ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 10 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4937)
Illustration : C’était en 2017., la recherche de la Qalaa des Béni-Hammad dans les Aurès. Une quête qui remontait à plus de trente années et qui trouva là son aboutissement.
FETES : Bonne fête aux Ghislain dont le saint patron protège les enfants de l’épilepsie et des convulsions.
Le calendrier républicain dédia ce jour au tournesol.
DICTON : « Temps sec à la saint Ghislain, annonce un hiver d’eau plein ; brouillard d’octobre, pluie de novembre, beaucoup de biens du ciel font descendre ».
PENSÉE : « Nous sommes presque tous convaincus, quand nous avons vingt ans, de devenir un jour Rembrandt, Goethe ou Réjane. A ce moment-là, nous sommes encore modestes. La véritable immodestie ne commence qu’à l’instant où nous ne nous proposons plus d’autre modèle que nous- mêmes. » (Maurice DRUON, « Remarques », Julliard, 1952, 118 p.).
DICTON : Quand un homme a peur, la colère n’est pas loin !
PENSÉE : « Chien écoutant la voix de son maître aimerait changer de disque » (Pierre Dac).

(c’est au bout de cette longue piste à travers l’Aurès, à deux pas du désert, que nous avons découvert la Kalaa des Béni-Hammad, capitale de la Berbérie à l’époque où elle dominait le Maghreb avant de disparaître corps et âme qu XIIIe siècle.
EPHEMERIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : 10 octobre 1799 : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif : « Le 18 vendémiaire an VIII (10 octobre 1799) Le citoyen Barras m’étant particulièrement connu par son dévouement au gouvernement, par son amour pour la République et pour la vérité, j’ai cru, Citoyens Directeurs, ne pouvoir faire un meilleur choix que celui de sa personne pour vous porter mes premières dépêches non-chiffrées. Il a ordre de les jeter à la mer, en cas qu’il fut pressé par les ennemis et il connaît assez leur contenu pour vous en faire un rapport verbal, s’il était nécessaire. Je vous prie de lui accorder la même confiance que l’intégrité de sa conduite dans ce pays m’a inspirée. »
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 924e livraison. 10 octobre 1636 : lieux-dits de Marseille – « Pré de Simon Muret, qui est le vieux lit de la rivière d’Huveaulne, changée depuis quelques années par ledit Muret plus avant vers le nord. » (Reconnaissance du 10 octobre 1636 aux archives de l’Evêché).Le Muret – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près la Barrasse.— Première mention : Pratum al Muret, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor) et le Muret, 13 janvier 1439 (archives de l’Evêché).
SANARY : 724e livraison : 10 octobre 1720 –: BARRIERE CONTRE LA PESTE AU PONT D’ARAN, ENTRE BANDOL ET SANARY – Lettre du commandant de Toulon à Sanary décidant de créer une barrière au Pont d’Aran afin de conférer avec les gens de Bandol, le 10 octobre 1720 : « Je serai demain matin huit heures à Senary, avertissez le greffier et 2 maîtres maçons; Il faut aussi un consul des communautés voisines. Ils se rendront au Pont d’Aran mais ne l’approcheront qu’avec moi. Accueillez, je vous prie, le syndic de BANDOL et le père FELIX avec quelques-uns des principaux. Au signal de deux coups de fusils, ils se trouveront au PONT D’ARAN pour conférer avec nous. Prévenez-les pour que nous n’attendions pas. DUPONT. »
Il y eut bien d’autres conférences dans d’autres lieux du terroir. C’est l’origine du chemin des Conférences, aujourd’hui de la Conférence.
Leur curé demanda du secours pour les 122 personnes survivantes qui restaient à Bandol à la date du 10 octobre 1720.
LA SEYNE-SUR-Mer : 618e livraison :. 10 octobre 1902 :Mise en service du croiseur corsaire Chateaurenault, premier bâtiment à quatre cheminées construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne (ingénieur Lagane). La silhouette du Châteaurenault, ressemble à celle d’un paquebot (Thomazi A., 1929 ; Louis Baudoin, 1965).
OLLIOULES : 624e livraison : 10 octobre 1731 : L’AFFAIRE CADIERE – Un deuxième jugement innocente Marie-Catherine Cadière qui avait été condamne à la potence le 11 septembre précédent. Le 8 septembre 1761, le conseil d’Ollioules adresse une supplique au roi afin qu’il lève l’interdit frappant un monastère de femmes depuis le règlement par justice de l’affaire Cadière. De quelle affaire s’agit-il ? Orpheline de Joseph, son père, marchand regrattier, et d’une santé fragilisée par les conséquences de la peste de 1720, Marie-Catherine Cadière est protégée par sa mère et ses frères, tous deux ecclésiastiques. Elle appartient donc au milieu de la petite bourgeoisie toulonnaise. Elle sera attirée par les sermons et le charisme spirituel du père Jean-Baptiste Girard, jésuite, qu’elle rencontre en avril 1728. Après des accusations de corruption portées contre le père Girard, elle est éloignée au couvent de sainte Claire d’Ollioules, en juin 1730. Elle en sort en septembre de la même année. En novembre, ses convulsions, en partie mises en scène par ses frères, font beaucoup de bruit et attirent l’attention de la justice. L’affaire passe de la sénéchaussée de Toulon, vite incompétente, à la juridiction du Parlement d’Aix-en-Provence. Catherine Cadière est enfermée aux Ursulines de Toulon puis transférée à Aix, dans le couvent des Visitandines, le temps du procès. Accusée et accusatrice, elle devient un symbole du pouvoir et de la corruption des jésuites et sert les intérêts du camp janséniste. Un premier verdict, rendu le 11 septembre 1731, la condamne à la potence. Un deuxième jugement, le 10 octobre suivant, l’innocente. Les foules aixoises et toulonnaises sont en liesse, saluent leur héroïne et conspuent le père Girard. Catherine Cadière est renvoyée chez sa mère pour ne pas créer davantage de troubles à Aix-en-Provence. On perd alors sa trace, ce qui entretient le mystère sur le personnage. Quant au monastère de Sainte-Claire, il est frappé d’interdit.

