ÉPHÉMÉRIDES DU 3 OCTOBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 3 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4930).

ILLUSTRATIONS : Châteaux de Provence – Mons château de Beauregard (cl. Coll. H.Ribot).

FETES  : Le 3 octobre nous fêtons les GERARD. Dieu sait qu’ils sont nombreux ! Sans parler des 40 000 familles qui l’ont comme patronyme, GERARD est le prénom de près 310 000 de nos concitoyens dont la tranche d’âge se situe de part et d’autre de 1940.

Saint GERARD, né dans l’actuelle Belgique, fonda en 919 à Brogne, aujourd’hui Saint-Gérard, une abbaye bénédictine. Sa renommée fit que ses services furent souvent demandés pour réformer de nombreuses abbayes.

Si nous feuilletons nos éphémérides, nous retrouvons une kyrielle de personnages dénommés ainsi :

Des hommes d’église : GERARD, évêque d’Évreux de 988 environ à 1006 environ, GERARD, archevêque d’York, mort en 1108, GERARD, cardinal du XIIe siècle, GERARD, frère cadet de Pétrarque, moine à Montrieux en 1342, GERARD, évêque de Sisteron à partir de 1362, …

Des écrivains : GERARD BEDOUT, poète occitan du XVIIe s., GERARD BOUTET, GERARD MAIRET, GERARD DE NERVAL, GERARD POIRIER, …

Des chercheurs : GERARD CHOUQUER, ABIN GERARD, GERARD SAUZADE, GERARD PIGNALET, GERARD CURT, GERARD CASTEL, GERARD DUPUIS (architecte), GERARD CHINOTTI, GERARD COULON, GERARD PREVOTEAUX, GERARD WALTER, ISRAËL GERARD, GERARD MONTHEL, GERARD MORDILLAT, GERARD PIOUFFRE, GERARD SIVERY, RENE GERARD, …

Des acteurs et metteurs en scène : GERARD DEPARDIEU, GERARD JUGNOT, GERARD OURY, GERARD PHILIPE, …

Des chanteurs : GERARD LENORMAN, cher à Andrée, … ainsi que le fameux personnage de fiction belge GERARD MANVÜ de Loing !

Abstraction faite de ceux-ci, qui ne connaît pas un GERARD ? Ou plutôt qui n’en a pas croisé un au cours de sa vie ? Pour ma part, ils sont nombreux et embouteillent ma porte d’entrée. Je vous salue, amis dont c’est la fête ce jour : MARC GERARD (décédé), GERARD PAQUET, GERARD LORIDON (décédé), GERARD GARIER (décédé), GERARD JULIEN, GERARD DELATTRE (décédé), GERARD DELAFORGE, et tous les autres, bien sûr !

DICTON : « A la SAINT GERARD, la récolte est encore au hasard ! »

La chronologie révolutionnaire aidant, on ne peut oublier, le calendrier républicain, celui de Fabre d’Eglantine, lequel a dédié ce jour de l’An II à l’IMMORTELLE ! On ne pouvait rêver mieux !

PENSÉE : « Rien de grand ne s’est écrit dans le monde sans passion. » (Hegel, Introduction à la philosophe de l’Histoire).

EPHEMERIDES :

(Château de Malijai, Alpes de hte Provence)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1799 – 2 octobre (10 vendémiaire an VIII) : Le général en chef Kléber au général Desaix – Le 10 vendémiaire an 8. «  Je mets, citoyen général, la plus haute importance à l’arrivage des grains de la haute Egypte au Caire. Pour un accélérer les transports, j’ai pris l’arrêté ci-joint. Je vous prie d’en surveiller l’exécution et de seconder de tout votre pouvoir cette opération. » (Même lettre au commandant d’arrondissement).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 916e livraison.1230 – 2 octobre : Acte rédigé à Saint-Jean-d’Acre. Plainte par les Templiers et les Hospitaliers au connétable du royaume de Jérusalem contre la commune de Marseille, qui leur a occasionné la perte de 2.000 marcs d’argent en refusant de reconnaître les privilèges que leur accordèrent les vicomtes de Marseille Roncelin, Hugues et Raimond de Baux, Giraud Adhémar, Raimond Geofroi de Trets et les femmes de ces derniers, et qui comportaient exemption de tout droit sur l’ancrage des navires, manutention, exporta­tion ou importation de marchandises, de passagers, etc. — Suit une transaction, passée à Marseille, le 15 mai 1234, entre les Templiers et les Hospitaliers, d’une part, et le syndic de la commune de Marseille, avec l’approbation du conseil, d’autre part, portant limitation desdits privilèges. (Acte 470 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf.  a. S. Paoli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, n° 116, d’après les archives du Grand Magistère à Malte. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 10.

SANARY :  716e livraison : –1869 – 2 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –  Samedi 2 – SS. Anges gardiens – Il a plu ce matin à 4 heures. Une averse est tombée qui a mouillé la terre sur un centimètre d’épaisseur. Cela a duré l’espace de 10 minutes.  A 8 heures, le soleil se fait voir, une petite brise d’est se met. Il fait beau temps. Cet après-midi, nous sommes invités, toute la municipalité, à aller assister à la distribution des prix de l’école communale des filles dirigée par madame Giraud. Nous irons, les deux adjoints, assister à la cérémonie, monsieur le maire ne pouvant  s’y rendre à cause des souvenirs douloureux que lui rappelle la maison où jadis sa famille avait habité. C’est à trois heures du soir que la réunion aura lieu.

LA SEYNE-SUR-Mer : 612e livraison : –1765 – 2 octobre : LATOUCHE-TREVILLE – Le vaisseau français « le Hardi », armé à Rochefort, arrive sur rade pour être rattaché au port de Toulon ; il est sous le commandement de M. Latouche de Tréville. Depuis peu, il a été détaché de l’escadre de M. le comte d’Estaing. Mis au poste à peu de distance de La Seyne, il apporte de Saint-Domingue pour des négociants de Marseille, une précieuse cargaison de café, d’indigo, de piastres, de lingots d’or et d’argent, etc. Ce chargement doit être transbordé à La Seyne où des bâtiments le transporteront jusqu’à Marseille (Louis Baudoin, 1965, p. 838).

OLLIOULES : 611e livraison : –1514 – 2 octobre : LANSQUENETS A TOULON ET OLLIOULES – Courrier de Loys, duc de Longueville, gouverneur, à M. du Puy Saint-Martin, son lieutenant, au sujet du logement de lansquenets à Toulon et à Ollioules (Jacques Parès, 1938, n° 373 ; Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss 1840, f°80).

ÉPHÉMÉRIDES.

(Une tour du château de la Roque d’Anthéron)

L’INTÉGRALE.

1093 – 3 octobre : cession des châteaux d’Olliéres et de Belcodène A SAINT-VICTOR DE MARSEILLE – Confirmation par Pons Maunier, sa femme Salomé. ses fils Guillaume et Fouque, de tout ce que le monastère de Saint-Victor a acquis ou acquerra dans l’étendue de leur fief, sauf les chefs-lieux des châteaux ;. Pons, Guillaume et Fou­que, fils de Pons Maunier, approuvent et confirment avec l’évêque de Marseille Raimond (acte 211 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 32 v°. a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. T. p. 487. — b. Guérard, n° 138. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 133.

1174 – dimanche 3 octobre : consécration de l’église de la Chartreuse de la Verne (Collobrières). Alphonse de Provence estant de ce temps au monastère de Laverne octroya quelques privilèges aux religieux et néant moins confirma ceux qui luy furent exhibez en présence de Bertran de Marseille, Guido de Malva, Bertrand d’Olliolis, Bertrand Seignoret, W. de Vallebella, Pierre de Thoramène, Rodulfe Cathalan, W. Ganthelmi, Bertrand Aycard du Castellet, Bertrand Rostang Jurisconsulte, Pons de Saint-Gilles (Jean de Nostredame – Histoire de la Provence, manuscrit à Carpentras n° 354). Dom Didier fut prieur de la Verne de 1174 à 1183, année où il devint évêque de Toulon (. Maurel – La Chartreuse de Notre-Dame de la Verne en Provence, 1974).

