ÉPHÉMÉRIDES DU 2 OCTOBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 2 OCTOBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4929).

ILLUSTRATIONS : Châteaux de Provence :  n°203, Château de Valbonnette, territoire de Lambesc en 1928 (cl. coll. H. Ribot).

FETES  : Le 2 octobre, nous fêtons les personnes nommées et/ou prénommées LEGER.

Elles doivent leur nom à saint LEGER d’Autun, patron des meuniers, un martyr du VIIe siècle qui a joué un rôle important dans les soubresauts de la monarchie mérovingienne sur son déclin. Il était lié à Poitiers où se trouvent ses reliques et à Autun dont il fut évêque.

En 1640, l’évêque de Toulon érigea ce jour en fête du « Bon Ange Gardien » tandis que le calendrier républicain choisissait ce 11e jour de vendémiaire pour fêter la POMME DE TERRE.

DICTON : Ne sème pas à la Saint-Léger, les épis seraient trop légers. Sème à la Saint-François (4 octobre), il te rendra grain de bon poids. Mais n’attends pas la Saint-Bruno (6 octobre), ton blé serait tout noiraud.

PENSEE DU JOUR : « Vivre à la belle étoile avec la femme que l’on aime est de toutes les vies la plus totale et la plus libre » (Robert Louis Stevenson, cité par A.G. Fabre dans « Au coeur de la Cévenne avec ses écrivains », 1979)

(Solliès-Pont – Château de Forbin. Façade du corps de logis côté cour. H.R.)

EPHEMERIDES :

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801) : –1799 – 2 octobre (10 vendémiaire an VIII) : Le général en chef Kléber au général Desaix – Le 10 vendémiaire an 8. «  Je mets, citoyen général, la plus haute importance à l’arrivage des grains de la haute Egypte au Caire. Pour un accélérer les transports, j’ai pris l’arrêté ci-joint. Je vous prie d’en surveiller l’exécution et de seconder de tout votre pouvoir cette opération. » (Même lettre au commandant d’arrondissement).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 916e livraison.1230 – 2 octobre : Acte rédigé à Saint-Jean-d’Acre. Plainte par les Templiers et les Hospitaliers au connétable du royaume de Jérusalem contre la commune de Marseille, qui leur a occasionné la perte de 2.000 marcs d’argent en refusant de reconnaître les privilèges que leur accordèrent les vicomtes de Marseille Roncelin, Hugues et Raimond de Baux, Giraud Adhémar, Raimond Geofroi de Trets et les femmes de ces derniers, et qui comportaient exemption de tout droit sur l’ancrage des navires, manutention, exporta­tion ou importation de marchandises, de passagers, etc. — Suit une transaction, passée à Marseille, le 15 mai 1234, entre les Templiers et les Hospitaliers, d’une part, et le syndic de la commune de Marseille, avec l’approbation du conseil, d’autre part, portant limitation desdits privilèges. (Acte 470 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf.  a. S. Paoli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, n° 116, d’après les archives du Grand Magistère à Malte. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 10.

SANARY :  716e livraison : –1869 – 2 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –  Samedi 2 – SS. Anges gardiens – Il a plu ce matin à 4 heures. Une averse est tombée qui a mouillé la terre sur un centimètre d’épaisseur. Cela a duré l’espace de 10 minutes.  A 8 heures, le soleil se fait voir, une petite brise d’est se met. Il fait beau temps. Cet après-midi, nous sommes invités, toute la municipalité, à aller assister à la distribution des prix de l’école communale des filles dirigée par madame Giraud. Nous irons, les deux adjoints, assister à la cérémonie, monsieur le maire ne pouvant  s’y rendre à cause des souvenirs douloureux que lui rappelle la maison où jadis sa famille avait habité. C’est à trois heures du soir que la réunion aura lieu.

LA SEYNE-SUR-Mer : 612e livraison : –1765 – 2 octobre : LATOUCHE-TREVILLE – Le vaisseau français « le Hardi », armé à Rochefort, arrive sur rade pour être rattaché au port de Toulon ; il est sous le commandement de M. Latouche de Tréville. Depuis peu, il a été détaché de l’escadre de M. le comte d’Estaing. Mis au poste à peu de distance de La Seyne, il apporte de Saint-Domingue pour des négociants de Marseille, une précieuse cargaison de café, d’indigo, de piastres, de lingots d’or et d’argent, etc. Ce chargement doit être transbordé à La Seyne où des bâtiments le transporteront jusqu’à Marseille (Louis Baudoin, 1965, p. 838).

OLLIOULES : 611e livraison : –1514 – 2 octobre : LANSQUENETS A TOULON ET OLLIOULES – Courrier de Loys, duc de Longueville, gouverneur, à M. du Puy Saint-Martin, son lieutenant, au sujet du logement de lansquenets à Toulon et à Ollioules (Jacques Parès, 1938, n° 373 ; Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss 1840, f°80).

(Tourves, colonnade du château des Valbelle vers 1960. Coll. H. Ribot)

ÉPHÉMÉRIDES.

L’INTÉGRALE.

1187 – 2 octobre : TROISIEME CROISADE (1189-1192) : LE KURDE SALADIN ENTRE DANS JERUSALEM – Proclamé sultan d’Egypte en 1171 et ayant anéanti l’armée franque le 4 juillet 1187, à Hattin, Saladin entre, le 2 octobre 1187, dans Jérusalem où il se montre généreux envers les vaincus. Les trois souverains Frédéric Barberousse, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion se croisent : Barberousse se noie, Philippe rentre en France, ne reste que Richard. Saladin accepte de libérer Jérusalem (Boudet J. – Chronologie de l’histoire de l’Europe, Nathan, 1991). Deux ans plus tard, en 1189, Catalans et Provençaux vont fonder une sorte de fédération à Tyr, près de Jérusalem c’est le premier point de vente aussi éloigné de la Catalogne, qui rêve déjà d’une expansion maritime en Méditerranée. Cette association explique que la Provence possède, comme la Catalogne, le même blason aux quatre barres. La dynastie des Comtes de Provence est une branche cadette de celle de Barcelone.

