ÉPHÉMÉRIDES DU 13 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 13 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4913)

Bonjour à tous et toutes.

ILLUSTRATIONS : Egypte 2019 – La ville des ouvriers et la vallée des rois (clichés H. Ribot, 2019)

FÊTONS AIMÉ, nom que près de 4000 personnes portent aujourd’hui comme nom de famille et quatre fois plus comme prénom. Hélas, alors qu’il a été très populaire dans les années 20, la moyenne d’âge de ceux qui le portent oscille autour de 70 ans et plus. Dommage pour saint Aimé, qui fut évêque de Sion, dans le Valais, patron de la ville de Douai, mort en 690, et que l’on invoquait autrefois contre les serpents et la folie diabolique.

Dans le calendrier républicain, c’était le 27e jour de fructidor, dédié à la VERGE D’OR.

PENSÉE : « Le service exclusif d’un de nos besoins peut nous conduire au vice, à la folie ou au crime » (Maurice Druon, « Remarques », 1952).

DICTON : « A la saint Aimé, point de mouton affamé ! »

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPÉDITION D’ÉGYPTE (1798-1801). Pour le 13 septembre 1798, nous avons retenu une série de correspondances. Cela commence par une réponse du général en chef Bonaparte au général Kléber, où Bonaparte insiste sur l’urgence de débarrasser Alexandrie des pèlerins. Il propose de les faire partir par terre à Derne ou de les embarquer sur des navires de nuit.

Ensuite, il y a une lettre du général Kléber à Bonaparte, datée du même jour, où Kléber assure que les instructions concernant l’artillerie seront suivies. Il mentionne également ses inquiétudes concernant les villages le long du canal et la menace de la tribu des Oulad Ali.

Enfin, notre livraison s’achève avec une série de lettres adressées par Kléber à différents officiers, notamment au général Berthier, chef de l’état-major général au Caire, et à d’autres commandants et chefs de brigade à Alexandrie (pour les documents complets, voir à la date mentionnée)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 901e livraison. –1906 – 13 septembre : NOUVELLES DE L’ESCADRE DE LA MÉDITERRANÉE – Le cuirassé « Charles Martel » accompagne l’Escadre qui vient mouiller en rade d’Endoume, à l’ouest de Marseille. Le 16, les navires rendront les honneurs au président Fallières en visite officielle à Marseille

LA SEYNE-SUR-Mer : 597e livraison. —1886 – 13 septembre : Lors de la séance du conseil municipal de La Seyne, il a été discuté de la création de bureaux de poste et de télégraphes à Tamaris et au Creux Saint-Georges. L’administration des postes a répondu que la création de deux bureaux de poste n’était accordée qu’aux grandes villes, mais qu’elle accepterait la création des deux bureaux demandés si la commune prenait en charge tous les frais d’installation, d’entretien et de fonctionnement. Le Conseil a décidé de ne pas poursuivre cette création en raison de ces conditions. (Ceci est un résumé. Pour l’article complet, voir dans le corps du texte des éphémérides de ce jour).

OLLIOULES : 599e livraison : –1716 – 13 septembre : VIRELLE DE LA MILLIERE INJURIE LE MAIRE D’OLLIOULES – Ce jour-là, la séance du Conseil général d’Ollioules débute par une altercation au cours de laquelle, Virelle de la Millière, noble possédant une terre que le comte lui a cédée à Sanary, injurie le maire Foulcou qui a fait sortir trois pierres du moulin de la Tour qui lui appartiennent. Au cours de la même séance, le Conseil prend un certain nombre de décisions dont nous n’avons retenues que deux d’entre elles. Parr suite de la perte des oliviers, il maintient sa délibération de 1713 d’interdire les terres cultivées aux troupeaux, malgré l’opposition des conseillers forains (c’est-à-dire résidant hors de la commune. Puis, il vote la dépense de 26 livres 11 sols faite par M. Foulcou, maire et premier Consul, Jean Guillot, trésorier, et Pierre Sivère, valet de ville, pour un voyage fait au Luc, où ils sont allés rendre visite à M. de Vintimille du Luc, seigneur d’Ollioules, pour le remercier des bienfaits que la communauté a reçus et reçoit tous les jours de Monseigneur l’Ambassadeur, son père.

SANARY – 701e livraison :1793 – 13 septembre : APPEL A DES HOMMES S’Y CONNAISSANT EN ARTILLERIE – A Sanary, dès le 13 septembre, des billets manuscrits, signés par MATHIEU, capitaine, et BONNEGRACE, officier, sont distribués dans toutes les maisons : « Au nom de la loy, iI est ordonné à tous les marins et autres qui ont des talents pour l’artillerie et ceux qui avait servi dans les bapterie de se rendre à huit heures devant la municipalité. ». Cette action est à relier directement à l’arrivée des troupes de Carteaux, mais aussi, à l’arrêté pris par le Comité de Salut Public de rechercher dans les maisons, les matières « de première nécessité » pour la fonte des canons, la fabrication des armes et des munitions de guerre, telles que plomb, cuivre, étain, fer, acier, fonte, métaux de cloche, etc., en dressant un état exact de leur origine, même s’ils proviennent des biens des émigrés. La réquisition s’applique également aux chevaux, mulets, voitures, matelas, paillasses, etc.

ÉPHÉMÉRIDES

L’INTÉGRALE

490 Av-J. C. : La victoire de Marathon. Selon un récit tardif de Plutarque, le général Miltiade aurait envoyé un messager annoncer la victoire aux habitants d’Athènes. Le messager serait mort d’épuisement en arrivant sur l’Agora, au pied de l’Acropole, après 4 heures de course. Il aurait tout juste eu le temps de prononcer un seul mot avant de s’effondrer : « Nenikamen » (on écrit parfois « Nenikikame »), ce qui veut dire : « Nous avons gagné ». Ce récit est une déformation du celui d’Hérodote (Histoires, VI, 105-106), lequel rapporte qu’un messager du nom de Philippidès aurait été envoyé à Sparte, avant la bataille, pour  solliciter l’aide de la cité. Aujourd’hui encore, dans la plaine de Marathon, on honore le tumulus sous lequel reposent 192 soldats athéniens. Sous un autre tumulus reposeraient 6400 Perses. Cet exploit légendaire d’un coureur solitaire a donné naissance en 1896 à une épreuve de 40 km courue lors des premiers jeux Olympiques moderne à Athènes. Aujourd’hui, cette course fait 42,195 km (longueur de cette course, reliant le château de Windsor au stade de White City à Londres, lors des jeux de Londres en 1908).

