(Sanary : La Gorguette, le hameau et ses habitants au début du XXe siecle)
ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 2 JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4984)
Bonjour à tous,.
LES FETES : Le 2 juillet, nous fêtons les Martinien. Malgré la ressemblance, il ne s’agit nullement des anciens élèves de l’école Martini mais de ceux qui se réclament de saint Martinien, l’un des soldats romains affecté à la surveillance des détenus de la prison Mamertino, tout particulièrement saint Pierre et saint Paul qui l’ont converti. Il fut décapité sur la voie Aurelia. Bonne fête, donc, à tous les Martinien !
Toutefois, n’oublions pas que, sur le calendrier républicain, c’était le jour de la délicieuse lavande.
LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES : le « palineu ». Le 2 juillet autrefois, à Larche et dans la vallée de Barcelonnette, de Meyronnes au Lausannier, des processions étaient organisées en l’honneur de NOTRE-DAME DES LUMIERES. Une messe était célébrée au bord du lac du Lausannier, puis chaque pèlerin recevait le « palineu », un pain. Cette distribution découlait d’un legs fait à la commune de Larche. L’usage en a été interrompu par la déclaration de guerre de 1939.
A La Seyne, la foire annuelle de la commune se tenait, jadis, le dimanche qui suivait le 2 juillet, fête de la Visitation (cas pour l’année 1625).
Et si nous parlions un peu des danses d’autrefois ! « Après la farandole, les grands-mères provençales se passionnaient pour la volta, la danse à 2, agrémentez pour les dames de la faculté de changer de danseur. La Volta ? Qu’es aco ? Eh bien c’est un nom italien ! Elle fut en effet importée de Naples en Provence par la reine Jeanne dit-on – toutefois on peut en douter ou alors il s’agit d’une autre reine Jeanne qui fut l’épouse du roi René longtemps après la première ! – . C’était tous ce sont des timbales, des hautbois, des cornemuses et des tambourins qu’elle s’exécutait. Plus le nombre de couples est grand, plus le balai avait du pittoresque et de l’originalité. Les danseurs et les danseuses enlacés préludaient aux vertigineuses envolées de la volta, Par des mouvements en avant et en arrière mollement cadencés ; et cela en dépose lascive et langoureuse les pieds toujours foulant le sol. Puis le rythme s’accélérait pour devenir après Allègre. Alors les dames s’échapper des bras de leur cavalier et fuyaient à travers la foule pour s’unir à des danseurs de rencontres et tournoyer quelques instants avec eux ; puis elle les abandonnait pour d’autres jusqu’à qu’elle retrouve le premier danseur. Lorsque les couples du début s’étaient reformés, chaque danseuse, une de ses mains dans celle de son cavalier, l’autre appuyé sur son épaule, c’est dans ce dans l’air en un sou de gazelle est retombée ensuite sur la main ouverte de son anseur où elle trouvait un siège triomphal. Et son pied ne retouchait le sol qu’après avoir donné un baiser bien sonore sur les joues et quelquefois les lèvres de son adorateur.’ (Extrait de « Provence » de C. Sénès dit la Sinse, dans son édition originale dont nous possédons un exemplaire.
Dicton : « S’il pleut le 2 juillet, tout le mois sera ennuyé. » et sa variante « Si le début de juillet est pluvieux, le restant du mois sera douteux ! » Croisons les doigts ! Les deux premières journées s’annoncent belles ! Trop belles ?
Un autre dicton plus que vérifié celui-ci : « À partir du 2 juillet, plus de laine, ni de corset. »
En direct de NOTRE bibliotheque : deux ouvrages d’écrivains décédés un 2 juillet :
Ernest Hemingway mort le 2 juillet 1961 : –A farewell to arms, first published by Jonathan Cape, 1929, published by Penguin Books 1935, 256 p. ;
Vladimir Nabokov mort le 2 juillet 1977, – Lolita, Gallimard, 1959, rééd. Folio 899, 1981, 504 p.
ÉPHÉMÉRIDES :
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

LA SEYNE-SUR-Mer : 251e livraison. -1844 – 2 juillet : La Seyne : Ce village maritime, bâti sous Henri IV, au fond de la rade de Toulon, a été presque entièrement détruit lors du dernier siège de Toulon ; ses rues larges sont bien alignées. Il y a de nombreux chantiers pour la construction des navires marchands. Un paquebot à vapeur établit des relations continuelles entre La Seyne et Toulon. C’est sur le territoire du hameau de Saint-Mandrier que la marine a fait élever le bel hôpital de ce nom. Non loin de là, au cap Cépet, reposent les restes du vice-amiral Latouche-Tréville, mort en 1805 à bord du Bucentaure. Une pyramide dans le style égyptien marque la place où ils ont été déposés. Les productions principales sont le blé, le vin et l’huile. La Seyne a vu naître le sieur Henri, capucin, prédicateur des âmes dévotes par le Miroir de la perfection chrétienne dans les trois Etats, séculier, ecclésiastique et régulier. Foire, le dimanche après le 2 juillet. Population 6560 habitants ; superficie 2708 hectares 39 ares ; distance de Toulon 5 km (Préfecture du Var [Noyon N.] – Statistique du Département du Var, 1844, p. 525-526).

OLLIOULES : 252e livraison. –1989 – 2 juillet : OLLIOULES – Gaston Beltrame n’est plus. Ce fervent défenseur de l’authenticité culturelle méridionale est décédé dimanche 2 juillet. Gaston Beltrame, un artiste courageux. Le poète, musicien et chanteur occitan Gaston Beltrame est décédé ce dimanche d’un cancer généralisé. Artiste puissant et généreux, interprète chaleureux d’un univers poétique qu’il avait su créer à partir du « petit monde » toulonnais, Gaston Beltrame ancien instituteur avait le contact fraternel des vrais poètes.
Chanteur occitan, ou plus exactement provençal comme il se définissait lui-même, il avait donné dans notre région de nombreux récitals au cours de sa riche carrière. Mais surtout, il restera pour le public l’incomparable auteur d’une série de spectacles de café-théâtre aux noms évocateurs : « Toulon Canaille », « les filles de la Mandragore », « La conque de brume », « Complaintes et légendes de par ici », « Mes adolescences » et surtout un très beau recueil de textes et chansons intitulé « Complaintes pour François Villon ».
Cet artiste courageux, défenseur fervent de l’authenticité culturelle méridionale laissera pour tous ceux qui l’ont approché, le souvenir ému | d’une noble et bonne figure de notre Toulon. A sa famille, à ses nombreux amis, Var matin s’associe dans le témoignage attristé de cette disparition bouleversante. (Var-Matin, 4 juillet 1989, article de GV).

