ÉPHÉMÉRIDES DU 1er  JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 1er  JUILLET 2025 – 14e ANNÉE (n° 4983)

Bonjour à tous, La chronique de ce jour est simplifiée car je n’ai que peu de temps à lui accorder tellement il y a de retard dans mes activités en cours. Nous reprendrons demain – j’espère – le cours normal de ces éphémérides qui me tiennent à cœur mais réclament 2 à 3 heures de mon temps chaque jour. Lisez mon résumé du mardi dans ma rubrique de Var-Matin, édition de Toulon, La Seyne, Sanary.

ILLUSTRATIONS : suite ouest varoise. En-tête : Signes – Chemin du Roi René après le gué de Chibron 1992 (H. Ribot).

LES FÊTES : Jour de l’artichaut au calendrier républicain, le 30 juin est le jour de saint Martial, le premier évêque de Limoges. Bonne fête aux Martial, donc à Martial Lescure.

Locutions et traditions provençales : Exit JUIN, aujourd’hui, nous fêtons Thierry du Mont d’Or, mort en 533.

Quoi que fils d’un certain Marcard, célèbre bandit de grand chemin, Thierry avait une vocation monastique, ce qui lui permit d’obtenir de saint Rémi, archevêque de Reims, l’annulation de son mariage et cela contre l’avis de sa femme. Souhaitons une bonne fête aux Thierry !

Pour enfoncer le clou, rappelons qu’au calendrier républicain le 13e du mois de messidor An II, jour dédié au girofle, correspond au 1er juillet ! C’est ainsi qu’un 13messidor le corps expéditionnaire français, commandé par le général Bonaparte, s’emparait d’Alexandrie et commençait une  campagne d’Egypte qui s’acheva dans le bouillon.

LOCUTIONS ET TRADITIONS PROVENçALES : Voici un texte en provençal datant du 13 mai 1520. Je le livre afin que le lecteur puisse voir comment s’écrivait encore notre langue avant que le 10 août 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts imposât l’usage du « langaige maternel françois » dans les actes publics et fît du français la langue de l’Etat.

Cela se passe dans la maison du Saint-Esprit d’Ollioules devenue hôtel de ville en titre. Dès le matin, Raphaël Merlin, sergent juré d’Ollioules, a parcouru les places et les carrefours, y faisant à son de trompe les criées accoutumées :] « que tots caps si venguon troubar à l’ostal de la villa, après disnar, davant noble Jaume Deydier. » [l’assemblée s’étant réunie, une décision libérant les habitants des charges féodales fut prise :] « … Affranquiment de totas las censas et servicis d’aquest luoc d’Olioll – L’an sobredich…, par transacion entre los senhors et la universitat s’es facha franquetat de totas las censas, servicis, tasquas, corroadas et de totas tals semblans servitus perpetuals. »

Traduction : « que tous les chefs de famille  viennent se retrouver à l’hôtel de ville, après le repas, devant  noble Jaume Deidier. » [une décision libérant les habitants des charges féodales fut prise :] « affranchissement de toutes les censes et services dus  pour ce lieu d’Ollioules – L’année susdite…, par transaction entre les seigneurs et la communauté des chefs de famille s’est fait l’affranchissement de toutes les censes, services, tasque, corvées et de toutes les servitudes perpétuelles ».

LE MOT DU JOUR : « Le peu que je sais c’est à l’ignorance que je le dois » (Sacha Guitry, Toutes réflexions faites).

ÉPHÉMÉRIDES :

(L’Estagnol, à Saint Cyr, en 1999. Cl. H. Ribot)

1293 – 1er juillet : Reconnaissance et hommage par Raimond de Roquefeuil, coseigneur de Peypin, à Raimond d’Agoult, seigneur de Trets et en cette qualité seigneur suzerain de Peypin (acte 581 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Notes sur Trets par F. André : Bibl. de M. de Barbarin).

1302 – 1er juillet : Gardia apud Marceillam veterem (ch. à la Tour du Trésor). Marseillevèyre – montagne qui borne au sud le golfe de Montredon (8e arrondissement), commune de Marseille. Première mention :  Farossium in loco de Masselha veyra, 30 juin 1302 (registre Rubey de la Cour des Comptes, pl. 78).

1333 – 1 juillet : Turris de Serveriis, (charte aux archives de la Major). Servières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Cannet (14e arrondissement).

1408 – 1er juillet : Vivaudi, (acte aux archives de la Major). Les Vîvaux – quartier rural (1872), commune de Marseille, quartier de la Capelette (10e arrondissement). Le Pont et le Moulin de Vivaux ont conservé l’ancien nom de ce quartier. Première mention : 1057 – Vinea nominata Sorbairosa, (cartulaire Saint-Victor, ne 53).

-1436 – 1er juillet : Le roi René affranchit Ollioules d’un certain nombre de redevance aux conditions ci-après : Etant donné que le bourg de Saint-Nazaire est de la dépendance d’Oliolis, le roi René porte à Oliolis de faire le boulevard et fossé de la tour St-Nazaire, la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, affranchit la communauté d’Oliolis de la moitié de toutes les tailles et collettes durant dix ans, du 1er juillet 1436 (Castellan 1937, p. 27.

Rappelons qu’un boulevard, à l’origine, est la lice, lissa en Provence, espace entre l’enceinte intérieure et l’enceinte extérieure d’après Levy 1909. Selon Froissart, au XIVe siècle, c’était une barrière qu’on établissait au-devant des remparts d’une ville ou d’un château). La communauté d’Ollioules avait à sa charge l’entretien et la réfection des murailles construites en 1376. Une commission nommée par la Reine ayant donné pouvoir à la communauté de les faire (ou de les refaire ?) en 1425, il fallut bien payer ces nouveaux travaux ; ce qui fut fait vraisemblablement fait par une levée d’impôts en 1450. Nous savons aussi que, depuis le début du XIVe siècle, les Ollioulais assuraient la garde de la tour de Sanary, le roi René leur imposa en 1436 d’y faire le boulevard et le fossé, de la munir de cinquante cuirasses, et des armes pour la défense des ennemis et, moyennant ce, il les affranchissait de la moitié de toutes les tailles et durant dix ans. En plus de la garde de la tour de Sanary, la communauté d’Ollioules assurait une partie de celle de Toulon dont elle fut heureusement déchargée le 1er septembre 1521 (H. Ribot, 2003).

1477 – 1er juil­let : Vallon de Cranilhola, (acte aux archives de l’Evêché). Cranillole – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près de Valbarelle (11e arrondissement).

(Eglises de l’Ouest varois. Cahier du patrimoie n°5-6)

1524 – 1er juillet : CHARLES QUINT ENTRE EN PROVENCE – Le 1er juillet 1524, l’armée impériale de Charles Quint, commandée par le connétable Charles de Bourbon, franchissait le Var et s’emparait rapidement d’une grande partie de la Provence.

1579 – 1er juillet : CATHERINE DE MEDECIS OBTIENT UNE SUSPENSION D’ARMES EN PROVENçAUX – Catherine de Médicis, de passage en Provence au début de juin, n’eut pas de peine à réunir les chefs des deux partis qui, le 1er juillet 1579, au château de Beauvoisin, jurèrent de quitter les armes (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1584 – 1er juillet : PROCÈS CONCERNANT LES EMBIERS – Sur les procès intentés, tant par-devant la Cour du Parlement, qu’à la Cour des Comptes, entre les consuls et communauté de Six-Fours, tant en général que particuliers, et plusieurs autres particuliers afférents et Noble Barthelemy de Lombard, Sieur de Sainte Cecille, lesdits consuls demandant d’être maintenus à la possession et jouissance de faire dépaitre leur bétail dans la terre et devendudes de l’île des Embiers. En second lieu, autre procès par-devant la Cour des Comptes, entre ledit Sieur de Lombard, propriétaire des salins de ladite île, pour raison de prétendus brisement de magasins à sel, arrachement de vignes, brisement de murailles et autres excès, comme demandeur en sauve garde, et lesdits consuls et particuliers. Auquel procès s’en serait ensuivi arrêt du 4 février 1583, par lequel ledit Sieur Lombard, sa famille et biens seraient (auraient) été mis sous la sauve garde du Roi, de la Cour et de ladite communauté et administrateurs (…) Que, à l’avenir, ne pourra être planté aucun arbre fruitier, ni autre qui puisse être endommagé par le bétail, gros ou menus. Entrant dans le salin, ledit Sieur Lombard ne pourra demander plus grande peine pour chaque fois, que un florin, outre le dommage. Que les habitants auront la faculté de faire dépaître leurs bestiaux à l’île de Callefat, après les fruits recueillis et que pour tous dépants, dommages, intérêts que ledit Sieur de Ste Cécille pourrait prétendre, ladite communauté lui paiera 300 écus-sol. Que pour entretenir la paix, ledit Sieur Lombard sera tenu de récompenser et contenter les particuliers qu’il a fait condamner par arrêt du 4 février 1583, selon son bon plaisir et jusqu’à la somme de 200 écus, et ont rendu à tous procès. Cette transaction fut ratifiée par délibération du conseil de la communauté du premier juillet 1584. (Jean Denans, 1713).

