 1973).

2. « Ariodant », opéra de Méhul. Drame mêlé de musique en 3 actes sur un livret de Hoffman d’après l’Orlando Furioso d’Arioste (création, Paris, Salle Favart, 11 octobre 1799).

3. EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber

2. au général Reynier à Belbeis – « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799). Vous trouverez ci-joint, citoyen général, copie de la lettre que m’écrit le commandant de Suez : elle me détermine à faire renforcer ce poste de cinquante à soixante hommes. Vous voudrez donc bien lui donne îles ordres en conséquence. Quant à vous, je désire que vous rentriez au ( laite le plus tôt possible. Je vous salue. »

3. – au général Desaix : « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799)Au reçu de la présente, vous voudrez bien non seulement descendre de votre personne au Caire, mais donner encore des ordres pour que toutes les troupes qui sont en ce moment avec vous, et toutes celles qui ne seraient pas indispensablement nécessaires pour la plus stricte défense du premier et du deuxième arrondissement, vous suivent très immédiatement. Vous pouvez croire que ce n’est qu’à la dernière extrémité que je vous fais passer un pareil ordre; son inexécution compromettrait infailliblement l’armée. Le général Friant pourrait rester à Béni Souef ; je lui fais passer des fonds pour achever la redoute que vous aviez ordonnée sur ce point. ».

4. au général Friant. “Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799) Je vous fais passer des fonds et du canon. Faites-travailler à force à votre redoute et terminez le plus tôt possible. Je suis fort aise que votre santé aille mieux. »

5. à l’ordonnateur en chef Daure – « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799) Il paraît évident que vous ou le citoyen Thévenin, ou bien tous les deux ensemble, vous jouez du service. Il n’existe de zèle que pour me demander itérativement et sans cesse des fonds. Ci-joint vous trouverez une lettre du commissaire Sartelon ; je vous prie de vouloir bien y répondre et de me dire enfin ce que je dois penser d’une telle conduite. »

6. à l’ordonnateur de la marine –  « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799). À la réception de ma lettre, vous mettrez à la disposition du directeur de l’artillerie de terre la compagnie d’ouvriers d’artillerie attachée à la marine. Les ouvrages dont est chargé cet officier sont très pressés. Dès que les circonstances le permettront cette compagnie sera rendue à la marine  » (Lettre à Menou le priant de faire exécuter sur le champ cette mesure).

7. au général Davout – « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799). Je réponds à la fois à vos deux dernières. Je n’ai pas encore reçu des nouvelles du général Desaix. Jusque-là il est nécessaire que vous restiez où vous êtes. Seulement ne fatiguez pas trop vos chevaux. Il ne s’est pas entendu de canon au Caire non plus qu’ailleurs à ma connaissance. Nous n’en sommes pas encore là, mais cela ne tardera pas. »

8. au général de division Menou – « Le 19 vendémiaire an VII (11 octobre 1799). Je vous préviens, mon cher Général, que j’ai fait choix du citoyen Barras pour porter mes premières dépêches au Gouvernement. Mon intention est qu’il monte à bord du bâtiment qui pourra être le plus tôt prêt à mettre à la voile, sans avoir aucun égard aux personnes qui l’auraient nolisé. Mon intention est encore qu’il y occupe la première place, et qu’on ne laisse monter avec lui que des militaires porteurs de certificats d’invalidité absolue et dont la situation ostensible serait à même d’inspirer aux ennemis le degré d’intérêt nécessaire pour les laisser passer, en faveur du cartel dont il est parlé dans la lettre que m’a laissé le général Bonaparte, mais qu’on ne m’a pas communiqué, et dont je ne connais pas les détails. Vous donnerez à cet égard les ordres les plus rigoureux, et je serai de plus fort aise que vous puissiez vous-même en surveiller l’exécution, en vous rendant de suite à Alexandrie.

Je comprends le général Vaux dans les invalides absolus, et si le bâtiment qui lui était destiné remplissait l’objet ci-dessus, le citoyen Barras pourrait partir avec lui.

Le général Junot, sa suite et toutes les autres personnes qui ne seraient point dans le cas de l’invalidité absolue, ne partiront pas d’Alexandrie jusqu’à nouvel ordre et vous pouvez, dès ce moment, employer le général Junot dans les fonctions de son grade et requérir les autres Français à faire le service militaire dans les forts, pour alléger les travaux de votre garnison. J’attends de vous, Citoyen Général, que vous serez inflexible à l’égard de ces différentes dispositions. Le chef de l’état-major vous répondra en détail sur la série de questions que vous m’avez adressées, relativement aux personnes qui voudraient retourner en France.