1201 – 2 ou 3 octobre : ICI GISENT LES OSSEMENTS DES CORPS DES BIENHEUREUX CYPRIEN, MANDRIER ET FLAVIEN –  

1. Honoré Aycard et le père Isnard ont écrit que des reliques de saints personnages auraient été découvertes à l’endroit de la chapelle de Saint-Mandrier vers 1201, sous l’évêque Ronsin, découverte qui attira, disent-ils, de nombreux ex-voto, des dons et des demandes de prières (Louis Baudoin, 1965, p. 91, sans autre référence que la citation de ces deux auteurs. En fait, il ne s’agit pas de la chapelle de Saint-Mandrier à Cépet, mais d’une autre chapelle proche de la cathédrale de Toulon, comme on peut le voir dans les autres notices).
2. GISELE ARGENSSE, reprenant la même histoire aux mêmes sources, écrit (Gisèle Argensse, 1989, p. 21, sans référence) : « Le 2 octobre 1201, des ouvriers, effectuant à proximité d’une vieille chapelle dite de Saint-Cyprien (Saint Cyprien est évêque de Toulon, de … 524 à 541, année de sa mort)), située tout près de la cathédrale de Toulon, découvrirent une tombe, cela fit grand bruit à Toulon mais dans les villes des environs et jusqu’à Marseille. Ces ossements étaient contenus dans une arche cerclée de fer, dans laquelle on trouva trois paquets, enveloppés dans un tissu de pourpre, avec cette inscription : Ici gisent les ossements des corps des Bienheureux Cyprien, Mandrier et Flavien. Afin de mettre à l’abri ces reliques, (…), elles furent transférées le 3 octobre 1201 dans la cathédrale de Toulon, au cours d’une procession présidée par l’évêque Pons avec les chanoines, les bénéficiers, le Syndics suivis d’une foule de Toulonnais des deux sexes (Ici l’évêque se nomme Pons, ailleurs Ronsin. En fait, il n’existe aucun Pons ou Ronsin, évêque de Toulon à cette époque. De 1183 à 1204, l’évêque est Didier, selon Baratier, Duby, Hildesheimer, 1969, Atlas historique …, p. 116 à 117. Ce qui rend cette découverte plus que suspecte.).
Les corps de Saint Mandrier et de Saint Flavien n’étaient donc plus dans la tour phocéenne de l’île de Cépet. Depuis quand étaient-ils à l’évêché de Toulon ? on n’a pas de précision sur leur translation. Peut-être a-t-elle été faite en 1022 quand on a abattu la tour antique qui menaçait ruine pur reconstruire une chapelle sur son emplacement ? »
3. François Jouglas, résumant une conférence donnée à Saint-Ma,drier, écrit : « Pour en terminer avec la légende, fortement appuyée par l’histoire, du patron de votre ville qui lui doit son nom, je vous dirai un mot sur ce que l’on croit qu’il est advenu de ses restes. En l’an 1201 et l’on nous précise le 3 Octobre (Octave Teissier – Histoire de Toulon au Moyen Âge, Paris, 1869), des ouvriers travaillant à l’église cathédrale de Toulon qui ne comprenait alors que l’église romane datant de 1096 (3 travées sud orienté est-ouest) et plus au nord, séparé par une rue une chapelle dite des « Saintes Reliques », ces ouvriers découvrirent un sépulcre sous une vieille muraille. L’Evêque, l’ayant fait ouvrir, on y trouva une caisse bardée de fer dans laquelle étaient déposés des ossements humains enveloppés dans des draps rouges divisés en trois paquets avec ces mots « hic jacent ossa beatorum Cypriani, Mandriani, et Flaviani. » Bien que ce fait soit mentionné dans la Gallia Christiana il ne repose que sur la tradition, les actes retrouvés en archives sur cette translation sont apocryphes. Comment les ossements des trois saints se sont retrouvés dans une même caisse, dans la chapelle voisine de la cathédrale de Toulon, on n’en sait rien (François Jouglas – Saint-Mandrier…, 1966-1967, p. 7.).

1226 – 2 octobre : Marseille – Convention, le 20 novembre 1225, entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond de Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille, avec promesse de défendre le commune contre toute personne voulant lui faire le. guerre. Les contractants s’absoudront mutuellement des méfaits commis pendant le guerre. Raimond donnera en garantie le château de Vitrolles pendant trois ans, tous ses biens et le seigneurie de Châteauneuf que la commune gardera à ses dépens ; il n’imposera aucun nouveau droit sur son domaine, si ce n’est avec le consentement de la commune. Le podestat promet de recevoir Raimond et ses fils comme citoyens de Marseille, de leur donner une maison d’une valeur de 10.000 sous et 3.000 sous de pension annuelle.

Suit les confirmations de cet accord par Guillaume de Baux, autre fils de Raimond, au même Hugolin, 2 octobre 1226

1230 – 2 octobre : Acte rédigé à Saint-Jean-d’Acre. Plainte par les Templiers et les Hospitaliers au connétable du royaume de Jérusalem contre la commune de Marseille, qui leur a occasionné la perte de 2.000 marcs d’argent en refusant de reconnaître les privilèges que leur accordèrent les vicomtes de Marseille Roncelin, Hugues et Raimond de Baux, Giraud Adhémar, Raimond Geofroi de Trets et les femmes de ces derniers, et qui comportaient exemption de tout droit sur l’ancrage des navires, manutention, exporta­tion ou importation de marchandises, de passagers, etc. — Suit une transaction, passée à Marseille, le 15 mai 1234, entre les Templiers et les Hospitaliers, d’une part, et le syndic de la commune de Marseille, avec l’approbation du conseil, d’autre part, portant limitation desdits privilèges. (Acte 470 des vicomtes de Marseille, Henri de Gérin-Ricard, 1926. Réf.  a. S. Paoli, Codice diplomatico del sacro militare ordine Gerosolimitano, n° 116, d’après les archives du Grand Magistère à Malte. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, Supplément, n° 10.

1285 – 2 octobre : Vallis Barella, 2 octobre 1285 (acte notarié). Valbarelle, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Albareto, vers. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n°27).

1286 – 2 octobre :

1. Guillaume des Baux, autre fils de Raimond, à Hugolin. nouveau podestat DE MARSEILLE, confirme la convention du 20 novembre 1225 passée à Marseille entre Spino de Sorresina, podestat de Marseille, et Raimond des Baux, vicomte, sa femme Alasacie et ses fils. pour la cession de leurs droits seigneuriaux sur Marseille, avec promesse de défendre le commune contre toute personne voulant lui faire le. guerre. Les contractants s’absoudront mutuellement des méfaits commis pendant le guerre. Raimond donnera en garantie le château de Vitrolles pendant trois ans, tous ses biens et le seigneurie de Châteauneuf que la commune gardera à ses dépens ; il n’imposera aucun nouveau droit sur son domaine, si ce n’est avec le consentement de la commune. Le podestat promet de recevoir Raimond et ses fils comme citoyens de Marseille, de leur donner une maison d’une valeur de 10.000 sous et 3.000 sous de pension annuelle. Suivent les confirmations de cet accord : 1° par Bertrand et Guillaume de Baux, [fils de Raimond,] 13 décembre 1225 2° par Alasacie [de Marseille], femme de Raimond de Baux. 15 janvier 1226 ; 3° par Raimond V de Baux, autre fils de Raimond, 5 mars 1226 ; 4° par Raimond, Alasacie, Bertrand et Raimond, leurs enfants, à Hugolin. nouveau podestat 1er octobre 1226 ; 5° par Guillaume de Baux, autre fils de Raimond, au même Hugolin, 2 octobre 1226. Parmi les témoins de l’acte et des confirmations : Raimond de Trets Geofroi de Trets, frère d’Alasacie ; Raimond de Trets. Gaufridet de Trets, Rostan d’Agoult. (acte 446 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. comm. de Marseille, AA 5, fol. 68 v°. a. F. Portai, La République marseillaise, p. 356. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire…, n°* 217 et 222).

