ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 4 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4931).
ILLUSTRATIONS : quelques ouvrages de notre bibliothèque se rapportant à la Provence
FETES : Bienvenue et bonne fête à tous les François de l’univers, car c’est aujourd’hui leur jour, celui que l’église catholique dédie à saint François d’Assise, mort en 1224, canonisé en 1228, fêté le 4 octobre (V. Saxer) en latin Franciscus, le fondateur de l’ordre des frères mineurs appelé plus simplement l’ordre franciscain qui se caractérise par la prière, la pauvreté, l’évangélisation et le respect de la création. Son corps était conservé à La Canourgue. On ne voit pas pourquoi elle ne figure pas dans les calendriers victorins avant celui de 1508. Fêté le 4 septembre (V. Saxer).
Bien que ce soit la journée mondiale des animaux, les amateurs de bonne chère n’ont aucun souci à se faire, la Révolution, dans son calendrier, a prévu de compenser ce léger handicap en dédiant ce treizième jour du mois de vendémiaire An II au potiron, l’une des cinq espèces de courges les plus couramment cultivées, elle-même connaissant une vingtaine de variétés. Selon la revue de l’Agence Fruits et Légumes Frais, Walt Disney, dans son dessin animé intitulé « Cendrillon », a alimenté la confusion entre citrouille et potiron en faisant transformer par la fée un potiron en un magnifique carrosse, alors que, dans le texte original du conte, Charles Perrault parle d’une citrouille.
Inutile de développer plus avant et contentons-nous de déguster ces chers potirons très légers en calories et concentrés en micronutriments, en les préparant de très nombreuses manières comme légumes ou comme desserts : en soupe, en purée, en gratin, en tarte, en tourte, en confiture…, voire en glace !
DICTON : « si tu bâtis le jour de la saint François, soit prudent pour les assises. » (jeu de mots !). Alors, mèfi ! C’est la saison des pluies qui DEVRAIT débuter
PENSÉE : « J’ai balayé Paris avec un soin extrême, et, voulant sur les mers balayer les Anglais, j’ai vendu si chers mes balais que l’on m’a balayé moi-même. » (de Sartine).

EPHEMERIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1798 – 4 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE –Réponse de Bonaparte à la lettre du général Kléber du 22 septembre, « Le Caire, le 13 vendémiaire an VII (4 octobre 1798) : Le général Caffarelli, Citoyen Général, m’a fait connaître votre désir. Je suis extrêmement fâché de votre indisposition. J’espère que l’air du Nil vous fera du bien, et, sortant des sables d’Alexandrie, vous trouverez peut-être notre Egypte moins mauvaise qu’on peut le croire d’abord. Nous avons eu différentes petites affaires avec les Arabes de la province de Charqyeh et du lac Menzaleh; ils ont été battus à Damiette et avant-hier à Myt-Ghamar. Desaix a été jusqu’à Syout. Il a poussé les Mamlouks dans le désert : une partie d’entre eux a gagné les oasis. Ibrahim Bey e$t à Gaza. Il nous menace d’une invasion, mais nous qui ne menaçons pas, nous pourrions bien le déloger de là. Croyez au désir que j’ai de vous voir promptement rétabli et au prix que j’attache à votre estime et à votre amitié. Je crains que nous ne soyons un peu brouillés; vous seriez injuste si vous doutiez de la peine que j’en éprouverais. Sur le sol d’Egypte, les nuages, lorsqu’il y en a, passent dans six heures ; de mon côté, s’il y en avait eu, ils seraient passés dans trois. L’eStime que j’ai pour vous est égale au moins à celle que vous m’avez quelquefois témoignée. J’espère vous voir sous peu de jours au Caire, comme vous le mande le général Caffarelli. Je vous salue et vous aime ».
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 917e livraison. –1486 – 4 octobre :
1. Fons de la Figuiera (acte aux archives de l’Evêché). Font de la Figuière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel.
2. Mayon Cremada. Maison-Cremade – bastide, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Maison-Cremade : bastide, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Maison Cremade, 3 novembre 1431 (registre aux archives de l’Evêché).
3. La Plane. Plan du Puits lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Plan dau Puech, 22 août 1471 (registre aux archives de l’Evêché), puis Plan de Saint-Marcel, 9 novembre 1455 (ibid.).
4. Vallon de dona Aycarda (acte aux archives de l’Evêché). Roche de Garin lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près le château de Forbin. Première mention : Roca dan Garin, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor). Roqua de Garin, 31 mars 1513 (registre aux archives de l’Evêché).
SANARY : 717e livraison : –1867 – 4 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vent de nord-ouest – forte brise – froid intense d’autant plus sensible qu’il y a deux jours, la chaleur était encore assez forte. – – nous sommes de nous habiller d’hiver. – La température a changé du tout au tout. Le thermomètre à 6 heures du soir a marqué 9 degrés centigrades. . Cette température provient des pluies qui sont tombées du côté de Marseille alors qu’à Saint-Nazaire, nous n’avons eu que quelques gouttes.
LA SEYNE-SUR-Mer : 612e livraison : -1792 – 4 octobre : 15 sols par jour à chaque volontaire montant la garde aux batteries – Le 4 octobre, les administrateurs du Var accordèrent une solde de 15 sols par jour à chaque volontaire montant la garde aux batteries, et les officiers étaient traités à raison de leur grade. La garde nationale de Six-Fours ne recevait aucune indemnité. Seuls les volontaires de la Seyne percevaient cette somme lors de leur déplacement pour le service des batteries des côtes. Le général d’Anselme, commandant en chef l’armée du Var, avait adressé une réquisition dans ce sens au directoire du district, qui prit une décision uniforme pour toutes les batteries des côtes du département (Reboulet, Le général d’Anselme (1740 – 1814) savie, ses maximes militaires, Apt, Mistral, 1912, in-12, 224 p., 1 port., 1 pl).
OLLIOULES : 611e livraison : -2025 – ACCUEIL – Fréquenté par l’homme dès le Néolithique, le territoire d’Ollioules est par la suite occupé par la tribu celto-ligure des Camatulici. Ils créent sur la colline de la Courtine le plus vaste oppidum de la région, véritable ville fortifiée qui entretient des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (aujourd’hui le Brusc, sur la commune de Six Fours). Dès cette époque, on cultive l’olivier qui sera le véritable emblème de la ville, puisqu’il lui a donné son nom et figure sur ses armoiries. Du Moyen Age, Ollioules (Oliolis ou Oliolas) conserve de nombreux vestiges, dont les ruines du château féodal (XIe-XVe siècles) et sa chapelle Notre-Dame du Château (XIIe siècle), l’église Saint-Laurent (XIe-XVIIe siècle) et un important noyau médiéval dans la vieille ville. Les XVIe et XVIIe siècles représentent en effet la période la plus prospère. De 240 maisons à la fin du XVe siècle, la ville passe à 600 maisons à la fin du siècle suivant, puis 700 maisons à la fin du règne de Louis XIV (Service archives et patrimoine).

