ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 13 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4940).
ILLUSTRATIONS : Suite d’hier. Clichés pris lors de deux sorties effectuées l’une à Janas (La Seyne), l’autre à la Maison des 4 frères (Le Beausset). En-tête : nid de frelons asiatiques à Janas.
Aujourd’hui 13 octobre, 22e jour du mois de vendémiaire, le choix des révolutionnaires s’est porté sur la PECHE (le fruit, pas l’occupation favorite des abstentionnistes !).
C’est également la fête des 4070 personnes qui ont GERAUD comme patronyme et aux 1970 qui l’ont comme prénom. Saint patron de l’Auvergne, saint GERAUD est né à Aurillac dont il a fondé l’abbaye, et mort en 909 dans le Rouergue ou le Quercy. Il était le modèle du seigneur chrétien mettant sa force au service de la justice et des humbles. On sait par exemple qu’entre 961 et 972, les Sarrasins du Fraxinet portaient une grande estime à GERAUD D’AURILLAC ce grand d’Auvergne.
Le 13 octobre était aussi le jour du bienheureux GERARD TENQUE « ce fondateur roturier d’un ordre de noblesse » comme l’écrivit un abbé. Il naquit à Martigues. Au XIIe siècle, Manosque reçut une partie de ses reliques et, au XVIe siècle, le corps du saint. A Manosque on invoquait GERARD TENQUE surtout en temps de sécheresse (Marcel Provence, 1942). Aujourd’hui, je pense qu’il est inutile de l’invoquer, la pluie est assurée pour la journée et les jours à venir.
La phrase du jour : « Il y a trente ans, un jeune délinquant c’était un gamin qui n’avait pas rendu son livre de bibliothèque » (Harry Hershfield)

EPHEMERIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1799 – 12 – 14 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Desaix va réduire les villages hostiles, mais pendant ce temps Mourad averti de son départ attaque Medinet el Fayoum. Robin laisse les ennemis pénétrer dans le village, puis lance deux colonnes, l’une avec Eppler, l’autre avec Sacrost qui font un carnage des assaillants qui laissent deux cents tués dans les ruelles. Les Français ont eu quatre morts et seize blessés. Belliard guéri, rejoint avec des renforts; les chevaux ramassés ont été dirigés sur Boulak où se forme la cavalerie si nécessaire. Desaix comptera quarante-quatre morts et plus de cent blessés parmi ses hommes et il rage de ne pas pouvoir poursuivre car il est sans cavalerie, mais sa victoire est très brillante. Le 9 octobre, la division compte deux mille neuf cent quatre-vingt-dix hommes. Après la bataille de Sédiman, Rapp ramène les blessés au Caire où il arrive le 14 octobre alors que depuis le 12 octobre, Desaix s’est installé dans le Fayoum laissant à Medinet el Fayoum, Robin, nommé général après Sédiman. Il commande près de sept cents soldats dont trois cent cinquante malades.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 928e livraison. 13 octobre 1212 – Nous ne connaissons le « comté » de Marseille que par une liste tardive, celle de la « vicomté » de Marseille qui, à la différence des alleux des vicomtes, resta indivise entre eux jusqu’au début du XIIIème s. Cette terre est définie comme appartenant à la seigneurie du Tolonée. En fait la liste contient aussi un certain nombre des domaines de l’abbaye de St Victor dont les vicomtes avaient la garde, ou de l’évêché qu’ils tinrent pendant tout le XIème s. Si l’on enlève Mazaugues et Plan d’Aups qui étaient à la Cathédrale, puis La Cadière-Le Castellet et Seillans qui appartenaient à St Victor, il reste St Marcel, Aubagne, Roquevaire, Gémenos, Roquefort, Julhans, Ceyreste, soit une demi-douzaine de localités dans le sud-est du comté. Il faut y adjoindre la villa de Trets dans le pagus d’Aix qui faisait partie du comté de Marseille, mais qui a été alliodalisée par donation comtale en 950, et n’est donc plus sur la liste.
SANARY : 728e livraison : 13 octobre 1867 : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – « Dimanche 13, saint Gérand – Vent à l’est, remps pluvieux et froid ce matin. Cependant la pluie ne commence à tomber qu’à 10 h. Elle est bien fine, il faut espérer qu’elle deviendra plus intense . L’établissement Chevret fait une fête aujourd’hui ; il a besoin de beau temps et heureusement il pleut pour le bien général. Depuis un mois c’est la sècheresse générale ! Depuis le travail considérable de cet été, que nous devons à l’initiative de monsieur Michel le maire, nous avons deux fontaines de quatre tuyaux chaque qui donnent de l’eau, on ne peut pas dire abondamment mais suffisamment pour le besoin des habitants. Tandis qu’Ollioules, pays très abondamment pourvu d’eau, en manque ce moment, au point de n’avoir plus qu’un tuyau de fontaine qui coule […]. Tandis que Bandol depuis un an dépense beaucoup pour faire arriver l’eau jusqu’au pays, notre ville n’a aucune dépense quotidienne à faire car l’eau est en suffisante quantité pour les besoins de la localité. Nous voulons prouvé par-là que le travail de cet été n’a pas été inutile. […] »..