1272 – 13 septembre : Territorium de Fetians (charte aux archives de la Major). Feians – ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone. C’était là que se trouvait la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention : 1218 – 5 juillet : Villula de Feiam,.

1281 – 13 septembre : Castrum Sancti Juliani (charte aux archives municipales). Saint-Julien – ancien village, commune de Marseille. Saint-Julien, seigneurie avec droit de juridiction, était prieuré assigné au cabiscol ou chantre de la cathédrale. Les Cail­lots, les Martégaux et les Olives dépendaient de la paroisse de Saint-Julien.

1301 – 13 septembre : La Font viella (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Font-Vieille – lieu-dit, commune de Cuges.

1378 – 13 septembre : Balma-Gerini – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles (acte notarié).

1515 – 13 septembre : MARIGNAN – Le jeune roi de France, François 1er, bat les Suisses à Marignan, dans la plaine du Pô (région située en Italie septentrionale).

1521 – 13 septembre : Lo Val dan Dolier (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Le Dindoulet – quartier  rural, commune de Cuges. Première mention :  Lo Val dan Dolet, 4 janvier 1439.

1551 – 13 septembre : Peypin, canton de Roquevaire, a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la pré­bende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major).

1592 – 13 septembre : DÉCES DE L’ECRIVAIN ET PHILOSOPHE MICHEL DE MONTAIGNE, auteur des « Essais », de qui je me souviens d’avoir étudié le Livre premier (des extraits, toutefois : 106 pages) proposé par Daniel Ménager, et publié à Paris, par la Librairie Larousse.

1596 – 13 septembre :

1. Altitray ou Camp d’Arène (acte aux archives de l’Evêché de Marseille), commune de Marseille, quartier rural du territoire de Saint-Marcel (1872). Première mentions : XIe siècle :  Altipressum, (cartulaire de Saint- Victor, n° 40).

2. Baleres – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel (archives de l’Evêché de Marseille, registre N° 61, f° 15).

3. Roc Traucat. Rocher-Troué – lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Marcel.

1705 – 13 septembre : DÉCOUVERTE DE LA SOURCE DU LABUS DANS LES GORGES D’OLLIOULES – Délibération du Conseil d’Ollioules pour amener l’eau nouvellement trouvée dans les gorges à l’ancienne voûte du canal des moulins, et paiement des journées des hommes et femmes employés au creusement ; aménagement et agrandissement du moulin de Trisse-Ratte pour lequel il faudra procéder à un rapport d’estime du prix du coin de terre attenant au moulin que la Communauté veut acquérir, et d’un devis estimatif de la construction d’une écluse pour le dit moulin et de l’exhaussement d’un étage. Il sera fait un rapport par les jurés… en forme de devis estimatif de la dépense qu’il conviendra de faire jusqu’à l’ancienne voûte… Le Maire et les Consuls se pourvoiront à M. l’Intendant pour avoir la permission de faire cette conduite… signé : Blégier, maire, Maunier, trésorier, Chaullan, Martelly, Jeauffroit, Sicart, etc.

1706 – 24 janvier : CONDUITE DES EAUX DU LABUS – Par suite de sa délibération du 13 septembre 1705 et de l’ordre de l’Intendant de justice permettant d’emprunter 3000 livres pour la conduite des eaux nouvellement trouvées, le 24 janvier 1706, le Conseil d’Ollioules délibère d’exposer aux enchères la canalisation de l’eau nouvellement trouvée dans les gorges de la Reppe. Blégier, maire, dit qu’il requiert pouvoir de faire mettre la conduite des dites eaux à l’enchère. C’est là l’origine du canal du Labus.

1709 – 13 septembre : MARIN SANARYEN MORT EN MER – nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de 1709/09/13 D’HUGONIS Louis ; et le 25 octobre 1709, celui de 1709/10/25 BER¬NARD Antoine.

1716 – 13 septembre : VIRELLE DE LA MILLIERE INJURIE LE MAIRE D’OLLIOULES – Ce jour-là, la séance du Conseil général d’Ollioules débute par une altercation au cours de laquelle, Virelle de la Millière, noble possédant une terre que le comte lui a cédée à Sanary, injurie le maire Foulcou qui a fait sortir trois pierres du moulin de la Tour qui lui appartiennent. Au cours de la même séance, le Conseil prend un certain nombre de décisions dont nous n’avons retenues que deux d’entre elles. Parr suite de la perte des oliviers, il maintient sa délibération de 1713 d’interdire les terres cultivées aux troupeaux, malgré l’opposition des conseillers forains (c’est-à-dire résidant hors de la commune. Puis, il vote la dépense de 26 livres 11 sols faite par M. Foulcou, maire et premier Consul, Jean Guillot, trésorier, et Pierre Sivère, valet de ville, pour un voyage fait au Luc, où ils sont allés rendre visite à M. de Vintimille du Luc, seigneur d’Ollioules, pour le remercier des bienfaits que la communauté a reçus et reçoit tous les jours de Monseigneur l’Ambassadeur, son père.

1731 – 13 septembre : A LA SEYNE, LES AFFAIRES MARITIMES NE SONT PAS L’APANAGE DES SEULS HOMMES ! QU’ON EN JUGE : après la disparition de son mari, nous voyons une demoiselle Marguerite Lalumière veuve du capitaine Louis Audibert, de La Seyne, acquérir du capitaine Charles Fadeloux, de La Ciotat, comme procureur d’Antoine Fassy, maître constructeur de navires du même lieu, un pinque, appelé Notre-Dame de la Conception, d’environ vingt tonneaux, amarré au port de La Seyne, pour la somme de 785 L.