ÉPHÉMÉRIDES.
L’INTÉGRALE.
–Un 4 octobre du dixième siècle : Débutons par une légende recueillie par Bernardo Luppi à Pigna, bourg italien de la haute vallée de Nervia, dominé par les cimes des Alpes : « A l’aube du 4 octobre d’une lointaine année du dixième siècle, les Sarrasins qui assiégeaient l’agglomération commencèrent à frapper furieusement les murs. C’était la fête de Saint Tibère, très vénéré par la population de Pigna. La population demanda au saint l’aide et la force nécessaires pour vaincre les barbares. Ils furent entendus et purent ainsi sortir de leur ville et se porter sur les hauteurs libres de toute menace des brigands. » (Bernardo Luppi, p. 89-90)
-1174 – 4 octobre : CONSECRATION DE L’EGLISE DE LA CHARTREUSE DE LA VERNE à COLLOBRIERES (Var) – Après que le 7 juin 1174, Pierre de Montlaur, évêque de Marseille, ait fixé les limites du défens de Montrieux vers Méounes en juin (Acte n° 9, cartulaire de Montrieux, limites du défens de Montrieux vers Méounes), le dimanche 4 octobre l’église de la Chartreuse de la Verne est consacrée. On retrouve une grande partie des personnages présents le 7 juin : domino Bertrando, priore Montis Rivi, et monachis ejus: Honorato…, Guillelmo Betz, Petro de Ponte…, Giraldo, Rolando, Bernardo, Ostendo, Willelmo; conversis vero: Ricardo, Raimundo de Turritz, Rostagno Lamberti, Giraldo Garcino, Giraldo Bona Terra, Willelmo Gariano, Petro Michaelis, Petro Fulconis, Andrea; donatis vero: Giraldo, Silvero, Pontio Lardena, Willelmo Verdelionis; laicis vero seculi: Bertrando de Massalia, Gaufredo de Almis, Guidone de Melna, Bertrando de Oliolas, Bertrando Sennoretz (mention d’un Bertran Senioret lors de la prestation de serment faite par Pons de Fos à Raimon de St-Gilles pour les châteaux de Fos, Hyères et Aix vers 1103, cf. Cl. Brunel, I, 13, charte n° 10), Willelmo de Valle Bella, Willelmo de Bauceto, Petro de Tornamina, Radulfo Catalano, Willelmi Gantelmi, Bertrando Aicardi de Castelleto, Desiderio, priore Verne (Dom Didier, prieur de la Verne de 1174 à 1183, devint ensuite évêque de Toulon) ; …Barnerio, capellano de Evena ;…
–1351 – 4 octobre : Balma Lhaugier (acte notarié). Baume-Laugière – quartier rural de Saint-Pierre, commune de Marseille (1872). Première mention vers 1090 : Balmœ (cartulaire Saint-Victor, charte n° 145) puis Balma Laugier 3 septembre 1296 (charte aux archives de la Major)..

–1486 – 4 octobre :
1. Fons de la Figuiera (acte aux archives de l’Evêché). Font de la Figuière – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel.
2. Mayon Cremada. Maison-Cremade – bastide, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Maison-Cremade : bastide, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel. Première mention : Maison Cremade, 3 novembre 1431 (registre aux archives de l’Evêché).
3. La Plane. Plan du Puits lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Plan dau Puech, 22 août 1471 (registre aux archives de l’Evêché), puis Plan de Saint-Marcel, 9 novembre 1455 (ibid.).
4. Vallon de dona Aycarda (acte aux archives de l’Evêché). Roche de Garin lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près le château de Forbin. Première mention : Roca dan Garin, 19 novembre 1356 (charte aux archives de Saint-Victor). Roqua de Garin, 31 mars 1513 (registre aux archives de l’Evêché).
–1636 – 4 octobre : Vieux château de Saint-Marcel sive Castan (acte aux archives de l’Evêché). Castan – torrent qui se jette dans l’Huveaune, commune de Marseille, au quartier de Saint-Marcel. Première mention le 29 août 1579 : Castan (acte aux archives de l’Evêché).
–1669 – 4 octobre : MORT DE REMBRANDT à Amsterdam (Hollande). Rembrandt Harmenszoon van Rijn, né à Leyde (Hollande) dans une famille de meuniers, avait connu le succès dès 1632 avec « La leçon d’anatomie », un tableau de groupe, le premier qu’il signa de son prénom, Rembrandt.
–1672 – 4 octobre : Au cours du XVIIe siècle, il ne semble pas que les esclaves aient reçu de chaussures ni de bottes d’aucune sorte, et ceux qui n’avaient pu faire conserver les leurs après leur capture devaient travailler pieds nus comme l’indique la dépense de deux zecchini correspondant à l’achat de chaussures pour environ 40 esclaves rachetés « car ils sont pieds nus, et afin qu’ils puissent entreprendre le voyage d’Ancone à Rome ».(Archives du Vatican, Gonfalone, liasse 1144, p. 189, lettre des dépenses de Cattaro, datée du 4 octobre 1672, citée par Robert C. Davis, « L’esclavage blanc en Méditerranée 1500-1800 – Esclaves chrétiens, maîtres musulmans », 2006, p. 181.).
-1680 – 4 octobre : CANAL DU MIDI – Mort de Jean-Paul Riquet, l’ingénieur qui créa le canal du Midi reliant la Méditerranée à l’Atlantique. Le canal du Midi, à bief de partage, relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis le XVIIᵉ siècle. D’abord nommé « canal royal de Languedoc », il fut rebaptisé « canal du Midi » au moment de la Révolution.
–1691 – 14 octobre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – « J’étais à peine arrivé à Rimini que je vis se presser autour de moi une foule de pauvres femmes dont les maris étaient retenus en esclavage à Dulcigno (…) Vous ne pouvez imaginer l’affliction et les dommages causés à tant de familles par cet esclavage, ni l’extrême compassion que suscitent toutes ces malheureuses, avec des enfants à leur sein et la douleur de voir leurs filles, à leurs côtés, dans une si modeste mise » le cardinal Corsi se trouva-t-il cerné, assiégé presque, à son arrivée en 1696 à Rimini, où il devait prendre ses fonctions le légat du pape, mais cette scène aurait pu se dérouler dans n’importe quelle ville des côtes adriatique et tyrrhénienne de l’Italie le cette époque. La péninsule italienne était alors la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles, peut-être davantage, et les populations des côtes s’étaient en grande partie retranchées dans des villages fortifiés perchés en haut des collines ou dans des villes plus importantes telles que Rimini, abandonnant aux vagabonds et aux pirates des kilomètres de littoral autrefois fortement peuplés. De même, tout le long de la côte adriatique, une région qu’on disait « continuellement envahie par les Turcs », les populations s’entassaient pour l’essentiel dans des centres fortifiés – des villes comme Pesaro, Ancona, Civitanova, San Benedetto, Pescara et Vasto (Archives du Vatican, cité par Robert C. Davis dans L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE 1500-1800 –Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 223).