-1592 – 1er juillet : LE COMMANDANT DE L’ARMEE PROVENçALE PREND SIX-FOURS SOUS SA SAUVEGARDE – Lettres de sauvegarde, concédées avec l’autorisation du Parlement d’Aix, par Mgr de Lesdiguières, capitaine des hommes d’armes du roi, commandant en chef l’armée provençale. La sauvegarde donnée s’appliquait à tous les habitants du terroir de Six-Fours, à leurs biens mobiliers et immobiliers, récoltes, cheptel, etc. ; tout était placé sous la protection du roi et de Mgr de Lesdiguières précisaient les documents (Louis Baudoin, 1965, p. 96, sans référence).

(La Seyne – Sicié tour du farot – cliché Gérard Delattre)

1720 – 1er juillet : LA PESTE A MARSEILLE – Le 1er juillet, 2 femmes meurent de la peste, rue de l’Echelle, à Marseille (André Maurice, 1983).

1747 – 1er juillet : LES FRANçAIS INVESTISSENT VINTIMILLE – Le maréchal de Belle-Isle investit Vintimille (Fauchois Y. – De la Régence à la Révolution, 1715 – 1789, p. 965)

1751 – 1er juillet : Parution en France du premier volume de l’Encyclopédie de Diderot.

1765 – 1er juillet : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 139. Une liste envoyée au sénat vénitien en 1765, sous le titre « Esclaves, sujets de la République sérénissime qui se trouvent actuellement sur les galères du Grand Turc », nous donne les noms de 11 galériens vénitiens qui ont vieilli à la rame. Leur âge allait de 33 à 88 ans avec une moyenne de 17 à 55 ans passés en esclavage.

1783 – 1er juillet : pour empêcher que la mer du large communique avec la rade, Interdiction ést faite à la population d’enlever du sable sur l’isthme des sablettes. Instructions reçues par le greffe de l’Amirauté: « Vu la lettre écrite par Monseigneur le Maréchal de Castries à MM. les Commandants et entendants de la marine de ce port datée de Versailles le 20 juin 1783 qui ordonne certains ouvrages sur la langue de sables appelée les Sablettes pour empêcher que la mer du large communique dans la rade, Eh oui le procureur du Roi. Nous, Lieutenant général au siège de l’Amirauté, avons fait et faisons très expresses inhibitions et défenses à tous entrepreneurs, maçons, patrons d’allèges, bateaux et autres qu’il appartiendra de faire aucun prélèvement de sable dans la langue de sable appelée les Sablettes et de faire en cette partie aucune excavation ni entreprises préjudiciables aux ouvrages faits ou à faire pour empêcher que la mer du large communique dans la rade et y dépose des sables à peine de saisie des chevaux ; mulets, voitures, bateaux et engins et de cinquante livres d’amende, applicable moitié au dénonciateur, et moitié en vers S.A.S. Monseigneur et d’en être informé et sera notre présente ordonnance, imprimée, lue, publiée et affichée partout au besoin sera à ce qu’on en prétende ignorance. Fait à Toulon dans le palais du Roi et Chambre du Conseil le Premier Juillet Mil sept cent quatre-vingt-trois. Signé AMIOT, Lieutenant-général, à l’original. Collationné par nous greffier de l’Amirauté. Signé : Pierre » (Marius Autran, Images de la vie seynoise d’antan – tome 6, 1997).

1789 – 1er juillet : L’Assemblée évoque la clémence du roi et exhorte les Parisiens au calme – Tandis que le roi fait expédier des ordres de marche à dix autres régiments, suisses ou allemands, pour la plupart, une députation s’est présentée à l’Assemblée Nationale pour obtenir du souverain la grâce des soldats déte­nus pour insubordination et délivrés par la force. L’Assemblée évoque la clémence du roi et exhorte les Parisiens au calme (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 1er JUILLET).

1792 – 1er juillet : Le Beausset refuse une diminution de la contribution foncière d’Evenos…  Rappel : Le 27 mai, on s’occupait un peu des problèmes du district. Et Le Beausset accepte de signer une réclamation de la commune de St Nazaire (Sanary), contre celles de La Cadière, Le Castellet et Bandol, en vue d’obtenir une augmentation des impositions de ces trois communes… Attendu que lors du dernier affouagement (base de la répartition des contributions foncières et mobilières) « le territoire des communes de La Cadière, Le Castellet et Bandol étaient la majeure partie en bois qui ont été depuis lors défrichés et qu’ils ont un territoire très productif soit en vigne, soit en olivier ». Un peu plus tard (le 1er juillet) Le Beausset refusera pour des raisons identiques, une diminution de la contribution foncière d’Evenos… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française)

1793 – 1er juillet : LE GENERAL CARTEAUX DOIT SE PORTER SUR VALENCE POUR EMPÊCHER LA JONCTION DES MARSEILLAIS AVEC LES LYONNAIS – Le commandant de l’armée des Alpes ordonne au général Carteaux, le 1er juillet, de se transporter à Valence pour empêcher « la jonction de tout rassemblement de troupes et « notamment de la colonne Marseillaise avec celle de Lyon ». Il était mis à sa disposition la légion Allobroge, les 3e et 4e bataillons des volontaires nationaux des Basses-Alpes, le Ier bataillon des Côtes-Maritimes (Archives départementales de la Drôme, L 56), le 1er bataillon du 59e régiment d’infanterie et toutes les gardes nationales des départements environnants (Courrier d’Avignon, p. 672).  Les représentants  du  peuple, Dubois-Crancé, Albitte et Gauthier conférèrent les pouvoirs les plus étendus à Carteaux, avec la charge de « boucher le passage sur les deux rives du « Rhône en occupant le château du Pont-Saint-Esprit et le « poste d’Aramon » (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914, rééd. 2001).

1794 – 1er juillet (13 messidor de l’an II) :

1. les beaussétans présentaient une nouvelle requête au comité des subsistances, à Marseille – Au cours de la séance du 13 messidor an II (1er juillet 1794) du conseil du Beausset, les beaussétans présentaient une nouvelle requête au comité des subsistances, à Marseille. Le village réclame du blé, bien entendu, et expose ses arguments habituels : une population de 2.900 âmes, qui augmente journellement « par les établissements qui viennent de s’y opérer » ; sa position sur la grand-route impliquant une quantité considérable de voyageurs qu’il faut alimenter ; une « population grandement augmentée par les opéra­tions de l’administration du district et du tribunal qui attirent journellement en cette commune une infinité d’individus soit pour verser des fonds dans la caisse du receveur, soit pour concourir à la vente des biens nationaux, soit pour déposer devant le tribunal ou poursuivre des procès qu’ils ont en existence ».

A ces arguments classiques, Le Beausset ajoute cette fois-ci des arguments nouveaux : « lors de la trahison de l’infâme Toulon, les habitants de cette commune s’étant levés en masse, ils abandonnèrent leurs foyers, leurs terres, pour aller combattre et renverser les traîtres qui en voulaient à notre liberté. Cet élan de pur patriotisme qui a toujours animé les habitants du Beausset, laissa le terrain sans cultivateurs. La plus grande partie ne fut par conséquent point ensemencée et n’a produit aucun grain cette année. Du peu de terrain qui fut ensemencé, la presque moitié appartient à des émigrés, et le blé qu’on a recueilli de cette partie est destiné pour la subsistance des armées ».