Huit jours après le départ du citoyen Barras, je dépêcherai une autre personne de confiance pour France. Vous donnerez donc des ordres pour qu un autre bâtiment soit prêt aussi à cette époque. Enfin, j’en expédierai deux encore, de dix jours en dix jours : cela fera en tout quatre.

Le Grand Vizir a renvoyé l’Effendi qui était porteur de la lettre de Bonaparte avec une réponse écrite dans le délire de l’orgueil et marquée au coin de la plus haute insolence.

Cette circonstance ne doit pourtant pas vous empêcher d’entrer en pourparlers avec les bâtiments européens qui pourraient se présenter devant vous : je serai fort aise d’avoir ici un parlementaire russe ou anglais ; j’inspirerais par-là aux Turcs une jalousie ou plutôt une défiance qui pourrait les rendre plus traitables et non objet principal, celui de gagner du temps se trouverait toujours rempli. P.S. On vient de me dire que le bâtiment prêt pour le général Vaux est mauvais marcheur. Je vous prie de faire examiner.

9 Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif. « Le 19 vendémiaire an VIII (11 octobre 1799) – Au moment où le citoyen Barras allait partir du Caire pour se rendre à Alexandrie, on m’annonce le retour de l’Effendi que le général Bonaparte avait envoyé au Grand Vizir avant son départ pour la France. J’ai donc encore le temps, Citoyens Directeurs, de joindre ici la traduction de la réponse de ce ministre. Elle a été manifestement dictée par les commissaires Russes et Anglais qui se trouvent auprès de lui, peut-être que celle à ma lettre sera conçue dans des termes plus modérés : je n’ose cependant me livrer trop à cet espoir. Une flotte combinée se trouve à Rhodes : elle est destinée à effectuer une descente près d’Alexandrie ; une autre est en Chypre et doit se réunir à la première. Elle porte des troupes russes : la troisième est à Jaffa. Le commandant de Suez m’annonce par le courrier d’hier quatre gros bâtiments dans la mer Rouge, ce sont probablement les deux frégates qui avaient attaqué Qosseir, renforcées de deux autres. Des accidents de peste se sont déjà, ou plutôt encore, manifestes a Damiette et à Alexandrie. Malgré tout ce que cette situation a de pénible et d’affligeant, je vous prie de croire, Citoyens Directeurs, que ne ferai jamais rien de contraire à la dignité française, e qu’en même temps, je sacrifierai toujours volontiers ce qui peut être relatif à mon amour propre pour ne m’occuper que du salut et de l’honneur de l’armée. 

(n°193 Moulin de la Roque, La Cadière, Var, JMT)

-1810 – 11 octobre : SURVEILLANCE DU CORPS ENSEIGNANT – Si les instituteurs, ne recevant d’ailleurs rien de l’Etat, étaient peu rétribués par les familles, ils étaient en revanche étroitement surveillés par le clergé (En qualité de chef de l’enseignement catholique, l’évêque surveille l’enseignement religieux dans toutes le maisons d’éducation publique ou privée de son diocèse – Loi du 18 germinal an X, art. 23) et surtout par les agents du gouvernement qui se préoccupaient fort de leurs principes d’éducation et particulièrement de leurs idées politiques. Nous en trouvons la preuve dans la circulaire adressée aux Maires par le sous-préfet de Toulon le 11 octobre 1810, voir plus loin : ] « je désire que vous me fassiez connaître confidentiellement votre manière de penser sur les principes des professeurs, sur les textes qui servent de composition aux élèves ; si on emploie particulièrement l’histoire glorieuse de la 4ème dynastie dans les devoirs des écoliers. Vous n’avez pas d’action directe sur l’enseignement ; aussi n’est-ce pas d’une manière officielle que vous devez obtenir les renseignements que je vous demande. Je laisse à votre sagacité le choix des moyens par lesquels vous pourrez me les procurer . Je désire recevoir le plus tôt possible votre rapport, et je compte à cet effet sur votre zèle et votre discrétion. (Bourrilly, 1894, p. 100 ; Arch. comm. d’Ollioules).