SANARY – 352e livraison. 1966 – 2 juillet : FOUILLE ARCHEOLOGIQUE A PORTISSOL (Sanary) – Frédéric Dumas découvrit à Portissol un moule de potier, disque de 6 cm de diamètre, sur 1 à 1,5 cm d’épaisseur, ayant servi à la décoration de médaillons de lampes à huile. Le motif finement gravé en creux représente Diane à califourchon sur un cerf galopant, tenant dans la main un arc ; la déesse est accompagnée d’un chien courant. Il entreprit aussitôt quelques prospections et alerta le Centre de Documentation Archéologique du Var. Le matériel recueilli s’avérant intéressant, le C.D.A.V. décida de procéder à un sondage méthodique avant la construction du trottoir. La municipalité de Sanary, en la personne de M. Gaudioz premier adjoint, consentit à retarder de quelques jours les travaux afin de permettre à une équipe composée de Marc Gérard, Jean Joubert, J. Dupoux, Hélène Fernandez et G. Delahaye, de procéder les 1er et 2 juillet 1966 à la fouille. Un rapport fut envoyé au Centre de Documentation Archéologique du Var à Draguignan.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS. 552 livraison : –1759 – 2 juillet : JOSEPH GASPARD ROBERT MAÎTRE FAÏENCIER DE MARSEILLE – Joseph Gaspard Robert, maître faïencier de Marseille, adresse une supplique aux échevins et députés de la chambre de commerce, dans le but d’obtenir du roi l’autorisation d’établir une manufacture de porcelaine. On y apprend, qu’originaire de Marseille, il a passé toute sa jeunesse en dehors de sa ville natale, signifiant à la fabrication de la porcelaine dans diverses manufactures. On croit, sans preuve, qu’il a travaillé notamment dans la manufacture royale de Sèvres. Cette assertion et toutefois démenti par le fait qu’il ne figure pas dans la liste complète des artistes de Sèvres publié par Mr Georges papillon, conservateur du musée céramique. Dans quels ateliers s’inscrivit-il ? Tout au plus peut-on avancer à titre d’hypothèse son séjour dans une ou plusieurs manufactures allemandes. Son association avec un porcelainier De Berlin venu à Marseille pourrait le laisser supposer. Dans ce document adressé aux échevins de la chambre de commerce, il est écrit qu’il se retira dix ans auparavant À Marseille sa patrie dans le dessin d’y établir une manufacture de porcelaine, projet qu’il abandonne vite ce projet pour former celui d’une manufacture de faïence en qualité supérieure (dixit. De retour à Marseille vers 1750 Gaspard Robert collabore avec André estieu qui avait épousé sa mère en seconde noce. Il acheta ainsi une ancienne fabrique de tuiles qui transforma en faïencerie. D’après un acte du 14 juin 1754, ce furent des ateliers spacieux ou les apprentis se présentent et sont agréés. Pendant les 7 premières années la manufacture suit une marche progressive mais lente ; à partir de 1761, elle prend un développement prodigieux, le maître déjà renommé instruisait 14 nouveaux apprentis en fabrication générale ; en peinture on tournassage, non l’art du dessin en sculpture sur faïence. Recevant toujours de nombreux disciples qui loge chez lui, il se voit contraint d’agrandir sans cesse son installation. En 1762 en 1771, il achète de nouveaux terrains des maisons comme un axe de la manufacture puis un jardin avec une énorme bâtisse convertie en magasin. Une mention du guide marseillais nous apprend l’existence d’un manufacture Robert en 1793. On est fabriqué alors la poterie grossière la faïence fine et la porcelaine. Mais ce fut la fin de cette longue des brillante fabrication (réf. Encyclo. Départ. des BduRh., t. III, 1920).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).
–1381 – 2 juillet : Gayredon (charte aux archives de la Major). Gayedon, quartier rural, commune d’Allauch (en 1872). La première trace écrite de ce nom est Gayrandon, le 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major).
–1465 – 2 juillet : Jas de Coyordon (acte aux archives de l’Evéché). Jas de Cogordon – bastide (1872), commune de Marseille, quartier des Romans, près des Trois-Lucs (12e arrondissement). La métairie des Romans fut mise en rapport vers la fin du XVI* siècle par François Roman qui s’établit au lieu appelé alors Jas de Cogordon. Après sa mort, ses héritiers ou représentants passèrent reconnaissance à la cour de Saint-Marcel, le 9 octobre 1596. Terre de Dominique et Clément Romans au Jas de Cougourdon, le 3 juin 1479 (registre n° 61 de l’Evêché). Les Romans ou la Petite Clué, 29 août 1579 (registre aux archives de l’Evêché).
–1566 – 2 juillet : Décès à Salon-de-Provence de Michel de Notre-Dame, dit Nostradamus, médecin et astrologue, né le 14 décembre 1503 à Saint-Rémy de Provence. Il est surtout connu pour ses prédictions sur la marche du monde.
–1625 – 2 juillet : A La Seyne, la foire annuelle de la commune se tenait, jadis, le dimanche qui suivait le 2 juillet, fête de la Visitation (Louis Baudoin, 1965, p. 273).
–1673 – 2 juillet : LA SEYNE RATIFIE LES TRAVAUX EXECUTES SUR LES FONTAINES DE SON TERRITOIRE – En été, durant les périodes de sécheresse, la ville de La Seyne manque d’eau potable. Les fontaines et puits existant dans les divers hameaux qui constituent la Communauté sont en mauvais état : de nombreuses délibérations parlent du problème de leur entretien et des réparations à envisager.
Lors des délibérations où le trésorier présente ses comptes, on peut avoir parfois une idée des sommes engagées : ainsi, le 2 juillet 1673, le conseil ratifie les dépenses suivantes : « mandat de quatre livres seize sous, payé à Nicolas Bues pour travail à la fontaine Saint-François, du 11 décembre » « parcelle et mandat de vingt-six livres six sous, payé à Claude Augarde pour le radoub de la fontaine du Courton (sic), dudit jour (= 13 juin) » « parcelle et mandat de quatre livres dix sous, payé à Claude Augarde pour le ‘rhabillage’ de la fontaine Saint-François, dudit jour (= 23 juin) » « parcelle et mandat de onze livres treize sous six deniers, payé audit Augarde pour le ‘rhabillage’ de la Bette (sic) dudit jour (=23 juin) »
–1683 – 2 juillet : LA SEYNE EST CONDAMNEE A TENIR DE NOUVELLES ENCHERES POUR LES FONTAINES ET PUITS – Un autre enchérisseur pour les fontaines et puits de La Seyne ayant porté plainte, le lieutenant sénéchal de la justice de Toulon condamne la ville de La Seyne à tenir de nouvelles enchères. « Acquit de 24 livres 9 sols des frais des enchères sur la délivrance de la fontaine de Berte du 10 mars 1683 » (ratification des comptes du 2 juillet 1683) (Mireille Bailet, Histoire et Patrimoine seynois, Cahiers avril 2004).