En quelque sorte, victimes involontaires de leur patriotisme, les beaussétans n’ont « d’autre ressource que dans la bienfaisance nationale et la justice de la commission des subsistances et approvisionnements de la République ». Ils obtiendront 100 charges de blé de la part de Saliceti, et « tiendront le coup » jusqu’au 21 thermidor (8 août), date à laquelle ils réitéreront leur demande.

Ce même 13 messidor, la mission de Joseph Sicard à Nice prend fin. Il y a passé deux mois, afin d’approvisionner le village en blé. De retour au Beausset, une somme de 600 livres lui est accordée pour ses frais. Il est également remercié pour s’être acquitté de la mission « avec autant de zèle que d’amour pour ses concitoyens ».

Lors de ce même conseil, un certificat de civisme est accordé au « citoyen André Brémond, brigadier du IIème régiment de Hussards », et à Dominique Gas. André Brémond était l’un des quatre beaussétans ayant participé à la prise des Tuileries le 10 août 1792, puis s’était engagé dans les Hussards de la liberté (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. LE SALPETRE ET OLLIOULES – Dans une lettre répondant à un courrier adressé par le district du Beausset le 13 messidor, la commission municipale d’Ollioules écrit … tu te plains amèrement de ce que l’Atelier du Salpêtre du district ne produise pas le contingent exigé par le Comité de Salut Public, rien n’est oublié en notre commune pour entretenir et augmenter l’activité qui règne dans notre Atelier, exhortation de la part du Comité de Surveillance et de la nôtre, intelligence et activité de la part du directeur, bonne volonté des ouvriers, concours à extraire autant qu’il est possible de ce sel précieux, et nous sommes bien persuadés que si tous les ateliers de cet arrondissement travaillaient avec le même succès que le nôtre, tu aurais la douce satisfaction de pouvoir annoncer au Comité de Salut Public que le district a amplement rempli la tâche qui lui a été imposée. Salut et fraternité (Castellan E., 1937, p. 225-226).

3. LES BIENS NATIONAUX POUR REVEILLER LES ESPRITS ASSOUPIS – Dans une lettre répondant à un courrier adressé par le district du Beausset le 13 messidor, la commission municipale d’Ollioules écrit … Nous venons de recevoir dans l’instant, citoyens, votre lettre en date du jourd’hui qui nous invite à avertir nos concitoyens par de nouvelles publications que demain est le jour où vous viendrez pour la délivrance de plusieurs domaines nationaux de notre commune. Le tambour va retentir… et réveiller les esprits assoupis… (Castellan E., 1937, p. 225-226).

(Font Vieille, font crotada de Saint Cyr mentionnée en 1604. Cl. H. Ribot)

1798 – 1er juillet : EXPEDITION D’EGYPTE -L’expédition d’Egypte débarque à Alexandrie – Le 19 mai, à six heures du matin à Toulon, tous les vaisseaux se couvrirent de toile, les musiques jouèrent, l’artillerie des navires répondant à celle des forts et batteries de la rade ; le rivage s’était couvert de tout un peuple depuis Carqueiranne jusqu’à Fabrégas, en passant par Sainte-Marguerite, le Cap-Brun, Lamalgue, l’Eguillette, Balaguier, Saint-Mandrier, La Croix-des-Signaux, Les Sablettes et La Verne. « La mer, a dit un témoin, était houleuse et il ventait bonne brise du nord-ouest. Le gros du convoi était déjà sorti quand le dernier vaisseau, le bâtiment amiral l’Orient, portant le général Bonaparte, appareilla à son tour. Il était alors huit heures du soir. A cette époque de l’année (fin mai), le jour s’achevait à peine. » L’Orient était encore par le travers de Saint-Mandrier quand il talonna un haut-fond, il avait dû ralentir sa marche et le choc l’avait fait tressaillir dans toute sa mâture; une manœuvre rapide de son commandant lui permit de se dégager et on le vit s’élancer à nouveau. L’expédition d’Egypte était en mer ; elle faisait route, le vent en poupe (Louis Baudoin, 1965, p. 415).

Le corps expéditionnaire français quittait Toulon à bord de 400 navires, soit 40 000 hommes et 10 000 marins. La flotte s’empara tout d’abord de Malte le 11 juin, puis débarqua à Alexandrie le 1er juillet.

1799 – 1er juillet : UN OLLIOULAIS EST CONDAMNE A MORT PAR la Commission militaires de Toulon – Bernard Louis – fils – cultivateur – Ollioules, est condamné à mort par la Commission militaires de Toulon (d’après la liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues et cité par Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1809 – 1er juillet : Belcodène – canton de Roquevaire. Eglise de Saint-Pierre. Viguerie et diocèse d’Aix. Napoléon Premier accorde, par un décret signé au camp impérial de Schönbrunn, la concession d’exploitation des mines de houille, dite de Gréasque et Belcodène, à Madame de Cabre et au Comte de Castellane.

1830 – 1er juillet : LA CONQUÊTE D’ALGER  – La marche des opérations nécessitait de prendre tout d’abord le fort de l’Empereur. Si la réduction de ce fort n’entraînait pas la reddition de la ville, il faudrait se résoudre à assiéger la Casbah. Alger n’était pas à la merci d’un simple coup de main. Si l’adversaire manquait d’expérience, il était d’une rare intrépidité, et s’il laissait aux Français le soin de prendre les positions les plus avantageuses, en revanche il ne fallait pas le sous-estimer.

La journée du 29 juin avait rappelé l’inconvénient d’opérer sur un terrain mal reconnu, aussi, le chef d’Etat-major général Després fut-il envoyé en reconnaissance dès le 30 au matin pour observer, dans la direction de Constantine, les abords de la place. Il se trouva à environ 600 m, sous le feu des canons du fort de l’Empereur, mais parvint sur le hauteurs qui dominent la maison de campagne de l’aga des janissaires, située au bord de la mer. Le fort Bab-Azzoum et les batteries côtières tirèrent sur le détachement lancé en éclairage. Després, après avoir suffisamment étudié cette partie des environs de la place, donna le signal de la retraite et retourna au camp. Le résultat de cette exploration militaire fut la résolution prise de renoncer l’investissement complet de la place par manque d’hommes – il en aurait fallu 8000 de plus !  La porte Bab-Azzoum demeura donc libre comme le chemin de Constantine, ce qui permettait de laisser sortir des fuyards, mais, par la prise du fort de l’Empereur, d’interdire l’arrivée de tout renfort obligé de se présenter sous le feu de l’artillerie française. Dans la nuit du 29 au 30, on avait fait commencer les approches sans rien faire de bien considérable. Au lever du soleil, cependant, le développement avait été établi sur près de 1000 m. Ce qui amena l’artillerie du fort à tirer sur les tranchées les plus proches qu’il fallut évacuer pour les réaménager. Ce fut alors que les Turcs firent une sortie, repoussée par les compagnies de garde tandis qu’il tentait, mais en vain, de s’emparer d’une position au sommet de laquelle les Français installaient une nouvelle batterie.

Ce fut alors que le plan d’attaque fut arrêté. Le fort de l’Empereur ne présentait que deux faces à l’assaillant : celle du sud-ouest et celle du nord-ouest, les deux autres, protégées par les feux de la Casbah et du fort de Bab-Azzoum, étant imprenables. 26 canons de gros calibre allaient battre la place, complétées par d’autres pièces, celles de la batterie Saint-Louis, dont le feu portait sur l’intérieur du fort et interceptait la liaison de celui-ci avec le Casbah. La batterie Saint-Louis fut attaquée à plusieurs reprise par les Turcs. Malgré tout, les travaux étant achevés le 3 juillet, le moment approchait où les Français seraient en mesure de prendre l’offensive (Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).

1845 – 1 juillet : parmi les associations érigées canoniquement dans l’église de Saint-Cyr, on trouve celle du Coeur Immaculé de Marie (Magloire Giraud, L’église de Saint-Cyr, Var, 1855).

1854 – juillet : Les troupes françaises commencent à SE REGROUPER à Toulon pour s’embarquer. Le Corps expéditionnaire d’Orient va comprendre 100 000 hommes, 50000 Français, 30000 Anglais et 20000 Turcs.