-1815 – 4  au 11 octobre – SEMAINE DE QUATRE JOURS POUR LES OUVRIERS DE L’ARSENAL -La semaine de travail pour les ouvriers est ramenée, le 11 octobre 1815, à 4 jours par semaine, le Ministre ne rétablira la semaine de travail que le 23 février 1816, afin de « soutenir, dit le Conseil, l’existence de la classe précieuse des ouvriers ». Seuls les ateliers de la clouterie, tonnellerie, relieurs, cordonniers et ateliers à voiles conservèrent la durée normale de travail. Le bagne, qui grève le budget de la Marine (une journée de forçat coûtait 80 centimes) n’échappe pas aux mesures d’économie. D’abord sont licenciés les cadres sur lesquels la Municipalité c donné de mauvais renseignements sur leur conduite pendant les 100 jours, 18 gardes chiourmes sont congédiés. Emu par la situation dramatique de ces pauvres gens, — l’un d’eux, par exemple, a 6 enfants en bas âge et un beau-père âgé à charge — l’intendant Dupont écrivait au Ministre Dubouchage que « sa tâche était difficile à cause du sentiment naturel de pitié qu’inspire le malheur dans les individus même les plus coupables. Il appartient aux ministres de Sa Majesté revêtus de sa confiance et de grands pouvoirs d’étendre la clémence du Souverain à ces hommes qu’a réprouvé l’animadversion générale ». Il faut reconnaître, en toute objectivité que les gestes d’huma­nité ne furent pas l’exception. De vieux marins blessés au combat de Trafalgar, dans l’indigence totale, sont réembauchés comme « gardiens de dépôt » jusqu’à ce qu’ils puissent percevoir leur demi-solde d’invalide. Afin de recaser quelques ouvriers, la Direction du Port demande que les forçats soient remplacés par des gardiens pour la manu­tention du gréement, car « le gaspillage et la dilapidation qui suivent d’ordinaire le travail de mouvements des munitions et mâtures fait par cette classe d’individus a porté le Conseil c adopter qu’il fut opéré par des gens libres ». Quoi qu’il en soit, les forçats, eux, travaillaient toute la semaine, car « la dépense en état d’oisiveté est la même pour l’Etat, » constate le Conseil. Le 1 1 octobre 1815, l’arsenal comptait encore 1.341 ouvriers civils, 166 ouvriers militaires et 759 forçats. Malgré les secours distribués par le Ministre aux plus nécessi­teux, l’insuffisance des salaires et les licenciements maintenaient dans la cité une profonde misère. D’après L. Nicolas (20), en 1815, 120 000 marins français, de guerre et de commerce, pourrissaient encore sur les sinistres pontons anglais. Le capitaine de vaisseau Bonnefous qui resta 5 ans prisonnier des Anglais sur le ponton de Bahama, en rade de Chatham, raconte dans ses Mémoires que les officiers de marine français prisonniers pouvaient bénéficier du système des « cautionnements ». On appelait cautionnements » les petites villes où se trouvaient les dépôts, les prisonniers pouvaient y résider sur leur parole d’honneur de ne pas s’en écarter de plus d’un mille de distance, de rentrer tous les soirs au coucher du soleil et de comparaître 2 fois par semaine devant un Commissaire du Gouvernement Anglais. L’Angleterre accordait à chaque officier prison­nier 18 pence (36 sous) par jour quel que fut son grade. La France n’avait pratiquement plus de marine et comme pour consacrer cette disparition, on jugea inutile de conserver le télégraphe : par mesure d’économie, toutes les vigies sémaphoriques de l’arrondissement de Toulon furent supprimées, les sémaphores démontés et les cabanes cédées aux Domaines (Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).

1818 – 11 octobre : la confrérie des pénitents blancs est établie à Saint-Cyr (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).

1856 – 11 octobre :

1. Inauguration de la ligne de chemin de fer Paris-Marseille. Rappelons que la ligne de chemin de fer Marseille-Aubagne-Toulon fut inaugurée en 1859.

2. SILENCE, MESSIEURS, ON NE S’ENTEND PLUS MANGER ! – Le 11 octobre 1856, le « Café de Paris » ferme ses portes. Le journaliste Malitourne, à la fin du dernier dîner, fait venir le chef. « Francisque, au moment de nous séparer, je veux vous dire publiquement que je suis content de vous. Personne ne vous égalait pour les « mauviettes désossées à la Sainte Alliance », les « bartavelles des Alpes sur piédestal », les « laitances de carpe à la Stuart », les « filets de perdreaux à la Penthièvre ». Adieu , Francisque ; notre siècle vous a méconnu ; vous avez mon estime. Véron – le roi du gastronome – qui assiste à la scène – pleure doucement. Il est un fait que le « Café de Paris » était le temple du « Bien manger ». Courchamps – la gastronomie en personne – aimait à y déjeuner. A Malitourne, le voyant solitaire, attablé devant une dinde, se moqua un jour de lui.

– Mon cher, répondit Courchamps, il faut en effet être deux pour manger une dinde truffée. Eh bien, nous sommes deux : la dinde et moi.

Il se fâchait si, à une table voisine, on parlait un peu fort.

-Silence, Messieurs ! On ne s’entend pas manger ! » (André Castellot, 1962)

1867 – 11 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary Mercredi 11. Saint-Hyacinthe. Vent d’Est et bonne brise.  Aujourd’hui on porte la terre et des graviers sur le quai de la consigne pour mettre la place de niveau avec le quai qui a été exaucé quand on la refait à neuf. On prend cette terre sur les bords de la tranchée qu’on a faite pour planter les arbres et qui est resté comme déblai Ps de ce travail.