2 : CONVENTION PASSEE ENTRE LA VERNE ET COLLOBRIERES AU SUJET DES DOMMAGES CAUSES AUX GRANGES DU MONASTERE – Acte du cartulaire de la Verne (Convention passée entre la Verne et Collobrières au sujet des dommages causés aux granges du monastère par l’enlèvement d’une grande quantité de cistes coupés dans les défens et quittance spontanée en faveur de ladite communauté. [La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés : Dès le XIIIe siècle, la protection des bois du domaine de la Verne fait l’objet d’une attention particulière. Des défens sont aménagés et doivent être entretenus régulièrement. La Chartreuse, représentée par son prieur, Dom Bernard Olivier (1280-1281 et 1248-1287) et frère Rostan, renonce par cet acte aux différends qui l’opposent aux habitants de Collobrières, afin de maintenir la paix, en raison des dommages causés aux granges du monastère et de l’enlèvement d’une grande quantité de cistes coupée dans le défens. Le seing manuel au bas du document semble reprendre les armes de la Chartreuse daté du 2 octobre 1286 (Maurel M., 1974 ; manuscrit sur parchemin, archives municipales de Collobrières, F.F. 7 (dans : Collectif d’auteurs – La Chartreuse de la Verne, trésors dispersés, dir. J. Charles-Gaffiot. Mairie de Cogolin, 1998, p. 157).

1328 – 2 octobre : Balma del Lam (acte notarié). Lou Lun – colline, commune de Marseille, quartier de Mazargues.

1376 – 2 octobre : Le pape Grégoire XI embarque à Marseille. En dépit des protestations du roi de France et de la majorité des cardinaux, Grégoire XI quitte Avignon le 13 septembre 1376 et embarque à Marseille le 2 octobre pour l’Italie. Hugues de la Roche fait partie du convoi militaire qui escorte Grégoire XI. Il parvient à Corneto, via Gênes, le 6 décembre 1376.

1436 – 2 octobre : Jarretum Migraneriorum (registre aux archives de la Major). Première mention : Los Mielsgraniers, 28 novembre 1365 (charte aux archives municipales). Migranier, quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette, vers Saint-Loup sur l’Huveaune.

1466 – 2 octobre : Pont dels Béroards (acte notarié). Pont des Béroards – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Pont aujourd’hui détruit, qui se trouvait sur l’Huveaune, au lieu-dit Sauzet (1872). Première mention : Pons inferior, 9 avril 1352 (acte notarié).

1486 – 2 octobre : MARSEILLE (acte aux archives de l’Evêché)

1. Affar Camosinorum. Les Camoins – village, commune de Marseille (1872). Dépendait autrefois du territoire de Saint-Marcel, lieu habité dès 1450 par une famille appelée Camoin, qui y a fait les premières constructions. Était anciennement sous la directe du monastère de Saint-Sauveur. Première mention, le 12 octobre 1216 : Porporeras (bulle d’Honorius III, aux archives de Saint- Sauveur).

2. Terre de Jean Descalis. Jas Descalis – bastide, commune de Marseille, quartier de Valbarelle (1872). Autre mention : Acaptes de Descalis, 30 août 1567 (ibid.).

3. Pont de Béroards. Pont des Béroards – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Pons inferior, 9 avril 1352 (acte notarié)..

4. Valbarelle. Valbarelle, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Albareto, vers. 1020 (cartulaire de Saint-Victor, n’27).Cf. supra : 2 octobre 1285. Valbarelle appartenait autrefois au territoire de Saint- Marcel ; en 1615, il dépendait partie de ce territoire, partie de celui de Marseille.

(23 4 – Signes – bastide de Taillane en 1991. Cliché G. Delattre)

1489 – 2 octobre : Camp de Giraud (registre aux archives de l’Évêché de Marseille). Camp de Giraud – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  Saint-Marcel. Première mention le 13 mai 1378 : Campum Giraudi (charte aux archives de la Major).

1506 – 2 octobre : REPEUPLEMENT DE VALLAURIS – Entre le 20 avril1501 et le 2 octobre 1506, Raymond Lascaris, prieur de Lérins, de la famille des comtes de Vintimille, repeuple Vallauris avec 70 familles de Port-Maurice et d’Albenga (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv. ; Salch, 1988, p.84).

1514 – 2 octobre : LANSQUENETS A TOULON ET OLLIOULES – Courrier de Loys, duc de Longueville, gouverneur, à M. du Puy Saint-Martin, son lieutenant, au sujet du logement de lansquenets à Toulon et à Ollioules (Jacques Parès, 1938, n° 373 ; Carpentras, bibliothèque Inguimbert, Mss 1840, f°80).

1520 – 2 octobre : Sombla de la Gardia (charte aux archives de l’Evêché de Marseille). Saint-Suffren, église rurale, commune de Marseille, aujour­d’hui détruite ; elle se trouvait aux environs du quartier dont la rue Saint-Suffren a conservé le nom. Première mention : Ecclesia Beatœ Mariæ de Solombia, 12 avril 1325 (charte aux archives municipales).

(Sanary La tour, entre 1927 et 1929 – coll. H. Ribot)

1617 – 2 octobre : DATE DES VENDANGES REPOUSSÉE – A l’exemple de ce qui se passe partout en Provence, les vendanges sont repoussées à Seillans où il est ordonné de suspendre, jusqu’après la fête de Saint-Léger (2 octobre), la cueillette des raisins « encore fortz vertz. » (Arch. Du Var, BB 40 fo 67 v° (délib. mun. en date du 24 septembre 1617). Louis Honoré, « Récoltes anormales en Basse-Provence (1540-1817), Institut Historique de Provence, 1929, p. 214-224.)

1618 – 2 octobre : Risques majeurs – Parmi les évènements sismiques décrits dans les archives historiques et d’intensité épicentrale (Io) au moins égale à VII, on cite : dans les Alpes Maritimes, secteur de la Vésubie, le séisme de 1618 (Io=VIII).

1640 – 2 octobre : RELIGION – Le 2 octobre est le jour de la fête du Bon Ange gardien, érigée par l’Evêque de Toulon (Chanoine Bouisson aux “ Amis du Vieux Toulon, 3 Janvier 1935).