-1687 – 12 février : CREATION A LA SEYNE D’UN BUREAU DES CONSIGNATIONS-Le 2 janvier 1785 fut créé, à La Seyne, un bureau des consignations, ordonnées en justice, des sommes déposées selon l’édit du 12 février 1687 et les déclarations du roi des 2 juillet 1690 et 12 août 1747, consignations dûment enregistrées à la Cour du Parlement de Provence. Ce bureau avait ressort dans les communes de La Seyne et de Six-Fours ; une commission fut accordée au sieur Pothonier, de La Seyne, pour faire la recette et le recouvrement des droits attribués à cet office établi, vraisemblablement, à la place Bourradet (Louis Baudoin, 1965, p. 287).
–1693 – 2 juillet : LETTRE DU SEIGNEUR d’OLLIOULES AUX SANARYENS – Réponse de Charles François de Vintimille à la demande de Sanary qui sollicite une diminution de la fourniture de la milice « Marseille, 2 juillet 1693 – J’ay reçu messieurs la lettre … sur laquelle je dois vous dire que lorsque monsieur le Duc de Vendôme ou monsieur le Comte de Grignan se trouvent dans la Provence … je n’entre point dans les affaires, c’est à eux de commander. …] (Rotger B., 1984, p. 137)
–1705 – 2 juillet : Can de Mantel, registre de l’Écritoire). Camp de Mantel, quartier rural en 1872, commune de Marseille, quartier de Saint-Lazare (3e arrondissement), vers Marignelle, entre Arène et le Cannet.
–1721 – 2 juillet :
1. DECLARATIONS CONTRADICTOIRES CONCERNANT L’EPIDEMIE DE PESTE A TOULON ET DANS SA REGION – Dans l’acte déclaratif de la santé, souscrit devant Dupont, brigadier des armées du roi, commandant à Toulon et dans le pays et devant le consul d’Antrechaus, les consuls de la viguerie affirmèrent sous la foi du serment que la contagion avait cessé à La Valette le 2 juillet.
Ce procès-verbal était évidemment un « trompe-l’œil » destiné uniquement à faire cesser les craintes et à rétablir le commerce ». Ces dates sont fausses. Le même document constate que la viguerie avait été « entièrement détruite par la peste ». C’est là encore une erreur, car Sanary dut à la salubrité de son climat d’être singulièrement privilégiée) (Vallentin du Cheylard Roger, 2000. Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980).
2. Cas de mises en quarantaine À la Cride sous la surveillance d’un garde : Le 2 juillet 1721, arrive une chaloupe qui se présente au Bureau de santé et qui demande à entrer dans le lieu. A bord se trouvent: Jacques GUINAMANT, André son fils, Toussaint COMBAL, Jacques BONNACE, Gaspard BARIN, et un nommé SALDOU, et qui sont du lieu de LA CADIERE. Ils ont débarqué d’un vaisseau marchand en rade de TOULON et venant de LIVOURNE. Plusieurs intendants de santé étai originaires du lieu de LA CADIERE on accepte de leur faire faire une quarantaine de quarante jours dans un bâtiment de LA CRIDE. Il semble excessif de préciser que la quarantaine est de 40 jours. En réalité c’était la durée maximum et les intendants de la santé pouvaient modérer suivant la provenance ou les conditions des gens soumis à faire la « purge ». Avec eux était un nommé COSTE qui, boulanger requis pour TOULON, venait d’être mis en congé. On leur donna un garde pour que la quarantaine soit parfaitement suivie. Une précision à ce sujet c’est que l’entretien du garde était à leur entière charge (Rotger B., 1984). La contagion commence à s’étendre. Le 22 Juillet FOURNIERE Madeleine, fille de Louis, est venue déclarer que deux de ses sœurs cadettes étaient malades depuis quatre ou cinq jours de la fièvre. Il n’y a pas de médecin car le dernier n’était pas du lieu. Heureusement, Toussaint GOMBAL qui était dans la chaloupe arrivée le 2 juillet est chirurgien. On réduit sa quarantaine et il va à la maison des dits malades. Il décide que les deux filles seront gardées dans leur maison par leur mère, née GRANET, pour en prendre soin. Si elles viennent à décéder on devra les ensevelir dans le jardin contigu à la maison, Quant à Madeleine FOURNIER et à ses deux frères François et Louis, ils seront mis ailleurs en quarantaine.
–1759 – 2 juillet : JOSEPH GASPARD ROBERT MAÎTRE FAÏENCIER DE MARSEILLE, maître faïencier de Marseille, adresse une supplique aux échevins et députés de la chambre de commerce, dans le but d’obtenir du roi l’autorisation d’établir une manufacture de porcelaine. On y apprend, qu’originaire de Marseille, il a passé toute sa jeunesse en dehors de sa ville natale, signifiant à la fabrication de la porcelaine dans diverses manufactures. On croit, sans preuve, qu’il a travaillé notamment dans la manufacture royale de Sèvres. Cette assertion et toutefois démenti par le fait qu’il ne figure pas dans la liste complète des artistes de Sèvres publié par Mr Georges papillon, conservateur du musée céramique. Dans quels ateliers s’inscrivit-il ? Tout au plus peut-on avancer à titre d’hypothèse son séjour dans une ou plusieurs manufactures allemandes. Son association avec un porcelainier De Berlin venu à Marseille pourrait le laisser supposer. Dans ce document adressé aux échevins de la chambre de commerce, il est écrit qu’il se retira dix ans auparavant À Marseille sa patrie dans le dessin d’y établir une manufacture de porcelaine, projet qu’il abandonne vite ce projet pour former celui d’une manufacture de faïence en qualité supérieure (dixit. De retour à Marseille vers 1750 Gaspard Robert collabore avec André estieu qui avait épousé sa mère en seconde noce. Il acheta ainsi une ancienne fabrique de tuiles qui transforma en faïencerie. D’après un acte du 14 juin 1754, ce furent des ateliers spacieux ou les apprentis se présentent et sont agréés. Pendant les 7 premières années la manufacture suit une marche progressive mais lente ; à partir de 1761, elle prend un développement prodigieux, le maître déjà renommé instruisait 14 nouveaux apprentis en fabrication générale ; en peinture on tournassage, non l’art du dessin en sculpture sur faïence. Recevant toujours de nombreux disciples qui loge chez lui, il se voit contraint d’agrandir sans cesse son installation. En 1762 en 1771, il achète de nouveaux terrains des maisons comme un axe de la manufacture puis un jardin avec une énorme bâtisse convertie en magasin. Une mention du guide marseillais nous apprend l’existence d’un manufacture Robert en 1793. On est fabriqué alors la poterie grossière la faïence fine et la porcelaine. Mais ce fut la fin de cette longue des brillante fabrication (réf. Encyclo. Départ. des BduRh., t. III, 1920).
