ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 9 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4142).
ILLUSTRATION : le Belem arrive à Marseille.
FÊTES
Fête des Pacôme, du nom du fondateur de la vie religieuse vécue en commun ou cénobitisme, et aussi jour du sarcloir au calendrier républicain.
Bonne fête aux Pacôme et aux Sarcloir(s) !
DICTON
« Abrieou fres, pan et vin douno. / Se maï es fres l’y va meissoun. »
(Avril froid donne pain et vin. / Si mai est froid, il moissonne tout).
PENSÉE
« Quand on sait que les dinosaures ont disparu si soudainement qu’on retrouve encore des œufs qui n’ont pas éclos, cela conduit à imaginer que, par tel ou tel mécanisme, par une défaillance totale des défenses immunitaires, par exemple, l’espèce humaine peut, elle aussi, disparaître » (Georges Duby, « sur les traces de nos peurs », 2020 ; p. 99).
ÉPHÉMÉRIDES

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

SANARY – 316e livraison :. -1800 – 9 mai : Charles ROUSTAN, ex-commissaire du gouvernement, est désigné comme Maire de Sanary, et Jacques VILLENEUVE, propriétaire, comme adjoint (remplacé illico par Antoine BOYER, fils d’Honoré, propriétaire). Un arrêté du Sous Préfet, SENES le Jeune, nommera aussi dix conseillers municipaux, le 19 Floréal an 8 (9 mai 1800) . La colonne mobile munie de cinq jours de vivres reçut l’ordre de se rendre à ANTIBES, lieu de concentration des troupes. Pour l’étoffer, on dut y joindre les conscrits non encore partis pour DIJON ou pour LYON où se trouvaient les camps. Cela s’accompagnait de l’ordre d’arrestation de ceux qui n’obéissant pas à cet ordre seraient considérés comme déserteurs. Le jour du départ, 23 floréal, à six heures du matin, on ne trouva que cinquante et un présents qui eurent l’ordre de se trouver à ANTIBES le 27. (Rotger B., 1984, p. 330-331.

OLLIOULES 230e livraison. Entre le 9 mai 1372 et le 14 août 1375 : Ollioules bâtit SON ENCEINTE: Le choix imposé par les Etats de Provence était clair pour Ollioules, troisième communauté de la viguerie de Toulon, dont l’agglomération groupée près de l’église était dépourvue de remparts : ou bien ceux-ci étaient construits dans un schéma d’ensemble incluant le château, ou bien il ne restait plus qu’à tout abandonner et rejoindre l’abri des murs toulonnais. Ce qui faisait évidemment l’intérêt d’Ollioules, c’était sa position en verrou à l’ouest de Toulon. Quant à son port, depuis que Lagoubran lui avait été interdit d’utilisation (Brémond 1938 : le litige entre la ville de Toulon et les seigneurs d’Ollioules et de Six-Fours au sujet du port de Lagoubran ne sera définitivement liquidé qu’après 1396), Ollioules utilisait celui de Sanary qui ne revêtait pas d’importance stratégique puisqu’un portulan daté vers 1390 ne le mentionne pas entre Bandol et Toulon (Brun 1997 : Portulan vénitien anonyme, daté du XIVe s., c. 1390, reproduction de la planche 3, bassin occidental de la Méditerranée), certainement à cause du peu de profondeur de ses eaux qui ne peuvent accueillir de gros navires, comme nous l’indique le portulan Parma-Magliabecchi daté du XVe s., cité par Rotger 1996, p. 35 : tu verras une tour qui s’appelle Sanary (Sinari dans le texte) qui est un bon port pour petits navires avec un fond de 3 pas. Le portulan était une carte marine des navigateurs du XIIIe au XVIe siècle, et un livre contenant la description des ports et des côtes, avec les indications nécessaires au pilotage. Le mot vient de l’italien portolano, pilote).
Malgré ces difficultés, le Conseil opta pour le maintien sur place, et sa décision fut à l’origine de la convocation de l’assemblée générale de la commune qui adopta, le 9 mai 1372, la taxes pour les travaux de fortification, décision est prise pratiquement au moment où Marseille procédait à une nouvelle mise en défense, l’ancienne enceinte étant incomplète et ruinée.
Acte publié le 9 mai 1372, portant établissement par la communauté d’Ollioules d’un octroi (rêve) dont le produit doit être affecté aux travaux de fortification du lieu. Cette rêve porte sur la possession ou la vente de l’huile, du vin, du pain, des bœufs, agneaux, chevreaux, porcs, vaches, veaux, chèvres, moutons, mulets, ânes, de la laine, des peaux, des légumes, des noix, des noisettes, etc. L’acte est passé dans la rue Droite, devant l’hôpital, en Assemblée générale des habitants convoquée à cet effet. La commune y est représentée par cinq conseillers municipaux, consuls compris. Notaire: Blégier (Castellan, 1937, p. 18 ; H. Ribot, 2003).

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 518 livraison.
-1798 – 9 mai (20 floréal an VI) : EXPEDITION D’EGYPTE – Du 9 au 14 mai, un convoi venant de Marseille ralliait Toulon ; escorté par trois frégates, dont l’Alceste, portant un état-major et des troupes, ce convoi avait mis trois journées pour effectuer cette traversée, ayant eu sa marche contrariée par des vents soufflant de l’est. A son arrivée, il avait été obligé de mouiller sous les forts Lamalgue et Saint-Louis, en baie des Vignettes (Note de Louis Baudoin, 1965, p. 414).

LA SEYNE-SUR-MER – 220e livraison : –1798 – 9 mai : L’énorme activité causée dans la région par la mise en route d’une telle expédition devient plus fiévreuse et plus grande encore lorsque le général Bonaparte entre à Toulon le 9 mai. Fabriques du pays et commerce local sont comblés de commandes et d’achats par la Marine et par la Guerre. A La Seyne, les chantiers de constructions navales (Nicollet, Lombard, Tortel, Baudoin, Curet, Argentéry, Beaussant, Jouglas, etc.) travaillent sans arrêt pour satisfaire aux besoins du port de Toulon, construisant bateaux de transport, chalands, barques, embarcations, objets d’armement, prêtant du personnel (charpentiers, calfats, peintres) ou réparant voitures et caissons pour l’artillerie, ponts et passerelles pour le génie. Les fabricants de cordages, de leur côté, nombreux en notre cité, les tonneliers ont aussi fort à faire pour la flotte. D’autre part, la commune livra des bois tirés de la forêt de Janas, les Seynoises confectionnèrent des effets pour les équipages, les soldats, les services d’intendance et d’hôpitaux. En outre, le quartier maritime de La Seyne fournit un contingent appréciable de gens de mer destiné à compléter les armements des navires de l’expédition. Les commerçants, pour leur part, n’eurent pas à se plaindre. .