LA SEYNE-SUR-Mer : 621e livraison : 13 octobre 1914 : LE CASINO DE TAMARIS DEVIENT UN HOPITAL TEMPORAIRE – Le casino de Tamaris et ses 120 lits complètent la liste des hôpitaux temporaires établis par la municipalité de la Seyne (A.D.V., 3 Z 177, lettre du maire de la Seyne au sous-préfet de Toulon datée du 13 octobre 1914). Nous possédons malheureusement très peu d’informations sur ce dernier établissement. En nous référant aux décisions prises par la famille de feu Michel Pacha à Sanary-sur-mer, nous sommes seulement en mesure de supposer que le bâtiment a été mis à disposition de la municipalité par cette même famille (A.D.V., 3 Z 177, lettre du maire de Sanary au sous-préfet de Toulon datée du 10 août 1914 dans laquelle il est indiqué que Mr Michel Pacha souhaite mettre son château de Pierredon à disposition des soldats blessés).
OLLIOULES : 627e livraison : 11 septembre – 13 octobre 1549 : LA REPPE CHANGE DE LIT, CE QUI POSE UN PROBLEME RELATIONNEL ENTRE OLLIOULES ET SIX-FOURS – (Résumé. Pour le texte original rédigé par Jean Denans décédé en 1713, voir dans les éphémérides de ce jour) : Il s’agit d’un extrait ou d’un acte de transaction concernant un litige territorial entre les communautés de Six-Fours et Ollioules. Avant la séparation des communes de La Seyne (1686) et Sanary (1688), le territoire de Six-Fours était limité uniquement par celui d’Ollioules et par la mer. Le fleuve côtier Reppe servait de limite naturelle entre les deux terroirs. Mais une grande inondation a modifié le cours de la rivière, empiétant sur le territoire de Six-Fours et laissant une partie de ses terres du côté d’Ollioules. D’où litige car la communauté d’Ollioules a alors inscrit ces terres dans son cadastre et a exigé des tailles (impôts fonciers) des particuliers qui les possédaient, bien qu’ils soient originaires de Six-Fours. Six-Fours a contesté cette appropriation et a intenté un procès devant le Lieutenant de Sénéchal à Aix, qui fut ensuite porté devant la Cour du Parlement. Un commissaire royal, Gaspard Garde, Seigneur de Vins, a été envoyé pour faire un audit sur place. Après enquête, une transaction a été conclue le 18 novembre 1550, devant le notaire Jean Tizaty à Aix. Les représentants des deux communautés ont signé un accord, chacun muni d’un pouvoir écrit en provençal, pour poser des bornes et définir les limites exactes des terroirs. Reconnaître que les terres déplacées par la rivière restaient bien du terroir de Six-Fours et obliger Ollioules à rembourser les tailles indûment perçues. Ce texte est un témoignage précieux de la manière dont les communautés provençales géraient leurs conflits territoriaux au XVIe siècle, avec recours à la justice royale, à des commissaires, et à des actes notariés. Il montre aussi l’impact des phénomènes naturels (comme les inondations) sur les limites administratives.

(Détail d’une due fossile de Janas)
EPHEMERIDES :
L’INTÉGRALE.
–1212 – 13 octobre : PARTAGE DE LA SEIGNEURIE DU THOLONÉE (SAINT-MARCEL, ROQUEFORT, JULHANS, MAZAUGUES, AUBAGNE, LE CASTELLET, LA CADIERE, CEYRESTE, GARDANNE, ROQUEVAIRE, GEMENOS) – Acte n° 930 du cartulaire de Saint-Victor, partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de cette ville entre Roncelin et ses nièces Mabile, femme de Giraud Adémar, et Barrale, femme de Hugues des Baux (de Gérin-Ricard, Acte n° 354 : Tholonée de Marseille. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 110; – C. Bibl. de Capentras, ms. 709, n° 12; – a. Guérard, n°930; IND. Dr Barthélemy, Inventaire… n° 156, du 17 mai 1212). De Gérin-Ricard: Partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de cette ville entre Roncelin et ses nièces Mabile, femme de Giraud Adémar, et Barrale, femme de Hugues des Baux. Sur les trois lots établis, le sort attribua: 1° à Roncelin, les châteaux de Saint-Marcel, Roquefort, Julhans, Mazaugues, le tiers d’Aubagne; 2° à Barrale, les châteaux du Castellet, de la Cadière, de Ceyreste et de Seillons, le tiers d’Aubagne; 3° à Mabile, les châteaux de Gardanne, Roquevaire et Gémenos, le tiers d’Aubagne. Parmi les témoins, Raynaud de Trets.][Les vicomtes voulaient : ] …totam terram vicecomitatus Massiliensis pertinentem quocumque modo ad seipsos et ad dominium Tolonei inter se dividere scilicet universam tum terram duntaxat cum omnibus juribus et pertinentibus suis que est extra Massiliam et territorium ejus pertinens ad dominium Tolonei predicti… (J.-P. Poly 1976, p. 81: Nous ne connaissons le « comté » de Marseille que par une liste tardive, celle de la « vicomté » de Marseille qui, à la différence des alleux des vicomtes, resta indivise entre eux jusqu’au début du XIIIème s. Cette terre est définie comme appartenant à la seigneurie du Tolonée. En fait la liste contient aussi un certain nombre des domaines de l’abbaye de St Victor dont les vicomtes avaient la garde, ou de l’évêché qu’ils tinrent pendant tout le XIème s. Si l’on enlève Mazaugues et Plan d’Aups qui étaient à la Cathédrale, puis La Cadière-Le Castellet et Seillans qui appartenaient à St Victor, il reste St Marcel, Aubagne, Roquevaire, Gémenos, Roquefort, Julhans, Ceyreste, soit une demi-douzaine de localités dans le sud-est du comté. Il faut y adjoindre la villa de Trets dans le pagus d’Aix qui faisait partie du comté de Marseille, mais qui a été alliodalisée par donation comtale en 950, et n’est donc plus sur la liste.)