(De la superbe mosquée de cette capitale de la Berbérie indépendante, il ne reste plus que le minaret. Tout le reste ayant été détruit par la seconde invasion arabe à la fin du XIIe siècle)
ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTÉGRALE.
–1485 – 10 octobre : Dot et patrimoine – Le 10 octobre 1485, à Ollioules, Jaume Deydier écrit qu’il fait la « Compra de la possession de mos conhats, Loys et Jaume Marin, confrontant a Darbosson lamiena, antiquamen nostra, en demenucion de la docta de ma molher Catharina ». Faute d’argent, plusieurs annuités dues par les fils Marin à leur sœur, comme héritiers de leur père, sont acquittées de la sorte en biens-fonds. C’est ainsi que, malgré la règle de ne doter les filles qu’avec le numéraire amassé par l’épargne, lorsque survenaient des temps difficiles, on le faisait en démembrant le patrimoine familial (De Ribbe,1898, p. 413 et suiv. Cf le premier achat de ce type, le 7 janvier 1480).

(du haut du minaret, on peut voir le plan de la mosquée semblable autrefois à celle de Cordoue)
-1618 – 10 octobre : Ajournement de l’ouverture de la vendange — Ajournement, jusqu’au 10 octobre, de l’ouverture de la vendange les raisins et les vignes ne se (pouvant) madurar… et défense d’aller rapugar avant la feste de tous les saints (Arch. Du Var, BB 4 fo 172. Madurar : mûrir ; rapugar : grappiller. Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence (1540-1817), Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224).
–1636 – 10 octobre : lieux-dits de Marseille – « Pré de Simon Muret, qui est le vieux lit de la rivière d’Huveaulne, changée depuis quelques années par ledit Muret plus avant vers le nord. » (Reconnaissance du 10 octobre 1636 aux archives de l’Evêché).Le Muret – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près la Barrasse.— Première mention : Pratum al Muret, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor) et le Muret, 13 janvier 1439 (archives de l’Evêché).
-LAZARET DE TOULON – « Au lazaret de Saint-Mandrier, mort de Jacques du Bois, cavalier, venant de Candie. » (Archives communales de Toulon, série G.G., registre n° 4, 1669, folio 189)
-LE VICAIRE D’OLLIOULES DOIT-IL OU NON CHANTER TOUS LES OFFICES DIVINS ? – « le 8 octobre il a été jugé par sentence que le vicaire ne doit chanter matines, laudes et autres heures canoniales que le jour de Noël, le jour des Cendres, aux jours de décembre, veille de la Pentecôte et le jour des Morts, qu’il ne doit chanter la grand’messe que les dimanches et fêtes durant l’année, et qu’il doit faire diligence pour se procurer un second vicaire. La Communauté est condamnée à payer les 2/3 des dépens et peut faire appel de la sentence s’il y a lieu. » Le 10 octobre 1706, le Maire d’Ollioules porte à la connaissance du Conseil que la lettre ci-dessus que le sieur Audiffren, procureur de Toulon, lui a adressée. Après analyse des griefs tout à fait évidents, le Conseil délibère de ne pas retirer sa requête et de donner pouvoir au Maire et aux Consuls pour défendre et soutenir le premier jugement qui contraignait le vicaire à chanter tous les offices divins. Ce que feront les Consuls, puisqu’en 1709, il est décidé de poursuivre contre Auguste Arnaud devant le Parlement et de faire appel (Eugène Castellan, 1937).
–1693 – 10 octobre : lieux-dits de Marseille – Tour de Saumati (registre de l’Ecritoire). Tour au bord de la mer, quartier de Séon, commune de Marseille ; , du nom du seigneur de la Tour de Séon, successeur de la famille Sommati. Première mention : Tour des Jourdans au XIIIème siècle, puis, successivement Moulin de Somati, 30 novembre 1255 (acte aux archives de Saint-Victor). Nom de la famille propriétaire. Tour Saumati ou Sommati, du nom des seigneurs du lieu à partir du XVIème siècle. Tour de Savignon, vers 1690 (plan de Chevallier). En 1827, Edouard Farrenc ou Farrenc, dont un parent a des terrains à la Fontaines-des-Tuiles, possède une propriété qui recouvre la majeure partie du quartier : elle inclut six tuileries, un domaine avec jardin d’agrément et la tour. Il l’a acquise en 1824 des frères Thomas. Cette propriété est issue du morcellement des possessions de Sauvignon. En 1844, le domaine Farrenc est vendu. La tour est détruite aux environs de 1885. En 1945, la quasi-totalité du secteur est aux mains de l’industrie tuilière. Dans les années 1960-1970, les tuileries sont démolies et toutes les constructions sont rasées. Tout ce secteur fait l’objet d’une procédure de ZAC. Le port de Saumaty est réaménagé et devient port de la pêche professionnelle. En 1976, la criée aux poissons du Vieux-Port y est transférée. (cf. “Tour de Saumaty – Tourisme-Marseille.com”)

–1702 – 10 octobre : lieux-dits de Marseille – Vallon des Serens (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Vallon de Serre – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.
