ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 12 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4912)
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATIONS : En balade sur les rives du Nil (clichés H. Ribot, 2019-2021)
FÊTONS APOLLINAIRE, non pas le seul, l’unique APOLLINAIRE, l’auteur des « Calligrammes » et de la « Lettre à Lou », mais les quelques quatre-vingt-dix APOLLINAIRE prénommés ainsi et vivant actuellement sur notre bonne vieille terre de France, de qui le prénom devint subitement populaire dans les années 1920, celles qui suivirent la mort du poète.
Comme vous vous doutez que je vais parler de l’auteur des « Onze mille verges », je m’en tiendrai malgré cela à mon habitude qui consiste à évoquer les ancêtres, les premiers à avoir porté ce nom :
APOLLINAIRE FRANCO, un franciscain né à Aguilar de Campo en Espagne et mort au Japon, fut brûlé vif pour ne pas avoir voulu obtempérer à l’ordre donné huit ans plus tôt aux missionnaires catholiques de quitter le pays sous peine de mort.
Avant lui, il y avait eu un personnage important pour la chrétienté, puisque auteurs de « Lettres », qui vécut dans l’Antiquité, CAIUS SOLLIUS MODESTUS APOLLINARIS SIDONIUS, alias SIDOINE APOLLINAIRE, longuement étudié par nombres d’historiens tel André Loyen qui, après avoir mis en lumière « Les débuts du royaume wisigoth de Toulouse » dans la Revue d’Etudes latines (tome XII, 1934), publia à Paris, en 1942, « Recherches historiques sur les panégyriques de SIDOINE APOLLINAIRE » puis, en 1943, et toujours à Paris « SIDOINE APOLLINAIRE et l’esprit précieux en Gaule ».
En ce jour de l’an II que le calendrier républicain dédia au BIGARADIER ou ORANGER DE SEVILLE, revenons à « mon Sade Orphée » APOLLINAIRE, en fait Wilhelm de Kostrowitzky né en août 1880 à Rome et fils d’un officier italien et d’une Française. En 1889, sa famille s’installa à Paris en 1889. Afin de subvenir aux besoins de la famille, Wilhelm dut travailler et, en 1902, il fut précepteur en Allemagne. Parallèlement, il publia ses premiers textes sous le pseudonyme qui allait le rendre à jamais célèbre. A son retour à Paris, APOLLINAIRE se lia aux milieux artistiques : il fut ami de Picasso et une liaison avec le peintre Marie Laurencin. En 1913, il connut le succès avec la publication d’ « Alcools » suivie, la même année, de celle de « Les Peintres cubistes, méditations esthétiques », un manifeste de défense de la peinture contemporaine. En novembre 1914, APOLLINAIRE s’engageait dans la Grande Guerre. Blessé à la tête en 1918, il rentra à Paris où il eut la malchance – assez commune à l’époque, malheureusement – de mourir, emporté par une grippe infectieuse, après avoir publié ses merveilleux « Calligrammes ».
PENSEE : « Le service exclusif d’un de nos besoins peut nous conduire au vice, à la folie ou au crime » (Maurice Druon, « Remarques », 1952).
DICTON : « En septembre, quand tu entends la grive chanter, cherche la maison pour t’abriter ou du bois pour te chauffer. »
MOT DU JOUR : « Le jeu, comme on dit, ne vaut pas la chandelle ». L’expression signifie littéralement que les gains du jeu ne suffiraient pas à payer leur chandelle qui éclairait les joueurs lesquels d’ailleurs dans les maisons modestes laissaient en partant quelque deniers de cotisations pour rembourser cet éclairage (Claude Duneton).
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’ÉGYPTE (1798-1801). Voici un résumé des principaux points abordés à la date du 12 septembre 1798 et 1799):
- Lettre au Général en Chef Bonaparte : Le 26 fructidor (12 septembre 1798), il est mentionné que les Anglais ont empêché la sortie de navires neutres du port. Il y a également une inquiétude concernant environ 2 000 pèlerins de la Mecque qui craignent de retourner par terre en raison des risques d’attaque par les Arabes 1.
- Lettre au Citoyen Crétin, Commandant du génie : Le 26 fructidor (12 septembre 1798), il est discuté de l’importance stratégique du poste du Marabout pour la communication des signaux maritimes et des incursions des tribus arabes 2.
- Lettre au Citoyen Colasse, Commissaire des guerres : Le 26 fructidor an VI (12 septembre 1798), il est demandé à Colasse de quitter son logement actuel en raison de la grossesse de la femme du consul chez qui il est logé 3 4.
- Réponse de Bonaparte : Bonaparte insiste sur l’urgence de débarrasser Alexandrie des pèlerins en les faisant partir par terre ou en les embarquant sur des navires
- Lettre du général en chef Kléber au général Desaix à Siout : Le 26 fructidor an VII (12 septembre 1799), Kléber propose à Desaix de descendre au Caire pour se reposer, tout en assurant que la situation en Haute-Égypte permettrait son absence 5.
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 900e livraison. –1549 – 12 septembre : La Salle – château, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention, Sala, 1119 (cartulaire de Saint-Victor, n° 923). La maison de la Salle, mentionnée en 1457 (domus de Sala monast. S. Victoris, appartenait au monastère de Saint-Victor et son église était un prieuré dépendant de la même abbaye qui n’était point soumis à l’obédience épiscopale. La terre de la Salle, érigée en seigneurie, fut acquise par Pierre de Seriazo (acte du 12 septembre 1549, arch. de l’Evêché) dont la fille Catherine de Seriazo épousa Michel de Village, descendant de Jean de Village et de Perette Cœur. La famille des « de Village », seigneurs de la Salle, s’est éteinte en la personne de Charles-Alphonse Désiré, mort le 20 octobre 1853.
LA SEYNE-SUR-Mer : 596e livraison. –1690 – 12 septembre : INTERDICTION ET DEFENSE AUX HABITANTS DE LA SEYNE D’ACCUEILLIR SANS AUTORISATION DES ETRANGERS – Sur une resquête présentée à la chambre des Vacations de la Cour du Parlement par son Altesse Mgr Philippe de Vendôme, grand prieur de France, abbé de Saint-Victor, seigneur de Six-Fours et de La Seyne, ladite chambre, par son arrêt du 12 septembre 1690, fit droit à la demande dudit seigneur en faisant interdiction et défense aux habitants du lieu de La Seyne de louer à l’avenir leurs maisons, ni donner aucune retraite aux étrangers et gens sans aveu qui viendraient audit lieu sans la permission des sieurs maire et consuls. Le même arrêt obligeait ceux qui voudraient y habiter à présenter un certificat des consuls ou personnages autorisés de leur pays d’origine, attestant leur qualité et leur probité. A peine, pour les contrevenants, de 300 livres d’amende et autres sanctions. Ledit arrêt, en due forme et scellé, fut déposé aux archives de la commune. Comme on le voit, après la révocation de l’Edit de Nantes, la nuit retombait sur la France : les Protestants étaient interdits de séjour, obligés de s’expatrier, ou alors de livrer un combat perdu d’avance contre les Dragons du roi, au risque de se retrouver pendus, fusillés, sabrés, voire condamnés aux galères (Jean Denans, notaire et viguier de La Seyne, 1713).
OLLIOULES : 598e livraison : NAPOLÉON BONAPARTE REÇOIT PROVISOIREMENT LE COMMANDEMENT DE L’ARTILLERIE DE L’ARMÉE FRANÇAISE QUI ASSIEGE TOULON – Ce fut vers ce moment (12 septembre ?), qu’un obscur capitaine d’artillerie de vingt-quatre ans, regagnant Nice, passa au Beausset où il fut arrêté au passage par son compatriote Saliceti qui lui confia le commandement de l’artillerie républicaine en remplacement de Dommartin qui venait d’être grièvement blessé lors des combats d’Ollioules (Louis Baudoin, 1965, p. 343). Dommartin étant grièvement blessé devait céder le commandement, mais Perier, le plus ancien capitaine étant en mission à Marseille, Bonaparte est appelé à remplacer Dommartin (Paul Maurel, 1945). Il est alors investi provisoirement de l’important commandement de l’artillerie de l’armée française qui assiège Toulon, en attendant l’arrivée du titulaire qui, à la fin du siège, sera le général Du Teil cadet, Bonaparte conservant le commandement en second de l’artillerie de l’armée (Louis Baudoin, 1965, p. 356).
SANARY – 700e livraison : –1867 – 12 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 12 septembre – S. Raphaël – Vent d’est. Assez jolie brise. Nos vendanges se continuent activement – La majeure partie est en cuve ou même décuvée. Le vin qui en résulte est excellent. –1869 – 12 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche 12 septembre – S. Sardo – Aujourd’hui, premier quartier de lune – Temps splendide – Une petite brise de l’ouest qui grandira durant la journée. – C’est aujourd’hui la fête champêtre de Pépiole. Dans le terroir de Six-Fours, à peu de distance de Saint-Nazaire, ce qui fait que cet après-midi beaucoup de personnes iront se promener jusqu’à la chapelle qui est le point de ralliement des amateurs de la fête. C’est là que l’office se dit le matin, la messe, le soir, les vêpres et après les vêpres on danse derrière la chapelle au son de pauvres instruments d’habitude.
ÉPHÉMÉRIDES