1869 – 11 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary Lundi 11. Saint Julien. Même temps qu’hier avec vent à l’est et bonne brise. C’est demain le premier quartier de la lune. Il serait à désirer que ce changement de lune donna un mouvement quelconque dans l’atmosphère pour que quelques chose d humide voulut bien tomber sur nos terres qui n’en ont plus de soif. Nos sources tarissent et bientôt nous nous verrons sans eau si le ciel n’est pas plus libéral dans ses dons  ! Grande sécheresse  !  ! Depuis 3 ans c’est comme ça.

1898 – d’octobre à novembre : l’empereur d’Allemagne Guillaume II est en Palestine.

(n°249 30 décembre 2007 – le mas d’Espaïmé au Lançon, Sanary, Var)

1905 – 11 octobre :

1. A Paris, le Salon d’Automne présente la « Cage aux Fauves », parmi les peintres représentés, on note Georges Braque, Georges Roualt, André Derain, qui doivent leur surnom au critique d’art Louis Vauxcelles qui qualifie ainsi l’une des salles présentant leurs tableaux (Le Figaro du 11 octobre 1905).

2. Une vision de fin du monde : l’éclipse de Burgos  – Le Figaro publie un article de l’astronome Camille Flammarion intitulé « Une vision de fin du monde : l’éclipse de Burgos » dont voici quelques extraits : « Nul spectacle n’est plus merveilleux ni plus impressionnant (…) c’est une transformation totale de l’aspect habituel de l’univers. (…) Le bleu du ciel devient presque  noir à l’ouest (… sentiment d’oppression (… clarté livide et funèbre (…) illumination de la dernière heure du monde (…) des cris s’élèvent, une femme s’évanouit (… )».

-1910 – 11 octobre : Décès de l’entomologiste JEAN-Henri Fabre. Le 9 avril précédent, Léon Gimpel publiait dans l’Illustration un article se rapportant à la visite qu’il venait de faire à l’entomologiste dans sa maison de Sérignan, au pied du Ventoux. Ainsi, en 1910, la France découvrait une gloire nationale qu’elle avait jusque-là ignorée : l’entomologiste Jean-Henri Fabre. Aujourd’hui, des étudiants du monde entier se rendent à Avignon pour écrire des thèses sur l’observateur du Scarabée sacré (Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, Archives de Provence, 1994).

-1923 – 10 octobre et 16 octobre : La coalition entre socialistes de gauche et communistes a gagné la majorité absolue en Allemagne dans les Lands de Saxe et de Thuringe. Dans les deux cas, l’armée intervient et dissout ces gouvernements pourtant légaux (André Rossel, 1984).

-1931 – 11 octobre : ALLIANCE DES CASQUES D’ACIER ET DES NAZIS EN Allemagne – Alliance entre les Casques d’Acier (anciens combattants), les NAZI (parti socialiste ouvrier national socialiste allemand) et les nationaux. Le même jour, Adolf Hitler devient citoyen allemand (Le Figaro du 11 octobre 1931).

(Fontaine dans la forêt de Janas à La Seyne, Var)

1939 – 11 octobre :

1. ARRIVEE DES ANGLAIS EN FRANCE– Alors que le corps expéditionnaire britannique fort de 138 000 soldats arrive en France, Daladier, président du conseil français, rejette les propositions de paix adressées le 6 du mois par Hitler à la France et à l’Angleterre (Le Figaro du 11 octobre 1939).

2. NOTRE MARINE EN GUERRE – Le 11 octobre, l’aviso-dragueur Elan part de Brest ; arrivée au Verdon le12, le lendemain départ pour Casablanca où il arrive le 20. Appareillage de Casablanca le 23 pour rejoindre Brest qu’il atteint le 29 (Gérard Garier).

1940 – 11 octobre :

1. MARINE DE VICHY – Le 11 octobre,l’aviso-dragueur La Batailleuse quitte Bizerte pour escorter les sous-marins de 1 500 t Monge et Pégase jusqu’à Casablanca, où les trois bâtiments arrivent le 18.

2. FORCES FRANCAISES LIBRES – Le 11 octobre 1940. ETAT-MAJOR. Ordre N° 22 : Citation – Le Général de GAULLE, Commandant en Chef Les Forces Françaises Libres, CITE A L’ORDRE DE L’ARMEE l’aviso « COMMANDANT DUBOC ». « Le 23 septembre 1940, lors de la tentative de débarquement à Rufisque, a été pris sous le feu des batteries adverses au cours d’une manœuvre difficile et périlleuse chacun donnant à bord un haut exemple de valeur militaire, de sang-froid et de mépris du danger. Trois morts et cinq blessés. »  Le Général de Gaulle. Signé : DE GAULLE (Gérard Garier)

3. L’ORDRE NOUVEAU SELON PETAIN – Nouvelle déclaration du maréchal Pétain sur l’ordre nouveau à réaliser en France : «L’ordre nouveau ne peut être une imitation servile des expériences étrangères. Le régime nouveau sera une hiérarchie sociale » (André Rossel, 1984).