–1706 – 10 octobre : Le procureur de Toulon rejette la requête d’Ollioules contre le vicaire paroissial, : Le 10 octobre 1706, le Maire d’Ollioules porte à la connaissance du Conseil que, par lettres, le sieur Audiffren, procureur de Toulon, lui marque que « le 8 octobre il a été jugé par sentence que le vicaire ne doit chanter matines, laudes et autres heures canonniales que le jour de Noël, le jour des Cendres, aux jours de décembre, veille de la Pentecôte et le jour des Morts, qu’il ne doit chanter la grand’messe que les dimanches et fêtes durant l’année, et qu’il doit faire diligence pour se procurer un second vicaire. La Communauté est condamnée à payer les 2/3 des dépens et peut faire appel de la sentence s’il y a lieu. » [Après analyse des griefs tout à fait évidents,] le Conseil délibère de ne pas retirer sa requête et de donner pouvoir au Maire et aux Consuls pour défendre et soutenir le premier jugement qui contraignait le vicaire à chanter tous les offices divins. [Ce que feront les Consuls, puisqu’en 1709, il est décidé de poursuivre contre Auguste Arnaud devant le Parlement et de faire appel] ([Castellan, 1937, p. 110-111).
–1720 – 10 octobre : LA PESTE
1. LA PESTE A MARSEILLE – L’épidémie semble s’apaiser à Marseille à partir du 1er au 10 octobre avec 200 morts par jour. Renforts militaires pour éviter les pillages ; mendiants évacués de la Charité qui devient l’hôpital spécialisé pour soigner la peste (Vallentin du Cheylard d’après André Maurice, 1983 ; Roger, 2000).
2. BARRIERE CONTRE LA PESTE AU PONT D’ARAN, ENTRE BANDOL ET SANARY – Lettre du commandant de Toulon à Sanary décidant de créer une barrière au Pont d’Aran afin de conférer avec les gens de Bandol, le 10 octobre 1720 : « Je serai demain matin huit heures à Senary, avertissez le greffier et 2 maîtres maçons; Il faut aussi un consul des communautés voisines. Ils se rendront au Pont d’Aran mais ne l’approcheront qu’avec moi. Accueillez, je vous prie, le syndic de BANDOL et le père FELIX avec quelques-uns des principaux. Au signal de deux coups de fusils, ils se trouveront au PONT D’ARAN pour conférer avec nous. Prévenez-les pour que nous n’attendions pas. DUPONT. » Il y eut bien d’autres conférences dans d’autres lieux du terroir. C’est l’origine du chemin des Conférences, aujourd’hui de la Conférence. Leur curé demanda du secours pour les 122 personnes survivantes qui restaient à Bandol à la date du 10 octobre 1720.
–1731 – 10 octobre : L’AFFAIRE CADIERE – Un deuxième jugement innocente Marie-Catherine Cadière qui avait été condamne à la potence le 11 septembre précédent. Le 8 septembre 1761, le conseil d’Ollioules adresse une supplique au roi afin qu’il lève l’interdit frappant un monastère de femmes depuis le règlement par justice de l’affaire Cadière. De quelle affaire s’agit-il ? Orpheline de Joseph, son père, marchand regrattier, et d’une santé fragilisée par les conséquences de la peste de 1720, Marie-Catherine Cadière est protégée par sa mère et ses frères, tous deux ecclésiastiques. Elle appartient donc au milieu de la petite bourgeoisie toulonnaise. Elle sera attirée par les sermons et le charisme spirituel du père Jean-Baptiste Girard, jésuite, qu’elle rencontre en avril 1728. Après des accusations de corruption portées contre le père Girard, elle est éloignée au couvent de sainte Claire d’Ollioules, en juin 1730. Elle en sort en septembre de la même année. En novembre, ses convulsions, en partie mises en scène par ses frères, font beaucoup de bruit et attirent l’attention de la justice. L’affaire passe de la sénéchaussée de Toulon, vite incompétente, à la juridiction du Parlement d’Aix-en-Provence. Catherine Cadière est enfermée aux Ursulines de Toulon puis transférée à Aix, dans le couvent des Visitandines, le temps du procès. Accusée et accusatrice, elle devient un symbole du pouvoir et de la corruption des jésuites et sert les intérêts du camp janséniste. Un premier verdict, rendu le 11 septembre 1731, la condamne à la potence. Un deuxième jugement, le 10 octobre suivant, l’innocente. Les foules aixoises et toulonnaises sont en liesse, saluent leur héroïne et conspuent le père Girard. Catherine Cadière est renvoyée chez sa mère pour ne pas créer davantage de troubles à Aix-en-Provence. On perd alors sa trace, ce qui entretient le mystère sur le personnage. Quant au monastère de Sainte-Claire, il est frappé d’interdit.
–1758 – 10 octobre: Naissance à Pélissane (Bouches-du-Rhône) de Jean François Escudié ou Escudier – mort à Toulon le 15 avril 1819. Biographie succincte : Juge de paix à Toulon – député à la Convention – Montagnard – Vote la mort du roi – Envoyé en mission dans le Var, montre de l’énergie à Toulon – Arrêté à Toulon à la suite des journées de prairial – amnistié après le 4 brumaire – En 1816, quitte la France, s’installe à Tunis jusqu’en 1818 – Revient et meurt à Toulon un an après.