TOULON : –1798 – 9 mai (20 floréal an VI) : EXPEDITION D’EGYPTE – Bonaparte arrive à Toulon. Il loge chez l’ordonnateur Benoît Georges de Najac, chargé de préparer la flotte. Dès son arrivée, il passe en revue, sur la place d’Armes, les 18e, 32e et 75e demi-brigades qui étaient prêtes à s’embarquer. A la 18e, qui s’était couverte de gloire à Rivoli, il avait dit : « Brave 18e, je vous connais, l’ennemi ne tiendra pas devant vous ! » ; à la 32e, qui s’était illustrée à Lonato, il s’était contenté de dire : « Je suis tranquille, voici l’Invincible ! » Quant à la 75e demi-brigade, elle fut saluée par lui du titre de « Victorieuse » (Louis Baudoin, 1965, p. 411).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

1356 – 9 mai : Trets – Protestation des syndics de Trets contre l’exaction de la taille, réclamée par Raimond d’Agoult, seigneur (Acte 675 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Arch. comm. de Trets, série CC
Entre le 9 mai 1372 et le 14 août 1375 : Ollioules bâtit SON ENCEINTE: Le choix imposé par les Etats de Provence était clair pour Ollioules, troisième communauté de la viguerie de Toulon, dont l’agglomération groupée près de l’église était dépourvue de remparts : ou bien ceux-ci étaient construits dans un schéma d’ensemble incluant le château, ou bien il ne restait plus qu’à tout abandonner et rejoindre l’abri des murs toulonnais. Ce qui faisait évidemment l’intérêt d’Ollioules, c’était sa position en verrou à l’ouest de Toulon. Quant à son port, depuis que Lagoubran lui avait été interdit d’utilisation (Brémond 1938 : le litige entre la ville de Toulon et les seigneurs d’Ollioules et de Six-Fours au sujet du port de Lagoubran ne sera définitivement liquidé qu’après 1396), Ollioules utilisait celui de Sanary qui ne revêtait pas d’importance stratégique puisqu’un portulan daté vers 1390 ne le mentionne pas entre Bandol et Toulon (Brun 1997 : Portulan vénitien anonyme, daté du XIVe s., c. 1390, reproduction de la planche 3, bassin occidental de la Méditerranée), certainement à cause du peu de profondeur de ses eaux qui ne peuvent accueillir de gros navires, comme nous l’indique le portulan Parma-Magliabecchi daté du XVe s., cité par Rotger 1996, p. 35 : tu verras une tour qui s’appelle Sanary (Sinari dans le texte) qui est un bon port pour petits navires avec un fond de 3 pas. Le portulan était une carte marine des navigateurs du XIIIe au XVIe siècle, et un livre contenant la description des ports et des côtes, avec les indications nécessaires au pilotage. Le mot vient de l’italien portolano, pilote).
Malgré ces difficultés, le Conseil opta pour le maintien sur place, et sa décision fut à l’origine de la convocation de l’assemblée générale de la commune qui adopta, le 9 mai 1372, la taxes pour les travaux de fortification, décision est prise pratiquement au moment où Marseille procédait à une nouvelle mise en défense, l’ancienne enceinte étant incomplète et ruinée.
Acte publié le 9 mai 1372, portant établissement par la communauté d’Ollioules d’un octroi (rêve) dont le produit doit être affecté aux travaux de fortification du lieu. Cette rêve porte sur la possession ou la vente de l’huile, du vin, du pain, des bœufs, agneaux, chevreaux, porcs, vaches, veaux, chèvres, moutons, mulets, ânes, de la laine, des peaux, des légumes, des noix, des noisettes, etc. L’acte est passé dans la rue Droite, devant l’hôpital, en Assemblée générale des habitants convoquée à cet effet. La commune y est représentée par cinq conseillers municipaux, consuls compris. Notaire: Blégier (Castellan, 1937, p. 18 ; H. Ribot, 2003).
Octroi ou rêve : Les communes médiévales encourageaient la vente de viande, en partie parce qu’un ravitaillement correct assurait un climat social stable, et en partie parce qu’elle représentait une source de revenus fiscaux. Le prélèvement des impôts s’effectuait sur chaque transaction et sur les emplacements de vente. La principale imposition était la rêve apparue dans la seconde moitié du XlVe siècle. Elle faisait partie des gabelles, impôts qui touchaient les produits de consommation courante : vin, huile, grains, poissons et viandes. Castellan, 1937, p. 18 : Cette rêve porte sur la possession ou la vente de l’huile, du vin, du pain, des bœufs, agneaux, chevreaux, porcs, vaches, veaux, chèvres, moutons, mulets, ânes, de la laine, des peaux, des légumes, des noix, des noisettes, etc.) : L’acte est passé dans la rue Droite, devant l’hôpital, en assemblée générale des habitants convoquée à cet effet. La commune y est représentée par cinq conseillers municipaux, consuls compris ; c’est le notaire Blégier qui enregistre l’acte. Texte ô combien intéressant qui nous apporte une masse d’informations sur les modifications majeures subies par Ollioules et sa communauté depuis 1346.
Cette réunion rappelle celle qui se tint une centaine d’années auparavant, lorsque le 11 des calendes d’octobre 1274, un parlement public avait été convoqué à son de cloches dans le cimetière de la paroisse pour « affaire le concernant » dirions-nous. Tout comme précédemment, l’assemblée générale se tient donc elle aussi dans l’enceinte de l’espace cémétérial, c’est-à-dire sur la Grand-Place, mais chose nouvelle, devant l’hôpital du Saint-Esprit d’Ollioules qui devait fonctionner sur le mode de ceux de Toulon et de Marseille qui existaient depuis le XIIe s. où le prud’homme qui les régissait ne percevait aucune rémunération car c’était une œuvre méritoire confiée aux meilleurs hommes de la communauté. Elle en diffère essentiellement par le fait que ce sont les Ollioulais qui prennent une décision dûment enregistrée et authentifiée par notaire. Car les trois Etats sont là, les seigneurs, le clergé et ceux qu’en 1323 on appelait « les hommes de l’universitat du castrum » (Borricand P., 1955 : 1344-1345. Les habitants étaient groupés en une communauté possédant la personnalité morale : l’universitas qui cependant ne peut accomplir tous les actes ; par exemple en justice, elle est obligée d’avoir des représentants ; ce furent les syndics, procuratores, defensores, factores, gestores. Comment étaient-ils désignés ? On sait qu’à Bormes, le droit de nomination appartenait au seigneur. Mais qu’arrivait-il si le seigneur refusait d’accorder des syndics à la communauté ? M. Agulhon, N. Coulet, 1987 : avant 1343, le roi Robert accorde à de nombreuses agglomérations le droit de former des conseils et même de désigner des syndics qui représentent la communauté. Le syndicat, placé sous la tutelle souvent plus théorique que réelle du seigneur du lieu, remplace le consulat et connaît une diffusion plus large), et qui aujourd’hui sont cinq conseillers parmi lesquels des consuls, venus, non pas pour entendre ce qui a été décidé pour eux, mais pour trouver les moyens financiers d’assurer la défense commune en élevant les fortifications de la ville. Car Ollioules, pour le moment, et hormis la basse-cour du château, ne possède toujours pas de remparts – à l’exemple de nombreuses autres cités -, et l’agglomération ouverte se développe donc hors les murs de la forteresse seigneuriale, près de l’église, qui peut éventuellement servir de refuge, et de la rue droite où habitent les notables et peut-être déjà certains chevaliers. Cette rue, actuellement rue Branly et rue Baudin, est en fait le prolongement du grand chemin qui passe la Reppe au pont de Toulon et monte directement au château après avoir recoupé la route du Beausset à Sanary à hauteur de la Tour.
La mise en œuvre fut relativement rapide puisque le 14 août 1375, Ollioules avait déjà élevé ses murailles qui rejoignaient celles du château féodal (H. Ribot, 2003).