–1307 – 13 octobre : LES TEMPLIERS SONT ARRETES SUR ORDRE DU ROI PHILIPPE LE BEL. L’ordre du Temple est notamment accusé d’hérésie et de simonie, mais ce procès s’inscrit en vérité dans un contexte de tension entre l’Église et le roi de France, auquel s’ajoute la convoitise de ce dernier quant aux richesses supposées de l’ordre religieux et militaire. Sur le bûcher, Jacques de Molay, le dernier maître du Temple, aurait maudit Philippe le Bel et sa descendance, causant ainsi la fin de la lignée directe des Capétiens. En 1872, dans la Revue des Deux Mondes, Ernest Renan publiait « Les apologies de Nogaret et le procès des Templiers ». L’auteur y raconte l’implication de Guillaume de Nogaret, le conseiller du roi, dans ce procès. « C’est Nogaret qui, le 13 octobre 1307, arrête les templiers de la maison centrale de Paris, avec leur grand-maître Jacques Molai. C’est lui enfin qui le lendemain, dans l’assemblée des maîtres de l’Université et des chanoines de la cathédrale, qui eut lieu au chapitre de Notre-Dame, fit le rapport de l’affaire, assisté du prévôt de Paris, et releva les cinq cas les plus énormes dont on voulait faire la base du procès, le reniement du Christ, l’obligation de cracher sur le crucifix et de le fouler aux pieds, l’adoration d’une tête, les baisers obscènes, la mutilation des paroles de la consécration, la sodomie. »
–1392 – 13 octobre : SOCIETE – Le 13 octobre, Jean Gonsalve de Morance se voyait conférer la charge de chambellan, conseiller et familier de la maison du roi avec les libertés, prérogatives et faveurs attachées à l’office (Paul Maurel, Histoire de Solliès).
-1393 – 13 octobre : Ad Bassanovum (charte aux archives de Saint-Victor). Bassans – quartier rural, commune d’Auriol (13). A Bassans, 16 septembre 1287 (charte aux archives municipales). Première mention.
–1431 _ 13 octobre : La prud’homie des pêcheurs de Marseille est créée par une charte du 13 octobre 1431.

(Janas)
–1486 _ 13 octobre : LIEU-DIT RATATAIGNE – Selon Mortreuil, p. 303, le lieu-dit Ratataigne, hameau de la commune de Roquefort (aujourd’hui unie à La Bédoule) dans les Bouches du Rhône était dénommé Peyra Talhada, le 31 décembre 1439 (reg. Aux arch. De l’Evêché) et Petalhada, le 13 octobre 1486 (ibid.) (Mortreuil J.-A.-B. – Dictionnaire topographique de l’arrondissement de Marseille Bouches du Rhône comprenant les noms anciens et modernes. Marseille, imp. Gayer et Cie, 1872, 470 p).
–1549 – 11 septembre – 13 octobre : LA REPPE CHANGE DE LIT, CE QUI POSE UN PROBLEME RELATIONNEL ENTRE OLLIOULES ET SIX-FOURS – Le terroir de Six-Fours n’avait, avant la séparation de la Seine (La Seyne, 1686) et de St Nazaire (Sanary, 1688), pour confront que le seul terroir d’Ollioules et la mer. Lesquels terroirs, à l’ordinaire, étaient divisés et séparés, la plus grande partie par des bornes, et le restant par la rivière de Reppe. Laquelle, par une grande inondation, ayant rompu et débordé du côté du terroir de Six-Fours, aurait en partie changée son lit et délaissée au moyen de ce, une partie du terroir de SIX-FOURS du côté de celui d’Ollioulles. Ce qui donna lieu, à la communauté dudit Ollioules, de coucher à leur cadastre les propriétés des terres délaissées du terroir de SIX-FOURS à celui d’Ollioules. Et voulant obliger les particuliers possesseurs d’icelles de leur en payer les tailles, en ayant même, par contrainte, exigé une partie, ladite communauté de SIX-FOURS lui aurait intenté un procès, par-devant le Sieur Lieutenant de Sénéchal de la ville d’Aix, qui fut porté par-devant la Cour du Parlement, tant à raison de la restitution des tailles, que pour la séparation et alignement des terres qui étaient du terroir de SIX-FOURS. Pour raison de quoi, y aurait eu un (audit) sur le lieu contentieux, fait par Monsieur Gaspard Garde, Seigneur de Vins, conseiller du Roi à ladite Cour et commissaire, à cette partie député. Après lequel (audit) et les enquêtes faites de part et d’autre, lesdites communautés, par l’entremise de Monsieur Jean-Paul Masnisii, procureur général de Monseigneur l’abbé de St Victor, Sieur Claude Remuzat, Boniface Flotte, Seigneur des Meaux et Maître Jean Puget, avocat, serait (aurait) été passé acte de transaction, le 18 novembre 1550, reçu par Maître Jean Tizaty, notaire de la ville d’Aix, entre Maître Honoré Botelheon dit Nande, notaire, un des syndics dudit Ollioules, Jacques