–1766 – 2 juillet :
1. Vallon des Antènes (registre aux archives de la Major). Les Antènes – lieu-dit (1872), commune de Marseille, quartier des Martégaux (13e arrondissement).
2. Arengue ou la Fournague (acte aux archives de la Major). Les Aurengues – hameau (1872), commune de Marseille, 13e arrondissement, quartier des Olives, autrefois de Château-Gombert. Le nom vient de Pierre Aurengue (1504).
–1778 – 2 juillet – Jean-Jacques Rousseau s’éteint dans la propriété de son ami le marquis de Girardin à Ermenonville. Ses restes seront transférés au Panthéon en 1794.
-1785 – 2 janvier : CREATION A LA SEYNE D’UN BUREAU DES CONSIGNATIONS – Le 2 janvier 1785 fut créé, à La Seyne, un bureau des consignations, ordonnées en justice, des sommes déposées selon l’édit du 12 février 1687 et les déclarations du roi des 2 juillet 1690 et 12 août 1747, consignations dûment enregistrées à la Cour du Parlement de Provence. Ce bureau avait ressort dans les communes de La Seyne et de Six-Fours ; une commission fut accordée au sieur Pothonier, de La Seyne, pour faire la recette et le recouvrement des droits attribués à cet office établi, vraisemblablement, à la place Bourradet (Louis Baudoin, 1965, p. 287).
–1789 – 2 juillet :
1. SADE AMEUTE LA FOULE SUR LE SORT DES PRISONNIERS À LA BASTILLE – Enfermé à la Bastille pour ses écrits et ses actes de violence sexuelle, le marquis de Sade parvient à ameuter la foule sur le sort des prisonniers. Il est transféré à Charenton, quelques jours avant la prise de la Bastille.
2. LE ROI ADRESSE UNE LETTRE A L’ASSEMBLEE – Dans une lettre adressée à l’Assemblée, le roi déclare : « Je céderai, cependant, dans cette occasion, lorsque l’ordre sera rétabli, aux sentiments de la bonté. Et j’espère n’avoir pas de reproche à me faire de ma clémence lorsqu’elle est invoquée pour la première fois par l’Assemblée des représentants de la Nation. » (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 2 JUILLET).
–1793 – 2 et 3 juillet : LETTRE DE REQUISITION ADRESSEE PAR CARTEAUX AU DEPARTEMENT DE LA DRÔME – Après s’être prononcée pour la Convention, le conseil du département de la Drôme avait pris les 2 et 3 juillet des arrêtés propres à détruire la rébellion du district de l’Ouvèze. Le 2 juillet, lui était parvenue en effet une lettre de Carteaux, avant 10 heures du matin, datée de Grenoble du 1er et tendant à assurer le succès de la mission qui lui était confiée. Antoine-Auguste Desherbiers Létenduer, général de brigade, commandant provisoire de l’armée des Alpes, mettait bien à la disposition de Carteaux, la Légion allobroge, le 3e bataillon des Basses-Alpes et le Ier bataillon du 5ge régiment d’infanterie, un adjudant-général chef de bataillon et deux adjoints pour former son état-major. Carteaux avait en outre à sa disposition toute l’artillerie, les munitions de guerre et de bouche et les effets de campement se trouvant soit à l’arsenal de Valence soit dans les magasins de cette ville. Toutes les gardes nationales des départements à sa portée étaient tenues d’obéir à ses ordres. Un arrêté des représentants Dubois-Crancé, Albitte et Gauthier, pris le 1er juillet, complétait l’ordre de Létenduer en recommandant à Carteaux d’occuper le château de Pont-Saint-Esprit et le poste d’Aramon (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914, rééd. 2001).
–1794 – 2 juillet (14 messidor an 2) : ARGENT ET SALPETRE À L’ORIGINE D’UN COURRIER ADRESSÉ PAR OLLIOULES AU DISTRICT DU BEAUSSET – 14 messidor An II (2 juillet 1794) – La commission municipale (d’Ollioules) à l’administration du district du Beausset – Les opérations de l’Atelier du Salpêtre de cette commune exigent, citoyen, que le sol de notre ci-devant paroisse soit creusé pour en extraire cette matière précieuse qui doit porter la terreur et la mort aux tyrans et à leurs esclaves. Mais cet édifice est rempli de dépouilles demi-brisées des maisons des émigrés de notre commune ; veuillez bien prendre les mesures nécessaires pour qu’il soit débarrassé le plus tôt possible et que les meubles, souillés par l’aristocratie, soit purifiés en payant à la République le tribut de leur valeur… opération … (qui) doit procurer à la Nation de l’argent et du salpêtre (Castellan E., 1937, p. 225-226).
–1798 – 2 juillet : Expédition d’Egypte – Prise d’Alexandrie et du Caire (Pierre Goubert, Initiation).Bonaparte débarque à Alexandrie avec son armée : commence alors l’expédition d’Egypte. Par une proclamation adressée aux Egyptiens, il se pose en libérateur du peuple oppressé par les Mamelouks et en ami du sultan ottoman, afin d’éviter que ce dernier n’entre en guerre contre la France.
–1799 – 2 juillet : Expédition d’Egypte –
-MEMOIRES DE NAPOLEON « Lettre du général Bonaparte au général Dugua : « Au Caire, le 14 messidor en 7 – je vous envoie, citoyen général, les noms de 5 mamelouks qui je crois sont ici sans passeport puisqu’ils ne sont pas sur votre état. Prenez des renseignements sur ces hommes et s’ils sont les mêmes que ceux que l’on a adressés comme mauvais sujet faites les arrêter de suite et conduire la citadelle [suivre les noms de ces 5 hommes]. Faites rechercher je vous prie si y aurait dans la ville d’autres même looks également s’en passeport. »
-JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE : Mardi 28 du mois de Muharram 1214 – Le Caire : Réunion des officiers de la milice et inscription de leurs noms (Abd-al-Rahman al-Jaberti « Journal d’un notable du Caire …).