1449 – 9 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE, quartier de Séon (registre aux archives de l’Evêché)-
1. Las Longas Cambadas. Longues-Cambades – lieu-dit à Saut-de-Maroc (1872). Note : équivalent du français « enjambée), étendue de terrain qu’un cultivateur bèche avec sa houe ou qu’un moissonneur parcourt avec sa faucille sans se détourner ni à droite ni à gauche (Mistral).
2. La Pinède. Pinède, cap (1872). Première mention : La Pineda, 30 juin 1248 (charte aux archives municipales).
1593 – 9 mai : SAINT-CYR – Gache des Baumelles, poste de surveillance des abords maritimes (port d’Allon) (Archives de la Cadière, BB 5, registre des délibérations, n°47, fol. 130, 9 mai 1593). Les Baumelles – montagne, cap, bois, batterie, moulin hydraulique, tuileries, carrière de gypse, chemin, propriété, oppidum, château, garde, commune de Saint-Cyr. Pour Mortreuil J.-A.-B. (1872), les Baumelles désignent la pointe qui marque l’entrée du golfe de la Ciotat à l’est, tandis que pour Giraud (Giraud M. 1864), il s’agit d’abord du nom d’une montagne, puis de celui d’un cap. La première mention des Baumelles remonte à 1406 sous la forme la Balmetta (Duprat H.E. 1935) ; cf. le Bau Barut pour comprendre la relation ayant existé entre « baume / balme » et « bau[s] / bal[s] »). Peu étendue d’abord, la propriété devint très vaste au détriment de nombreux lieux-dits qui retrouvèrent plus tard leur nom initial lorsque la propriété fut morcelée. C’est au XVIIIe siècle (cf. les cadastres de 1726 à 1790) que les Baumelles atteignent leur superficie maximum : hauteur de la Gache (avec une garde), cap des Baumelles (aujourd’hui, pointe Grenier), auxquels s’ajoutent le château, un bois, une batterie, un moulin hydraulique, des tuilières, une carrière de plâtre, un chemin. La communauté y possède des plâtrières achetées en 1557. (d’après Duprat H.E. 1935). Ces plâtrières sont mentionnées sur la carte de Tassin (1634). Notons qu’il n’est nulle part fait mention d’un quelconque Tauroentum avant le début du XVIIIe siècle).
1630 – 9 mai : Mort de Théodore Agrippa d’Aubigné, écrivain et penseur à qui l’on doit, entre autres « Les Tragiques », publié chez Garnier-Flammarion 190, 1968, 314 p. La revue littéraire mensuelle Europe, dans sa livraison mars 1976, lui a dédié un volume de 246 pages intitulé simplement « D’Aubigné Agrippa ».
1713 – 6 et 9 mai : Le contrôle de la navigation se renforce car la peste se manifeste un peu partout. Des informations émanant du Bureau de Santé de TOULON viennent mettre en garde les administrateurs de SAINT-NAZAIRE. Le 6 mai 1713, il est signalé qu’un patron génois qui se. trouve dans la rade de TOULON et qui vient d’un endroit suspect, ne pourra prendre au port de SAINT-NAZAIRE, les 100 milleroles de vin qu’il devait y embarquer, Si ce n’est après une purge au lazaret de TOULON ou avec un garde à son bord et à ses frais. Le 9 mai, il est également signalé qu’un brigantin de MALTE, qui a demeuré quelques jours à VILLEFRANCHE a une patente en due forme. Il est chargé de bas de coton et d’autre coton travaillé. Il va à MARSEILLE et de là en ESPAGNE. Il est autorisé à quitter le port de SAINT-NAZAIRE s’il fait le serment d’assurer qu’il vient bien des pays qu’il a nommés. Dans le même temps, le comte de GRIGNAN par une ordonnance, ordonne qu’il faut mettre en quarantaine tous les bâtiments de quelques nations qu’ils puissent être qui viendront en droiture ou qui auront communiqué dans les pays sous la domination de l’archiduc. Les marchandises seront mises au lazaret et y feront 18 jours, les passagers feront 6 jours. Pour les bâtiments venant de PORT-MAHON ou de la côte d’ESPAGNE, ou les Anglais qui viendront d’ANGLETERRE, ou de HOLLANDE, feront aussi une quarantaine de 6 jours par précaution. Cela parce que nous avons reçu avis de la peste à VIENNE et en AUTRICHE. En ce qui concerne les bâtiments venant d’AMÉRIQUE et qui touchent la terre d’ESPAGNE parce que dans ce pays la contagion est aussi à craindre qu’au LEVANT et en BARBARIE, SAINTNAZAIRE ne doit leur donner, à l’avenir, aucune entrée ni pratique dans le port (Rotger B., 1984).
1783 – 9 mai : Mort, à Sanary, de Joseph Dieu, ermite de Notre Dame de Pitié. Il semble que ce soit bien en 1561 que fut érigée la chapelle de Notre-Dame de Pitié dont le desservant était désigné par le curé d’Ollioules. Cet ermite était chargé de l’entretien et de sonner la cloche pendant un orage ou un brouillard intense afin de permettre ainsi aux marins de rejoindre le port.
1789 – 9 mai : Mort à Paris de Jean-Baptiste Vaquette de Gribeauval, plus connu sous le seul nom de Gribeauval attribué à des pièces d’armement mais aussi, et surtout, à la réforme complète que cet officier et ingénieur apporta à l’artillerie de campagne française. Cette réforme explique, en partie, les succès des armées révolutionnaires. L’excellent matériel d’artillerie du système Gribeauval était constitué de pièces de canon à âme lisse, calibrées en livres. Nous ne sommes pas exactement renseignés sur les portées exactes de ces matériels ; les Archives de la Guerre font état de hausses et de tables de tir donnant une bonne précision jusqu’à mille mètres. D’autre part, certains auteurs parlent de portées atteignant mille cinq cents à deux mille mètres à obus perdus. Il en est de même pour les mortiers qui, eux, étaient calibrés en pouces. Leurs bombes creuses et à mèche, chargées de poudre, se disloquaient en gros éclats ; quant à leur portée, extrême, on peut l’estimer à huit cents ou mille mètres selon les calibres.
1793 – 9 mai :
1. La Convention autorise l’arrestation des navires neutres portant des marchandises appartenant aux ennemis de la France, le temps de la confiscation de ces dernières (Yann Fauchois, 2001, p. 1174).
2. Mise en état de réquisition permanente du dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du Var et du vingtième de ceux des côtes et frontières – Le 9 mai 1793, le directoire du département du Var adressa aux districts une circulaire imprimée, pour annoncer que les trois corps administratifs réunis à Toulon avaient requis le commandant de l’année d’Italie de mettre en état de réquisition permanente le dixième des gardes nationaux sédentaires de l’intérieur du département et le vingtième de ceux des côtes et frontières. La lettre d’envoi est du 23 mai. Conformément à ses prescriptions, le dimanche 3o mai, à 10 heures du matin, le maire, Pardigon, les officiers municipaux et le procureur de la commune de Sanary se rendirent sur la place, revêtus de leurs écharpes. La garde nationale, composée des personnes de seize à cinquante ans en état de porter les armes, s’y trouvait convoquée. Après un ban, la circulaire du directoire fut lue en langue vulgaire, c’est-à-dire en provençal. Les 6 compagnies comprenaient 264 volontaires, dont 99 étaient exempts à raison de leur âge, de leurs infirmités ou de la place occupée par eux. Sur i65 hommes, formant la différence entre les deux nombres précédents, 40 se trouvaient en service permanent aux batteries de Portissol et de la Cride, 64 servaient à ces postes en qualité de servants canonniers, 8 étaient chefs de pièce et 3 autres canonniers; 5o hommes seulement restaient disponibles. Ces derniers déclarèrent que le recrutement désiré était impraticable à raison de la situation stratégique de Saint-Nazaire et à cause du grand nombre de leurs compatriotes employés à la marine, à l’arsenal et aux armées (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001).
1796 – 9 mai (20 floréal an IV) : GUERRE D’Italie – Suspension d’armes signée entre Bonaparte et le duc de Parme.