1867 – 1er juillet : -AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Saint-Nazaire (Sanary) – 1. Lundi. Ste Eléonore – Vent à l’Est  – jolie brise – beau temps – continuation de la fête de St Pierre. Le matin, on a loué à la paume  – Les jeunes joueurs d’Ollioules ont gagné – Ce soir, course de chevaux – Le bal organisé pour la première fois sur le terrain conquis sur la mer vis-à-vis ou en façade de l’hôtel Courrau a bien fait. On a bien dansé et l’entrepreneur était content quoique les étrangers fussent peu nombreux.

1880 – 1er juillet : MUTATIONS A LA CURE DE LA SEYNE – raymondis Ambroise, précédemment curé de Barjols, remplace vian  Eugène-Louis, comme curé de La Seyne le 1er juillet 1880 ; décédé le 10 février 1887 (Louis Baudoin, 1965, p. 424).

1892 – 1er juillet : Le vapeur à hélice « Alsace » (120 cv, 695 tx) fait naufrage devant Faraman après avoir été abordé par le « Foria ». L’équipage et les passagers sont sauvés par une tartane (Luc Long).

(Fontaine de Saint Jean, La Cadière . Cl. Ribot)

1900 – 1er juillet : L’oeuvre entreprise depuis vingt ans à Tamaris s’achève. Il manquait aux touristes, aux vacanciers un bureau de poste : Michel Pacha offre un local à l’Administration et le 1er Juillet 1900, cette nouvelle structure entrera en service (Georges Ortolan, 1989).

1901 – 1er juillet : loi élargissant l’espace de liberté des associations non congréganistes à but non lucratif – Le premier juillet 1901, le cabinet Waldeck-Rousseau fait voter une loi élargissant l’espace de liberté des associations à but non lucratif non congréganistes. La loi relative au contrat d’association portait entre autres que « Aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi qui déterminera les conditions de son fonc­tionnement.. La dissolution de la congrégation ou la fermeture de tout éta­blissement pourront être prononcés par un décret rendu en Conseil des Ministres ». Waldeck-Rousseau rappela dans plusieurs discours que la monarchie, depuis Charlemagne, n’avait cessé d’affirmer le droit, pour l’Etat, d’exercer une tutelle rigoureuse sur les congrégations religieuses. Le roi leur accordait ou non le droit d’installation et possédait la puissance de les dissoudre, «car il ne peut y avoir de liberté contre l’ordre public» (Waldeck-Rousseau, discours du 21 janvier 1901 à la Chambre des Députés). ART. 13. – Aucune congrégation religieuse ne peut se former sans une autorisation donnée par une loi qui déterminera les conditions de son fonc­tionnement.. La dissolution de la congrégation ou la fermeture de tout éta­blissement pourront être prononcés par un décret rendu en Conseil des Ministres. ART. 14. – Nul n’est admis à diriger, soit directement, soit par personne interposée, un établissement d’enseignement, de quelque ordre qu’il soit, ni à y donner l’enseignement s’il appartient à une congrégation religieuse non autorisée (suit l’énumération des peines prévues contre les contrevenants). ART. 18. – Les congrégations existantes au moment de la promulgation de la présente loi, qui n’auraient pas été antérieurement autorisées ou recon­nues, devront, dans le délai de trois mois, justifier qu’elles ont fait les dili­gences nécessaires pour se conformer à ses prescriptions. A défaut de cette justification, elles sont réputées dissoutes de plein droit (suivent les modalités de la liquidation judiciaire) (Palméro J., 1958, p. 352-353).

1907 – 1er juillet : NOTRE MARINE

1. Le vice-amiral Caillard prend le commandement de l’Escadre du Nord. Il choisit comme capitaine de pavillon le commandant Saint-Paul de Saincay. Une des premières missions du nouveau commandant est d’ordonner l’ouverture du feu contre un navire français. Le ministre de la Marine, M. Camille Pelletan, n’a qu’une confiance des plus limitées envers la Marine. Aussi demande-t-il que la résistance du matériel d’artillerie du Suffren soit éprouvée dans des conditions aussi proche que possible de la réalité. Le 17 août, amarré à quatre bouées, le Masséna tire deux coups de 305 contre la tourelle avant du Suffren embossé devant l’île Longue. L’expérience se révèle concluante. Convaincu, le Ministre reprend le chemin de Paris. Le Masséna retrouve ses activités habituelles

2. ARRIVEE DE NOUVEAUX BÂTIMENTS – La mise en service des cuirassés République et Patrie implique une réorganisation de l’Escadre. Le 1er juillet, cédant sa place au Charlemagne, le Carnot relève le Hoche au sein de la 4ème Division.

1912 – 1er juillet : NOTRE MARINE

1. le cuirassé Charles Martel est placé en réserve spéciale.

2. INCIDENTs affectant lE SOUS-MARIN Topaze (Q 45, type Emeraude) ; observations du commandant, LV Semichon, faites à la mer au cours de la campagne allant du 10/10/1940 au 1/07/1912 (930 heures de mer, 130 plongées, 75 lancements de torpilles, 22 attaques sur l’escadre ou de grands bâtiments) : “Il y a eu à bord toutes les avaries possibles, soit au commutateur, soit aux conducteurs soit au relais lui-même. (…) Un homme doit être continuellement en faction dans le compartiment de la barre à côté de la manœuvre à bras et du relais de la commande électrique ; dès qu’il s’aperçoit que ce relais fonctionne mal, il faut passer tout de suite à la manœuvre à bras pour réparer la défectuosité constatée. (…) le commandant doit manœuvrer en toutes circonstances comme s’il allait avoir à chaque instant une avarie de barre. (…) Avec la mer de travers, le bâtiment a de forts roulis et les accumulateurs déversent (…) mais ce sont surtout les emballements d’hélice qui occasionnent des ruptures de soies d’embrayage qui sont à craindre ; (…) dès que le périscope n’est pas en parfait état, le sous-marin n’est plus dans de bonnes conditions pour naviguer en plongée. (…).

1916 – 1er juillet : Début de la bataille de la Somme.

(La Gache des Baumelles dominant la plaine de Saint Cyr)

1920 – 1er juillet : Communications – Services – M. Victor Cabesas, receveur des P.T.T. pendant seize ans dans la section de Saint-Mandrier, quitte son emploi pour être remplacé par Mme Alépée veuve de guerre (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 171).

1922 – 1er juillet : l’escadron de spahis sénégalais du Maroc est dissous et rejoint le Sénégal – En 1912, l’escadron de spahis sénégalais reçoit l’ordre de quitter Saint Louis pour Casablanca. Il reste au Maroc jusqu’en 1922. L’escadron participe notamment sous les ordres du colonel Mangin, qui commande une colonne de 4 000 hommes, où se trouvent les bataillons de tirailleurs sénégalais et l’escadron de spahis sénégalais, aux opérations qui doivent dégager Marrakech, occupé par El-Hiba qui s’est proclamé sultan. Il restera en poste au Maroc jusqu’au 1er juillet 1922, date à laquelle l’escadron de spahis sénégalais du Maroc est dissous et rejoint le Sénégal.

1925 1er juillet :  « La Conciliation » ne se refonrmant pas, une autre société musicale est fondée à Saint-Mandrier « Les Bigophones ». Son bureau comprend : M. Adrien Blanc président, Auguste Broner trésorier et Marius Gaudemard secrétaire. Les adhérents se réunissent et répètent au Bar de la Marine. Leur première sortie se fera le 1er août, par un retraite aux flambeaux et concert sous le balcon d l’hôtel de ville pour les fêtes annuelles (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 164). Etrangement, c’est ce jour-là, alors qu’à Saint-Mandrier naissent « Les bigophones », que choisit Erik Satie pour nous quitter. C’est à ce compositeur du début XXe siècle que nous devons entre autres pièces musicale la célèbre « Gymnopédie n° 1) que le pianiste Aldo Ciccolini a si merveilleusement interprétée.