Augeiret, jadis syndic, Maître Pierre Isnardi, le […] lois, comme députés dudit Ollioules, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 11 septembre 1549, écrit en provençal, d’une part, et Hugues Vidal, syndic de SIX-FOURS, Bernard Guigou, jadis syndic dudit lieu, Anthoine Jarri, baille, Pierre Vicard, députés de la communauté de SIX-FOURS, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 13 octobre audit an 1549, aussi écrit en provençal. Par laquelle, suivant les accords qui auraient été fait lors de la descente dudit Seigneur commissaire, serait (aurait) été posé bornes et limites sur la véritable division et partage desdits terroirs . Par moyen desquels, la partie du terroir de SIX-FOURS, que le changement du lit de la rivière avait laissé du côté de celui d’Ollioules et du coté de septentrion de la rivière, resta toujours du terroir de SIX-FOURS. Et la communauté d’Ollioules paya et restitua à celle de SIX-FOURS, les tailles que les particuliers, possesseurs du susdit délaissement avaient été contraint de payer (Jean Denans, 1713).

(Janas)
–1605 – le 13 octobre : Le Reymond (acte aux archives des Trinitaires). BASTIDE DES RAYMONDS. Première des RAYMONDS – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (1872).
–1618 – 13 octobre : PRUD’HOMIE DES PECHEURS DE SANARY OU PRUD’HOMIE DE TOULON – « En 1618, le 23 novembre, le jeune Louis XIV accorde aux patrons pêcheurs de Saint-Nazaire (Sanary) l’autorisation de s’ériger en Prud’homie. Celle-ci devait être administrée par quatre prud’hommes et avoir les mêmes attributions que celle de Marseille, créée par une charte du 13 octobre 1431 (cf. supra). Depuis plus d’un siècle, les pêcheurs de St-Nazaire sont réunis en confrérie, placée sous la protection de « Monsieur Pierre ». Cette confrérie a construit une chapelle sur le plus haut point dominant le port (1560) ».
Cette information est très discutable, puisqu’elle se réfère au jeune Louis XIV, alors que ce dernier ne naîtra qu’en 1638. Il ne peut donc s’agir que de Louis XIII, dont l’avènement remonte alors à 1610, et qui était mineur. En fait, il s’agit de la prud’homie de Toulon dont la juridiction s’étendait jusqu’à La Ciotat. Celle de Marseille, fondée en 1431, suivait vers l’ouest à partir de La Ciotat.
Il y a confusion de nom (Saint-Nazaire au lieu de Toulon) et de dates quant aux attributions (en 1618, on ne peut encore parler de communautés de Saint-Nazaire, séparée d’Ollioules en 1688, ou de La Seyne, séparée de Six-Fours en 1657).
Quant à la construction de la chapelle de Notre-Dame de Pitié, si la date est exacte – 1560 -, en revanche, ce n’est pas la confrérie des pêcheurs qui l’a construite, puisque celle-ci ne sera constituée qu’un siècle plus tard (en 1661), d’où le fragment de phrase, détaché de son contexte : « Depuis plus d’un siècle, les pêcheurs de St-Nazaire sont réunis en confrérie, placée sous la protection de « Monsieur Pierre ». Cette confrérie a construit une chapelle sur le plus haut point dominant le port (1560) », dont il convient d’inverser les composantes (Henri RIBOT).
–1636 – 13 octobre : La Treille – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien(1872). Première mention : Treilla S. Juliani, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major). 1338 – 26 septembre : La Trella. Devenu La Treille- Saint-Julien, (charte aux archives de la Major).
–1678 – 13 octobre : INVENTAIRE DES CRIMES CAPITAUX COMMIS PAR JEAN FOURNIER, TAILLEUR D’HABITS DU LIEU D’OLLIOULES. Mention de l‘arrêt de condamnation du 6 septembre 1680. Résumé de la procédure suivie dans cette affaire du 13 octobre 1678 au 19 août 1680. Liste des témoins et résumés de leurs dires (Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss. 2033, f° 15 à 56 (cf. Jacques Parès, 1938, n° 640).).

(Janas)
–1762 – 13 octobre : VOLTAIRE – Début de l’affaire Calas où s’illustra Voltaire.
–1789 – 13 octobre : LA NOBLESSE DE TOULOUSE REFUSE DE VOIR DISPARAÎTRE SON ORDRE – La noblesse de la sénéchaussée de Toulouse proteste contre les décrets de l’Assemblée nationale. Les nobles n’acceptent pas la disparition de leur ordre et des privilèges qui lui sont attachés, même si le roi sanctionne cette décision. Ainsi, loin des pouvoirs législatif et exécutif, la noblesse de province tente de résister à la marée révolutionnaire (Agenda du Bicentenaire, MARDI 13 OCTOBRE)..