1798 – 9 mai (20 floréal an VI) : EXPEDITION D’EGYPTE –
1. Bonaparte arrive à Toulon. Il loge chez l’ordonnateur Benoît Georges de Najac, chargé de préparer la flotte. Dès son arrivée, il passe en revue, sur la place d’Armes, les 18e, 32e et 75e demi-brigades qui étaient prêtes à s’embarquer. A la 18e, qui s’était couverte de gloire à Rivoli, il avait dit : « Brave 18e, je vous connais, l’ennemi ne tiendra pas devant vous ! » ; à la 32e, qui s’était illustrée à Lonato, il s’était contenté de dire : « Je suis tranquille, voici l’Invincible ! » Quant à la 75e demi-brigade, elle fut saluée par lui du titre de « Victorieuse » (Louis Baudoin, 1965, p. 411).
2. Du 9 au 14 mai, un convoi venant de Marseille ralliait Toulon ; escorté par trois frégates, dont l’Alceste, portant un état-major et des troupes, ce convoi avait mis trois journées pour effectuer cette traversée, ayant eu sa marche contrariée par des vents soufflant de l’est. A son arrivée, il avait été obligé de mouiller sous les forts Lamalgue et Saint-Louis, en baie des Vignettes (Note de Louis Baudoin, 1965, p. 414).
3. L‘énorme activité causée dans la région par la mise en route d’une telle expédition devient plus fiévreuse et plus grande encore lorsque le général Bonaparte entre à Toulon le 9 mai. Fabriques du pays et commerce local sont comblés de commandes et d’achats par la Marine et par la Guerre. A La Seyne, les chantiers de constructions navales (Nicollet, Lombard, Tortel, Baudoin, Curet, Argentéry, Beaussant, Jouglas, etc.) travaillent sans arrêt pour satisfaire aux besoins du port de Toulon, construisant bateaux de transport, chalands, barques, embarcations, objets d’armement, prêtant du personnel (charpentiers, calfats, peintres) ou réparant voitures et caissons pour l’artillerie, ponts et passerelles pour le génie. Les fabricants de cordages, de leur côté, nombreux en notre cité, les tonneliers ont aussi fort à faire pour la flotte. D’autre part, la commune livra des bois tirés de la forêt de Janas, les Seynoises confectionnèrent des effets pour les équipages, les soldats, les services d’intendance et d’hôpitaux. En outre, le quartier maritime de La Seyne fournit un contingent appréciable de gens de mer destiné à compléter les armements des navires de l’expédition. Les commerçants, pour leur part, n’eurent pas à se plaindre. Avant son départ de Paris, Bonaparte avait écrit à la Commission à Toulon : « Je vous recommande de veiller à ce que les troupes aient tous les jours du vin et de l’eau-de-vie et à ce que les subsistances leur soient assurées. » Toutefois, on avait décidé d’allouer aux soldats partant pour l’Egypte un supplément de solde journalier de quatre sous afin de ne pas exciter la jalousie des militaires de la garnison de Toulon et des alentours par des distributions exceptionnelles ; les futurs combattants des Pyramides purent ainsi effectuer certains achats et boire du bon vin du pays qui, à cette époque, ne coûtait que deux sous le litre. Les officiers de l’armée firent, de leur côté, l’acquisition de maints objets, d’articles de toilette et de parure pour leurs épouses ou pour leurs bonnes amies (Louis Baudoin, 1965, p. 410-411).
-1799 – 9 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – « Le général en chef Bonaparte au contre-amiral Perrée. « Le contre-amiral Ganteaume vous fait connaître, citoyen général, ce que vous avez à faire pour enlever quatre à cinq cents blessés que je fais transporter à Tentoura, et qu’il est indispensable que vous transportiez à Alexandrie et à Damiette : vous vaincrez, par votre intelligence, vos connaissances nautiques et votre zèle, tous les obstacles que vous pourrez rencontrer ; vous et vos équipages acquerrez plus de gloire par cette action que par le combat le plus brillant : jamais croisière n’aura été plus utile que la vôtre, et jamais frégates n’auront rendu un plus grand service à la république.»
Le même jour, Kléber arrive à Acre avec la brigade Verdier. On fait lancer l’assaut avec en première ligne Kléber constitue pour Bonaparte la dernière chance de prendre Acre. Le reste de l’armée est épuisé par les tentatives successives et ne croit plus dans la possibilité de prendre la ville (note de Henry Laurens, Imprimerie nationale).
-1800 – 9 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – « Le général en chef Kléber à l’ordonnance en chef. Le 19 floréal an VIII (9 mai 1800) : Je vous préviens qu’il est arrivé à Gizeh un troupeau de quinze cents moutons que m’envoie Mourad Bey et qui sont pour la subsistance de l’armée. Veuillez bien donner vos ordres en conséquences. »
Autre courrier de Kléber au général Samson concernant les travaux de fortifications.
Autre courrier de Kléber au général Reynier concernant de frapper la province de Charkieh de 3000 ardabs d’orge et de fèves pour les places de Salheyehet de Belbeis avant l’arrivée des eaux.