1926 – 1er juillet : expropriations pour cause d’utilité publique des terrains nécessaires à l’établissement d’un centre d’Aviation Maritime à Saint-Mandrier. Il est publié l’extrait du jugement du tribunal de Toulon relatif à l’expropriation des terrains nécessaires à l’établissement d’un centre d’Aviation Maritime à Saint-Mandrier (commune de La Seyne), future B.A.N. On retrouve alors les noms des habitants du quartier de La Carraque. Mme Lombard fermière et locataire de Mme Pelloue Anne et Mme Leydet épouse divorcée de M. Cordes, occupant une maison, des vignes, un jardin, un terrain planté de luzerne, des bois ; elle était aussi locataire de M. Eveillard Emmanuel et Mme Vve Dubuisson, louant une maison, des bois, de la vigne, un poulailler. M. Joseph Cabaure, locataire de Mme Eveillard louait une vigne, un tertre, un poulailler, les Andrieu furent aussi expropriés : Etienne Andrieu, Peyret Victor et son épouse née Andrieu, Mlle Andrieu Marie et Andrieu Victor. Ils avaient une maison, des vignes et des bois (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 178).

-1927  – du 1er juillet : PORTE-VIONS « BEARN » – Le porte-avions « Béarn » entre à l’arsenal le matin du 1er juillet. Il est au bassin jusqu’au 21 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1936 – 1er juillet : LE TRAMWAY DE L’OUEST VAROIS DISPARAÎT – En 1936, le tramway de l’Ouest Varois disparait (cessation au 1er juillet 1936). Il en est de même de la S.T.V.G. (dissolution en 1938). Elle ne dessert plus Ollioules depuis le 1er octobre 1936. Elle demande la résiliation de sa concession. Les droits seront repris par les villes en 1939. A part une légère reprise en 1940 sur la ligne Ollioules – Escaillon qui ne durera que le temps de la guerre, il n’y a plus de tramways dans l’Ouest Varois. La circulation publique se fait désormais par bus ou par cars.

(borne armoriée Ollioules-La Seyne en limite de Camp Laurent. Cliché 1991)

1939 – 1er juillet :

1. L’escadrille HC1 du Commandant Teste est armée le 1er juillet 1939 à Saint-Mandrier aux ordres du LV Ziegler. Cette nou­velle unité qui a la particularité d’être la seule esca­drille d’hydravions de chasse de l’Aéronautique navale, a été formée à des fins d’entraînement uniquement. Il est en effet prévu qu’à l’issue d’une période dont la durée reste à définir, elle sera dissou­te et que ses pilotes et appareils seront répartis et affectés à bord des croiseurs de la 1re Escadre (Escadre de la Méditerranée). Dans ce but, le plan d’armement de 1939 prévoit la création des groupements d’hydraviation embarquée HC3 et HC5 destinés respectivement à servir à bord des croiseurs de 2e et de 1rc classe affectés à cette escadre. Une organisation similaire avait déjà été mise en place dans l’escadre de l’Atlantique. Le groupement HC2 comprenant les hydravions de chasse embarqués à bord des bâtiments de la 1re Division de Ligne (Dunkerque et Strasbourg) était opérationnel et le groupement HC4 destiné aux croiseurs de 7 600 tW de la 4e DC devait être créé à la fin de 1939. A sa création, la HCl est rattachée à la Flottille F1H et conservera cette dépendance organique pendant toute la durée de son existence éphémère. Le Loire 210 qui équipe la HCl est le vainqueur d’un programme/concours émis en 1933 par l’EMGM. L’idée forte qui avait à l’époque prévalut, était de doter les bâtiments équipés de catapultes, d’un protection rapprochée et autonome contre toutes attaques aériennes. Il s’agissait dans une certaine mesure, de pallier le manque de porte-avions rapides de la Marine Nationale (D’autres nations essayèrent plus tard le concept, en Grande Bre­tagne et aux Etats Unis, pendant la seconde guerre mondiale, quelques chasseurs terrestres (Blackburn Skua, Supermarine Spitfire V et IX, Grumman F4F Wildcat) furent transformés en hydravions par la simple adjonction de flotteurs. Aucun d’entre eux ne dépassa le sta­de du prototype. Le Japon cependant continua le développement et la construction en série de ce type de machines. Mais seul le Nakajima A6M2-N (Rufe), version hydravion du fameux chasseur Mitsubishi A6M2 (Zéro) eut quelques succès. Construit à 327 exemplaires, il fut utilisé un peu partout dans le Pacifique, mais presque toujours à par­tir de bases côtières et fut rarement embarqué.). Le développement et la mise au point des proto­types vont être longs et laborieux et la construction en série sera plusieurs fois retardée par la nécessi­té de procéder à des modifications sur la chaîne d’assemblage. Tout ceci fait que finalement lorsque les premières machines sont livrées en escadrille, le type est complètement dépassé, tant sur le plan de la conception que sur celui des performances. Peu de gens d’autre part, croient encore à la validité du concept d’une protection aérienne autonome des bâtiments disposant de catapultes.. Il est bon de rappeler ici qu’au cours de la seconde guerre mon­diale, la Grande Bretagne mit en pratique avec succès ce concept de protection autonome par appareil de chasse. Mais le contexte, le ma­tériel utilisé et les procédures d’emploi étaient totalement différents. Des catapultes installées sur des bâtiments du commerce traversant l’Atlantique en convoi, permettaient de lancer un chasseur terrestre (Hawker Hurricane) contre les attaques de grands quadrimoteurs al­lemands Focke-Wulf 200 Kurier. Sa mission d’interception terminée, le pilote du chasseur sautait en parachute et était recueilli par l’un des bâtiments du convoi. Pour suicidaire qu’elle puisse paraître, cette mé­thode donna satisfaction et la menace aérienne des convois disparut presque totalement (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

2. L’HYDRAVION Latécoère 611 : un seul exemplaire construit pour la Marine française, qui le baptisa « Achernar ». Hydravion de  reconnaissance et de patrouille. Premier vol le 1er juillet 1939 – Envergure : 40,55m ; longueur : 27,05 ; équipage 7 hommes. Masse à vide : 15295 kg,  Masse totale : 28.834 kg, Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7,5 mm latérales, 2 browning en tourelle dorsale, 1 de queue. 7.000 kg de charges diverses. Motorisation : 4 moteurs Gnome & Rhône 14N-30 de 1010 ch. Vitesse maximale : 349 km/h. Montée à 2.000 m en 10 mn. Autonomie : 4.350 km.

1940 – 1er juillet :

1. LE 1er juillet 1940, le Général de Gaulle constituait les Forces Navales Françaises Libres. « Les équipages, constitués au début par les marins français présents en Angleterre et par ceux qui, se trouvant en mer au moment de l’armistice, refusèrent de rentrer en France, se sont augmentés d’un grand nombre de jeunes volontaires échappés de France ou de l’Empire. Les cadres furent composés d’officiers de la Marine Nationale et renforcés par de jeunes gens qui reçurent une formation appropriée dans les écoles navales créées en Angleterre. La Marine de la France Combattante comptait, au 1er juin 1943, à la création du C.F.L.N. 50 navires dont plusieurs torpilleurs lourds, des corvettes, des sous-marins, des dragueurs de mines, etc., et plus de 6000 hommes. » (Charles De Gaulle, Au service de la France, 1940-1944, p. 18).

2. DESARMEMENT DES BATTERIES DE SIX-FOURS – Après la signature de l’armistice, et selon les conventions fixées, le désarmement des batteries de Six-Fours est prévu pour le 1er juillet, avec néanmoins un délais pour la D.C.A.

2. DES NAVIRES DE GUERRE RESTERONT DANS LES PORTS MAROCAINS – Pour diminuer l’encombrement du port de Casablanca, un certain nombre de bâtiments de commerce avaient dû être envoyés à Mazagan où dix-neuf d’entre eux se trouvaient rassemblés la 1er juillet. Le Commandant de la Marine au Maroc détacha à Mazagan un aviso pour assurer la surveillance de cette rade : ce fut d’abord le Commandant Rivière . Puis d’autres bâtiments de commerce furent envoyés dans d’autres ports. On décida de faire séjourner des bâtiments de guerre dans les ports marocains pour renforcer la surveillance du littoral.