L’INTEGRALE
Ajustez à présent vos lorgnons car nous avons du pain sur la planche. Jugez-en !
–1213 – 11 et 12 septembre : PIERRE II D’ARAGON VA-T-IL S’APPROPRIER LES COMTÉS DE PROVENCE ET DE TOULOUSE, AU RISQUE DE FONDER DEFINITIVEMENT UN PUISSANT ROYAUME CATALANO-OCCITAN ? – A la veille de la bataille de Muret (12 septembre 1213), l’archevêque d’Arles, Michel de Morèse qui a su profiter du retrait du comte de Provence et de la présence des légats et croisés, parvient à rétablir sa domination complète sur la cité et encouragé par ses succès, tente d’imposer une théocratie. Au niveau international, le Pape pense, qu’une fois le comte de Toulouse parti en croisade, c’est Pierre II d’Aragon qui risque de s’approprier les comtés, au risque de fonder définitivement un puissant royaume catalano-occitan puisqu’il est le seul à avoir le titre de Roi, si l’on tient compte des liens de mariage qui lient les deux familles de Toulouse et d’Aragon ? Mais la réalité est tout autre : ces riches terres occitanes sont convoitées par le roi de France, et le pape refuse le projet de paix. La guerre est inévitable. Et Pierre Il qui avait défendu la chrétienté, se met aux côtés de son beau-frère. Si l’on considère les troupes en présence, la victoire ne fait aucun doute (Henri Ribot).
Le jeudi 12 septembre 1213, sur la plaine de Muret, à quelque vingt-cinq kilomètres de Toulouse, une bataille s’engage. Elle oppose les participants à la croisade albigeoise, pour la plupart originaires du Nord de la France, à une coalition hétéroclite de princes, chevaliers et milices communales de Languedoc, Catalogne et Aragon. À la tête des croisés, Simon de Montfort jouit d’une expérience militaire hors pair. Beau-frère de Raimond VI de Toulouse et seigneur éminent de Carcassonne, Pierre II d’Aragon entend appuyer les princes occitans. Depuis janvier 1213, il a reçu le serment de fidélité de la plupart d’entre eux : comte de Toulouse, comte de Foix, comte de Comminges, vicomte de Béarn… La ville de Toulouse lui fait également allégeance. Ce sont les guerriers de cette vaste coalition qui se retrouvent sur la plaine de Muret. En face, les hommes de Simon de Montfort sont sûrs de leur droit. Jouissant du statut du croisé, ils profitent des mêmes bienfaits spirituels et des mêmes privilèges juridiques que ceux qui combattent en Terre sainte. « Chevaliers et serviteurs du Christ », ils défendent l’orthodoxie face au catharisme qu’ils disent corrompre la religion, semant partout la discorde. Outre leur moral d’acier, conforté par la promesse du paradis en cas de mort, ils présentent une organisation et une cohésion qui font terriblement défaut chez leurs adversaires. Pierre II ne parvient pas, en effet, à imposer un ordre de bataille aux siens, et il doit laisser le comte de Toulouse, rétif à l’engagement, à l’arrière-garde. Fier et chevaleresque, il s’expose trop dans la mêlée. Ses ennemis l’abattent. La panique se répand parmi les siens. Le tout finit par la débandade de ses chevaliers, pourtant supérieurs en nombre aux croisés, et le massacre des fantassins de la milice de Toulouse. La victoire permet à Simon de Montfort de conquérir l’essentiel du Languedoc. En dépit d’un sursaut du comte de Toulouse, la royauté française impose définitivement son pouvoir dans la région en 1229. Jacques Ier, nouveau comte de Barcelone, ne s’opposera plus à la constitution territoriale du royaume de France. Considérant la mort tragique de son père, la puissance de Louis IX, la position de l’Église et les intérêts de l’aristocratie catalano-aragonaise, il préfère conquérir les royaumes musulmans des Baléares et de Valence. La bataille de Muret prépare de façon décisive la France telle que nous la connaissons aujourd’hui. (Martin Aurell, professeur d’histoire médiévale à l’université de Poitiers. Institut universitaire de France. Pour ceux qui désirent connaître le contre-coup de cette croisades sur la Provence, il convient de lire du même auteur, Martin Aurell, en collaboration avec Jean-Paul Boyer et Noël Coulet – « La Provence au Moyen Âge », Aix-en-Provence, Publications de l’Université de Provence, 2005, 356 p.).
–1231 – 12 septembre : TERRITOIRE D’ORVES – L’acte 293 du cartulaire de Montrieux nous informe que le différend entre Montrieux et Guillaume de Signes d’Evenos au sujet de leurs droits respectifs sur le territoire d’Orves est réglé (Boyer R., 1980, p. 640-641).
–1246 – 12 septembre : DELIMITATION DU CHÂTEAU ROYAL DE CARNOULES – L’acte 1035 du cartulaire de Saint-Victor, ou « Carta Maximini et Castri Regalis », fixe les limites du « castrum regale » (château royal) et de Carnoules. On trouve parmi les signataires : « Girardi de Areis jurisperiri, Rainaldi de Masalgis militis, Fulcherus de Blancafort militis. » Le chevalier Fulco de Blacafort est également cité dans l’état des droits et revenus de Charles Premier d’Anjou au terroir de la Môle, daté de 1252. D’après Gabrielle Démians d’Archimbaud, tome 3, chap. III, p. 90, Blancafort est un village aujourd’hui déserté de la commune de Besse (Var). (Ephémérides 1ere année)
–1280 – 12 septembre : La Major de Marseille – Fait aux Baux – Hugues de Baux, seigneur et vicomte de Marseille, et sa femme la vicomtesse Barrale, confirment à l’église de la Major tout ce que Pierre Bermond, ancien prévôt, leur a laissé ; ils lui concèdent le privilège d’acquérir sans leur consentement des biens sur leurs domaines en l’évêché de Marseille. Ils sont reçus en l’association des œuvres pies de ladite église.. (acte des vicomtes de Marseille n° 376, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Copie du 12 septembre 1280 : La Major de Marseille, chartes, n° 31. — C. Ibidem, Livre jaune, fol. 5. — 7). Evêché de Marseille, Livre vert, fol. 28 v°. a, Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 1145. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 165.