–1775 – 10 octobre: Saint-Germain nommé secrétaire d’Etat à Guerre ; il va entreprendre la réforme de l’armée (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
–1789 – 10 octobre : La situation présente provoque une nouvelle vague d’émigration : cette fois, ce ne sont plus seulement des aristocrates, mais également des monarchiens. En effet, si beaucoup, même vaincus, décident de poursuivre la lutte, d’autres préfèrent quitter le lieu de leur défaite. Aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale, le docteur Guillotin, dans le cadre de la réforme judiciaire, a proposé un nouveau mode d’exécution pour remplacer la pendaison : il s’agit d’un mécanisme à couperet qui tranche, rapidement et proprement, la tête du condamné (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 10 OCTOBRE).
–1793 – 10 octobre :
1. REQUISITIONS ET DESERTIONS – L’administration du département du Var avait décidé à Grasse, le 10 octobre précédent, d’enjoindre à celle du district du Beausset dont fait partie Sanary d’ordonner sur-le-champ à toutes les communes de son ressort de lui faire parvenir dans les vingt-quatre heures toutes les armes de calibre se trouvant chez les habitants. Pour parvenir à ce but, les visites domiciliaires étaient autorisées sans réserve et la moindre négligence des municipalités devait être punie avec rigueur. Enfin les déserteurs devaient être mis en demeure de regagner leur corps « à peine de destitution contre les officiers municipaux convaincus de connivence et d’être transportés à vingt lieues des frontières en vertu « de l’arrêté du 26 septembre approuvé par les représentants « du peuple et à peine d’arrestation comme suspects et séquestration des biens de leurs parents qui recèleront lesdits déserteurs. » Qu’il y eût des déserteurs plus que jamais, rien, ma foi, n’était plus naturel, étant donné le manque décourage des masses populaires; mais que l’on pût recueillir encore des armes de calibre, cela était matériellement impossible.
2. garde des gens suspects – Lettre du procureur-syndic du district du Beausset au procureur de la commune de Sanary prescrivant l’ouverture d’un registre dans toutes les communes du département destiné à l’inscription des citoyens désireux de concourir à la garde des gens suspects (10 octobre).
3. DECHRISTIANISATION – Le phénomène qu’on appelle déchristianisation dans l’histoire révolutionnaire s’étend de l’automne 1793 au printemps 1794. On date traditionnellement de la mission de Fouché dans la Nièvre les début de la phase active de la déchristianisation : sa déclaration du 26 septembre et son arrêté du 10 octobre initient le mouvement (Yann Fauchois, 2001, p. 1197).
4. Le gouvernement est déclaré révolutionnaire jusqu’à la paix (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). Alphonse Aulard pensait que le décret de la Convention du 28 août confirmait l’ajournement de l’application de la Constitution de 1793 : « La Convention chargea le Comité de salut public de lui présenter ses vues à cet égard, mais le Comité ne se pressa pas. Il attendit encore plus d’un mois, et c’est seulement quand la défaite de l’insurrection lyonnaise fut certaine qu’il fit décréter (10 octobre 1793) que le “gouvernement provisoire de la France est révolutionnaire jusqu’à la paix ». C’est ainsi que fut définitivement ajournée l’application de la Constitution de 1793 (Alphonse Aulard, Histoire politique de la Révolution française, origines et développement de la Démocratie et de la République (1789-1804), Paris, 1901, p. 313.).
Le régime de la dictature jacobine prit sa forme juridique définitive le 10 octobre 1793, par le décret de la Convention qui créa le Gouvernement provisoire révolutionnaire, et par la loi constitutionnelle du 4 décembre 1793, qui organisa l’administration (Buchez et Roux, t. XXIX, P. p. 172-174, t. XXX, pp. 256-263).