1694 – 2 octobre : Font de Pantelin (registre de l’Écritoire, Marseille). Font de Pantelin, source, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet, à Valbarelle. Première mention le 21 juillet 1079 : « Saint-Victor de Marseille. Concession à Saint-Victor, par Geofroi, vicomte de Mar­seille, ses fils Aicard, archevêque d’Arles ; Geofroi, Hugues, Raimond. Pons. Fouque et Pierre ; son frère Guillaume III, avec ses fils Pons Maunier et Geofroi ; son autre frère Pierre Saumade, avec ses fils Hugues et Guillaume, de l’usage des eaux de l’aqueduc et des fontaines de l’Huveaune depuis Saint-Menet jusqu’à la mer, avec droit exclusif de pêche, de moulins, etc. » (acte 203 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13 v°. a. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 579. — b. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — c. Duchesne, Histoire des cardinaux fran­çais, t. II, p. 36. — d. Gallia christiana, t. I. Instr., p. 96. — e. Guérard, n° 38.

1696 – 2 octobre : Recollens (registre de l’Ecritoire, Marseille). Recoulens – quartier rural, commune de Marseille, entre Bonneveine et Saint-Giniès (1872). Première mention : Arcolas, Arcolœ, le 23 avril 1040 (cartulaire Saint-Victor, n° 52).

(197 – en 1770 : Le château de Valbelle, à Tourves)

1715 – 2 octobre : VISITEUR INCOGNITO – Arrivée à Toulon du prince électeur de Saxe, qui voyage incognito (Livre vert).

1765 – 2 octobre : LATOUCHE-TREVILLE – Le vaisseau français « le Hardi », armé à Rochefort, arrive sur rade pour être rattaché au port de Toulon ; il est sous le commandement de M. Latouche de Tréville. Depuis peu, il a été détaché de l’escadre de M. le comte d’Estaing. Mis au poste à peu de distance de La Seyne, il apporte de Saint-Domingue pour des négociants de Marseille, une précieuse cargaison de café, d’indigo, de piastres, de lingots d’or et d’argent, etc. Ce chargement doit être transbordé à La Seyne où des bâtiments le transporteront jusqu’à Marseille (Louis Baudoin, 1965, p. 838).

1789 – 2 octobre : ASSEMBLÉE NATIONALE
VENDREDI 2 OCTOBRE – Lorsqu’on présente la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen au roi, la rumeur d’un complot aristocratique de contre-révolution circule déjà parmi les députés. De plus, Louis XVI reste sur sa position et refuse de promulguer les décrets d’août. Pendant ce temps, à Paris, Marat est dénoncé à la Commune pour avoir mis en doute, dans «L’Ami du Peuple», l’honnêteté de certains citoyens.
RÉORGANISATION DE L’ARMÉE ROYALE – Un comité de douze membres est constitué par l’Assemblée nationale, le 2 octobre 1789, dans le but de procéder à la réorganisation de l’armée royale ; tâche ardue qui sera poursuivie de 1790 à 1791, au milieu de longues discussions et de maintes difficultés (Louis Baudoin, 1965, p. 333).

1793 – 2 octobre :
1. TOULON PLANTE LE DRAPEAU BLANC SUR LA REDOUTE DU FARON – Dans l’est de Toulon, les deux camps, Conventionnels d’un côté, Alliés de l’autre, se trouvaient face à face, sensiblement sur les lignes de 1707, d’Artigues au cap Brun. A la suite d’une attaque en force, les Anglais s’emparèrent le 2 octobre du Faron sur lequel les Toulonnais arborèrent, avec défi, le drapeau de Louis XVII (Contre-amiral Lepotier, 1972, p. 262).
Un Granet, de Sanary, garde national, avait fui à Toulon où il planta le drapeau blanc sur la redoute du Faron., le 1er octobre 1793. .Nommé capitaine dans le régiment de Mayorque par l’amiral espagnol Gravina, il fut tué dans l’affaire du 30 novembre suivant. (Rotger B., 1984, p. 304)
2. ADRESSE DE LA CONVENTION AUX DEPARTEMENTS MERIDIONAUX – A ce moment-là (2 octobre) était affichée l’adresse de la Convention aux départements méridionaux, dirigée contre « la manœuvre horrible et l’insigne perfidie des rebelles de Toulon et celles « de ses adhérans » (Archives de Sanary, H4).
3. BONAPARTE, COMMANDANT DE L’ARTILLERIE, FAIT CONNAITRE SON POINT DE VUE A PARIS : Lettre du 4 brumaire an II (2 octobre 1793) au Comité de Salut Public : Du moment que nous serons maîtres de l’Eguillette et du Cap Sepet, nous y établirons des batteries qui obligeront l’ennemi à évacuer les deux rades, et nous dirigerons nos attaques sur la redoute et le front de Toulon, le plus près de l’arsenal, qui est en même temps le plus faible. Mais pour cela, il faut un équipage de siège considérable, c’est l’artillerie qui prend les places, et l’infanterie ne fait qu’aider, et c’est avec une extrême douleur que je vois le peu de sollicitude que l’on met à cet article essentiel : les trois quarts des hommes ne s’occupent des choses nécessaires que lorsqu’ils en sentent le besoin, mais justement alors, il n’est plus temps. Il n’y a personne à la tête de l’arsenal de Marseille; il faut de grandes connaissances pour occuper cette place… …« La première mesure que je vous proposerai sera de faire venir à l’armée pour commander l’artillerie, un général de l’artillerie qui puisse, même par son grade, contribuer à la considération et imposer à un tas d’ignorants de l’Etat-major, avec lesquels il faut toujours capituler et dogmatiser pour détruire leurs préjugés et mettre à exécution ce que la théorie, l’expérience ont démontré comme des axiomes à tout officier éclairé du corps. Le commandant de l’artillerie de l’Armée du Midi, Bonaparte (Fernand Mory, 1972).

1795 – 2 octobre (10 vendémiaire an IV) :
1. DÉCRET SUR LA POLICE INTÉRIEURE DES COMMUNES. Décret sur l’organisation du ministère: six ministères sont institués: Justice, Intérieur, Finances, Guerre, Marine et Colonies, Relations extérieures. Le 2 octobre, les royalistes, qui dominent quelques sections, appellent à l’insurrection contre la Convention, mais le mouvement n’est que mollement suivi par les sections et peu soutenu par une population qui sait que la Terreur n’est pas loin et que la contre-révolution effraye. Menou, chargé de réprimer l’insurrection, se montre hésitant et tergiverse le soir du 4. Il est destitué et remplacé par Barras – la Convention se souvient de son énergie au soir du 9 Thermidor (27 juillet 1794) – à la tête de l’armée de l’Intérieur. Barras fait appel à Bonaparte, et dès l’aube du 5, ce dernier charge Joachim Murât (1767-1815) de s’emparer de l’artillerie du camp des Sablons et de la ramener aux Tuileries. Bonaparte peut ainsi constituer un solide périmètre défensif autour de la Convention, et lorsque la bataille s’engage rue Saint-Honoré, c’est au bénéfice des troupes de la Convention. Les derniers points de résistance des royalistes, comme l’église Saint-Roch, sont nettoyés au cours de la nuit. La rupture entre les Thermidoriens et les royalistes est bien consommée (Yann Fauchois, 2001).
2. CARTEAUX PARTICIPE A LA DEFENSE DE LA CONVENTION – Destitué, Jean-François Carteaux protesta énergiquement contre cet acte, et fut réintégré dans son grade. Il défendit la Convention le 13 vendémiaire an IV (octobre 1795), d’après la biographie de Carteaux.