4. LE SPORT DOIT-ÊTRE RACISTE est le titre d’un article de Emile Dortignac dans Au Pilori.

1941 – 11 octobre :

1. FORCES FRANCAISES LIBRES – A l’arrivée à Gibraltar le 11 octobre 1941, le Commandant Duboc dut rester cinq jours indisponible pour des réparations à ses moteurs. Puis, en attendant le départ du prochain convoi HG à destination de la Grande-Bretagne auquel il devait se joindre, il fut affecté à la patrouille du détroit de Gibraltar contre les sous-marins allemands qui cherchaient à passer au cours de la nuit. Rappelons qu’il n’avait toujours pas d’ASDIC…. (Gérard Garier)

2. LE GENERAL LECLERC EST CONDAMNE A MORT PAR VICHY – Le 16 juin 1941, le futur général Leclerc sera déchu de la nationalité française par un décret du gouvernement de Vichy. Le 11 octobre suivant, la cour martiale le condamnera à mort par contumace et à la confiscation de ses biens pour « crimes et manœuvres contre l’unité et la sauvegarde de la patrie ».

1943 – 11 octobre : une dizaine de cadres de la milice s’enrôlent pour devenir l’armature de la future unité SS française  – Joseph Darnand, qui a déjà prêté serment à Hitler le 8 août 1943 à l’ambassade d’Allemagne à Paris (et nommé à cette occasion SS-Frw. Obersturmführer), soucieux d’armer la Milice, obtient des armes du Haut Commandement de la Waffen-SS, après avoir fourni, le 11 octobre 1943, une dizaine de ses cadres s’enrôlent pour devenir l’armature de la future unité SS française : Pierre Cance (délégué général de la Milice Française et bras droit de Darnand), Noël De Tissot (secrétaire général de la Milice Française et bras droit idéologique de Darnand), Léon Gaultier (qui travailla pour le Ministère de l’information de Paul Marion à Vichy), Jean Artus (instructeur à l’école des cadres d’Uriage), Paul Pignard-Berthet (lui aussi instructeur), Henri Fenet (chef départemental de la Milice de l’Ain), Ivan Bartolomei, Albert Pouget (chef départemental de la Milice de Lozère), Pierre Bonnefoy (chef départemental de la Milice du Vaucluse), Pierre Crespin (chef départemental de la Milice du Gers), Émilien Boyer (Franc-Garde de Carcassonne), Lefèvre (chef départemental de la Milice de l’Aude), Jacques Massot (chef départemental de la Milice du Var), Jacques-Flavien De Lafaye (chef départemental de la Milice de l’Allier) et Foulques De Baillardel De Lareinty-Tholozan (milicien de Narbonne). Joseph Darnand sera jugé, condamné et passé par les armes le 10 octobre 1945.

1944 – 11 octobre : Ouverture du camp de Bandol pour les suspects de collaboration.

1945 – 11 octobre : JACQUES GLADE EN PERMISSION A SANARY – Affecté à l’occupation de l’Allemagne du 9 mai jusqu’au 11 octobre 1945, Jacques Glade est nommé sergent le 1er septembre. En octobre, il est à Sanary. Un mois plus tard, il est à Marseille avec son unité pour embarquer à destination de l’Extrême-Orient où il arrive le 25 novembre. Alors qu’il était en Indochine, il tomba malade – hépatite -. Evacué d’abord sur l’hôpital de Saïgon le 10 janvier 1946, il fut ensuite rapatrié sanitaire par les soins de son père qu’il venait de retrouver. Ce fut ainsi qu’il revint à Toulon à bord du Cap-des-Palmes, le 16 juin 1946. Il fut alors affecté au dépôt des Isolés des Troupes Coloniales à Marseille, puis libéré des contrôles de l’armée en juillet 1946 (Cahier du patrimoine ouest varois n°10).

(la même fontaine avant guerre)

1946 – 11 octobre :

1. Promulgation de la loi relative à l’organisation de la médecine du travail en France.

2. Nouvelle organisation du commandement naval en Extrême-Orient : l’amiral T.N.E.O. (théâtre Naval d’Extrême-Orient) autorité principalement opérationnelle a sous ses ordres la Marine en Indochine et la D.N.E.O. (Division Navale Extrême-Orient). L’aviso-dragueur Commandant Bory est, sur le papier, affecté en novembre à la Division navale d’Extrême-Orient, 1ère Escadrille d’avisos (Gérard Garier).