Saint-Just exposa avec une parfaite clarté la nature politique du gouvernement jacobin et la nécessité historique de la dictature révolutionnaire dans son rapport à la Convention du 10 octobre 1793 : « Si les conjurations n’avaient point troublé cet empire, si la patrie n’avait pas été mille fois victime des lois indulgentes, il serait doux de régir par des maximes de paix et de justice naturelle : ces maximes sont bonnes contre les amis de la liberté; mais entre le peuple et ses ennemis, il n’y a plus rien de commun que le glaive. Il faut gouverner par le fer ceux qui ne peuvent l’être par la justice: il faut opprimer les tyrans (Saint-Just, Discours et Rapports, Paris 1957, p. 118). »
L’organe suprême de la dictature jacobine était la Convention, concentrant en elle les pouvoirs législatif et exécutif. La Convention décrétait les lois; les comités émanés d’elle et les députés, ses mandataires, étaient ses agents d’exécution. Des commissaires, pris dans son sein, revêtus des pouvoirs et des droits les plus étendus, étaient envoyés en mission aux armées et dans les départements. La moitié environ des membres de la Convention étaient le plus souvent absents, en qualité de commissaires ou remplissant d’autres missions; il arrivait parfois que le nombre des députés présents n’atteignait pas 200, soit le tiers de l’Assemblée. Le Comité de Salut public était en fait le gouvernement révolutionnaire de la France. Tous les organes du pouvoir lui étaient subordonnés. Le Comité rendait compte chaque semaine devant la Convention, mais ses rapports et ses propositions étaient pour la plupart pris comme directives par cette dernière. Au Comité incombait la direction immédiate de tous les aspects de la vie de la République : i° Subsistances et approvisionnements, 2° Guerre, 3° Esprit public et conspirations, 4° Diplomatie. Une certaine division du travail existait entre les membres du Comité. Carnot et en partie Saint-Just dirigeaient les affaires de la guerre, Jean Bon Saint-André — la marine, Robert Lindet — les subsistances, Prieur de la Côte d’Or s’occupait de l’approvisionnement et de l’armement des troupes, Barère — de la diplomatie, de l’instruction publique, des beaux-arts. Robespierre assumait la direction générale, assisté de ses deux plus proches collaborateurs, Saint-Just et Couthon. Le Comité de Salut public réorganisa le Comité de sûreté générale, existant déjà antérieurement. Des Jacobins y furent élus : Lebas, ami de Robespierre, le grand peintre David, Vadier, ennemi irréconciliable de l’Eglise, etc. — en tout 12 membres. Au Comité de sûreté générale fut confiée la direction de la police, et il eut pour mission essentielle de combattre la contre-révolution intérieure. La Convention et les Comités exerçaient le pouvoir par l’intermédiaire des commissaires et des représentants du peuple en mission, et par celui des sociétés populaires et des comités révolutionnaires élus par les communes. Une rigoureuse centralisation du pouvoir au sommet se combinait avec une large initiative populaire, à la base. Les comités révolutionnaires, les sections s’adressaient souvent à eux ou à la Convention directement. Ainsi, quand le savon renchérit dans de très fortes proportions à Paris, en juin, ce qui provoqua le mécontentement des femmes, des blanchisseuses notamment, la Convention, sur proposition des Jacobins, invita une délégation des blanchisseuses à se présenter à l’une de ses séances et transmit sa pétition à l’examen du Comité du commerce. Les contacts de la Convention jacobine avec le peuple et le soutien que ce dernier apportait au gouvernement révolutionnaire étaient la source principale de la force de la dictature révolutionnaire et démocratique des Jacobins. Le club des Jacobins était le pivot politique de la dictature révolutionnaire. Sous les hautes voûtes de l’antique salle, garnie d’un simple mobilier de bois, ornée des bustes de Marat et de Chalier, les questions les plus importantes de la vie de la République étaient débattues chaque soir. Les projets de loi soumis à la Convention, les mesures politiques à l’ordre du jour, étaient préalablement discutés à l’assemblée des Jacobins. Tous étaient égaux dans son enceinte; il n’y avait là ni ministres, ni généraux, ni commissaires, il n’y avait que des membres de la société. Mais en revanche le club faisait les réputations politiques. Le club central de Paris et ses filiales de province effectuaient eux-mêmes la vérification et l’épuration de leurs membres. De leur sein provenaient les dirigeants des organismes locaux et supérieurs du pouvoir. Les organismes municipaux élus, les sociétés révolutionnairespopulaires et en particulier les comités révolutionnaires exerçaient une action importante dans le système de la dictature révolutionnaire et démocratique. Par le moyen des comités révolutionnaires les masses participaient largement à l’édification de l’Etat et à la politique révolutionnaire. Les comités révolutionnaires se composaient de douze membres élus parmi les citoyens les plus éduqués politiquement et les plus sûrs de leur commune ou de leur section. Pour éviter les abus ou la prédominance excessive des influences personnelles, le président et les secrétaires devaient être renouvelés toutes les deux semaines. La France entière fut bientôt couverte d’un réseau de comités révolutionnaires; on les vit naître et fonctionner dans les coins les plus reculés et les plus perdus du pays. Dans une circulaire adressée aux comités révolutionnaires locaux, le Comité de Salut public définissait ainsi leur rôle: « L’action, qui part du sein de la Convention, vient aboutir à vous: Vous êtes comme les mains du corps politique dont elle est la tête, et dont nous sommes les yeux, c’est par vous que la volonté nationale frappe aussitôt qu’elle a décidé. Vous êtes les leviers qu’elle meut pour broyer les résistances (A. Soboul, Aspects politiques de la démocratie sans-culotte en l’An II, La Pensée, 1957, n° 71).
La Convention, qui avait créé de magnifiques armées, ne pouvait tolérer le désordre dans la Marine; Monge, savant, Dalbarade, corsaire, le Comité de la Marine échouèrent dans leur tâche de réorganisation; le Comité de Salut Public dut envoyer des « représentants en mission »; Jean Bon Saint-André, ancien pasteur, ayant navigué sur des navires de commerce, ardent patriote, plein d’enthousiasme et d’énergie, rétablit à Brest (Sept.1793 – Mai 1794) la discipline sur les navires, le travail dans les arsenaux, l’ordre dans les magasins: des châtiments exemplaires frappèrent les suspects comme les ignorants, les incompétents comme, les mutins. Jean Bon Saint-André sut communiquer aux équipages son ardeur patriotique et sa foi républicaine (c’est lui qui fit adopter par la marine le drapeau tricolore défini par la Convention le 15 Février 1794). L’escadre de Brest put enfin sortir, embarquant il est vrai 7«500 matelots improvisés « réquisitionnaires » sur 12.000 et beaucoup d’officiers inexpérimentés (Marine Nationale, 1951, Histoire maritime, professé par M. L. Nicolas, p. 175)
» Parmi les chefs et les hommes politiques de la dictature jacobine, seul Marat avait atteint l’âge mûr à la révolution: il avait alors 46 ans. Les autres étaient tous beaucoup plus jeunes. En 1789, Robespierre avait 31 ans, Danton — 30, Camille Desmoulins — 29, Saint-Just — 22, Hoche — 21 (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
–1794 – 10 octobre : JEAN-JACQUES ROUSSEAU AU PANTHEON – Seize ans après sa mort, la dépouille de Jean-Jacques Rousseau est transférée du cimetière d’Ermenonville au Panthéon.