–1801 – 2 juillet : EXPEDITION D’EGYPTE.
JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE (Abd-al-Rahman al-Jaberti) : « Jeudi 20 du mois de safar 1216 – « élargissement des prisonniers et des cheikhs encore en prison. …. Il descendirent à la demeure de ka’im maqâm Qu’il remercièrent ; celui-ci leur dit ; « si vous voulez aller saluer le vizir, je lui ai parlé de vous et je vous ai recommandé à lui.
[Ottomans et anglais installent leur camp près du Caire.]
« Ce jour sur la voie publique affiches en arabe et en français sur deux des conditions du traité de paix intéressant la population : « En raison de ce traité de paix entre les soldats français, anglais et Osmanli, nul d’entre vous ne doit être inquiété ni dans sa personne et ses biens ni pour sa religion. Les chefs des trois armées se sont mis d’accord sur les deux conditions suivantes :
-Tout habitant de l’Égypte de quelques nations qu’il soit qui voudra suivre l’armée française sera libre de le faire sans qu’après son départ un tort quelconque soit causé à sa famille ou à ses biens.
-Aucun habitant de l’Égypte de quelques religions qu’il soit ne pourra être inquiété ni dans ses biens ni dans sa famille ni dans sa personne pour liaison qu’il aurait eu avec les Français pourvu qu’il se soit conformé dans sa conduite aux lois civiles et religieuses du pays.
Habitants du Caire et des provinces, quelle que soit votre religion vous assistez à la dernière phase de la République française qui a veillé sur vous pour votre tranquillité suivez, vous aussi, la voie droite et souvenez-vous que c’est Dieu le très-haut qui fait toute chose. » Signé : Belliard, ka’im maqâm.
–1815 – 2 juillet : une « émotion collective » gagnait le camp des Sablettes – Le 2 juillet, le colonel du 17e de marine prévint le préfet maritime qu’une « émotion collective » gagnait le camp des Sablettes, « mouvement, disait-il, que la proximité de La Seyne, bourgade où les royalistes sont en majorité, rend très dangereux ». Les royalistes n’étaient peut-être pas en majorité à La Seyne, comme le disait le commandant Martinenq, mais ils s’agitaient beaucoup. Dans son rapport, ce capitaine de vaisseau ajoutait : « Si cette ville (de La Seyne) n’a pas de garnison qui la contienne, tous mes hommes déserteront les uns après les autres. Il est urgent que La Seyne soit mise en état de siège et qu’une centaine d’hommes y soient mis en garnison. Elle doit être fournie par celle de Toulon sans cela le remède serait pire que le mal. Mes hommes ne peuvent pas continuer les travaux de fortification sans être payés. Les paysans du pays ont refusé de le faire depuis qu’on ne les paye plus ; pourtant les ordonnances sont précises à cet égard : quand le soldat travaille, il doit être payé. Le génie économise ses fonds aux dépens du non-habillement ; mes hommes sont très fatigués, ils murmurent déjà beaucoup et beaucoup d’entre eux ont tenu à La Seyne des propos qui ne sont pas très rassurants. Mes troupes me réclament aussi de l’eau-de-vie ; elle fait cependant partie de la ration de campagne. Voyez les règlements, général, leur réclamation est juste ; la position des officiers est encore plus désagréable et ils souffrent de l’insuffisance de nourriture… », etc. (Archives du port de Toulon, cartons de 1815). L’amiral Duperré s’en occupa et, le jour même qu’il reçut ce rapport, il ordonna de remplacer les soldats-marins du 17e par des forçats tirés du bagne de Toulon afin de continuer à travailler à la remise en état des ouvrages du Caire, de l’Eguillette, de la tour de Balaguier et de la presqu’île de Saint-Mandrier (Cépet) (Louis Baudoin, 1965, p. 453-454).
–1816 – 2 juillet : NAUFRAGE DE LA « MEDUSE » – La frégate française « ‘La Méduse » fait naufrage sur les récifs de l’île d’Arguin, au large des côtes de la Mauritanie. Sur les 151 naufragés qui s’entassent sur un radeau de fortune, seules sept personnes survivront. Ce drame inspirera le peintre Théodore Géricault avec son tableau « Le radeau de la Méduse ».
–1844 – 2 juillet : FOIRE A LA SEYNE – La Seyne : Ce village maritime, bâti sous Henri IV, au fond de la rade de Toulon, a été presque entièrement détruit lors du dernier siège de Toulon ; ses rues larges sont bien alignées. Il y a de nombreux chantiers pour la construction des navires marchands. Un paquebot à vapeur établit des relations continuelles entre La Seyne et Toulon. C’est sur le territoire du hameau de Saint-Mandrier que la marine a fait élever le bel hôpital de ce nom. Non loin de là, au cap Cépet, reposent les restes du vice-amiral Latouche-Tréville, mort en 1805 à bord du Bucentaure. Une pyramide dans le style égyptien marque la place où ils ont été déposés. Les productions principales sont le blé, le vin et l’huile. La Seyne a vu naître le sieur Henri, capucin, prédicateur des âmes dévotes par le Miroir de la perfection chrétienne dans les trois Etats, séculier, ecclésiastique et régulier. Foire, le dimanche après le 2 juillet. Population 6560 habitants ; superficie 2708 hectares 39 ares ; distance de Toulon 5 km (Préfecture du Var [Noyon N.] – Statistique du Département du Var, 1844, p. 525-526).
–1867 – 2 juillet : -AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – Ce matin vent à l’est. Ciel couvert le soir avec vers 03h00 (15 heures), orage avec tonnerre et un peu de pluie – le tout passe vite et le soleil reprend radieux. Vers le soir c’est le calme mais avec tendance au vent d’ouest.
–1874 – été : 37° A PARIS – Été caniculaire (herage histoire climat 5). 2 juillet : une canicule avec 37°C à Paris. 8 juillet : la France est devenue une fournaise avec 38,40°C à Paris ! 09/07/18749 juillet : 38°C à Paris. 1er septembre : 34°C à Paris. 2 septembre : canicule avec 35°C à Paris (la.climatologie.free.fr).
–1893 – 2 juillet : LE VELO-CLUB SEYNOIS – Le 2 juillet suivant, Le Petit Var mentionne l’existence du Vélo-club seynois à l’occasion de la fête locale. Ce premier club cycliste seynois mit son local à la disposition des coureurs et des sociétés vélocipédiques. Il était situé au restaurant Roubaud, quai Regonflé. Une assemblée générale des 36 sociétaires fondateurs fut annoncée (Jean-Pierre Gaugain, Le sports à La Seyne, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012).