1774 – 13 septembre : LIBÉRALISATION DU COMMERCE DES GRAINS – Edit de Turgot qui établit la libéralisation du commerce des grains et déclenche de ce fait la guerre des farines.

1789 – 13 septembre : LA CRISE POLITIQUE EST CONSIDÉRABLEMENT AMPLIFIÉE PAR LES DÉSORDRES ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX – La situation est devenue telle que « L’Ami du Peuple », comme d’autres journaux encore, se lance dans la défense des pauvres et, décidément révolutionnaire, attaque violemment Necker, Bailly et La Fayette, les présentant comme des complices déloyaux des aristocrates. Il faut bien reconnaître que la crise politique est considérablement amplifiée par les désordres économiques et sociaux : Paris, qui vit dans la misère, commence à se lever… En province, 10000 chômeurs se soulèvent à Orléans et tuent 80 personne (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 13 SEPTEMBRE).

1791 – 13 septembre : LE ROI FAIT CONNAITRE SON ACCEPTATION DE LA CONSTITUTION dont le texte a été distribuée aux députés le 5 août 1791 et voté le 3 septembre 1791 après de longs débats qui n’ont entraîné que des retouches de détail. Le roi prêtera le lendemain le serment prévu. Aussitôt, il sera restauré dans ses pouvoirs. La Constitution entrera immédiatement en application et l’Assemblée constituante se séparera le 30 septembre.

1793 – 13 septembre :

1. L’ARMÉE DU MIDI REÇOIT L’ORDRE DE MARCHER SUR LE COMTÉ DE NICE QUI DÉPEND DU ROI DE SARDAIGNE – L’armée du Midi, commandée par le général D’Anselme, reçoit l’ordre de marcher sur le comté de Nice qui dépend du roi de Sardaigne avec lequel la France est en guerre depuis avril. La Convention ne manque pas de bonnes raisons pour s’emparer de Nice, devenu foyer actif de contre-révolution, et surtout séjour de très nombreux émigrés : 5 000, a-t-on pu estimer.

Il n’y aura pas véritablement de campagne militaire : les Piémontais abandonneront la côte sans combat et Nice puis Villefranche seront prises sans coup férir avec, comme on l’apprendra plus tard, le concours d’une escadre commandée par le contre-amiral Truguet appareillée en désordre de Toulon malgré quarante pour cent d’hommes manquants après que l’amiral ait fait affiché une proclamation promettant aux matelots de ne voir en eux que des amis, des frères, des égaux, et de n’exiger la subordination que pour le bien du service. Le plus curieux est que Truguet, une fois la république disparue, fera régner à bord de ses unités une discipline impitoyable.

L’arrivée des Français provoque une panique dont on gardera longtemps le souvenir : 20 000 personnes, émigrés Français sans doute, mais aussi Niçois et Piémontais, quittent la ville en désordre. Danselme s’installe avec brutalité, met en place une administration provisoire, véritable proconsulat militaire, qui fonctionnera jusqu’à la fin novembre, sous la direction de Français : parmi eux Barras que le Var vient d’élire comme député à la Convention, mais qui a pour le moment mieux à faire. Cette caste de « louveteaux affamés », suivant les termes d’une des adresses qui les dénoncent, s’occupe avant tout à mettre en coupe réglée une ville désertée par la foule des riches : le pillage des effets et des biens des fugitifs, commencé peut-être avant l’arrivée des Français, s’organise. Plus grave : dans l’arrière-pays montagnard, qui n’était pas de prime abord foncièrement hostile, violences, razzias et pillages où Masséna, un capitaine de volontaires, se signale par son âpreté, aliènent une population qui rejoint très vite les irréguliers piémontais, les « barbets », et cause un tort considérable à la pénétration française.

Les dénonciations contre Danselme, commandant de la nouvelle armée d’Italie, provoqueront l’envoi d’une commission d’enquête de la Convention ; suspendu, le général sera emprisonné en 1794.
2. A TOULON, LE BOURREAU ET SES AIDES BRÛLENT SOLENNELLEMENT LA SINISTRE GUILLOTINE SUR LA PLACE D’ARMES – à Toulon, où règnent les contre-révolutionnaires et leurs alliés, on voit, sur l’ordre du Comité général agissant à la demande pressante des Anglais, le bourreau et ses aides brûler solennellement la sinistre guillotine sur la place d’Armes. Le lendemain sera élevé à la même place un gibet, jugé plus conforme aux traditions.

3. LES VAISSEAUX « THÉMISTOCLE » ET « L’UTILE » DEVIENNENT DES PRISONS FLOTTANTES – Le tribunal populaire fondé par les sections siège toujours à Toulon, ainsi que le Comité de Surveillance, qui envoie les suspects au fort Lamalgue. Celui-ci ne suffisant pas, les vaisseaux « Thémistocle » et « L’Utile » deviennent des prisons. Avec trois mille cinq cents détenus parmi lesquels nombre de travailleurs du port, ces vaisseaux seront rapidement pleins et le Comité général passera un accord avec les Espagnols. Ceux-ci embarqueront les prisonniers et, à toute occasion, les enverront à Barcelone.

4. APPEL A DES HOMMES S’Y CONNAISSANT EN ARTILLERIE – A Sanary, dès le 13 septembre, des billets manuscrits, signés par MATHIEU, capitaine, et BONNEGRACE, officier, sont distribués dans toutes les maisons : « Au nom de la loy, iI est ordonné à tous les marins et autres qui ont des talents pour l’artillerie et ceux qui avait servi dans les bapterie de se rendre à huit heures devant la municipalité. ». Cette action est à relier directement à l’arrivée des troupes de Carteaux, mais aussi, à l’arrêté pris par le Comité de Salut Public de rechercher dans les maisons, les matières « de première nécessité » pour la fonte des canons, la fabrication des armes et des munitions de guerre, telles que plomb, cuivre, étain, fer, acier, fonte, métaux de cloche, etc., en dressant un état exact de leur origine, même s’ils proviennent des biens des émigrés. La réquisition s’applique également aux chevaux, mulets, voitures, matelas, paillasses, etc.