–1799 – 10 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au Directoire Exécutif : « Le 18 vendémiaire an VIII (10 octobre 1799) Le citoyen Barras m’étant particulièrement connu par son dévouement au gouvernement, par son amour pour la République et pour la vérité, j’ai cru, Citoyens Directeurs, ne pouvoir faire un meilleur choix que celui de sa personne pour vous porter mes premières dépêches non-chiffrées. Il a ordre de les jeter à la mer, en cas qu’il fut pressé par les ennemis et il connaît assez leur contenu pour vous en faire un rapport verbal, s’il était nécessaire. Je vous prie de lui accorder la même confiance que l’intégrité de sa conduite dans ce pays m’a inspirée. »
–1800 – 10 octobre (18 vendémiaire an IX) : conspiration des poignards OU COMPLOT DE L’OPERA contre la personne du général Bonaparte, premier consul. L’un des nombreux complots royalistes et catholiques de l’époque. Le 10 octobre 1800, le premier consul, Bonaparte, est à l’opéra avec son épouse Joséphine, lorsque des conspirateurs se précipitent vers sa loge pour le poignarder. Mais la police, prévenue du complot, les arrête. Pour les historiens modernes, tel Jean Tulard, c’est une manipulation de la police, rendue possible par le concours d’Harel, qui avait infiltré le groupe des conjurés et était un agent provocateur. Harel était chargé de dresser un piège aux conjurés en leur procurant, comme il le leur avait promis, quatre hommes armés, disposés à l’assassinat du Premier Consul, à la représentation de l’opéra des Horaces dans la soirée du 10 octobre. Arrêtés, les conjurés sont internés à la prison du Temple pour complot jacobin, puis jugés devant le tribunal criminel de la Seine. Quatre d’entre eux sont condamnés à mort le 19 nivôse an IX (9 janvier 1801)), « à onze heures du soir, après trois jours de débats5 », et exécutés le 30 janvier suivant, après rejet du pourvoi en cassation.
-1818 – 10 octobre :Mouret André né à Saigneville (Somme) le 13 novembre 1746 – mort à Versailles le 10 octobre 1818 – Général de brigade en août 1793 servit au siège de Toulon où il fut nommé général de division – Commandant de la 1ère division des Côtes à Toulon en 1795-96 (HR)

–1850 – 10 octobre : Mort à Toulon de Jean, Ernest Beurmann — Maire de Toulon par ordonnance du 20 novembre 1840, puis encore du 23 octobre 1843. Né à Strasbourg le 25 octobre 1775, soldat le 23 janvier 1788, général de brigade, maréchal de camp le 23 octobre 1811, grand officier de la Légion d’honneur, chevalier de Saint Louis, 55 ans de service, 25 campagnes. (abbé Bouisson, 1936).
-1867 – 10 octobre :SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Jeudi. En nous levant le matin, nous trouvons la pluie qui tombe. Quel bonheur ! On ne peut plus se rassasier de voir ces gouttes célestes venir rafraîchir notre pauvre végétation. La pluie a commencé à 7 heures. Elle était très fine puis elle augmenta de volume au point qu’à 10 heures, elle est déjà assez drue, c’est-à-dire qu’il pleut bien. Dieu, faites que cela continue toute la journée et un peu plus !
-1869 – 10 octobre :SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint au maire de Sanary – Dimanche.Même temps qu’hier avec petite brise d’est. Le ciel est maculé de petits nuages mais ces nuages ne renferment pas dans leurs flancs ce qui plairait à tout le monde : la pluie. Le thermomètre oscille de 16 à 20° aussi, l’air n’est pas froid. Il fait même bien chaud pendant la journée tant le soleil est brûlant. Ce vent d’est étant devenu plus fort l’après-midi, la journée s’est passée très tranquillement comme les dimanches ordinaires. La promenade a lieu le soir après vêpres.

(fragment de jarre semblable à celle que nous avons trouvée dans les ruines du château d’Ollioules lors de nos fouilles. Ce fragment est exposé dans une salle du musée de Constantine dédiée à la Kalaa des Béni-Hammad).
-1902 – 10 octobre :Mise en service du croiseur corsaire Chateaurenault, premier bâtiment à quatre cheminées construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne (ingénieur Lagane). La silhouette du Châteaurenault, ressemble à celle d’un paquebot (Thomazi A., 1929 ; Louis Baudoin, 1965).