-1775 – 4 octobre :
1. Rapport d’inspection du maréchal d’Aumale sur les forts et batteries de Toulon – Une inspection du maréchal d’Aumale sur les forts et batteries de la place de Toulon donna lieu à un rapport, en date du 4 octobre 1775, qui nous permet de compléter nos connaissances sur les ouvrages de Balaguier et de l’Eguillette au XVIIIe siècle. Nous en tirons les précisions intéressantes qui suivent sur la tour de Balaguier :
« La tour de Balaguier est située sur la pointe de ce nom qui termine le goulet de la petite rade, et forme sa séparation avec la grande, au pied du dernier éperon de la montagne du Caire que couvre le fort de ce nom et la redoute de Grasse (Note de Louis Baudoin : Nous aurons à reparler de ces derniers ouvrages, construits au XVIIe siècle, quand nous ferons le récit des opérations de 1793 dans la presqu’île de Balaguier ; de même, lorsque nous serons parvenus au XIXe siècle, nous ferons l’historique des forts et batteries modernes édifiés dans la même région seynoise, celui du fort Napoléon ex-Caire compris).
« Elle (la tour de Balaguier) fait face à l’entrée de la grande rade ; sa figure est assez irrégulière, le donjon est vaste ; le fort est bien revêtu et est en bon état. Il se compose d’une tour circulaire de 19,50 mètres de diamètre, ou de 61,25 mètres de circonférence; son mur, à la base, a 4 mètres d’épaisseur et 3 mètres jusqu’à la hauteur de 15 mètres, qui est la limite de la plate-forme supérieure voûtée à l’épreuve de la bombe, et peut recevoir 8 pièces de canon, placées dans 8 embrasures, qui occupent la muraille de 3 mètres d’épaisseur, ayant 5 mètres de hauteur.
« Un chemin de ronde crénelé, comprenant 41 créneaux, termine la tour par un chemin de ronde de 2 mètres de hauteur et 0,70 mètre d’épaisseur. Au pied de ladite tour se trouvent 2 batteries basses en ailes, tracées fort irrégulièrement, de façon à porter leurs feux dans différentes directions. La gorge est fermée par un mur crénelé, sans flanquement régulier ; ses épaulements sont en maçonnerie à embrasures. Ses établissements sont assez considérables, indépendamment de la tour qui en contient de beaux avec une citerne de vingt mille litres, et autres accessoires. Son enceinte comprend la porte d’entrée, avec pont-levis, un corps de garde, 2 guérites en pierre, un four à rougir les boulets ; des logements, non voûtés, pour recevoir 65 hommes, un magasin à poudre voûté à l’épreuve, de 126 mètres cubes, pouvant contenir 11.000 kilos de poudre, en barils de 50 kilos ; un logement inférieur de la tour, de 190 mètres cubes, pour contenir des vivres en grandes provisions pour un long siège ; le logement du capitaine canonnier, une caserne voûtée, pour 44 canonniers, une infirmerie, un four pour 400 rations, une chapelle et l’escalier tournant pour descendre dans les parties basses. »
Le maréchal d’Aumale ajoute à la fin de son mémoire d’inspection que Vauban avait proposé de sérieuses améliorations dans son rapport, « lesquelles, dit-il, n’ont reçu aucun commencement d’exécution et ne méritent plus de l’être.
Extrait du mémoire de Vauban du 9 mars 1679: « La tour de Balaguier (extrait du mémoire de Vauban du 9 mars 1679) : « Cette tour est fort grande et bien achevée ; sa batterie basse contre la mer fait plusieurs angles et contient 31 canons sur différentes faces qui, la plupart, croisent leur feu avec ceux de la Grosse Tour.
« Du côté de la terre, la tour n’est fermée que par un petit mur de 2 pieds (0,65 m) d’épaisseur sur 10 (3,25 m) de hauteur, percé de créneaux à la hauteur d’homme ; cette clôture t’ait trois angles assez mal tournés. Mon avis (c’est Vauban qui parle) est de la renforcer du côté de terre, bastionnée comme une petite corne, menant son revêtement à 15 pieds (4,90 m) de haut, et la percer de créneaux ; mais si élevée que l’ennemi ne s’en puisse servir contre ceux de dedans, comme il pourrait le faire contre ceux qui y sont à présent. »
2. Rapport d’inspection du maréchal d’Aumale concernant, à La Seyne, le fort de l’Eguillette et les redoutes Caire et de Grasse : Le fort de l’Eguillette est composé d’une tour carrée casematée à plusieurs étages, avec batterie basse. Il est d’une bonne défense. « Ses établissements sont beaux et sûrs, contiennent des logements et magasins à poudres et à vivres, etc., plus une grande citerne de 96.000 litres. Le point fortifié le plus voisin est le fort Caire, situé à 1.600 mètres environ de distance, en communication par un chemin carrossable. La tour de l’Eguillette a 8,50 mètres de hauteur, sa base carrée a 12 mètres de côté, la muraille a 1 mètre d’épaisseur ; porte d’entrée avec pont-levis, corps de garde, 2 galeries crénelées, des locaux à l’épreuve de la bombe, un four à rougir les boulets et un four de boulanger pour 350 rations. « La chapelle du fort de Balaguier sert pour la garnison de l’Eguillette, des redoutes Caire et de Grasse qui sont situées à une petite distance sur la même presqu’île de Balaguier. » (Extrait du rapport d’inspection du maréchal d’Aumale cité par Louis Baudoin, 1965, p. 204)

