ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 10 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4944)
ILLUSTRATION. MARSEILLE (en tête : Le mur de Crinas, cl. 1976 H. Ribot)
FÊTES
Le 10 mai est la journée des mémoires et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leurs abolitions. Des actions sont mises en œuvre en lien avec le Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage (CNMHE) et les associations de mémoire.
C’est le jour retenu pour fêter les Solange, dont la sainte éponyme mourut en 875, martyr de sa pureté. Née à Villemont près de Bourges, cette bergère berrichonne refusa d’épouser un seigneur du voisinage pour se consacrer à Dieu. Furieux, l’homme lui trancha la tête. Sainte Solange est la patronne du Berry.
Si 130 personnes portent Solange comme patronyme, en revanche plus de 65 000 se prénomment ainsi.
Plus localement, l’invention des reliques de saint Nazaire se célèbre le 10 mai. On sait peu de chose de lui, si ce n’est qu’il était fils d’un officier Romain païen, et de Sainte-Perpétue, et qu’il a été martyrisé à Milan sous l’empereur Néron, règne de 54 à 68, peut-être au moment de la réaction anti-chrétienne de 64 qui a suivi l’incendie de Rome. C’est l’archevêque de Milan Ambroise qui a fait exhumer et transférer son corps dans la cathédrale en 395. Lors de l’exhumation, la tradition rapporte que la tête détachée du tronc, était bien conservée et le sang encore frais. La fête de ce saint et de son compagnon Celse est fixée au 28 juillet. L’invention des reliques se célèbre le 10 mai. Ce saint était honoré dans le sanctoral ou calendrier liturgique de l’Abbaye de Saint-Victor. Au premier concile tenu en Gaule, dans la ville d’Arles, en 314, le lecteur de l’évêque de Marseille Oresius, l’un des tout premiers évêques de cette ville, s’appelle Nazarus
Au calendrier républicain, ce 21e jour de floréal An II était dédié à la statice, une plante herbacée que l’on appelle aussi arméria maritime, œillet marin ou gazon d’Espagne et que l’on rencontre en France sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique, sur les rochers et pelouses de bord de mer battus par les embruns.
DICTON
« C’est à la Sainte Solange que l’on ferme la grange ! ».
PENSÉE
« La pensée n’est qu’un souffle, mais ce souffle remue le monde » (Victor Hugo).
EPHEMERIDES.

(le baptistère de l’ancienne major de Marseille. Dessin : F. Roustan)
CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.
SANARY – 319e livraison : -1520 – 10 mai : Nouveau bail en date du 10 février 1507 qui fixa les conditions et « capitouls » que les habitants de Saint Nazaire, présents et à venir, devaient remplir et reconnaître pour être autorisés à demeurer sur les terres du lieu ou posséder des biens. Il prévoyait qu’il fallait y demeurer et y faire habitation principale, y placer la majeure partie de ses fortunes, faire hommage et serment de fidélité au seigneur, faire cuire son pain au four du seigneur, moudre les grains aux moulins du seigneur, de même pour les olives ; pour les pêcheurs, obligation de payer une dîme sur les poissons qu’ils prendront, de donner au seigneur le huitième des récoltes et une poule grasse à chaque Noël ; de payer le lods (droit de mutation) pour chaque vente de terre, un droit de huitain sur les propriété rurales, en cas de construction d’une maison, le délai de construction était de dix-huit mois et on ne pouvait se livrer à la culture avant que la maison ait été terminée, obligation d’avoir du seigneur l’autorisation pour prendre ou accepter quelque chose en provenance des terres gastes. Ce bail fut l’objet de contestations, et une transaction fut passée le 10 mai 1520 entre les seigneurs et les habitants d’Ollioules et de Sanary. (P. Chazal, R. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ).
OLLIOULES 231e livraison. -1810 – 10 mai : AU SUJET des terres gastes d’Ollioules. Le Conseil municipal avait décidé de procéder, au sujet des terres gastes, à la recherche des pièces s’y rapportant et au tri et à la mise en ordre des archives communales. Ces archives en ordre, la Mairie avait suspendu le 10 mai 1810 toute réclamation (Castellan, 1937 : 15 décembre 1811).
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 519 livraison. -1321 – 10 mai : Etiennette des Baux, pour son fils Hugues, renouvelle le serment de fidélité au Chapitre de MARSEILLE le 10 mai 1321 (charte aux archives de l’Evêché). Depuis, lors 1’Eglise de Marseille a eu sans contestation le haut domaine du château de Juillans, qui était la prébende du théologal du Chapitre et un démembrement de la seigneurie et baronie d’Aubagne. Julhans, château, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort. A toujours fait partie de l’Evêché de Marseille. Première mention : juin 1030 – Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48). Plus tard, les Garnerii ou Garniers, sortis de Gap, vinrent s’établir à Signes ; deux frères de cette famille épousèrent deux sœurs de la maison de Candole, qui possédait la terre de Juillans en entier. Ils la partagèrent ; l’ainé prit pour sa part Juillans, dont la paroisse était sous le vocable de Saint-André, et le puîné Font-Blanche. Dès lors, la terre de l’aîné fut nommée Juillans Saint-André et celle du second Juillans Font-Blanche. L’ancienne église était située sur un rocher fort élevé dans le bois de Conil ; on y voit encore les restes d’un château.
LA SEYNE-SUR-MER – 221e livraison. -1917 – 10 mai : ATLAS CONTRE PONT – GALEJADE SEYNOISE – Un incident sans gravité amusa les Seynois le 10 mai 1917. Un défaut de fonctionnement empêcha le pont de se relever alors que le steam-boat s’apprêtait à gagner Toulon avec de nombreux voyageurs. Le dépannage ne fut pas immédiat. Grâce à la grue « Atlas » la plus puissante dans la rade de Toulon, les petits bateaux furent transbordés hors de la darse, amarrés à un appontement de fortune et le service des voyageurs La Seyne Toulon n’eut pas trop à souffrir pendant quelques jours (Marius Autran, tome 5, 1995).
TOULON : -1798 – 10 mai (21 floréal) : GUERRE D’ITALIE – Le 21 Floréal An VI, du QG de Toulon, Bonaparte adresse l’ordre suivant au commandant d’armes de la place, le citoyen Vence : « Je vous prie, Citoyen Général, de donner des ordres pour qu’il ne sorte aucun bâtiment de Toulon à dater d’aujourd’hui jusqu’à 10 jours après le départ de l’escadre. Je vous salue, signé : Bonaparte, général commandant en chef l’armée d’Angleterre (Note de Louis Baudoin, 1965, p. 411).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES (L’intégrale).

(abbaye de Montrieux, à Méounes).
-1272 – 10 mai : différend entre Montrieux et le seigneur de Mazaugues – Latran – Le pape Grégoire X adresse au prévôt du chapitre de Marseille une lettre par laquelle il le désigne comme arbitre du différend entre les chartreux de Montrieux, d’une part, et le seigneur et la communauté de Mazaugues, d’autres part, au sujet des possessions du monastère et de ses droits sur des pâturages et des forêts situés sur le territoire de Mazaugues (Boyer 1980, p. 653 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).
-1298 – 10 mai : Clausum claustri, 10 mai 1298 (charte aux archives municipales). La Clué – quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Montespin (1872).Première mention La Clusa, le 28 janvier 1276 (charte aux archives de la Major).
-1305 – 10 mai : Roveria (charte aux archives municipales). Rouvière – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Blacassin.