1201 – 3 octobre : « INVENTION » DES RELIQUES DE SAINT CYPRIEN A TOULON – Dans leurs manuscrits, Honoré Aycard et le père Isnard ont écrit que des reliques de saints personnages auraient été découvertes à l’endroit de la chapelle de Saint-Mandrier vers 1201, sous l’évêque Ronsin, découverte qui attira, disent-ils, de nombreux ex-voto, des dons et des demandes de prières. Reprenant la même histoire aux mêmes sources, Gisèle Argensse écrit : deux ouvriers effectuant des travaux à la chapelle Saint-Cyprien de l’évêché de Toulon, auraient découvert un coffre contenant trois paquets avec respectivement les ossements, cette fois nommément désignés, des saints Cyprien, Mandrier et Flavien. Après enregistrement sur parchemin, d’où la précision de la date, les trois paquets ont été transférés dans la sacristie de la cathédrale, où ils sont toujours. Depuis, la fête de Saint-Cyprien instituée tous les 3 octobre, jour anniversaire de « l’invention » des reliques du saint au début des années 1200, s’accompagnait d’une procession solennelle dans les rues de la ville, suivant un parcours immuable permettant de cerner les limites de la minuscule cité médiévale. Un représentant de la famille des Montolieu, venu de Marseille à l’invitation du Chapitre et du corps municipal, suivait au premier rang du cortège la châsse et la statue du saint portées à bras d’homme. Ce noble personnage était vêtu d’un haut de chausse écarlate et d’un pourpoint de satin blanc renouvelés tous les ans aux frais de la communauté (Commandant Laflotte, 1929).
De façon étonnante, on retrouve ce même texte suspect à la date du 3 octobre 1221, soit vingt ans plus tard que le précédent, sous la plume de Louis Baudoin : « Deux ouvriers effectuant des travaux à la chapelle Saint-Cyprien de l’évêché, auraient découvert un coffre contenant trois paquets avec respectivement les ossements, cette fois nommément désignés, des saints Cyprien, Mandrier et Flavien. Après enregistrement sur parchemin, d’où la précision de la date, les trois paquets ont été transférés dans la sacristie de la cathédrale, où ils sont toujours » (Louis Baudoin, 1965. Même texte suspect que celui que nous avons signalé à la date du 2 octobre 1201 ; lire à ce sujet le chapitre consacré à cette découverte dans Cahier du patrimoine ouest varois n°14).

1212 – 14 juin et 3 octobre : Partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de cette ville entre Roncelin et ses nièces. Mabile, femme de Giraud Adémar, reçut les châteaux de Gardanne, Roquevaire et Gémenos, le tiers d’Aubagne (acte 354 des actes des vicomtes, H. de Gérin-Ricard, 1926 ; charte 930 du cartul1212aire de Saint-Victor, Guérard). –«  Tholonée de Marseille. Partage de la seigneurie du Tholonée formant la vicomté de Marseille hors de celle ville entre Roncelin et ses nièces Mabile, femme de Giraud Adémar, et Barrale, femme de Hugues de Baux. Sur les trois lots établis, le sort attribua : 1° à Roncelin, les châteaux de Saint-Marcel, Roquefort, Julhans, Mazaugues, le tiers d’Aubagne ; 2° à Barrale, les châteaux du Castellet, de la Cadière, de Ceyreste et de Seillons, le tiers d’Aubagne ; 3° à Mabile, les châteaux de Gardanne, Roquevaire et Gémenos, le tiers d’Aubagne. Parmi les témoins : Raynaud de Trets » (acte des vicomtes de Marseille n° 354, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Petit Gartulaire, fol. 110. -— C. Bibl. de Carpentras, ms. n° 709, n° 12. a. Guérard, n° 930. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire…, n° 156, au 17 mai 1212)

1221 – 3 octobre : saints Cyprien, Mandrier et Flavien – Deux ouvriers effectuant des travaux à la chapelle Saint-Cyprien de l’évêché de Toulon, auraient découvert un coffre contenant trois paquets avec respectivement les ossements, nommément désignés, des saints Cyprien, Mandrier et Flavien. Après enregistrement sur parchemin, d’où la précision de la date, les trois paquets ont été transférés dans la sacristie de la cathédrale, où ils sont toujours (Louis Baudoin, 1965).

1233 – 3 octobre : MARSEILLE EXEMPTE DE PEAGE LES HOSPITALIERS ET LES TEMPLIERS – Saint-Jean-d’Acre  -Traité entre les grand-maîtres de 1’Hôpilal et du Temple et les députés de la communauté de Marseille, stipulant en faveur de ces deux ordres l’exemption de tout péage au port de ladite ville, ainsi que cela, avait été accordé jadis par les vicomtes Roncelin, Hugues et Raimond de Baux, Giraud Adhémar, par leurs femmes et par Raimond Geofroi de Trets. (Acte 485 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf. A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône II. Ordre de Malle, Privilèges, liasse 54, pièce 361. Ind. : S. Paoli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, p. XII. — Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 10).

1243 – de mai jusqu’au 3 octobre (10 octobre) : CLIMAT – grande sécheresse à Lucques et en Toscane. Aucune pluie pendant 5 mois hé à de mai jusqu’au 3 octobre / 10 octobre).

1247 – 3 octobre : CONCESSION PAR ISNARD D’ENTREVENNES ET SON FRERE REFORCIAT DE TRETS, A AICARD BUES, DU DROIT DE MOUDRE SON BLE A LEUR MOULIN DE TOULON.
In nomine Domini, anno Incarnationis ejusdem M°CC°XLVII°, V° nonas octobris, indictione Via, sit notum cunctis presentibus et futuris quod dominus Isnardus de Antravenis et dominus Reforciatus, fratres et filii quondam Raimundi Gaufridi, dominis de Tritis… tradiderunt Aychardo Bues… quod ipse et heredes sui possint molere seu moli facere… omne bladum quos eisem et famili sue necesse seu opus fuerit, sine omni moutura, loquerio seu servicio aut pensione ipsis dominis vel eorum nunciis dandis, prout ipsemet Aychardus Bues in molendinum ipsorum dominorum molere consuevit et aliorum dominorum; quod molendinum est infra civitatem Tholoni et confrontatur ab una parte cum stabulo domine Sybilie… Actum in Tholono… (de Gérin-Ricard, acte 528 des vicomtes de Marseille : A. Archives départ. du Var, H 275; IND.: De Juigné, p. 256)

1408 – 3 octobre : Peypin, canton de Roquevaire. Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. Le 3 octobre 1408, Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin.

1431 – 3 octobre : SOLLIES EST SATISFAIT D’ÊTRE REUNI AU DOMAINE ROYAL – le 3 octobre 1431, les syndics de l’université des habitants de Solliès présentèrent  au sénéchal, lieutenant-général des comtés de Provence et de Forcalquier, Pierre de Beauvau, une supplique, par laquelle ils lui exprimaient la grande satisfaction qu’ils avaient de leur réunion au domaine royal, cette réunion « réa­lisant le plus ardent, le plus constant et le plus ardent de leurs désirs ». Pour que leur joie fût complète, ils sollicitaient de sa haute autorité la ratification de l’acte d’incorporation, du fief pour le lendemain du décès du chevalier de Morance. Pierre de Beauvau accorda ce qui lui était demandé. Par lettres en date du même jour, à l’adresse des officiers de justice du comté, il leur ordonnait de traiter, après le décès de Jean Gonsalve, les habitants de Solliès dépendant du fief, comme des vassaux du roi et de leur permettre de jouir des honneurs, franchises et libertés dont bénéficiaient les universités du domaine royal (Paul Maurel, Histoire de Solliès).