–1905 – 10 octobre : Et si nous parlions un peu des danses d’autrefois ! « Après la farandole, les grands-mères provençales se passionnaient pour la volta, la danse à 2, agrémentez pour les dames de la faculté de changer de danseur. La Volta ? Qu’es aco ? Eh bien c’est un nom italien ! Elle fut en effet importée de Naples en Provence par la reine Jeanne dit-on – toutefois on peut en douter ou alors il s’agit d’une autre reine Jeanne qui fut l’épouse du roi René longtemps après la première ! – . C’était tous ce sont des timbales, des hautbois, des cornemuses et des tambourins qu’elle s’exécutait. Plus le nombre de couples est grand, plus le balai avait du pittoresque et de l’originalité. Les danseurs et les danseuses enlacés préludaient aux vertigineuses envolées de la volta, Par des mouvements en avant et en arrière mollement cadencés ; et cela en dépose lascive et langoureuse les pieds toujours foulant le sol. Puis le rythme s’accélérait pour devenir après Allègre. Alors les dames s’échapper des bras de leur cavalier et fuyaient à travers la foule pour s’unir à des danseurs de rencontres et tournoyer quelques instants avec eux ; puis elle les abandonnait pour d’autres jusqu’à qu’elle retrouve le premier danseur. Lorsque les couples du début s’étaient reformés, chaque danseuse, une de ses mains dans celle de son cavalier, l’autre appuyé sur son épaule, c’est dans ce dans l’air en un sou de gazelle est retombée ensuite sur la main ouverte de son anseur où elle trouvait un siège triomphal. Et son pied ne retouchait le sol qu’après avoir donné un baiser bien sonore sur les joues et quelquefois les lèvres de son adorateur.’ (Extrait de « Provence » de C. Sénès dit la Sinse, dans son édition originale dont nous possédons un exemplaire.
-1923 – 10 octobre et 16 octobre : LA GAUCHE EST MAJORITAIRE EN ALLEMAGNE – La coalition entre socialistes de gauche et communistes a gagné la majorité absolue en Allemagne dans les Lands de Saxe et de Thuringe. Dans les deux cas, l’armée intervient et dissout ces gouvernements pourtant légaux (André Rossel, 1984).
–1935 – 10 octobre : CURE DE LA SEYNE – Fernand-Marie chateminoy, précédemment curé de Cuers (Var), est nommé curé de La Seyne le 10 octobre 1935 ; il se retirera à Toulon pour raisons de santé, au cours de l’été 1956 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).
–1936 – 10 octobre : création d’une armée républicaine régulière en Espagne – Le gouvernement de la République espagnole, dirigé par Largo Caballero, crée une armée républicaine régulière qui doit se substituer aux « milices ouvrières ». Le 15 octobre, les premières brigades internationales seront créées à leur tour, constituées de volontaires de tous les pays, en général démunis de toute expérience militaire (André Rossel, 1984). La veille, 9 octobre, l’Action française annonce « La guerre de libération de l’Espagne : La défense de Madrid s’effondre… Sans doute, l’URSS, seule, est impuissante : aussi faut-il s’attendre à un bref délai à une recrudescence des excitations au sein du Front Populaire par le parti communiste français » (André Rossel, 1984)
-1937 – 10 au 24 octobre . LE FUTUR COLONEL FABIEN PARTICIPE A LA bataille de Cuesta de la Reina, au sud de Madrid.
L’attaque, brutalement déclenchée, visait Aranjuez, la rupture de la route Madrid-Valence, un nouvel encerclement de la capitale. Sous le choc, les premières défenses républicaines sont emportées. L’ennemi n’est plus qu’à huit kilomètres d’Aranjuez, lorsque, le 10 octobre, débarque devant le front rompu la 14* ’gade internationale : deux tiers de Français, un tiers d’Espagnols. La brigade occupe les positions.
Une violente préparation d’artillerie annonce une nouvelle attaque de l’ennemi. Plusieurs bataillons de tanks apparaissent. Les 9e et 10e bataillons sont bousculés, refoulés, malgré une lutte acharnée. En deux heures, l’ennemi est à quelques centaines de mètres des hauteurs qui dominent la ville.
Pierre Georges est à ce moment adjudant à l’état-major. Le colonel Dumont l’envoie en hâte porter ses ordres au 14e bataillon. L’unité est en pleine débandade. Presque tous les officiers les commissaires sont tués ou blessés. Sans hésiter, Pierre Georges prend le commandement, rassemble deux cent cinquante hommes sous le tir de l’artillerie, reforme sections et groupes de combat, contre-attaque avant une nouvelle vague ennemie, brise l’assaut et tient jusqu’à l’arrivée du 13e bataillon. Alors, seulement, il va rendre compte de la transmission des ordres et de leur exécution.
Jusqu’au 24 octobre, tandis que le combat ne s’interrompt pas une minute, il assure la liaison entre le P.C. de la brigade et le bataillon. Pour ses capacités militaires, son esprit d’initiative, son audace, son courage, Pierre Georges, le futur colonel Fabien, est désigné pour suivre l’école de perfectionnement des officiers de la base des brigades internationales (Albert Ouzoulias, Les bataillons de la jeunesse, 1968, p. 81).
Note : Le colonel Dumont sera pendant l’occupation un des premiers organisateurs des groupes de francs-tireurs de l’O.S. Arrêté dans le Nord en 1942, il sera fusillé quelques mois plus tard.

(Le musée de Constantine où une salle est dédiée à la Kalaa)
–1939 – 10 octobre :
1. Refus catégorique de l’offre de paix d’Hitler par la France.
2. signature à Moscou d’un «pacte de non-agression entre l’U.R.S.S. et la Lithuanie. Un pacte analogue a été signé avec la Lettonie le 5 octobre, avec l’Estonie le 28 septembre. Dans les trois cas, les accords prévoient l’implantation des troupes soviétiques dans le pays et entraîneront le rattachement des trois pays à l’U.R.S.S (Rossel André, 1985).