-1800 – 9 mai : Charles ROUSTAN, ex-commissaire du gouvernement, est désigné comme Maire de Sanary, et Jacques VILLENEUVE, propriétaire, comme adjoint (remplacé illico par Antoine BOYER, fils d’Honoré, propriétaire). Un arrêté du Sous Préfet, SENES le Jeune, nommera aussi dix conseillers municipaux, le 19 Floréal an 8 (9 mai 1800) . La colonne mobile munie de cinq jours de vivres reçut l’ordre de se rendre à ANTIBES, lieu de concentration des troupes. Pour l’étoffer, on dut y joindre les conscrits non encore partis pour DIJON ou pour LYON où se trouvaient les camps. Cela s’accompagnait de l’ordre d’arrestation de ceux qui n’obéissant pas à cet ordre seraient considérés comme déserteurs. Le jour du départ, 23 floréal, à six heures du matin, on ne trouva que cinquante et un présents qui eurent l’ordre de se trouver à ANTIBES le 27. (Rotger B., 1984, p. 330-331.
-1801 – 9 mai [Samedi 25 du mois de Dhû I-Hijja 1215] : EXPEDITION D’EGYPTE – – (Abd-al-Rahaman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801–
[Lettre du général Menou] Publication d’une lettre que les Français disent venir de leur général. Lecture en est faite au Dîwân. En voici le texte après les formules d’introduction :
« A l’adresse de tous les savants et cheikhs honorables de la noble assemblée du Dîwân dans la cité bien gardée du Caire. Que Dieu garde Leurs Excellences !
« Votre lettre nous est bien parvenue et mon âme s’est réjouie pour vos témoignages, à notre égard, de votre fidélité sans défaut, de votre sincérité et de l’attachement de votre cœur aussi fort que s’il s’agissait d’un serment.
« Le gouvernement de notre République se doit d’accorder à Vos Excellences une fidélité généreuse et de les assurer de sa protection et cela de la part de notre valeureux et glorieux Premier consul Bonaparte et surtout de notre part.
« C’est contre mes ordres que le citoyen (sitwayân) Fourier a quitté le poste que je lui avais assigné auprès de vous, pour se diriger vers Alexandrie. Il a agi ainsi parce qu’il a manqué d’ardeur dans cette situation. Je l’ai fait remplacer auprès de vous par le citoyen Girard, homme recommandable par son sens de l’honneur et de la dignité et surtout par son zèle et son ardeur. Il a toute ma confiance ; mettez en lui la vôtre pour tout ce qu’il dit à Vos Excellences de notre part.
« Avec la grâce et l’aide de Dieu, je me rendrai bientôt au Caire dans la paix et le bonheur. Continuez, suivant votre ligne de conduite, à assurer l’ordre en ville, à maintenir la discipline avec les gens qui se conduisent bien et à user de politique et de diplomatie avec les autres.
« Ainsi nous espérons du Seigneur des armées, par la protection du maître des serviteurs de Dieu, que vous tenez vos cœurs dans la confiance en Lui, car notre secours vient de Son Nom glorieux.
« 13 floréal, an IX, correspondant au 18 Dhû 1-Hijja 1215 [2 mai 1801]. » Signé : « ‘Abd Allâh Jacques Menou. » Tel est le texte mot pour mot.
1808 – 9 mai 1808 : Pour des raisons de salubrité et d’esthétique, le Conseil d’Ollioules délibère de supprimer les portails de la rue Saint-Pierre et Grande-Rue – Un membre observe au Conseil … (après) la démolition du portail de la rue de la Place…, combien il serait essentiel tant pour l’embellissement de la commune que pour la salubrité de procéder à la démolition des autres portails, dont le rempart qui les entoure intercepte la circulation de l’air, que par la démolition des autres portails qui ne sont et ne peuvent être d’aucune utilité, l’aspect de la commune en deviendra plus riant ; il propose au Conseil de délibérer sur la suppression de celui de la rue Saint-Pierre (aujourd’hui rue Marceau) et de la Grande-Rue (Gambetta). Le Conseil donne avis favorable à la démolition, comme celui qui a été démoli rue de la Place. (Castellan E., 1937, p. 258)
–1812 – 9 mai : Napoléon quitte Saint-Cloud. A Dresde, du 27 au 29, il reçoit les souverains d’Europe.
1814 – 9 mai : Le vice-amiral Emeriau quittait le commandement de l’Armée Navale à Toulon.