-1319 – 12 septembre : Gasbert de Valle est nommé évêque de Marseille par le pape Jean XXII.
–1326 – 12 septembre : Rovilh (acte notarié). Le Rouet – village, commune de Marseille. L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. Première mention du lieu-dit : Colla Rouilh, . 4 mai 1245 (charte aux archives municipales). Première mention de l’église : Ecclesia B.M. de Roillo, 24 décembre 1261 (charte aux archives municipales ; Ed. Baratier, Le temporel…, 1966).
–1328 – 12 septembre : Pineda domini episcopi, 12 septembre 1328 (charte aux archives municipales). Pinède, cap, commune de Marseille, quartier de Séon La Pineda, 30 juin 1248 (ibid.). Première mention : La Pinède, 9 mai 1449 (ibid.).
–1330 – 12 septembre : Camars (charte aux archives municipales de Marseille). Le Camas – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint- Pierre (1872). Première mention : Campus Martius, XI° siècle (cartulaire de Saint- Victor , n° 37 et 40).
–1362 – 12 septembre : GUERRE DE CENT ANS – Mort du pape Innocent VI à Avignon et élection d’Urbain V (Guillaume de Grimoard).
–1377 – 12 septembre : Campus de Cabas (charte aux archives de Saint-Sauveur). Camp-Cabasson – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales).
–1411 – 12 septembre : NICOLAS DRACONIS, ARCHIPRETRE DE LA MOLE – Hyères– Actum Areis, vid. In camera paramenti domus episcopalis testes venerabilis, nobilis et sapietes viri, dom. Nicholaus Draconis, jurisperitus, archipresbiter de Mola,… (Archives du Var, E 526, f° 56, n° 625).

–1494 – 12 septembre : Naissance à Cognac du futur roi de France, François Premier.
–1549 – 12 septembre : La Salle – château, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention, Sala, 1119 (cartulaire de Saint-Victor, n° 923). La maison de la Salle, mentionnée en 1457 (domus de Sala monast. S. Victoris, appartenait au monastère de Saint-Victor et son église était un prieuré dépendant de la même abbaye qui n’était point soumis à l’obédience épiscopale. La terre de la Salle, érigée en seigneurie, fut acquise par Pierre de Seriazo (acte du 12 septembre 1549, arch. de l’Evêché) dont la fille Catherine de Seriazo épousa Michel de Village, descendant de Jean de Village et de Perette Cœur. La famille des « de Village », seigneurs de la Salle, s’est éteinte en la personne de Charles-Alphonse Désiré, mort le 20 octobre 1853.