3. Nouvelles prescriptions pour la distribution de l’essence. L’autorité militaire communique : (…)  A partir du 1er juillet, les bons ou carnets de carburants remis à des parties prenantes civiles par les organismes civils sont sans valeur. Seule l’autorité militaire ou ses .délégués ont qualité pour délivrer pour JUILLET des bons de carburants. Les bons de carburant ne seront plus délivrés qu’à des fins exclusivement d’intérêt générai qu’appréciera l’autorité militaire ou ses délégués. Les demandes pour juillet peuvent être, adressées aux pré­fectures et à la Direction des transports militaires des villes d’AIX, ARLES, TOULON, ORANGE, autorités ayant reçu toutes directives utiles. Il ne sera donné satisfaction que pour les véhicules indus­triels d’intérêt général, à l’exclusion absolue des véhicules personnels de tourisme. Tout abus, tout trafic de bons sera réprimé immédiatement avec toute la rigueur des lois militaires (Le Petit Provençal du jeudi 27 juin 1940).

4. KLAUS MANN  1er juillet. Article sur Masaryk terminé — en anglais ! Doit être maintenant revu et corrigé. Grouille certainement de fau­tes. Pénible sentiment d’insécurité. Soudain, on est de nou­veau un débutant : à chaque phrase, il faut se casser la tête. Malgré tout, on peut sans doute constater quelques progrès.

Notes pour un récit (Speed) — également dans ma nou­velle langue ! Et les éditions New Directions me demandent une préface pour le roman de Franz Kafka Amerika. Tâche attrayante. Bien sûr, je doute un peu qu’on puisse faire adop­ter ici FK.

Longue conversation avec Tomski (Curtiss) à propos du journal, qui le tente, lui aussi, beaucoup. Le problème finan­cier. (T. veut apporter un peu d’argent.) Lettre à Archibald Mac Leish, directeur de la Library of Congress, qui pour­rait intervenir dans certains milieux officiels en faveur de notre projet. Peut-être pourrait-on trouver à Hollywood aussi quelques mécènes…

Le nom Solidarity ne me plaît plus. Trop « tapageur », trop « style propagande ». Zéro Hour serait peut-être mieux. (Comment pourrait-on le traduire ? La dernière heure ? — Une minute avant minuit ? — Le dernier instant ? Tout cela est également impossible. Mais fort heureusement, ce n’est pas un titre allemand que je cherche cette fois…)

1942 – 1er juillet : FRONT D’AFRIQUE – EL ALAMEIN : L’après-midi du 1er juillet, l’Afrika Korps se lança à travers les positions minées et, après de difficiles combats, la 18e Brigade indienne fut anéantie. La 21e D.B. prit l’ouvrage de Deir el Shein avec une bra­voure étonnante. Mais l’Afrika Korps perdit 18 des 55 chars qui lui restaient. La force de pénétration blindée de l’armée de Rommel fut, de ce fait, sévèrement atteinte.

La 90e Légère avança pendant tout l’après- midi, conformément au plan, et essaya, comme les ordres le lui prescrivaient, de passer à l’écart d’El Alamein. Tactique­ment, l’entreprise était impossible car la division tomba sous un terrible feu des 1re, 2e et 3e Brigades sud-africaines et ne put continuer sa progression.

Ces événements avaient fait échouer par la base le plan de Rommel. Car il reposait sur une idée très nette : ne pas se laisser entraîner dans des combats difficiles et coûteux mais, au contraire, manœuvrer l’adversaire. Le 3 juillet, Rommel aban­donna l’espoir d’arriver dans les arrières du 23e Corps. Il tenta alors de former ensemble la 90eLégère, la division italienne Vittorio et l’Afrika Korps pour une ma­nœuvre d’encerclement autour d’El Ala­mein. Mais une attaque massive des Néo- Zélandais, sortant de leur point d’appui de Quaret el Abd, anéantit aussi ce plan. Les Maoris de Freyberg bousculèrent la division italienne Ariete et lui prirent toute son artillerie. Le flanc de Rommel se trouvait alors à découvert et menacé. Cependant, le feld-maréchal n’abandonna pas son projet. Il jeta ses armes lourdes dans le combat et lança en avant ses 88 et son artillerie lourde de campagne. Mais on ne pouvait pas enlever la position bri­tannique avec 26 chars. Dans la nuit du 3 juillet, qui fut la nuit du destin, Rommel ordonna à ses soldats de s’enterrer là où ils se trouvaient. Chaque homme, depuis le général de division jusqu’au troupier, comprit alors que l’assaut commencé si victorieusement le 26 mai et qui devait ne s’arrêter qu’à Alexandrie, était venu au point mort.

Lorsque Rommel télégraphia à Kesselring qu’il était forcé d’arrêter son offensive, ce dernier venait juste de recevoir la nou­velle que la flotte britannique avait quitté Alexandrie et que les états-majors anglais évacuaient Le Caire; mais, tandis que dans ces deux villes on craignait encore une victoire éclair des Allemands, la grande crise anglaise en Afrique du Nord était déjà terminée.

La puissance militaire de Rommel était épuisée mais la bataille était loin d’être terminée cependant (Paul Carell, Afrika Korps).

1943 – 1er juillet :

1. EN ALGERIE, CATROUX REMPLACE MUSELIER – Le général Catroux devient le seul responsable du maintien de l’ordre en Algérie en remplacement de l’amiral Muselier.

2. Dommages causés à Sanary par les troupes d’opération italiennes (T.O.I.), entre le 1er juillet et le 12 septembre 1943 : « Dommages causés par T.O.I. – M. Chevauchet René, La Brécelle, Le Pont d’Aran, anciennement propriété Revest Joseph : tranchées dans le bois, pins coupés, 19 600 f ; M. Revest Joseph, Les grands ponts (La Jeanne) : 200 pins coupés, 8 à 10 000 f ; M. Canolle René, Boucène : murs démolis, terres défoncées, pins coupés ; M. Canolle André, Boucène : murs démolis, pins coupés, terres défoncées ; M. Canolle Jules, Boucène : murs démolis, pins coupés, terres défoncées ; Société nouvelle du Garage Moderne : factures de diverses réparations ; M. Canolle Eugène : murs démolis, récoltes perdues, bois en feu (3000 kg d’olivier) ; Mme Canolle Paulin, Le Lançon : terres défoncées, murs éboulés, arrachage de 40 oliviers environ ; M. Gilardo Jean, La Falaise, sous les Baux : droit de carrière, 1890 f (2 f le m3), dégâts aux toitures et aux clôtures, 10 000 f. ; Cercle Agricole de la Vernette, du 1 .7 au 5.9.43 : occupation de la salle et emploi de matériel (cuisinière, 4 tables, 10 chaises) ; M. Turcan Joseph, artisan menuisier, rue de la Plage : facture heures de machines-outils à la 3ème compagnie du Génie, Lt Mambrini, s’élevant à 1080 f (heures à 40 f.) ; M. Risso Charles, Boucène : erreur dans le calcul des indemnités de logement, 1820 f., 1 chambre à 23 f par jours, du 18 juillet au 19/9/43, erreur de 100 f juillet et août.»

1944 – 1er juillet : Le général Friedrich Wiese prend le commandement de cette 19ème Armée chargée du secteur côtier méditerranéen, il effectue le constat suivant :

– les cadres des unités sous ses ordres sont pratiquement tous plus âgés qu’ailleurs.

– les unités d’infanterie sont, en très grande partie, composées de volontaires peu fiables de l’Ostlegion (unités de l’ armée allemande composées du personnel des pays de l’ Union soviétique).

– 7 divisions d’infanterie se répartissent sur l’ensemble du littoral méditerranéen, soit une dizaine de kilomètres par bataillon. Pourtant, le règlement tactique prévoit qu’en position défensive, un bataillon ne peut tenir efficacement qu’une zone de 1 km 500 de large.

– seuls 2 bataillons d’infanterie constituent les uniques réserves mobiles.

– Basée dans la basse vallée du Rhône, et susceptible d’intervenir puissamment, la 9ème Panzerdivision est envoyée dès le 29 juillet 1944, en renfort vers le nord.

– l’artillerie de campagne aligne 4 pièces tous les 10 km. Installées trop près du rivage, en des points fixes vulnérables, ces batteries côtières sont dans l’incapacité d’intervenir lors de combats à l’intérieur des terres.