–1793 – 13 octobre :
1. VAISSEAUX HOLLANDAIS RETENUS DANS LE PORT DE SANARY – « Ollioules, le 13 octobre l’an II de la République Françoise. Les représentants du peuple près l’armée dirigée contre les rebelles de Toulon à la municipalité de Saint-Nazaire. Nous avons reçu, citoyens, avec votre lettre d’aujourd’hui et l’arrêté qu’elle contenoit, les trois papiers relatifs aux vaisseaux hollandais retenus dans votre port et qui ne nous avoient pas été remis précédemment. Soyés exact à suivre les ordres que nous vous avons donné ce matin. Salut et fraternité, GASPARIN, SALICETI.
P.-S. — Vous serés bien aises en qualité de bons républicains d’apprendre que Lion est réduit et que les troupes qui ont rendu cette ville à la liberté vont se joindre à nous pour détruire Toulon, mais nous vous chargeons expressément de donner à cette nouvelle toute la publicité possible soit auprès des habitants soit auprès des troupes de la République et de la faire solenniser demain à midi précis par une décharge de toute l’artillerie des cotes » (Roger Vallentin du Cheylard – Sanary et le siège de Toulon).
2. UNE PREFECTURE VAGABONDE – La préfecture du département du Var, retirée de Toulon puis installée au Beausset le 15 septembre, est fixée à Brignoles (décret du 13 octobre 1793), elle sera définitivement installée à Draguignan en 1797 (17 Ventôse an V).
3. LE BEAUSSET DEVIENT PREFECTURE – La préfecture du département du Var, retirée de Toulon puis installée au Beausset le 15 septembre, est fixée à Brignoles (décret du 13 octobre 1793), elle sera définitivement installée à Draguignan en 1797, 17 Ventôse an V (Mory Fernand, Destins varois de Peiresc à Clemenceau, Privat, Toulouse, 1972, 270 p.)
–1795 – 11 – 13 octobre – Le tribunal criminel du Var fut transféré à Brignoles par la loi des 19 et 21 vendémiaire an IV (11 – 13 octobre 1795), et enfin à Draguignan par la loi du 9 floréal an V (28 avril 1797).-
–1795 – 13 octobre (21 vendémiaire an IV) : ARRET DES POURSUITES CONTRE LES TERRORISTES – La Convention décrète l’arrêt des poursuites contre les terroristes (Yann Fauchois, 2001.–1799 – 12 – 14 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Desaix va réduire les villages hostiles, mais pendant ce temps Mourad averti de son départ attaque Medinet el Fayoum. Robin laisse les ennemis pénétrer dans le village, puis lance deux colonnes, l’une avec Eppler, l’autre avec Sacrost qui font un carnage des assaillants qui laissent deux cents tués dans les ruelles. Les Français ont eu quatre morts et seize blessés. Belliard guéri, rejoint avec des renforts; les chevaux ramassés ont été dirigés sur Boulak où se forme la cavalerie si nécessaire. Desaix comptera quarante-quatre morts et plus de cent blessés parmi ses hommes et il rage de ne pas pouvoir poursuivre car il est sans cavalerie, mais sa victoire est très brillante. Le 9 octobre, la division compte deux mille neuf cent quatre-vingt-dix hommes. Après la bataille de Sédiman, Rapp ramène les blessés au Caire où il arrive le 14 octobre alors que depuis le 12 octobre, Desaix s’est installé dans le Fayoum laissant à Medinet el Fayoum, Robin, nommé général après Sédiman. Il commande près de sept cents soldats dont trois cent cinquante malades.

(Les quatre-Frères)
–1867 – 13 octobre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – « Dimanche 13, saint Gérand – Vent à l’est, remps pluvieux et froid ce matin. Cependant la pluie ne commence à tomber qu’à 10 h. Elle est bien fine, il faut espérer qu’elle deviendra plus intense . L’établissement Chevret fait une fête aujourd’hui ; il a besoin de beau temps et heureusement il pleut pour le bien général. Depuis un mois c’est la sècheresse générale ! Depuis le travail considérable de cet été, que nous devons à l’initiative de monsieur Michel le maire, nous avons deux fontaines de quatre tuyaux chaque qui donnent de l’eau, on ne peut pas dire abondamment mais suffisamment pour le besoin des habitants. Tandis qu’Ollioules, pays très abondamment pourvu d’eau, en manque ce moment, au point de n’avoir plus qu’un tuyau de fontaine qui coule […]. Tandis que Bandol depuis un an dépense beaucoup pour faire arriver l’eau jusqu’au pays, notre ville n’a aucune dépense quotidienne à faire car l’eau est en suffisante quantité pour les besoins de la localité. Nous voulons prouvé par-là que le travail de cet été n’a pas été inutile. […] ».
–1869 – 13 octobre :
-SAINTE-BEUVE – Décès de Charles Augustin Sainte-Beuve, critique littéraire et écrivain.
-AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, PREMIER ADJOINT DE MARIUS MICHEL, MAIRE DE SANARY – « 13 octobre, lundi, Sainte Thérèse. Même temps sec et venteux qu’hier. C’est aujourd’hui sainte Thérèse que l’on prétend être le plus beau jour de chasse à la grive – L’époque aux environs du 15 octobre que le passage s’effectue avec le plus d’empressement pour cette gent ailée ; mais il faut que le temps soit propice. Il faut par exemple qu’il fasse un petit froid piquant, il faut que la pluie ait précédé dans le temps – chose qui cette année n’est pas encore arrivée -. Nous croyons que ces vents d’ouest ne vont pas bien durer et que la pluie viendra. »
–1870 – 7 au 29 octobre – Et au milieu d’une vive effervescence survenaient des événements qui ne réussissaient qu’à accroître l’agitation ; l’arrivée de Garibaldi à Marseille, le 7 octobre, le 13 octobre, l’arrêté rendu par Esquiros, d’expulsion des Jésuites ; le gouvernement annula cette mesure, et Esquiros blessé au vif donna sa démission ; enfin la nouvelle de la capitulation de Metz, 29 octobre, porte l’émotion à son comble (Gabrielle Castellari, 1945).
–1893 – 13 octobre : L’ESCADRE RUSSE EN VISITE A TOULON – Le vendredi 13 octobre 1893 l’escadre russe approche. L’effervescence régnant à Toulon va se «trouver dans notre presqu’île. Cette journée va être pour la localité un véritable grand jour de fête. Dès 8 heures du matin, le pavois franco-russe est arboré aux édifices communaux et publics. Les bateaux à vapeur de Toulon-Saint-Mandrier arrivent bondés de voyageurs, qui se dispersent le long de la côte et plus particulièrement vers le sommet du fort de La Carraque où se trouve un emplacement des mieux choisis pour voir défiler les flottes russe et française, ainsi que le long de la plage de La Vieille jusqu’à la pointe portant le même nom. La vigie de la Croix des Signaux signale les bâtiments russes en vue à 5 milles dans le Sud-Ouest du Cap Cépet. La société musicale La Conciliation -si dévouée au patriotisme», postée, après autorisation, sur le musoir de la jetée de La Carraque, attendait avec anxiété le moment propice pour saluer les amis de la France. Au passage du cuirassé «L’Empereur Nicolas», battant pavillon du Contre-amiral Avellane, notre musique entonne «l’hymne russe» aux applaudissements d’une foule nombreuse dispersée dans une multitude d’embarcations aux alentours du phare. L’hymne russe est ainsi répété à chaque navire russe. Les pavillons flottent joyeusement aux mâts et les cloches sonnent à toute volée. Le croiseur Davout qui accompagne l’escadre russe, est salué à son passage, aux accents de La Marseillaise. L’escadre française et l’escadre russe franchissent la passe en même temps. L’Empereur Nicolas 1er salue la terre de vingt et un coups de canon, salut aussitôt rendu par le Formidable. N’oublions pas de dire que de nombreuses réjouissances furent organisées et que les matelots russes permissionnaires fraternisèrent avec les matelots français et furent reçus avec enthousiasme par la population. Des fêtes franco-russes sont données dans de nombreuses villes de France, on porte des toasts au Tsar, à la Russie, à l’Amiral Avellane, à ses marins. De nombreux délégués des différentes agglomérations sont envoyés à Toulon pour assister aux festivités et pour porter des messages de sympathie. A Saint-Mandrier le soir même de l’arrivée des marins russes, un grand bal de famille franco-russe et gratuit est donné au Café de la Marine, chez Ginouvès. Ce bal eut un légitime succès. La salle habillement décorée et un orchestre «à la hauteur de sa tâche» engageaient les joyeux couples à «cotillonner». C’est à une heure du matin que les dévoués musiciens sonnèrent la retraite allant prendre un repos bien mérité.

(Les quatre-Frères)
–1903 – du 14 octobre au 16 novembre – Figaro : « LA GREVE DES MINEURS DU NORD. … C’est aux politiciens socialistes et non aux ouvriers abusés par eux, qu’incombe la véritable responsabilité de ces excès, qui n’ont d’ailleurs servi à rien.».
–1905 – LEON TROTSKI – Le Figaro : « Léon Trotski est le vice-président du Conseil ouvrier des typographes à Saint-Pétersbourg.».
–1906 – du 8 au 13 octobre – LA CHARTE D’AMIENS – Société – La fin de l’année, du 8 au 13 octobre, fut celle de la charte d’Amiens. H. Poulaille, écrivain libertaire, fut le témoin de ces journées dont les souvenirs sont rassemblés dans un livre, Les damnés de la terre , deuxième volet du Pain quotidien. Nous achèverons ce chapitre en lui empruntant quelques phrases à nos yeux, révélatrices de la tension vécue du moment, une manière de restituer à l’événement historique tout son relief existentiel : « La fin de l’année avait été marquée par la tenue du XVe congrès syndicaliste. « Amiens marquera une date décisive dans l’histoire du prolétariat français affirmait Magneux qui avait suivi ce congrès avec attention. Au parti socialiste (la fraction guesdiste surtout) qui rêvait de mettre les syndicats à la remorque de l’organisation parlementaire, Amiens enlevait tout espoir. .. » Et Magneux reprenait : « Niel a dit des choses justes : que l’ouvrier avant d’être un citoyen est un salarié. Il y a une unité de vue sur le terrain politique. Le syndicalisme groupe tous les ouvriers (…) Pour Magneux, syndicaliste libertaire, la charte d’Amiens était une victoire personnelle ».