-1789 – 4 octobre : LA PATIENCE DU PEUPLE EST A BOUT – Le peuple, quant à lui, craint la banqueroute et la famine. L’insurrection commence avec le rassemblement de 8 à 10000 miséreux autour de l’Hôtel de Ville : ils ont trop souffert. Leur patience est à bout (Dimanche 4 octobre, Agenda du Bicentenaire).
-1792 – 4 octobre : 15 sols par jour à chaque volontaire montant la garde aux batteries – Le 4 octobre, les administrateurs du Var accordèrent une solde de 15 sols par jour à chaque volontaire montant la garde aux batteries, et les officiers étaient traités à raison de leur grade. La garde nationale de Six-Fours ne recevait aucune indemnité. Seuls les volontaires de la Seyne percevaient cette somme lors de leur déplacement pour le service des batteries des côtes. Le général d’Anselme, commandant en chef l’armée du Var, avait adressé une réquisition dans ce sens au directoire du district, qui prit une décision uniforme pour toutes les batteries des côtes du département (Reboulet, Le général d’Anselme (1740 – 1814) savie, ses maximes militaires, Apt, Mistral, 1912, in-12, 224 p., 1 port., 1 pl).
-1793 – 4 octobre :
1. protestation vigoureuse du Beausset contre les mesures des représentants du peuple Levasseur et Bentabole – La Société ambulante du Beausset adresse le 4 octobre 1793 aux jacobins de Paris, une protestation vigoureuse contre les mesures des représentants du peuple Levasseur et Bentabole. Vidal et Peillon sont présentés comme des patriotes distingués, « victimes de manœuvres infâmes des traîtres toulonnais », alors qu’ils ont toujours été « l’effroi des royalistes de cette ville infâme ». Troin, patriote toulonnais, et commissaire du Comité de Salut Public auprès de l’armée du Midi, appuya la délibération de la Société ambulante du Beausset. Vidal et Peillon étaient selon lui « des patriotes distingués qui avaient contribué par leur énergie à sauver, l’année précédente, la ville de Toulon menacée par ses infâmes administrateurs et consorts (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…Note : Allusion aux événements de Juillet 1792 à Toulon)« .
2. les corps constitués dOIVent demeurer à l’écart de l’administration militaire – Le 4 octobre, à Nice, les représentants Robespierre jeune et Ricord durent tenir compte de la pétition émanant de Pierre Bella, capitaine, Jacques Gastaud ou Gastoud, lieutenant, et Antoine Mouton, sous-lieutenant aux postes des batteries de Graillon et de la Gabelle. Après avoir proclamé l’importance de la connaissance du maniement du canon, après avoir insisté sur les dangers de l’immixtion dans la police de l’armée des corps constitués, après avoir constaté que la compagnie levée par le général Mouredon ne pouvait être dissoute à cause de la promulgation de la loi concernant la levée en masse des citoyens, puisque cette compagnie avait été formée pour protéger les côtes contre les incursions des ennemis et qu’elle faisait un service militaire, ces représentants décidèrent qu’aucun détachement ne serait déplacé sans le consentement de ses officiers, que les corps constitués devaient demeurer à l’écart de l’administration militaire et que la compagnie se trouvant aux batteries de Graillon et de la Gabelle resterait à son poste (Archives de Sanary, D4).
3. Circulaires de l’administration du district du Beausset, concernant l’exécution de l’arrêté pris le 14 septembre par les représentants du peuple Gasparin, Escudier et Saliceti, au sujet de l’arrestation de toutes les personnes suspectes ou enfermées dans Toulon et à raison de « l’infâme trahison qui a livré la « ville de Toulon aux ennemis de la République » (4 octobre), selon la formule usitée (Archives de Sanary, I2. et D4.).
4. ACQUITTEMENT DE Laurent BERDIL, de La Seyne. Jugé par le Tribunal révolutionnaire des Bouches-du-Rhône devant lequel il comparut pendant le siège de Toulon. II fut acquitté le 4 octobre 1793 (Arch. départem. des B.-du-Rh., dépôt annexe d’Aix : L. 94, 103, 103 bis, 448.).

–1798 – 4 octobre : EXPEDITION D’EGYPTE –Réponse de Bonaparte à la lettre du général Kléber du 22 septembre, « Le Caire, le 13 vendémiaire an VII (4 octobre 1798) : Le général Caffarelli, Citoyen Général, m’a fait connaître votre désir. Je suis extrêmement fâché de votre indisposition. J’espère que l’air du Nil vous fera du bien, et, sortant des sables d’Alexandrie, vous trouverez peut-être notre Egypte moins mauvaise qu’on peut le croire d’abord. Nous avons eu différentes petites affaires avec les Arabes de la province de Charqyeh et du lac Menzaleh; ils ont été battus à Damiette et avant-hier à Myt-Ghamar. Desaix a été jusqu’à Syout. Il a poussé les Mamlouks dans le désert : une partie d’entre eux a gagné les oasis. Ibrahim Bey e$t à Gaza. Il nous menace d’une invasion, mais nous qui ne menaçons pas, nous pourrions bien le déloger de là. Croyez au désir que j’ai de vous voir promptement rétabli et au prix que j’attache à votre estime et à votre amitié. Je crains que nous ne soyons un peu brouillés; vous seriez injuste si vous doutiez de la peine que j’en éprouverais. Sur le sol d’Egypte, les nuages, lorsqu’il y en a, passent dans six heures ; de mon côté, s’il y en avait eu, ils seraient passés dans trois. L’eStime que j’ai pour vous est égale au moins à celle que vous m’avez quelquefois témoignée. J’espère vous voir sous peu de jours au Caire, comme vous le mande le général Caffarelli. Je vous salue et vous aime ».