1850 – 9 mai : Mort du physicien et chimiste Louis Joseph Gay-Lussac.
1858 – 9 mai ; AJELLO’S SAGA – Acte de naissance. Jouvenceau Jean Joseph Pierre, fils de Marie Delphine Pascal et de Etienne Jouvenceau, mari de Catherine Mélanie Allègre, déclare la naissance le 9 mai 1858, à Saint-Mandrier, de son fils, Donat Théophile Jouvenceau 22 ans. Le père est marin lesteur, 25 ans, la mère a 22 ans. Témoins : Alexis Peyron, instituteur et Jean Louis Antoine Jouvenceau, 45 ans, frère du père, tuilier. Constaté par Pierre Vallet, adjoint spécial. Le père ne signe pas (Archives de Saint-Mandrier, registre des naissances 1858).
1865 – 9 mai : HOSPICE DE LA SEYNE – Dans son bilan de mandat, le 9 mai 1865, le maire de La Seyne, Louis Marius Estienne, adresse «des remerciements à messieurs les administrateurs des établissements charitables pour le zèle qu’ils ont constamment déployé dans l’accomplissement de leurs pénibles fonctions, et pour le bienveillant concours prêté pour l’agrandissement et la restauration de l’hospice, auquel il a été fait pour près de 30.000 francs d’amélioration, dues en grande partie à la sage économie et au zèle éclairé de nos bonnes sœurs Trinitaires, qui dirigent l’école et le pensionnat dépendant de cet établissement .» (AMLS- 1D13 – Délibérations du Conseil municipal – F°133 verso)
1874 – 9 mai : L’artillerie française ne disposait en 1870 que de canons se chargeant par la bouche alors que l’armée prussienne était déjà équipée de pièces se chargeant par la culasse. Le premier canon rayé moderne à chargement par la culasse fut inventé en 1837, par Martin von Wahrendorff, avec un culot de culasse cylindrique verrouillé par une cale horizontale. Dans les années 1850 et 1860, Whitworth et Armstrong mirent au point des canons d’artillerie à chargement par la culasse améliorés. Le canon de marine Mod. 1867 produit par la Russie impériale à l’usine d’état d’Oboukhov utilisait la technologie Krupp. Pour les armes de gros calibre, trop grands pour utiliser des cartouches, le problème avait été résolu par le développement du filetage interrompu. En complément, il convient de rappeler que, durant le Second Empire, la France eut en cours de sérieuses études concernant l’artillerie rayée qu’elle avait testée en Crimée (1854), en Kabylie (1857), en Italie (1859) ; elle fit également des essais de gros calibres, notamment contre un fort de l’île d’Aix ; ce qui déboucha sur une Instruction ministérielle parue en 1867 dont l’application fut interrompue par la guerre de 1870. Après la défaite, les tirs des pièces rayées allemandes contre les remparts de Strasbourg et certains forts de Paris furent relevés et sérieusement étudiés par la France. Parallèlement à ce qui se passait pour la Marine, les fortifications terrestres étant rendues obsolètes par la nouvelle artillerie, il fallut envisager de les cuirasser à leur tour ; d’où l’Instruction ministérielle du 9 mai 1874 prenant en compte les études du Comité de Défense de 1872 dont le secrétaire était le général Séré de Rivière (L. Piarron de Mondésir, 1909, p. 12-15).
1915 – 9 mai : LE COMMANDANT DELAGE – Commandant le 1er régiment de fusiliers marins dans la brigade de l’amiral Ronarc’h, Delage se distingua lors des terribles combats de l’Yser et de Dixmude et fut blessé le 23 octobre 1914. Le 10 novembre, il brisa l’attaque allemande sur l’Yser ; le 9 mai 1915, il arrêta également un assaut contre Nieuport. Nommé commandant du cuirassé Danton en Méditerranée, il quitta Toulon le 18 mars 1917 pour rejoindre l’armée navale à Corfou et disparut volontairement le 19 après-midi avec son bâtiment torpillé par le sous-marin allemand U 64 près du cap San Pietro en Sardaigne (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, Le Commandant Delage).

1926 – 9 mai : Les Prud’homies défendent jalousement leurs prérogatives en protégeant leurs eaux et en faisant respecter leurs règlements. Par échange de lettres les Prud’homies de la Seyne et de Six-Fours se rappellent mutuellement leurs règlements locaux sous peine de poursuites. Un patron de Toulon est condamné le 11 juillet 1890 pour avoir utilisé le gangui en période interdite dans les eaux de Sanary et du Brusc. Les mêmes Prud’homies de Sanary et du Brusc interdisent le 13 mai 1902 la pêche aux garbelles (langoustières) car cette technique dépeuple la côte. Des patrons du Brusc sont condamnés pour n’avoir pas assisté à des obsèques (9 juillet 1900 et 9 novembre 1902). Le 1er prud’homme du Brusc se plaint le 1er mars 1914 au ministre de la Marine que des torpilleurs et des sous-marins font journellement des dégâts aux thonaires, escombières et battudes, en manoeuvrant sans avis préalable dans la baie du Brusc et de Sanary ; il demande que les postes de pêche du Grand Rouveau, de Casserlane, du Petit Rouveau, de l’Aire, du Canouguier, de la Pointe du Rayolet, de la Vaïre, du Cap Nègre, soient portés sur les vartes marines. Jusqu’en 1926, Dans les nombreux différents, on relève le plus souvent des infractions relatives à l’exercice de la pêche au gangui contre l’usage duquel – entre le 1er avril et le 30 septembre – s’opposent les pêcheurs du Brusc le 9 mai 1926. Si cette pêche s’est perpétuée à Toulon et à l’est de Toulon, en revanche, en 2002, elle a pratiquement cessé depuis quelques années dans les eaux des prud’homies de l’Ouest varois suite aux retraits d’autorisation par l’administration française et aux démolitions des unités de pêche imposées par l’Europe – démolitions indemnisées. (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).
1927 – 9 mai : Le PORTE-AVIONS Béarn quitte La Seyne et mouille sur rade (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).
1933 – du 9 mai à fin juin – derniers vols des PL 14 à la 7B2 – Le 9 mai, le LV de Montaudry rejoint Toulon avec une section de trois Levasseur et embarque sur le Commandant Teste, rentréde Djibouti et qui s’apprête à repartir vers Oran, le Maroc et l’Atlantique. Les appareils sont mis à l’eau et volent à Arzew, Casablanca, Kénitra (future Port-Lyautey), au large de Lagos en Espagne et finalement à Lorient à la fin du mois de juin. Ce seront les derniers vols des PL 14 à la 7B2, car la décision de les retirer du service vient d’être prise et ce, après seulement une année en escadrille (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
1941 – du 2 au 9 mai :
1. NOTRE MARINE – Entre le 2 et le 9 mai, l’aviso « Commandant Delage » escorte le cargo Agen vers Bordeaux, et le Tlemcen au retour vers Casablanca (Gérard Garier, l’aviso Commandant Delage).
2. Accord entre le gouvernement de Vichy et le gouvernement japonais. Ces derniers pénètrent en Indochine dès le 23 août 1940 et débarquent à Haïphong le 26. Cette acceptation de la mainmise japonaise sera suivie de nombreux « accords » : 9 mai 1941 : accord pour l’utilisation «temporaire» du port de Haïphong; 29 juillet 194-1: protocole franco-japonais pour « la défense en commun de l’Indochine française » ! 8 décembre 1941 : alliance militaire entre le Japon et « l’Indochine » etc. (André Rossel, 1985)
3. FNFL – L’aviso Commandant Duboc est examiné à Massaouah le 9 mai par l’ingénieur du bâtiment base H.M.S. Lucia qui propose de le faire passer en réparation à Durban ou à Simonstown aussitôt que possible. Le Commandant en Chef de la station des Indes Orientales a donné son accord. En conséquence le bâtiment appareillera d’Aden le 27 mai à 17 h 00 pour arriver à Durban le 8 juin à 15 h 30. Il y resta deux mois en réparation (Gérard Garier, l’aviso Commandant Duboc).
1943 – 9 mai : AVANCEE SIGNIFICATIVE DE LECLERC EN AFRIQUE DU NORD – Le 29 mars, le général Leclerc entre dans Gabès, première ville du protectorat libérée. L’accueil de la population est inoubliable. L’importante colonie française témoigne d’une sympathie particulière à l’égard des Forces Françaises Libres venant du Tchad et de leur chef. Après la prise de Gabès, la marche en avant reprend. La Force L., placée sur le flanc gauche de la VIIIe armée, participe aux combats sur l’oued Àkarit, occupe Mezzouna le 9 mai. Elle s’arrête le 12 avec l’ensemble de la VIIIe armée au pied des hauteurs du Zaghouan, au moment où les forces de l’axe encerclées dans la partie nord-est de la Tunisie capitule.
1944 – 9 mai : DECOUVERTE D’UN CORPS DANS LES DECOMBRES D’UNE MAISON DE SIX-FOURS – Le Petit Var dans son édition du 9 mai 1944 nous informe qu’après les bombardements du 29 avril à Six-Fours un cadavre a été découvert hier dans les décombres par une équipe de travailleurs. Le corps de M. Rosini Pierre, né le 23 mai 1925 à Nice, a été exhumé d’un amas de décombres (Le Petit Var du 9 mai 1944).
1945 – 9 mai :
1. Dunkerque est la dernière ville de France métropolitaine à être libérée de l’occupant nazi.
2. JACQUES GLADE : Affecté à l’occupation de l’Allemagne du 9 mai jusqu’au 11 octobre 1945, Jacques Glade est nommé sergent le 1er septembre. En octobre, il est à Sanary. Un mois plus tard, il est à Marseille avec son unité pour embarquer à destination de l’Extrême-Orient où il arrive le 25 novembre. Le 11 avril, il avait été cité à l’ordre du régiment : « GLADE Jacques, caporal-chef. Pointeur de pièce anti-char qui a participé aux opérations du régiment depuis Toulon. A toujours fait preuve de sang-froid et de courage et a été un précieux auxiliaire pour son chef de piève au cours des violents bombardements d’artillerie, en particulier à Cité Anna les 22 et 23 janvier 1945 et à Hohenterbach (Allemagne) le 7 avril 1945. Ces citations comportent l’attribution de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile bronze. »
–1946 – à partir du 9 mai : NOTRE MARINE – L’aviso « Commandant Delage » fait une croisière d’instruction au pilotage sur les côtes de France jusqu’en septembre, où des avaries des moteurs l’immobilisent à Brest (Gérard Garier, l’aviso Commandant Delage).
1947 – du 8 au 9 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso Commandant Delage Du 8 avril au 9 mai, patrouilles au Centre Annam. Les 6 et 7 mai, le Commandant Delage est à Nha Trang avec l’escorteur L’Escarmouche ex-HMS Frome et l’aviso Dumont d’Urville (Gérard Garier, l’aviso Commandant Delage).
1949 – du 8 au 9 mai : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso Commandant Dominé participe aux opérations TABAC du 18 au 26 avril et GLYCINE du 5 au 9 mai et dégage le poste de Haixan harcelé par les Viets (Gérard Garier, les avisos de 630 t, Le Commandant Dominé).