– le dispositif manque de pièces antichars, de batteries de DCA, de mortiers lourds, de véhicules de transport automobile, ces matériels étant prélevés pour renforcer le front de Normandie. Il n’y a aucune formation blindée locale d’intervention.

– entre les différentes armes (Heer- Kriegsmarine – Luftwaffe) le manque de liaison pour des actions coordonnées est évident.

Devant ce constat, Le général Wiese s’inquiète. Il a la conviction que le débarquement aura lieu soit dans le delta du Rhône, soit dans le large golfe de Fréjus.

Ses inquiétudes se transformeront en certitudes lors du débarquement de Provence, offensive alliée que le Général Wiese tentera en vain de contenir, en dirigeant la bataille depuis son PC installé au Château de Bontar, près de Pignans dans le Var.

1946 – 1er juillet : La BAN de Saint-Mandrier ne peut se suffire d’une seule escadrille. La 33S, destinée aux grandes liaisons coloniales, est créée  le 1er juillet 1946 (Décision du 4 mai 1946 – 1329 EMG/M/Aéro/1). Elle n’a malheureusement pas beaucoup d’appareils : le Latécoère 611 Achernar du lieutenant de vaisseau Guesdon de Dives (Le Latécoère 611 : un seul exemplaire construit pour la Marine française, qui le baptisa « Achernar ». Hydravion de  reconnaissance et de patrouille. Premier vol le 1er juillet 1939 – Envergure : 40,55m ; longueur : 27,05 ; équipage 7 hommes. Masse à vide : 15295 kg,  Masse totale : 28.834 kg, Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7,5 mm latérales, 2 browning en tourelle dorsale, 1 de queue. 7.000 kg de charges diverses. Motorisation : 4 moteurs Gnome & Rhône 14N-30 de 1010 ch. Vitesse maximale : 349 km/h. Montée à 2.000 m en 10 mn. Autonomie : 4.350 km), le Bréguet 730 (Bréguet 730 : Type hydravion de transport. 2 moteurs Gnome-Rhône 14 N 44/45 de 1.150 ch. Vitesse maximale : 330 km/h. Autonomie : 2.500 km. Masse maximale au déjaugeage : 28.500 kg. Envergure 40,36 m ; longueur 24,37 m. Hydravion de reconnaissance et de patrouille. Premier vol le 4 février 1938 ; deux exemplaires construits, dont un après la guerre.) n°01 « Véga » du lieutenant de vaisseau Audibert, tué en Indochine, et n°02 « Sirius » du lieutenant de vaisseau d’Hauteuille. La base recevra, au fur et à mesure de leur mise en service, les Bréguet 731 (Bréguet 731, dérivé du Bréguet 730. Premier vol le 2 septembre 1947. Deux exemplaires construits) n°01 « Bellatrix » et n°02  « Altaïr ». Il n’y aura plus d’autres formations affectées à Saint-Mandrier pendant plusieurs années.

(Passes du grand et du petit Gaou, carte de 1764, Six-Fours-Le Brusc)

1947 – 1er juillet : NOTRE MARINE EN INBDOCHINE – Le 1er juillet, l’aviso « Commandant Dominé » patrouille et mouille à Duong-Dong ; le 2, mouillage, il est à Ream, le 3, à Poulo-Obi, le 4, à l’îlot Cône, puis retour à Ream.

1959 – 1er juillet : LE PRIX DE L’EAU A SAINT-MANDRIER – Au conseil municipal du 6 juillet, « monsieur le maire (de Saint-Mandrier) donne lecture de l’arrêté de Monsieur le préfet du Var, en date du 1er juillet dernier, fixant le prix de l’eau à 30 F/m3, avec effet rétroactif du 14 juillet 1957. »

1961 – 1er juillet : MORT DE Louis-FerdinanD Destouches dit « Céline » – Disparition à Meudon de l’un des plus grands écrivains su XXe siècle mais aussi l’un des plus controversés à cause de ses pamphlets anti-sémites et de son engagement collaborationniste durant le Second conflit mondial : Louis-Ferdinant Destouches dit « Céline ».

Je possède de lui plusieurs ouvrages parmi lesquels L’école des cadavres, Paris, Gallimard, 1938 ; Voyage au bout de la nuit, Gallimard, 1952, rééd. Par Futuropolis, 1988, avec les illustrations de Tardi, 381 p. ; Voyage au bout de la nuit, Gallimard, 1952, rééd. Folio, n° 28, 1972, 632 p. ; Mort à crédit, Gallimard, 1952 ; Féerie pour une autre fois, Gallimard, 1954 et 1955, rééd. groupée Folio 2787, 1995, 633 p. ; D’un château l’autre, 1957 ; Nord, 1960 ; Casse-Pipe, suivie du Carnet du cuirassier Destouches, Gallimard, 1970 et 1988, rééd. Par Futuropolis, 1989, avec les illustrations de Tardi, 94 p. Guignol’s band I et II, 1988.

-1962 – 1er juillet: Référendum en Algérie : les accords consacrant l’acces­sion de l’Algérie à l’indépendance sont adoptés à la quasi-unanimité des votants (5 994 000 sur 6 034 000). Il y a 530 000 abs­tentions (Benjamin Stora, La gangrène et l’oubli, 2013).

1964 – 1er juillet : Disparition du chef d’orchestre Pierre Monteux qui fut à la tête du London Symphony Orchestra.

1966 – 1er juillet :

1. Toussaint Merle, maire de La Seyne, prend sa retraite d’enseignant (Marius Autran, tome 2, 1988).

2. CONSTRUCTIONS NAVALES ET INDUSTRIELLES DE LA MEDITERRANEE – Le 31 janvier 1966, à La Seyne, les Forges et Chantiers de la Méditerranée se déclarent en cessation de paiement, une administration judiciaire est mise en place. Les syndicats, la population et la municipalité organisent d’imposantes manifestations de défense de la navale.  Le Gouvernement, devant ces réactions, est conscient que la fermeture du chantier serait catastrophique pour l’économie varoise.

En mai 1966, un projet de reprise du chantier se précise, mais 300 licenciements ne pourront être évités. L’Etat accorde d’importantes aides financières à la nouvelle société qui est créée le 1er juillet 1966 par le groupe HERLICQ sous le nom de CONSTRUCTIONS NAVALES ET INDUSTRIELLES DE LA MEDITERRANEE, Marcel BERRE en est le premier directeur (Serge Razzanti, Notes inédites).

-1968 –1er juillet : Les droits de douane ont été supprimés entre les six membres fondateurs DE L’UNION EUROPEENNE à partir du premier juillet 1968 pour les produits industriels et du premier janvier 1970 pour les produits agricoles. La date limite fixée dans le traité de Rome était celle du premier janvier 1970. Cette abolition des droits de douane entre les nouveaux adhérents et les Etats membres s’est réalisée selon les calendriers prévus par les différents actes d’adhésion (le premier juillet 1977 pour l’Irlande, le Danemark et le Royaume Uni). Le traité prévoyait que les Etats s’abstiendraient d’établir entre eux de nouveaux droits ou taxes d’effet équivalent et s’abstiendraient également d’augmenter ceux pratiqués dans leur relations commerciales mutuelles. C’est la clause du « Stand Still » : pas de modification dans le sens d’une augmentation. Cette disposition avait un grand intérêt dans la période de transition entre le traité et l’Union douanière. Elle reste une disposition fondamentale. La Cour peut en effet sanctionner le manquement au principe d’interdiction, pour un Etat membre d’établir un quelconque droit par rapport à un autre Etat membre.

L’article 12 du traité de Rome a posé les bases de l’arrêt Van Gend and Loos. Dans la pratique cependant, le contentieux a été de faible ampleur par rapport à la tâche réalisée. Sur le plan matériel, le Tarif Douanier Commun fait l’objet d’une réglementation du Conseil. Il établit des droits uniformes sur les marchandises originaires des pays tiers et importées sur le territoire douaniers de la Communauté. La Cour a précisé le terme de marchandise : il s’agit de produits appréciables en argent et susceptibles d’être l’objet de transactions commerciales. Cela exclue les biens immatériels (la façon de procéder, le savoir-faire…) ainsi que les produits illicites (les stupéfiants…).