-1815 – 4 octobre –
1. sort des gardiens licenciés DE TOULON – Dans sa séance du 4 octobre 1815, le Conseil d’Administration du port de Toulon se préoccupait déjà du sort des gardiens licenciés : « par leur âge, leurs blessures, leurs infirmités, ces anciens serviteurs de l’Etat sont exposés à la misère la plus profonde si on leur enlève tout moyen d’existence », la plupart sont des anciens serviteurs de l’Empire, le Conseil propose au Ministre de les employer comme « journaliers de dépôt » au salaire de 0,80 F par jour (A titre de comparaison, un lieutenant de vaisseau en demi-solde percevait en septembre 1815, 70 fr. par mois soit environ 2,30 fr. par jour, un sergent d’artillerie de marine 18 fr. par mois soit environ 0.60 fr. par jour, un caporal d’artillerie de marine 13,5 fr. par mois soit 0,45 fr. par jour, un matelot 16 fr. par mois, un maître d’équipage, 24 fr., un contre-maître, 15 fr., un gendarme de la marine, 15 fr. un gardien, 6 fr., un quartier-maître 12,50 fr. A ces demi-soldes s’ajoutaient 2 fr. par mois pour 1 enfant, et 4 fr. pour 2 enfants. (Série 1 E2, vol. 41, 1815 — et 2A, vol. 119, 1814.). Les agents comptables qui avaient bien mérité avaient en principe droit à une gratification ; en raison du grand nombre des désarmements et de la politique d’économie draconienne, les paiements furent suspendus. Le Conseil d’Administration du Port demande qu’on rétablisse cette prime « dans le respect de la loi et de la justice » (Lorsque en avril 1816, la Duchesse de Berry vint à Toulon, l’ameublement des hôtels de l’intendance et de la Préfecture Maritime était si rare que l’on dut emprunter des meubles à des particuliers de la ville) (Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).
2. DUREE DE LA SEMAINE DE TRAVAIL DE L’OUVRIER – La semaine de travail pour les ouvriers est ramenée, le 11 octobre 1815, à 4 jours par semaine, le Ministre ne rétablira la semaine de travail que le 23 février 1816, afin de « soutenir, dit le Conseil, l’existence de la classe précieuse des ouvriers ». Seuls les ateliers de la clouterie, tonnellerie, relieurs, cordonniers et ateliers à voiles conservèrent la durée normale de travail. Le bagne, qui grève le budget de la Marine (une journée de forçat coûtait 80 centimes) n’échappe pas aux mesures d’économie. D’abord sont licenciés les cadres sur lesquels la Municipalité c donné de mauvais renseignements sur leur conduite pendant les 100 jours, 18 gardes chiourmes sont congédiés. Emu par la situation dramatique de ces pauvres gens, — l’un d’eux, par exemple, a 6 enfants en bas âge et un beau-père âgé à charge — l’intendant Dupont écrivait au Ministre Dubouchage que « sa tâche était difficile à cause du sentiment naturel de pitié qu’inspire le malheur dans les individus même les plus coupables. Il appartient aux ministres de Sa Majesté revêtus de sa confiance et de grands pouvoirs d’étendre la clémence du Souverain à ces hommes qu’a réprouvé l’animadversion générale ». Il faut reconnaître, en toute objectivité que les gestes d’humanité ne furent pas l’exception. De vieux marins blessés au combat de Trafalgar, dans l’indigence totale, sont réembauchés comme « gardiens de dépôt » jusqu’à ce qu’ils puissent percevoir leur demi-solde d’invalide. Afin de recaser quelques ouvriers, la Direction du Port demande que les forçats soient remplacés par des gardiens pour la manutention du gréement, car « le gaspillage et la dilapidation qui suivent d’ordinaire le travail de mouvements des munitions et mâtures fait par cette classe d’individus a porté le Conseil c adopter qu’il fut opéré par des gens libres ». Quoi qu’il en soit, les forçats, eux, travaillaient toute la semaine, car « la dépense en état d’oisiveté est la même pour l’Etat, » constate le Conseil. Le 1 1 octobre 1815, l’arsenal comptait encore 1.341 ouvriers civils, 166 ouvriers militaires et 759 forçats. Malgré les secours distribués par le Ministre aux plus nécessiteux, l’insuffisance des salaires et les licenciements maintenaient dans la cité une profonde misère. D’après L. Nicolas (20), en 1815, 120 000 marins français, de guerre et de commerce, pourrissaient encore sur les sinistres pontons anglais. Le capitaine de vaisseau Bonnefous qui resta 5 ans prisonnier des Anglais sur le ponton de Bahama, en rade de Chatham, raconte dans ses Mémoires que les officiers de marine français prisonniers pouvaient bénéficier du système des « cautionnements ». On appelait cautionnements » les petites villes où se trouvaient les dépôts, les prisonniers pouvaient y résider sur leur parole d’honneur de ne pas s’en écarter de plus d’un mille de distance, de rentrer tous les soirs au coucher du soleil et de comparaître 2 fois par semaine devant un Commissaire du Gouvernement Anglais. L’Angleterre accordait à chaque officier prisonnier 18 pence (36 sous) par jour quel que fut son grade.La France n’avait pratiquement plus de marine et comme pour consacrer cette disparition, on jugea inutile de conserver le télégraphe : par mesure d’économie, toutes les vigies sémaphoriques de l’arrondissement de Toulon furent supprimées, les sémaphores démontés et les cabanes cédées aux Domaines (Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).
–1830 – 4 octobre : PROCLAMATION DE L’indépendance de la Belgique… Territoire sans unité nationale, périodiquement disputé par toutes les grandes puissances européennes depuis le Moyen Âge, la Belgique proclame son indépendance le 4 octobre 1830. Quinze ans plus tôt, l’Angleterre avait imposé son union avec l’ancien royaume de Hollande pour former le Royaume-Uni des Pays-Bas. Mais catholiques et bons vivants, les Belges se sentaient peu d’affinités avec les Hollandais calvinistes qu’ils jugeaient plutôt austères. L’insurrection se déclenche au théâtre royal de Bruxelles, ou théâtre de la Monnaie, qui donne une représentation de La Muette de Portici, un opéra d’Auber. Le public s’enflamme quand le ténor Lafeuillade entonne le refrain : «Amour sacré de la patrie, rends-nous l’audace et la fierté». L’indépendance est proclamée le 18 novembre 1830 par les cent quatre-vingt-huit membres du Congrès. Ceux-ci se prononcent à une très large majorité pour l’établissement d’une monarchie constitutionnelle. Il s’agit en l’occurrence de ne pas effrayer les voisins européens qui, tous, ont des régimes monarchistes. Après avoir sollicité le jeune fils du nouveau roi des Français Louis-Philippe 1er, les Belges se rabattent sur le prince allemand Léopold de Saxe-Cobourg, veuf d’une princesse anglaise. Il prête serment le 21 juillet 1831 et devient roi sous le nom de Léopold 1er.

–1853 – 4 octobre : L’Empire ottoman déclare la guerre à la Russie. Le 27 novembre, la flotte russe détruira la flotte turque. La flotte franco-anglaise pénètrera alors en mer Noire (F.T., 2020). Cela marquera le début de la guerre de Crimée.
-1863 – 4 octobre : Napoléon III et le chancelier prussien Bismarck se rencontrent à Biarritz. L’Empereur des Français accepte la suprématie de la Prusse en Allemagne ainsi que l’unification de l’Italie aux dépens de l’Autriche. Leur prochaine rencontre sera moins « touristique » puisqu’elle se fera au moment de la signature de la reddition de l’Empereur après la défaite de Sedan en 1870.
–1867 – 4 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vent de nord-ouest – forte brise – froid intense d’autant plus sensible qu’il y a deux jours, la chaleur était encore assez forte. – – nous sommes de nous habiller d’hiver. – La température a changé du tout au tout. Le thermomètre à 6 heures du soir a marqué 9 degrés centigrades. . Cette température provient des pluies qui sont tombées du côté de Marseille alors qu’à Saint-Nazaire, nous n’avons eu que quelques gouttes.
–1869 – 4 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Beau temps mais trop sec – Vent qui augmentera dans la journée. Après avoir augmenté vers midi, il a diminué dans la soirée. M. Michel est parti pour Marseille avec toute sa famille qui était ici depuis St-Jean. Mme Michel va de mieux en mieux et sa santé semble s’être raffermie pour toujours. Nous sommes portés à croire que son séjour à St-Nazaire a beaucoup contribué à la rétablir.

