ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 11 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4911)
Bonjour à tous et toutes.
ILLUSTRATIONS : Et si nous évoquions Giseh et ses pyramides ? (clichés H. Ribot, 2021)

FETONS les aux trois personnes qui sont, en France, prénommées Adelphe ! certainement l’un des prénoms les moins fréquents de notre pays. Saint Adelphe, décédé en 670, était un abbé de Remiremont retiré au monastère de Luxeuil.
C’est un jour des plus sûrs si l’on en croit le dicton qui affirme ; « tu peux semer sans crainte quand arrive la saint Adelphe. »
Un jour des plus sûrs ? Voire ! car ce n’est certainement pas sans raison que ce 25e du mois de fructidor de l’An 2 fut dédié à l’écrevisse par le calendrier républicain.
PENSEES : -« Un psychiatre, c’est quelqu’un qui, lorsqu’il va voir un strip-tease, regarde le public » (Mervyn Sockwood).
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CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801). –1798 – 11 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Trois Lettre du général Kléber (4 lettres) 1. au Payeur, Alexandrie. « Le 25 fructidor. « Vous voudrez bien, Citoyen Payeur, mettre à la disposition de la marine les premiers fonds qui vous seront versés provenant de la contribution dernière jusqu’à la concurrence de 100 000 livres. (Les autres à lire dans le corps du texte).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 899e livraison. –En 2003-2004 : une église funéraire paléochrétienne du Ve siècle était découverte à Marseille, rue Malaval. Un exceptionnel dispositif liturgique (autel, memoria) a été mis au jour. Une étude a été entreprise pour déterminer la nature des pierres décoratives, leurs origines possibles. Les examens visuels ont été complétés par des prélèvements et des analyses de laboratoire. Les résultats montrent l’utilisation de marbres blancs d’origines diverses (Carrare, Proconèse, Pyrénées…), de « grec écrit », provenant d’Algérie et d’un calcaire bréchique rose et gris, de provenance vraisemblablement provençale. Cette association de matériaux d’origines parfois lointaines est fréquemment utilisée dans l’Antiquité sur le pourtour méditerranéen et plaide en faveur du réemploi de marbres antiques (Manuel Moliner, Philippe Blanc, Annie Blanc, Philippe Bromblet, L. Leroux, J.-M. Vallet).
LA SEYNE-SUR-Mer : 595e livraison.-1879 – 11 septembre : LES FCM DE LA SEYNE LANCENT LE CUIRASSE « AMIRAL DUPERRE » – Mis sur cale en décembre 1876, le cuirassé « Amiral Duperré » est lancé le 11 septembre 1879 sous la direction de Amable Lagane. C’est le plus grand bâtiment de la flotte française. Les essais débutent le 21 avril 1883, la construction a duré un peu plus de six ans, temps relativement court pour l’époque où des bâtiments semblables étaient construits dans les arsenaux en dix ans. Après une carrière en Méditerranée et à Brest, il est mis en réserve à Toulon en novembre 1908 et réaménagé en but flottant. Il coule trois fois dans la rade d’Hyères ; renfloué, il est démoli en 1910 à La Seyne (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine Ouest Varois n°14, 2012).
OLLIOULES : 597e livraison : –1549 – 11 septembre : LA REPPE CHANGE DE LIT, CE QUI POSE UN PROBLEME RELATIONNEL ENTRE OLLIOULES ET SIX-FOURS – (Résumé) Il s’agit d’n conflit territorial entre les communautés de Six-Fours et d’Ollioules, causé par le changement de lit de la rivière de Reppe après une grande inondation. Avant la création des communes de La Seyne (1656) et de Sanary (1688), le terroir de Six-Fours était bordé uniquement par celui d’Ollioules et la mer. La rivière de Reppe servait de frontière naturelle entre les deux terroirs. Cependant, l’inondation a provoqué un déplacement du lit de la rivière, laissant une partie du terroir de Six-Fours du côté d’Ollioules. La communauté d’Ollioules a alors inscrit ces terres dans son cadastre et a exigé des taxes des propriétaires de ces terres, ce qui a conduit à un procès intenté par Six-Fours. Le litige a été porté devant la Cour du Parlement, et un audit a été réalisé par Monsieur Gaspard Garde, conseiller du Roi. Après des enquêtes et des négociations, un acte de transaction a été signé le 18 novembre 1550, fixant les nouvelles bornes et limites entre les deux terroirs. En conclusion, la communauté d’Ollioules a restitué les taxes perçues à celle de Six-Fours (pour l’article complet vor à la date dans nos éphémérides du jour).
SANARY – 699e livraison : –1651 – 11 septembre : UN JARDINIER D’OLLIOULES, EST TROUVE MORT DANS LE PORT DE SANARY – Le 11 septembre 1651, Jean Allègre, jardinier d’Ollioules, est trouvé mort dans le port de Sanary. Depuis trois jours, sa famille était sans nouvelles de lui. En fait, la Reppe, grossie par des pluies abondantes, l’avait emporté en même temps qu’elle inondait et détruisait les moulins des Rattes, Clappiers et Palisson. Il fut enterré dans le cimetière de la petite paroisse de Sanary (B. Rotger, 1984 d’après Archives communales).
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L’INTEGRALE
–1191 – 11 septembre : Acte n° 942 du cartulaire de Saint-Victor, Barral, vicomte de Marseille, libère de toute réclamation le château de Ceyreste – « Barral, seigneur et vicomte de Marseille, libère de toute réclamation le château de Ceyreste, où il abandonne ses droits de quête et autres impositions, tout en se réservant les chevauchées et la justice des crimes: les moines de Saint-Victor auront la juridiction des contestations entre les gens du pays et les droits d’usage. En cas de contestation de cet actes par ses successeurs, la justice, les chevauchées et la suzeraineté de Ceyreste passeront à Saint-Victor. Barral retient encore le droit d’usage sur les troupeaux de chèvres, au moment où les faucons sortent du nid, c’est-à-dire un agneau par troupeau. » (de Gérin-Ricard, Acte n° 294 : B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 117 v°; a. Guérard n° 942).
–1246 – 11 septembre : LIMITES DU CHÂTEAU ROYAL DE CARNOULES – L’acte 1035 du cartulaire de Saint-Victor, daté des 10 août, 16 août, 11 septembre et 12 septembre 1246, ou « Carta Maximini et Castri Regalis », fixe les limites du « castrum regale » (château royal) et de Carnoules. On trouve parmi les signataires : « Girardi de Areis jurisperiri, Rainaldi de Masalgis militis, Fulcherus de Blancafort militis. » (Guérard 1857). Le chevalier Fulco de Blacafort est également cité dans l’état des droits et revenus de Charles Premier d’Anjou au terroir de la Môle, daté de 1252. D’après Gabrielle Démians d’Archimbaud (tome 3, chap. III, p. 90), Blancafort est un village aujourd’hui déserté de la commune de Besse (Var).
–1276 – 11 septembre (18 septembre) – (Fi 1) CIVIDALZ – Inondation du Natisone à Civida, le 11 septembre 1276. Mauvaise récolte de blé, de millet et de sorgo. (V 8) BRESCIA – Inondation de la Garza à Brescia à la suite de pluies abondantes. En France et Provence : Mauvaises vendanges ; cherté du vin ; mauvaise récolte du blé.
–1300 – 11 septembre : Columbrieres (acte aux archives des Prêcheurs). Le Colombier – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelette, près du Rouet (1872). Première mention au IXe siècle : Ager Columbarius (Mgr de Belzunce. Antiquités de l’Eglise de Marseille, I, 303, 1747-1751) et Clausum de Colomers, 1096 (supplément inédit au cartulaire Saint-Victor).
–1483 – 11 septembre : Lieu-dits d’Aubagne.
1. Bouche de Filhol (acte aux archives de l’Evêché). Fiol – quartier de Palma. Première mention : Boca de Filhol, 26 septembre 1344 (acte aux archives de l’Evêché) puis Vallat de la Filhole, 8 septembre 1453 (acte aux archives de l’Evéché).
2. Lou Barquiou, autrefois la Fourmillière (ibid.) Vallon de Broquier, près de Rodoneau. Première mention : Vallon de Broquier sive la Famulière, 8 septembre 1453 (ibid.) puis Lou vallon de Barquies alias los Fenolhieros, 5 août 1501 (ibid.)..
3. Rodonel, cité les 11 septembre 1483 et 8 septembre 1453 (ibid.). Rodoneau – colline, vers Roquefort.

–1501 – 11 septembre : L’Escalhon (registre aux archives de l’Evêché). Rodoneau – colline, vers Roquefort. Première mention : Rodonel, 8 septembre 1453 (ibid.). Voir supra.
–1549 – 11 septembre : LA REPPE CHANGE DE LIT, CE QUI POSE UN PROBLEME RELATIONNEL ENTRE OLLIOULES ET SIX-FOURS – Le terroir de Six-Fours n’avait, avant la séparation de la Seine (La Seyne, 1686) et de St Nazaire (Sanary, 1688), pour confront que le seul terroir d’Ollioules et la mer. Lesquels terroirs, à l’ordinaire, étaient divisés et séparés, la plus grande partie par des bornes, et le restant par la rivière de Reppe. Laquelle, par une grande inondation, ayant rompu et débordé du côté du terroir de Six-Fours, aurait en partie changée son lit et délaissée au moyen de ce, une partie du terroir de SIX-FOURS du côté de celui d’Ollioulles. Ce qui donna lieu, à la communauté dudit Ollioules, de coucher à leur cadastre les propriétés des terres délaissées du terroir de SIX-FOURS à celui d’Ollioules. Et voulant obliger les particuliers possesseurs d’icelles de leur en payer les tailles, en ayant même, par contrainte, exigé une partie, ladite communauté de SIX-FOURS lui aurait intenté un procès, par-devant le Sieur Lieutenant de Sénéchal de la ville d’Aix, qui fut porté par-devant la Cour du Parlement, tant à raison de la restitution des tailles, que pour la séparation et alignement des terres qui étaient du terroir de SIX-FOURS. Pour raison de quoi, y aurait eu un (audit) sur le lieu contentieux, fait par Monsieur Gaspard Garde, Seigneur de Vins, conseiller du Roi à ladite Cour et commissaire, à cette partie député. Après lequel (audit) et les enquêtes faites de part et d’autre, lesdites communautés, par l’entremise de Monsieur Jean-Paul Masnisii, procureur général de Monseigneur l’abbé de St Victor, Sieur Claude Remuzat, Boniface Flotte, Seigneur des Meaux et Maître Jean Puget, avocat, serait (aurait) été passé acte de transaction, le 18 novembre 1550, reçu par Maître Jean Tizaty, notaire de la ville d’Aix, entre Maître Honoré Botelheon dit Nande, notaire, un des syndics dudit Ollioules, Jacques Augeiret, jadis syndic, Maître Pierre Isnardi, le (Oincie) es lois, comme députés dudit Ollioules, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 11 septembre 1549, écrit en provençal, d’une part, et Hugues Vidal, syndic de SIX-FOURS, Bernard Guigou, jadis syndic dudit lieu, Anthoine Jarri, baille, Pierre Vicard, députés de la communauté de SIX-FOURS, suivant le pouvoir à eux donné par délibération de leur conseil du 13 octobre audit an 1549, aussi écrit en provençal. Par laquelle, suivant les accords qui auraient été fait lors de la descente dudit Seigneur commissaire, serait (aurait) été posé bornes et limites sur la véritable division et partage desdits terroirs . Par moyen desquels, la partie du terroir de SIX-FOURS, que le changement du lit de la rivière avait laissé du côté de celui d’Ollioules et du coté de septentrion de la rivière, resta toujours du terroir de SIX-FOURS. Et la communauté d’Ollioules paya et restitua à celle de SIX-FOURS, les tailles que les particuliers, possesseurs du susdit délaissement avaient été contraint de payer (Jean Denans, 1713).

–1636 – 11 septembre : La Terre-Rouge – colline, commune de Marseille, quartier des Fabres (registre aux archives de l’Evêché).
–1651 – 11 septembre : UN JARDINIER D’OLLIOULES, EST TROUVE MORT DANS LE PORT DE SANARY – Le 11 septembre 1651, Jean Allègre, jardinier d’Ollioules, est trouvé mort dans le port de Sanary. Depuis trois jours, sa famille était sans nouvelles de lui. En fait, la Reppe, grossie par des pluies abondantes, l’avait emporté en même temps qu’elle inondait et détruisait les moulins des Rattes, de Clappiers et de Palisson. Il fut enterré dans le cimetière de la petite paroisse de Sanary (B. Rotger, 1984).
–1696 – 11 septembre : Les Cadelles (registre de l’Ecritoire) puis Les Cadenets, 19 décembre 1697 (ibid.). Les Cadenaux – hameau, commune de Marseille (1872), quartier de Saint- Antoine.

–1714 – 11 septembre : REQUÊTE D’UN FERMIER CONTRE LA CHARTREUSE DE LA VERNE : En 1714, le troupeau de chèvres de la Chartreuse ayant brouté au bois de chênes blancs au Figaret, le fermier demanda contre la Chartreuse le rapport et le paiement du dommage. Requête du 3 septembre et rapport du 11 septembre 1714 (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 18 II).
–1733- 11 septembre : Mort du compositeur François Couperin Le-Grand. Je possède de lui « La Passacaille », interprétée par Wanda Landowka au clavecin, un disque vinyle 33 tours 30 cm mono La Voix de son Maître Pathé Marconi EMI « Les gravures illustres », COLH 302 (enregistrements de 1938 et 1934), acheté en 1981. Maurice Ravel, dans « L’oeuvre pour orchestre, album 4 » lui a rendu hommage en composant « Le tombeau de Couperin », Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire dirigé par André Cluytens, un disque vinyle 33 tours 30 cm mono, La Voix de son Maître Pathé Marconi EMI, FCX 947, acheté en 1963.
–1761 – 11 septembre : INTERDIT ROYAL FRAPPANT UN MONASTERE DE FEMMES A OLLIOULES –
RESUME : Marie-Catherine Cadière, orpheline et de santé fragile, est attirée par le père Jean-Baptiste Girard, jésuite. Après des accusations de corruption contre Girard, elle est envoyée au couvent de Sainte-Claire en 1730. Ses convulsions attirent l’attention de la justice, et l’affaire est portée devant le Parlement d’Aix-en-Provence. Condamnée à la potence en septembre 1731, elle est finalement innocentée en octobre. Le monastère de Sainte-Claire est frappé d’interdit, ce qui affecte l’éducation et l’économie locales. En 1758, le maire d’Ollioules demande la levée de l’interdit pour restaurer les contributions et les ressources éducatives du monastère .
TEXTE INTEGRAL : Le 8 septembre 1761, le conseil d’Ollioules adresse une supplique au roi afin qu’il lève l’interdit frappant un monastère de femmes depuis le règlement par justice de l’affaire Cadière. De quelle affaire s’agit-il ? Orpheline de Joseph, son père, marchand regrattier, et d’une santé fragilisée par les conséquences de la peste de 1720, Marie-Catherine Cadière est protégée par sa mère et ses frères, tous deux ecclésiastiques. Elle appartient donc au milieu de la petite bourgeoisie toulonnaise. Elle sera attirée par les sermons et le charisme spirituel du père Jean-Baptiste Girard, jésuite, qu’elle rencontre en avril 1728. Après des accusations de corruption portées contre le père Girard, elle est éloignée au couvent de sainte Claire d’Ollioules, en juin 1730. Elle en sort en septembre de la même année. En novembre, ses convulsions, en partie mises en scène par ses frères, font beaucoup de bruit et attirent l’attention de la justice. L’affaire passe de la sénéchaussée de Toulon, vite incompétente, à la juridiction du Parlement d’Aix-en-Provence. Catherine Cadière est enfermée aux Ursulines de Toulon puis transférée à Aix, dans le couvent des Visitandines, le temps du procès. Accusée et accusatrice, elle devient un symbole du pouvoir et de la corruption des jésuites et sert les intérêts du camp janséniste. Un premier verdict, rendu le 11 septembre 1731, la condamne à la potence. Un deuxième jugement, le 10 octobre suivant, l’innocente. Les foules aixoises et toulonnaises sont en liesse, saluent leur héroïne et conspuent le père Girard. Catherine Cadière est renvoyée chez sa mère pour ne pas créer davantage de troubles à Aix-en-Provence. On perd alors sa trace, ce qui entretient le mystère sur le personnage. Quant au monastère de Sainte-Claire, il est frappé d’interdit.
Le 8 mars 1758, le « sieur Burel, maire d’Ollioules, a proposé que les différentes représentations qui lui ont été faites de la part de bien des particuliers d’Ollioules pour pourvoir à l’éducation des villes lui ont fait sentir la perte que l’on a faite par l’interdit du monastère de Sainte-Ursule. … Toutes le filles trouvaient dans cette maison les ressources d’une éducation épurée soit par le travail soit par la religion, les mœurs et la décence. Elles étaient non seulement instruites par des leçons, mais elles y étaient maintenues par les exemples, et nous devons avouer que perdre cette maison, c’est… un des plus gros coups que nous puissions essuyer… Notre Communauté se ressentira de la perte de cette maison, étant privée des contributions qu’elle fait… pour les fermes ; les ouvriers y perdront aussi, parce qu’ils profitent de la circulation de son revenu qui est considérable et qui est une ressource pour une petite ville qui en a peu et qui attend tout de ses terres qui sont devenues ingrates par une fatalité qui se succède depuis plusieurs années… Le Conseil a unanimement délibéré donner pouvoir aux sieurs maire et Consuls de supplier nos seigneurs les ministres pour parvenir au rétablissement d’une maison… qui lui est nécessaire. »
Malgré toutes ces démarches, l’interdit subsistait encore lorsque le Conseil délibéra le 8 septembre 1761 de supplier sa Majesté d’ôter l’interdit d’un monastère qui est assez renté pour n’être pas à charge de l’Etat, puisque ces dames jouissent d’un revenu de 3441 livres 2 sols 9 deniers et elles sont au nombre de cinq avec 308 livres de charge… (Cahier du patrimoine ouest-varois n°10, Ollioules)
–1789 – 11 septembre : NAISSANCE DE LA NOTION DE DROITE ET DE GAUCHE DANS LA POLITIQUE FRANÇAISE ET VOTE DU VETO ROYAL SUSPENSIF.. L’Assemblée a procédé au vote concernant le veto suspensif du roi : il a été accepté à une large majorité, par 673 voix contre 325. Ainsi, le veto royal permet de rejeter un décret, deux fois au maximum. Cependant, si le décret est produit au cours d’une troisième session de l’Assemblée, le roi lèvera son veto « devant l’opinion non douteuse de la Nation ». Il est à noter que ce veto suspensif est accordé pour deux législatures seulement — c’est-à-dire quatre ans —, comme l’avait proposé Barnave (Larouss / Laffont, 1789-1989, Agenda du bicentenaire, VENDREDI 11 SEPTEMBRE).
–1791 – 11 septembre : BANALITE DES FOURS DU BEAUSSET – 11 septembre, le conseil municipal du Beausset a enfin la réponse juridique et administrative de Toulon à propos de la banalité des fours. « Ségond Séderon » est dans son droit, Blond fait une atteinte à la propriété privée, et doit cesser son commerce. La commune devrait donc racheter la banalité des fours à Ségond. Mais cela lui paraît impossible, si on ne fait payer que les propriétaires du Beausset, ceux-ci étant « déjà extrêmement chargés par la contribution foncière ». Et si on fait payer tout le monde par une taxe personnelle, elle sera « trop forte pour la majorité des habitants et deviendrait même pour eux une vexation ». La municipalité décide donc de laisser subsister la banalité des fours… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
–1793 – 11 septembre : CREATION DE L’ARMEE REVOLUTIONNAIRE – Le 11 septembre 1793, alors que le siège de Toulon bat son plein, la Convention décrète la création de l’armée révolutionnaire (Duby Georges, Histoire de la France, 1987) . Elle se présente ainsi : 196 demi-brigades de bataille ou de ligne ; 14 demi-brigades d’infanterie légère
Chaque demi-brigade = 2 bataillons de volontaires instruits et 1 bataillon de ligne avec 6 canons. L’uniforme blanc est abandonné et remplacé par la tenue bleue.

–1798 – 11 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Trois Lettre du général Kléber
1. au Payeur, Alexandrie. « Le 25 fructidor. « Vous voudrez bien, Citoyen Payeur, mettre à la disposition de la marine les premiers fonds qui vous seront versés provenant de la contribution dernière jusqu’à la concurrence de 100 000 livres.
2. au Citoyen Colasse, commissaire des guerres, Alexandrie. « Le 25 fructidor an VI) Vous voudrez bien prendre sur le champ les mesures nécessaires pour établir un magasin de réserve en vivres au Marabout pour une garnison de 100 hommes pendant 15 jours: d’un moment à l’autre, l’impétuosité de la mer pouvant rompre la communication de ce poste, le soldat sans retraite se trouverait sans ce magasin dans la plus fâcheuse situation.
3. à la Commission administrative, Alexandrie. « Le 25 fruâidor (11 septembre 1798) – Ci-après, Citoyens, une question que j’ai soumise au général en chef avec sa réponse. Je vous prie de vouloir bien vous charger de l’arrêté du décompte dont il s’agit , personne ne pourrait mieux que vous remplir ses vues à cet égard.
–1799 – 11 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE –
1. Quatre lettres du général en chef Kléber
-au général Junot. « Le 25 fructidor an VII Lorsque j’ai pris le commandement de l’armée, mon cher général, je n’ai pas trouvé un sol en caisse, mais bien un arriéré de près de trois millions, et l’armée dans un dénuement absolu. Vous concevez d’après cela combien la plus stricte économie m’est prescrite. J’ai pourtant donné ordre au payeur de vous solder les 3 000 livres d’appointements et de vous payer également les frais de table en lettres de change sur France, ainsi que je ferai acquitter tout ce qui pourrait être dû pour cet objet aux officiers généraux. Quant aux frais d’interprète, vous savez vous-même que le général en chef n’en passait point. J’ai écrit à l’administrateur général des finances afin qu’il vous délivre le titre de propriété de la maison que vous occupez, au cas où elle serait véritablement nationale. »
Kléber répond ici à deux lettres de Junot du 23 fructidor an VII (9 septembre 1799) :; « Mon général, Le général en chef Bonaparte en me donnant le commandement de Gizeh, avait voulu me loger au palais de Mourad Bey. Cette maison ne me convint pas ; alors il me dit que je pouvais choisir à Gizeh une maison nationale et qu’il me la donnait. Vous savez combien l’expédition d’Aboukir a précipité notre départ du Caire, vous savez combien peu il importait pour moi d’avoir un écrit de sa part… J’ai dépensé dans cette maison près de trois mille livres parce que je la croyais ma propriété. Je vous prie de décider ce que vous voulez que je fasse ; quelque chose que vous décidiez, vous ne changerez rien à mon estime et à mon attachement pour vous. Salut et respect. »
-au général Dugua à qui il donne la liste des objets à répartir être des généraux et lui.
-Ordre du jour par lequel il autorise le commissaire ordonnateur en chef à disposer de 30 000 livres pour payer ses employés.
-à l’ordonnateur en chef où il réclame le respect des conditions principales des adjudications passées par l’administrateur général des finances.
-à l’administrateur général des finances dans laquelle il prévient les coptes que s’ils ne paient pas leur arriéré de 7000 francs il prendra des mesures pour les y contraindre.
2. Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801 (‘Abd-al-Rahman al-Jabarti 1798-1801) « Mercredi 10 du mois de Rabi ‘al-thâni 1214 – Le Mawlid al-Hussaynî touche à sa fin. Tard dans l’après-midi, le général (Kléber) se rendit en grand cortège avec les nobles de son entourage à la demeure du cheikj al-Sâdât. Il était précédé de l’aghâ, du whâlî, du muhtasib et d’un grand nombre de soldats français, sabre au clair. Ils prirent le repas du soir chez le chekh, puis, après la tombée de la nuit, ils sortirent pour voir les illuminations. »

–1802 – 11 septembre : LA FRANCE ANNEXE LE PIÉMONT.
–1879 – 11 septembre : LES FCM DE LA SEYNE LANCENT LE CUIRASSE « AMIRAL DUPERRE » – Mis sur cale en décembre 1876, le cuirassé « Amiral Duperré » est lancé le 11 septembre 1879 sous la direction de Amable Lagane. C’est le plus grand bâtiment de la flotte française. Les essais débutent le 21 avril 1883, la construction a duré un peu plus de six ans, temps relativement court pour l’époque où des bâtiments semblables étaient construits dans les arsenaux en dix ans. Après une carrière en Méditerranée et à Brest, il est mis en réserve à Toulon en novembre 1908 et réaménagé en but flottant. Il coule trois fois dans la rade d’Hyères ; renfloué, il est démoli en 1910 à La Seyne (Serge Razzanti, Cahier du Patrimoine Ouest Varois n°14, 2012).
–1888 – 11 septembre : COLLISION EN MER ENTRE LE PAQUEBOT « France » ET UN NAVIRE ITALIEN – Le paquebot « France », construit aux FCM de La Seyne, et à la conception duquel Dupuy de Lôme a participé est un navire de 130 m, d’un port en lourd de 2.000 tonneaux, 1.054 passagers, puissance 1.800 chevaux, 11 nœuds, destiné à la ligne d’Amérique du Sud. Le 17 juin 1871, il sera livré à Marseille. Le navire fera sensation, il gardera le titre de plus grand navire français pendant 11 années. Sa carrière sur la ligne d’Amérique du Sud sera marquée par une collision, le 11 septembre 1888, avec le voilier italien Sud America à Las Palmas (Canaries) qui fera une centaine de morts. La France ne subira que peu de dégâts. Malgré tout, un procès avec l’armateur italien obligera la S.G.T.M. à désarmer le navire entre 1890 et 1893. Remis en service, il sera vendu pour la démolition à Marseille le 18 mars 1895 (id.).
–1891 – 11 septembre : MORT DU PEINTRE THEODULE RIBOT – Décès à Colombes (Hauts-de-Seine) de Augustin Théodule Ribot, peintre réaliste français.

–1903 – 11 septembre : TELEGRAPHIE – Inauguration du bureau télégraphique du Creux-Saint-Georges (Gisèle Argensse, 1989, p. 124).
–1917- 11 septembre : MORT DE GUYNEMER – Le capitaine aviateur Guynemer, l’as des as de la chasse aérienne française avec 53 victoires homologuées à son actif, trouve la mort au combat. Volant sur différents types de Morane-Saulnier, de Nieuport et de Spad sur lequel il fut abattu, il était affecté à l’escadrille des Cigognes, l’unité de chasse la plus victorieuse des ailes françaises en 1914-1918. Ses avions étaient habituellement peints en jaune et baptisés « Vieux Charles ».
–1931 – 11 septembre : Le jour où Gandhi débarqua sur la Canebière – Il est 6 heures du matin, ce 11 septembre 1931, le Rajputana jette les amarres sur le môle C de la Joliette. « La presse de l’univers entier est rassemblée », écrit le Petit Marseillais intrigué par cette petite silhouette drapée de blanc, bésicles sur le nez sur le pont arrière. L’apôtre de la non-violence doit prendre le train pour Paris. Gandhi est attendu à Londres où il va demander l’indépendance de l’Inde après sa marche du sel l’an passé. À Marseille, aucun officiel français n’a daigné se déplacer. La police marseillaise et des agents anglais veillent de près sur Gandhi, accueilli par Madeleine Rolland, la sœur de l’écrivain pacifiste Romain Rolland alité. Trois chambres du Grand Hôtel sur la Canebière ont été réservées à sa délégation qu’une voiture dépose à 11 heures. Gandhi reste dans le grand hall et se rend plus haut à la Maison des Étudiants, au 115, la Canebière, où il tient un discours sur la non-violence, cite Rousseau et Hugo. « J’espère que vous bannirez cette idée que la force, c’est simplement les muscles. » Puis Gandhi préfère retourner au bateau, laissant sa suite se rendre rue Saint-Saëns dans un restaurant indien, le Ceylan. À 16h20, sous la pluie, Gandhi monte dans le train (David Coquille, La Marseillaise).
–1932 – 11 septembre : Début du premier championnat de football en France.
–1937 – 11 septembre : TERRORISME – Attentat du groupe terroriste « La Cagoule ».

–1939 – 11 au 27 septembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » est au mouillage en baie de Quiberon (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1940 – 11 septembre :
1. RAPATRIEMENT DE NAVIRES DE COMMERCE – Le grand cargo mixte de 8 379 tjb Winnipeg (ex-Jacques Cartier) construit en 1918? est pris en charge par la C. G. T. le 11 septembre 1939 à Valparaiso (transportant au Chili des Républicains espagnols fuyant le franquisme). Il rentre en France et reste au Havre. A l’armistice, il est à la Nouvelle Orléans où il est immobilisé jusqu’en octobre 1940. Il intègre alors la flotte de l’Etat français. Le 26 mai 1941, il est arraisonné par l’aviso néerlandais libre Van Kinsbergen. Il est saisi alors par les Britanniques. Ce rendant au Canada en convoi, il est torpillé et coulé le 22 octobre 1942 par le sous-marin allemand U443 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
2. PREMIÈRES ACTIONS DE RÉSISTANCE – “La Petite Gironde”, dans son édition du mercredi 11 septembre, 1940, communique cette information qui lui est parvenue de la Rochelle. Le dénommé “Roche qui, dans la nuit du 1er au 2 septembre, avait coupé, à l’aide d’une hachette, le câble téléphonique allemand qui relie La Rochelle à Royan a été jugé par la justice militaire allemande qui, le 4 septembre, l’a condamné à mort. La sentence a été exécutée le 7 septembre au matin.” Les actions de résistance ont débuté, balbutiantes évidemment, mais elles montrent que le peuple n’est pas entièrement derrière le Maréchal.
3. WINSTON CHURCHILL TRACE LE DEVOIR DU PEUPLE BRITANNIQUE DEVANT LES PERSPECTIVES D’INVASION – A Londres, ce même 11 septembre 1940, la résistance à l’envahisseur est officielle et totale. Ce jour-là, le Premier Ministre « Winston Churchill trace le devoir du peuple britannique devant les perspectives d’invasion Chaque pied de terrain, chaque village, chaque rue seront défendus », titre la Dépêche du 12 dont nous donnons ci-après l’intégralité de l’article : « Londres, 11 septembre. — M. Winston Churchill a prononcé cet après-midi, à 18 heures, une allocution radiodiffusée dans laquelle il a défini l’attitude du peuple britannique devant les perspectives d’invasion. «Les bombardements intensifs de Londres, a déclaré M. Churchill, font partie du plan allemand d’invasion des Iles Britanniques. Des préparatifs accélérés de débarquement sont accomplis du côté allemand. Entre Hambourg et Brest, sur les côtes de Hollande, de Belgique et de France, de nombreuses embarcations militaires attendent les ordres. Des convois de navires de commerce croisent dans la Manche. » Peut-être l’ennemi tentera-t-il de jeter dans le combat des unités actuellement ancrées dans les ports norvégiens. » Derrière ces unités navales se dressent de nombreux contingents de troupes allemandes. Personne ne saurait dire quand les ordres leur seront donnés; mais ce serait être aveugle de croire que Hitler ne prépare pas ses plans avec toute la précision qui caractérise toutes les entreprises allemandes. » L’offensive peut être déclenchée à tout instant ; mais il ne semble pas possible de l’ajourner encore, tant à cause des conditions météorologiques qu’en raison de l’inconvénient que comporterait une immobilisation plus longue de forces aussi considérables. Nous attendons l’ennemi. Nous savons qu’il s’agit aujourd’hui d’une bataille bien plus importante que celle qui décida la défaite de l’Armada ou de la victoire de Nelson. » Aussi, chaque homme et chaque femme d’Angleterre doivent- ils être prêts à faire leur devoir avec un soin et une fierté particuliers. Notre marine de guerre et notre flottille sont puissantes : notre aviation est plus forte que jamais ; nos côtes sont bien gardées et bien fortifiées. Derrière ces barrages se dresse une armée bien plus nombreuse et mieux équipée qu’il y a deux mois. A l’intérieur du pays, la «home guard» fera son devoir : chaque pied de terrain, chaque village, chaque rue seront défendus.»
4. GOUVERNEMENT DE VICHY ET COMMISSION DE RÉVISION DES NATURALISATIONS : Le discours de Churchill est à mille lieues de ce que prépare le gouvernement de Vichy pour la France. Qu’on en juge ! Le 11 septembre 1940, Roger Dardenne téléphone à Vichy, il apprend ainsi qu’ “Une commission est instituée pour examiner les dossiers des Français qui encourent l’application de la loi sur la déchéance de leur nationalité”. Le 12, l’information sera publiée dans le Figaro sous le titre : “Nul ne peut exercer la profession d’avocat s’il n’est pas français, né de père français. LES MEMBRES DE LA COMMISSION DE RÉVISION DES NATURALISATIONS SONT DÉSIGNÉS”. Suit le texte : “Vichy, 11 septembre. —- En dehors des dispositions contre le chômage, un long communiqué du Conseil des ministres, remis à la presse par M. Peyrouton, ministre de l’Intérieur annonçait, mercredi soir, des mesures visant certaines catégories de personnes. L’« Officiel» contient plusieurs textes qui, à des titres divers, se rapportent au programme d’action du gouvernement dans ce domaine. C’est ainsi qu’une loi réglemente l’accès au Barreau. Après celle sur l’exercice de la médecine, les deux professions libérales les plus nombreuses sont ainsi réglementées. Dorénavant nul ne peut être ou demeurer inscrit au Barreau de l’Ordre des avocats ou sur les listes du stage s’il ne possède la nationalité française à titre originaire, comme étant né de père français. En même temps qu’il faisait signer cette loi par le chef de l’État, le garde des Sceaux désignait les membres de la Commission de révision des naturalisations. La loi du 22 juillet 1940 va donc pouvoir entrer pratiquement en vigueur. Enfin et pour permettre l’application de la loi du 23 juillet 1940 relative à la déchéance des Français qui ont quitté le territoire national à des dates et dans des conditions déterminées, il est institué une commission spéciale composée de trois membres et d’un secrétaire.”
–1943 – 11 septembre :
1. RECUPERATION DE NAVIRES SABORDÉS A TOULON – Le torpilleur « La Poursuivante », est conduit aux FCM de La Seyne. C’est l’une des rares unités que l’Italie n’avait pas revendiquées au lendemain du sabordage et qui avaient été mises à la disposition de l’Allemagne. Peu de jours après son arrivée aux FCM, le navire prend 8 degrés de bande par suite d’un défaut d’étanchéité. Il est reconduit aux bassins de l’arsenal de Toulon. Au retour aux FCM, les autorités de la Werft conviennent de sa cannibalisation au profit d’un torpilleur de même série, « La Bayonnaise » (Marc Saibène, Toulon et la marine, 1942-1944. Coque retrouvée à La Seyne à la Libération. Perdu en cours de remorquage en 1946).
2. GUERRE EN MEDITERRANEE – Le destroyer américain DD405 Rowan de la classe Bensham mis en service le 23 septembre 1939, est coulé dans la nuit du 10 au 11 septembre 1943 par une torpille d’une vedette E-Boat allemande alors qu’il escortait un convoi de Salerne à Oran (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).
–1945 – 9 septembre : Château d’If-Canebière une épreuve de natation – Georges Hermant, l’homme qui lança Taris, passé entraîneur au PUC, vient de révéler deux jeunes nageurs : Fourcade et Lugan qui se sont affirmés de façon éclatante aux récents championnats de France. Tous deux sélectionnés avec Alex Jany et Georges Vallerey pour le relais 4 x 200 de France-Suisse veulent en fin de saison tenter leur chance sur les grandes distances. Ils portent la marque de fabrique du fameux entraîneur, celle qui permit à Taris d’obtenir la majorité de ses succès: un souffle inépuisable. Château d’If-Canebière est une épreuve bien à leur main. C’est pourquoi ils ont été invités à montrer leur qualité sur 4 km en haute mer. Fourcade et Lugan ont accepté avec enthousiasme. Georges Hermant complétera l’équipe du PUC avec Arsène ou Lucien. Alex Jany et le TOEC grand favoris le 16 septembre trouveront à qui parler (« La voix de la Renaissance française, Dimanche 9 septembre 1945).
-1945 – 10 – 11 septembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » effectue la traversée d’Oran à Toulon (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1947 – 11 septembre : LA FRANCE EN EXTRÊME-ORIENT – Le 11 septembre, l’aviso Commandant Bory quitte Toulon après son grand carénage à Bizerte. L’aviso prend escorte d’un train d’engins de débarquement remorqué par les remorqueurs Rhinocéros et Coolie. Arrivée à Aden le 1er octobre puis à Colombo le 16. En route de Colombo à Singapour le 24, le Commandant Bory est détourné. A la demande du ministre de la France d’Outre-mer, le croiseur Duguay-Trouin et l’aviso Commandant Bory ont été envoyés en Inde pour rétablir l’ordre dans les établissements français de Mahé où il arrive le 26. Il en repart le 30 et arrive à Saigon le 8 novembre. Il opère en Cochinchine avec La Capricieuse, La Gracieuse et le Commandant Amyot d’Inville (id.).
–1948 – 11 septembre : LA MARINE FRANÇAISE EN INDOCHINE – Le 16 août, l’aviso Commandant Delage appareillé de Saigon pour la Métropole via Colombo le 30 août, passe à Djibouti le 11 septembre. Il arrivera à Toulon le 24 septembre où il entrera en grand carénage bien mérité, pour être apte à un second séjour en Indochine (id.).

–1966 – 11 septembre : association des plaisanciers de Saint-Mandrier – Assemblée générale au Bar de la Marine, à 18h 30, de la nouvelle association créée par des plaisanciers de Saint-Mandrier. Une première réunion avait eu lieu dimanche 28 août afin de constituer cette association destinée à regrouper les propriétaires de bateaux quels que soient leur type et leur tonnage. Rien de tel pour promouvoir la plaisance, la pêche sportive et œuvrer pour le resserrement des liens d’amitié entre marins. L’initiative en revenait à Henri Loiseau(voilerie), place des Résistants, et André Poznanski (librairie), quai Jean Jaurès (Ken Nicolas, vol. 2, p. 250-251).
–1973 – 11 septembre : COUP D’ÉTAT MILITAIRE AU CHILI – Le mardi 11 septembre 1973, le gouvernement du président démocratiquement élu Salvador Allende est renversé par un coup d’État militaire dirigé par le général Pinochet qui restera ensuite au pouvoir durant 17 ans.

–2001 – 11 septembre : TERRORISME AUX ETATS-UNIS – Le 11 septembre 2001 quatre attentats-suicides sont perpétrés le même jour aux États-Unis, à quelques heures d’intervalle, par des membres du réseau djihadiste islamiste Al-Qaïda, visant des bâtiments symboliques du nord-est du pays et faisant 2 973 morts.
Le gouvernement fédéral des États-Unis et celui de nombreux autres pays ont réagi en renforçant leur législation antiterroriste. L’administration américaine a ensuite lancé une « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan dès octobre 2001, dont le régime taliban favorable à Al-Qaïda était soupçonné d’héberger Ben Laden, et en Irak en mars 2003, dont le régime baasiste a été désigné par l’administration américaine comme un soutien du terrorisme international et un détenteur d’armes de destruction massive.
Ce terrible événement va bouleverser les missions des Armées. Le groupe aéronaval, avec à sa tête, le nouveau porte-avions à propulsion nucléaire « Charles de Gaulle » admis au service actif le 18 mai 2001 (2900 hommes d’équipage), appareillera le 1er décembre pour la mer d’Oman. Les forces françaises s’engageront aux côtés des forces américaines et britanniques dans cette «terrible guerre» contre le terrorisme en Afghanistan et pour rechercher les auteurs désignés des attentats, ainsi que leur chef, Oussama Ben Laden.
Sur le plan aérien, la B.A.N de Saint Mandrier mobilisera quatre Lynx à bord des frégates spécialisées dans la lutte anti-sous-marine, « La Motte-Picquet » et « Jean de Vienne », un Panthère à bord du « Jean Bart » une Alouette à bord du Pétrolier Ravitailleur d’Escadre « Meuse ».
Au 11 septembre 2018, dix-sept ans après, plus de 1 100 victimes des attentats du World Trade Center n’ont toujours pas été identifiées. Mais dans un laboratoire de Manhattan, une équipe poursuit inlassablement le travail d’identification, aidée par le progrès technologique. Les quelque 22 000 restes humains trouvés sur le site depuis les attaques ont tous déjà été testés, certains 10 ou 15 fois. Mais un gros millier se refuse encore à parler. À ce jour, 1 642 sur les 2 753 personnes mortes à New York ont été formellement identifiées, et 1111 restent disparues. Le laboratoire est parfois resté plusieurs années sans pouvoir ajouter de nom à la liste. Mais il n’est pas question de renoncer.
–En 2003-2004 : une église funéraire paléochrétienne du Ve siècle était découverte à Marseille, rue Malaval. Un exceptionnel dispositif liturgique (autel, memoria) a été mis au jour. Une étude a été entreprise pour déterminer la nature des pierres décoratives, leurs origines possibles. Les examens visuels ont été complétés par des prélèvements et des analyses de laboratoire. Les résultats montrent l’utilisation de marbres blancs d’origines diverses (Carrare, Proconèse, Pyrénées…), de « grec écrit », provenant d’Algérie et d’un calcaire bréchique rose et gris, de provenance vraisemblablement provençale. Cette association de matériaux d’origines parfois lointaines est fréquemment utilisée dans l’Antiquité sur le pourtour méditerranéen et plaide en faveur du réemploi de marbres antiques (Manuel Moliner, Philippe Blanc, Annie Blanc, Philippe Bromblet, L. Leroux, J.-M. Vallet).
–2015 – 11 septembre : Belkacem Khencha et El Oulmi Brahim, militants du Comité national de défense des chômeurs d’ALGERIE. Convocation de Belkacem Khencha et El Oulmi Brahim, militants du Comité national de défense chômeurs, par la police 23 septembre 2015. Ouverture d’une enquête par ordre du procureur 2 octobre 2015. L’instruction a été donnée suite aux révélations rapportées par Belkacem Khencha, coordinateur du mouvement des chômeurs et détenus pendant 6 mois dans la prison de Laghouat. Khencha a déclaré dans une interview accordée à El Watan Week-end du 11 septembre: «Les gardiens s’en prenaient à ceux qui se bagarraient ou qui réclamaient l’amélioration de leurs conditions de détention. Ils tiennent le prisonnier, la tête suspendue, du bout des pieds par une ceinture. Au moment où les uns le coincent des épaules, les autres le frappent sur le plat des pieds pour ne laisser aucune trace » (Communiqué Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme).

–2021 – 11 septembre : EN AVANT-PREMIERE : diffusion journalière d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 50 ont déjà été livrés sur ma page FB, exceptés les renvois qui seront dans l’ouvrage publiés).
Chapitre 51 : Le 1er octobre, De La Poype tenta d’apporter un soutien à Carteaux. Mille huit cents hommes sous les ordres de Victor tournèrent le Faron par Tourris et forcèrent le Pas de la Masque, sentier qui paraissait inaccessible. Les coalisés décampèrent, abandonnant la redoute de Croix-Faron. Les assiégés décidèrent de ressaisir cette position ; trois colonnes s’élancèrent par le chemin du Faron, celui de Saint-Antoine et par la vallée de Valbourdin, et reprirent la place, rejetant De La Poype sur La Valette après qu’il eut perdu trois cents hommes. Au même moment, à Toulon, se déroulait une nouvelle cérémonie. Les cloches sonnaient, les canons des forts et ceux des navires tonnaient, partout des fanfares. A l’issue d’un Te Deum à la cathédrale, les autorités religieuses, militaires et civiles proclamaient solennellement le début du règne de Louis XVII. La cocarde blanche était rendue obligatoire. Les spectateurs détournaient leur regard de l’emblème royal qu’on venait de hisser, pour le porter, plus haut et plus loin, vers le sommet du mont Faron, d’où s’élevaient les fumées de la fusillade. Les Républicains donnaient l’assaut au fort, dont la masse claire tranchait sur la grisaille du rocher. La cérémonie royaliste était terminée depuis un moment et les Toulonnais demeuraient là sur la place, le visage levé, scrutant la montagne avec des lunettes d’approche. Par instants, on entendait le bruit de la mousqueterie. Vers trois heures, les fusils se turent. La foule sur la place devint elle aussi tout à fait silencieuse. Et soudain, au-dessus du parapet du fort, une grande flamme blanche qui se déployait. Victorieusement. — Vive le Roi ! Vive le Roi ! Vive le Roi ! cria-t-on de tout part. Un Granet, de Sanary, garde national, qui avait fui à Toulon avait planté le drapeau blanc sur la redoute du Faron.
Chapitre 52 – La pression mise sur les défenseurs de Toulon en ce début d’octobre, et tout particulièrement sur les marins français dont la majorité appartenait aux régions occidentales de la France, commençait à affecter leur moral. Etaient-ils amis ? Ennemis ? Personne ne pouvait répondre à ces interrogations. Nombreux étaient ceux qui voulaient que l’on exécute la promesse qui leur avait été faite de les autoriser à rallier leurs ports. Ils furent rassemblés sur les quatre vaisseaux Apollon, Patriote, Orion et Entreprenant, au nombre de plus de cinq mille. On débarqua l’artillerie et l’amiral Hood les autorisa à faire route vers l’Océan, avec un laissez-passer, sous pavillon parlementaire. L’Apollon atteignit Rochefort ; L’Orion Lorient; le Patriote et l’Entreprenant Brest … où ils furent décrétés « suspects », parce que venant de « l’infâme Toulon » et placés en quarantaine « politique ». Etats-majors et équipages furent passés au crible de « commissions d’épuration ». Dix officiers de l’Apollon, accusés d’avoir empêchés leurs hommes de tirer contre les « traîtres » et, par suite, « suspectés de vouloir livrer, aussi, les autres ports aux Anglais »… furent en conséquence condamnés à mort !
Le 7, ayant été informé de la présence à Gênes de la frégate Modeste et d’autres petits bâtiments français républicains venant de Toulon, l’amiral Hood y dépêcha quelques vaisseaux, accompagnés par le vaisseau français Scipion de Toulon, sous pavillon royaliste. Pénétrant dans ce port neutre, le vaisseau anglais Bedfort s’approcha de la Modeste, battant pavillon tricolore, et, sans avertissement, la foudroya, à bout portant, d’une bordée de ses canons et de sa mousqueterie, après quoi son équipage se rua à l’abordage et massacra les marins français. Quatre jours plus tard, un autre vaisseau anglais s’empara de la même manière de la frégate Impérieuse dans le port de la Spezia ! Outrés, croit-on, d’avoir assisté à de telles perfidies contre leurs compatriotes, des matelots du Scipion mirent le feu à la cambuse alors qu’il était mouillé devant Livourne et, en l’espace de deux heures, ce vaisseau disparut dans les flammes avec quatre-vingt-six hommes de son équipage et son commandant, Degoy. La guerre n’a pas de morale ! la guerre tue ! Où est l’honneur tant monté en épingle ? (à suivre).
BLAGUES OR NOT BLAGUES ?

Un gars rencontre un ami qu’il n’a pas vu depuis très longtemps et il lui donne une bonne bourrade :
– Alors Comment ça va mon vieil Antoine ?
– D’abord je ne m’appelle plus Antoine, je m’appelle Tony, c’est beaucoup plus distingué ! et puis si tu veux des nouvelles, laisse-moi te dire que je vais très bien. J’ai gagné beaucoup d’argent, je ne travaille plus, j’ai acheté une grande maison au bord de la mer. Le matin, je me baigne et puis je vais m’étendre sur la terrasse. L’après-midi, je me rebaigne et quand j’en ai assez, je remonte sur la terrasse. Et la nuit quand il fait beau, je dors sur ma terrasse.
-Formidable ! dit le copain qui, le soir en rentrant chez lui, raconte à sa femme :
– tu sais, j’ai rencontré l’Antoine ! il a gagné beaucoup d’argent et se la coule douce. Et puis ça femme et lui ils ont changé de nom parce que ça fait plus distingué ? Lui il se fait appeler Tony. Et la Thérèse se fait appeler Terrasse !
Je vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent dimanche Voilà.
A demain !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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