-1321 – 10 mai : Etiennette des Baux, pour son fils Hugues, renouvelle le serment de fidélité au Chapitre de MARSEILLE le 10 mai 1321 (charte aux archives de l’Evêché). Depuis, lors 1’Eglise de Marseille a eu sans contestation le haut domaine du château de Juillans, qui était la prébende du théologal du Chapitre et un démembrement de la seigneurie et baronie d’Aubagne. Julhans, château, arrondissement de Marseille, canton de La Ciotat, commune de Roquefort. A toujours fait partie de l’Evêché de Marseille. Première mention : juin 1030 – Julans, (cartulaire de Saint-Victor, n° 48). Plus tard, les Garnerii ou Garniers, sortis de Gap, vinrent s’établir à Signes ; deux frères de cette famille épousèrent deux sœurs de la maison de Candole, qui possédait la terre de Juillans en entier. Ils la partagèrent ; l’ainé prit pour sa part Juillans, dont la paroisse était sous le vocable de Saint-André, et le puîné Font-Blanche. Dès lors, la terre de l’aîné fut nommée Juillans Saint-André et celle du second Juillans Font-Blanche. L’ancienne église était située sur un rocher fort élevé dans le bois de Conil ; on y voit encore les restes d’un château.
-1460 – 10 mai :

1. Campus Ricavorum (registre aux archives de la Major). La Saffraniére – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles. Première mention : Las Saffranieras, 20 mai 1383 (acte notarié).
2. Solombra alias Sant Suffren (acte aux archives de la Major). Saint-Suffren, église rurale, commune de Marseille, aujourd’hui détruite ; elle se trouvait aux environs du quartier dont la rue Saint-Suffren a conservé le nom. Première mention : Ecclesia Beatœ Mariæ de Solombia, 12 avril 1325 (charte aux archives municipales).
-1520 – 10 mai : Nouveau bail en date du 10 février 1507 qui fixa les conditions et « capitouls » que les habitants de Saint Nazaire, présents et à venir, devaient remplir et reconnaître pour être autorisés à demeurer sur les terres du lieu ou posséder des biens. Il prévoyait qu’il fallait y demeurer et y faire habitation principale, y placer la majeure partie de ses fortunes, faire hommage et serment de fidélité au seigneur, faire cuire son pain au four du seigneur, moudre les grains aux moulins du seigneur, de même pour les olives ; pour les pêcheurs, obligation de payer une dîme sur les poissons qu’ils prendront, de donner au seigneur le huitième des récoltes et une poule grasse à chaque Noël ; de payer le lods (droit de mutation) pour chaque vente de terre, un droit de huitain sur les propriété rurales, en cas de construction d’une maison, le délai de construction était de dix-huit mois et on ne pouvait se livrer à la culture avant que la maison ait été terminée, obligation d’avoir du seigneur l’autorisation pour prendre ou accepter quelque chose en provenance des terres gastes. Ce bail fut l’objet de contestations, et une transaction fut passée le 10 mai 1520 entre les seigneurs et les habitants d’Ollioules et de Sanary. (P. Chazal, R. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 )
Conventions et capitouls du lieu de Saint Nazaire. (Archives)
- Toute personne habitant ou voulant habiter au lieu de Saint Nazaire est tenue et obligée pour lui et les siens demeurer au dit lieu y résider ordinairement et y passer la plus grande partie de ses fortunes avec son ménage et sa famille.
- Item sont tenus les hommes et personnes faire hommage et serment de fidélité à leur seigneur et à ses successeurs en la forme de droit.
- item sont obligés pour eux et les leurs, cuire leur pain au four du seigneur en lui baillant ou à son rentier et procureur de 40 pains un franc c’est-à-dire que le seigneur n’est point tenu de pourvoir le dit four en bois ni de fournier, mais seulement de le maintenir droit et en bon état pour cuire.
- Item sont obligés à moudre leurs grains aux moulins que le seigneur a au dit lieu Saint Nazaire ou à Ollioules, ou qu’il pourrait avoir à l’avenir en payant la mouture à raison de 24 deniers, étant de son côté le seigneur obligé de maintenir les dits moulins bien pourvus de toutes choses nécessaires.
- Item sont tenus de faires leurs olives et grignons aux moulins du seigneur ou qu’ils soient en la terre d’Ollioules, ou sous peine de 10 livres de coronats pour chaque fois et de confiscation de bled, olives et grignons pour lesquels le seigneur est obligé de faire au moulin du dit Saint Nazaire pour la plus grande commodité aux habitants du dit lieu.
- Item sont obligés de bailler au seigneur une livre pour quintal de poisson qu’ils prendront gros ou petit sous peine de la perte de tout leur poisson et de 10 livres de coronats pour chaque fois qu’ils failliront.
- Item sont tenus et obligés bailler au seigneur la huitième partie de tous les bleds qu’ils recueillent sçavoir de l’annone tuzelle, avoine, seigle, orge peute consegal, le même des légumes comme sont fèves, lentilles, fajouls, garoubes, gaisses, pois, peze de toutes autres sortes et espèces de graines, blet ou légumes qui se recueilleront aux terres de l’huitain, le même des raisins, figues et olives et de tous autres fruits qui se recueilleront Dieu aidant aux dites terres, comme poire, pommes, prunes, glands et sorbes, agriottes, cerises, greffions, amandes, noix, noisilles.
- Item sont tenus les dits habitants de Saint Nazaire bailler annuellement au seigneur une poule grasse à la Noël et pour chaque chef de maison, et quoique soient plusieurs chefs dans une maison ayant leurs biens par indivis, chacun d’eux doit la dite poule.
- item doivent encore le huitain du foin des prés et des devendudes.
- item si arrivait que les biens et héritages des dits habitants ou d’aucun d’iceux parvint par quelque occasion au titre que ce soit à quelqu’un qui ne fut pas habitant du dit lieu de Saint-Nazaire, tel nouveau propriétaire est obligé d’aller habiter au lieu dit y faire sa résidence ordinaire comme faisant celui duquel il a droit et cause duquel il a eu les biens en tout ou partie, sous peine de perte et confiscation de tels biens lesquels en ces cas là de manquement d’habitation sera permis au dit seigneur les prendre de sa propre autorité et puissance, comme bien et légitimement acquis.
- Item sont obligés à payer le lods à raison de un florin de tout ce qu’ils acquerront ou permettront en terre d’Ollioules et de Saint Nazaire et de prendre investiture sauf au dit seigneur son droit de prélation si bon lui semble.
- item le droit de huitaine se paiera au seigneur pour les hommes et habitants de Saint Nazaire de tous les fruits ci-dessus spécifiés qu’ils recueilleront aux terres, prés, vignes et autres possessions que d’à présent ont ou pourront avoir et acquérir en quelle manière que ce soit au lieu de Saint Nazaire depuis la termine d’en bas laquelle termine est contenue et déclarée en la transaction faite entre le seigneur et la communauté d’Ollioules.
- Item sont tenus et obligés les dits habitants passer et concéder cette reconnaissance des biens du huitain toutes les fois que par le seigneur en seront requis.
- Item lorsque le seigneur de Saint Nazaire baillera quelque place pour bâtir maison tel acceptant et habitant du dit lieu est obligé de faire bâtir telle maison dans dix huit mois comptables du jour du bail d’accepter d’ icelle.
- item les habitants ne peuvent cultiver les possessions qui leur ont été baillées jusqu’à ce qu’ils aient fait bâtir leurs maisons et mis en état d’habitation.
- item il est expressément défendu à toute personne de prendre ou accepter rien de la terre gaste d’Ollioules et de Saint Nazaire sans l’expresse licence de seigneur ou de son procureur ou rentier.
De la part de messire Charles Emmanuel Marie Magdelon de Vintimille des comtes de Marseille, du Luc, marquis du lieu du Luc, des Arcs, de Vins, de Sevigne-sur-Orge, baron de Castelnaud, d’Ollioules et de Sain-Nazaire, Maréchal des camps et armées du Roi, colonel propriétaire du régiment de Vintimille, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis, gouverneur pour sa Majesté des Isles de Porquerolles et Lingoustier.
2. Par la suite, le roi adressa une lettre lue en Conseil de la Communauté le 4 août 1700 concernant le droit de chasse : « … sous prétexte de l’ordonnance que sa majesté a rendue à Marly le 9 septembre 1699, pour la défense du port des armes, … plusieurs seigneurs … qui n’ont aucun droit d’empêcher la chasse, … sa Majesté… ordonne… de rien innover n’y déroger au titre et possession de ceux qui avaient droit de chasse avant la publication de cette ordonnance… ».