(203 1928 Château de Valbonnette, territoire de Lambesc – Coll. H. Ribot)

1799 – 2 octobre (10 vendémiaire an VIII) : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au général Desaix – Le 10 vendémiaire an 8. «  Je mets, citoyen général, la plus haute importance à l’arrivage des grains de la haute Egypte au Caire. Pour un accélérer les transports, j’ai pris l’arrêté ci-joint. Je vous prie d’en surveiller l’exécution et de seconder de tout votre pouvoir cette opération. » (Même lettre au commandant d’arrondissement).

1867 – 2 octobre : FRANÇOIS ARAGO – Mort de l’astronome, physicien et historien François Arago.

1867 – 2 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mercredi 2, SS. Anges gar. – vent d’est mais très fort – aujourd’hui 2nde séance de la réunion des maires du canton à Ollioules pour les chemins vicinaux – Monsieur le maire étant absent, monsieur Hermitte Jean Baptiste, premier adjoint, s’est rendu à Ollioules à la place du maire.

1869 – 2 octobre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary –  Samedi 2 – SS. Anges gardiens – Il a plu ce matin à 4 heures. Une averse est tombée qui a mouillé la terre sur un centimètre d’épaisseur. Cela a duré l’espace de 10 minutes.  A 8 heures, le soleil se fait voir, une petite brise d’est se met. Il fait beau temps. Cet après-midi, nous sommes invités, toute la municipalité, à aller assister à la distribution des prix de l’école communale des filles dirigée par madame Giraud. Nous irons, les deux adjoints, assister à la cérémonie, monsieur le maire ne pouvant  s’y rendre à cause des souvenirs douloureux que lui rappelle la maison où jadis sa famille avait habité. C’est à trois heures du soir que la réunion aura lieu.

1870 – 2 octobre : PROCLAMATION OFFICIELLE DE LA REPUBLIQUE A TOULON – Noël Blache et le Commissaire de la Défense nationale firent proclamer officiellement la République le 2 octobre d’une manière éclatante (Paul Maurel, 1945, p. 162).

(212 1928 – Pavillon carré au château de St Pons près d’Aix)

1914 – 2 octobre :

1. DANS LE NORD ET LE PAS DE CALAIS : BATAILLE INDECISE QUI SE LIVRE DEVANT ARRAS :
NORD : Du fait de l’offensive allemande et de là, on assiste à l’exode des civils des communes du Douaisis vers Lens.
PAS-DE-CALAIS : Prise de Monchy-le-Preux par les Allemands ; échec d’une contre-offensive française au sud-est. Jusqu’au 7 octobre, violents affrontements à Monchy-le-Preux, Wancourt et Neuville-Vitasse. Arrivée des Allemands à Vimy et progression dans la vallée de la Scarpe. L’armée Maud’huy est engagée dans la direction d’Arras. Violents combats à Noyelles-Godault et Drocourt. Arrêt de l’extraction houillère dans les concessions des mines de Courrières.
2. LA GUERRE EN GÉNÉRAL :
Progrès des troupes alliées au nord de la Somme, une attaque furieuse des Allemands ayant été écrasée à Roye. Avance marquée de nos troupes dans l’Argonne et dans la Woëvre.
L’offensive allemande a été décidément vaincue sur le Niémen. Guillaume II qui croyait s’emparer facilement des forteresses russes dans la région de Grodno a été déçu. De grandes forces austro-allemandes ont été toutefois concentrées, sous les ordres du général de Hindenburg, dans la région de Cracovie, pour empêcher les Russes de prendre cette place et de s’infiltrer en Silésie. Mais les effectifs russes ne sont pas inférieurs à un million d’unités.
Des Serbes et des Monténégrins, peu de choses à dire, sinon qu’ils cheminent régulièrement vers Sarajevo.
Deux Taubes qui venaient sur Paris ont été arrêtés par nos aviateurs et ont fait demi-tour.
M. Venizelos, président du Conseil grec, a déclaré que son pays serait aux côtés de la Serbie et tiendrait tous ses engagements en cas de guerre balkanique. C’est un avertissement pour la Turquie.
L’Italie a fait relever les mines que l’Autriche-Hongrie avait déposées dans l’Adriatique et qui avaient fait sauter déjà plusieurs navires marchands. La navigation a d’ailleurs été arrêtée dans cette mer.

1936 – 2 octobre : SAINT-MANDRIER ORGANISE UN BAL AU PROFIT DES FAMILLES DES GREVISTES DES CHANTIERS DE LA SEYNE – La population de la section de Saint-Mandrier faisait toujours preuve de solidarité, un bal est organisé le 2 octobre au profit des familles des grévistes des chantiers de La Seyne, salle du Ciné Palace. Un comité de coordination des partis socialiste et communiste se crée au village afin de veiller à l’application par tous des nouvelles lois sociales (Gisèle Argensse, 1989, p. 205).

(220 1971 Aiguines Le château)

1940 – 2 octobre :

1. MESURES CONTRE LES JUIFS – On peut lire, dans “Le Matin” du mercredi 2 octobre : Mesures contre les juifs. Ordonnance du chef de l’administration militaire en France du 27 septembre – Les autorités occupantes ont pris une décision qui était attendue. Depuis quelque temps, les juifs qui étaient revenus à Paris et dans les grands centres se montraient particulièrement arrogants. Ils semblaient n’avoir aucune conscience de leurs lourdes responsabilités dans les événements qui ont conduit la France à la catastrophe.

La population française supportait impatiemment cette attitude. L’ordonnance qui vient d’être prise permettra de recenser les juifs pour contrôler leur activité.

“En vertu des pleins pouvoirs qui m’ont été conférés par le Führer et Oberater Befehlshaber der Wehrmacht, je décrète ce qui suit :

“I. Sont reconnus comme juifs ceux qui appartiennent ou appartenaient à la religion juive ou qui ont plus de deux grands-parents (grands-pères et grand-mères) juifs. Sont considérés comme juifs les grands-parents qui appartiennent ou appartenaient à la religion juive.