1474 – 3 octobre : MARSEILLE – mention du Val de Corbam (acte aux archives des Prê­cheurs). Val de Gobran – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Palud. Première mention : Val de Gobran, 20 avril 1290 (charte aux archives municipales)

(Château des Bormettes, en 1971)

1486 – 3 octobre : MARSEILLE

1. mention du Vallon de done Eicarde (acte du 3 octobre 1486, aux archives de l’Evêché). Les Arènes – quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Mention : Las Arènes, 14 janvier 1439 (charte aux archives de l’Evêché). Parait tirer son nom d’un vallat appelé la Rénière/

2. Pierre et Thomas Caillol reconnaissaient à la cour de Saint-Marcel une partie des terres qui furent de Jacques de Soleriis, 3 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché). Caillol est le nom de la famille qui, la première, a défriché ce quartier ; c’est là l’origine de ce village de Marseille dit Les Caillols, bâti dans une partie de l’ancien territoire de Saint-Marcel qu’on appelait la Soleillade et Camp de Soliet auparavant et, le 11 août 1559, la Bastide des Cailhoux, (registre aux archives de la Major)..

2. mention du Val Gatina, 3 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Vaugatune, vallon, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, en dessus de la Barasse. Première mention en 1451 : Val Gatuna (registre aux archives de l’Evêché).

1569 – 3 octobre :

1. GUERRES DE RELIGION – Le devoir de mémoire – mais surtout celui d’histoire – nous impose de rappeler que, dans notre pays, nous nous sommes déchirés à mort pour des querelles byzantines de religion. Ainsi, ce 3 octobre 1569, se déroula la bataille de Moncontour au cours de laquelle s’étripèrent les armées royales et protestantes, cette dernière étant dénommée à l’époque armée des Huguenots ou, mieux, de la religion prétendument réformée (R.P.R.)

2. CLIMAT – A partir du début octobre 1640 : hiver glacial dans le Massif Central, « le plus terrible qui ait été de la souvenance des vivants » et qui se prolongea jusqu’au mois de mai 1641.

1687 – 3 octobre : SIX-FOURNAIS ET SEYNOIS JOUISSENT DE L’IMMUNITE ET DU DROIT DE PEAGE DANS TOUTES LES VILLES DE LA PROVENCE – L’année 1687, le fermier du domaine du roi aurait prétendu faire payer à Six-Fours et La Seine les droits des péages nouvellement réunis en la ville d’Aix. Ce qui donna lieu, aux consuls des susdits lieux et à ceux de la Seine, comme ayant, ce dernier est uni à celui de S-F, de donner requête à Messieurs les commissaires du domaine du Roi en Provence, le 3 octobre audit an 1687, aux fins qu’il fut ordonné qu’ils jouiront dudit droit de péage, qui est dû au Roi dans toutes les villes de la Provence. Sur laquelle, après avoir ouï ledit fermier du domaine, sur les conclusions du procureur du Roi, auraient ordonné que les habitants des lieux d’Ollioulles, Six-Fours, la Seine, Evenes et le Bausset, seront exemptés du paiement du droit des péages établis à la ville d’Aix et autres villes et lieux de Provence, en faveur de sa majesté, suivant les privilèges ci-dessus mentionnés, conservés aux archives de sa majesté. Et ce, en rapportant, par lesdits habitants, des certificats de leur consul, contenant leur résidence actuelle auxdits lieux, en bonne forme, rendu, ledit jugement, à Aix, le 7 août 1688, signé Lebret Fulconis Jovanis (Jean Denans, 1713. Cet acte renvoi à celui par lequel « Marie de Chastellon, Reine de Naples de Cicille accorda aux habitants de Six-Fours, Ollioulles, le Bausset et Evenes, l’immunité et l’exemption de tous droits de péage, non seulement dans le détroit de la ville de Toulon, mais encore dans tous les lieux de Provence et terres adjacentes ».).

(225 1971 Vidauban Le château d’Astros)

1721 – 3 octobre : FIN DE LA PESTE !

1. Le comte de VINTIMILLE écrit de PARIS : « J’apprends avec beaucoup de joie que la contagion est entièrement finie par les soins et les bons ordres de vos prédécesseurs et comme j’espère que vous agirez avec la même prudence il n’’y aura pas de rechute. J’écris par ce même courrier à Monsieur de MILLIERE de vous laisser moudre vos grains dans les moulins qui m’appartiennent et je suis persuadé qu’il le fera s’il n’y a pas d’inconvénients. Madame la Comtesse vous fait ses compliments et vous remercie de votre souvenir. Je vous offre toujours tout ce qui dépend de moi pour votre communauté et pour vous en particulier étant très parfaitement messieurs votre très humble et très affectionné serviteur. DE VINTIMILLE« . (B. Rotger, 1984).

2. un Te Deum le 3 octobre, une déclaration officielle de guérison le 7 novembre sanctionnent la fin de la peste A TOULON. La ville, réduite en octobre à quelque 10 000 habitants en reste exsangue et traumatisée. Elle a perdu nombre de ses cadres – ceux qui restent ne seront guère récompensés (d’Entrechaux se verra requis, par un de ses successeurs de rendre des comptes) – surtout les activités sont désorganisées, le commerce nul. Comme à Marseille, on a insisté à l’époque sur les aspects moraux de l’ébranlement subi : « On use – écrit Lemontey – des plaisirs de la richesse avec une ardeur qui tient de la frénésie… les femmes perdent toute pudeur…» : ce que les vieux auteurs toulonnais soucieux de l’honneur de clocher attribuaient pour leur part à la délétère et parisienne atmosphère q Régence ». Permettons-nous aujourd’hui d’appeler un chat un chat, ce qui est un moyen de comprendre à la fois comment Toulon a repris vie, et comment toutefois, à la différence de Marseille, son relèvement a été si lent, et si modeste. Certes, on peut à bon droit être émerveillé ou inquiet de découvrir, qu’avec 772 mariages (et encore 611 l’année suivante), 1721 année de la peste a vu bénir près de quatre fois plus d’unions qu’en 1720… près de 200 mariages en octobre (1’équivalent d’une année moyenne) représentant un record: mais on n’a pas attendu cette cessation officielle pour commencer dès juillet-août. Pour une ville qu’on nous dît réduite à 10 000 habitants, soit 500 adultes nubiles, 772 unions ou 1544 conjoints impliquent que près du tiers des Toulonnais survivants ont convolé l’année même de la peste! Mais, sans curiosité indiscrète, on peut se demander : qui s’est marié avec qui? Nous avons l’image d’un Marseille repeuplé en partie par l’afflux de l’arrière-pays, voire la descente des « gavots » de leur mon­tagne alpine: qu’en est-il de Toulon? Il ne semble pas que la ville ait connu un tel pouvoir attractif: ce sont les veufs qui ont épousé des veuves, dans une redistribution, où l’apport de chair fraîche fut minoritaire. Un cinquième de mariages en première union, près de 80 % d’unions impliquant au moins un veuf ou une veuve, qui représentent ainsi 6046 des conjoints… On comprend que ce rattrapage de nuptialité sans afflux notable de nouveaux venus ne modifie pas finalement la physionomie d’une ville amoindrie pour longtemps (Maurice Agulhon, 1980).