-1579 – 10 mai : Tout le monde était las de la guerre et de ses ravages. Lorsque Henri III nomma comme gouverneur son demi-frère Henri d’Angoulême (10 mai 1579), il rencontra l’accord des Carcistes qui voyaient ainsi disparaître Retz, leur ennemi, et celui des Razats heureux de n’être plus soumis à Carcès (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).
-1594 – 10 mai : Carcès devient gouverneur de la Provence – Henri IV se sentant assez fort confirma, le 10 mai 1594, le comte de Carcès dans les fonctions de gouverneur de la Provence qu’il tenait de la Ligue (id.).
-1600 – 10 mai : Impôts –

(Six-Fours / La Seyne : le Cap Sicié).
1. QUITTANCE DE MIL ECUS, QUE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS S’OBLIGEA AU SEIGNEUR ABBE (de Saint-Victor), PAYEES AU RECEVEUR DU DIXIEME : Il apert, par des écrits dans les archives, que la communauté de S-F, par acte du 16 février 1598, s’obligea au Seigneur abbé de Médicis, de la somme de Mil (mille) écus, procédant de l’obligation de pareille somme que la communauté avait passé par la dernière transaction du 3 décembre 1583, a été payée à maître Jacques Bédarrides, receveur des dixime (dîme) au diocèse de Marseille, pour et en déduction de la cote du temporel, concernant le Seigneur abbé. Apert de la quittance du 10 mai 1600, reçue par maître Anthoine Barnier, notaire de Marseille, notée ci-après à folio 128 (Jean Denans, 1793).
2. TRANSACTION PASSEE PAR LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS AVEC MESSIRE JULIEN, ARCHEVEQUE DE MEDICIS : Par la transaction passée entre Messire Jullien, archevêque de Médicis, évêque et Seigneur d’Albi, abbé de St Victor, et les consuls et communauté de Six-Fours, en l’année 1583, ci-dessus notée à folio 59, pour faire toujours la condition de l’église meilleure, entre autres, lesdits consuls se seraient obligés de payer et expédier audit Sieur abbé, la somme de mil (1 000) écus à son profit et de ladite abbaye, pour une fois, pour être convertie en achat de fonds, et jusque alors, en payer les intérêts ou pension à perpétuité de 66 écus et deux tiers d’écus. Et ayant, à la suite, été fait une imposition ou taxe par le Roi ou par le clergé de France sur le temporel des ecclésiastiques, le récépissé de ladite taxe, pour le paiement et déduction de la côte concernant ledit Seigneur abbé de St Victor, aurait fait saisir entre les mains desdits consuls et communauté, ladite somme de 1 000 écus. Sur quoi ayant, lesdits consuls, formé opposition par un jugement rendu par les syndics et députés dudit clergé tenant le bureau à Aix, serait (aurait) été dit que, sans avoir égard à la requête d’opposition de ladite communauté, les exécutions seraient continuées, ainsi qu’il appartient, pour la somme de 1 000 écus. Et que ladite somme sera expédiée par les consuls audit receveur, en déduction de la côte du temporel concernant ledit Seigneur abbé, lequel paiement fait, rapportant bonne quittance, la communauté sera quitte, avec défense audit Sieur abbé de molester et inquiéter ladite communauté, à raison de ce. Et à ces fins, le domaine dudit Seigneur abbé sera expressément affecté et hypothéqué à la communauté pour son assurance. En date, le susdit jugement, du 26 janvier 1589, lequel est rapporté à folio 79.
En force de ce jugement, la communauté a fait le paiement desdits 1 000 écus, le 10 mai 1600, en conséquence du pouvoir qui fut donné, par délibération du conseil du 13 décembre 1599 et du 3 janvier 1600, par quittance reçue par Maître Anthoine Gaultier, notaire de Marseille (id.)

1661 – 10 mai: Philippe de Bourbon-Vendôme, 16ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969), seigneur majeur de Six-Fours. 68ème abbé de Saint Victor de Marseille (1662-1703) mais 61ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier, philippe de bourbon-vendôme était grand prieur de France de l’Ordre de Malte. Il reçut son brevet royal le 10 mai 1661, sa mise en possession le 26 septembre 1661, et les bulles de provisions le 4 mai 1662. Il résigna son abbaye vers 1703. Il mourut le 24 janvier 1727 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium…).
1695 – 10 mai : Saint Noffre (registre de l’Ecritoire). Saint-Naphre, chapelle, commune de Marseille, quartier de Saint- Barnabé. autre mention : Saint-Neuffre, 7 janvier 1700 (ibid.). Cette chapelle est aujourd’hui détruite, le chemin de fer de Marseille à Toulon en ayant fait disparaître les derniers vestiges.
1696 – 10 mai : Mort de l’écrivain et moraliste Jean de la Bruyère, l’auteur des « Caractères » (Jean de La Bruyère – Les Caractères (extraits, 2), Classiques Larousse, 1957, 110 p.).
1700 – 10 mai : Tour de Conforme (registre de l’Ecritoire). Coufonne, ruisseau, commune de Marseille. Il prend sa source près de Mazargues et se jette dans l’Huveaune. Première mention : Calfona, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 85).
1720 – du 4 au 10 mai : PRELUDE A LA PESTE EN PROVENCE, Le Grand Saint-Antoine relâche au Brusc avant d’atteindre Marseille, puis se déroute sur Livourne (Pierre Viatte, fonctionnaire de l’Hôpital de Toulon 1906-1980). Le Grand-Saint-Antoine a fait escale au Brusc du 4 au 10 mai 1720, avant d’aller à Livourne où il s’est fait faire un papier de santé qui ne signalait seulement qu’une fièvre maligne pestilentielle, ce qui n’est pas la peste dans le langage des médecins de marine. Il aurait déjà débarqué au Brusc quelques ballots de tissus acheminés sur Toulon par un patron pêcheur. On ne peut mettre le voyage Le Brusc Livourne, puis Livourne Marseille que sur le compte des armateurs Marseillais qui ont donc forcément été au courant de l’état sanitaire de leur navire dès son escale au Brusc, et qui l’ont volontairement dérouté, ce qui aggrave encore leur responsabilité dans l’hécatombe qui a suivi (André Maurice, décembre 1983).

Du 4 au 10 mai 1720, le Grand Saint-Antoine relâche au Brusc avant d’atteindre Marseille, puis se déroute sur Livourne. Le texte, malgré le choix des termes, ne comportait aucune ambiguïté, notre intime conviction était claire. La responsabilité des armateurs, comment la refuser ? (Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat Ferréol – Marseille ville morte – La peste de 1720, 1970). Parmi eux, en évidence, Jean-Baptiste Estelle, premier échevin, fonction qui aggravait son cas, Et complicité au moins par le silence, de tous les autres intéressés, de ceux qui étaient chargés de veiller à la protection sanitaire de la cité, enfin du capitaine et de l’équipage du Grand Saint-Antoine. D’ailleurs, ne s’y trompèrent pas les partisans d’une opinion différente, qui ne cessent de le dire depuis.
Pourquoi reprendre alors cette question maintenant, ce qui n’est en rien volonté d’ouvrir une polémique ? Simplement, ajouter au dossier une pièce nouvelle, à nos yeux ultime. Le ler décembre 1977, Pierre Viatte nous communiqua une brochure, écrite par lui, sur La Pesteà Sainte-Marguerite, 1721 (Pierre Viatte, La Peste à Sainte-Marguerite, Toulon, 1977, dactyl., cité dans « Un document nouveau sur la peste de Marseille », Provence Historique 1983, par Charles Carrière et Marcel Courdurie).