“II. Il est interdit aux juifs qui ont fui la zone occupée d’y retourner.

“III. Toute personne juive devra se présenter avant le 20 octobre 1940 auprès du sous-préfet de son arrondissement, dans lequel elle a son domicile ou sa résidence habituelle pour se faire inscrire sur un registre spécial. La déclaration du chef de famille sera valable pour toute la famille.

“IV. Tout commerce, dont le propriétaire ou le détenteur est juif, devra être désigné comme «Entreprise juive» par une affiche spéciale en langues allemande et française avant le 31 octobre 1940.

“V. Les dirigeants des communautés israélites seront tenus de fournir sur demande des autorités françaises toutes les justifications et les documentations nécessaires pour l’application de la présente ordonnance.

“VI. Les contraventions à la présente ordonnance seront punies d’emprisonnement et d’amende ou d’une de ces deux peines. La confiscation des biens pourra, en outre, être prononcée.

“VII. Cette ordonnance entrera en vigueur le jour de sa publication.

“Pour le Commandant en chef de l’Armée. “Le Chef de l’Administration militaire en France.”

2. PREMIÈRES ARRESTATIONS DES « RESPONSABLES DE LA DÉFAITE » – Le gouvernement de Vichy fait procéder aux premières arrestations des « responsables de la défaite » : Daladier, Paul Reynaud, le général Gamelin puis le 12 Mandel, le 16 Léon Blum, le 2 octobre Léon Jouhaux, etc. (André Rossel, 1985)
3. BOBARDS – On peut lire, dans “Aujourd’hui” du mercredi 2 octobre : APRÈS L’ÉCHEC DE DAKAR, le général Catroux, ancien gouverneur de l’Indochine, prendra-t-il en Angleterre la place de l’ex-général De Gaulle ? – Stockholm, 1er octobre. L’ancien gouverneur général de l’Indochine française, général Georges Catroux, a eu, tout de suite après l’échec de Dakar, une longue entrevue avec le premier ministre Churchill et d’autres personnalités du gouvernement anglais. D’après les cercles français de Londres, Catroux prendrait désormais la place de De Gaulle.

4. ALIMENTATION – On peut lire, dans “Le Matin” du mercredi 2 octobre : Luzerne à la crème, ortie sauce tomate, décoction de lichen Voilà un menu 1940 qui tient du clapier et de la table mais que les gourmets eux-mêmes apprécieront. Le professeur Chouard vient de faire une conférence indiquant les ressources ignorées que la nature nous offre, ressources tout indiquées en un temps où tout le monde s’entête à vouloir obtenir les denrées traditionnelles. La récolte des pommes de terre est mauvaise, mangeons des topinambours. M. Chouard nous invite même à arracher à Meudon ou à Verrières les bulbes de jacinthes des bois qui sont, paraît-il, d’une tendresse exquise et d’un goût excellent accommodés de sauce tomate. En guise d’épinards, cuisons les feuilles de navets et de radis, la patience et même l’ortie blanche. A cette liste, on peut ajouter la luzerne et le mouron des oiseaux. Quand la ménagère ira aux champs faire sa provision d’herbes, elle partagera sa récolte entre le clapier, la cage et la table familiale. On n’ira plus déjeuner : on ira brouter.

5. NOTRE MARINE EN GUERRE – Le 2 octobre, l’aviso-dragueur « Elan » est de retour à Casablanca, arrivant d’Ortegal. Il partira le 4 octobre pour Oran (Gérard Garier, Les avisos…).

Après l’échec de l’affaire de Dakar, le « Commandant Duboc » part de Freetown le 2 octobre et arrive le 6 à Lagos. Départ à 12 h 10 avec le général de Gaulle. L’aviso rallie Victoria le 7, débarquement du général et appareillage le 8 au matin pour atteindre Douala en début d’après-midi (id.).

Le 2 octobre, les transports qui portaient les troupes du corps expéditionnaire de Dakar avaient appareillé de Freetown, escortés par la 1ère escadre de croiseurs britanniques, par les bâtiments des F.N.F.L. (« Savorgnan de Brazza », « Commandant Dominé », « Commandant Duboc » et « Président Houduce ») et par trois destroyers britanniques, et étaient arrivés à Victoria dans le Cameroun britannique le 7 octobre. Là les troupes furent transbordées sur de petits bâtiments pour être conduites à Douala, où leur tirant d’eau ne permettait pas aux gros bâtiments de se rendre (id.)

6. INCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN « Amphitrite » (type 630t) qui arrive à Dakar avec un silencieux hors d’usage ; le sous-marin restera cependant disponible sur un seul Diesel pendant un mois et demi.

1941 – 1er et 2 octobre : NOTRE MARINE EN GUERRE – Le 1er octobre à 17 h, l’aviso « La Moqueuse », est parti de Milford Haven pour escorte de convoi. A 23 h 15 ; le 2 octobre 1941, un peu avant de doubler l’île Mew, l’aviso se sépare du convoi pour gagner le mouillage de Bangor Bay en compagnie de Pozarica, et des patrouilleurs ex-chalutiers Drangey et Paynter. Il prend poste, deuxième de la ligne, à 250 mètres sur l’arrière du Pozarica, route au 274 à 10,5 n. (id.)

1943 – 2 octobre : Le général de Gaulle devient le seul président du Comité Français de Libération Nationale / C.F.L.N. (Jean-Charles Volkmann, 2003).

(225 1971 – Vidauban Le château d’Astros)

1946 – 2 octobre : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso « La Gracieuse » arrive à Saigon le 2 octobre. Durant son séjour indochinois l’aviso a remorqué simultanément jusqu’à 7 jonques de 5 à 50 tonnes sur un parcours de cinquante milles par beau temps à une vitesse de 8,5 nœuds en utilisant l’amortisseur de drague comme dispositif de remorquage et aura parcouru pendant l’année 1946 : 29 699 milles (Gérard Garier).

1952 – 2 octobre : NOTRE MARINE DANS LE MONDE –
1. L’aviso « Commandant Delage » appareille de Dakar, il touche Casablanca le 7, puis met le cap sur Toulon où il passe au bassin et subit un petit carénage.
2. L’aviso « La Moqueuse » est de surveillance au Tonkin puis Annam du 2 octobre, jusqu’au 9. Retour à Saïgon le 20 octobre, jusqu’au 4 décembre. En indisponibilité à Saigon, puis reprise de la surveillance dans le golfe du Siam (Gérard Garier).