1789 – 3 octobre : SAMEDI 3 OCTOBRE – LA PRESSE LANCE L’IDEE D’UNE MARCHE SUR VERSAILLES : Paris apprend aujourd’hui, par « Le Courrier », de Gorsas, les événements du banquet de jeudi. Certains journaux avancent même qu’on a arboré, ce jour-là, des cocardes blanches (couleur du roi) ou noires (couleur de l’Autriche) ! La presse lance alors l’idée d’une marche sur Versailles (1789-1989, Agenda du Bicentenaire)

1792 – 3 octobre :
1. LE ZELE DE L’ADMINISTRATION MILITAIRE EST A LOUER – Un bataillon de 450 hommes de la garde nationale d’Aix-en-Provence, en marche pour Paris, se trouva à Montélimar le 27 septembre et devait arriver à Valence le 29, etc. N’ayant pu traverser l’Isère, il se rendit à Romans pour partir le 3 octobre à destination de Saint-Vallier ; Sucy, commissaire des guerres, prévint en toute hâte de cette circonstance, Enfantin, maire de Romans. D’une manière générale, le zèle de l’administration militaire est à louer.

2. A TOULON, LES MARINS DES REGIONS OUEST DE LA FRANCE INSISTENT POUR RALLIER LEURS PORTS – Les marins des régions ouest de la France, constituant une grande partie des équipages de la flotte française se trouvant à Toulon, restaient profondément affectés par les événements auxquels ils assistaient, et insistaient pour que l’on exécute la promesse qui leur avait été faite de les autoriser à rallier leurs ports. Ils furent rassemblés sur les quatre vaisseaux Apollon, Patriote, Orion et Entreprenant, au nombre de plus de cinq mille. On débarqua leur artillerie et l’amiral Hood les autorisa à faire route vers l’Océan, avec un laissez-passer, sous pavillon parlementaire. L’Apollon atteignit Rochefort; L’Orion Lorient ; le Patriote et l’Entreprenant Brest… où ils furent décrétés « suspects », parce que venant de « l’infâme Toulon » et placés en quarantaine « politique ». Etats-majors et équipages furent passés au crible de « commissions d’épuration ». Dix officiers de l’Apollon, accusés d’avoir empêchés leurs hommes de tirer contre les « traîtres » et, par suite, « suspectés de vouloir livrer, aussi, les autres ports aux Anglais »… furent condamnés à mort!
3. A OLLIOULES, LES REPRESENTANTS DU PEUPLE NOMMENT TROIS COMMISSAIRES MUNICIPAUX – Les représentants du peuple près l’armée des Alpes, mécontents de l’attitude de la municipalité d’Ollioules, désignèrent trois commissaires municipaux pour remplir les fonctions de cette dernière (Ces commissaires jouèrent un rôle assez important cl firent preuve d’une grande activité. C’est, semble-t-il, vers la fin du mois de brumaire que les soldats purent recevoir enfin des rations de viande, d’une manière suivie. Le directeur des boucheries de l’armée, dont le nom n’est pas connu, demanda des palans pour suspendre les bœufs tués « étant obligés d’établir la tuerie au camp ». Ollioules étant dépourvu de ces objets, les commissaires requirent la municipalité de Saint-Nazaire de les leur « fournir dans le jour, la chose étant très urgente »). Ceux-ci ne tardèrent pas à se plaindre aux officiers municipaux de Saint-Nazaire de l’enrôlement forcé dans le bataillon de ce lieu de plusieurs citoyens domiciliés dans le territoire d’Ollioules et à demander la radiation des soldats visés, portés d’ailleurs sur la liste de leur domicile (Archives de Sanary, D4).

1795 – 3 octobre (11 vendémiaire an IV) :

1. HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA TERREUR – La Convention décide d’honorer la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur auxquels elle ajoute Camille Desmoulins et Philippeaux (Yann Fauchois, 2001).

2. FIN DE LA MUNICIPALITE ROYALISTE D’AVIGNON – Le représentant de la Convention, Jean-François Boursault (1750-1842), reprend Avignon le 3 octobre et casse la municipalité issue de l’insurrection royaliste du 28 septembre (Yann Fauchois, 2001).

1799 – 3 octobre (11 vendémiaire an IV) :EXPEDITION D’EGYPTE  – Courrier du général Kléber.

1. à l’administrateur général des finances : « Le 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799). J’ai su que l’an dernier, lors de l’arrivée des troupes françaises au Caire, on a trouvé aux magasins de Boulak plus de 60 000 ardabs de grains, qu’outre cette quantité, il a été consommé 100 000 autres ardabs, dont une partie provenait des villages appartenant au gouvernement et dont l’autre avait été achetée par l’intendant général copte. Que sont devenus ces grains ? Quel parti en a-t-on tiré ? Qu’ont-ils produits au fisc ? C’est vous seul qui pouvez me donner à cet égard des éclaircissements, c’est à vous seul que j’en demande et de qui j’en attends. La compagnie Hamelin doit livrer cette année 300 000 ardabs de blé du premier arrondissement seul. L’administration des grains doit en fournir de son côté une grande quantité et Béni Souef n’a point été affermé ; il doit en être fourni encore de la Haute et de la Basse-Égypte, pour complément de ce qui est dû de l’an 1213. Qui est-ce qui contrôle cette importante opération, qui doit fournir à la caisse, indépendamment des approvisionnements ordinaires et extraordinaires des forts et places, plus de deux millions comptant ? Je vous demande encore un mot là-dessus et un mot clair et positif.

2.au général Desaix.  Le 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799) : ”J’ai reçu hier votre lettre du 15. Citoyen général. Comme vous êtes toujours fort lorsqu’il s’agit de chercher des périls, je vous présume en ce moment à la tête de vos dromadaires, poursuivant cet éternel Mourad, qui vous donne plus de peine qu’il ne vaut ; puissiez-vous enfin l’atteindre et le détruire ! Si pourtant je me trompais et que vous fussiez mis tout bonnement sur un bateau pour vous rendre au Caire, je n’en serais que plus aise ; ainsi, de toutes les manières, vous ne pouvez manquer de bien faire. Lorsque vous vous rendrez ici, amenez tous les détachements de la 61e demi-brigade, même celui de ce corps que j’avais donné à la commission des grains et qu’il faudra remplacer. Si vous aviez encore quelques autres troupes disponibles et qu’il n’y eût pas un grand inconvénient à les faire descendre, veuillez leur en donner l’ordre. Il paraît que nous aurons bientôt à faire sur plus d’un point et que nous touchons au dénouement de la pièce ; nous tâcherons de le rendre digne de nous. )’ai promu au grade de chef d’escadron le capitaine du 22e chasseurs que vous avez recommandé

3. A l’administrateur général des finances. Le 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799). En remplacement des quatre individus que le sort a exclus du tribunal de commerce, je désigne ceux-ci après, dénommés : Hadji Hussein Scandai, 1 ladji Omal al Malatiali, Nicolas Aïdè et Ibrahim Bitar. Vous voudrez bien donner les ordres nécessaires pour qu’ils soient de suite installés dans leur nouvelle fonction.

4. Au général Verdier. Le 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799). Pendant tout le temps que la flotte ennemie se trouvera devant le Boglta/, je vous prie de multiplier vos exprès afin que je reçoive toutes les vingt-quatre heures une de vos lettres. Si vous croyez pouvoir vous passer du 3e bataillon de la 75e, vous ferez très bien de le renvoyer ici sur le champ et vous le ferez dans tous les cas si le bataillon de la 2e qui était à Katieh était rentré, ce dont vous voudrez bien m’instruire. J’ai été fort aise d’apprendre que le citoyen Sartelon s’est rendu à Katieh avec Hassan Toubar.