5. PARIS COMMENCE A SE SOULEVER… ; A ORLÉANS, 10000 CHOMEURS TUENT 80 PERSONNES – DIMANCHE 13 SEPTEMBRE – La situation est devenue telle que « L’Ami du Peuple », comme d’autres journaux encore, se lance dans la défense des pauvres et, décidément révolutionnaire, attaque violemment Necker, Bailly et La Fayette, les présentant comme des complices déloyaux des aristocrates. Il faut bien reconnaître que la crise politique est considérablement amplifiée par les désordres économiques et sociaux : Paris, qui vit dans la misère, commence à se lever… En province, 10000 chômeurs se soulèvent à Orléans et tuent 80 personnes

1795 – 13 septembre (27 fructidor an III) : INSURRECTION ROYALISTE DANS LA RÉGION DE DREUX (Yann Fauchois, 2001).

1797 – 13 septembre :

1. ARSENAL DE TOULON ET ÉMIGRATION – L’ordonnateur de Toulon, Najac, est informé que des émigrés pénètrent dans l’arsenal soit comme ouvriers soit comme agents d’affaires pour tâcher de s’évader par tous les moyens possibles.

2. EXPÉDITION D’ÉGYPTE :

-Réponse du général en chef Bonaparte au général Kléber: 27 fructidor (13 septembre 1798) «Il est extrêmement urgent de débarrasser Alexandrie de cette grande quantité de pèlerins. Qu’ils s’en aillent par terre à Derne, où ils pourront s’embarquer, ou faites les embarquer sur trois bons bâtiments et partir de nuit. Une fois partis, il ne faut plus les laisser entrer. Dans la saison où nous nous trouvons, où il ne fait grand jour qu’à six heures du matin, tous les bâtiments peuvent sortir à la barbe des Anglais. Forcez ceux qui seront chargés des hommes dont vous voulez débarrasser votre place, à sortir ». Du Caire le 2e jour complémentaire an VI (18 septembre 1798). (Correspondance, IV, 728).

Lettre du général Kléber au Général en Chef Bonaparte. Le 27 fructidor (13 septembre 1798) Je reçois a 1’iins’tant, Citoyen Général, votre lettre du 18 Tout ce que vous prescrivez relativement à l’artillerie sera ponctuellement exécuté. L’aga a été comblé de joie de ce que je lui ai annoncé que vous vous occuperiez de ses intérêts. Les^ villages le long du canal nous inquiètent et l’un d’eux s’étant coalise avec la tribu des Oulad Ali, déclare hautement vouloir inter les eaux. Le Divan d’Alexandrie en est fort alarmé ainsi que l’émir Ibrahim Chorbagi, chef de Damanhour. Ils me pressent l’un et autre de leur donner du secours, mais la garnison d’Alexandrie actuellement réduite à la 69′ demi-brigade et à 30 dragons, ne peut se charger de cette surveillance d’une manière permanente et cela au général en chef.

Suit une série de lettres adressées par le général Kléber à différents officiers :

-Au citoyen Barthélémy, chef de la brigade de la 69e à Alexandrie

-Au citoyen Colasse, commissaire des guerres, à Alexandrie.

-Au citoyen Faultrier, commandant de l’artillerie, à Alexandrie.

-Au commandant de la place (Alexandrie)

-Au général Marmont, à Rosette

-À l’adjudant-général Bribes, à Rahmanieh.

-À l’adjudant-général Julien, à Rosette

-Au général Berthier, chef de l’état-major général au Caire.

-Aux citoyens Martinet, chef de la Légion nautique, à aboutir

1815 – 13 septembre : LES SERVICES DE L’ARSENAL FURENT RÉDUITS. Le 13 septembre 1815, les 121 bâtiments désarmés étaient sous la surveillance de 180 gardiens on en congédia en une seule fois 42. Les services du port comptaient 201 employés, on en licencia 48. A la Préfecture Maritime 7 gardiens assuraient le service intérieur, le septième est « un homme vieux qu’on ne réformera pas mais qu’on laissera s’éteindre ; à sa mort il ne sera pas remplacé » — malgré quelques secours, c’était pour tous la misère (Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).

1820 – 13 septembre : MORT DE KELLERMANN, DUC DE VALMY – Le 13 septembre 1820, meurt à Paris, François Étienne Christophe Kellermann, maréchal d’Empire et duc de Valmy, du nom de la bataille qui a immortalisé son nom, gagnée conjointement avec le général Dumouriez sur les troupes du duc de Brunswick, victoire glorifiée en 1793 par l’hymne Le triomphe de la République, ou Le camp de Grandpré, de François-Joseph Gossec. Ce jour-là, la jeune armée française, à demi improvisée et sans expérience du feu, venait de battre des soldats prussiens aguerris, s’engageant par là-même sur la voie qui allait la conduire à travers l’Europe. On sait moins que, de Nice, Kellermann, commandant en chef de l’armée d’Italie en 1795, donna des ordres pour faire marcher depuis Avignon les 9e et 20e régiments de dragons, le 5e de cavalerie, le 10e bataillon de l’Isère avec deux canons contre Toulon en rébellion contre la Convention Nationale thermidorienne.

1860 – 13 septembre : NAPOLÉON III A NICE – L’Empereur Napoléon III quitte Nice à 20h 30 après avoir étudié sur place, avec les ingénieurs des Ponts et Chaussées, la question cruciale de l’endiguement du fleuve Var.

1867 – 13 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – vendredi 13, saint Maurille. Le vent qui d’ordinaire et le vent la pluie ne paraît pas vouloir nous en donner ces jours-ci. Il passe quelques nuages rares dans le ciel mais pas pour autre chose que pour se promener dans l’espace. Tout demande et crie « pluie ! » mais la pluie ne vient pas. Tout est sec ! Il y a peu de puits dans les campagnes qui ont de l’eau pour boire, nos paysans doivent fournir cette eau et en effet elles ne suffisent pas puisque pendant tout le jour on en tire.