-1882 – 4 octobre : François BERENGER, patron pêcheur de Sanary, disparaît au cours du naufrage de son bateau « les quatre frères ». Âgé de 24 ans, il était fils de Lazare BERENGER et de Eléonore GAS, son épouse. Voici les circonstances du drame telles que les a rapportées le mousse le jeune André DECUGIS, âgé de 13 ans, natif de La Ciotat, résidant à Saint-Nazaire chez Lazare BERENGER.
« Hier au soir, 3 octobre, vers huit heures, nous sommes partis de Saint-Nazaire, tous deux seuls avec mon patron. Nous avons pêché toute la nuit au « gangui ». Le matin, nous trouvant au lieu-dit « La baume » le vent avait tellement molli qu’il a été impossible de continuer la pêche. Nous avons alors mouillé à l’aide de deux fortes pierres dites « Baudo » et avons gagné le rivage pour nous reposer. Pendant notre sommeil le vent a fait battre le bateau contre les rochers et l’a crevé. Le patron ne se rendant pas compte des dégâts a décidé de rembarquer et a poussé au large. En un instant, le bateau s’emplit et sombra. Le patron s’empara du gouvernail et m’ayant dit de prendre un signal pour me sauver, j’ai pu en nageant gagner la terre et je suis venu chercher du secours. Mon patron ne savait pas nager et je crains que la grosse mer ne l’ait entraîné au large ». Le tout fut déclaré au maire par devant deux prud’hommes, Messieurs Pierre FOURNIER et Théodore ROUX de Saint-Nazaire. Plusieurs pêcheurs rentrant de pêche furent alertés par la mère BERENGER dès qu’ils eurent amarré leurs barques au quai des Palangriers. A travers les sanglots de la mère et du jeune mousse, ils comprirent le drame et décidèrent sur le champ de se porter au secours de leur camarade. Ce furent Pierre FIGON, patron du « Victoire », 57 ans; CAY Nazaire, patron de « l’Union », 44 ans; CAPELLE Théodore, marin, 39 ans, avec le bateau « LE VAR »; BERNARD Timothée, patron du « Souvenir », 36 ans. Ils prirent à leurs bords: Edmond et Henri BERENGER, Gustave PELLEGRIN, Etienne POUTET, Fortuné GIOAN, Louis GRANDONILLA, Amédée CAY, Eugène ASTIER, Baptistin MONGE. En route, ils rencontrèrent le patron LAURE, prud’homme du Brusc, qui vint se joindre à eux. Dès qu’ils furent arrivés à hauteur de la Baie de Portissol, ils virent des épaves. Continuant leur route, ils arrivèrent au lieu-dit « Puits Trabuc », ils virent à 6 ou 7 mètres de la terre, flotter le gouvernail. Malgré leurs recherches, ils ne purent retrouver François BERENGER. Ils essayèrent de récupérer les filets et la barque. L’ayant élinguée, ils essayèrent de retourner au port, mais la mer violente les en empêcha. Les amarres cassèrent et ils durent abandonner le bateau remorqué. Le corps de François BERENGER ne fut retrouvé que le 5 Octobre. Sa mère confirma que son fils ne savait pas nager.

-1904 – 4 octobre : Mort de Frédéric Auguste Bartholdi, le sculpteur de la statue de la Liberté éclairant le monde qui orne l’entrée du port de New York.
–1909 – 4 octobre : AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 311, genre de navigation p.p., port d’embarquement Toulon comme patron, date de l’embarquement 4 octobre 1909. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
-1910 – 4 octobre :
1. ACCIDENT A L’usine-SUCCURSALE DU CREUSOT A SAINT-MANDRIER – Usine-succursale du Creusot de Saint-Mandrier : Le matelot Jouvenceau Marius est blessé au pied au moment de la manœuvre de dragage et de vidage (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 142-143).
2. AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 316, genre de navigation p.p., port d’embarquement Toulon comme mat : patron, date de l’embarquement 1er juin 1910. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).

–1914 – 3 et 4 octobre : BATAILLE D’ARRAS. COMBATS DE NEUVILLE-VITASSE LES 3 ET 4 OCTOBRE 1914 – Le 3 au matin, aube d’une journée terrible, notre ligne, tenue par des chasseurs à pied, des zouaves, passe par Hamelincourt, Noyelle, Saint Martin sous Cojeul ; Hénin est tenu par le 54e bataillon de chasseurs à pied, et, à gauche, Neuville-Vitasse est occupé par le 60e bataillon de chasseurs à pied. Plus au nord nous n’avons que de la cavalerie. L’ennemi occupe Ervillers, Croisilles, Fontaines les Croisilles. Ses têtes de colonnes sont signalées vers le nord-est, s’avançant vers Arras. Tandis que le 1er bataillon du 41e (commandant Gilquin) est maintenu au nord et à l’ouest de Hénin, pour en renforcer la défense, les 2e (commandant Bernard) et 3e bataillons (commandant Grobert), partant du nord-ouest de Mercatel, doivent, par Neuville-Vitasse et Wancourt, se diriger sur Monchy-le-Preux et s’y établir. A 7 h, arrive l’ordre de se porter à l’attaque de Monchy-le-preux, le 3e en première ligne. La direction du centre du bataillon est la chapelle à un kilomètre de Neuville, sur le chemin de Neuville à Beaurains. Le 2e bataillon est en 2e échelon à droite et se dirige vers Neuville, suivi aussitôt d’un bataillon du 70e (commandant de Tarragon). Les obus frappent durement en avant de la route de Beaurains à Neuville qu’il faut franchir. L’ennemi a déjà atteint Wancourt. Il est appuyé par une puissante artillerie qui écrase Neuville et balaye le terrain au nord du village. Les combats pour Neuville vont commencer. (…) Situation au soir du 3 octobre : Au centre les Allemands occupent la partie centrale du village, dont nous tenons les extrémités est et ouest. A la corne nord-est, une section de la 5e, avec une compagnie du 70e et une fraction du 60e chasseur, occupe encore un groupe de maisons. A la nuit, un calme relatif s’établit. On peut s’occuper des blessés, se reposer et se nourrir un peu. Ceux qui peuvent marcher rejoignent Mercatel où sont les postes de secours des régiments qui ont participé aux combats de Neuville, postes vers lesquels l’itinéraire est fléché; les médecins et les équipes de brancardiers parcourent le terrain pour relever les blessés qui ne peuvent venir d’eux-mêmes, dès qu’une accalmie se produit, car le bombardement a repris et atteint son maximum. Mais ce pauvre village de Neuville a été transformé en fournaise toute la journée par l’artillerie. On se compte, on se réorganise rapidement ; les incendies continuent à rougeoyer tout autour de notre horizon : à 500 mètres de nous Neuville n’est qu’un immense brasier (“Les combats de Neuville-Vitasse les 3 et 4 octobre 1914.”).
–1931 – 4 octobre : LIAISON SAINT-MANDRIER – LA SEYNE PAR AUTOBUS – Un nouvel autobus de la société d’autocars « Bleu-Azur » conçu dans les meilleures conditions, avec tout le confort désirable, est mis en service entre Saint-Mandrier et La Seynes (Gisèle Argensse, 1989, p. 202.).
-1933 – 4 octobre : révision du PORTE-AVIONS « Béarn » aux FCM de La Seyne – La révision du porte-avions « Béarn » se poursuit aux FCM de La Seyne. Le marché N° 895 souscrit le 4 octobre 1933 et notifié le 24 octobre suivant prévoit le remplacement de l’appareil évaporatoire, les 12 chaudières Normand devant être remplacées par 6 chaudières à petits tubes verticaux. Les nouvelles chaudières sont embarquées en juin 1934.
-1938 – 4 octobre : CLAP DE FIN POUR LE FRONT POPULAIRE – Le Président du Conseil, Daladier, rompt avec les communistes, mettant ainsi un terme au Front populaire.