–1631 – 12 septembre : TRANSACTION, EN DATE DU 12 SEPTEMBRE 1631, ENTRE LA SEYNE ET SIX-FOURS CONCERNANT LES COMMERCES DE BOUCHERIE ET DE CHARCUTERIE – A la suite des requêtes présentées et appuyées par l’abbé de Saint-Victor, le roi de France, Louis XIII, octroya, par lettres patentes données à Saint-Germain-en-Laye, le 13 juin 1631, aux habitants du bourg de La Seyne, la permission d’installer des comptoirs de boucherie « pour vendre et débiter de la viande au public à l’avenir, journellement et perpétuellement, tant pour leur nourriture que pour celle des marchands, patrons et autres négociants abordant audit lieu et au port de La Seyne ». Ce document important fait ressortir nettement l’évolution marquée vers une économie indépendante de ce village grandissant qui semble pourtant être encore bien solidement lié à Six-Fours, en 1631. En outre, il a l’avantage de nous faire connaître que « le lieu de La Seyne est situé au bord d’un des meilleurs et des plus beaux ports de notre côte du levant, audit pays, dans lequel abordent ordinairement beaucoup de barques et de vaisseaux comme encore ceux des étrangers ». Devant cette nouvelle conquête des Seynois et pour des motifs d’intérêt autant que de prestige, les gens de Six-Fours tentèrent de s’opposer à ce droit reconnu aux habitants de La Seyne ; ils leur intentèrent bientôt un procès. Mais, la sagesse aidant, un arrangement intervint rapidement entre les deux parties. Il fit l’objet d’une transaction, en date du 12 septembre 1631, reçue par Me Lombard, notaire, en présence de Messire Jean de Gérente, camérier du monastère de Saint-Victor, vicaire général et procureur de Mgr le comte de Moret, abbé de ladite abbaye ; cette transaction était faite entre les sieurs Pierre Martinenq, écuyer, Laurent Martiny et Etienne Tortel, consuls de la communauté de Six-Fours, et noble Michel de Tortel, seigneur de Ramatuelle, sieur Joseph Beaussier, bourgeois, et autres notables du lieu de La Seyne, aux conditions qui furent stipulées comme suit : les Seynois pourront établir librement des commerces de boucherie et de charcuterie, de même que les personnes du lieu de Six-Fours qui en feraient la demande dans le délai d’un mois, et ce, par acte public, sous la réserve, cependant, du paiement à la communauté de Six-Fours d’une somme de 1.500 livres pour tenir compte de la diminution de vente en résultant pour cette communauté (Louis Baudoin, 1965, p. 127-128).
–1636 – 12 septembre : Propriété de Jean Pol de Foresta, sieur de Castellan, juge du palais (registre aux archives de la Major). Foresta – bastide et scierie, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel.
–1642 – 12 septembre : EXECUTION DU MARQUIS DE CINQ-MARS – Le 12 septembre 1642, sur la place des Terreaux, à Lyon, le marquis Henri de Cinq-Mars (22 ans) périt sur l’échafaud ainsi que son ami François de Thou. Ces deux exécutions mettent un terme à la dernière conspiration ourdie contre Richelieu.
–1657 – 12 septembre : A PROPOS DE LA FONDATION DE NOTRE DAME DE SANTE A SIX-FOURS : Par acte passé par-devant Monseigneur Jacques Danis, évêque de Tollon, reçu par Maître Deydier, notaire de ladite ville, le 30 juillet 1646, patron Charles Guigou à feu Pierre, dit de Rainier, dudit S-F, en conséquence de la permission, à lui donnée, par mondit Seigneur l’évêque, de faire et édifier une chapelle au terroir dudit S-F et quartier de Rainier, par son ordonnance rendue sur requête, signifiée à Monsieur le grand vicaire de Monseigneur l’abbé St Victor, prieur de S-F, et aux consuls et communauté dudit lieu, le 24 dudit mois, a fondé, établi et institué, à la dite chapelle sous le titre de Notre Dame de santé, un service d’une messe à chaque jour de dimanche et fêtes de commandement, qui sera célébrée, après le prosne par tel prêtre que mondit Seigneur l’évêque ou son grand vicaire approuvera. Lequel sera chargé par ledit fondateur, sa vie durant, et après lui ; par un seul mâle aîné et plus proche de son sang, ou des filles à défaut des mâles, et de sa succession à perpétuité. A la charge que ledit prêtre sera tenu de faire la doctrine coutume à ladite chapelle tous les jours des dimanches, à une heure après midi, et que ledit prêtre pourra être changé quand bon semblera audit fondateur et à ses successeurs. Pour le doct (dot) de laquelle fondation de messe, ledit patron Guigou a promis de payer une pension annuelle et perpétuelle de 30 livres à commencer aussi tôt que ladite chapelle sera achevée et munie de toute chose nécessaire et bénite, que ledit fondateur a promis être fait dans un mois. Sur laquelle fondation, Illustrissime et Révérendissime Messire Anthoine Louis du Plessis, archevêque et Comte de Lion, primat des Gaules, forma opposition, par requête donnée à Monseigneur l’évêque de Tollon, le 12 septembre 1657. La sentence qui fut rendue sur la susdite opposition, ne m’a pas apparue, mais seulement les écritures qui furent données par Messire Gaspard Vidal, prêtre, dernier recteur de ladite chapelle, au procès qu’il avait contre Messire Pierre Vicard, premier nommé au susdit service, par lesquelles il expose que ledit Seigneur abbé de St Victor s’étant rendu, appelant de la sentence dudit Seigneur évêque de Tollon, par-devant Monseigneur l’archevêque d’Arles, il ne parait pas sur quel fondement la sentence rendue par Monseigneur l’évêque fut confirmée, y ajoutant que le service serait fait par un prêtre servant l’église de S-F, sous la nomination dudit Guigou, fondateur. A la suite, étant venue à la notice des consuls que le corps du clergé de l’église paroissiale se préparait pour aller ensevelir Catherine Vidale, femme de Charles Guigou, dans la susdite chapelle Notre Dame de santé, Sieur Esprit Cottolenq, consul, et Maître Jacques Denans, bourgeois, syndic dudit lieu, auraient fait acte de remontrance à Messire Jacques Lombard, curé de ladite paroisse, portant qu’étant venu à leur notice que le clergé devait aller faire le susdit enterrement à la susdite chapelle, ce qui ne pouvait être fait que dans l’église paroissiale, l’auraient requis de ne permettre, ni souffrir telle nouveauté. Lequel, par sa réponse, dit qu’il avait reçu une lettre de Monsieur le grand vicaire de Monseigneur de Tollon, le priant de permettre ledit ensevelissement. Toutefois entendu cette sommation, se gardera de mal prendre et conservera les droits de la paroisse et de Monseigneur le cardinal de Lion, prieur d’icelle, apert de l’acte reçu par Maître Denans, le (en blanc) A raison de laquelle fondation, ledit Charles Guigou, ayant été obligé de fournir les frais du procès qui lui fut intenté pour empêcher cette fondation, sur le compte qu’il en avait tenu, serait (aurait) été passé acte de convention entre lui, d’une part, Pierre Jougla et Pierre Vidal, margaillers de la susdite chapelle, d’autre, reçu par Maître Denans, notaire, le 17 janvier 1656. Par lequel serait été accordé et convenu que les margaillers seront tenus, en tant que les aumônes de la chapelle suffiront, après avoir rendu leur compte, de rendre et payer audit Guigou tous les frais et dépants par lui esbourcer (débourser) pour tous les frais extraordinaire au sujet de la susdite fondation, se montant mil quatre cent soixante-sept (1467) livres, et de la valeur et garantie des obligations qu’il a passé, en sorte qu’il ne soit jamais recherché, à la réserve de six cents (600) livres que ledit Guigou a donné gratuitement (Jean Denans, 1713).
–1663 – 12 septembre : Terre d’Elzéard Michel dit Valloy (acte notarié à Allauch). Valoey – quartier rural, commune d’Allauch. Première mention : terre de Jean Valoy, 1636 (cadastre d’Allauch).
–1683 – 12 septembre : VIENNE MARQUE LA FIN DE L’AVANCEE DES TURCS EN EUROPE CONTINENTALE – Le 12 septembre 1683, après deux mois de siège, les janissaires turcs du grand vizir Kara Mustapha renoncent à conquérir Vienne et se retirent.
–1690 – 12 septembre : INTERDICTION ET DEFENSE AUX HABITANTS DE LA SEYNE D’ACCUEILLIR SANS AUTORISATION DES ETRANGERS – Sur une resquête présentée à la chambre des Vacations de la Cour du Parlement par son Altesse Mgr Philippe de Vendôme, grand prieur de France, abbé de Saint-Victor, seigneur de Six-Fours et de La Seyne, ladite chambre, par son arrêt du 12 septembre 1690, fit droit à la demande dudit seigneur en faisant interdiction et défense aux habitants du lieu de La Seyne de louer à l’avenir leurs maisons, ni donner aucune retraite aux étrangers et gens sans aveu qui viendraient audit lieu sans la permission des sieurs maire et consuls. Le même arrêt obligeait ceux qui voudraient y habiter à présenter un certificat des consuls ou personnages autorisés de leur pays d’origine, attestant leur qualité et leur probité. A peine, pour les contrevenants, de 300 livres d’amende et autres sanctions. Ledit arrêt, en due forme et scellé, fut déposé aux archives de la commune. Comme on le voit, après la révocation de l’Edit de Nantes, la nuit retombait sur la France : les Protestants étaient interdits de séjour, obligés de s’expatrier, ou alors de livrer un combat perdu d’avance contre les Dragons du roi, au risque de se retrouver pendus, fusillés, sabrés, voire condamnés aux galères (Jean Denans, notaire et viguier de La Seyne, 1713).
–1695 – 12 septembre : Vallon des Peirards lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Baumes-Saint-Antoine, vers la chaîne de l’Etoile (registre de l’Ecritoire). Le 8 janvier 1135, mention de Sancta Maria de Balma, (cartulaire Saint-Victor, n. 844). Notre-Dame-de-la-Douane, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Antoine.

–1733 – 12 septembre : Décès à Paris du compositeur François Couperin Le-Grand, auteur, entre autres œuvres, de- La Passacaille. Merveilleusement interprétée par Wanda Landowka,( IV, clavecin. La Voix de son Maître Pathé Marconi EMI « Les gravures illustres », COLH 302, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm mono (enregistrements de 1938 et 1934
–1764 – 12 septembre : Mort du musicien Jean Philippe Rameau, auteur de la « Suite en mi » interprétée au clavecin par Wanda Landowka (IV, un disque vinyl 33 tours 30 cm mono La Voix de son Maître Pathé Marconi EMI « Les gravures illustres », COLH 302, enregistrements de 1938 et 1934) et « Gavotte en rondeau », jouée à la guitare par Caledonio Romero (un disque vinyl 33 tours 30 cm mono Mercury records, 121 008 MSL, 1964).
–1791 – 12 septembre : LA FRANCE S’APPRETE A ANNEXER LE COMTAT VENAISSIN ET AVIGNON (Pierre Goubert, Initiation …, 1984). La papauté perdra ainsi son enclave en France et le 24 juin 1793, la Convention nationale décidera la création d’un 87e département, celui du Vaucluse, regroupant les districts de Vaucluse (Avignon), de l’Ouvèze (Carpentras), d’Apt (pris aux Bouches-du-Rhône), de Sault (pris aux Basses-Alpes) et d’Orange (pris à la Drôme) (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).