1869 – 13 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – 1er adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – lundi 13 septembre, saint Aimé. Le vent d’ouest que nous avons constaté hier à continuer pendant toute la nuit moins fort et ce matin il fait presque calme. Cependant on sentira encore du vent aujourd’hui pendant toute la journée. Ce matin, à 03h00, nous sortions de la soirée de monsieur Michel qui avait été fort belle/ on est heureux de trouver une sympathie aussi invariable dans son pays pour monsieur Michel. Mais si on fait attention combien il le mérite, lui et toute sa famille, car Madame Michèle est une excellente personne qui mérite d’être connu de plus près. Alors vous la trouvez bonne comme toujours et de plus familière et excellente.

1884 – 13 septembre : L’ÉPIDÉMIE DE CHOLÉRA TERMINÉE, LE CONSEIL MUNICIPAL DE SANARY SE PENCHE SUR LES PROBLEMES DE L’ASSAINISSEMENT ET DE L’EAU. Sachant que depuis l’an passé, les chantiers de La Ciotat sont alimentés en eau de la Durance par un tunnel, on a contacté la compagnie des Eaux du Canal de Marseille pour essayer d’en obtenir le prolongement jusqu’à Sanary. En vain ! Aussi a-t-on fait des recherches sur le terroir. Pour preuve, le rapport que Constantin Arnoux fait au Conseil 26 octobre 1884. Ce conseiller municipal conclut à la prise en considération du rapport de monsieur Abauzil, conducteur des travaux hydrauliques du département, et de l’Ingénieur en chef du département en date du 13 septembre dernier, quant à la possibilité de faire arriver à Sanary les eaux du Canal de la Durance. Mais ce projet sera rapidement abandonné en raison du coût trop important des travaux. Plus tard, on cherchera ailleurs. Monsieur Abauzil, mis à la disposition du maire, proposera d’utiliser le bassin aquifère de la commune en captant les eaux du « Baou d’aïgo douço » qui sort en mer à Portissol, en avant de La Cride, mais ceci sera sans effet.

1886 – 13 septembre : CONDITIONS MISES PAR L’ADMINISTRATION A LA CRÉATION DE BUREAUX DE POSTE ET TÉLÉGRAPHES A TAMARIS ET AU CREUX SAINT-GEORGES – Lors de la séance du conseil municipal de La Seyne, il est donné lecture d’une lettre du Préfet qui dit que l’administration des postes, saisie d’une demande de création de bureaux de poste et télégraphes à Tamaris et au Creux Saint-Georges, répond que la création de deux bureaux de poste n’est accordée qu’aux grandes villes ; néanmoins, l’Administration accorderait la création des deux bureaux demandés, mais à la condition que la commune prenne à sa charge tous les frais d’immeubles d’installation, entretien et fonctionnement. «Devant ces conditions, le Conseil décide de ne pas poursuivre la création de ces deux bureaux». Un conseiller demande si les habitants de Saint-Mandrier peuvent se servir du fil télégraphique qui se trouve à l’hôpital. M. Audemard, adjoint spécial répond par l’affirmative mais que les dépêches éprouvent de trop longs retards. Ainsi, la section continuera de fonctionner au point de vue postal comme par le passé et à ce sujet M. le Maire fait valoir «que l’on a déjà accordé un cimetière à cette localité. On ne peut pas tout avoir !» Au cours de la même séance, Saturnin Fabre fait voter une subvention de 1500 F pour aider les travailleurs licenciés avant d’aller au ministère de la Marine plaider leur juste cause. Durant l’exercice de son mandat, des faits semblables se produiront à plusieurs reprises, et il fera voter des crédits importants pour les pères de famille en chômage.

1894 – 13 septembre : MORT DU COMPOSITEUR FRANÇAIS EMMANUEL CHABRIER, dont je possède « Espana » ; « Rhapsodie » ; « Bourrée fantasque », Pierre-Michel le Conte, Orchestre des concerts de Paris, Guilde Internationale du Disque MMS 951, 1 disque vinyl 33 tours 17 cm mono, acheté en 05/1961. Et « Espana, suite pastorale » ; « Joyeuse marche » ; Ouverture de « Gwendoline » ; Fête polonaise, du « Roi malgré lui » ; Danse slave, du « Roi malgré lui » ; « Bourrée fantasque », Paul Paray, Detroit Symphony Orchestra, Philips, Invitation à la musique, 6538018, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo, 1981. Ainsi qu’une troisième version de « Espana », Seiji Ozawa, Boston Symphony Orchestra, Deutsche Grammophon collection Digital, 423 698-1, 1 disque vinyl 33 tours 30 cm stéréo (enregistrement numérique), 1988.

1899– du 13 septembre au 5 octobre : LE CUIRASSÉ « BOUVET » SUBIT LES MODIFICATIONS SUIVANTES : Diminution de l’acuité de l’étrave du cuirassé « Bouvet » par la mise en place d’une tôle en V rivée de part et d’autre. Installation de plans inclinés en chêne recouverts de tôles sur l’avant et l’arrière des chemins de fer des pieds-de-biche pour atténuer les élans des chaînes et diminuer l’acuité de l’angle d’entrée de celles-ci dans l’écubier.

1901 – 13 septembre : IMMATRICULATION OBLIGATOIRE DES VÉHICULES – Un décret-loi institue l’immatriculation obligatoire des véhicules roulant à plus de 30 km/heure. Rappelons : le 7 juillet de cette année-là, à Marseille, après un grave accident causé par un véhicule, le maire avait pris un arrêté interdisant aux automobiles de dépasser les 10 km/h en ville (Chronique du XXe siècle, éditions Chronique, 2000).