-1940 – 4 octobre :
1. ROOSEVELT JUGE INJUSTIFIEES DES ACTIONS DE VICHY NUISANT A LA GRANDE-BRETAGNE – Message de Roosevelt à Pétain : « Le fait que le gouvernement français se trouve sous la contrainte ne justifie pas des actions de nature à aider l’Allemagne contre l’Empire britannique » (André Rossel, 1985).
2. des colis POUR LES prisonniers – « On peut dès maintenant envoyer des colis aux prisonniers – La nouvelle est cette fois officielle et nous nous empressons de la communiquer à nos lecteurs ! on peut envoyer des colis aux prisonniers … dont l’adresse exacte est connue. Ces colis sont de deux sortes : 1° colis de 1 kilo par la poste, 2° colis de 5 kilos par chemin de fer, ces derniers étant limités à un tous les deux mois (Aujourd’hui, du jeudi 4 octobre 1940). J’espère que mes lecteurs auront apprécié le « dont l’adresse exacte est connue » et surtout le fait qu’il ne s’agit évidemment que des prisonniers de guerre à l’exclusion de tout autre type de personnes incarcérées
3. Vichy promulgue la Charte du travail (Jean-Charles Volkmann, 2003) et dissout les syndicats. La loi du 2 décembre 1940 avait créé une première corporation : la corporation paysanne. La Charte du Travail promulguée en octobre 1941 étend le principe et instaure des corporations par branches d’activités. Finis les syndicats tels qu’ils avaient été établis dans les années 1880. Fini le droit de grève. Pour éviter des classes, patrons et ouvriers sont regroupés au sein de corporations. Des comités sociaux d’entreprises sont créés. La charte permet à l’état un contrôle étroit des corporations et donc des prix et des salaires. Elle accorde une place prééminente à la corporation paysanne, essentielle pour un régime qui prône le retour à la terre. La plupart des structures mises en place par la Charte du Travail resteront coquille vide. La corporation paysanne servira surtout pour les réquisitions.
4. Quand arrêtera-t-on M. Ginoux, secrétaire général du Patronat français ? Le journal fasciste « Aujourd’hui » titre : « Justice à sens unique. On a arrêté Jouhaux. Parfait ! Quand arrêtera-t-on M. Ginoux, secrétaire général du Patronat français ? » (Aujourd’hui, du jeudi 3 octobre 1940)
5. Vichy condamne le professionnalisme dans le sport sauf pour le football, la boxe, le cyclisme et la pelote basque qui obtiennent un sursis de trois ans ; N’oublions pas que le ministre de l’époque, Borotra, était Basque et ancien pelotari. Le 17 octobre, ce sont le Catalan Jep Pascot, délégué au ministre des sports, et Borotra, le Basque bondissant », qui signèrent l’interdiction du rugby à XIII sous prétexte qu’il « déformait la jeunesse ». La forfaiture devint officielle le 19 décembre (réf. Jean Larrieu et Ramon Gual, Chronologie des années noires, Revista Terra Nostra n°89-90, 1994 et 91-92, 1996).
–1941 – 4 octobre : BESSE-SUR-ISSOLE – place Noël Blache, inscription à l’inventaire des monuments historiques, par arrêté du 4 octobre 1941, du beffroi (ancien), avec son couronnement en fer forgé.
-1943 – 4 octobre : CORSE LIBRE ! – La Corse est entièrement libérée de l’occupant allemand.
-1944 – 4 octobre : REPRISE DU COURRIER POSTAL – Le courrier avait été suspendu entre Lyon et Sanary d’août à octobre 1944, comme en témoigne une lettre datée du 19 août 1944, reprise le 4 octobre 1944 (Archives de Sanary, dossier de BR. : Troupes d’opérations. Dégâts. Dossier TOA. Dégâts résultant de l’occupation de l’immeuble par les troupes allemandes appartenant aux époux Parsy). « E.A. Parsy, Crépieux-la-Pape, Ain – à M. Chiarasini, Sanary-sur-Mer (Var). Lyon, le 18 août 1944. (…) Dommages pour mobiliers. Mr le Maire de Sanary nous a priés, Mr Galland et moi, de régulariser notre demande de dommages pour l’enlèvement et la détérioration de nos mobiliers par A. Une déclaration du plaignant. B. Deux témoignages concordants, avec signatures légalisées – ainsi que les témoignages que nous vous demandons ainsi qu’à Madame Rougier de digner et de légaliser, et cette formalité accomplie, veuillez remettre ces pièces à la Mairie de Sanary. Ces pièces sont en double exemplaire comme l’exigent les instructions préfectorales. (…) » [Cette lettre dactylographiée et signée, a été retardée à cause des événements, comme le prouve une note manuscrite signée relançant la procédure, mais datée du 4 octobre 1944 :] « La lettre ci-dessus a été obligatoirement retardée en raison de la suspension du service postal, elle garde néanmoins tout son intérêt.. Puis-je vous demander de nous fixer aussitôt que possible sur la situation des Roches Rouges et de nos mobiliers, nous n’avons rien reçu de vous jusqu’à ce jour et nous sommes inquiets. Mme Petenaro, ex-concierge de l’immeuble pourrait nous être d’un grand secours pour l’identification de nos mobiliers qu’elle connaissait bien. Voulez-vous lui demander de ma part d’aider à les remettre en place, nous l’en remercierons naturellement. (…). »

-1945 – 4 octobre : Création de la Sécurité Sociale. Article premier : Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent.
L’organisation de la sécurité sociale assure dès à présent le service des prestations prévues par les législations concernant les assurances sociales, l’allocation aux vieux travailleurs salariés, les accidents du travail et maladies professionnelles et les allocations familiales et de salaire unique aux catégories de travailleurs protégés par chacune de ces législations dans le cadre des prescriptions fixées par celles-ci et sous réserve des dispositions de la présente ordonnance.
Des ordonnances ultérieures procéderont à L’harmonisation desdites législations et pourront étendre le champ d’application de l’organisation de la sécurité sociale à des catégories nouvelles de bénéficiaires et à des risques ou prestations non prévus par les textes en vigueur.