1950 – 9 mai : Mort du sculpteur et maître verrier René Lalique.
1951 – 9 mai : adoption d’une nouvelle loi électorale pour les élections législatives (les apparentements).
1959 – 9 mai : UN FRANçAiS A LA UNE DES JOURNAUX – On apprend, par le journal « Cols Bleus » du 9 mai, que le second maître Max Diot, en poste sur le porte-avions Arromanches, a fait preuve, le 18 janvier dernier, « au cours des opérations de sauvetage des naufragés du cargo américain « Valiant Effort », de réelles qualités d’endurance et de courage, n’hésitant pas malgré l’état de la mer forte avec creux de 4 à 5 mètres à se jeter à l’eau». Max Diot est un des quatre fils d’Henri Diot, conseiller municipal de Saint-Mandrier (Le Petit Varois du vendredi 22 mai 1959).
1960 – 9 mai : Présentation de la Peugeot 404.
196l – 9 mai : LE CERCUEIL DU MARECHAL LYAUTEY REJOINT LES INVALIDES – La chapelle de l’école des mécaniciens a reçu le 19 avril 1961, les cercueils du Maréchal Lyautey et de son épouse acheminés depuis le Maroc par le croiseur « Colbert » qui ont transité, avec les honneurs, par St Mandrier avant de gagner la base aéronavale du Palyvestre, à Hyères, pour rejoindre les Invalides à Paris, le 9 mai. Après deux cérémonies religieuses dans la capitale, à l’Arc de Triomphe et sur l’esplanade des Invalides, le maréchal Lyautey et son épouse reposeront enfin en Lorraine, leur terre natale (Ken Nicolas, vol. 2, p. 64-65).
1980 – 9 mai : ACCIDENT DE SOUS-MARIN : La « Junon » (type Daphné) est abordée enMéditerranée par un chalutier.

- 2018 – 9 mai : Christian Goudineau est décédé le mercredi 9 mai 2018.
Matthieu Poux, professeur d’Histoire antique à l’Université Lyon 2, que nos amis de Découvertes et Civilisations ont entendu l’an passé, à la Médiathèque, dans une magistrale évocation de ses fouilles à Corrent, dans l’Allier –
« Tous ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à l’archéologie, la pratiquent en tant que professionnels, bénévoles ou simples passionnés, ont appris ce matin la triste nouvelle : Christian Goudineau nous a quittés hier soir, au terme d’une longue descente aux enfers — ceux-là même qu’il avait si subtilement mis en scène dans sa dernière grande exposition Post Mortem. Qu’ils l’aient connu ou non, tous savent bien ce qu’ils lui doivent. Au-delà du grand savant qu’il était, de ses écrits innombrables, de l’empreinte qu’il laissera dans la recherche, nul n’ignore qu’il a œuvré durant toute sa carrière pour la reconnaissance de l’archéologie nationale (gauloise, romaine, gallo-romaine…) dans le paysage académique français, du Collège de France aux plus modestes universités de province, ou dans la législation, à travers les lois qui régissent aujourd’hui le fonctionnement de l’archéologie préventive. Son engagement permanent aux côtés des acteurs du terrain, dont témoigne le Centre archéologique européen de Bibracte, son souci d’ouverture en direction du grand public, servis par un rare talent d’écrivain et de conteur qui l’a rendu célèbre bien au-delà de notre petit cénacle, lui vaudront sa place parmi les plus grands archéologues du siècle écoulé. Tous ceux qui, comme moi, ont bénéficié de son affection, de sa fidélité et de sa générosité, viennent de perdre bien plus qu’un ami. Pour tout cela, Christian Goudineau a bien mérité d’être pleuré et honoré à la manière antique, au son des cuivres et à grand renfort de libations (modérées). »
Henri Ribot –
Un ami, un maître, s’en est allé et, avec lui un grand pan de ma vie, celui de l’éveil à l’archéologie et à la recherche de terrain. Avec lui, avec cette expérience que nous avons vécue à ses côtés, nous avons parcouru toute la Provincia depuis Toulouse jusqu’à Nice et de Marseille à Lyon. De 1974 à 1977, dans le creuset du site de Taradeau (Var), nous avons rencontré et côtoyé tous ceux qui allaient devenir des ténors de l’archéologie antique française. De quatre ans mon aîné, iI fut pour moi un mentor au sens premier du terme. Il me guida comme un frère et m’amena à publier mes travaux. Professeur à la faculté d’Aix, Directeur des Antiquités historiques de Côte d’Azur, il aida à la mise en place du Centre archéologique du Var, cette structure unique en son genre où se roda ce qui allait devenir l’archéologie préventive. Plus tard, devenu professeur au Collège de France, il n’oublia pas ce terroir provençal dans lequel il avait semé des graines qui sont devenues à leur tour des chercheurs dont la France avait besoin pour interpréter son passé. Que de soirées avons-nous passées à chanter, gratter la guitare autour d’une table toujours bien garnie, où le bon vin coulait à flots. Christian, tu nous régalais d’anecdotes et nous faisais partager ta vie tant privée que publique. Auprès de toi, petit instituteur que j’étais lors de notre première rencontre – c’était en 1973-, j’ai attrapé le virus de la recherche, de l’écriture et, surtout, de la diffusion auprès du public des avancées de notre recherche historique. Antiquisant, tu n’oublias jamais qu’il y avait aussi des préhistoriens et des médiévistes. Combien te doivent-ils tous ceux à qui tu as mis le pied à l’étrier en leur permettant de fouiller des sites dans le Var et les Alpes Maritimes. Merci, Matthieu, pour ce texte que tu as rédigé à l’occasion de sa mort. Et levons une dernière fois notre verre à la mémoire de celui qui restera à jamais notre ami. A Christian.