–1900 – 2 juillet :
1. Ouverture à Paris des deuxièmes Jeux olympiques.
2. vol du premier dirigeable, le Z-1, fabriqué par le comte Zeppelin, au-dessus du lac de Constance.
–1940 – 2 juillet :
1. installation du gouvernement à Vichy et convocation du Parlement (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. CITATION DU « COMMANDANT BORY » A L’ORDRE DE LA MER – Ordre 1376 F.M.F. 3 du 2 juillet 1940. L’Amiral de la Flotte, Secrétaire d’Etat à la Marine, Commandant en Chef des Forces maritimes française. Cité à l’ordre de l’armée de Mer : L’aviso-dragueur Commandant Bory avec le motif suivant : Sous le commandement du capitaine de corvette Leblanc (R), a brillamment pris part le 16 juin 1940 à la destruction d’un sous-marin ennemi (G. Garier, Les avisos de 630 tonnes).
3. LES AMIRAUX ANGLAIS REçOIVENT L’ORDRE D’EXECUTER L’OPERATION « CATAPULT » – A Plymouth, aucun responsable français ne croyait à une action britannique contre les navires réfugiés. Chacun, même parmi les commandants les plus confiants, s’attendait tout au plus à un internement durant la durée du conflit. Ainsi le commandant du sous-marin « Surcouf » qui, depuis son départ de Brest n’avait pas quitté son uniforme, crut le 2 juillet pouvoir d’endormir dans ses draps en toute quiétude. Or, le 1er juillet, le regroupement des passagers embarqués sur les vaisseaux de guerre suivi de leur renvoi en direction de Casablanca, le regroupement des navires de guerre français à Portsmouth et à Plymouth, ainsi que les « visites d’amitié » multipliées faites par les officiers de liaison britanniques, qui n’étaient en réalité que les futurs officiers de prise, auraient dû attirer l’attention du moins soupçonneux des chefs français.
Pourtant, tandis que tout était fait pour endormir la méfiance des commandants français, le dispositif était déjà en place, Somerville prenait le commandement de la force H de Gibraltar le 27 juin, le jour même où, à Portsmouth et à Plymouth, les amiraux britanniques recevaient leurs consignes et le 2 juillet ils recevaient tous l’ordre d’exécution de l’opération CATAPULT pour le lendemain à l’aube. Partout, dans les ports anglais, l’affaire se déroulera suivant un scénario parfaitement au point.
Sous le commandement de l’amiral Somerville, nommé à sa tête le 27 juin, la Force H, forte de dix-neuf bâtiments dont le navire de ligne Hood et le porte-avions Ark Royal, a appareillé de Gibraltar (amiral Auphan, Jacques Mordal, La Marine française dans la seconde guerre mondiale).
–1942 – 2 juillet :
1. BATAILLE DE L’ATLANTIQUE : L’aviso Commandant Duboc appareille de Londonderry le 2 juillet à 07 h 40. Le voyage fut marqué d’un certain nombre d’incidents dont les plus marquants furent la destruction par le Pélican, le Spey et le Léopard du sous-marin U 136 le 11 juillet par 33° 21 Nord et 23° 16 Ouest, puis dans la nuit suivante, l’abordage de la corvette Lowestoft par le Léopard (G. Garier, Les avisos de 630 tonnes).
2. FRONT D’AFRIQUE DU NORD – Le 2 juillet, à El Alamein, les événements avaient fait échouer le plan de Rommel qui reposait sur une idée très nette : ne pas se laisser entraîner dans des combats difficiles et coûteux, mais au contraire manœuvrer l’adversaire. Le 3, comme nous le verrons, le flanc allemand étant alors à découvert et menacé, le commandant de l’Afrika Korps jettera en vain ses armes lourdes dans le combat et lancera en avant les canons de 88 mm ainsi que son artillerie lourde de campagne. Mais il était impossible d’enlever la position britannique avec seulement 26 chars (Paul Carell, Afrika Korps).
3. Le 2 juillet 1942, dans un coin tranquille de l’ancienne Tchécoslovaquie, l’enfance fut arrachée à la vie. Ce jour-là, 82 enfants de Lidice furent séparés de leurs mères et livrés à la Gestapo. Ils ne savaient pas qu’on les conduisait vers le camp d’extermination de Chelmno, ni que le monde ne les reverrait jamais.
Ils avaient des prénoms, des rires, des jeux… et un avenir qui s’est éteint dans une chambre à gaz. Des décennies plus tard, la sculptrice Marie Uchytilová a décidé qu’ils ne pouvaient pas disparaître tout à fait. Avec la patience d’une mère endeuillée et l’âme d’une historienne, elle a consacré vingt ans à leur redonner un visage. Elle a rassemblé documents, témoignages, photographies, et, un à un, elle les a modelés dans le bronze. Non comme des symboles abstraits, mais tels qu’ils étaient vraiment : des enfants. Le résultat est une œuvre bouleversante, érigée dans le village même de Lidice. Il n’y a ni cris, ni larmes. Juste 82 silhouettes immobiles, grandeur nature, regardant l’horizon avec une innocence figée dans le temps. C’est un monument sans noms, sans mots, sans mise en scène. Mais il suffit de se tenir devant eux pour ressentir le poids d’une absence encore vivante. Car parfois, l’Histoire n’a pas besoin de bruit. Seulement d’une mémoire qui ne s’oxyde pas.
–1944 – 2 juillet :
1. Crimes contre l’humanité – TULLE – A Tulle, après l’exécution d’une centaine d’hommes par les hommes de la division blindée SS Das Reich, un nouveau tri a été opéré, dans lequel des membres de la Milice jouent un rôle essentiel, 162 hommes et tous les membres des Chantiers de Jeunesse ont été libérés mais 149 prisonniers sont transférés à Poitiers, puis à Compiègne, d’où ils partent vers Dachau le 2 juillet : 101 ne survivront pas au voyage ou à la déportation (Georges Beau, Léopold Gaubusseau, 1969).
2. UN SEYNOIS DÉPORTÉ À DACHAU – Quinze Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, dont PASCAL Jean-Marie Henri Gabriel (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistant, né le 24 Juin 1918 à La Seyne, déporté au départ de Compiègne par le convoi du 2 juillet 1944 à destination de Dachau, mort en déportation le 15 Avril 1945 à Sandbostel (Allemagne). CARMILLE Léon François René (Général) – Contrôleur de l’armée, directeur du S.N.S., né le 8 Janvier 1886 à Trémolat (Dordogne), déporté au départ de Compiègne le 2 Juillet 1944 à destination de Dachau, mort en déportation le 25 Janvier 1945 au camp de Dachau (Allemagne) (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).