1948 – 11 octobre : Le gouvernement français accuse le Kominform d’être à l’origine des grèves qui se sont étendues à l’ensemble des bassins houillers.

Rappelons ce qu’était le KOMINFORM : Un an auparavant, le 22 septembre 1947, les délégués des partis communistes d’Union soviétique, de Pologne, de Yougoslavie, de Bulgarie, de Roumanie, de Hongrie, de Tchécoslovaquie, d’Italie et de France se réunissaient près de Varsovie et créaient le Kominform, bureau d’information installé à Belgrade et qui devint rapidement l’organe de coordination idéologique du mouvement communiste. Présenté comme une reconstitution du Komintern, le Kominform était en réalité pour l’URSS un instrument pour contrôler étroitement les partis communistes occidentaux. Il s’agissait de resserrer les rangs autour de Moscou et de vérifier que les communistes européens s’alignaient bien sur la politique soviétique. Ainsi, la Yougoslavie de Tito, accusée de déviationnisme, serait-elle bientôt exclue du Kominform. Le délégué soviétique, Andreï Jdanov fit approuver par les participants de la réunion la thèse selon laquelle le monde était désormais divisé en deux camps irréductibles : un camp «impérialiste et anti-démocratique» dirigé par les États-Unis et un camp «anti-impérialiste et démocratique» dirigé par l’URSS. Cette doctrine constitua la réponse soviétique à la doctrine Truman. Jdanov condamnait l’impérialisme et la colonisation mais prônait la démocratie nouvelle. Il soulignait que le bloc anti-impérialiste s’appuyait partout dans le monde sur le mouvement ouvrier démocratique, sur les partis communistes ainsi que sur les combattants des mouvements de libération dans les pays coloniaux. En 1947, le monde était donc devenu bipolaire, divisé en deux blocs inconciliables.

(n°239 1989 Chemin de la Reine Jeanne à Signes, Var, fontaine de Briançon)

1952 – 11 octobre : Le Leap, secrétaire de la CGT, est arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

1958 – 11 octobre et 1959 – janvier : HISTOIRE DE LA FONTAINE DE SAINT-MANDRIER – La fontaine mise en place à Saint-Mandrier en 1996 en même temps que le kiosque et les jardin a une histoire. « Le 11 octobre 1958, des palissades se dressent autour de l’emplacement qui a été définitivement choisi par les services municipaux de l’architecture de la ville de Toulon. C’est sur la Place Gabriel Péri, à proximité du jardin Alexandre 1er et du Palais de Justice, au milieu même du Rondpoint occupé jusqu’à ces jours derniers par un cercle de gazon, que sera érigée cette fontaine qui ne manquera pas d’allure » (le Maire de Toulon étant alors M. Edouard Le Bellegou). En janvier 1959, les Toulonnais reprochent qu’elle ne fonctionne pas tout le temps et une fois la nuit venue, n’est pas très visible. Les jets d’eau étant trop puissants, ils inondent le rondpoint et les passants prennent une bonne douche suivant les fantaisies du vent. Plus tard, le rondpoint ne correspondant plus aux impératifs de la circulation, M. Roger Ardissone, entrepreneur, a été chargé d’enlever la fontaine afin de pouvoir aménager cette place conformément aux exigences de la vie moderne. C’est ainsi que la partie enterrée dans laquelle se trouvaient les projecteurs, a été acquise par M. Ardissone. C’est cette partie que nous voyons sur la place de Saint-Mandrier en 1995, complétée par un ornement central et le système d’eau, le tout lui donnant un air bien provençal.

1954 – 11 octobre : LA REALITE DEPASSE LA FICTION – Les gardes républicains reculaient pas à pas tandis que les soldats viets, baïonnette au canon avançaient sur leurs talons (Liberté de Normandie, 11 octobre 1954).

1959 – 11 octobre :  le gouvernement français est-IL prêt à discuter le cessez-le-feu en Algérie, y compris avec le FLN  – Diffusion d’une interview accordée au Figaro par Maurice Couve de Murville qui déclare « que le gouvernement français est prêt à discuter le cessez-le-feu » en Algérie, y compris avec le FLN ». Ce qui sera démenti les 13 et 15 par le premier ministre Michel Debré : « il ne saurait être question de négociations politiques avec le FLN. ».

(n°231 – 1972 – Moulin à huile de la Piole à Sanary)

-1962 – 11 octobre : Ouverture du Concile Vatican II.