1954 – 2 octobre : NOTRE MARINE DANS LE MONDE –
1. L’aviso « Commandant Delage » appareille de Fort-de-France pour Pointe-à-Pitre qu’il rallie le 3 (id.).
2. Le vice-amiral Jozan, l’un des plus anciens pilotes de l’Aéronautique navale, succède au vice-amiral d’escadre Auboyneau au commandement des forces maritimes d’Extrême-Orient. A cette occasion un défilé auquel participent les équipages de la D.N.E.O., de l’Aéronautique Navale et les Commandos a lieu entre l’Amirauté et les bâtiments accostés sur la rivière, en présence des autorités françaises civiles et militaires et des représentants des Etats Associés.

1959 – 2 octobre : UNE ROUTE POUR LE QUARTIER du PIN ROLLAND – Voirie – La croissance du quartier du Pin Rolland détermine la Municipalité de Saint-Mandrier à demander la création d’une piste carrossable de 7m de largeur minimum pour la protection de la forêt communale et la valorisation des terrains traversés. Pour ce faire, le concours des Eaux et Forêts et du Conseil Général est demandé. Dans sa délibération le Conseil Municipal met l’accent sur le développement à venir du Pin Rolland sur 21 ha, la préservation de la forêt communale aux abords des zones d’habitat actuelles et en prévision, le dégorgement du CD18, trop étroit et trop sinueux pour le trafic actuel. En fit, il s’agit de concilier création de la piste envisagée et aménagement d’une route carrossable de 7 m de large au moins qui constituerait le prolongement du chemin rural de Pin Rolland dont l’élargissement à la charge du lotissement de Marégau (cahier de charges approuvé le 18 juillet 1959), permettait la reprise de l’ancien chemin rural de La Seyne à Saint-Mandrier. Le Conseil demande à l’unanimité l’inscription en priorité pour l’année 1960 de la dépense envisagée et le concours du Département pour la réalisation de ce projet lié à l’extension rapide Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 49).

1967 – 2 octobre : ELECTIONS CANTONALES –

Dimanche 24 septembre 1967 : premier tour des élections cantonales sous le signe stabilité (56 % de votants). A Saint-Mandrier. Inscrits 1776 ; votants 584 ; exprimés 574 (573 selon le journal République). Maurice Paul (Parti communiste) : 250 voix. Docteur Baptiste : 127 voix. Monsieur Vaudrey (F.G.D.S.) : 77 voix. Monsieur Roche : 68 voix. Frison : 38 voix. Pes : 13 voix.
Dimanche 1er octobre 1967 : second tour (augmentation de la participation). A Saint-Mandrier (canton de la Seyne). Inscrits 1775 ; votants 724 ; exprimés 704. Maurice Paul (P.C.) : 421 voix Docteur Baptiste (S.E.) : 283 voix. Maurice Paul, bénéficiaire du désistement socialiste, siégera donc au Conseil général du Var. Il succédera au député-maire Toussaint Merle qui ne se représentait pas. Le nouvel élu travaille aux chantiers de la Seyne et occupe le poste d’adjoint au maire de cette même ville (Ken Nicolas, vol. 2 p. 276-277).

1971 – 2 octobre : CREATION DU CENTRE D’INSTRUCTION NAVAL DE CEPET – Le site Sud de la presqu’île de Cépet voit la création du CIN (Centre d’Instruction Naval). Il fut le fruit d’une décision de regroupement des nombreuses écoles de la marine dispersées jusqu’alors dans la région toulonnaise. Dernier né de la presqu’île de Saint-Mandrier, le Centre d’Instruction Navale s’étend près du Cap Cépet sur 55 hectares. Lieu hautement historique par la présence des forts et batteries notamment celles de 340, le C.I.N. fut mis en projet en février 1965 mais la première pierre ne fut posée que trois ans plus tard. Il sera inauguré le 2 octobre 1971. L’ouvrage C de la batterie de 340 Cépet se trouve sous l’esplanade près du Bâtiment commandant et le F sous un terrain vague justement près du Bâtiment F. Maître Juvenal prit part à l’inauguration accompagné du premier Commandant du C.I.N. devenu plus tard l’amiral Chossat de Montburon, ainsi que du Secrétaire d’Etat à la Marine (Gisèle Argensse, 1989, p. 245). Il est le fruit d’une décision de regroupement des nombreuses écoles de la marine (transmissions, armes, détection …), dispersées jusqu’alors dans la région toulonnaise.

1987 – 2 octobre : MONUMENTS HISTORIQUES – « La Môle, chapelle Ste Madeleine, visite du 2 octobre 1987 – M. Yarmola : « Avons, avec M. Leroyer, rencontré Monsieur le Maire de la Mole et Madame Yvonne Plet, Maire Adjt avec qui nous avons visité le monument, à leur demande. Eglise bâtie en lave volcanique – comme les vestiges du village médiéval – Ancienne église d’un village oppidum abandonné, objet de fouilles épisodiques, ne serait pas antérieure au XIIe s. selon M. Henri Ribot, archéologue. Composée d’un chœur voûté d’un berceau brisé encore en place et d’une nef qui était voûtée également, de deux travées séparées d’un doubleau encore en place. La travée occidentale s’est effondrée, et une façade de moellons a été érigée au XIXe s. Le monument est implanté sur la crête militaire orientale du piton volcanique. Ces ruines de l’église, pas de l’annexe, peuvent être stabilisées à notre avis, et le caractère unique de la construction en lave, au milieu d’un village médiéval sur un site d’oppidum le mérite (cf. Rougiers). Sur le plan archéologique, appelé à un avenir et à un intérêt scientifique et touristique certain, le monument est l’objet d’un attachement certain de la population. Son classement parmi les MH au titre de l’archéologie serait tout à fait justifié à mon avis » (Compte rendu de visite de M. Yarmola, architecte en chef des monuments historiques, à Ste Madeleine (La Môle), transmis à H. Ribot le 13 octobre 1987 par J. Guyon, Directeur des Antiquités de PACA)

1990 – 2 octobre : Avis (Assemblée des parlementaires du conseil de l’EUROPE) n°153 portant sur l’adhésion de la Hongrie. Une commission de l’Assemblée avait suivi sur place la mise en place de normes constitutionnelles démocratiques, ainsi que leur respect en pratique. L’Assemblée avait alors pu conclure que la Hongrie était assez mature pour pouvoir adhérer, dans la mesure où la mise en œuvre de dispositions organisant le scrutin universel libre et secret venait illustrer de façon flagrante l’évolution dans le sens de la démocratie. Bien que l’avis (Assemblée) n°154 (1990) du 2 octobre 1990 sur l’adhésion de la Pologne ait été pris le même jour que celui approuvant l’adhésion de la Hongrie, l’adhésion n’a eu lieu qu’un an après, dans la mesure où l’avis stipulait que le Comité des ministres ne pourrait inviter le pays à devenir membre qu’ « immédiatement après avoir été informé par le Président de l’Assemblée que le Bureau de l’Assemblée [était] satisfait de la tenue d’élections législatives libres et que toutes les conditions exigées par le Statut [étaient] remplies.  (Mémoire Sciences-Po, Isabelle Ribot, 1997).