Œuvre d’une exemplaire érudition, renfermant, en autre une précision jusqu’alors inconnue sur l’itinéraire du Grand Saint-Antoine, L’auteur écrivait « Cette relâche (au Brusc) qui intrigue Si fort M Carrière et ses (coauteurs) eut lieu… du 4 au 10 mai 1720, Remarque bien anodine, en apparence; elle mettait un point final à l’enquête. Invité à en montrer lui-même l’importance, il ne voulut jamais sortir de ses « limites » Toulon restait son domaine Cette affirmation, bien difficile à rejeter, reposait sur une simple phrase d’un marchand toulonnais, Louis Tournier. La voici: « … On soubsonnoit que, du 4e au 10e du mois de mai, Chataud (le capitaine) qui a mis la peste à Marseille ayant abordé au Brusc avec son vaisseau venant de Sirie, quelque matelot de son bord avoit remis de ballots a un patron pêcheur qui les avoit fait entrer dans Toulon. Pierre Viatte ajoutait: «j’ai toujours pensé que le dubitatif, on soupçonnait, s’appliquait au fait du débarquement des ballots, et non au séjour du Grand Saint-Antoine dans la rade du Brusc, en raison de la précision des dates citées. »
Dans le même document, Tournier rappelle que ce soupçon fut exprimé lors d’une « Assemblée générale dans nostre hôtel de ville de tout ce quil y avoit dhonestes gens dans la ville pour prendre quelques mesures pour la conservation des habitants (fin du mois de juin 1720)». L’escale au Brusc, du 4 au 10 mai était donc de notoriété publique à Toulon. Le seul point débattu était celui de la responsabilité éventuelle, même indirecte, dans l’introduction de la peste En somme, Tournier ajoure une date au témoignage connu du consul de Toulon, Geoffroy d’Entrechaux. Pierre Viatte, volontairement, n’allant pas au-delà de ces précisions, à nous revient la charge d’en établir l’importance historique.
En 1968, nous savions qu’avant son arrivée à Marseille, le Grand Saint-Antoine s’était arrêté au Brusc, mais la date de ce bref séjour n’était pas connue. Très naturellement nous le plaçâmes après le passage à Livourne, dont tous les détails figurent dans notre première analyse Désormais, il est avéré que le capitaine Chataud, venant du Levant, s’est dirigé d’abord vers la rade foraine du Brusc, où il est resté du 4 au 10mai. Ensuite seulement il est reparti pour Livourne, avant de reprendre la route, définitivement cette fois, à destination de Marseille. De ces faits résultent des conclusions nécessaires que nous présentons ainsi.
Pour qui a connaissance du détail des itinéraires suivis par des milliers de navires du Levant à Marseille, au XVIIIe siècle, celui du Grand Saint-Antoine, avec son déroutement le Brusc-Livourne, est, en lui-même, un témoignage accablant pour les armateurs. Ce qu’il faut montrer.
1. – un tel changement de cap, si près de Marseille, est un non-sens commercial : allongement du voyage, majoration des frais. Seul cas où la décision pourrait se justifier : une cargaison de blé que les marchés de Toulon, La Ciotat, Marseille… ne recevraient pas sans perte, d’où une tentative vers Gênes ou Livourne. Quelques textes originaux établissent que nos déductions sont fondées. Le 30 août 1748, la Cérès, capitaine François Ollivier, a qui ordre est donné d’aborder à La Ciotat ou au Brusc avec la montre de son blé « où je vous indiquerai le port de débarquement » (Archives de la CCI de Marseille, Fonds annexes L.IX 1071).
Le 9 septembre 1751, la Colombe, capitaine Michel Fougasse, à qui il est dit : « si vous réussissez votre chargement de blé, vous viendrez à Toulon pour y faire quarantaine et, en arrivant vous m’enverrez un exprès avec la montre de votre blé… Par retour de l’exprès, je vous marquerai quel sera le port de votre destination pour y faire la décharge de votre blé. Que si vous veniez chargé de marchandises d’estivage, vous viendrez en droiture ici » (Id., L.IX 1075. Le blé est une marchandise de traite : on le charge, le plus souvent en une fois, pour une cargaison complète dans une des nombreuses rades isolées de l’Archipel. Marchandise d’estivage (estiver signifie comprimer les marchandises de grand volume afin qu’elles tiennent le moins de place) ne peut désigner que des fibres textiles, brutes ou élaborées, et tissus. Dans ce cas, le navire vient en droiture à Marseille).
19 mai 1752, Le Phocéen, capitaine Antoine Icard. « Votre chargement fait, s’il est… de marchandises d’estivage ou de contumace… vous vous rendrez directement ici. Si, au contraire, vous avez votre entier chargement de blé, vous viendrez à Toulon pour y faire quarantaine, pendant laquelle vous m’enverrez la montre de votre blé. » (Id., L.IX 1080. Marchandise de contumace désigne celle qui, susceptible de transmettre la contagion, doit être examinée de près à l’arrivée. Ici encore, nous retrouvons les fibres textiles brutes ou élaborées, et tissus. Toutes devaient être dirigées sur Marseille, le lieu nécessaire de leur marché, sauf à être soumises à un contrôle, conforme aux règlements, à l’arrivée).
La suite s’enchaîne naturellement. Cet arrêt au Brusc et la décision – alors que le Grand Saint-Antoine ne transporte pas de blé, mais des marchandises d’estivage ou de contumace – de le diriger vers Livourne ne peut pas avoir été prise par le capitaine… Elle revient de plein droit aux armateurs. Chataud a pris contact avec eux. Comment ? Le détail nous échappe mais c’est inévitable ; ce qui établit que les vrais responsables n’ignorent plus la situation sanitaire à bord de leur navire, les morts durant le voyage. Ce sont eux… qui ont donné l’ordre de repartir pour Livourne. La durée du séjour au Brusc – dont le mauvais temps fut en partie responsable, d’ailleurs – est un délai suffisant pour expliquer une mesure réfléchie, concertée, assumée en pleine connaissance de cause. Mais pourquoi Livourne ? Et pourquoi … observer un silence absolu ? Ici, une analyse attentive s’impose… Libre à chacun de la refuser. Venu à Marseille directement… le navire ne pouvait pas ne pas être considéré comme suspect. Dans ce cas, aucune échappatoire… : la cargaison devait être condamnée. A nouveau, pourquoi Livourne et que se passa-t-il ? …Le Grand Saint-Antoine « aborda à Livourne du consentement de tous les gens du navire, non seulement pour consulter sur la maladie, mais encore pour y prendre de nouvelles provisions ». Que ce dernier terme ne nous abuse : après un arrêt d’une semaine au Brusc, écartons le sens, banal de nos jours, de chose nécessaire à l’alimentation. Plutôt l’acception juridique, très commune au XVIIIe siècle : sentence préalable en attendant un jugement définitif. Donc, de nouveaux documents délivrés par les autorités de la Santé. … une contre-expertise médicale… Voici maintenant le diagnostic du médecin livournais et le sentiment de l’équipage lorsqu’il fut connu : fièvre maligne pestilentielle, ce qui le « consola beaucoup (Id., ibid) ».
… Dans le vocabulaire médical du XVIIIe siècle, fièvre pestilentielle n’est pas synonyme de peste bubonique. Tout devient clair. Rappelons par précaution quelles phrases du médecin Adrien Carré. Etudiant les maladies des gens de mer, il note : « Seules, quelques-unes étaient assez bien reconnues : variole, peste bubonique en particulier… on confondait presque toutes les maladies infectieuses baptisées « fièvres » ; on croyait qu’il s’agissait de degrés de gravité de la même maladie générale (Adrien Carré, Essai de synthèse des maladies des gens de mer au XVIIIe siècle, et leur évolution au début du XIXe siècle, Comptes rendus du 91ème congrès national des Sociétés savantes, Rennes, 1966, section des sciences, p. 13-14) ». Dans un texte de 1767 sont rassemblés sans distinction « fièvre synoche, fièvre putride, fièvre putride pestilentielle (id., ibid., p. 14) ». Ajoutons fièvre maligne pestilentielle, et voilà le fantôme – celui de la peste bubonique – exorcisé ! Comment ne pas comprendre le soulagement des matins… et des armateurs ? Sont-ils dupes les uns des autres ? Ne soyons pas trop naïfs : ils font comme s’ils le croyaient… et se taisent… Au Brusc, le Grand Saint-Antoine était condamné. Après Livourne, un espoir subsiste… Le reste est connu ! … Le Grand Saint-Antoine, brûlé ; Chataud, emprisonné… Estelle (fort courageux pendant la contagion) récompensé. … Dans un plateau, des balles de soie, de toile, de coton ; dans le second, cinquante mille morts (à Marseille). A ce prix la cargaison devient inestimable…
(La postface rédigée en 1988 pour la réédition du livre a été publiée dans Provence Historique, tome XXXIII, fascicule 131, janvier-mars 1983).