3. Boris Souvarine, dans Le Figaro,se demande si l’Union Soviétique ne va pas tenter quelque chose contre l’Empire britannique. l’Afghanistan ou le Turkestan chinois ? « II ne faut jamais perdre de vue l’état réel de l’U.R.S.S. qui ne lui permet aucune guerre de grande envergure… L’armée rouge est bien capable de soutenir longtemps une guerre défensive. Elle ne saurait quitter son terrain propre sans aller à des désastres contre de grandes puissances. Les vastes contrées asiatiques non protégées par des montagnes se prêtent encore à des raids de cavalerie et l’aviation y jouerait un rôle essentiel alors que rien n’existe pour la contre-battre. On conçoit même que des descentes collectives en parachute, apparues jusqu’à présent comme des exploits purement sportifs, prennent un jour au Turkestan une valeur pratique. » (Rossel André, 1985)
–1942 – 10 octobre : Dominique Glade : « Jacque Glade était mon père, je ne veux pas que l’on oublie ce que ses amis et lui, à 18 ans ont fait pour libérer la France. En 1941, seul en pension à Paris où il passait le bac, alors que son père était en Indochine et sa mère au Maroc, il a voulu s’engager, mais les zouaves n’ont pas voulu de lui. Il a traversé la France, puis la Méditerranée, pour s’engager en Algérie à 18 ans en 1942 (le 10 octobre) ».
–1943 – 10 octobre : LA FIN DU SOUS-MARIN FNFL Minerve (type Amirauté, série B) Au large d’Ouessant, des ennuis de gyrocompas, font faire surface à la « Minerve ». Par méprise, un Liberator néo-zélandais tire une roquette dans le compartiment arrière du sous-marin. Deux tués ( François Charles et Raymond Jezequel, » Mort pour la France « ) et des blessés graves ; coque déchirée et baignoire endommagée, rejoint Plymouth ; Irréparable, elle est placée en réserve spéciale.
–1945 – 10 octobre : Après avoir été jugé puis condamné, Joseph Darnand est passé par les armes le 10 octobre 1945. Fondateur de la Milice, il avait prêté serment à Hitler le 8 août 1943 à l’ambassade d’Allemagne à Paris et avait été nommé à cette occasion SS-Frw.Obersturmführer). Soucieux d’armer la Milice, il avait obtenu des armes du Haut Commandement de la Waffen-SS, après que, le 11 octobre 1943, une dizaine de ses cadres se furent enrôlés pour devenir l’armature de la future unité SS française.
–1961 – 10 octobre – DESAFFECTATION D’UNE BATTERIE DE SAINT-MANDRIER – L’arrêté du 10 octobre 1961, paru au journal officiel le 19, informe les populations de la désaffection totale de l’ancienne batterie située dans le haut de la rue Pasteur à Saint-Mandrier. Celle-ci, désarmée depuis 1926, servait principalement à la conservation des poudres et des munitions (Ken Nicolas, vol. 2, p. 95).
–1969 – 10 octobre : LIVRAISON DU CARGO “POINTE ALLEGRE” PAR LES CNIM DE LA SEYNE – Livraison, par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM), La Seyne, du cargo Pointe Allègre dont le nom initial était Pointe d’Arlets, premier d’une série de trois cargos polythermes polyvalents (Pointe Allègre, Pointe des Colibris, Pointe Marin) commandés par la Compagnie Générale Transatlantique. En 1979, il sera renommé Hui Quan (frenchlines ship fr 381).
–2001 – 10 octobre : incendie dans un centre de recrutement de la Marine nationale à Pau, revendiqué par l’Association Totalement Anti-Guerre (ATAG), dont on ne sait si elle est encore active.
–2017 – 10 octobre : ASSOCIATION « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – Dans le cadre des séances d’atelier pourtant sur la Méditerranée antique et le monde celtique, Antoine Peretti (docteur en ethnohistoire, administrateur du centre archéologique du Var) évoque « L’art des Celtes ». Salle Marie-Mauron, Médiathèque Jacques Duhamel à Sanary, à partir de 14h 30.
–2019 – 10 octobre : meteo SANARY : après une nuit claire, le soleil brilla toute la journée accompagné d’un vent de secteur nord-est (mistral) atteignant les 40 km/h avec des pointes à 60. La température fut de saison : 13° pour les minimales et 24 ° pour les maximales.
–2020 – 10 octobre : Ma belle-sœur Mythé dort à présent aux côtés de mon frère Guy dans la terre de notre Roussillon natal.

UNE BLAGUE Sur NAPOLÉON POUR LA ROUTE
En 1815, le journal représentant la pensée officielle de l’époque, s’appelait Le Moniteur. Voici les différents titres de ce journal, entre le moment où Napoléon s’évada de l’ile d’Elbe et celui où il arriva à Paris :
- « L’anthropophage est sorti de son repaire. »
- « L’ogre de Corse vient de débarquer à Golfe- Juan. »
- « Le tigre est arrivé à Gap. »
- « Le monstre a couché à Grenoble. »
- « Le tyran a traversé Lyon. »
- « L’usurpateur est à 60 lieues de la capitale. »
- « L’empereur est arrivé à Fontainebleau. »
8 « Sa Majesté Impériale a fait hier son entrée aux Tuileries, acclamée par tous ses sujets. »

CECI N’EST PAS UNE BLAGUE : « Déclaration d’utilité publique et d’urgence de l’acquisition d’un terrain supportant des constructions provisoires à titre définitif » (Journal officiel, 25 octobre 1954).
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, il est 7 heures, allez en paix !
Je vous souhaite un bon vendredi à tous.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
A demain !

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