Dans le Figaro, on peut lire : « … Ce mépris du socialisme n’est pas mauvais, et même il serait excellent si les syndicalistes n’étaient émus du seul désir d’aller beaucoup plus loin : plus de politique mais lutte des classes, Révolte des travailleurs, organisation de de l’émeute et de toutes les violences, voilà le programme. Comme moyen d’action : la grève générale. »
–1907 – 13 octobre : MARSEILLE, le tramway dessert les Camoins.
–1909 – 13 octobre – Le Figaro : « EXECUTION DE L’ANARCHISTE FRANCISCO FERRER A BARCELONE. L’émotion est considérable à Paris et dans le monde.». Il était accusé d’être l’instigateur des manifestations qui ont ensanglanté Barcelone. Anarchiste de longue date, Ferrer a consacré sa vie à propager un esprit de révolte, en subventionnant notamment les syndicats ouvriers espagnols et en créant un réseau d’écoles laïques à travers la Catalogne. Son exécution provoqua la chute du gouvernement Maura, désavoué par le roi Alphonse XIII.

(Les quatre-Frères : nid de frelons)
–1914 – 13 octobre :
1. LE CASINO DE TAMARIS DEVIENT UN HOPITAL TEMPORAIRE – Le casino de Tamaris et ses 120 lits complètent la liste des hôpitaux temporaires établis par la municipalité de la Seyne (A.D.V., 3 Z 177, lettre du maire de la Seyne au sous-préfet de Toulon datée du 13 octobre 1914). Nous possédons malheureusement très peu d’informations sur ce dernier établissement. En nous référant aux décisions prises par la famille de feu Michel Pacha à Sanary-sur-mer, nous sommes seulement en mesure de supposer que le bâtiment a été mis à disposition de la municipalité par cette même famille (A.D.V., 3 Z 177, lettre du maire de Sanary au sous-préfet de Toulon datée du 10 août 1914 dans laquelle il est indiqué que Mr Michel Pacha souhaite mettre son château de Pierredon à disposition des soldats blessés).
2. UN SANARYEN : André TASSY est né à Sanary le 13 octobre 1914. Ses parents, Paul et Valentine BERNARD, tous deux Sanaryens, avaient de nombreux ancêtres dans le terroir. Le 24 août 1944, son père M. Paul Tassy, fut nommé vice-Président de la Commission municipale. Cousin germain d’un autre héros, Félix Pijeaud, il a accompli 2300 heures de vol dont 153 en missions de guerre. Il est mort en service commandé au Bourget, en 1949.
–1915 – 13 octobre : MAGOUILLES ET COMPAGNIE SUR LE DOS DE NOS POILUS ! – UNE ODEUR SI FORTE. « Le Figaro du 12 octobre — « La crise du camembert prend des proportions inquiétantes : hier encore, elle a provoqué une véritable petite émeute. La cause en est simple : des marchands viennent à Paris et achètent à n’importe quel prix le plus de fromages possible. Ils les revendent à des mercantis qui vont en arrière du front les vendre très cher à nos soldats qui ne peuvent plus en acheter, et n’ont pu s’empêcher de manifester — souvent violemment — leur mécontentement face aux accapareurs.
Aussi, pour remédier à la situation dont pâtissent nos soldats, victimes d’une augmentation éhontée, le commissaire spécial des Halles a pu taxer les denrées alimentaires vendues aux troupes dans la zone des armées. Cette mesure devra être prise incessamment. »
–1918 – 13 octobre au 10 janvier 1919 : INCIDENTS A REPETITION SUR LE SOUS-MARIN MONTGOLFIER (Q 81, type Brumaire), en mission à Paris. « Nombreuses avaries de moteurs au cours de cette mission : 6 têtes de bielles et un pied de bielle grillés, 4 soies d’embrayeurs et 4 cales de couche cassées, plusieurs inflammations dans les carters dont l’une à l’arrivée à Cherbourg a provoqué l’explosion simultanée des deux carters. (…) Toutes nos avaries de bielles se sont produites en charge autonome à très faible puissance, elles proviennnet d’un vice organique des moteurs Sabathé dont les circuits de graissage sont défectueux. La mise en place des pistons à circulation d’eau n’apporterait pas un remède définitif aux nombreuses causes d’avaries des moteurs » (Cdt Thomas).
–1940 – 13 octobre : NOTRE MARINE ECARTELEE ENTRE VICHY ET LA FRANCE LIBRE – Citation à l’ordre de la Division de l’aviso dragueur Commandant Rivière (commandé par le C.C. de Gantes). « Chargé de la surveillance des barrages de Dakar les 23, 24, et 25 septembre, a accompli sa mission malgré un bombardement intense et a contribué à l’établissement des rideaux de fumée tendus en protection des croiseurs. » (Ordre 330 E.M. 1 du 13 octobre 1940 du Commandant de la Force Y).