–1793 – 12 septembre et au-delà :
1. OÙ L’ON REPARLE DE CANONS A SANARY – Bientôt 3 dragons et 3 carabiniers firent étape à Sanary. Du 9 au 12 septembre, le capitaine Mathieu se rendit à Sanary au sujet de 1′ « armement des batteries et pour prendre des mesures sur « le vaisseau ennemi qui avait brizé ou démonté nos batteries » (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Archives de Sanary, L1.).
Les premiers soldats parvinrent à Sanary les 8 et 9, par petites sections, et cette ville en compta, à partir du 11, un assez grand nombre. Au cours du siège et en 1794 elle fut occupée par des détachements plus ou moins importants du 10e bataillon de la Drôme. Parmi les bataillons envoyés dans le Midi les uns descendirent le Rhône dans des bateaux, les autres vinrent à pied (Courrier d’Avignon, n° 279, a5 frimaire)), de la 1re compagnie d’artillerie de la Lozère, du 1er bataillon du Mont-Blanc, de la Légion allobroge, etc. L’occupation définitive de Sanary par l’armée républicaine dut avoir lieu le 12 septembre (id.).
2. REQUISITION DE DEUX CHEVAUX POUR LA TROUPE REPUBLICAINE – Il y a aux archives communales du Beausset un ordre de réquisition de deux chevaux pour la troupe établi par l’adjoint à l’adjudant-général Carteaux, en date du 12 septembre 1793, au quartier général du Beausset (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française… De Napoléon Bonaparte, il n’y a malheureusement plus aucun document. Pas même celui qu’avait pu consulter Jean Gavot lors de la rédaction de son « Histoire du Beausset » en 1976. Je ne l’ai pas retrouvé. Des amateurs de souvenirs historiques sont sans doute passés par là… Ce qui ne date pas d’aujourd’hui d’ailleurs. Puisqu’on peut également constater la disparition d’une lettre de Napoléon Bonaparte présentée par P. Maurel dans son « Histoire de Toulon » en 1943. Cette lettre, relative à une réquisition de pics et de pioches pour des travaux de voierie dans les gorges d’Ollioules, est adressée par « Buonaparte », commandant de l’artillerie du Midy « aux citoyens officiers municipaux du Bosset » (pardonnons au grand homme sa faute d’orthographe !…). Cette lettre, en toute logique, n’aurait jamais dû quitter les archives du Beausset…).
3. NAPOLÉON BONAPARTE REÇOIT PROVISOIREMENT LE COMMANDEMENT DE L’ARTILLERIE DE L’ARMÉE FRANÇAISE QUI ASSIEGE TOULON – Ce fut vers ce moment (12 septembre ?), qu’un obscur capitaine d’artillerie de vingt-quatre ans, regagnant Nice, passa au Beausset où il fut arrêté au passage par son compatriote Saliceti qui lui confia le commandement de l’artillerie républicaine en remplacement de Dommartin qui venait d’être grièvement blessé lors des combats d’Ollioules (Louis Baudoin, 1965, p. 343). Dommartin étant grièvement blessé devait céder le commandement, mais Perier, le plus ancien capitaine étant en mission à Marseille, Bonaparte est appelé à remplacer Dommartin (Paul Maurel, 1945). Il est alors investi provisoirement de l’important commandement de l’artillerie de l’armée française qui assiège Toulon, en attendant l’arrivée du titulaire qui, à la fin du siège, sera le général Du Teil cadet, Bonaparte conservant le commandement en second de l’artillerie de l’armée (Louis Baudoin, 1965, p. 356).
–1798 – 12 septembre (26 fructidor An VI) :
1. COMMISSION MILITAIRES DE TOULON – « le 26 au soir, Buzaval, de Toulon, Victor, d’Ollioules, Guairouard du Beausset dit Patte fine ont été radiés définitivement par le plomb que leur a fait mordre la poussière » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815). Le 12 septembre, Baignard Etienne ancien écrivain de Marine 56 ans Toulon, Buzeval Jean – bourgeois 60 ans Toulon, Dèprat Jean dit Le Miche Sergent-de-ville Le Beausset 60 ans, Dollieules Charles bourgeois 44 ans Solliès, Gueyrard J-François 45 ans Méounes, condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues).

2. EXPEDITION D’EGYPTE – Lettres du général Kléber
L’émir Ibrahim de Damanhour qui s’est chargé de l’arrivage des Fructidor eaux de Rahmanieh à Alexandrie, inquiété par la tribu des Oulad Ali 259 an vl qui se refuse à faire la paix et menace de saigner le canal, écrit au Divan de cette ville pour l’inviter à réclamer auprès de moi un secours de 5 à 600 Français avec quelques pièces de canons. J’en instruis l’adjudant-général Bribes et lui dis de se concerter avec le général Marmont et de nous rendre compte des dispositions qu’ils auront prises.
Ci-joint le procès-verbal de l’interrogatoire des parents et domestiques d’Abd el Koraïm.
Réponse de Bonaparte : «Il est extrêmement urgent de débarrasser Alexandrie de cette grande quantité de pèlerins. Qu’ils s’en aillent par terre à Derne, où ils pourront s’embarquer, ou faites les embarquer sur trois bons bâtiments et partir de nuit. Une fois partis, il ne faut plus les laisser entrer. Dans la saison où nous nous trouvons, où il ne fait grand jour qu’à six heures du matin, tous les bâtiments peuvent sortir à la barbe des Anglais. Forcez ceux qui seront chargés des hommes dont vous voulez débarrasser votre place, à sortir ». Du Caire le 2e jour complémentaire an VI (18 septembre 1798). (Correspondance, IV, 728).
b) Au Citoyen Crétin, Commandant du génie. Alexandrie. Le 26 fructidor (12 septembre 1798).. Le poste du Marabout ne peut avoir suivant moi ni d’autre importance, ni d’autre utilité que celle de faciliter aux marins la communication des signaux et des reconnaissances des bâtiments qui arriveraient dans ces parages. Alors le minaret forme naturellement un excellent observatoire. Je pense donc qu’il faut le laisser subsister. « la tribu Oulad Ali présentera toujours plus de difficultés que les autres, si l’on veut préserver l’Egypte de ses incursions. Ces Arabes viennent tous les ans des environs de Derne, passer quelques mois sur les frontières occidentales de ce pays. Ils sont continuellement en guerre avec les autres tribus. L’habitude qu’ils ont des grands voyages, les ressources qu’ils trouvent dans le long trajet du désert qui s’étend des côtes de l’Egypte jusqu’à celles de Derne, et celles qu’ils ont dans leurs bestiaux et dans leurs forces, les rendront toujours redoutables aux provinces occidentales de l’Egypte. » (Gratien Le Père : Mémoire sur la partie occidentale de la province de Bahyreb connue anciennement sous le nom de nome maréotique, in Description de l’Egypte, Etat moderne, t. XVIII 2e partie, p. 56, édition in-8°).
c. Au Citoyen Colasse, Commissaire des guerres. Alexandrie. Le 26 fructidor an VI (12 septembre 1798) Le consul chez lequel vous êtes logé, Citoyen, m’ayant représenté que sa localité dans la circonstance où il se trouvait relativement à la grossesse de sa femme, ne lui permettait pas d’abandonner aucun appartement, et voulant accéder à sa demande, qu me parait fondée je vous prie de quitter celui que vous occupez chez lui. J c commandant de la place de vous donner le choix ou du logement qu’occupait l’administration de la marine à l’hôtel d’Angleterre ou celui de l’ancien consul de Venise.