Ce Tarif Douanier Commun signifiait qu’à partir de 1970, les Etats membres perdaient tout pouvoir autonome en matière tarifaire et ne pouvaient ni modifier le TDC ni en assurer la gestion. La compétence pour modifier le TDC et le gérer appartenait aux autorités communautaires, et particulièrement à la Commission. Les modifications du TDC se font en effet par l’adoption de règlements communautaires, selon l’article 28 du Traité.

Le Conseil intervient également sur les fondements des articles 113 (sur les politiques commerciales) et 238 (sur les accords avec les Etats tiers). (M. Joly, 1997, Institut d’Etudes politiques, Aix-en-Provence.).

1986 – 1er juillet : Disparition de l’international de foot-ball Jean Baratte, surnommé de son vivant le « Capitaine courageux » qui, en 278 matches en Division 1, marqua 169 buts 95 matchs et 26 buts en Division 2.

-1990 – 1er juillet : libéralisation complète des capitaux en Europe – Une directive effective depuis le premier juillet 1990 réalise la libéralisation complète des capitaux en Europe. On y trouve une nomenclature des mouvements de capitaux libéralisés mais elle n’est pas limitative.

-1994 – 1er juillet : POLOGNE ET EUROPE – « Si nous ne rejoignons pas l’Ouest à temps, l’Est va bientôt nous rattraper » écrit Lech Walesa, Président de la République de Pologne au premier ministre français Edouard Balladur, le 1er juillet 1994 (Marie Lavigne, dans « Le Monde diplomatique », septembre 1994)

1997 – 1er juillet : DECES D’Annie Fratellini – Disparition à Neuilly-sur-Seine d’une grande personnalité du cirque, Annie Fratellini, qui fut tout à la fois clown, multi-instrumentiste, actrice, chanteuse et fondatrice de l’école nationale du cirque avec son marie Pierre Etaix. Née à Alger, elle avait épousé en premières noces Pierre Granier-Deferre.

1999 – 1er juillet : CATASTROPHE DANS LE DEVOLUY – Hautes-Alpes, à Saint-Etienne en Dévoluy, une cabine de téléphérique se détache de son câble et s’écrase. Les vingt passagers sont tués.

2012 – du 10 mars au 1er juillet : Deux expositions ont rendu hommage à Joseph Garibaldi : Les terres marines de Joseph Garibaldi à Cassis en 2006, et, le Midi paisible au Palais des Arts à Marseille où une centaine de ses tableaux et dessins ont été exposés. Joseph Garibaldi. Peintre français né à Marseille le 12 mai 1863, mort à Marseille le 6 mai 1941. Fils d’un employé italien de la firme Noilly Prat à Marseille, le talent de Joseph Garibaldi est détecté par Louis Prat, patron de l’entreprise, qui le fait inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de cette ville. La venue à Marseille du peintre lyonnais Antoine Vollon est décisive : sous son influence et sur ses conseils, il expose au Salon. Garibaldi devient son ami dévoué, c’est lui qui en août 1900 l’assistera dans ses derniers jours. Il sera ami avec Alexis Vollon, le fils d’Antoine, mais aussi avec ses condisciples et ses confrères de l’Association des artistes marseillais (AAM).  Joseph Garibaldi expose au Salon des artistes de 1884 à 1914 où il obtient une mention honorable en 1887 et une médaille de deuxième classe en 18971. Ce sont principalement des vues de sites et monuments célèbres, de ports du littoral : Cassis, où il peint régulièrement entre 1884 et 1899, La Ciotat, où il est accueilli par Antoine Lumière, Bandol, Sanary et Toulon. Mais sa spécialité restera le Vieux-Port de Marseille. Il bénéficie jusqu’en 1905 du mécénat du baron Alphonse de Rothschild (1827-1905) qui, guidé par le critique Paul Leroy, très favorable aux élèves de Vollon, achète ses tableaux et en fait don à des musées de province. Il expose ses paysages à l’Exposition coloniale de Marseille en 1906 et obtient une bourse de voyage pour la Tunisie en 1907. Il est dans le reste de sa carrière soutenu par ses amis de l’AAM. En dehors de deux incursions à Venise (1895 et 1903) et en Corse (1889 et 1895), ou de voyages en Savoie (1904) et en Ariège (1906), il est attaché à son quartier de Rive-Neuve. Ce n’est qu’après la Première Guerre mondiale que, bénéficiant d’un logement à Fos-sur-Mer, il s’y rend régulièrement pour peindre. Dans les années 1930, il est atteint par un glaucome. Bibliographie : 1. Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d’Azur, 1995, 360p., p. 122-123 et 347. 2. André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, 2006 (1re éd. 1986), 473 p., p. 206-207. 3. Pierre Murat, Les terres marines de Joseph Garibaldi, Musée de Cassis, 2006. 4. Pierre Murat, Joseph Garibaldi, le Midi paisible, Fondation Regards de Provence, 2012

2021 – 1er juillet : PREMIER TOUR DES LEGISLATIVES EN FRANCELe Rassemblement national grand vainqueur, la gauche unie au sein du Nouveau Front populaire (NFP) en solide progression, et la coalition présidentielle Ensemble qui subit une lourde défaite. Voici, en résumé, le triple constat qui ressort du premier tour ce dimanche 30 juin. 76 députés ont été élus dès le premier tour, comptabilisant plus de la moitié des suffrages exprimés.  Dans le détail, le RN et ses alliés ont obtenu 33,4 % des suffrages, d’après les résultats définitifs publiés par le ministère de l’Intérieur dans la nuit de dimanche à lundi et traités par Le Parisien. 39 députés sont élus dès le premier tour, parmi lesquels Marine Le Pen. Le NFP arrive deuxième avec 27,98 % des suffrages (32 élus dès le 1er tour), devant Ensemble (les candidats d’Emmanuel Macron) et ses alliés, qui s’en sortent avec un score de 20,76 % (2 sièges). Suivent Les Républicains (6,56 % des suffrages, 1 élu) et les divers droite (3,67 %, 2 élus). Tout est encore possible en vue du second tour. D’autant plus qu’au-delà des classiques duels (on en compte 188), le second tour opposera trois candidats dans 306 circonscriptions. Dans cinq d’entre elles, il y aura même quatre candidats en lice dimanche prochain. Toutefois, certains candidats pourraient se désister afin de faire « barrage » à l’extrême droite.

Résultats pour le Var :

1ère circonscription : M. Sébastien SOULÉ (RN) avec 42,28% des voix, M. Yannick CHENNEVARD (Ensemble) avec 31,37% des voix et M. Eric Habouzit ( Union de la Gauche) avec 22,38% des voix arrivent en tête du scrutin et participeront au second tour de l’élection.

2ème circonscription : Mme Laure LAVALETTE (RN) est élue au premier tour avec 50,81% des voix (32,93% des inscrits).

3ème circonscription : M. Stéphane RAMBAUD (RN) avec 46,51% des voix et Mme Isabelle Montfort (Ensemble) avec 20,21% des voix arrivent en tête du scrutin et participeront au second tour de l’élection.

4ème circonscription : M. Philippe LOTTIAUX (RN) est élu au premier tour avec 56,07% des voix (35,59% des inscrits).

5ème circonscription : Mme Julie LECHANTEUX (RN) est élue au premier tour avec 51,51% des voix (33,70% des inscrits).

6ème circonscription : M. Franck GILETTI (RN) est élu au premier tour avec 53,51% des voix (35,57% des inscrits).

7ème circonscription : M. Franck BOCCALETTI (RN) avec 48,30% des voix et Mme Cécile MUSCHOTTI (Ensemble) avec 18,53% des voix arrivent en tête du scrutin et participeront au second tour de l’élection.

8ème circonscription : M. Philippe SCHRECK (RN) est élu au premier tour avec 53,55% des voix (34,90% des inscrits).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE !

Devant la montée de la délinquance, nos concitoyens ont besoin d’être assurés, dit le commissaire de police à ses agents. Jusqu’alors vous portiez des matricules allant de 1 à 18. Désormais, pour renforcer l’impression de sécurité, ceux-ci seront numérotés de 101 à 118

J’en ai terminé pour aujourd’hui.

Je vous quitte.

Bonne journée à tous et  demain !

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