5. Au général Friant. Le 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799). Je suis fort aise, mon cher général, de votre arrivée à Béni Souef et très fâché que vous y soyez arrivé malade. Tâchez de vous remettre promptement ; c’est plus que jamais le moment où de braves gens comme vous doivent jouir d’une radieuse santé. Je vous enverrai des pierres à feu ; par contre, envoyez-nous de l’argent et beaucoup ; faites remplacer près la commission des grains le détachement de la 61e et envoyez ce dernier ici le plus tôt possible ; quand même cette commission serait un moment sans troupes ; il n’y aurait pas de mal.

5. Au général Menou. Le 11 vendémiaire an VIII (3 octobre 1799). Je vous envoie un homme qui m’est fortement recommandé par le Divan du Caire, à qui on semble avoir fait du mal pour le plaisir d’en faire, qui réclame la protection que son innocence mérite et auquel je vous prie de l’accorder, en le couvrant de l’égide de votre autorité contre tous ses ennemis.

1852 – 3 octobre : Projet de nouveaux travaux dans le port de Sanary ; supplique au prince-président – Des travaux dans le port de Sanary sont, en 1852, des plus urgents car le chantier de construction établi depuis 1847 prenait de l’importance et se voyer refuser de construire des navires faute d’emplacement et de profondeur. Le prolongement du môle, le curage du passage de l’entrée, la construction d’une avant-cale pour les constructeurs conduisirent le Conseil à adresser une supplique au prince –président, que le Conseil qualifie prématurément d’ « altesse impériale ». Pour mémoire, le fond du port qui était de 16 pieds d’eau en 1847 était passé à 12 pieds (B. Rotger, 1984).

(226 1971 Vins-sur-Caramy – Le château)

1860 – 3 octobre : ON REPARE L’EGLISE PAROISSIALE DE LA SEYNE – D’importantes réparations sont effectuées en 1860 par les soins de la commune de La Seyne à l’église paroissiale Notre-Dame-de-Bon-Voyage. Les principales furent : le remplacement du pavage existant par un carrelage en pierres du Theil, la réfection des marches des escaliers au-devant de l’église, divers travaux à la toiture et aux corniches. Ces réparations furent approuvées par le préfet du Var le 16 juin 1860 mais déjà, en 1858, le Conseil de fabrique de la paroisse en avait délibéré, notamment au cours de sa séance du 3 octobre de la même année, où il avait été dit : « Qu’un pavage en marbre devrait remplacer l’ancien pavé dégradé ; ce nouveau pavage étant justifié par la beauté du majestueux édifice » ; à cette réunion du Conseil de fabrique étaient présents : MM. Lieutaud, chanoine et curé doyen ; Augustin Daniel, président du Conseil ; Pierre Bégrand, Combal et J.-B. Baudoin. Il est probable que ce fut en raison de la dépense, jugée trop élevée, que, finalement, le pavage en pierres du Theil fut retenu de préférence au marbre que le Conseil aurait voulu (Louis Baudoin, 1965, p. 548).

1867 – 3 octobre  : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vent de nord-ouest, forte brise qui a l’air de vouloir augmenter demain. Aujourd’hui, les échappé (rescapés) du naufrage du « Brésil » se sont rendus à la Vierge (Notre-Dame de Pitié ?) et une messe basse a été célébrée. Il est entendu que chacun d’eux fera dire semblable messe basse et que tous assisteront à chacune.

1869 – 3 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –  Le temps à la pluie semble vouloir s’éloigner de nous. Hier, beaucoup de promesses ; aujourd’hui plus rien car le temps est au sec, le vent est à l’ouest. Il est vrai que le ciel est encore couvert mais si le vent d’ouest prend bien tous les nuages seront bientôt balayés ! Tel est l’état de ce matin. L’après-midi, le vent d’ouest continue et le soir, quoi que nous ayons le calme dans le port, le vent règne au large et le temps étant frais nous prouve que demain nous aurons le même temps à l’ouest. Quelle calamité ! quelques pluies de Saint-Michel manquent et qui sait quand elles viendront ! avec la sécheresse qui continue, on n’en peut plus. désespérant.

1882 – 3 et 4 octobre : FRANçOIS BERANGER, PÊCHEUR DE SAINT-NAZAIRE (SANARY) MEURT EN MER – « Hier au soir, 3 octobre, vers huit heures, nous sommes partis de Saint-Nazaire, tous deux seuls avec mon patron. Nous avons pêché toute la nuit au « gangui ». Le matin, nous trouvant au lieudit « La baume » le vent avait tellement molli qu’il a été impossible de continuer la pêche. Nous avons alors mouillé à l’aide de deux fortes pierres dites « Baudo » et avons gagné le rivage pour nous reposer. Pendant notre sommeil le vent a fait battre le bateau contre les rochers et l’a crevé. Le patron ne se rendant pas compte des dégâts a décidé de rembarquer et a poussé au large. En un instant, le bateau s’emplit et sombra. Le patron s’empara du gouvernail et m’ayant dit de prendre un signal pour me sauver, j’ai pu en nageant gagner la terre et je suis venu chercher du secours. Mon patron ne savait pas nager et je crains que la grosse mer ne l’ait entraîné au large ».

Le tout fut déclaré au maire par devant deux prud’hommes, Mes­sieurs Pierre FOURNIER et Théodore ROUX de Saint-Nazaire. Plusieurs pêcheurs rentrant de pêche furent alertés par la mère BERENGER dès qu’ils eurent amarré leurs barques au quai des Palangriers. A travers les sanglots de la mère et du jeune mousse, ils comprirent le drame et décidèrent sur le champ de se porter au secours de leur camarade. Ce furent Pierre FIGON, patron du « Victoire », 57 ans; CAY Nazaire, patron de « l’Union », 44 ans; CAPELLE Théodore, marin, 39 ans, avec le bateau « LE VAR »; BERNARD Thimotée, patron du « Souvenir », 36 ans. Ils prirent à leurs bords: Edmond et Henri BERENGER, Gustave PELLEGRIN, Etienne POUTET, Fortuné GIOAN, Louis GRANDO­NILLA, Amédée CA Y, Eugène ASTIER, Baptistin MONGE. En route, ils rencontrèrent le patron LAURE, prud’homme du Brusc, qui vint se joindre à eux. Dès qu’ils furent arrivés à hauteur de la Baie de Portissol, ils virent des épaves. Continuant leur route, ils arrivèrent au lieudit « Puits Trabuc », ils virent à 6 ou 7 mètres de la terre, flotter le gouver­nail. Malgré leurs recherches, ils ne purent retrouver François BERENGER. Ils essayèrent de récupérer les filets et la barque. L’ayant élinguée, ils essayèrent de retourner au port, mais la mer violente les en empêcha. Les amarres cassèrent et ils durent abandonner le bateau remorqué. Le corps de François BERENGER ne fut retrouvé que le 5 octobre. Sa mère confirma que son fils ne savait pas nager. » (circonstances du drame telles que les a rapportées le mousse André DECUGIS, âgé de 13 ans, natif de La Ciotat, résidant à Saint-Nazaire chez Lazare BERENGER, d’après Barthélemy Rotger).

1888 – 2 et 3 octobre : DECOUVERTE D’UN SARCOPHAGE DANS L‘ANCIEN JARDIN DE L’HÔPITAL DE SAINT-MANDRIER- Le Jardin botanique de l’hôpital maritime de Saint-Mandrier est abandonné depuis quelque temps déjà et les plantes et arbustes sont enlevés peu à peu, selon les besoins et les circonstances. Cependant en creusant pour enlever un arbre on a découvert un sarcophage renfermant des ossements et une plaque en argent. On croit qu’il date du VIe siècle. La plaque d’argent renferme une inscription latine «Sagit (?) aberas tu domine cor meum caritale tua». C’est l’extrait d’un psaume et signifie : «Ne tiens pas mon cœur loin de ton amour» (traduction Jean Debout). Au-dessous se trouve gravé un cœur transpercé de deux flèches et au-dessus un évêque à genoux, crosse et mitre à la main, priant devant un christ entouré de nuages. Le cercueil est en pierre tendre. D’après certains archéologues, ce sarcophage aurait appartenu à Saint-Flavien compagnon d’armes de Saint Mandrier. Mais rappelons-nous que les ossements des corps des Bienheureux Cyprien, Mandrier et Flavien découverts en 1201 lors de travaux à l’évêché de Toulon, avaient été mis à l’abri dans la cathédrale de Toulon le 3 octobre 1201. Ainsi donc ce sarcophage est une énigme ! (Gisèle Argensse, 1989, p. 105).