-1721 – 10 mai : la peste est de retour À marseille – Marseille est à nouveau entourée de soldats. Tout recommence comme en 1720, mais les échevins prennent des décisions rapides (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes.).
-1738 – 10 mai : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) –lettre de Mariano di Firenze, préfet à Tripoli, à propos d’un capucin esclave qui y abjura (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 156).
1751 – 8 décembre : Louis-François-Camille de Lorraine, 19ème abbÉ commendataire de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). 71ème abbé de Saint Victor de Marseille mais 64ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. prince louis-françois-camille de lorraine, 1751-1788. Brevet royal du 8 décembre 1751, bulles de provisions du 8 février 1752, mise en possession du 10 mai 1752. Mort en 1788 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium…).
-1765 – 10 mai : Plaine de la Croix (lien dit), commune de Marseille, quartier de Saint-Julien (registre aux archives de la Major).
-1769 – 10 mai : La Calade – traverse tirant de Saint-Julien aux Caillols, commune de Marseille (registre aux archives de la Major).
-1774 – 10 mai : Mort de Louis XV (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).
Serment de fidélité des habitants d’Ollioules à Louis XVI, daté du 29 mai 1774 (Castellan E., 1937, p.201).
Serment de fidélité des habitants de Sanary à Louis XVI et cérémonie funèbre à la mémoire de Louis XV le lendemain, daté des 5 et 6 juin 1774 (Rotger B., 1984, p. 253).
-1790 – 10 mai :

Création de la commission des poids et mesures (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
Troubles entre royalistes catholiques et révolutionnaires protestants à Montauban.
-1794 – 10 mai (21 floréal an II) : L’obligation imposée aux parents d’envoyer leurs enfants à l’école n’est-elle pas restée lettre morte? Le recensement et l’inscription des enfants d’âge scolaire ont-ils été opérés partout ? Nous avons une liste de 81 garçons dressée le 21 floréal an II par la municipalité de La Cadière et un rôle de rétribution du premier trimestre an III (1er vendém. au 30 frim.) de l’école des filles de Carnoules et comprenant 28 noms : «Ont assisté journellement aux leçons des écoles primaires de ta citoyenne Monier pendant les mois de vendémiaire, brumaire et frimaire, 3e année républicaine, à 1 livre 5 sols par mois : Christine Farnoux, Marianne Hermitte, Elisabeth Broquièr, Rosé Claudel, Anne Ginouvès, Thomas Marquet» Broquièr Joséphine, CIotilde Maroin, Eugette Thomas Marquât, Eose Ginouvès, Pauline Broquier, Polonnie Hermitte, Magdelaine Claudel, Antoinette Pellegrin, Marianne Coulomb, Anne Martin, Pauline Pellegrin, Ludivine Bebec, Madelon Ginouvès, Engelie Féraud, Virginie Rebec, Victoire Berenguier, Marianne Toucas, Philippine Hermitte, Rosé Broquier dit Capucin, Rosé Miltre, Virginie Broquier, Marie Thomas. » (Arch. comm. de Carnoules : rôle de rétribution du premier trimestre an III, 1er vendém. au 30 frim., de l’école des filles de Carnoules).
-1796 – 10 mai :
1. Campagne d’Italie ; Victoire de Lodi, sur l’armée autrichienne de Beaulieu (Pierre Goubert, Initiation). Du 9 avril au 10 mai :— Bonaparte sépare les Autrichiens des Piémontais par les victoires de Montenotte et Millesimo, il bat le général piémontais Colli à Mondovi, les Autrichiens à Lodi et entre en triomphateur à Milan. Ses soldats le surnomment « le Petit Caporal ».
2. Conspiration des Égaux et arrestation de Babeuf qui sera exécuté un an plus tard (Jean-Charles Volkmann, 1997 ; Pierre Goubert, Initiation…).
A Paris, arrestation des chefs de la conspiration des Egaux, dont Babeuf. Les conjurés furent dénoncés et arrêtés en mai 1796, jugés et exécutés, et cela n’aurait été qu’une péripétie si ce programme n’avait effrayé les propriétaires et s’il n’avait été scruté comme un signe avant-coureur des systèmes collectivistes (Lucien Bély, Histoire de France, édit. Gisserot, 1997).
-1798 – 10 mai (21 floréal) : GUERRE D’ITALIE – Le 21 Floréal An VI, du QG de Toulon, Bonaparte adresse l’ordre suivant au commandant d’armes de la place, le citoyen Vence : « Je vous prie, Citoyen Général, de donner des ordres pour qu’il ne sorte aucun bâtiment de Toulon à dater d’aujourd’hui jusqu’à 10 jours après le départ de l’escadre. Je vous salue, signé : Bonaparte, général commandant en chef l’armée d’Angleterre (Note de Louis Baudoin, 1965, p. 411).
-1799 – 10 mai: EXPEDITION D’EGYPTE –
- MEMOIRES DE NAPOLEON 1er : « Au camp devant Acre, le 21 floréal an 7 (10 mai 1799) –
« Au directoire exécutif.
« je vous fais connaître qu’Achmet Djezzar, pacha d’Acre, De Tripoli et de Damas, avait été nommé pacha d’Égypte, qu’il avait réuni un corps d’armée, et avait porté son avant-garde à Al-Arch, menaçant le reste de l’Égypte d’une invasion prochaine.
« que les bâtiments de transport turcs se réunissaient dans le port de miri, menaçant de se porter devant Alexandrie, dans la belle saison, que par les mouvements qui existaient dans l’Arabie, on devait s’attendre que le nombre de gens d’Yambo qui avaient passé la mer Rouge, augmenterait au printemps.
« vous avez vu par ma dernière dépêche la rapidité avec laquelle l’armée a passé le désert, la prise d’El-Arich, de Gaza, de jaffa, la dispersion de l’armée ennemie qui a perdu ses magasins, une partie de ces chameaux, ses outres et ces équipages de campagne.
« Il restait encore 2 mois avant la saison propre au débarquement, je résolus de poursuivre les débris de l’armée ennemie et de nourrir pendant 2 mois la guerre dans le cœur de la Syrie. »
- Histoire scientifique, V, page 386-387:
(résumé) Dans l’assaut contre âcre que Kleber commandé en personne, en ville imposante figure de ce général, dominé sur le terrain le plus exposé. Et donner des ordres avec une voix retentissante. Bonaparte lui-même ne s’était pas éloigner du lieu de l’action. Malgré la présence de pareilles chefs, cette attaque avorta encore et se brisa contre la 2nde enceinte qu’on ne pouvait enlever sans canon ()
-1801 – 10 mai: EXPEDITION D’EGYPTE
– Abd-al-Rahaman al-Jabartî – Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801– « [Dimanche 26 du mois de Dhû I-Hijja 1215] Par ordre du commissaire Girard, on ramène au Dîwân les tapis retirés le 28 mars précédent sur ordre de Fourier]. Comme dit un poète : « Ma patience devant l’ironie, je la leur fais voir « Aux épreuves du temps, je ne succombe pas. ». Ce même jour, libération grâce à Husayn kâshif, de Muhammad kâshif Salîm al-Sha’râwi, qui partit ensuite pour la Haute-Egypte. »
– Le général en chef Kléber au général Reynie. « Gizeh, le 20 floréal an VIII (10 mai 1800). Je reçois l’avis, citoyen général, que les cavaliers et l’infanterie envoyés par le Vizir au secours du Caire ne sont point retournés à Gaza, mais qu’ils sont restés à El-Arich où ils vont être renforcés de sept à huit mille hommes pour faire de suite une nouvelle invasion en Egypte. Ce corps sera soutenu par un autre semblable et ainsi de suite jusqu’à ce que la grande armée dirigée par le général anglais Koehler soit en mesure d’agir.