1992 – 2 octobre :

1. SENAT – René Monory succède à Alain Poher à la présidence du Sénat.

2. PREMIERE ENCEINTE MEDIEVALE D’HYERES  – Place Saint Paul, classement de la Porte Saint-Paul (cad. A 272) par arrêté du 2 octobre 1992.

(221 1971 – Brignoles, le château des comtes de Provence)

2013 – 2 octobre : FAMILLE – à Solliès-Toucas, mise au tombeau de Marguerite Werotte, née Ajello, la maman de Cathy.

2017 – 2 octobre : LA CADIERE Des travaux appréciés à la résidence Sainte-Madeleine. À l’invitation du maire René Jourdan et de Robert Deledda, adjoint délégué au CCAS, de nombreux invités ont été conviés à (re)découvrir la résidence autonomie Sainte- Madeleine. En effet, de nombreux travaux y ont été entrepris afin d’améliorer les parties privatives, les parties communes (paliers, escaliers, mobilier de la salle de détente et restauration) et un appartement destiné aux personnes à mobilité réduite a été aménagé.

Des travaux extérieurs ont aussi été réalisés par l’agglomération Sud Sainte- Baume (recalibrage des rues adjacentes et création d’un square doté de bancs destiné au repos des résidents). Grâce au conseil départemental, précisait Robert Deledda, il a été possible de maintenir en autonomie les personnes de plus de 6oans et de proposer des ateliers de sophrologie, mémoire, gym douce, poterie, mais aussi de bien-être et de zoothérapie.

Le maire se félicite surtout que cet établissement soit « largement ouvert à la vie en général, associative ou intergénérationnelle », par l’organisation quasi permanente d’animations destinées aux résidents. Sans oublier toute l’équipe  communale, qui contribue à maintenir ici un climat de convivialité et de qualité des services dans le respect de la personne (LIMP).

2018 – 2 octobre : JUSTICE – Ce jour-là, je citais Hannah Arendt qui avait écrit à l’historien et philosophe Gershom Scholem : « Le mal n’est jamais radical, il est seulement extrême et ne possède ni profondeur ni dimension démoniaque. Il peut dévaster le monde entier et prolifère comme un champignon à la surface de la Terre. » (21 au 28 juillet 2016 /Marianne/ 69).

2019 – 2 octobre : SANARY – à partir de 16h au Petit Galli, Journée hommage à l’abbé GALLI avec projection – lecture – débats – dédicace.

2024 – 2 octobre : au début de la matinée, nous apprenons le décès, à La Seyne, d’Elisabeth Paquet. Avec sa disparition, tout un pan de notre vie vient de s’effondrer ! voilà plus de cinquante ans que nous nous connaissions, et cela semblait durer hors de toute logique tellement tu étais fatiguée, malheureuse de te voir ainsi. Nous pension passer te faire un nouveau coucou pour te parler de nos voyages passés et de celui qui se prépare. Ce ne sera plus possible désormais ! Finis les repas en commun au son de la guitare, les fondues bourguignonnes des premiers temps de notre amitié. Que c’est loin tout ça et que c’est proche en même temps ! nous pensons, nous penserons à toi qui fut une véritable amie, qui n’a jamais eu un mot désagréable mais, au contraire, des paroles douces, gentilles. Ton amour pour la langue provençale et son parler, tout cela nous reste en mémoire désormais. Repose enfin en paix mais continue de nous apporter cette force de caractère, cette hargne de vivre qui fut la tienne, ainsi que cette amitié qui ne s’est jamais démentie. « De segur, Babé, te gardarem dins lo cor come una pura provensala matinada d’un poc de flor dau pais catalan dins leis cabels. Bon viatge dins l’autre monde monte la gens sont totjorn polits, gentils et bons. » Tes amis à jamais Cathy, Henri (Okap) et Isabelle. A Gaël, Sylvain et …, ainsi qu’à leurs enfants, nous présentons nos tristes condoléances.

2024 – 2 octobre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 88e livraison. DEUXIÈME PARTIE Agrandissement de 1589 Rue d’Alger (suite) Durant la période révolutionnaire cette voie fut le théâtre de pénibles évènements.

Le 30 juillet 1792, le Palais de Justice fut envahi par une populace qui voulait s’emparer de quelques citoyens qui y étaient détenus. Le geôlier, Antoine Fadas, refusa énergiquement, malgré le danger auquel il s’exposait, de livrer les prisonniers confiés à sa garde. Arraché sur le champ de son bureau et lardé de coups de sabre, il fut traîné sur la place Puget actuelle et pendu à un réverbère. Durant le trajet, Fadas, mortellement blessé, ne cessait de dire à ses meurtriers : « Vous allez me pendre, ne me faites pas ainsi souffrir ». Mais ceux-ci, loin de se laisser émouvoir par les prières d’un mourant, se plurent à redoubler d’acharnement et de cruauté (Archives communales modernes. Révolution française).

Le 24 août 1792, l’avocat Dominique Sénés, dit l’Ancien, subissait dans cette rue le plus horrible des supplices. « Arrêté et conduit au Palais de « Justice, Sénés ne tarda pas à être enlevé et frappé par la foule, tandis que quelques individus le traînaient et que d’autres le poussaient par derrière. Traîné sous le réverbère près la porte du « palais, il fut immédiatement pendu par un pied, après avoir reçu quelques coups de sabre. On le laissa dans cette situation pendant un quart d’heure; ensuite on le descendit et on lui fit quelques questions, après quoi, on lui mit la corde du réverbère au cou et on le pendit de nouveau ; et après l’avoir laissé suspendu près de demi-heure, on le redescendit et on le mutila à coups de sabre ; enfin il fut traîné dans cet état déplorable par la rue qui tire vers le port. Un de ses meurtriers s’arrêta au bas de la rue des Chaudronniers pour laver son sabre dans le ruisseau, et se vanta d’avoir crevé les yeux, avec sa baïonnette, au sieur Sénés, au moment où il était pendu par un pied. Il fut tué par la seule raison qu’il avait rempli ses devoirs de juge avec intégrité et fermeté » (Archives communal os modernes. Révolution française).

(222 1971 : Grimaud Le château)

UNE COURTE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Si j’avais un marteau…

Contemplant avec un intérêt certain son mari qui s’efforce de planter un clou pour y suspendre un magnifique tableau récemment acheté, son épouse lui dit :

– Ton marteau me fait songer à la foudre. Le mari bricoleur très flatté répond : – Parce qu’il en a la rapidité, n’est-ce pas ma chérie?

– Non, parce qu’il ne frappe jamais deux fois au même endroit ! « 

(050 a : le Château de Montauban, Ollioules – cl. H. Ribot

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture.

Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier.

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