Frédéric Morchio : « voici le contenu d’un article paru dans l’édition du mardi 2 / mercredi 3 octobre 1888 de la « Sentinelle du Midi » et relatif à la découverte du sarcophage mentionnée par Gisèle Argensse. vous pourrez constater, entre autres, que la traduction de l’inscription latine est totalement différente de celle proposée par Mme Argensse : « Un sarcophage de l’an 500 – on vient de découvrir, dans le sol du jardin de l’hôpital de Saint-Mandrier, un sarcophage en pierre tendre d’une grande valeur. il renfermait divers ossements et une plaque en argent. sur celle-ci se trouve gravé un cœur transpercé de deux flèches et au-dessus un évêque agenouillé, revêtu de ses ornements sacerdotaux, et priant devant un christ entouré de nuages. Tout auteur en légende cette inscription : sagit aberas tu Domine cor meum caritate tua ( votre amour, o mon Dieu, a transpercé mon cœur.). Les ossements ont été inhumés dans le cimetière de la presqu’île et le sarcophage déposé au Muséum d’Histoire naturelle de l’hôpital principal de la marine à Toulon. On croit que ce sarcophage est celui qui a recueilli les restes mortels de saint Flavien après sa mort en 512, à l’hermitage (sic) où il s’était retiré et qui se trouvait à l’endroit même où l’hôpital de Saint-Mandrier a été ensuite construit. » (« Cahier du patrimoine ouest varois n°14 » dans lequel Frédéric Morchio cite l’édition du mardi 2/mercredi 3 octobre 1888 de la « Sentinelle du Midi »).
Antoine Peretti, auteur de la notice sur l’hôpital militaire de Saint-Mandrier (Cahier du patrimoine ouest varois n°14) : « J’ai travaillé sur l’inscription : le « sagit aberas » me posait un problème (abréviation de « flèches » (?) et verbe « aberas » , de absum : tu éloignais », ce qui rendait la phrase bien obscure) ainsi que la source – introuvable -annoncée par Mme Argensse : psaume traduit par Jean Debout (?). Je passe sur les détails de la recherche ; en fait il s’agit d’une citation de saint Augustin (confessions, 9.2.3), citation mal transcrite ; voici l’originale : « sagittaveras tu cor nostrum caritate tua », transcrite « sagit aberas tu domine cor meum caritate tua » On peut la traduire par « toi, Seigneur, tu avais percé mon cœur des flèches de ton amour ». La mauvaise transcription rendait incompréhensibles les traductions proposées. Quant au cœur percé de deux flèches, il pourrait s’agir du blason de l’ordre de la Visitation. (Hypothèse à vérifier en corrélation avec le dessin de l’évêque). Le sarcophage me semble bien de réemploi, mais sa « fourchette chronologique » est énorme (un petit millénaire ?) ».

  • 1894 – 3 octobre ; LETTRE DE M. Joseph SOLEILLET A M. Jean-Baptiste SENES – La Sinse – agent administratif de la Marine en retraite, à Toulon Var – Sanary, le 3 octobre 1894 – Mon cher Mr Sénès, je viens vous remercier de votre précieux concours pendant nos difficultés municipales. Le conseil municipal démissionnaire a été réélu. Agréez, mon cher Mr Sénès l’expression de mes sentiments les plus distingués. Le Maire, J. Soleillet.  En marge : M. Michel, maire honoraire, votre serviteur Maire officiel, Flotte Charles 1er adjoint et Brun Justin 2e adjoint.

(233 1973 La Môle – Château de Fonscolombe)

1906 – 3 octobre : UNE DECISION INTERNATIONALE QUI PERMIT DE SAUVER DES MILLIONS DE VIES HUMAINES – Question que l’on devrait poser dans ces fichus jeux télévisés dont l’objet est de saucissonner la vie et de livrer ainsi grands thèmes de l’humanité et fleurs de pacotille : Le 3 octobre quelle décision internationale fut prise qui permit de sauver des millions de vies humaines ? Ne donnez pas votre langue au chat : il s’agit de l’adoption du S.O.S. comme signal de détresse international.

1907 – 13 octobre : MARSEILLE, le tramway dessert les Camoins.

1909 – 3 octobre – SAINT-MANDRIER – SITUATION MILITAIRE DE FRANÇOIS CYR AIELLO (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Louis, port de débarquement Toulon ; n° de désarmement 321. Somme payée pour conduire. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

-1911 – 3 octobre : TOULON – OBSÈQUES DES VICTIMES DE L’EXPLOSION DU CUIRASSÉ « LIBERTÉ » – Pendant les obsèques à Toulon, mardi 3 octobre, de toutes ces malheureuses victimes, les établissements publics de la section de Saint-Mandrier avaient leurs pavillons en berne, ainsi que la mairie, la douane, la recette buraliste, le syndic des gens de mer, les ateliers du Creusot et aussi la société musicale. Quelques établissements avaient également fermé leurs portes et en rade, trois navires italiens, ancrés au Creux Saint-Georges, avaient eux aussi hissé leurs couleurs à mi-mât. Une bonne partie de la population s’était portée à Toulon pour saluer au passage les victimes.
Le président de la République M, Fallières assista aux obsèques. Après la cérémonie il vint visiter les blessés à l’hôpital Saint-Mandrier. Après la visite à l’Hôpital Sainte-Anne, le Président de la République et sa suite s’embarquèrent sur le vapeur Kéraudren, spécialement affecté à la liaison de Toulon et Saint-Mandrier, tandis que le remorqueur Hercule était mis à la disposition de la presse. Quand les deux bateaux passèrent devant l’épave autour de laquelle s’affairaient toujours des sauveteurs, les navires présents dans la rade saluèrent l’arrivée du Président sur les lieux de la catastrophe par une salve de 21 coups de canon. Puis, ce fut la visite des blessés à l’Hôpital de Saint-Mandrier, suivie d’une remise de décorations (Gisèle Argensse, 1989, p. 139 ; marius autran / glossaire / tome 1 / cuirasse liberte).
Au cimetière de La Seyne est enterré Louis Gautier, quartier-maître mécanicien, époux de Joséphine Mathieu, fut parmi les 300 victimes de l’explosion du cuirassé Liberté le 25 septembre 1911. Retrouvé dans la rade de Toulon, huit jours plus tard, son corps fut déposé dans le caveau du Souvenir Français à La Seyne le 3 octobre suivant. Le 5 octobre, sa fille Louise venait au monde (Marius Autran, tome 7, 1999).