1963 – 11 octobre :

1. Décès de Jean Cocteau. C’est à 13 heures, le 11 octobre 1963, que Jean Cocteau s’est éteint subitement dans sa propriété de Milly-la-Forêt, où il était en convalescence depuis un infarctus du myocarde, quelques mois auparavant. L’académicien venait d’apprendre la mort d’Édith Piaf. Cette nouvelle lui causa, semble-t-il, une brutale émotion. Peu de temps après, il s’effondrait sans connaissance. Son jardinier et sa cuisinière se trouvaient à ses côtés à ce moment. Un médecin et le curé de Milly arrivaient peu après, mais le poète venait de rendre le dernier soupir, terrassé par une crise cardiaque (Le Figaro). « Je crois que Cocteau était un vrai poète. Je crois que son influence a été très grande, très importante et qu’on ne lui a pas assez rendu justice » (François Mauriac).

2. « “Jusqu’à la victoire, toujours : la patrie ou la mort.  » Ainsi s’achevait la lettre d’adieu de Che Guevara à Fidel Castro lorsque, le 9 octobre 1967, il disparaissait de Cuba. (…)

On s’est demandé, depuis que l’on a signalé sa présence en Bolivie, quelle étrange idée avait incité le “Che” à venir installer une guérilla dans le pays le plus misérable, le plus inaccessible du continent coupé de tout, privé des res­sources les plus élémentaires pour que subsistent les maqui­sards. Peut-être le révolution­naire espérait-il que son action déclencherait des explosions en chaîne : celle des mineurs de Potosi et d’Oruro, celle des étudiants de La Paz et de Santa Cruz et le fragile gouvernement du général Barrientos s’effondrerait.

Mais il est établi mainte­nant que la doctrine qu’il avait expéri­mentée à Cuba et qu’il a ensuite exposée dans son ouvrage la Guerre de guérilla n’est pas la stratégie univer­selle. Il s’agissait, rappelons-le, de créer des “ foyers insur­rectionnels ” qui devaient par leur seule présence faire surgir les “conditions pour faire la révolution ”. Autrement dit, l’existence d’une guérilla dans une région devait embraser tout un pays. (…)

Le “ Che ” n’a pas fait beau­coup mieux en Bolivie; les campesinos boliviens ne sont pas venus à lui, les mineurs des Andes n’ont pas bougé, ni les étudiants. Le miracle de Cuba ne s’est pas reproduit, cristallisant autour de la sierra Maestra la rébellion de tout un peuple. » (Georges Dupoy, Le Figaro).

Nous pouvons situer l’exécution d’Ernesto “Che” Guevarra entre 9h 30 et 10h du matin, le 9 octobre.. En tuant le “Che”, on n’a pas tué la révolution en Amérique. La révolution n’est pas morte pour cela, car tous les abus contre lesquels luttait le « Che » demeurent : l’injustice, la misère, la mauvaise répartition des terres, la faim, la maladie, l’analphabétisme, les colonels, les oligarques, les caciques, les politiciens pro­fessionnels et j’en passe.

Pendant sept mois, j’ai poursuivi le « Che ». Je voulais le connaître, savoir quels étaient les motifs qui le poussaient à se révolter, et quel était son secret. J’ai essayé de le trouver où il n’était pas : je suis passé à côté d’en­droits où peut-être il se cachait et se battait, en l’ignorant. Je l’ai cru vivant, je l’ai cru mort, et aujourd’hui je me demande encore si c’est vraiment lui qui a été tué dans le canon d’El Churo, car il est difficile de se résigner à une mort aussi stupide et aussi misérable.

Et si je n’avais poursuivi que son sosie, celui qui est exposé dans la buanderie de Vallegrande ? Il m’arrive encore de me le demander.

On ne s’intéresse pas aussi longtemps à un homme comme le « Che », on ne recueille pas autant de témoignages sur lui, auprès des siens, auprès de ses amis ou de ses ennemis sans arriver à le détester ou l’aimer. Le « Che », l’homme de chair et de sang, a été tué à Vallegrande, mais l’autre, pour moi, reste celui qui écrivait il y a deux ans à ses parents : « Chers vieux, je sens à nouveau entre mes talons les côtes de Rossi­nante, je reprends la route (…). » Ce Don Quichotte de la révolution qui croyait trop à la bonté de l’homme et fut utilisé par tous ceux qui en doutaient, restera pour moi et pour les hommes de ma sorte et de mon âge le symbole de notre nostalgie et celui de nos rêves perdus. Ernesto « Che » Guevara n’a pas seulement été tué au nord de Vallegrande par une patrouille de « Rangers » boliviens, enca­drés par les bérets verts américains de Panama.

Il disait dans sa lettre à ses parents : « Je suis comme les chats, j’ai sept vies. » Aussi, comme les chats, on le tua sept fois.