1903 – 13 septembre : LOI RELATIVE A LA SUPPRESSION DE L’ENSEIGNEMENT CONGRÉGANISTE – Emile Combes déclare dans son discours de Tréguier « Ce n’est pas à la religion que nous nous attaquons ; en tant que système de croyance, elle a droit à la liberté qu’aucun de nous ne songe à lui dénier. Son domaine est la conscience… Nous combattons toute immixtion dans le domaine civil et politique». Le 7 juillet 1904 : l’Assemblée nationale votera la LOI RELATIVE A LA SUPPRESSION DE L’ENSEIGNEMENT CONGRÉGANISTE qui entraînera la fermeture de deux mille cinq cents établissements congréganistes.

1906 – 13 septembre : NOUVELLES DE L’ESCADRE DE LA MÉDITERRANÉE – Le cuirassé « Charles Martel » accompagne l’Escadre qui vient mouiller en rade d’Endoume, à l’ouest de Marseille. Le 16, les navires rendront les honneurs au président Fallières en visite officielle à Marseille.

1914 – 13 septembre :

1. En Meurthe-et-Moselle, la bataille du Grand Couronné prend fin par une victoire des troupes de la IIe armée française d’Edouard de Castelnau.

2. MANDRÉEN MORT AU CHAMP D’HONNEUR – Au Creux-Saint-Georges, les familles Picaud et Ardissone apprennent la mort de leur parent, M. Charles Paolantonacchi, parti comme lieutenant de réserve au 34e d’infanterie coloniale.

1923 – 13 septembre : PAR UN COUP D’ÉTAT, LE GÉNÉRAL PRIMO DE RIVERA PREND LE POUVOIR EN ESPAGNE. Les Cortes sont dissoutes, la constitution suspendue. La dictature durera jusqu’en 1930. Selon les informations que Barcelone lui a transmises, l’ « Intransigeant » publiera un long article dans son numéro du 15 septembre, article par lequel les Français apprendront à connaître « le Mussolini » de ce coup d’Etat, le capitaine-général Primo de Rivera, marquis d’Estella, chef de la révolte de Barcelone, ancien ministre de la guerre et l’un des officiers les mieux connus de l’armée espagnole. Les objectifs révolutionnaires des militaires à présent maîtres de la situation sont les suivants :

1. Purifier la politique

2. Appliquer plus strictement les lois.

3. Mettre un terme aux dépenses et aux extravagances.

4. Protéger le travailleur.

5. Ouvrir une enquête impartiale sur la responsabilité des désastres militaires au Maroc.

1934 – 13 septembre : LA POLOGNE NE RECONNAÎTRA PLUS LES DROITS DES MINORITÉS NATIONALES VIVANT SUR SON TERRITOIRE – Le colonel Beck, chef de l’Etat polonais, déclare à la tribune de la Société des Nations, que la Pologne ne reconnaîtra plus les droits des minorités nationales vivant sur son territoire. Cette déclaration alimente évidemment la propagande hitlérienne en faveur des Allemands opprimés dans les territoires détachés de l’Allemagne et attribués à la Pologne par le traité de Versailles.

1935 – 13 septembre : GOEBBELS FAIT LE PROCES DU BOLCHEVISME – Selon le journal « Echos de Paris », au congrès du parti national-socialiste (nazi), le ministre de la propagande J. Goebbels fait le procès du bolchévisme et dénonce les nations qui pactisent avec lui.

1936 – 13 septembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – L’escadrille d’hydravions de reconnaissance 7S2, basée à Saint-Mandrier, embarque sur le « Commandant Teste » et le 27, elle est mise à l’eau à Arzew d’où elle effectue des vols de surveillance vers Béni-Saf et l’île Rachgoun.

1938 – 13 septembre : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le 13, la 7S2 embarque sur son bâtiment base et le 27, elle est mise à l’eau à Arzew d’où elle effectue des vols de surveillance vers Béni-Saf et l’île Rachgoun (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant Teste).

1939 – 13 septembre : ARTICLE DITHYRAMBIQUE AU SUJET DE LA LIGNE MAGINOT DANS L’ « ACTION FRANÇAISE » – Dans l’ « Action Française », Charles Maurras publie un article dithyrambique au sujet de la ligne Maginot et de ses concepteurs au premier rang desquels le journal place naturellement Maginot, mais aussi Lyautey et, surtout le maréchal Pétain. L’auteur de l’article n’oublie pas de signaler que c’est grâce aux efforts opiniâtres de l’« Action Française » que ce projet a pu aboutir.

1940 – 13 septembre : PIERRE LAVAL : LA RÉPUBLIQUE A CESSÉ D’EXISTER EN FRANCE – Pierre Laval déclare au journal belge « La Légion » : « La République a cessé d’exister en France. ». Le même jour, en Angleterre, le « Daily Mirror » annonce qu’une suspension des permissions a effet immédiat a été décrété, ceci pour s’opposer aux pillages et aux excès consécutifs au bombardement massif des jours précédents qui ont interrompu les arrivages de vivres à Londres.

1942 – 13 septembre :

1. LOI PORTANT POSSIBILITÉ DE RÉQUISITION DES FRANÇAIS DE 16 A 50 ANS ET DES FRANÇAISES CÉLIBATAIRES DE 21 A 35 ANS, PARUE A L’OFFICIEL. Cette loi destinée à permettre l’envoi en Allemagne de la main-d’œuvre, face à l’échec de la relève, est présentée par la note d’orientation comme «permettant de mettre fin aux conditions désordonnées d’embauché et de licenciement de permettre la «promotion ouvrière et la formation professionnelle Obligation est faite aux journaux de publier un commentaire, mais la publication du texte de la loi est facultatif !

2. SOUS-MARINS DE LA FRANCE LIBRE.  

JUNON : Voilà deux jours que le sous-marin « Junon » vient de rentrer de sa cinquième mission de guerre. Cette fois-ci, elle eut pour objectifs le débarquement d’espions sur les côtes de Norvège et la destruction d’une centrale hydro-électrique alimentant une usine de production d’eau lourde nécessaire à la recherche atomique allemande.

RUBIS : Le sous-marin « Rubis » est rentré hier de sa dix-huitième mission de guerre qui l’a conduit à opérer dans le secteur de Tromsoë.