–2023 – 9 mai : ANSE MAGAUD, LA GARDE – La belle endormie ! C’est ainsi que l’on pourrait surnommer cette forêt préservée et luxuriante, qui s’étale sur les pentes du vallon plongeant dans l’anse Magaud, à La Garde. Cette propriété de trois hectares appartient depuis le XIXe siècle, à la même famille. En 1909, le diplomate Ernest Bourgarel (1850-1929), y fait construire une splendide demeure, de style néoclassique, aujourd’hui propriété de ses descendants, Charles-Henry Dubail, ses sœurs et son frère. Port Magaud voit le jour avec ses grandes pièces ouvertes sur la mer et rafraîchies par des innovations bioclimatiques, certaines inspirées de ce qui se fait alors en Perse. Classée à l’inventaire des Monuments historiques depuis 2019, elle est ouverte au public lors des journées du patrimoine, et habitée d’antiquités ramenées des pays où Ernest Bourgarel a représenté la France.
Mais ce ne sont pas elles qui tiennent la vedette en ce moment. C’est la végétation exceptionnelle qui s’épanouit, depuis plus d’un siècle, sans subir d’atteintes bouleversantes, malgré l’urbanisation alentour. Au point que la forêt a elle aussi été classée à l’inventaire des monuments historiques et qu’elle suscite l’intérêt du parc national de Port-Cros et du conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles.
Un inventaire de la flore, des insectes et plus partiellement de la faune y est en cours. Les spécialistes du parc national alimenteront une banque de données et feront ensuite leurs préconisations pour préserver ce Magaud paradisiaque. Magaud comme Barthélémy Magaud, le pêcheur qui avait vendu ses terres au père d’Ernest Bourgarel en 1864. (RÉGINE MEUNIER. PHOTOS : VALÉRIE LE PARC, Var-Matin, mardi 9 mai 2023, p. 56).

–2024 – jeudi 9 mai : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – La Seyne – Sanary) – Flamboyant ! le Belem est arrivé à Marseille où Jul a joué l’invité surprise. La flamme olympique est attendue ce vendredi dans le Var. Développement : p. 2 à. Parcours de la flamme dans le Var, p. 7
En page intérieure,
Isabelle Demongeot reçoit la légion d’honneur (p. 8)
Accident à Saint-Cyr : le trafic SNCF perturbé hier soir (p. 8)

CHRONIQUE CATALANE : 47e livraison –
L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 4 février 1992.
Esfrimolar – Una amiga ens ha explicat que la seva àvia, de Banyuls-dels- Aspres, solia utilisar el verb esfrimolar en el sentit d’esmicolar, engrunar, reduir a poca cosa. No és que el mot sigui descone- gut del català, ja que el Moll el va recollir sota aquesta forma amb el sentit d’« esbocinar », desfer en trosets petits », i diu que s’havia observât a Prats de Mollô i a Eivissia. També diu que a Eivissia una frimolada era un conjunt de miques, una multitud de trossets petitissims de pa o d’altra cosa.
Segons Joan Coromines (« Diccionari etimolôgic i comple- mentari de la llengua catalana ») el mot original és el provençal enfrouminà, que vol dir en francès pulvériser, chiffonner i que troba en el « Nerto » de Mistral. A « Vides de sants rossellone- ses », que remunta al segle XIII, trobem el mot mitja dotzena de vegades ; per exemple en la frase : « enaprés Sent Prot e Sent Jacint foren amenats al temple per què adoressen la ydola, e quant agren oraciô feyta, la ydola fo tota enfremunada », que en català actual séria : « i després sant Prot i sant Jacint van ser duts al temple perquè adoressin l’idol fou tôt esbocinat». La forma esfrimolar dériva, segons Coromines, de la primera per dissimilaciô de les dues n per la nasal m, la primera esdevenint s i la segona /, i ha estât observada també a l’altra banda del Pirineu en escriptors de la Garrotxa com el Marià Vayreda de « La punyalada », que escriu : « me sentia més gros que mai, i l’esfrimolar entre mes dents aquella carnassa dura com sola em produïa una sens^piô de plaer intensa ».
El mot enfremunar tindria per origen un hipotètic baix Hat! infruminare, hipotètic perquè no s’ha trobat en cap text, el quai séria un parasintètic format sobre el clàssic frumen, fruminis que designava les farinetes per als sacrificis. Fer farina és, evidentment, engrunar el blat. Tôt plegat vindria del verg fruor, que volia dir usar d’una cosa, gaudir-ne, i del quai prové el mot fruit a més del frumen que dèiem i del frumentum que designava els grans de blat (recordem el català forment i el francès froment).
Hi ha una altra possibilitat, i és que la rel del mot esfrimolar sigui ef mot també hipotètic fragminare, format sobre el Hat! fragmen, fragminis. També és possible que el mot provingui d’una barreja de les dues nocions, és clar. (Pere Gratacôs)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE : Un Papy vient de s’acheter une voiture.
Pour l’essayer, il la pousse à 160.
Dans le rétroviseur il aperçoit les gendarmes, et accélère, mais ils le doublent et le font garer :
– Mais ça va pas Pépé ? Je veux bien me montrer indulgent si vous me donnez une bonne explication… Sinon P.V et points en moins !
Il répond :
– Il y a longtemps ma femme s’est tirée avec un Gendarme, et quand je vous ai aperçu, je me suis dit : » Bon Dieu… Il me la ramène!!!!!!

Excellent vendredi à tous.

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