-1957 – 4 octobre : Engins de pêche et règlements prud’homaux : Palangre – ligne de fond sédentaire formée d’une corde maîtresse en fil de chanvre de 120 brasses et de cordes latérales (brassolades) terminées chacune par un hameçon ; pas de réglementation spécifique ; autrefois, car n’ayant plus cours aujourd’hui : palangre à congres (100 à 200 hameçons), à daurades (100 à 500 hameçons), à pageots, sarans, … (jusqu’à 1000) ; calage de 20 à 40 palangres (assemblée générale de Bandol du 4 octobre 1957).
-1958 – 4 octobre : PROMULGATION DE LA CONSTITUTION DE LA CINQUIEME REPUBLIQUE – Après l’approbation par référendum du projet de nouvelle Constitution le 28 septembre (Résultats à La Seyne : Inscrits : 16882 ; OUI : 8554 ; NON : 5522, réf. Marius Autran, tome 2, 1988), les possessions d’outre-mer approuvent la création de la Communauté, sauf la Guinée qui devient indépendante. La Constitution de la Cinquième République est promulguée le 4 octobre (Jean-Charles Volkmann, 2003).
-1962 – 4 octobre : TELEPHONE – « Les abonnés du téléphone empruntant les réseaux automatiques de Toulon, La Seyne, Six-Fours, le Brusc et Saint-Mandrier, désireux de communiquer avec Bandol, sont avisés qu’à partir du jeudi 4 octobre 1962, à huit heures, ils .pourront composer le n° 93.91.11. Ils seront directement reliés à une opératrice » (Ken Nicolas, vol. 2, p. 145).
-1994 – 4 octobre : Mort du peintre Bernard Buffet. « Le peintre Bernard Buffet s’est donné la mort lundi après-midi dans sa propriété du Domaine de la Baume, à Tourtour, dans le Var. Selon une déclaration de Maurice Garnier, son galeriste parisien, à l’agence Associated Press, « il souffrait de la maladie de Parkinson et ne pouvait plus travailler ». Âgé de soixante et onze ans, il vivait retiré là, en compagnie de sa femme Annabel, dans une maison décorée d’art oriental et un atelier toujours encombré de tubes écrasés, empilés les uns sur les autres en une compression digne de César. Mais la comparaison avec le célèbre sculpteur s’arrêtera là. Peintre jusqu’au bout des ongles, ne vivant que par et pour la peinture il en a acquis une véritable boulimie. On lui doit plus de 8 000 toiles toutes signées, griffées plutôt de son prénom et de son nom soit un tableau tous les deux jours. Sans compter les aquarelles, les lithographies et les illustrations pour les livres, les affiches. » (L’Humanité du 5 octobre 1994).

–2000 – 4 octobre : AUSTIN MINI, LA RETRAITE D’UNE GRANDE – Le dernier exemplaire de la mythique petite anglaise est sorti ce mercredi de l’usine de Longbridge. Un nouveau modèle va être construit par BMW (l’OBS du 4 octobre 2000).
–2019 – 4 octobre : Climat.
1. Début de la Convention citoyenne pour le climat à Paris, en présence d’Edouard Philippe et de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne. 150 Français, vont plancher sur des mesures pour le climat pendant six week-ends, jusqu’à fin janvier (Le Point).
2. METEO SANARYENNE : vent d’ouest à 30 km/h avec des pointes à 60 km/h dans l’après-midi. Soleil mais températures en baisse : 12° pour les minimales, 24° pour les maximales.
–2021 – 4 octobre : METEO, aujourd’hui à Sanary-sur-Mer – De l’instabilité persistera toute la journée. La fiabilité de la situation est moyenne. L’alerte se terminera dans la journée à 18h. Le matin, ciel se dégageant mais persistance d’un risque orageux. Averses fortes se raréfiant (21°, mais 26 ressentis, vent d’est à 45 km/h). Cet après-midi, très nuageux avec possibilité de foyers orageux. Quelques averses (22°, mais 26 ressentis, vent de sud à 40 km/h). En soirée, ciel variable devenant peu nuageux. Possibilité d’averses en début de soirée (15°, ressenti 10, rafales de vent de nord-ouest à 55 km/h). Beau temps avec quelques nuages élevés (14°, ressenti 8°, rafales de vent de nord-ouest à 65 km/h).
-2024 – 4 octobre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –
Toulon ancien et ses rues. 90e livraison. DEUXIÈME PARTIE Agrandissement de 1589
Rues tracées dans le Borc de Sant-Miehaël
L’ensemble des rues ouvertes dans ce faubourg constitue le quartier encore appelé communément aujourd’hui le quartier Vieux ou le quartier de Besagne (du mot génois bisogna, travail, pris ici dans l’acception do quartier des travailleurs). Ce coin de la ville a été popularisé par le spirituel écrivain toulonnais La Sinse (M. C. Sénès), dans son Théâtre de Besagne.
Rue Albert
Cette rue doit son nom à un apothicaire, M. Albert (Archives communales, CC. 27), qui était installé depuis la fin du XVIIe siècle, dans la maison même où se trouve aujourd’hui la pharmacie de M. Sens.
Très serviable et surtout prodigue de conseils, M. Albert était l’oracle du quartier. Ses voisins n’entreprenaient rien sans venir le consulter au préalable, et son avis était toujours d’un grand poids dans leurs décisions. Grisé par la popularité dont il jouissait, le petit bourgeois n’avait pas tardé à devenir quelque peu aristocrate; il n’avait même pas hésité, sur ses vieux jours, à se faire octroyer des armoiries : un lion sur champ d’azur. Au demeurant, M. Albert était un homme universellement estimé.
Dénommée rue Sans-Culottide ( Fêtes de la première République qui se célébraient les jours complémentaires), le 2 vendémiaire an III (Archives communales modernes. — Registre des Délibérations, au III), et rue des Spartiates, le 4 vendémiaire an VII (Archives communales modernes. — Registre des Délibérations, an VII), cette rue reprit, le 4 prairial an XIII, son ancienne appellation d’Albert. Mais le peuple ne la désigna jamais, à cause de sa malpropreté, que sous le nom de carriero dei Pissaire que nous laissons au lecteur le soin de traduire.
–2025 – 4 octobre : ACCUEIL – Fréquenté par l’homme dès le Néolithique, le territoire d’Ollioules est par la suite occupé par la tribu celto-ligure des Camatulici. Ils créent sur la colline de la Courtine le plus vaste oppidum de la région, véritable ville fortifiée qui entretient des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (aujourd’hui le Brusc, sur la commune de Six Fours). Dès cette époque, on cultive l’olivier qui sera le véritable emblème de la ville, puisqu’il lui a donné son nom et figure sur ses armoiries. Du Moyen Age, Ollioules (Oliolis ou Oliolas) conserve de nombreux vestiges, dont les ruines du château féodal (XIe-XVe siècles) et sa chapelle Notre-Dame du Château (XIIe siècle), l’église Saint-Laurent (Xie-XVIIe siècle) et un important noyau médiéval dans la vieille ville. Les XVIe et XVIIe siècles représentent en effet la période la plus prospère. De 240 maisons à la fin du XVe siècle, la ville passe à 600 maisons à la fin du siècle suivant, puis 700 maisons à la fin du règne de Louis XIV.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
A propos d’un personnage que les Marseillais connaissent bien, je veux parler d’Antoine, Raymond, Jean, Gualbert de Sartine, on oublie souvent qu’il fut lieutenant général de police, très attaché à la propreté et à la sécurité des rues. Bien vu de Louis XV, il devint Ministre de la Marine, sans rien connaître des bateaux sauf quelques notions vagues sur les quatre parties du monde (disait-il). Bon administrateur, il se montra toutefois incapable de diriger les opération contre l’Angleterre. Aussi, en 1780, comme il avait dépassé son budget, Necker obtint-il de Louis XVI son renvoi. En souvenir de cela, on écrivit cet épigramme :
« J’ai balayé Paris avec un soin extrême,
« Et, voulant sur les mers balayer les Anglais,
« J’ai vendu si chers mes balais
« Que l’on m’a balayé moi-même. »

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent samedi.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Webber et Olivier.

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