–1799 – 12 septembre (26 fructidor An VI) : EXPEDITION D’EGYPTE – Le général en chef Kléber au général Desaix à Siout – Le 26 fructidor an VII (12 septembre 1799). Le citoyen Clément, votre aide de camp, est venu me voir hier, mon i lier général, et en me demandant de lui faire délivrer des meubles pour votre maison, il m’a fait connaître que vous désireriez descendre au Caire et y prendre quelque repos. Si vous étiez, citoyen général, dans cette intention et si la situation de la Haute-Égypte était telle que votre absence ne pût apporter aucun préjudice, je vous engagerais moi-même à donner suite à ce voyage, mais alors il serait nécessaire de laisser le général Friant il Siout et de donner le commandement de Béni Souef au général Belliard. Je soumets tout cela à votre prudence et au concours des circonstances dans lesquelles vous pourriez vous trouver. En vous rendant ici, vous pourriez fort bien avoir la satisfaction de combattre contre le Grand Vizir et contre ses éléphants. Je vous organiserai pour cela une belle division et, en attendant l’arrivée de cette armée formidable, vous vous reposeriez dans une maison que je chercherais à vous rendre la plus agréable possible.
J’ai fait le chef de brigade Morand adjudant-général, Clément chef d’escadron et je vous enverrai incessamment la commission de chef de bataillon pour le capitaine qui s’est distingué dans l’affaire de Qosseir d’après le rapport du général Donzelot. Dites à tous vos braves que je ne manquerai aucun occasion de leur faire connaître la satisfaction du gouvernement sur leur manière de servir. Ceci est la troisième lettre que je vous écris, et la première était datée
du 9. Je n’ai encore reçu aucune réponse.
Un bataillon de la 61e, que vous avez envoyé dans la Haute-Egypte, est arrivée ici hier au soir ; il y restera au moins jusqu’après 1’organisation de la demi-brigade. Je fais venir les deux autres bataillons d’Alexandrie.
–1800 – 12 septembre (25 fructidor An VIII) : Il y a à cette époque deux officiers de santé à Sanary. Le 25 fructidor an 8 (12 septembre 1800), vient s’installer un médecin, Jean LARRIEU, retraité des hôpitaux de la marine, qui déclare venir s’installer pour exercer son état (Rotger B., 1984, p. 332).

–1835 – 12 septembre : BILAN STATISTIQUE DE L’EPIDEMIE DE CHOLERA DANS LE VAR – A cette date, la préfecture peut dresser un bilan statistique du fléau, soit 3030 morts pour le Var – les chiffres doivent toutefois être considérés comme un minimum, car ils ne correspondent pas toujours avec les rapports des maires. Il fallut attendre en fait le printemps de 1836 pour que tout redevint normal. Etat des communes affligées du choléra et total des décès qui ont eu lieu dans chacune d’elles, au 12 décembre 1835 inclusivement. Pour l’arrondissement de Toulon on compte :
à Belgentier 42 décès sur 1322 habitants (3,17%) ;
à Carnoules 1 décès sur 966 habitants (0,10%),
à Collobrières 5 décès sur 1680 habitants (0,29%) ;
à Cuers 21 décès sur 5106 habitants (0,41%) ;
à Evenos 5 décès sur 667 habitants (0,74%) ;
à Hyères 4 décès sur 10142 habitants (0,03%) ;
à La Cadière 1 décès sur 2616 habitants (0,03%) ;
à La Seyne 58 décès sur 6732 habitants (0,86%) (Marius Autran, tome 3, 1990 : 1835 : population seynoise 5.610 habitants) ;
à La Valette 72 décès sur 2450 habitants (2,93%) ;
au Castellet 8 décès sur 1946 habitants (0,41%) ;
au Revest 5 décès sur 663 habitants (0,75%) ;
à Ollioules 17 décès sur 3132 habitants (0,54%) ;
au Puget près Cuers 12 décès sur 1770 habitants (0,67%) ;
à Saint-Cyr 19 décès sur 1768 habitants (1,07%) ;
à Saint-Nazaire (Sanary) 5 décès sur 2695 habitants (0,18%) ;
à Six-Fours 22 décès sur 3081 habitants (0,71%) ;
à Solliès-Farlède 1 décès sur 1007 habitants (0,09%) ;
à Solliès-Pont 32 décès sur 3493 habitants (0,91%) ;
à Solliès-Toucas 6 décès sur 1401 habitants (0,42%) ;
à Solliès-Ville 2 décès sur 884 (0,22%) ;
à Toulon 1557 décès sur 44000 habitants (3,53%) ;
soit un total de 1862 décès sur 97521 habitants (1,90%)
Références : Rotger B., 1984, p. 383 ; A.D. Var 9 M 9/2 ; Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990, p. 31 ; Gisèle Argensse, 1989, p. 78)
Rappelons que, durant tout le XIXe siècle, des épidémies ont atteint la population : le typhus en 1829 et en 1833, le choléra en 1835-1837, le typhus de nouveau en 1845, puis encore le choléra en 1865.
–1851 – 12 septembre : MESSAGERIES NATIONALES – Le 12 septembre 1851, les Messageries Nationales, futures Messageries Maritimes, rachètent le chantier Benet, de La Ciotat. Dès lors, tous les navires construits pour les Messageries Nationales et toutes les réparations se feront à La Ciotat, laissant à La Seyne le champ libre pour les commandes de nouveaux navires à construire pour les compagnies marseillaises en plein développement (Serge Razzanti, 2012).
–1860 – 12 septembre : NAPOLEON III EN VISITE À NICE – Embarquées à Toulon sur le yacht impérial l’ « Aigle », superbe navire de 90 mètres de long comptant 11 officiers et 184 hommes d’équipage, leurs Majestés, l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie, font route vers Nice, escortées par de nombreux bâtiments de guerre de l’escadre de la Méditerranée. Le 12 septembre 1860 au matin, l’ « Aigle » mouille en rade de Villefranche, puis le cortège officiel se dirige vers Nice où les réceptions se succèdent au milieu de l’enthousiasme populaire. Le couple impérial visite le château mais aussi et surtout le pont du Var. Napoléon III tient à étudier sur place, avec les ingénieurs des Ponts et Chaussées la question cruciale de l’endiguement du Var. L’Empereur quitte Nice dès le lendemain 13 septembre à 20h 30 (Amic Charles, 1998, La Côte d’Azur au temps du tourisme d’hiver).

–1867 – 12 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 12 septembre – S. Raphaël – Vent d’est. Assez jolie brise. Nos vendanges se continuent activement – La majeure partie est en cuve ou même décuvée. Le vin qui en résulte est excellent.
–1869 – 12 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Dimanche 12 septembre – S. Sardo – Aujourd’hui, premier quartier de lune – Temps splendide – Une petite brise de l’ouest qui grandira durant la journée. – C’est aujourd’hui la fête champêtre de Pépiole. Dans le terroir de Six-Fours, à peu de distance de Saint-Nazaire, ce qui fait que cet après-midi beaucoup de personnes iront se promener jusqu’à la chapelle qui est le point de ralliement des amateurs de la fête. C’est là que l’office se dit le matin, la messe, le soir, les vêpres et après les vêpres on danse derrière la chapelle au son de pauvres instruments d’habitude.
–1897 – 12 septembre :
– INAUGURATION DE LA NOUVELLE MAIRIE DE SAINT-MANDRIER – C’est finalement à 15 heures que la nouvelle mairie de Saint-Mandrier est inaugurée. Ce superbe établissement communal, élevé au centre de la place centrale, a un aspect magnifique. Depuis la veille on le pare de tentures, d’écussons tricolores, d’oriflammes et guirlandes de verdure. La société musicale « La Conciliation » ouvre la fête au son de la Marseillaise. Trois jours plus tard, une seconde fête a lieu : la « Conciliation » inaugure sa nouvelle salle de répétition. Le principal discours a été prononcé par M. Maunier, président. MM Peyret, Spitalier et Eyriès y participaient. L’adjoint spécial prit la parole. Trois jours plus tard, une seconde fête aura lieu : la « Conciliation » inaugure sa nouvelle salle de répétition (Gisèle Argensse, 1989, p. 93).
– Naissance d’Irène Joliot-Curie, physicienne française.