3. RECONNAISSANCE PREALABLE DES ALLIES AU-DESSUS DE TOULON – Des avions de reconnaissance alliés photographient cinq sous-marins allemands au bassin dans l’arsenal de Toulon, cinq autres étant en opérations. D’où les raids massifs des 5 et 11 juillet au cours desquels les sous-marins allemands seront touchés, éliminés (Gaignebet Jean-Baptiste, 1980, p. 355).
–1945 – 2 juillet : NOTRE MARINE EN MEDITERRANEE – Du 2 avril au 2 juillet, l’aviso « Elan » est en grand carénage aux Ateliers Généraux de la Compagnie du Canal de Suez (réarmement du bâtiment). Coque : reprise de l’étanchéité de deux coutures à bâbord sous mât principal. Réfection complète de la quille d’échouage. Réfection partielle des quilles de roulis. Visite de tous les orifices de coque. La coque possède plusieurs enfoncements locaux, le plus important situé sous l’avant du moteur principal bâbord. – Le 7 juillet, sortie pour essais de Port Saïd à Port Saïd (G. Garier, Les avisos de 630 tonnes).
–1947 – 2 juillet : Le bagne de Cayenne n’existe plus.
–1957 – 2 juillet : lettre adressée au président du Souvenir français du Var – Nombreux sont, chaque année, les Italiens de la région à se rendre à Saint-Mandrier. Le carré où reposent les soldats transalpins est d’ailleurs le mieux entretenu du cimetière national, comme le constate avec amertume un visiteur français en 1957. « En pénétrant dans ce cimetière que j’avais longé sans même m’en apercevoir, j’ai eu une très pénible impression en voyant dans quel état d’abandon il se trouvait, une grande partie vide de tombes est devenue une forêt vierge, l’herbe pousse partout, quelle différence avec le carré des Italiens enterrés là certainement pendant l’occupation italienne au temps où ils étaient nos ennemis, ils le sont toujours d’ailleurs » (Archives de la Marine, côte 2 A1 2713, lettre adressée le 2 juillet 1957 au président du Souvenir français du Var par A. Perisse, capitaine de réserve d’infanterie, Croix de guerre 1939-45).
–1961 – 2 juillet :
1. « le bagad de Saint-Mandrier a reçu à Correns un accueil enthousiaste » (République du mardi 4 juillet 1961).
2. Ernest Hemingway se tue à Ketchum en nettoyant son arme. La thèse du suicide du prix Nobel de Littérature 1954 est évoquée. Voici quelques titres de lui que je possède en bibliothèque :
–A farewell to arms, first published by Jonathan Cape, 1929 ; published by Penguin Books 1935, rééd. 1974, 256 p. ;
–En avoir ou pas, Gallimard, 1945, rééd. Le Livre de Poche, 1964, 256 p. ;
–Dix indiens, Gallimard, 1946, rééd. « Prestige de la Littérature, éd. Rombaldi, 1973, 1 vol., 312 p. ;
–Les neiges du Kilimandjaro précédé de Dix Indiens, Gallimard, 1946, rééd. 1957, 248 p. ;
–Cinquante mille dollars, Gallimard, 1948 , rééd. « Prestige de la Littérature, éd. Rombaldi, 1973, 1 vol., 312 p. ;
–Pour qui sonne le glas, tome 1, Gallimard, 1961, rééd. « Prestige de la Littérature, éd. Rombaldi, 1973, 1 vol., 288 p. ;
–Pour qui sonne le glas, Paris, Editions Heinemann et Zsolnay, 1948, 428 p. ;
– Pour qui sonne le glas, tome 2, Gallimard, 1961, rééd. « Prestige de la Littérature, éd. Rombaldi, 1973, 1 vol., 316 p. ;
–Les vertes collines d’Afrique, traduit de l’américain par Jeanine Delpech, Gallimard, NRF, 1937, rééd. 1949, 216 p. ;
–Mort dans l’après-midi, Gallimard, 1960, rééd. Le Livre de Poche, 1969, 510 p. ;
–Paris est une fête, traduit de l’anglais par Marc Saporta, Gallimard, NRF, 1964, 216 p. ;
–Au-delà du fleuve et sous les arbres, traduit de l’anglais par Paule de Beaumont, Gallimard, NRF, 1965, 256 p.
1. Premier essai nucléaire français dans le Pacifique.
2. FOUILLE ARCHEOLOGIQUE A PORTISSOL (Sanary) – Frédéric Dumas découvrit à Portissol un moule de potier, disque de 6 cm de diamètre, sur 1 à 1,5 cm d’épaisseur, ayant servi à la décoration de médaillons de lampes à huile. Le motif finement gravé en creux représente Diane à califourchon sur un cerf galopant, tenant dans la main un arc ; la déesse est accompagnée d’un chien courant. Il entreprit aussitôt quelques prospections et alerta le Centre de Documentation Archéologique du Var. Le matériel recueilli s’avérant intéressant, le C.D.A.V. décida de procéder à un sondage méthodique avant la construction du trottoir. La municipalité de Sanary, en la personne de M. Gaudioz premier adjoint, consentit à retarder de quelques jours les travaux afin de permettre à une équipe composée de Marc Gérard, Jean Joubert, J. Dupoux, Hélène Fernandez et G. Delahaye, de procéder les 1er et 2 juillet 1966 à la fouille. Un rapport fut envoyé au Centre de Documentation Archéologique du Var à Draguignan.
–1967 – 2 juillet : À SIX-FOURS, LES TUILERIES ROMAIN-BOYER LICENCIENT LEUR PERSONNEL – « En 1967, nous étions 145 employés. Au mois de mars, ma sœur était malade. Elle est partie à l’assurance. On n’avait pas le droit de renvoyer quelqu’un en maladie mais elle a reçu la première lettre de licenciement et son décompte des années de travail. En avril, mai, beaucoup de camions allaient et venaient. Je disais à ma sœur « tu es un cas particulier, ils ne vont pas fermer l’usine ». Au mois de juin, tout le monde reçoit sa lettre. Moi, je reçois la mienne le 1er ou 2 juillet. Certains sont restés pour travailler encore un peu. Ils ont fait le nettoyage de la cour, de l’usine » (Interview de Mme Tornato Fernande, ancienne de la tuilerie R. Boyer).
–1976 – 2 juillet : réunification officielle du Viêt Nam.
–1977 – 2 juillet : Mort de l’écrivain Vladimir Nabokov (voir en introduction).