(Les quatre-Frères)
–1941 – 13 octobre : NOTRE MARINE DANS LA BATAILLE DE L’ATLANTIQUE – Le 10 octobre à 10 h 45, l’aviso FNFL « Commandant Dominé appareille de Belfast pour Liverpool, arrivée le 11 à 13 h 05. Puis il escorte le convoi OS 9 entre Liverpool et Freetown du 13 octobre au 3 novembre 1941.
–1943 – 13 octobre : L’ITALIE REJOINT LES ALLIÉS CONTRE L’ALLEMAGNE – Le gouvernement Badoglio déclare la guerre à l’Allemagne ». Le même jour, l’Angleterre, les Etats-Unis et l’URSS publient une déclaration qui reconnaît l’Italie comme participant à la guerre contre l’Allemagne. La ligne du front passe alors au sud de Naples (Déborine L., 1966, p. 308) .
–1944 – 13 octobre : NOTRE MARINE DANS LA GUERRE – Le 13 octobre, l’aviso La Boudeuse quitte Toulon cap sur Naples avec le convoi SRM 17 composé de 17 bâtiments dont un pour Cagliari ; il arrive dans le port italien le 15 à 16 h et s’y ravitaille.
–1946 – 13 octobre – QUATRIEME REPUBLIQUE – Adoption de la constitution de la IVe République en France..
–1954 – 13 octobre – LES SUBVENTIONS, PIERRE ANGULAIRE DE LA VIE DES ASSOCIATIONS – Le Petit Varois, du 13 octobre, met l’accent sur le non-paiement par la mairie de Saint-Mandrier des subventions allouées aux différentes sociétés sportives (trente mille francs votés le 28 décembre 1953). Le Correspondant met en cause le déficit de l’année dernière s’élevant à 4.385.695 francs.
–1987 – 13 octobre : COMMENT CLASSER UN EDIFICE HISTORIQUE – Compte rendu de visite de M. Yarmola, architecte en chef des monuments historiques, à Ste Madeleine (La Môle), transmis à H. Ribot le 13 octobre 1987 par J. Guyon, Directeur des Antiquités de PACA :
« [M. Yarmola] Avons, avec M. Leroyer, rencontré Monsieur le Maire de la Mole et Madame Yvonne Plet, Maire Adjt avec qui nous avons visité le monument, à leur demande.
Eglise bâtie en lave volcanique – comme les vestiges du village médiéval – Ancienne église d’un village oppidum abandonné, objet de fouilles épisodiques, ne serait pas antérieure au XIIè s. selon M. Henri Ribot, archéologue. Composée d’un chœur voûté d’un berceau brisé encore en place et d’une nef qui était voûtée également, de deux travées séparées d’un doubleau encore en place. La travée occidentale s’est effondrée, et une façade de moellons a été érigée au XIXè s. Le monument est implanté sur la crête militaire orientale du piton volcanique. Ces ruines de l’église, pas de l’annexe, peuvent être stabilisées à notre avis, et le caractère unique de la construction en lave, au milieu d’un village médiéval sur un site d’oppidum le métrite (cf. Rougiers). Sur le plan archéologique, appelé à un avenir et à un intérêt scientifique et touristique certain, le monument est l’objet d’un attachement certain de la population. Son classement parmi les MH au titre de l’archéologie serait tout à fait justifié à mon avis. »

(Les quatre-Frères – effet « champignon »)
–2003 – 13 octobre : ARCHEOLOGIE ET INCENDIES DE FORÊT – L’été 2003 a dépassé nos prévisions les plus pessimistes : si les incendies dévastateurs qui ont ravagé les Maures ont épargné le site de Sainte-Madeleine, en revanche ils ont conduit la préfecture du Var à interdire les pistes et la circulation dans le massif dès le 7 juillet. Cette contrainte, attendue en règle générale pour la période allant de la mi-juillet à la mi-août, a imposé un arrêt brutal de notre première séquence de fouilles. Notre matériel et le chantier inachevé sont restés en l’état durant plusieurs jours avant que nous puissions remonter faire quelques relevés et plier bagages en une seule demi-journée. La reprise du chantier, prévue pour la première semaine de septembre 2003 ne put se faire à la date prévue, la préfecture interdisant l’accès au massif jusqu’au 13 octobre, puis sa fermeture suivie d’une réouverture des barrières à partir du 10 novembre. Aussi, la seconde partie de notre fouille ne put-elle être effectuée qu’en deux semaines réparties entre octobre et novembre, après que d’abondantes chutes de pluie eurent noyé le site. Malgré l’humidité et le froid qui s’installaient, nous avons pu toutefois atteindre la majeure partie des objectifs fixés pour la campagne 2003. Les relevés ne purent malheureusement avoir lieu que le 9 décembre après que la piste fut redevenue praticable. Le document de synthèse – document d’étape – réalisé par Henri Ribot a réclamé un nombre de journées important (Henri Ribot).

(Les quatre-Frères)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE ;
Une femme du monde qui reçoit à dîner donne ses consignes à l’employée de maison: -Vous servirez le veau avec du persil dans les oreilles et une tomate dans la bouche. -Bien, madame, mais ne croyez-vous pas que ça me donnera un air un peu ridicule ?
Ce sera tout pour aujourd’hui, il est 5 heures, allez en paix ! je vous souhaite un bon dimanche à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour mes parents et amis épars dans le monde.
A demain !

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