–1912 – 12 septembre : MAIRIE DE SAINT-MANDRIER – La municipalité de La Seyne achète enfin à M. Baugier l’hôtel de ville de Saint-Mandrier pour la somme de 3800 francs. La ville gardera les hypothèques à son compte (Gisèle Argensse, 1989).
–1914 – 12 septembre :
1. La bataille de la Marne s’achève après six jours de combats acharnÉs. Les soldats Français et Britanniques parviennent à stopper l’offensive allemande, dont le plan Schlieffen visait à conquérir rapidement la France depuis la Belgique. Cette bataille du début de la Première Guerre mondiale a vu tomber plus de 100 000 hommes de chaque côté. [ministère de la Défense]
2. MESURES DE SECURITE PRISES CONTRE LA PROPAGATION DE LA VARIOLE – Tandis que la France, et Paris, respirent après la première victoire de la Marne, des mesures de sécurité sont prises contre la propagation de la variole toujours possible en temps de guerre. A Saint-Mandrier, l’adjoint spécial convie la population de la section à se faire vacciner dans la salle de l’hôtel de ville (Gisèle Argensse, 1989, p. 149).

–1940 – 12 septembre :
1. RESISTANCE FRANCE – Marcel Rosser est fusillé à Epinal pour acte de sabotage (André Rossel, 1985).
2. DÉCOUVERTE DE LA GROTTE PRÉHISTORIQUE DE LASCAUX. Quatre jeunes gens se promenaient à Montignac, le 12 septembre, en direction de Sarlat. Se trouvant sur la propriété de Mme la comtesse de la Roche- foucault et jetant une pierre dans une excavation pour essayer de faire sortir un renard, ils s’aperçurent que la grotte était profonde, et ils y pénétrèrent, non sans peine. A 12 mètres de profondeur ils trouvèrent une vaste salle dont les parois étaient recouvertes de dessins gravés et de peintures bien conservées. Ils firent part de leur découverte à M. Laval, instituteur en retraite; puis des personnalités comme M. l’abbé Breuil, de l’institut, et M. l’abbé Bouyssonie, l’éminent archéologue briviste, vinrent admirer ces têtes de cerf, de bisons, de chevaux ; d’après les premières observations, l’ensemble des peintures de cette grotte surpasserait tout ce que l’on connaît jusqu’à présent. Par voie de presse, le 1er octobre suivant, toute la France connaît la découverte d’une grotte préhistorique dans le Périgord noir ; on ne sait bien entendu pas si la valeur de la découverte se confirmera, mais on pense avoir là le digne pendant des Eyzies ou d’Altamira, en Espagne.
–1942 – 12 septembre :
1. L’AFFAIRE DU LACONIA. Le commandant de l’U.156 observe le grand bâtiment qui entre dans le réticule de visée.
« Tube I. Feu ! »
Le capitaine de corvette Werner Hartenstein a lui-même appuyé sur le levier d’interrupteur de feu.
Il répétera ce geste six secondes plus tard pour le tube III.
« Bon appétit, messieurs les Anglais! »
Buckingham, troisième officier du « Laconia », s’apprête à heurter à la porte de la cabine 17, quand une explosion fracassante secoue soudain le navire. Toutes les boiseries volent en éclats ; une fumée âcre, une poussière grise, impalpable, obscurcit l’atmosphère. Les lampes électriques faiblissent. Aussitôt, le « Laconia », disloqué, prend 15° de gîte sur tribord. « Aux embarcations, vite ! » Les premiers prisonniers italiens, qui avaient réussi à sortir de leurs « cages », se frayaient un passage dans la cohue des passagers vers les embarcations. Les gardes polonais, croisant le fusil, baïonnette au canon, tentèrent de les refouler vers les fonds ; il y eut quelques passagers renversés, quelques coups échangés. »
Le torpillage du « Laconia » et le sauvetage sans précédent par son ampleur qui s’ensuivit – sur les 2732 membres de l’équipage et passagers, 1111 restèrent vivants – prouvent qu’il ne faut pas désespérer des hommes et qu’il y a des braves gens partout.
Un problème capital demeure : « Le sauvetage des naufragés en temps de guerre ! » (coll. CE JOUR-LA, « 12 septembre 1942 : L’AFFAIRE DU LACONIA »)
2. Naissance à Vire (Calvados) de l’animateur de télévision Michel Drucker.
–1943 – entre le 1er juillet et le 12 septembre :
1. DOMMAGES CAUSES PAR LES TROUPES D’OPERATION ITALIENNES (T.O.I.), ENTRE LE 1ER JUILLET ET LE 12 SEPTEMBRE 1943 : «– M. Chevauchet René, La Brécelle, Le Pont d’Aran, anciennement propriété Revest Joseph : tranchées dans le bois, pins coupés, 19 600 f ; M. Revest Joseph, Les grands ponts (La Jeanne) : 200 pins coupés, 8 à 10 000 f ; M. Canolle René, Boucène : murs démolis, terres défoncées, pins coupés ; M. Canolle André, Boucène : murs démolis, pins coupés, terres défoncées ; M. Canolle Jules, Boucène : murs démolis, pins coupés, terres défoncées ; Société nouvelle du Garage Moderne : factures de diverses réparations ; M. Canolle Eugène : murs démolis, récoltes perdues, bois en feu (3000 kg d’olivier) ; Mme Canolle Paulin, Le Lançon : terres défoncées, murs éboulés, arrachage de 40 oliviers environ ; M. Gilardo Jean, La Falaise, sous les Baux : droit de carrière, 1890 f (2 f le m3), dégâts aux toitures et aux clôtures, 10 000 f. ; Cercle Agricole de la Vernette, du 1 .7 au 5.9.43 : occupation de la salle et emploi de matériel (cuisinière, 4 tables, 10 chaises) ; M. Turcan Joseph, artisan menuisier, rue de la Plage : facture heures de machines-outils à la 3ème compagnie du Génie, Lt Mambrini, s’élevant à 1080 f (heures à 40 f.) ; M. Risso Charles, Boucène : erreur dans le calcul des indemnités de logement, 1820 f., 1 chambre à 23 f par jours, du 18 juillet au 19/9/43, erreur de 100 f juillet et août.» (Archives de Sanary ; Anna Revest, 2004) Par la suite, les autorités italiennes reconnaîtront les faits et en rembourseront certains comme l’attestent les archives de Sanary où l’on peut lire l’attestation de l’ex commandant de la 163ème batterie italienne comme quoi ses troupe avaient commis pour 71 000 F de dégâts chez un propriétaire sanaryen : « Toulon, le 21.10.1943. Il sottoscritto, Tenente Di. Vicino Giacomo ex commandante della 163° batteria del 104° gruppo artiglieria G. F. a P.M. 95, in seguida a la richiesta scritta del Signor Podesti a Sanary / Mer datata al 21/10/943 ; attesto che il Signor Canolle Eugène ha subito nella sua proprietà danni da parte dei soldati della batteria susdetta del’ammontare a frc 71 000 (settantuno millo) come risulto risulto dal rapporto del esperto Cayol Marius di Bandol (Var) rilasciato il 6/10/943. In fede [Signé :] « Il Tenente Giacomo Di Vicino. ». (Ephémérides, 1ère année).
2. MUSSOLINI EST LIBERE PAR UN COMMANDO DE PARACHUTISTES ALLEMANDS – Le 25 juillet 1943, Mussolini est destitué et « les Italiens annoncent à leurs alliés allemands qu’ils ont l’intention de rapatrier leur 4ième Armée pour défendre leur sol national désormais menacé par un débarquement imminent des troupes alliées ayant conquis la Sicile. Hitler se voit donc obligé de remplacer par des unités allemandes les divisions italiennes occupant le Midi de la France. L’évacuation des troupes italiennes se fait par étapes, en commençant par celles qui sont installées le plus à l’ouest et vers la fin du mois d’août 1943 la 19ième Armée allemande commence officiellement la relève… Le 8 septembre le successeur de Mussolini, le Maréchal Badoglio conclut un armistice avec les Alliés. Les Allemands déclenchent en fin de soirée le plan « ACHSE ». Ils envahissent alors totalement la zone côtière méditerranéenne, désarment leurs anciens alliés et prennent le contrôle absolu de la zone d’occupation italienne et bien sûr de la région toulonnaise. L’occupation allemande se fait sans coup férir ». (Saibène, 1992) Les soldats italiens sont soit incorporés dans l’armée allemande, soit fait prisonniers et utilisés comme tels. Seuls quelques-uns rejoignent le maquis ou parviennent à rentrer chez eux. Délivré le 12 septembre par un commando de parachutistes allemands aux ordres d’Otto Skorzeny, Mussolini crée au nord de la péninsule un état fantoche, la République sociale italienne (RSI) dont le gouvernement s’installe à Salo sur les rives du lac de Garde, durant 19 mois, et se fixe pour objectif de poursuivre le combat aux côtés du Reich. Un embryon d’armée est recréé dans ce but, à partir des unités restées fidèles au Duce mais aussi des unités prises au piège des troupes allemandes et ne voulant pas subir le sort de leurs compatriotes en mer Egée, exécutés par les Allemands (Jacqueline Viollet-Repetto, 2012).
–1944 – 12 septembre :
1. LE COMITE LOCAL DE LIBERATION PREND LE POUVOIR A SIX-FOURS – Un rapport de police daté du 12 septembre 1944 (AD 1W53) note que le 26 août 1944, le Comité local de Libération prend le pouvoir abandonné à Six-Fours « par le conseil municipal vichyssois ». « Les tendances politiques du comité sont plus avancées que celles de l’ancienne municipalité. Mais cela répond aux sentiments de la population qui approuve la désignation de ses nouveaux administrateurs ».. Composition du Comité local de libération constitué le 26 août (AD 1W53) : Président : Preneel Alfred. Membres : Blanc Eugène; Bergala François; Bruna Gustave; Cassabel Léon; Delgrossi Louis; Girard Eugène; Long Aimé; Mace André; Roy Jean; Simian Louis; Turcan Joseph (Claude Majastre, 2007).
2. REDUCTION DE LA POCHE DE ROYAN – Le 12 septembre commencent les bombardements pour la libération de la poche de Royan toujours tenue par les Allemands. La ville tombera entre les mains des alliés seulement le 17 avril 1945 soit tout juste 15 jours avant la signature de l’armistice du 8 mai (Bouchet-Roy Marie-Annes – Bombardement et libération de la poche de Royan, Editions Bonne Anse, 2005, 70 p.)