« D’un autre côté, on m’avertit encore que les Arabes de Billis, des Horrotats et des Ayaidis font un grand amas de blé et de riz pour être successivement transporté à El-Arich. Les lieux de leur emmagasinement souterrain sont Sadieh, Naameh, Charchar, Machtout, Thaouaneh et principalement Gezireh Billi dont ils débouchent de nuit pour entrer dans le désert entre Abouzabat et El-Manayer. Les riz tirés de Damiette s’enfouissent à Banha et Assal.
« D’après cela, il est nécessaire que vous portiez une de vos demi-brigades à Salheyeh et une autre à Belbeis, avec l’instruction de faire des courses et des prises, le plus possible. Si vous le jugez à propos, le chef de l’état-major fera en outre fournir quarante à cinquante hommes de cavalerie pour Belbeis.
Je désirerais que le général de brigade, commandant ces six bataillons, se tint à Salheyeh. L’autre brigade de votre division resterait au Caire jusqu’à nouvel ordre. Donnez, je vous prie des ordres en conséquence et faites commencer le mouvement dès demain. Vous apprécierez ainsi par tout cela le fonds que vous devez faire sur la pacification demandée par les Billis.
« Je vous salue. »

-1810 – 10 mai : AU SUJET des terres gastes d’Ollioules. Le Conseil municipal avait décidé de procéder, au sujet des terres gastes, à la recherche des pièces s’y rapportant et au tri et à la mise en ordre des archives communales. Ces archives en ordre, la Mairie avait suspendu le 10 mai 1810 toute réclamation (Castellan, 1937 : 15 décembre 1811).
-1861 – 10 mai : George Sand, Le Voyage dit du Midi : 10 mai 1861 (vendredi) : MARINE – L’AUBE – L’AIGLE – Je me porte assez bien toute la journée. Il a fait du soleil toujours et du vent d’est beaucoup, peu au dire des naturels. Nous partons avec Matheron à 10 h Vt. Nous allons à Toulon. Maurice nous quitte à l’entrée pour aller chercher son passeport. Nous allons chez le docteur que nous ne trouvons pas. Nous descendons à pied au port où nous prenons une grosse barque et deux hommes qui nous mènent à l’Aube. M. Talma vient nous recevoir ; nous renvoyons la barque. Nous passons une bonne heure à examiner l’Aube. C’est un bâtiment de transport pour 400 chevaux et 400 cavaliers. L’équipage et de 150 hommes. Le bateau de 4 canons seulement. C’est à vrai dire une écurie, mais admirablement aménagée sur trois rangs superposés et d’une propreté exquise. Talma nous montre la machine qui est superbe, l’hélice énorme, tout le matériel les mâts et cordages de rechange, les cuisines très appétissantes, les machines pour faire de l’eau douce avec la vapeur. Son logement très petit, la salle à manger des officiers très grande etc. j’y mange une orange et une croûte de pain et nous partons dans son canot pour aller voir l’Aigle.
C’est le bateau, la galère capitane de S.M. c’est un bijou, la machine magnifique un chef d’œuvre dit-on. Les appartements sont charmants quoique très simples pour des souverains si luxueux.
Tout est bois ou perse. La chambre de l’impératrice a une grande glace en face du lit. Un joli cabinet de toilette avec une baignoire qui devient divan à volonté. Même détail chez l’empereur. La chambrette de Loulou est très gentille. Il y a des petits oiseaux peints à son plafond. Toutes les dames ont chacune une jolie chambre tendue en perse avec une petite ruche de ruban pour bordure. Le salon placé au gouvernail est blanc, or et bleu. Il est meublé d’un vaste divan et d’un piano blanc et or. C’est la moins jolie pièce. La salle à manger est ce qu’il y a de mieux, les offices, les logemens des officiers et des valets de chambre, tout est très commode et très soigné. Il y a sur le pont des divans couverts fermés de glaces que l’impératrice appelle des cabriolets et où elle se plaît à regarder la mer, à ce qu’on dit. Nous revenons sur un canot à 18 rameurs de l’Aigle. Nous reconduisons Talma à son bord et le canot nous conduit à terre. Notre pourboire est fort bien accepté par les marins de l’empereur. Nous cherchons longtems les boutiques à chapeau de paille et nous faisons notre emplette. Nous retournons chez le docteur que nous ne trouvons pas. Nous revenons avec Matheron. Toujours bon froid et grand vent au golfe de La Seyne. Maurice rentre peu après nous. Dîner de bon appétit. Bésig avec Maurice et grand mal de reins ce soir. Un peu de botanique. Pas de succès. »

(Courdouan – Bandol)
-1862 – 10 mai : DECRET DE PÊCHE QUI PERMETTRA DE TRANCHER UN SIECLE PLUS TARD, DES différends entre les pêcheurs des ports de Bandol, Sanary, le Brusc et les pêcheurs « galitois ,- Le 11 mai 1960, une réunion au bureau du Chef du Quartier de Toulon, relative aux différends entre les pêcheurs des ports de Bandol, Sanary, le Brusc et les pêcheurs « galitois », a pour objet la pêche aux langoustes et à la sardine sur le banc des Blanquières. Les pêcheurs de trois ports reconnaissent les droits des « galitois » de pêcher en cet endroit avec des garbelles, mais demandent que conformément aux dispositions de l’art. 2 du décret du 10 mai 1862,] « il soit tenu compte de l’apparition dans ces parages du poisson de passage et qu’aucune entrave ne soit apportée à sa pêche, notamment par la présence des garbelles et des filets de fond, s’engagent à prévenir les pêcheurs « galitois » du poisson dans les lieux, afin que soient évités à ces derniers toute détérioration à leur matériel. » [Comprenant le point de vue des pêcheurs à la sardine, pêche qu’ils pratiquent eux-mêmes, les pêcheurs « galitois »] « s’engagent à dégager leurs signaux afin de laisser le champ libre aux sardinaux et demandent d’être prévenus suffisamment à temps pour procéder à cette opération… disent qu’ils veulent éviter toute friction et se conformer aux textes en usage en vigueur… » ([Patania L., Guillaume J., 2002)
-1871 – 10 mai : Le traité de Francfort met fin à la guerre franco-allemande de 1870-1871.

-1917 – 10 mai : ATLAS CONTRE PONT – GALEJADE SEYNOISE – Un incident sans gravité amusa les Seynois le 10 mai 1917. Un défaut de fonctionnement empêcha le pont de se relever alors que le steam-boat s’apprêtait à gagner Toulon avec de nombreux voyageurs. Le dépannage ne fut pas immédiat. Grâce à la grue « Atlas » la plus puissante dans la rade de Toulon, les petits bateaux furent transbordés hors de la darse, amarrés à un appontement de fortune et le service des voyageurs La Seyne Toulon n’eut pas trop à souffrir pendant quelques jours (Marius Autran, tome 5, 1995).
-1921 – 10 mai : ACCIDENT Du SOUS-MARIN Opale (Q 42, type Emeraude), signalée avec l’arbre diesel cassé à Naples par télégramme du 22/12/1918. Radié des listes 12/11/1919, vendu à Toulon, 10/05/1921.
-1927 – 10 mai : Le porte-avions Béarn ex-cuirassÉ classe Normandie, construit Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, fait sa première sortie à la mer, pour un essai préliminaire et un essai de présentation en recette. C’est le premier porte-avions construit en France et le seul de la marine française avant la guerre (Louis Baudoin 1965).