1914 – 3 octobre :

1. BATAILLE D’ARRAS. COMBATS DE NEUVILLE-VITASSE LES 3 ET 4 OCTOBRE 1914 – Le 3 au matin, aube d’une journée terrible, notre ligne, tenue par des chasseurs à pied, des zouaves, passe par Hamelincourt, Noyelle, Saint Martin sous Cojeul ; Hénin est tenu par le 54e bataillon de chasseurs à pied, et, à gauche, Neuville-Vitasse est occupé par le 60e bataillon de chasseurs à pied. Plus au nord nous n’avons que de la cavalerie. L’ennemi occupe Ervillers, Croisilles, Fontaines les Croisilles. Ses têtes de colonnes sont signalées vers le nord-est, s’avançant vers Arras. Tandis que le 1er bataillon du 41e (commandant Gilquin) est maintenu au nord et à l’ouest de Hénin, pour en renforcer la défense, les 2e (commandant Bernard) et 3e bataillons (commandant Grobert), partant du nord-ouest de Mercatel, doivent, par Neuville-Vitasse et Wancourt, se diriger sur Monchy-le-Preux et s’y établir. A 7 h, arrive l’ordre de se porter à l’attaque de Monchy-le-preux, le 3e en première ligne. La direction du centre du bataillon est la chapelle à un kilomètre de Neuville, sur le chemin de Neuville à Beaurains. Le 2e bataillon est en 2e échelon à droite et se dirige vers Neuville, suivi aussitôt d’un bataillon du 70e (commandant de Tarragon). Les obus frappent durement en avant de la route de Beaurains à Neuville qu’il faut franchir. L’ennemi a déjà atteint Wancourt. Il est appuyé par une puissante artillerie qui écrase Neuville et balaye le terrain au nord du village. Les combats pour Neuville vont commencer. (…) Situation au soir du 3 octobre : Au centre les Allemands occupent la partie centrale du village, dont nous tenons les extrémités est et ouest. A la corne nord-est, une section de la 5e, avec une compagnie du 70e et une fraction du 60e chasseur, occupe encore un groupe de maisons. A la nuit, un calme relatif s’établit. On peut s’occuper des blessés, se reposer et se nourrir un peu. Ceux qui peuvent marcher rejoignent Mercatel où sont les postes de secours des régiments qui ont participé aux combats de Neuville, postes vers lesquels l’itinéraire est fléché; les médecins et les équipes de brancardiers parcourent le terrain pour relever les blessés qui ne peuvent venir d’eux-mêmes, dès qu’une accalmie se produit, car le bombardement a repris et atteint son maximum. Mais ce pauvre village de Neuville a été transformé en fournaise toute la journée par l’artillerie. On se compte, on se réorganise rapidement ; les incendies continuent à rougeoyer tout autour de notre horizon : à 500 mètres de nous Neuville n’est qu’un immense brasier (“Les combats de Neuville-Vitasse les 3 et 4 octobre 1914.”).

2. JOSEPH DECHELETTE – Disparition de Joseph Déchelette, archéologue et précurseur de la céramologie antique à qui l’on doit, entre autres, le Manuel d’archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. (2 tomes en six volumes dont deux d’appendices) plusieurs fois réédité, ainsi que Les Vases céramiques ornés de la Gaule romaine. Combien de générations d’archéologues ont planché sur ces ouvrages ! Au déclenchement de la Première guerre mondiale, rappelé au 104e régiment territorial il demande, malgré son âge avancé – il a 52 ans -, une affectation sur le front pour combler les vides laissés par la bataille de la Marne. Capitaine au 298e régiment d’infanterie, il est tué au front deux mois après le début des hostilités. Il repose aujourd’hui dans la nécropole nationale d’Ambleny et son nom est inscrit au Panthéon, parmi les 560 écrivains morts pour la France. Son souvenir et ses œuvres sont conservés dans le Musée des Beaux-Arts et d’archéologie qui porte son nom à Roanne (Loire), sa ville natale.

1917 – 3 octobre : Saint-Mandrier – UN PATRON PËCHEUR DEVENU INFIRMIER – M. Nègre Anicet quartier-maître infirmier mobilisé, patron pêcheur avant la guerre, est en permission à Saint-Mandrier. Il est de retour de l’hôpital de Sidi Abdallah en Tunisie. Après sa permission il sera affecté à l’hôpital de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 157).

(Château d’Evenos en 1972)

1928 –  3/10 : ACCIDENT DE SOUS-MARIN – Ondine (type classe 2) Au large du cap Finisterre Collision avec le cargo grec Ekaterina Goulandris 43 morts Aucun survivant.

1935 – 3 octobre : LA SEYNE – Décès de HUGUES Nicolas, curé de La Seyne depuis février 1925 ; décédé le 3 octobre 1935 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1939 – 3 octobre : L’ETAT-MAJOR ALLEMAND A-T-IL ARRÊTÉ SON PLAN D’OPÉRATIONS SUR NOTRE FRONTIÈRE ? A cette question, le commentateur du Figaro cite des quotidiens britanniques : « Le Daily Telegraph et le Yorkshire Post s’attachent à démontrer aujourd’hui la façon dont le plan du Quartier Général allemand a été déjoué grâce à la tactique employée par le général Gamelin… Tout indique que le Reich n’a aucun plan au-delà de la conquête de la Pologne. » (Rossel André, 1985)

1940 – 3 octobre : VICHY PROMULGUE LA LOI SUR LE STATUT DES JUIFS – Le régime de Vichy promulgue la loi sur le statut des Juifs.
LOI du 3 octobre 1940 portant statut des Juifs – Nous, Maréchal de France, chef de l’Etat français, Le conseil des ministres entendu, Décrétons :
Art. 1er. — Est regardé comme juif, pour l’application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.
Le journal de la Radiodiffusion française a fait le commentaire suivant : le règlement de la situation des juifs se faisait impérieusement sentir et les juifs eux-mêmes étaient désireux de voir préciser leur situation par rapport à la communauté française… C’est en toute sérénité et fidèle à la tradition d’humanité de notre pays que le gouvernement a publié cette loi et il est sûr que son attitude sera comprise de tous ».
Les juifs sont exclus de l’administration, de l’enseignement, de l’armée, de la presse, de la radio, des spectacles, sauf ceux qui ont rendu des services au pays soit pour faits de guerre, soit dans le domaine littéraire, artistique ou scientifique. Les droits politiques sont retirés aux juifs indigènes d’Algérie. Par ailleurs, le Journal officiel a publié des avis annonçant que par ordonnance sont mis sous séquestre les biens d’un certain nombre de personnes (l’ancien ministre Pierre Cot) ; ou de personnalités juives déchues de la nationalité française : M. Maurice de Rothschild, M. David Weil, M. Stern, banquier à Paris.
Cette loi sera remplacée par la LOI du 2 juin 1941 portant statut des Juifs (Alain Peyrefitte, Jean-Jacques de Bresson, 1986)

1941 – 3 octobre : DES NOUVELLES DE NOS AVISOS-DRAGUEURS – Du 27 septembre au 3 octobre, l’aviso « Commandant Delage » assure l’escorte du convoi C 16 (deux cargos Eridan et Fomalhaut) de Casablanca à Dakar. Il revient rapidement pour protéger le convoi E 31 (trois cargos) entre Oran et Casablanca où il arrive le 7 (Gérard Garier).

(Le Castellet en 2008, Var, aux maisons groupées autour de son château.)

1946 – 3 octobre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le 3 octobre, l’aviso « Elan » est à Salonique, puis à La Sude le 25, il regagne Beyrouth le 28 et rejoint port Saïd le 12 novembre, et au Pirée (id.).

1952 – 3 octobre : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Le 30 septembre, l’escorteur de 2ème classe Elan appareille pour le Pirée où il arrive le 3 octobre, puis il atteint l’île de Rhodes le 11 où il fait escale dans le port du même nom et en repart le 12, cap sur l’île de Naxos. Puis des Cyclades retourne en Tunisie (id.).