–1988 – 2 juillet : Monseigneur Lefèvre est excommunié par le pape Jean-Paul II.
–1989 – 2 juillet : OLLIOULES – Gaston Beltrame n’est plus. Ce fervent défenseur de l’authenticité culturelle méridionale est décédé dimanche 2 juillet. Gaston Beltrame, un artiste courageux. Le poète, musicien et chanteur occitan Gaston Beltrame est décédé ce dimanche d’un cancer généralisé. Artiste puissant et généreux, interprète chaleureux d’un univers poétique qu’il avait su créer à partir du « petit monde » toulonnais, Gaston Beltrame ancien instituteur avait le contact fraternel des vrais poètes.
Chanteur occitan, ou plus exactement provençal comme il se définissait lui-même, il avait donné dans notre région de nombreux récitals au cours de sa riche carrière. Mais surtout, il restera pour le public l’incomparable auteur d’une série de spectacles de café-théâtre aux noms évocateurs : « Toulon Canaille », « les filles de la Mandragore », « La conque de brume », « Complaintes et légendes de par ici », « Mes adolescences » et surtout un très beau recueil de textes et chansons intitulé « Complaintes pour François Villon ».
Cet artiste courageux, défenseur fervent de l’authenticité culturelle méridionale laissera pour tous ceux qui l’ont approché, le souvenir ému | d’une noble et bonne figure de notre Toulon. A sa famille, à ses nombreux amis, Var matin s’associe dans le témoignage attristé de cette disparition bouleversante. (Var-Matin, 4 juillet 1989, article de GV).
–1995 – 2 juillet : Le Raimbow Warrior, bateau de l´organisation écologiste « Greenpeace », part de Papeete pour Mururoa, afin de manifester contre les essais nucléaires de la France
–1997 – 2 juillet : DEUX ACTEURS MYTHIQUES QUITTENT DEFINITIVEMENT NOTRE MONDE – ROBERT MITCHUM ET JAMES STEWART : Robert Mitchum, plus de 107 films, rebelle, secret et faux nonchalant était l’enfant terrible du cinéma. Elégant, poli et conformiste, Jammes Stewart, 77 films, en était son parfait contraire. A eux deux, ils ont représenté toutes les facettes du rêve américain et fait frissonner et émouvoir plusieurs générations de spectateurs et d’admirateurs, dont j’étais depuis mon enfance.
–2000 – 2 juillet : La France remporte la finale de la coupe d’Europe de football contre l’Italie, par 2 buts à 1.
–2008 – 2 juillet : Libération d’Ingrid Betancourt, après plus de 6 années de captivité par les FARC
–2011 – 2 juillet : Le prince Albert II de Monaco épouse Charlène Wittstock.
–2016 – 2 juillet :
1. Mort du socialiste Michel Rocard, premier ministre de 1988 à 1991.
2. Mort de l’écrivain et philosophe américain Elie Wiesel, prix Nobel de la paix, rescapé des camps de concentration nazis.
3. Décès du réalisateur américain Michael Cimino, qui réalisa en 1978 le film aux cinq Oscars « Voyage au bout de l’enfer ».
–2019 – 2 juillet : METEO DE SANARY : La température connaît une légère baisse, les maximales ne flirtant plus qu’avec une petite trentaine de degrés et les minimales avec 21 à 25°. Le vent, constant jusqu’ici, fut de secteur sud-est et dépassa pas les 15 km/h. L’indice UV restait élevé avec 9. Une belle journée d’été malgré tout !
–2024 – 2 juillet : à la UNE de VAR-MATIN (édition de Toulon – La Seyne – Sanary)
(p. 62) – Vainqueurs de la Belgique par 1 à 0 en 8e de finale, les Bleus affronteront le Portugal.
(p. 2 à 26) – La fièvre des désistements. Alors que les candidats ont jusqu’à 18 h pour se déclarer, les négociants sont en cours dans les circonscriptions pour notamment faire barrage au Rassemblement national.
(p. 37) – Toulon – un dossier « amiante » devant le tribunal administratif.
(p. 33) – La Seyne – couleurs urbaines, un festival devenu incontournable.
(p. 53) – lemag.été : 2 occasions de voir Michel Jonasz en concert.
Pages intérieures :
Le Beausset – 2 piliers du collège Giono tirent leur révérence, Monique Baccelli et Stéphane Roche.
CHRONIQUE CATALANE –

79e livraison. LES CORBIERES ET LE FENOUILLEDE : SALSES – Le village de Salses se découvre aux yeux du voyageur venant de France au bout d’une de ces routes méridionales droites et bordée de platanes tracées à travers des vignobles ensoleillés. Ici, c’est le royaume du vent : celui de la mer toute proche, âpre et asséchant, qui contribue à donner au paysage un aspect aride et désolé. Au nord du village, tapis derrière un repli de terrain, face à l’étang de Leucate, le fort de Salses, aux couleurs ocre et rouge, garde toujours l’ancienne frontière du pays des rois d’Aragon. Pendant le moyen-âge et jusqu’au 17e siècle, Salses a joué le rôle de sentinelle et a subi de nombreux assauts. Charles Quint a donné au château ses plus redoutables défenses qui repoussèrent de nombreuses fois les armées de la France. Au traité des Pyrénées, en1656, le Roussillon fut rattaché à la France. Les armées de Louis XIV prirent alors possession du château. La frontière ayant reculé de 80 km, ce fut le fort de Bellegarde au Perthus qui remplaça désormais Salses dans sa fonction. Politiquement, Salses n’a plus eu de raison d’exister à compter de ce moment car la nouvelle stratégie créé par Vauban transformait le fort en prison puis en poudrière. Plus proche de nous, il devint un refuge durant la guerre d’Espagne et aujourd’hui, c’est un musée placé sous l’égide des beaux-arts. À fleur de terre, derrière ses fossés et ses épaisses murailles profonde parfois de 15 mètres, le vieux château semble se reposer des temps glorieux où il gardait jalousement la terre catalane.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE !

Sur la mer houleuse d’après la tempête, le capitaine d’un paquebot aperçoit un petit radeau tout déglingué au loin. Prenant sa longue-vue, il observe ce qui a tout l’air de ne plus être qu’une épave et il voit flotter un drapeau britannique sur un mât improvisé. Et sous le drapeau, il y a un homme vivant. Le capitaine ordonne qu’on fasse route vers l’épave. Quand son bateau arrive à portée de voix, il crie dans son mégaphone : Ohé, du radeau ! vous êtes naufragé ? – Oui, répond placidement l’Anglais, pourquoi ?

Je vous souhaite un bon mercredi.

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