Le 10 mai, le bâtiment fait sa première sortie à la mer, pour un essai préliminaire et un essai de présentation en recette. Il appareille à 7 h. Un problème de ventilateur de chauffe du groupe arrière, à 15 h 15, oblige -à mettre bas les feux pour le groupe arrière et l’essai est abandonné. Cette première sortie est mise à profit pour des essais d’aviation. Le commandant de Laborde souhaite manifestement accélérer la mise au point de son bâtiment et surtout de la partie aviation. Les premiers accrochages à la mer sont réalisés dès le 10 mai, par les commandants d’escadrille, les lieutenants de vaisseau Montrelay (7R1) et Pelletier Doisy (7B2) et l’enseigne de vaisseau Jozan (7C1), vers 16 h, sur rade d’Hyères et au large de Porquerolles. Un Gourdou GL 22, au poids de 800 kg, piloté par le lieutenant de vaisseau Montrelay fait d’abord trois présentations, les roues à 1,50 m du pont. Un Dewoitine D1.C1 fait deux présentations, suivi par un Gourdou piloté par Pelletier Doisy qui fait trois présentations. Chaque pilote fait ensuite trois autres présentations, les roues touchant et roulant sur le pont, mais sans accrochage. Enfin, le Gourdou de Montrelay tente le premier accrochage mais il se présente trop haut et en lacet au premier essai. Le second est le bon puisqu’il accroche le 4e brin et s’arrête sur 75 m, freiné sur 27 m en entraînant un total de 240 kg de sacs de sable. Le Dewoitine de Jozan suit, arrêté sur 80 m. Au décollage, le Gourdou décolle sur 110 m et le Dewoitine sur 125 m (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1930 – 10 mai : revue navale d’Alger – Le « Béarn » est avec l’Escadre, et participe à la revue navale d’Alger pour les fêtes du centenaire de la conquête de l’Algérie. (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261
-1934 – 10 mai : Bruno FRANCK, Heinrich Mann, Romain Rolland et d’autres intellectuels fondent à Paris la « Bibliothèque de la Liberté » – L’écrivain Bruno FRANCK s’exila en 1933 en France. Il retrouva à Sanary Thomas Mann, avec lequel il était on contact depuis longtemps. Avec son épouse Liesl, l’écrivain Bruno FRANCK s’exila en 1933 en France, via l’Autriche et la Suisse. Il retrouva ici, au chemin de la Colline, Thomas Mann, avec lequel il était on contact depuis longtemps. Avec Heinrich Mann, Romain Rolland et d’autres intellectuels, il fonda à Paris, le 10 mai 1934, un an après l’autodafé nazi, la « Bibliothèque de la Liberté ». Cette structure installée à Paris regroupait quelques 15000 livres interdits en Allemagne. Le couple immigra en Californie en 1939. L’écrivain s’engagea activement dans l’Emergency Rescue Commitee aux côtés de Varian Fry, Hermann Broch et Thomas Mann (Guindon J.-P., Service du Patrimoine de Sanary).
-1940 – 10 mai : Après un hiver d’inaction, Hitler prend l’initiative au printemps 1940. Il envahit par surprise le Danemark et la Norvège puis, le 10 mai 1940, il lance une attaque générale à l’ouest, par les Pays-Bas et la Belgique. La France est débordée en six semaines ; un gouvernement formé par le vieux maréchal Pétain et replié à Vichy sollicite l’armistice (17 juin) tandis que, de Londres, le général de Gaulle appelle à la résistance ( 18 juin).
Depuis le 10 mai, les hostilités ayant commencé dans le nord, 1’attitude de l’Italie donnait des inquiétudes et l’on supposait qu’en cas d’entrée en guerre de leur pays, les bâtiments de commerce italiens à la mer tenteraient de rallier les eaux neutres et, en particulier, les ports espagnols : un dispositif d’interception de ces bâtiments fut donc mis en place.
A ce dispositif devaient participer :
— des bâtiments anglais sous les ordres d’Amiral Gibraltar dont l’autorité était exceptionnellement étendue à l’ensemble des côtes espagnoles
— des bâtiments français devant opérer en liaison avec les bâtiments britanniques et pouvant recevoir des autorités anglaises chargées des procédures de renseignements ou des directives.
Dans la zone des Forces Maritimes de l’Ouest, la surveillance devait être faite par trois avions et un ou deux chalutiers.
La zone de surveillance était divisée en quatre secteurs :
Secteur A : entre les parallèles 41° Nord et 42° 30′ Nord ;
Secteur B : entre le parallèle 42° 30′ Nord et le 315 de La Corogne ;
Secteur C : entre le 315 de La Corogne et le méridien 7° Ouest ;
Secteur D : à l’est du méridien 7° Ouest (Gérard Garier, Les avisos de 630 tW).
-1943 – 10 mai : NAVIRE RENFLOUÉ À TOULON – Le chasseur CH 4 ou Chasseur IV, construit aux Chantiers de Bretagne, mis en service en 1934, est relevé entre les 15 janvier et 10 mai 1943 après avoir été sabordé à Toulon le 27 novembre 1942. Sa réparation est confiée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne pour la coque, et aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de Marseille pour le moteur. Le 1er trimestre 1944, le navire est incorporé dans la Kriegsmarine sous le n° UJ 6077 de la 6ème flottille (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).
-1953 – 4 mars puis 8, 9 et 10 mai : RENFLOUEMENT DE MINES DANS LA BAIE DU LAZARET – La préfecture maritime de la 3e région communique : « Les opérations qui ont commencé le 24 mars dernier en vue de l’enlèvement des mines contenues dans la péniche Sainte-Geneviève, échouée dans la baie du Lazaret, seront reprises les jeudi 7, vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 mai, à dix heures trente. La phase critique sera annoncée aux populations de La Seyne et Saint-Mandrier quinze minutes à l’avance par les sirènes de la ville de La Seyne et de la base d’aviation maritime de Saint-Mandrier, qui émettront deux sons modulés. La police interrompra immédiatement toute circulation dans une zone de deux cents mètres de rayon autour de l’emplacement où se trouvent les mimes immergées. Deux voitures avec haut-parleurs circuleront dans cette zone pour inviter les habitants à laisser ouvertes les portes et fenêtres et à se tenir chez eux à l’abri, en dehors de l’axe des ouvertures et dans la partie inférieure de leur habitation. Le signal en fin d’alerte sera donné par les mêmes sirènes qui émettront un son continu. Pour la circulation des pêcheurs, des avis identiques à des avis de tirs seront diffusés à l’Inscription maritime et à la presse, en temps utile sur l’initiative de la marine. Pendant les opérations présumées dangereuses, toute baignade, même partielle, sera formellement interdite sur certaines parties du littoral. Ces arrêtés municipaux préciseront les lieux et la durée de ces interdictions ». Nota : il s’agissait de neutraliser vingt et une mines allemandes toujours présentes dans l’épave de l’embarcation coulée à petit fond. La charge totale de ces engins avoisinait les quinze tonnes ! Des experts estimèrent au moment des faits qu’une explosion accidentelle entraînerait « la destruction de toute vie dans un périmètre d’un à deux kilomètres et, sans doute, un formidable raz-de-marée dans la baie de Tamaris ». On comprend un peu mieux aujourd’hui l’attentisme patent (1944-1953) des autorités de l’époque. Une société spécialisée en travaux sous-marins « plus que délicats » entreprit une brèche dans la péniche (Ken Nicolas, vol. 1, p. 139-141).
« Les mines extraites une à une furent déplacées et pétardées au large du Canier. Deux hommes d’exception furent les acteurs principaux de cette opération spectaculaire, le scaphandrier Manfredini et son aide, un ancien patron tartanier, Auguste Dolla. Durant vingt et un jours, ils vécurent avec la mort en face».