1943 – 13 septembre :

1. RÉPERCUSSIONS DE LA SIGNATURE DE L’ARMISTICE ITALIEN DANS LA RÉGION TOULONNAISE – Le rapport adressé par le préfet du Var au ministre de l’Intérieur permet de bien saisir les répercussions de la signature de l’armistice italien dans la région toulonnaise « A Toulon un certain nombre d’anciens miliciens fascistes a déclaré se rallier au nouveau gouvernement fasciste italien et coopérer avec l’armée allemande. Ces effectifs ont donc été séparés de la masse des soldats qui, considérés comme prisonniers, sont progressivement embarqués et emmenés. A peu près partout les mêmes scènes se sont produites : les Italiens, au cours de la nuit annonçant l’armistice ont d’abord distribué aux personnes qu’ils connaissaient dans la localité une certaine quantité de denrées (cigarettes, riz, épicerie…) puis nombre d’entre eux ont procédé à des sortes de ventes aux enchères pour le reste de leur matériel et notamment en plusieurs cas de leurs armes. A ce moment le pillage s’est en plusieurs endroits organisé : des Français appartenant aux catégories les plus diverses se sont précipités sur tout ce qui leur paraissait être des stocks italiens, et avec les moyens de transport dont chacun disposait, il y eut littéralement mise à sac…

« Ollioules : Occupé par quelques Allemands depuis 8 jours, les Italiens ont été désarmés le 9 septembre au matin et conduits à la gare où ils sont parqués : 2000 environ… Avec la complicité de quelques habitants, plusieurs soldats italiens ont réussi à se procurer des vêtements civils et à s’évader dans la campagne. La plupart ont emporté des grenades à main et des pistolets automatiques. Un sujet italien habitant Ollioules depuis longtemps, soupçonné par la population de cette commune d’être profasciste et d’avoir livré des Français aux Italiens, a été lynché par la foule et laissé pour mort…

« A Sanary, au quartier de Sainte Trinide, des armes auraient été jetées en vrac par les Italiens qui ont ensuite pris la campagne. Il est probable que des civils ont pu s’emparer d’une partie de ces armes…

« Le Brusc : dans la journée du 9, les Italiens avaient formé les faisceaux, munitions aux pieds et ils étaient prisonniers sur parole. Dans l’après-midi ils erraient dans les champs, sans armes.

« La Seyne : pas d’incidents notables.

« 400 fascistes irrédentistes ont été dirigés sur St-Mandrier, lieu choisi par les Allemands comme point de concentration des Italiens s’étant ralliés à la cause allemande. Ils ont été rejoints à St-Mandrier par des Chemises Noires venant de Tamaris et des Sablettes. Toutes ces opérations se sont déroulées dans le calme, mais il est plus que probable que des armes ont été récupérées en plusieurs endroits par la population civile dont une partie a aidé les Italiens à prendre la campagne en civil. Plusieurs groupes de ces fuyards se sont mis en route à pied, empruntant des chemins détournés pour gagner la frontière italienne… ».

2. LE SOUS-MARIN « CASABIANCA » EST LE PREMIER BATIMENT FRANÇAIS A ENTRER DANS LE PORT D’AJACCIO.

1944 – 13 septembre :

1. LES JOURNAUX FRANÇAIS DIFFUSENT LE DISCOURS QUE LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE A PRONONCÉ LA VEILLE AU PALAIS DE CHAILLOT. « Dès que la guerre voudra bien le permettre, c’est-à-dire dès que le territoire sera entièrement libéré et que nos prisonniers et déportés auront regagné leur foyer, le gouvernement conviera à élire, par e suffrage universel de tous les hommes et de toutes les femmes de chez nous, ses représentants dont la réunion constituera l’Assemblée nationale. » Un an plus tard, très exactement le 12 septembre 1945, le général déclarera que l’Assemblée constituante aura 485 députés, élus au scrutin proportionnel.

2. LES FORCES FRANÇAISES NAVALES COMBATTANTES REPRENNENT OFFICIELLEMENT POSSESSION DU PORT DE TOULON, DEUX JOURS AVANT LA VENUE DU GÉNÉRAL DE GAULLE. L’amiral Lemonnier, ayant hissé sa marque sur le Georges Leygues, fait à la tête de l’escadre française manœuvrant sous les ordres et en tenue impeccable, une rentrée triomphale dans la rade de Toulon libéré. Reprenons le fil de cette journée.

Il fait encore nuit quand l’escadre appareille de la baie de Saint-Tropez et met le cap sur Toulon. Aux approches du port, trois chasseurs de sous-marins sortent de la petite rade et viennent se porter au-devant des bâtiments.

A 11 heures, on distingue nettement le croiseur Le Malin suivi du torpilleur Le Fortuné évoluant lentement à 14 nœuds. Quinze cents mètres derrière, le croiseur Georges Leygues encadré des torpilleurs Basque et Forbin, arbore la marque du contre-amiral Lemonnier. La vieille Lorraine n’est pas loin, puis la 3ème division de croiseurs du contre-amiral Auboyneau : Emile-Bertin et Duguay-Trouin, et enfin la 4ème division de croiseurs du contre-amiral Jaujard : Montcalm et Gloire. Un dixième bâtiment émerge de la brume : c’est le croiseur HMS Sirius battant pavillon de l’amiral sir John Cunningham, commandant en chef pour la Méditerranée.

La rade des Vignettes atteinte, les navires se disposent en éventail face au Mourillon tandis que le Georges Leygues et l’Emile Bertin continuent sur la grande passe qu’ils franchissent à 10 nœuds. Après 21 mois d’absence, la Flotte française victorieuse rentre enfin à Toulon libéré.

En passant devant Cépet, les marins ont une pensée émue pour cette colline, portion du sol français, qu’ils ont dû attaquer avec tant d’ardeur mais aussi avec un pincement au cœur.

Toulon libéré, la Provence a retrouvé sa marine ! Les pêcheurs toulonnais seront autorisés à reprendre leurs activités dès le 30 septembre. Le courrier, suspendu entre Lyon et Sanary depuis le mois d’août, recommencera à fonctionner, comme en témoigne une lettre trouvée aux archives communales de Sanary, mais l’hôtel de la Tour ne pourra rouvrir ses portes qu’en juillet 1945.

-1987 – 13 septembre : référendum en Nouvelle Calédonie – Sous la présidence de François Mitterrand, le Premier ministre, Michel Rocard organise un référendum en Nouvelle Calédonie pour demander aux Calédoniens s’ils veulent leur indépendance. À 98,3 % la réponse est NON.

-1993 – 13 septembre : A Washington, le processus de paix israélo-palestinien fait un pas en avant par la signature des Accords d’Oslo. Cette déclaration de principes signée entre Yitzhak Rabin et Yasser Arafat en présence de Bill Clinton instaure un mode de négociations entre les deux Etats.

-1997 – 13 septembre :

1. Le monde s’incline devant mère Teresa -Plus d’un million de personnes ont rendu, hier, un dernier hommage à la fondatrice des Missionnaires de la Charité. Des plus grands aux plus « pauvres d’entre les pauvres », représentants de toutes les religions, ils ont suivi le cercueil, placé sur l’affût de canon qui avait servi aux funérailles de Gandhi et de Nehru. Mère Teresa a été inhumée en fin d’après- midi dans sa « Maison de la Mère » où elle repose en paix. Dans la paix de Dieu – serait-on tenté d’ajouter – qu’elle avait choisi de servir en se mettant au service des plus démunis. Elle fait partie, en effet, de ces êtres d’exception pour qui la vie spirituelle se doit d’être prolongée par l’action. Traduire dans les faits ses convictions les plus profondes, jour après jour, sans réserve ni ménagement dans le don absolu de soi. Par la seule force de sa foi, cette toute petite femme a donc renversé les barrières de la misère (Var-Matin, 14 septembre 1997).

2. DÉCÈS DE GEORGES GUETARY, l’interprète de tant de chansons populaires et le créateur de quantités d’opérette à grand spectacle dont la plus connue fut « Monsieur Carnaval ».

2001 – 13 septembre : Aux États-Unis, sous la présidence de George W. Bush, secrétaire d’État Colin Powell désigne Oussama ben Laden comme le principal suspect dans l’organisation des attentats du 11 septembre

2007 – 13 septembre : L’Assemblée Générale de l’ONU adopte à la majorité des voix la DÉclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Seuls quatre pays ont voté contre : les USA, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

2012 – 13 septembre : HYÈRES – classement par arrêté du 13 septembre 2012 du phare de l’île de Porquerolles en totalité, avec sa plate-forme et son soubassement, mais à l’exclusion de ses bâtiments de dépendances (cad. J 255).

2016 – 13 septembre : Mort de Gérard Rondeau. Le photographe Gérard Rondeau nous quittait le 13 septembre 2016 à l’âge de 63 ans. Pour lui rendre hommage, un parcours d’expositions fut organisé dans le département de la Marne à partir du 19 septembre.

2020 – jusqu’au 23 septembre : Une exposition à voir absolument ! « REGARDS SUR LE SANARY D’AUTREFOIS », à la Maison Flotte, 20 quai Charles-de-Gaulle, Sanary, du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h (entrée libre, mais masque obligatoire). Michel Di Giovanni, président de Sanary Studio a collecté de nombreuses photos, cartes postales et autres documents d’époque qu’il partage avec le grand public à travers cette exposition

2024 – 13 septembre : TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –  69e livraison – Place à l’Huile. (Suite) Après la construction du Castel de la mar, la place ne fut plus dénommée que Plassa del Palays ou del Castel (Archives communales, CC. 86). Les assemblées générales formées de tous les citoyens de Toulon se réunissaient un publico parlamento soit sur cette place, soit dans une salle du palais, soit enfin sous un mûrier qui ombrageait une cour du château. Ce mûrier qui fut témoin des premières délibérations municipales, est mentionné dans les plus anciennes chartes (AA. 4. — EE. 10) ; il avait même donné son nom à l’endroit où il se dressait. « C’est seulement sur la place du mûrier « dans le palais royal que les habitants pouvaient « autrefois jouer aux dés » (Archives communales, AA. 98).

Nous avons vu précédemment quelles étaient les raisons qui avaient déterminé les magistrats de la cité à ne tolérer ce jeu que sur cette place.

En 1483, on démolit le château et on ne laissa subsister que la tour Antique (cf. Place L. Blanc), la tour de la Gabelle et les prisons.

Pierre de Beauvau, lieutenant-général du comte de Provence, autorisa, en 1429, quelques commerçants de Gênes à faire construire un navire sur la plassa del Castel. Pour le mettre à l’eau il fallut pratiquer une ouverture dans le rempart et procéder à de grands travaux (Archives communales, EE. 47).

C’est sur cette même place que les arrêts portant condamnation à des peines corporelles recevaient leur exécution . « Le 5 mars 1570 le nommé Jullien, citoyen de Toulon, fut condamné à fère esmende honorable dans l’auditoyre de la « dite ville, un jour de court, estant en chemise, teste nue et à genoux, la hard au col, tenant une torche ardente en sa main ; et à demander pardon à Dieu, au roy et à justice, et à avoyer du fouet par l’exécuteur de la haulte justice par les lieux et carrefours du dit Thoulon accoustumés, et ses deux oreilhes coupées par le dit exécuteur, à la place du Marché, et à servir sa dite Majesté en ses gallères sa vie durant » ( Archives communales, BB. 50). (A suivre)

BLAGUE :

Deux parachutistes sautent d’un avion à 3000 m d’altitude! A 2000 m, le premier dit : « Ton parachute ne s’ouvre pas ! ». « C’est pas grave dit le second, aujourd’hui , ce n’est qu’un exercice ! ».

Je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent samedi. Au passage : attention à l’annonce de fortes pluies sur la région sanaryenne

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour tous les miens et les amis éparpillés de par le monde.

A demain !

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