–1946 – 12 septembre : LOI SUR L’ASSURANCE-VIEILLESSE (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1989 – 12 septembre : COLLEGE WALLON : 20 ANS DEJA – « Collège Wallon : 20 ans déjà. Une partie des élèves avaient leurs classes dans les locaux de l’ancienne maternelle Berthe. Et l’autre partie des élèves était dans des classes aux Sablettes. Imaginez l’organisation qu’il a fallu mettre en place pour que les enfants des quartiers Berthe, Gais Versants, Floréal, Léry, Farlède puissent dès la rentrée, avoir une scolarité normale ! Le principal (M. Dravet), le responsable d’enseignement (M. Blard) ainsi que M. et Mme Nivière avaient leurs bureaux dans le tout récent gymnase de Berthe. Au cours des années qui ont précédé la création du C.E.S. Wallon, premier collège digne de ce nom à La Seyne, tous les élèves seynois de 6e et 5e étaient accueillis à Curie qui devint collège à la rentrée 1969. A cette même rentrée, fut créé un C.E.S. intégré à Beaussier dans un étage du bâtiment du lycée. » (Article signé F.L. paru dans La Marseillaise du 12 septembre 1989 en page de La Seyne).
–1990 – 12 septembre : L’EUROPE EST ENFIN EN PAIX AVEC ELLE-MËME – Le 12 septembre 1990 est mis un terme diplomatique à la Seconde Guerre mondiale avec la signature à Moscou d’un traité de paix, dit 2+4 (ou 4+2), entre la République fédérale d’Allemagne (RFA), la République démocratique allemande (RDA), les États-Unis, la République française, le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et l’Union des Républiques socialistes soviétiques. Par ce texte, les Allemands renoncent officiellement à l’arme nucléaire et reconnaissent leurs frontières comme « inaltérables », ce qui veut dire qu’elles ne peuvent être modifiées même par accord mutuel avec leurs voisins ! La ligne Oder-Neisse devient la frontière définitive entre l’Allemagne et la Pologne. Ce traité de paix, préalable à la réunification des deux Allemagnes, clôt la fin de la seconde guerre mondiale.
–1992 – 12 septembre : Décès de l’acteur américain Anthony Perkins.

–2003 – 12 septembre : Décès à Nashville (Tennesse, Etats-Unis) du chanteur américain de country Johnny Cash.
–2024 – 12 septembre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – Toulon ancien et ses rues – 68e livraison. Place à l’Huile. (Suite)
Après la création, en 1357, d’une foire franche par Philippe de Tarente, vice-roi de Provence, les fréquentes relations qui s’établirent entre les marchands étrangers et les Toulonnais, donnèrent plus d’activité aux transactions intérieures. Aussi la Communauté sollicita et obtint, en 1368, de la reine Jeanne l’autorisation de créer un marché hebdomadaire qui se tint tous les samedis sur la Plassa de la Mar.
Vers le milieu du XIVe siècle on procéda à la construction du Château royal, vulgairement dénommé Casteou de la Mar, parce qu’il était situé au bord du rivage. Il s’élevait sur le terrain compris actuellement entre la place à l’Huile, la rue Méridienne, la rue République et l’église Saint- François de Paule. Le Casteou était flanqué de deux tours et constituait une véritable forteresse préposée à la défense de la cité ; il était la demeure du bailli et du vice-bailli.
Avant l’édification du premier Hôtel-de-Ville, c’est dans ce château qu’étaient reçus les rois, les princes et les personnages de distinction qui venaient à Toulon. Un document de 1332 mentionne « que le palais se composait de diverses chambres, chapelle et chambre où le juge royal logeait et rendait la justice, et il fallait par conséquent que ledit palais fut de grande étendue » (Archives communales, GG. 86). Le château possédait en outre de nombreuses dépendances : la Tour antique, la Tour de la Gabelle, les greniers à sel, les prisons et le four royal. Ce four était situé à l’extrémité de la place, vers l’entrée de la carriera de Sant-Michaël. En face du four se trouvait une ruelle appelée rue du four royal, qui aboutissait à la place de la Poissonnerie actuelle. Perpendiculairement à cette ruelle, venait déboucher, près de la carriera Drecha dite de la Pescarié, une autre petite rue désignée dans les anciens cadastres sous le nom de la carreyreta de la Plassa (Archives communales, CC. 8, 391-393).
UNE BLAGUE (fortuite) POUR LA ROUTE
« Victor Hugo mourut à 83 ans, en pleine vie » (Point de vue, 12 août 1954)

Je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent jeudi.
A demain !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
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