1954 – 3 octobre : LA PRESSE EN FOLIE – Lu dans l’Humanité-Dimanche du 3.10.54 : « Le 17 octobre 1849, l’illustre musicien polonais Chopin mourait à Paris. Le 17 octobre 1950, le premier procès d’Henri Martin commençait à Toulon. Rien ne laissait prévoir que le 17 octobre 1954 doive être une date exceptionnelle : il le sera pourtant, puisque ce jour-là aura lieu la vente de masse de l’Humanité-Dimanche »

1958 – 3 octobre : ALGERIE – Annonce du plan de Constantine de développement de l’Algérie (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1978 – 3 octobre : Marseille – « Le Bar du Téléphone ». 9 cadavres sont retrouvés dans un café du quartier du Canet tenu par Nicole et André Léoni, le bar du Téléphone. Un dixième personnage décèdera quelques temps plus tard à l’hôpital. Criblées de balles, les victimes ont été achevées d’une balle dans la tête. Les rares témoins qui ont accepté de parler affirment que quatre hommes cagoulés ont ouvert le feu avant de disparaître. Ce nouveau règlement de compte porte, en deux ans, à cinquante le nom de victimes de cette guerre des gangs. La mort de deux autres hommes à quelque temps de là démontrera que le bar du Téléphone servait de plaque tournante du trafic de faux billets. Claude Barrois, deux ans plus tard, sortira le film « Le Bar du téléphone » avec Christophe Lambert et Richard Anconina.

(avant 1957 : Les Baux, BdRh – Le château et son pigeonnier)

-2015 – 3 octobre : Association des « Amis du Vieux Six Fours et de son Patrimoine »Tél 0675001978 – mail : serge.sappino@free.fr. L’assemblée générale constitutive de l’association se tiendra le 3 octobre 2015. Statutairement, elle vise à faire connaître et à mettre en valeur le patrimoine religieux et civil de Six-Fours  en réunissant les personnes impliquées dans des recherches archéologiques, historiques et scientifiques. L’un de ses objectifs est d’apporter son concours scientifique aux actions menées par la ville,  par des organismes privés ou non, par d’autres associations et par des établissements scolaires. Si ces objectifs vous agréent, venez le 3 octobre vous joindre aux bénévoles qui s’emploient à faire connaître notre patrimoine. PARLEZ-EN AUTOUR DE VOUS ET REJOIGNEZ-NOUS (Flyer d’annonce de la réunion du 3 octobre). C’était il y a quatre ans. Depuis, l’association est orpheline, Serge Sappino nous a quittés en 2019 mais son nom restera dans nos cœurs et sur une plaque apposée sur les pentes du Vieux-Six-Fours, au départ de l’une de ces calades qu’il aimait tant.

2017 – 3 octobre : « De Tauroeis à Tauroentum ou Quand l’archéologie vient au secours de l’histoire » par Charlie HOURCAU (responsable des recherches sous-marines autour de l’archipel des Embiers), Antoine PERETTI (docteur en ethnohistoire, administrateur du Centre archéologique du Var) ; Henri RIBOT  (président du Centre archéologique du Var, directeur du programme de recherches pluridisciplinaires dans l’ouest-varois. Atelier d’Archéologie et histoire antique, « Découvertes et Civilisations », Salle Marie Mauron, Médiathèque Jacques Duhamel (Sanary), 14h 30.

2018 – 3 octobre : QUAND LA BÊTE RAME – Voilà, j’en ai fini pour aujourd’hui (écrit le 3 octobre 2018) ainsi qu’avec cet appareil stupide qu’est mon ordinateur, lequel commence à me les briser menus en ramant pour faire le moindre travail. Je dois le changer, mais il y a tant d’actions et de dossiers en route que je ne peux me permettre de l’arrêter seulement quelques jours comme cela a été le cas ces derniers temps.

2019 – 3 octobre : METEO SANARYENNE – le vent annoncé a soufflé cette nuit et a fait chuter la température nocturne à 13°. Il devrait se calmer durant la journée et ne pas dépasser les 15 km/h tandis que les températures resteront malgré tout relativement basses : 21° à 11h, 24° maximum au cours de la journée. Le soleil devrait se voiler dans l’après-midi tandis que le vent passera au sud puis à l’est. Mais pas de pluie annoncée ! 2022 – 3 octobre : Soupçons de conflits d’intérêts : Eric Dupond-Moretti renvoyé en procès (Par Viviane Le Guen, France Bleu-Nord) – La Cour de justice de la République (CJR) a ordonné lundi un procès  contre Eric Dupond-Moretti, accusé d’avoir profité de sa fonction pour régler des comptes avec des magistrats à qui il s’était opposé quand il était avocat. Une première pour un ministre en exercice.

2024 – 3 octobre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –

Toulon ancien et ses rues. 89e livraison. DEUXIÈME PARTIE Agrandissement de 1589 – Rue d’Alger (suite) : Quelques heures plus tard, le commissaire ordonnateur de la Marine, de Possel-Deydier, qui avait été arrêté en même temps que Sénés l’Ancien, était entraîné à son tour, par la bande des sabreurs, sous la lanterne située à l’angle de la rue des bonnetières ; mais plus heureux que son compagnon de prison, l’ordonnateur fut miraculeusement arraché à la mort par un soldat auquel il avait autrefois accordé une grâce et qui passait par hasard devant le lieu de la scène. « M. de Possel venait d’être dépouillé de son habit et de sa cravate, la fatale corde entourait son cou et les sabres étaient levés, quand un soldat au noble cœur, le sieur Goste, bombardier de la Marine, s’élance le sabre à la main au milieu de la bande, saute sur la corde dont en un tour de main il dégage le cou de la victime, parle avec feu de la bonté, du civisme de celui qu’on veut immoler. Etourdis d’un aussi généreux élan, les assassins abaissent leurs sabres. Possel est sauvé » (J. Henry, Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu’au Consulat).

Le lendemain, deux soldats que nos archives désignent seulement sous le nom, l’un de Tambour- Major du bataillon du Beausset, l’autre, de Petit Dragon, furent massacrés dans cette même rue.

Le pénible spectacle auquel cette rue dut assister de 1793 à 1800, ne fut pas de nature à l’affranchir de la triste célébrité que lui avaient valu les exécutions sanglantes de 1792. Durant une période de huit années, elle vit défiler journellement les nombreux convois de malheureux qui étaient envoyés dans les prisons de l’ancien palais de justice (Ce monument, disparu depuis 1898, occupait l’emplacement sur lequel s’élèvent aujourd’hui les grands magasins du Vieux Palais), et que la plupart ne quittaient que pour aller à la mort. Longtemps l’imagination populaire peupla de fantastiques et lugubres légendes ce monument qui avait été le témoin de tant de souffrances et dont les couloirs avaient retenti d’adieux si déchirants ; et le spectre de la Terreur n’était déjà plus, pour ainsi dire, qu’un cauchemar lointain, que les vieillards se détournaient encore avec effroi du sanctuaire de la Justice.

Trop de souvenirs se rattachent à cet ancien édifice, soit à cause des incidents qu’il fit naître, à l’époque de sa construction, entre les villes d’Hyères et de Toulon, soit à cause du rôle qu’il a joué pendant la Révolution, pour que nous ne lui consacrions pas dans cette étude une place toute spéciale.

Nous sommes persuadés que bon nombre de nos concitoyens nous sauront gré d’avoir fait revivre un instant ce monument, lorsqu’ils parcourront la liste des individus massacrés ou exécutés durant la période révolutionnaire et qu’ils y liront le nom d’un ancêtre dont ils ignoraient le malheureux sort (p. 37 à 123)..

UNE NON-BLAGUE POUR LA ROUTE (ou « ce que parler veut dire !« )

1955 – 4 décembre ; « Il (le maire) propose à l’Assemblée que l’étude et la mise en chantier soient mises en chantier immédiatement pour que l’ouvrage puisse être mis en chantier avant la saison prochaine » (Centre-Matin, 4 décembre 1955)

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent jeudi.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.

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