Une première fois ce fut à Cuba, au nom d’une certaine raison d’Etat qui exige, lorsqu’un pays a fait sa révolution, qu’il se débarrasse aussitôt de ses authentiques révo­lutionnaires. Alors la révolution devient dis­cours, parades, défilés, comités, partis, intrigues, mais aussi plans, administration, bureaucratie. Ce n’était pas fait pour le « Che ». Il quitta Cuba parce qu’il s’était fait de la révolution une idée tellement absolue, tellement vaste qu’il compromettait du même coup l’existence du pays où elle venait de réussir (Jean Lartéguy, Les guérilleros – un tombeau pour Che Guevarra, 1969).

1965 – 2 au 11 octobre : LE « SAGAFJORD », navire de croisière de la Norwegian America Line réalise sa 1ère croisière entre Oslo et New-York du 2 au 11 octobre 1965. Le bâtiment avait été lancé par les Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne le 13 juin 1962.

(Maisons typiques de pêcheurs, Sanary, Var, en leur état initial. Cet îlot a été détruit par une explosion due au gaz. Il est en voie de recoonstruction à l’identique)

1970 – 11 octobre : Onze soldats français sont tués au Tchad par des rebelles du Tibesti.

1972 – 11 octobre : INCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN Sirène (type Daphné) Base de Kéroman Noyage au sein de l’alvéole (erreur humaine) Noyage par ouverture porte du TLT N° 7.

(Aire à blé à Sanary, Var)

-1982 – 11 octobre : Décès de Jean Effel, nom de plume de François Lejeune, qui fit paraître ses premiers dessins au début des années 1930. Sur fond d’internationalisme prolétarien et de réalisme poétique, son regard porté sur « La Création du monde » (1937) révolutionna la Genèse par le rire. Ce qui plut à Emmanuel Berl, alors rédacteur en chef de Marianne. Jean Effel se consacra à ce thème, avec plus de 5 000 dessins, et à un nombre considérable d’albums, traduits en quinze langues, qui donnèrent lieu, en 1962, à un dessin animé long métrage en couleur dû au réalisateur tchèque Edward Hofman. Après la guerre, le dessin qu’il exécute à l’occasion de la célèbre rencontre du général De Gaulle avec le président Mao, à l’occasion de la reconnaissance de la Chine populaire par la France, n’a pas perdu de son sel ; les deux chefs d’État se présentent, l’un par « Mao… », l’autre par « Moâ ! » (L’Express, 23 janvier 1964). Pour Jean Effel, la légende appartenait au dessin, et il insista toujours pour qu’elle figurât dans sa graphie manuscrite au tracé appliqué, presque enfantin. L’Humanité-Dimanche, L’Express, Paris-Match, France-Soir, etc., très nombreuses sont les publications auxquelles le dessinateur collabora. Un timbre-poste lui a été consacré le 15 octobre 1983 (réf. Nelly FEUERHAHN, Encyclopaedia Universalis).

-1985 – 11 octobre : À l’UNESCO, en présence du président de la République, commémoration du tricentenaire de la révocation de l’édit de Nantes.

1987 – octobre : Parution des deux2 premiers volumes, dus à Georges Duby et Emmanuel Le Roy Ladurie, de l’Histoire de France édité par Hachette qui en comptera cinq.

1995 – octobre : Le mouvement indépendantiste Corse se livre à une lutte fratricide entre tendances rivales du FLNC. Derrière un discours grandiloquent et une prolifération de sigle, ce profil les rivalités pour le contrôle de l’île.

-2023 – MERCREDI 11 OCTOBRE – 12e ANNÉE (n° 4001) : Information : ce jour-là, par suite d’une série d’interruptions de ma page Facebook par les censeurs du dit Facebook, j’informais tous les amis qui suivaient mes chroniques sur la page mentionnée et dans celles des groupes de Marseille, Sanary et La Seyne dans lesquels j’intervenais, que j’arrêtais dorénavant de publier l’intégralité de mon pensum journalier sur Facebook (après 4000 jours écoulés depuis le premier) pour réserver à mon seul site mes éphémérides. A eux de décider s’ils voulaient récupérer ou non ce que j’écrivais et de le diffuser sur leurs propres pages.

2025 – 11 octobre : France – CRISE MINISTERIELLE – Il avait pourtant annoncé que sa mission était terminée, laissant entendre qu’il n’accepterait pas de revenir. Pourtant, hier vendredi, peu après 22 heures, alors qu’Emmanuel Macron s’était laissé 48 heures pour renommer un Premier ministre, c’est le nom de Sébastien Lecornu qui a été annoncé par l’Elysée, dans un communiqué.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Au bureau on bavarde :

-Regarde la montre que ma femme m’a offerte pour mon anniversaire : elle marche à l’énergie solaire !

-Et les jours où il pleut ?

-Je mets un imperméable !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, il est 7h 30 !

Bon samedi à tous, et à demain !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture