ÉPHÉMÉRIDES DU 10 SEPTEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 10 SEPTEMBRE 2025 – 14e ANNÉE (n° 4910)

Bonjour à tous et toutes. Voici des éphémérides peu modifiées par rapport à celles de l’an passé, la situation du moment ne me permettant pas de développer plus avant. Malgré tout, les leçons du passé devant servir à la compréhension de nos comportements d’aujourd’hui, j’ai pensé les délivrer avec quelques modifications que mes lecteurs assidus découvriront.

ILLUSTRATIONS : 30 décembre 2019 EGYPTE Le Temple d’Horus à Edfou (clichés H. Ribot, 2019)

FETES : Bonne fête aux INÈS ! Elles doivent leur prénom à INÈS TAKEYA, épouse d’un japonais converti au christianisme. Arrêtée en 1618 pour avoir hébergé des missionnaires catholiques parmi lesquels des jésuites et des Dominicains, elle fut décapitée à Nagasaki en 1622 avec son mari et trente compagnons. Elle avait 45 ans.

Ce prénom, quant à lui, a deux origines :

avec un accent (INÈS), il vient du grec et signifie « chaste », « pure » ;

sans accent (INES), il vient de l’arabe et signifie « amabilité », « sociabilité ».

Aujourd’hui, deux cent vingt-trois personnes ont Inès pour nom de famille et soixante-trois mille l’ont comme prénom avec une moyenne d’âge de 16 ans. C’est donc un prénom très « jeune ».

Il faut d’ailleurs être jeune pour appliquer le dicton du jour : « A la sainte Inès, travaille sans cesse », d’autant que le calendrier républicain dédie ce 24e jour du mois de fructidor au SORGHO qui est la cinquième céréale mondiale après le maïs, le riz, le blé et l’orge.

Enfin, n’oubliez pas que le 10 septembre est la Journée mondiale de prévention du suicide.

PENSEE –  L’humour journalistiques est quelquefois la conséquence du choc involontaire de deux images. En voici un exemple emprunté au Républicain Lorrain du 16 avril 1958 : « La pièce de Marcel Routier : Ils ont joué avec des allumettes, ouvrira le 10 septembre la saison du Théâtre d’Aujourd’hui. A cet ouvrage succédera La Cathédrale de cendres. Dimanche 20 avril à 16 h., salle Lorraine, la troupe Caritas présentera à l’occasion du centenaire des apparitions de Lourdes : Courage, de G. Lafrousse, drame historique en 6 actes et 12 tableaux ». C.Q.F.D..

DICTON – Ce que le mois d’août ne mûrira pas, septembre ne le fera pas.

MOT DU JOUR – Si l’on dit de celui qui ruisselle sous l’averse qu’il est trempé comme une soupe c’est parce que, avant d’être un potage, la soupe était seulement une tranche de pain trempée dans du bouillon (Claude Duneton).

ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

EXPEDITION D’EGYPTE (1798-1801). –1798 – 10 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre du général Kléber au Commandant anglais à bord. « Alexandrie, le 24 fructidor. « La lettre que vous avez bien voulu m’écrire, Monsieur, m’est parvenue. Je recevrai avec plaisir le portrait dont vous me parlez, parce qu’il pourrai contribuer peut-être au bonheur ou au moins à la satisfaction d’un Français.

La conduite du jeune aspirant anglais de l’Emeraude,  est digne d’éloges, mais 1’arrestation du commandant de l’Anémone, Monsieur, justifie pleinement les autres naufragés qui ont gagné terre, sans calculer le risque de tomber entre les mains d’un peuple dont ils ne pouvaient prévoir la manière d’agir. Je ne suis pas parfaitement instruit des usages et droits de la guerre de mer, mais il me semble à en juger d’après mon sentiment particulier et la conduite que l’on tient en pareil cas sur terre, que tout homme auquel on a prétendu donner secours, ne peut être envisagé comme prisonnier. Je laisse au commandant de la marine le soin de terminer cette affaire et je me félicite d’avoir à apprendre à votre philanthropie que la presque totalité de 1 »équipage de l’Anémone a été rendue par les Arabes mêmes, que ceux-là seuls ont péri, qui, trop fiers pour se soumettre à la circonstance dans laquelle ils se trouvaient, se sont mis dans l’attitude d’une défense qui ne peut qu’infiniment honorer leur courage. De ce nombre se trouva en effet l’adjudant-général Camin.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 898e livraison. -1694 – 10 septembre : Les Galades (registre de l’Écritoire). Les Aygalades – hameau, commune de Marseille (1872, avec l’écriture EYGALADES). Première mention : Aqua Lata, 17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor), n° 946. Sous Louis-Philippe, les familles des quartiers du nord restent fidèles à la promenade au vallon des Aygalades dont les vertes prairies sont baignées de sources fraîches, ombragées de grands arbres. Celles de l’est descendent dans le lit du Jarret qui, de Saint-Just à Saint-Pierre, écoule entre de petits bois, des prés, des jardins potagers, son filet d’eau, enjambé par des passerelles rustiques, qui fait tourner la roue des vieux moulins. On voit d’après les indications anciennes que le nom des Eygalades, quoique officiel au XIXe siècle, est fautif et doit bien être écrit Aygalades, seule graphie qui réponde à son étymologie.

LA SEYNE-SUR-Mer : 594e livraison.Siège de 1707 – Le siège subi par Toulon au début du XVII siècle, qui s’acheva le 10 septembre 1707, a constitué un des plus éclatants témoignages du patriotisme provençal. Localement, le terroir de La Seyne ne fut pas violé par les troupes ennemies qui ne purent étendre leur investissement à la région ouest de Toulon, mais il n’en demeure pas moins que les Seynois fournirent un précieux concours à la défense toulonnaise par la participation de leurs milices de paroisse et de garde-côtes.

Selon Octave Lambert, en dehors de l’armée royale régulière recrutée par voie d’engagements volontaires ou par appels exceptionnels, il exista, sous la Monarchie, des bataillons de milices et, plus tard, des régiments provinciaux fournis par les communautés de pays par la voie de tirage au sort. A l’époque du siège de 1707, il y avait donc à La Seyne des compagnies de milices, dites de paroisses, infanterie et garde-côtes, qui prirent une part active aux opérations de la défense. Chaque compagnie avait sa bannière et son tambour ; elle était commandée par un capitaine désigné par le Conseil de ville, son armement était assuré par la Communauté et la durée totale du service prévue par un règlement.

OLLIOULES : 596e livraison : -1836 – 10 septembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre 140 hommes du 10e d’artillerie appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

SANARY – 698e livraison : -1795 – 6 au 24 fructidor an III) :  VENTE DE BIENS NATIONAUX – A Sanary, Antoine BOYER achète l’ex-chapelle des pénitents par acte passé par l’administration centrale du département du Var en date du 6 fructidor an 4, au prix de 2412 F, en mandats territoriaux ou promesse de mandat. La chapelle de l’Enfant Jésus (aujourd’hui salle de musique, rue Barthélémy de Don) sera acquise par le sieur Roch GRANET, par acte passé par l’administration ci-dessus nommée le 7 fructidor an 4, au prix de 668, 10 F, en mandats territoriaux ou promesse de mandat. La chapelle Sainte-Catherine (maintenant n° 14, Boulevard Courbet) sera acquise par le sieur Jean Pierre MARTIN, par acte de la même administration le 24 fructidor an 4, au prix de 108 F comme dessus (Rotger B., 1984, p. 310).

ÉPHÉMÉRIDES

L’INTÉGRALE

-1269 – 10 septembre : DON A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX (MEOUNES) – Actes 342 du cartulaire de Montrieux, daté du 10 septembre 1269, par lequel Guillaume des Baux et Béatrice, son épouse, donnent aux chartreux de Montrieux (à Méounes) la somme de 9 sous 6 deniers sur le cens annuel de 10 sous qu’ils perçoivent pour une vigne accensée à Ugue, épouse de Guillaume Jordan. Témoins : Pons de Cabrière, chevalier, Joffroi Aicard, Pierre Rougier, Jande Valanchina, Ferrier, Chabert (Poncius de Cabreiro, miles ; Gaufridus Aicardi, Petrus Rogerii, Johannes de Valanchina, Ferrerius, Chabertus). Notaire : Raymond Aicard (Raimundus Aicardi) (Boyer 1980, p. 651 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

-1288 – 10 septembre : Molendinum S. Genezi in loco de Lobra nova (acte notarié). Moulin de Barreau, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de Saint-Giniez, prés le grand chemin de Mazargues. Devenu : Molendinum operis novi, 1er décembre 1322 (délibération du conseil de communauté) puis Moulin de Barral ou de Barraud, 30 septembre 1695 (registre de l’Écrit.).

-1419 – 10 septembre : GUERRE DE 100 ANS – ASSASSINAT DU DUC DE BOURGOGNE, JEAN SANS PEUR : Jean Sans peur et le dauphin et Charles étaient convenus de sceller leur alliance sur le pont qui traverse l’Yonne à Montereau, le 10 septembre 1419. Mais la volonté de réconciliation n’était que de façade. Les compagnons du dauphin gardaient rancune au duc pour l’assassinat de Louis d’Orléans, douze ans auparavant. Il semblerait que le dauphin lui-même avait projeté la mort du duc de Bourgogne avec ses proches conseillers, Tanguy du Châtel et Jean Louvet. Il était convenu que les deux rivaux entreraient dans l’enclos avec chacun une escorte de dix personnes et que les portes seraient fermées pendant toute la durée de l’entrevue. Le duc s’agenouille avec respect devant le Dauphin, qui feint l’indifférence. Se relevant, Jean cherche un appui en posant la main sur le pommeau de son épée. Tanguy du Châtel n’attendait que ce prétexte pour porter un coup de hache au visage du duc en criant «Tuez, tuez !».C’est alors la curée selon le récit qu’en fera plus tard Jean Séguinat, secrétaire du duc, à la commission d’enquête nommée par les Bourguignons. Par la porte du côté du dauphin, qui a été maintenue ouverte, des hommes en armes s’engouffrent dans l’enclos. Le duc est lardé de coups cependant que le dauphin, conduit à l’écart, reste impassible. L’assassinat horrifie le pays et ravive la querelle des Armagnacs et des Bourguignons, au grand dam des Français loyalistes. Le nouveau duc de Bourgogne, Philippe le Bon, animé par le désir de venger son père, n’hésite plus à s’allier avec les Anglais et leur livre le trône de France. La reine Isabeau de Bavière et son mari, Charles VI le Fou, se laissent convaincre de déshériter leur fils et de négocier avec les Anglais l’infamant traité de Troyes. Le dauphin devra patienter dix ans avant qu’une bergère de Domrémy lui apporte le pardon de Dieu pour son crime et le restaure dans ses droits à la couronne de France (extrait de l’article publié par Herodote Net le 29 septembre 2010).

1453 – 10 septembre :

1. Font de Gayette (acte aux archives de l’Evêché). Font de Gaiette – lieu-dit,  commune d’Aubagne, près de Ruissadel. Devenu Font de Gaeyta, 15 mai 1476 (ibid.) puis Font de Gayto, 30 juillet 1501 (ibid.).

2. Las Fourques (acte aux archives de l’Evêché). Les Fourques – lieu-dit,  commune d’Aubagne,  quartier de Camp-Major. Okus tard, on trouvera : La Forças, 15 mai 1476 (ibid.) puis Las Forcos, 2août 1501 (ibid.).

-1578 – 10 septembre : DÉCÈS A PARIS DE L’ARCHITECTE PIERRE LESCOT ; il était âgé de 63 ans. Ses grandes qualités artistiques lui avaient valu d’être choisi par le roi François 1er pour être l’architecte du Louvre, fonction qu’il occupa jusqu’à sa mort. Auteur de l’hôtel Carnavalet à Paris et de l’aile sud-ouest de la cour carré du Louvre, il resta 32 ans architecte des rois de France François 1er, Charles IX et Henri III.

-1618 – 10 septembre : INES TAKEYA EST DECAPITEE – Inès Takeya qui était l’épouse d’un japonais converti au christianisme est décapitée à Nagasaki en 1622 avec son mari et trente compagnons.

1627 – 10 septembre :

1. DEBUT DUgrand martyre de Nagasaki. Cinquante-deux chrétiens – missionnaires et convertis – sont exécutés.

2. RICHELIEU ET LE SIÈGE DE LA ROCHELLE – Début du siège de la Rochelle mis en place par le cardinal de Richelieu, ministre de Louis XIII..

-1659 – 10 septembre : NAISSANCE DU plus grand compositeur anglais, Henry Purcell. L’artiste développe très rapidement des dons pour la musique, et devient choriste de la chapelle de Sa Majesté. Il compose sa première œuvre en 1670, « Ode pour l’anniversaire du Roi ». Continuant sa carrière musicale, il devient organiste de l’abbaye de Westminster, et continue à composer de nombreuses partitions pour le théâtre. Il meurt le 21 novembre 1695 au sommet de sa gloire.

-1694 – 10 septembre : Les Galades (registre de l’Écritoire). Les Aygalades – hameau, commune de Marseille (1872, avec l’écriture EYGALADES). Première mention : Aqua Lata, 17 juin 1223 (cartulaire de Saint-Victor), n° 946. Sous Louis-Philippe, les familles des quartiers du nord restent fidèles à la promenade au vallon des Aygalades dont les vertes prairies sont baignées de sources fraîches, ombragées de grands arbres. Celles de l’est descendent dans le lit du Jarret qui, de Saint-Just à Saint-Pierre, écoule entre de petits bois, des prés, des jardins potagers, son filet d’eau, enjambé par des passerelles rustiques, qui fait tourner la roue des vieux moulins. On voit d’après les indications anciennes que le nom des Eygalades, quoique officiel au XIXe siècle, est fautif et doit bien être écrit Aygalades, seule graphie qui réponde à son étymologie.

-1696 – 10 septembre : Le Luminaire – propriété,  commune de Marseille, quartier de Saint- Julien (registre de l’Ecritoire).

-1707 – du 3 juillet au 10 septembre – GUERRE DE SUCCESSION D’ESPAGNE (Références générales : (Mireille Maurel, 1974 ; Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707 ; Clément P., 1957, p. 81 ; Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984 ; G. Delattre, ms ; Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary)

L’année précédente, 1706, une armée française avait subi une grave défaite à Turin. Les débris s’en étaient repliés et occupaient la ligne des Alpes. Ces troupes, qui étaient dans un état de misère et de désorganisation, devaient être opposées en 1707 à l’invasion des troupes savoyardes. Pour l’instant, elles étaient en Dauphiné, commandées par le maréchal de Tessé. La Cour et le gouvernement de Paris pensaient que le duc de Savoie et son cousin le prince Eugène essaieraient de pénétrer en Dauphiné, de marcher sur Lyon et de soulever la population des Cévennes. Au contraire, le gouverneur de Provence, comte de Grignan, tenu au courant par un service d’espionnage bien organisé, ne cessait d’avertir les ministres du danger qui menaçait Toulon et la Provence.

Toulon, en 1707, était ce que l’on a appelé le Toulon de Vauban. Ce grand ingénieur avait agrandi l’enceinte de la ville et l’avait fortifiée selon sa méthode. Deux rivières, le Las et l’Eygoutier, qui, selon l’expression « rivalisaient pour ensabler le port » avaient été détournées. Enfin, un arsenal pour la marine de guerre et une Darse nouvelle (appelée plus tard Darse Vauban) avaient été aménagés. L’enceinte de la ville agrandie était du côté Est, à peu près ce qu’elle est maintenant. La porte d’Italie n’existait pas. Au Nord elle occupait la ligne du boulevard de Strasbourg, qu’elle quittait à la place St-Roch, pour s’infléchir au Sud et venir rejoindre la mer. Elle était percée de deux portes : la Porte St-Lazare du côté Nord-Est, la Porte Neuve du côté Nord-Ouest. (Voir le plan de Toulon.) Des sept bastions qui défendaient l’enceinte, trois seulement, faisant face au Nord-Est, furent attaqués : celui des Minimes, celui de St-Bernard et celui de Ste-Ursule. Le rempart était dans un état déplorable, le parapet était ruiné, les fossés comblés à demi, il n’y avait ni chemin couvert, ni palissades, le glacis était plus bas que la campagne, enfin, tout un faubourg s’était élevé du côté Est, dont les maisons et plusieurs couvents empêchaient le tir des canons (Dr Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

(…) Devant l’impossibilité de prendre Toulon, les navires ennemis restent en rade, au moins jusqu’au 27 août à cause d’un fort mistral. Les derniers ne partent même que le 10 septembre. L’attaque manquée du duc de Savoie marquera durablement la mémoire des défenseurs de Toulon et le fort de l’Eguillette restera plutôt bien entretenu durant le XVIIIème siècle (Cros Bernard, 2009, « Le fort de l’Eguillette », p. 25).

Le siège subi par Toulon au début du XVII siècle, a constitué un des plus éclatants témoignages du patriotisme provençal. Localement, le terroir de La Seyne ne fut pas violé par les troupes ennemies qui ne purent étendre leur investissement à la région ouest de Toulon, mais il n’en demeure pas moins que les Seynois fournirent un précieux concours à la défense toulonnaise par la participation de leurs milices de paroisse et de garde-côtes.

(Octave Lambert – Histoire du Siège de 1707 : En dehors de l’armée royale régulière recrutée par voie d’engagements volontaires ou par appels exceptionnels, il exista, sous la Monarchie, des bataillons de milices et, plus tard, des régiments provinciaux fournis par les communautés de pays par la voie de tirage au sort. A l’époque du siège de 1707, il y avait donc à La Seyne des compagnies de milices, dites de paroisses, infanterie et garde-côtes, qui prirent une part active aux opérations de la défense. Chaque compagnie avait sa bannière et son tambour ; elle était commandée par un capitaine désigné par le Conseil de ville, son armement était assuré par la Communauté et la durée totale du service prévue par un règlement. Dans notre région, l’organisation des garde-côtes ne remontait qu’à l’année précédente (1706). Elle était à peine achevée au moment de l’invasion de la Provence. Elle comportait la division du littoral en départements et se recrutait parmi la population riveraine, armée et instruite par les municipalités. Le comte de Grignan forma ainsi trois bataillons de ces garde-côtes), par leurs inscrits maritimes embarqués sur les vaisseaux royaux ou incorporés dans les unités terrestres. De même, les Seynois apportèrent une indéniable contribution par des fournitures, travaux et main-d’œuvre tirés de leur petite ville, tels que radeaux, barques, chalands, gabions, bois pour palissades et chevaux de frise, équipes de travailleurs et de charpentiers de marine, tandis que leurs femmes et leurs filles soignaient les blessés aux ambulances de la cité et de Saint-Mandrier (l’hôpital, fondé sous Louis XIV, ne fut pas occupé par l’ennemi), facilitaient le ravitaillement en vivres des combattants, confectionnaient des effets de lingerie et d’équipement. Un instant, Grignan craignit que la flotte anglo-hollandaise de l’amiral britannique C. Showel n’opérât des débarquements dans la presqu’île de Cépet ; aussi fit-il évacuer, comme étant trop en l’air, certaines batteries de cette presqu’île qu’il fit mettre hors d’utilisation. En outre, il fit renforcer le service de surveillance en plaçant des postes de signaux échelonnés le long de la côte ouest, depuis la Croix-des-Signaux jusqu’aux hauteurs élevées du cap Sicié et aux îles des Embiez.

L’escadre ennemie fut du reste relativement peu active sur cette partie du littoral ; elle se borna à bombarder Saint-Nazaire (Sanary) et à effectuer une descente sur le port de Bandol dont le château fut pillé. L’investissement de Toulon par Amédée de Savoie et le Prince Eugène a été l’occasion du déboisement des Maures, de la Londe jusqu’à Cogolin, y compris la Verne.

-1712 – 10 septembre : BELSUNCE, EVEQUE DE MARSEILLE, RENONCE AU TESTAMENT DE LA MARECHALE DE LA FORCE – – Belsunce renonce au testament de la Maréchale de la Force. Par devant nous, notaire, illustrissime et sme Mgr Henri François Xavier de Belsunce, evesque de Marseille, marquis de Mallemort et de Mérindol, baron d’Aubagne et de Signes, seigneur du Bausset, de Cassis, Méounes, Maynarguette, Châteauvert et autres places, abbé de Nostre Dame de Chambons, conseiller du Roi en tous ses conseil… » (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. II, Marseille :] p. 653, n° 1047 « Aubagne, 10 septembre 1712).

-1766 – 10 septembre : Bastide des Durbecs, 10 septembre 1766 (acte aux archives de la Major). Les Durbecs – hameau, commune de Marseille, quartier  des Martégaux (1872). Première mention : Terra Francisco Durbequi, 6 mai 1528 (ibid.). Devenu Les Durbies, octobre 1690 (plan de Chevallier) puis Les Petits Durbecs, 26 mars 1695 (registres du greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille).

-1789 – 10 septembre :

1. ADOPTION DU REGIME MONOCAMERISTE – La séance de l’Assemblée a été ouverte aujourd’hui par la lecture d’une lettre de la municipalité de Rennes proscrivant le veto royal et déclarant ennemis de la patrie tous ceux qui se prononceront en sa faveur. Cette proposition a déclenché un véritable scandale : le député Garat l’a dénoncée comme attentant à la liberté de l’Assemblée nationale. Le projet d’organisation de l’Assemblée en deux Chambres a ensuite été discuté. Par 849 voix contre 89 (et plus de 103 abstentions), il a été décrété que le corps législatif ne serait composé que d’une seule Chambre (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 10 SEPTEMBRE).             

2. MODIFICATION DU COMITE DE CONSTITUTION – Après l’adoption du régime monocamériste, le 10 septembre 1789» le premier comité de constitution, composé de « traditionalistes » fut profondément modifié. Le nouveau comité comprit surtout les « patriotes » de la tendance de Sieyès. La fin de l’année 1789 fut marquée par le vote des lois sur les élections, sur les divisions administratives de la France, sur les autorités locales, sur le nombre des députés aux futures assemblées « législatives », sur les problèmes financiers (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France).

-1792 – 10 septembre :

1. BATAILLE DE VALMY – La bataille de Valmy, le 20 septembre 1792, brise l’offensive prussienne en Champagne : redressement inespéré après les premières défaites, engagement médiocre a-t-on dit, si l’on s’en tient au nombre des morts ; mais la jeune armée française à demi improvisée, sans expérience du feu, a contraint à la retraite les redoutables troupes prussiennes ; au niveau des idées-forces, c’est la Révolution qui vient de battre l’Ancien Régime européen (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987). Le 10 août 1792 a signifié la fin de la Royauté, et la date de la bataille de Valmy est choisie pour marquer le début d’une ère nouvelle pour la France. On abandonne donc l’an 4 de la Liberté pour entrer dans l’an I de la République Française (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

2. Réquisition de tous les objets cultuels en or ou argent (Yann Fauchois, 2001, p. 1152).

3. ASSASSINAT, A TOULON, DU COMTE DE ROCHEMORE ET DU COMTE JOSEPH DE FLOTTE D’ARGENSON – 10 septembre à Toulon, plusieurs miliciens se saisirent du capitaine de vaisseau comte de Rochemore, major général de la Marine, dans sa propriété de la Garde et le conduisirent à la Mairie, où ils l’enfermèrent dans la cave. Motif de l’arrestation : « A dit à son fermier qu’il lui ferait labourer la terre comme il faisait labourer ses mules. » Une sorte de commission rogatoire, faite de miliciens et de membres du Club des Blancs, se rendit à la Garde. Aucun paysan ne fut trouvé à qui le comte aurait ainsi parlé. Sur l’injonction de la commission rogatoire, l’officier municipal de la Garde convoqua les voisins et les invita à déposer. « Terrifiés, ils dirent tout ce qu’on voulut leur faire dire », ont écrit des historiens pressés : Déposition des sytoyens de la Garde. Jean Terrette ayant dépassé, pour entendre dire que M. Rochemore avait dit à son paysan que fait tu là. Je fis labourer les mulles, luy ayant répondu par des voix indirectes qu’un jour il lavoria comme les beuff. Ayant entendu Toussaint, escarel, dêpossant le même eyffet. JH. Genouvier, idem, Ambroise Auran, idem. Honoré Auran, idem. François Hué, idem. François Vittou, idem. Les sitoyens des nomes sy dessus ont dépossé devant moi, ]. Alzan, municipal de la Garde, ce 10 septembre 1792, l’an IV de la liberté et de l’égalitée. Le comte de Rochemore fut pendu à une lanterne à l’angle du quai et de la rue Méridienne.

Le même jour que le comte de Rochemore, fut exécuté le commandant de la Marine, le contre-amiral comte Joseph de Flotte d’Argenson. Le motif de sa condamnation fut une lettre qu’il avait eu l’imprudence d’écrire à l’un des gentilshommes émigrés qui séjournaient à Nice. Laissant toute précaution, il demanda aux militaires de la garde de l’arsenal s’ils allaient accepter longtemps de voir leurs armes couvrir les forfaits des assassins. Les soldaits écoutaient, le regard à terre, l’air gêné, remuant les pieds. L’amiral se jeta sur le factionnaire le plus proche, lui arracha son fusil armé de la baïonnette. Les miliciens étaient si médusés que l’amiral en avait percé trois avant qu’ils ne se ressaisissent. Un cri monta de la foule. Flotte d’Argenson fut en quelques secondes quasi dépecé, puis on pendit son cadavre à la lanterne de la porte. Le nouveau commandant de la Marine se nommait Chaussegros et le commandant des forces navales était le comte de Trogoff. L’un et l’autre n’avaient obtenu leurs étoiles qu’avec l’agrément du club patriotique de Brest (Georges Blond, Toulon, 1967).

-1793 – 8 et 10 septembre :

1. DEBUT DE L’AFFAIRE DES CANONS DE SANARY – Les représentants du peuple Gasparin et Saliceti ordonnèrent au capitaine d’artillerie, Mathieu, d’aller visiter les batteries de Saint-Nazaire, de rendre compte de leur état sans délai au général Carteaux et de faire arrêter et conduire auprès des représentants les municipaux et les habitants « ayant trempé dans le noir complot de l’enlèvement des canons et des mortiers » (Bandol, 10 septembre). L’ordre primitif émanait du général Dours ou d’Ours, chef de brigade de l’armée de Carteaux (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 : Cf. Laval, Le général Joseph-François Dours, etc., Avignon, Seguin, 1912).

La date du 8 doit être substituée à celle du 10, portée par la copie couchée sur le registre des délibérations (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Registre des délibérations, f°s 354). La municipalité fit cacher deux canons de 4 montés sur affût, des boulets et de la poudre, et ce matériel fut remis immédiatement au pouvoir de l’armée du général Carteaux à son arrivée à Saint-Nazaire le 8 septembre (Regards sur un terroir : Sanary).

2. LES ANGLAIS EN APPELLENT AUX NAVIRES ET AUX OUVRIERS DE LA SEYNE – A la date du 10 septembre, le commissaire de la Marine chargé du quartier de La Seyne reçut la lettre suivante du général anglais I. Gell : « Au commissaire de la Marine à La Seyne, Monsieur, je désire que vous donniez ordre immédiatement aux vaisseaux qui sont au canal, dans le bassin de La Seyne, de partir sur-le-champ pour se rendre à Toulon. La demande que je vous fais est en conséquence des avis que j’ai reçus du Comité général sectionnaire et du commandant en chef anglais de la place. J’espère que vous ne perdrez point de temps à vous y conformer. Si vous ne jugiez à propos d’y accéder, les malheurs que votre ville éprouverait rejailliront sur vous-même. Je suis chargé aussi de vous informer que les ouvriers de La Seyne qui voudront venir à Toulon pour travailler sur les vaisseaux anglais, ou à l’Arsenal, seront payés en argent conformément aux journées qui leur étaient accordées précédemment et qu’ils recevront tous les encouragements possibles. Je suis, etc. Signé (à l’original) : I. GELL. Cette lettre était consécutive à l’ordre donné le 30 août par Burgues, Tardieu, Pernety et Doumet, membres du Comité général, de faire appareiller en rade de Toulon tous les bâtiments de La Seyne (Louis Baudoin, 1965, p. 346, se référant à Louis Honoré, auteur de L’Emigration dans le Var – Mémoires de la Société d’Etudes de Draguignan, 1923).

Un petit nombre de Seynois seulement consentirent, sans doute pressés par le besoin, à venir s’embaucher à Toulon à la suite de cet appel. Ils furent payés au tarif des salaires français et en argent selon la promesse qui avait été faite (Archives départementales du Var, série M).

3. -1793- 10 septembre : L’AFFAIRE DES CANONS DE SANARY EST CONNUE A PARIS – La lettre du 10 septembre, due à Gasparin et à Saliceti, relative aux deux mortiers que les Sanaryens auraient laissé enlever par les Anglais et aux événements que nous avons déjà narrés, a été publiée dans le Mercure français (n° n3 du 28 septembre 1798) (Bibl. d’Avignon) et, d’après le Moniteur (séance du 18 septembre), dans le Recueil des Actes du. Comité de Salut public, t. VI, p. 413.

-1795 – 10 septembre (24 fructidor an III) :

1. VENTE DE BIENS NATIONAUX A SANARY – A Sanary, Antoine BOYER achète l’ex-chapelle des pénitents par acte passé par l’administration centrale du département du Var en date du 6 fructidor an 4, au prix de 2412 F, en mandats territoriaux ou promesse de mandat. La chapelle de l’Enfant Jésus (aujourd’hui salle de musique, rue Barthélémy de Don) sera acquise par le sieur Roch GRANET, par acte passé par l’administration ci-dessus nommée le 7 fructidor an 4, au prix de 668, 10 F, en mandats territoriaux ou promesse de mandat. La chapelle Sainte-Catherine (maintenant n° 14, Boulevard Courbet) sera acquise par le sieur Jean Pierre MARTIN, par acte de la même administration le 24 fructidor an 4, au prix de 108 F comme dessus (Rotger B., 1984, p. 310).

2. PIERRE JOSEPH JULLIEN DECLARE VOULOIR EXERCER LE MINISTERE DU CULTE CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE ET ROMAIN, A SANARY – le 22 fructidor an IV (8 septembre 1795), le citoyen Pierre Joseph JULLIEN ex-curé vint déclarer qu’il se proposait d’exercer le ministère d’une culte connu sous la dénomination de catholique, apostolique et romain, dans l’étendue de cette commune. Il requit qu’il lui fut donné acte de sa soumission aux lois de la République. On ne le tint pas quitte pour autant, et le 24 fructidor il dut encore prêter un nouveau serment devant Jacques LAUTIER et Joseph ARNAUD, commissaires municipaux, et dont voici la teneur :] « Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le Souverain et je promets soumission et obéissance aux lois de la République » (Rotger B., 1984, p. 307-308)

3. SUPPRESSION DE LA COMMISSION MILITAIRE ETABLIE A MARSEILLE. Babeuf est transféré à la prison du Plessis où il rejoint Buonarroti et Joseph Bodson (1765-?) dont il a fait la connaissance (Yann Fauchois, 2001).

1798 – 10 septembre : EXPEDITION D’EGYPTE – Lettre du général Kléber au Commandant anglais à bord. « Alexandrie, le 24 fructidor. « La lettre que vous avez bien voulu m’écrire, Monsieur, m’est parvenue. Je recevrai avec plaisir le portrait dont vous me parlez, parce qu’il pourrai contribuer peut-être au bonheur ou au moins à la satisfaction d’un Français.

La conduite du jeune aspirant anglais de l’Emeraude,  est digne d’éloges, mais 1’arrestation du commandant de l’Anémone, Monsieur, justifie pleinement les autres naufragés qui ont gagné terre, sans calculer le risque de tomber entre les mains d’un peuple dont ils ne pouvaient prévoir la manière d’agir. Je ne suis pas parfaitement instruit des usages et droits de la guerre de mer, mais il me semble à en juger d’après mon sentiment particulier et la conduite que l’on tient en pareil cas sur terre, que tout homme auquel on a prétendu donner secours, ne peut être envisagé comme prisonnier. Je laisse au commandant de la marine le soin de terminer cette affaire et je me félicite d’avoir à apprendre à votre philanthropie que la presque totalité de 1 »équipage de l’Anémone a été rendue par les Arabes mêmes, que ceux-là seuls ont péri, qui, trop fiers pour se soumettre à la circonstance dans laquelle ils se trouvaient, se sont mis dans l’attitude d’une défense qui ne peut qu’infiniment honorer leur courage. De ce nombre se trouva en effet l’adjudant-général Camin.

-1836 – 10 septembre : CONQUETE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge jusqu’à nouvel ordre 140 hommes du 10e d’artillerie appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique (Castellan E., 1937, p. 295).

-1857 – 10 septembre : SUBVENTIONS MUNICIPALES EXCEPTIONNELLES – Le Conseil municipal de Sanary vote deux subventions. Une pour la constitution d’une prime à la vieillesse agricole, l’autre en faveur des victimes des inondations de l’Ardèche les 8, 9 et 10 septembre 1857, un événement associé à une violente tempête au cours desquels plusieurs ponts, dont celui de Labeaume, et 7 maisons ont été détruites à Aubenas tandis que la plaine était inondée.

-1859 – 10 septembre : MARSEILLE –  Hippolyte Bonnaud, fabricant de pipes, dépose la marque PAPIER AROMATIQUE.

-1867 – 10 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE –  «  mardi 10 septembre, sainte Pulchérie. Temps lourd, petite brise d’Est, menace d’orage. L’après-midi, temps splendide – faible brise du large – le soir calme plat.»

-1869 – 9 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE – «  vendredi 10 septembre, saint-salvi. Grand vent d’est fort et sec. Jusqu’à présent peu de nuages dans le ciel. Température chaude thermomètre à 22° centigrades. Les sondes qu’on a faites hier au dehors du mole ont donné un très bon résultat, c’est-à-dire qu’on a trouvé à 5,50 m un sol très solide et susceptible de supporter un très grand poids. A cet enfoncement, le terrain apparaît perméable, mais plus bas à 6 m par exemple, on doit se trouver sur le roc qui est un grès rouge. M. Michel a envoyé hier à Marseille des spécimens de ces fonds. Et sans doute cette étude va décider bientôt des travaux à venir. ».

-1890 – 10 septembre : CUIRASSÉS DE LA CLASSE CARNOT – Ordonné le 10 septembre 1890, le premier des cinq cuirassés de la classe Carnot portera le nom de Lazare Carnot, l’organisateur de la victoire de 1793. Le Ministre en confie les plans à M. Saglio, directeur des Constructions Navales. Il charge l’arsenal de Toulon d’en assurer la construction. Autorisé le 10 septembre, conjointement avec le Carnot et le Jauréguiberry, les deux autres cuirassés du budget 1890, le nouveau Charles Martel est dessiné par M. Huin suivant les prescriptions générales élaborées par le Conseil Supérieur de la Marine le 23 janvier de la même année. Sa construction est confiée à l’arsenal de Brest. Elle est placée sous la surveillance des ingénieurs de la Marine Vermand et Callou (Gérard Garier, Les cuirassés Carnot, Jauréguiberry, Charles Martel).

-1898 – 10 septembre :

1. ASSASSINAT DE « SISSI » – Le 10 septembre 1898, une vieille dame de 61 ans est assassinée à Genève par un anarchiste italien. Il s’agit d’Élisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph 1er de Habsbourg, impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, affectueusement surnommée « Sissi ». Son assassinat témoigne de la violence anarchiste qui saisit l’Europe au tournant du siècle.

2. Ce n’est qu’avec la naissance du Vélo-sport seynois que le cyclisme compétitif de la ville prend son envol. Les statuts (25 articles), déposés à la Mairie puis à la Sous-Préfecture, l’autorisation est accordée le 17 août 1898. Le Petit Var n’annoncera sa création que le 10 septembre. Le président est alors chaudronnier, assisté par un employé et un étudiant en pharmacie. Le 24 septembre, le club annoncera des courses locales et nationales, ce qui démontre beaucoup d’ambition (Jean-Pierre Gaugain, 2012) (Jean-Pierre Gaugain, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).

-1914 – 10 septembre :

1. VICTOIRE DE LA MARNE qui dégage Paris. Après la déclaration de guerre, le 3 août 1914, le plan du grand état-major allemand était simple : vaincre la France en six semaines, de façon à reporter tout l’effort de guerre contre la Russie. Mais alors que les Allemands envahissaient la Belgique et le Nord-Est de la France, et s’apprêtaient à une victoire rapide sur le front de l’Ouest, la première bataille de la Marne permettait d’arrêter l’armée allemande qui se trouvait alors à moins de 50 km de Paris, et la fit reculer jusqu’au Nord de l’Aisne.

2. PREMIER BLESSE DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER – Le premier blessé de la section de Saint-Mandrier est M. Jean Gratadeix gendre de M. Victor Cabesas receveur des P.T.T. au Creux Saint-Georges (Gisèle Argensse, 1989, p. 153).

-1915 – 10 septembre : « LE CANARD ENCHAINÉ » EST LANCÉ – Maurice et Jeanne Maréchal lancent le journal « Le Canard Enchaîné ». Le journal satirique naît avec la volonté de dénoncer la censure, la propagande, les mensonges et le bourrage de crânes que pratiquent tous les journaux de l’époque.

-1919 – 10 septembre :

1. SIGNATURE DE LA PAIX AVEC L’AUTRICHE – Le 10 septembre 1919, le traité de Saint-Germain-en-Laye établit la paix entre les vainqueurs de la Première Guerre mondiale et l’Autriche. Il marque l’effondrement de l’Empire austro-hongrois et l’interdiction d’une unification entre l’Autriche et l’Allemagne (Anschluss). Il fait partie des traités qui mettent formellement fin à la Première Guerre mondiale au même titre que le traité de Versailles signé en juin 1919.

2. ECOLE DES ÉLECTRICIENS ET CENTRE D’INSTRUCTION DE TSF, A TOULON – Le 10 septembre à Toulon, le vieux cuirassé Henri IV remplace l’Amiral Tréhouart comme ponton école pour l’École des Électriciens et pour le Centre d’Instruction de TSF (Gérard Garier, Le cuirassé Henri IV).

-1931 – 10 septembre : Michelin adapte le pneu aux roues d’un autorail, la micheline, qui effectue le trajet Paris-Deauville à la vitesse moyenne de 107 km/h.

-1933 – 10 septembre : naissance à Hambourg (Allemagne) du couturier Karl Lagerfeld.

-1938 – 10 septembre : ALBERT CAVET – Le 10 septembre 1938, le Sanaryen Albert Cavet est admis à l’école de l’air. Né le 14 septembre 1918 à Sanary, issu par sa mère des vieilles familles du terroir, il était un élève brillant au lycée de Toulon, passionné d’aviation. Quand la guerre éclate, il est toujours à l’entraînement à Lézignan, tenu par une sévère discipline, et continue son instruction aérienne. En juillet 1942, il ne veut plus obéir aux ordres des porteurs de francisque, et, trompant la surveillance des policiers, il franchit la frontière des Pyrénées le 17 août 1942 après maintes aventures. Il se retrouve en prison à Cuidadrodriga, essaie de faire le mur, et se retrouve au secret où « il en bave ». Il réussit pourtant à rejoindre l’Angleterre, où il est incorporé à l’escadrille du groupe Cigognes. Il obtient une citation pour la destruction a sol des nombreux engins et matériels ennemis. Après de dures interventions, il part au repos durant deux mois. Il obtient ensuite sa mutation pour le groupe Alsace. Le premier avril 1945, son avion par en mission en Hollande pour mitrailler un train. Malheureusement, deux Spitfires sont abattus. On retrouvera le corps d’Albert Cavet à Borne Hollande, mort au champ d’honneur. Une place de Sanary porte son nom (Cahier du patrimoine ouest varois n°10, Sanary).

-1940 – 10 septembre :

1. LA SERIE D’ATTAQUES AERIENNES CONTRE L’ANGLETERRE MARQUE UN TOURNANT DANS LA GUERRE – On peut lire dans Le Petit Journal : « Londres a subi hier la plus longue alerte de la guerre : 9 heures 35. « L’heure de l’attaque décisive a sonné ! » dit-on dans les deux capitales. L’importance que l’Allemagne attache aux offensives aériennes sur la Grande-Bretagne, souligne-t-on à Londres, est indiquée par le fait que le maréchal Goering dirige personnellement les opérations. Le maréchal a déclaré hier soir que l’heure historique avait sonné. A Londres également, on est d’avis que cette série actuelle d’attaques aériennes peut bien marquer un tournant de la guerre. » (Le Petit Journal du 10 septembre 1940)

2. HENRI JEANSON FONDE LE QUOTIDIEN « AUJOURD’HUI » – Le 10 septembre 1940, Henri Jeanson fonde à Paris le quotidien « Aujourd’hui ». En novembre, il sera arrêté.

3. ATTENTAT A LA ROCHELLE – La Rochelle, le 10 septembre 1940 : « Roche qui, dans la nuit du 1er at 2 septembre, avait coupé, à l’aide d’une hachette, le câble téléphonique allemand qui relie La Rochelle à Royan a été jugé par la justice militaire allemande qui, le 4 septembre, l’a condamné à mort. La sentence a été exécutée le 7 septembre au matin » (La Petite Gironde, mercredi 11 septembre 1940).

4. AVISO « ÉLAN » – Du 10 septembre au 22, l’aviso Elan effectue quatre journées de navigation au large de Brest. Le 22, il appareillera de Brest et arrivera le 28 à Casablanca d’où il repartira le 30 pour être de retour à Brest le 6 octobre (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

-1941 – 10 septembre :

1. UNE FEMME COLONIALE FRANÇAISE LIBRE, ÉCRIT A SON MARI AU FRONT DU TCHAD, “X…} en Afrique Française Libre. le 10 septembre 19 41. Les scieurs ont recommencé à travailler, j’ai renouvelé le permis de coupe. Tu me demandes d’avoir une entrevue avec le chef de subdivision. Il fait partie de la brigade mobile, je suis allée deux fois à X… et une fois à Y… sans le rencontrer, il voyage beaucoup… Dans ton précédent télégramme tu me disais que tu serais heureux si je pouvais faire une pépinière de 10.000 arabicas; j’en ai fait une de 12.000. Pendant que j’y pense, je n’ai pas trouvé de pelles ni de sécateurs, j’en ai cherché. Je fais en toute chose ce que je peux et il y a sur la plantation beaucoup de travail. Elle s’étend au-delà de la rivière P… J’ai planté exactement 19.500 plants… J’ai dû employer cette année de nouvelles méthodes. Je mets successivement tous les travailleurs aux trous, tous les hommes aux houages, aux fumures, il y a maintenant beaucoup trop de travaux pour les disperser. Te rends-tu compte de ce que représente le seul travail des fumures maintenant ? C’est seulement quand tu reviendras dans ta plantation et que tu reprendras toi-même ton affaire que tu t’en apercevras ; en 1939 on a planté 12.800, en 1940 on a planté 11.500, en 1941 on a planté 19.500. Il y a en ce moment (veaux et grosses bêtes) 75 têtes, divisées en deux troupeaux. En 1939 j’ai fait construire, en matériaux du pays, bergeries, étables pour veaux et j’ai assuré, bien qu’étant enceinte, la récolte de 13 tonnes. J’ai refait le toit, les peintures de la case d’habitation. En 1940-1941 j’ai fait construire en matériaux du pays : cases de boys, magasin, nouvelle étable. J’ai réparé le garage, couvert le magasin en pierre, resté inachevé à cause de la guerre. Et, nouveau travail pour moi, j’ai trié, ensaché les six tonnes de récolte. J’ai aussi arrangé le faîte de la case d’habitation”.

2. « J’AI SEULEMENT FAIT MON DEVOIR » “D’un militaire des Forces Françaises Libres à sa femme à Londres. Camp de X…, septembre 1941. Je dois vous dire quelque chose que je ne vous ai pas dit avant. Deux jours avant mon départ, le colonel m’a offert de rester, en Angleterre. Il savait que j’étais allé à Londres pour me marier et il pensait que peut-être je voulais rester. Je lui ai dit que cette offre était très aimable de sa part, mais j’ai refusé. J’espère que vous n’en serez pas fâchée, car j’ai seulement fait mon devoir. J’aurais eu honte de moi de rester et de laisser partir mes amis.”


-1942 – 10 septembre : LA GRANDE BRETAGNE INVESTIT MADAGASCAR – Le 10 septembre 1942, la flotte anglaise a achevé l’investissement de plusieurs ports de Madagascar afin d’empêcher que l’île deviennent une base de l’Axe (justification avancée par les Britanniques). Cette affaire coûta à la Marine nationale la perte de trois sous-marins océanique de 1 500 tonnes : Béveziers, Le Héros et Monge. Un quatrième, Le Glorieux parviendra à s’échapper et à gagner Toulon.

-1943 – 10 septembre :

1. L’ARMEE ALLEMANDE OCCUPE ROME ET DESARME L’ARMEE ITALIENNE – Le 10 septembre 1943, l’armée allemande occupe Rome et désarme l’armée italienne. Au total, du 8 au 10 septembre, les Allemands ont capturé en France plus de 40.000 prisonniers. « J’ai été fait prisonnier à Gap, puis conduit à Grenoble – raconte l’un d’eux. Là les Allemands m’ont demandé si je voulais travailler pour l’Allemagne, travailler pour l’Organisation Todt ou me déclarer ennemi de l’Allemagne. J’ai choisi la troisième option et me suis retrouvé à Forbach après 18 jours de train à bestiaux ». Considérés comme des traîtres et non comme des prisonniers de guerre, les Allemands leur attribuent le statut d’internés militaires, italienischer Militärinternierter, dits « IMI ». Ils sont enfermés dans des Straflager, camps de représailles et ne peuvent pas bénéficier de la protection de la convention de Genève. Beaucoup sont envoyés en Lorraine et employés comme mineurs de fond ou comme ouvriers dans les aciéries et usines d’armement souterraines contrôlées par les Allemands. Soumis à de très dures conditions de vie et de travail les « IMI » subissent une très forte mortalité, en Moselle notamment. Les bombardements et les combats de la Libération amplifient le nombre des décès. Cela permet de comprendre que 224 soldats inhumés à Saint-Mandrier proviennent de Lorraine et 204 plus précisément de Moselle (Jacqueline Repetto, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, La Seyne – Saint-Mandrier, 2012).

2. MISE A SAC DES STOCKS ITALIENS – Rapport du préfet au Ministre de l’Intérieur : 13 septembre 1943 (AD 1 W 63) : « A Toulon un certain nombre d’anciens miliciens fascistes a déclaré se rallier au nouveau gouvernement fasciste italien et coopérer avec l’armée allemande. Ces effectifs ont donc été séparés de la masse des soldats qui, considérés comme prisonniers, sont progressivement embarqués et emmenés. A peu près partout les mêmes scènes se sont produites : les Italiens, au cours de la nuit annonçant l’armistice ont d’abord distribué aux personnes qu’ils connaissaient dans la localité une certaine quantité de denrées (cigarettes, riz, épicerie…) puis nombre d’entre eux ont procédé à des sortes de ventes aux enchères pour le reste de leur matériel et notamment en plusieurs cas de leurs armes. A ce moment le pillage s’est en plusieurs endroits organisé : des Français appartenant aux catégories les plus diverses se sont précipités sur tout ce qui leur paraissait être des stocks italiens, et avec les moyens de transport dont chacun disposait, il y eut littéralement mise à sac… (Note de renseignement établi le 10 septembre 1943 par la Sûreté navale-Port de Toulon (AD 1W63 ; Claude Majastre, Cahier du patrimoine ouest-varois n°11, Six-Fours, 2007)

3. AVISO « COMMANDANT DELAGE » – Le 10 septembre, l’aviso Commandant Delage escorte du convoi UGS 16 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

4. PENURIE D’EAU A SAINT-MANDRIER – La section de Saint-Mandrier n’a plus d’eau depuis une semaine qu’un jour sur trois ; le matin de bonne heure et le soir un mince filet d’eau coule aux bornes-fontaines, et cette eau n’arrive pas aux robinets des habitations (Gisèle Argensse, 1989, p. 218).

-1947 – 10 septembre : GUERRE D’INDOCHINE – A partir du 10 septembre, l’aviso Commandant Duboc est de surveillance maritime le long des côtes du Sud-Annam. Pendant cette période, il a intercepté deux sampans en baie de Faïfo et pris deux jonques de contrebande au large de Tourane (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

-1966 – 10 septembre: Malgré la naissance de son fils David (le 14 août), Johnny Hallyday, en pleine période psychédélique, est frappé par la déprime et tente de mettre fin à ses jours le 10 septembre 1966. Les fans sont effondrés. Une cure de sommeil en Suisse relancera la machine Johnny. C’est la première renaissance d’une star cyclique

–1973 – 10 au 17 septembre : Les déplacements du Président Pompidou sont strictement limités au cours de son voyage en Chine popu­laire. C’est le dixième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIP­PE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).

1977 – 10 septembre : DERNIERE EXECUTION CAPITALE EN FRANCE – Le 10 septembre 1977, Hamida Djandoubi est décapité à la prison des Baumettes à Marseille. Condamné à mort pour assassinat après tortures et viol, il sera la dernière personne guillotinée en France. La peine de mort sera abolie en France le 30 septembre 1981. La dernière exécution publique remontait à 1939.

1981 – 10 septembre : « GUERNICA » AU PRADO – Le 10 septembre 1981, le plus célèbre des tableaux de Picasso, symbole des horreurs de la guerre, quitte le Muséum of Modern Art de new York et rentre au Prado, conformément aux dernières volontés du peintre, mort huit ans plus tôt. Picasso souhaitait que son chef d’œuvre rejoigne son pays natal à la condition expresse que l’Espagne soit devenue une démocratie. « Guernica » a été peint au lendemain de la destruction, le 26 avril 1937, de la ville basque de Guernica par les bombardiers de la Légion Condor. 1 600 des 7 000 habitants avaient été tués.

1983 – 10 septembre – Décès de Felix Bloch, physicien suisse, prix Nobel de physique en 1952 (il était né le 23 octobre 1905)

1993 – 10 septembre : INCRIPTION A L’INVENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES – A POURCIEUX (Var). Château et son parc. Parcelle « Village (le) ». (cad. AH 291, 293, 295, 296, 297, 298) : inscription par arrêté du 10 septembre 1993. Parties suivantes du château de Pourcieux : – château en totalité – façades et toitures des communs – jardin et parc.

1995 – 10 septembre : Décès du comédien Charles Denner à l’âge de 69 ans.

2003 – 10 septembre : La ministre suédoise des Affaires étrangères Anna Lindh est mortellement poignardée dans un magasin de Stockholm.

2002 – 10 septembre : La Suisse est devenue le 190e membre de l’Organisation des Nations Unies, précédant de peu le Timor-Oriental. C’est en mars de la même année que  les Suisses ont approuvé par référendum ce choix en rupture avec la neutralité traditionnelle de la confédération.

2005 – 10 septembre : Le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius, invité à un débat sur l’Europe à la Fête de l’Humanité, est contraint de se replier dans un coin, sous la protection de Marie-George Buffet, après avoir été accueilli sous les sifflets et reçu un œuf sur la tête.

2022 – 10 septembre : à 11 heures, salle Greling au Brusc, inauguration de l’exposition réalisée par « les Amis du patrimoine de Six-Fours et de ses environs » sur le thème de « La rade de Tauroeis » avec la participation de chercheurs ayant étudié cette question. Charlie Hourcau et son équipe participent à cette manifestation avec des panneaux et des vitrines se rapportant aux découvertes sous-marines faites autour des Embiers.

2023 – 10 septembre : FORUM DES ASSOCIATIONS D’OLLIOULES tout le jour. Je serai au stand du Kiwanis International en compagnie de Paul Vanmalle.

2025 – 10 septembre : « Face aux centaines d’actions prévues partout en France, environ 80 000 membres des forces de l’ordre seront déployés », a annoncé le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau. Des cortèges dans les rues, des blocages des axes routiers, des perturbations dans les transports ou encore dans les écoles et les universités sont attendus, au lendemain de la nomination de Sébastien Lecornu comme Premier Ministre. Les services de renseignement estiment qu’environ 100 000 personnes participeront aux manifestations.. Un chiffre à prendre avec précaution. Trafic « normal » attendu pour les TGV, perturbations dans tous les aéroports. Un important dispositif de sécurité. C’est dans ce contexte social très tendu que le chef de l’Etat a nommé mardi soir le Ministre des Armées sortant Sébastien Lecornu, comme chef du gouvernement, seulement quelques heures après la démission de François Bayrou. Ce proche du président de la République a désormais la charge de constituer une nouvelle équipe gouvernementale.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Je me demande, dit un monsieur, si notre banque n’a pas délocalisé en Inde son service de relation avec ses clients.

-Qu’est-ce qui te fait penser cela ?

-Je les ai appelés ce matin et pour mettre un peu de moelleux dans la conversation, j’ai dit à la jeune femme qui me répondait : «  Sale temps aujourd’hui ! » Et elle m’a dit : « C’est vrai : les éléphants sont très énervés à cause de la mousson  ».

Je vous souhaite un bon mercredi à tous.

Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.

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