Nota (Ken Nicolas, vol. 1, p. 140-141) : le dénommé Auguste Dolla, originaire de Saint-Tropez, habitait la presqu’île au moment des faits. Dominique Davin se souvient de l’avoir embauché quelque temps à bord du lesteur Côte d’Azur, avant sa reconversion professionnelle. Le déminage du territoire mandréen avait débuté en janvier 1945. Le quartier du Canier demanda alors un travail plus important du fait de la forte croissance de sa végétation. Pour terminer ce sujet…explosif à plus d’un titre, sachez qu’entre les années 1944 et 1957 les artificiers de la pyrotechnie de Toulon neutraliseront, dans le Var, plus de six mille mines terrestres et douze mille six cent quatre-vingt-treize bombes, au prix de plusieurs vies humaines (Var-Matin du 7 mars 1999).
-1954 – 10 mai : La réalité dépasse la fiction – « Un Avonnais, nommé Marion, arrêté à Paris pour détournement de mineure et sa jeune complice ont été amenés à Fontainebleau où le premier a été écroué et la seconde était, après semence, rendue à ses parents. » (Liberté de Seine-et-Marne, le 10 mai 1954).

-1964 – 10 mai : Le plan d’eau du Creux Saint-Georges, d’une superficie de 5,4 hectares, est appelé à doubler rapidement sa capacité d’accueil. Depuis la dernière guerre, le port (et ses infrastructures : jetées, quais, môle, etc.) n’a pratiquement pas changé. Cet immobilisme, qui commence sérieusement à entraver son essor, ne cesse d’inquiéter la municipalité. « Saint-Mandrier n’avait pas échappé à la maladie qui éprouvait les ports varois. L’étouffement le menaçait tout autant que ses voisins proches ou lointains. En moins de dix années, deux fois plus de bateaux, dont certains étaient des yachts de croisière, y stationnaient. Deux chiffres marquent: cette progression : en 1956, on enregistrait à ses quais quatre-vingt-dix bateaux de plaisance. En 1963, on en comptait cent! soixante-douze auxquels s’ajoutent, évidemment, les embarcations des professionnels et la plaisance estivale, soit à peu près le triple des unités y demeurant habituellement Résultat : Saint-Mandrier qui accueillait bien des yachts ne pouvant se caser à Toulon, n’arrive plus à « étaler ». D’où la nécessité d’un agrandissement facilité par une situation géographique très favorable. C’est pourquoi les services techniques ont décidé de réaliser ici un projet d’envergure. On doublera pratiquement le port actuel en lui donnant les moyens d’abriter trois cents yachts à fort tirant d’eau. Saint-Mandrier doit aussi compléter harmonieusement les installations toulonnaises. Au club nautique de Saint-Mandrier où ces : travaux sont connus depuis longtemps, on s’en réjouit ouvertement car ils ouvriront à la plaisance de la presqu’île uni avenir prestigieux » (République-Le Provençal du lundi 18 mai).
-1968 – 10 mai : A Paris, première nuit des barricades au quartier latin.
-1969 – 10 mai : Charles de Gaulle s’envole pour l’Irlande (Ken Nicolas, vol. 2, p. 311).
-1981 – 10 mai : François Miterrand est élu Président de la République.
-1988 – 10 mai : Michel Rocard est nommÉ Premier ministre.

-1990 – 10 mai : LA CHAPELLE DES MECANICIENS DE SAINT-MANDRIER EST INSCRITE A L’INVENTAIRE SUPPLEMENTAIRE DES MONUMENTS HISTORIQUES – Chapelle Saint-Louis ou chapelle des Mécaniciens (cad. B 1183) : Propriété de l’état ; inscription par arrêté du 10 mai 1990. Cet édifice, pièce maîtresse de l’art religieux en Provence au XIXe siècle, a été construite en 1825 et 1829 par quelque six cents forçats du bagne de Toulon, selon les plans de l’ingénieur maritime Honoré Bernard (1789-1866). Les prisonniers taillaient eux-mêmes les pierres et fabriquaient la chaux grasse. «…L’édifice, de type oriental, est une rotonde posée sur soubassement, comme dans l’architecture antique. Ce soubassement porte vingt-quatre colonnes à chapiteaux ioniques et ménage un large passage qui sert de péristyle. La hauteur totale de la chapelle est d’environ 17 mètres sous voûte. On y accède par trois perrons situés au Nord, à l’Est et à l’Ouest. L’édifice, ce qui est peu fréquent, est orienté au sud. On remarquera les portes latérales à doubles ventaux, chef-d’œuvre de l’ébénisterie classique. L’édifice est en calcaire blanc, pierre dure de Saint-Rémy-de-Provence, taillée en grand appareil bosselé sur la face extérieure. La voûte est faite d’un calcaire jaune plus tendre à sculpter et plus léger. A l’intérieur, on est frappé par l’équilibre des proportions. La voûte en demi-sphère est ornée de caissons autrefois à rosaces et percés d’un oculus circulaire central qui sert d’unique source de lumière. Le sol est dallé de belles plaques de marbre de diverses couleurs avec un motif central en forme d’étoile octogonale et croix tréflée. L’autel, de marbre gris, est surmonté d’un tableau de 1857 signé Clinchamp et représentant le baptême de Saint-Mandrier par Saint-Cyprien de Toulon. L’architrave qui court sous la coupole et sur lequel s’appuient des colonnes à chapiteaux corinthiens, est richement orné de frises et de modillons sculptés » (Descriptif édité par la Marine nationale, cité par Ken Nicolas, vol. 2, p. 65-66).
Le peintre Clinchamp était aussi officier de marine. On lui doit la décoration de nombreuses églises toulonnaises. Il peaufinait ses œuvres dans un atelier situé sur le cours Lafayette.
–2001 – 10 mai : La France devenait le premier pays au monde à reconnaitre l’esclavage comme crime contre l’humanité, après l’adoption de la loi portée par la députée guyanaise Christiane Taubira. Depuis Jacques Chirac lors de la première commémoration officielle en 2006 jusqu’au silence solennel d’Emmanuel Macron 20 ans plus tard, chacun des quatre présidents qui se sont succédé à l’Élysée en deux décennies a adopté un style différent lors des cérémonies du 10 mai. Au risque parfois de faire grincer quelques dents.
-2006 – 10 mai : Jacques Chirac, instaure la Journée nationale des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. « C’est aujourd’hui l’ensemble de la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, qui doit entrer dans notre histoire. Une mémoire qui doit être véritablement partagée », déclarait alors le président de la République.
–2024 – 10 mai : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – La Seyne – Sanary) –
1) Il écumait les hôtels de luxe avec un complice. Un voleur condamné 13 ans après les faits (p. 6).
2) Des vacances au poil – Accueillir les animaux de compagnie et leurs maîtres dans les meilleures conditions : c’est ce que proposent de plus en plus d’établissements (p. 2et 3).
3) Métropole : Nos conseils pour profiter de la flamme (p. 9).
4) Marseille s’arrête aux portes d’une finale européenne (p. 38).
5) lemag.culture : Antoinette Dennefeld est Roméo dans un concert-opéra à Toulon (p. 56).
France : La flamme olympique fait briller Marseille. Après l’arrivée en grande pompe à bord du « Belem » la veille, le coup d’envoi du relais olympique en France a été donné hier. Elle sera dans le Var aujourd’hui. La flamme a été portée par 2500 personnes : sportifs, dont les footballeurs Basile Boli et Didier Drogba -, artistes, mais aussi anonymes.
CHRONIQUE CATALANE : 48e livraison –

L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 7 février 1992.
Remémorant el Golf – Tothom se’n deu recordar que hom ve d’acomplir el primer aniversari de la guerra dita del Golf. Del contrari podriem suposar que no son dotats de gaire memôria o que arriben d’una ilia deserta, perquè cadascun dels mitjans de comunicaciô ho ha publicat aquests dies. La televisiô no ha mancat l’ocasiô de fer-nos reviure les estampes explosives (encara de memôria fresca) com en un de video, ni la radio de transmetre’ns l’estridència de les petarrellades i, la premsa les fotos rétrospectives de més impacte, per comentaris en negreta dels focs d’artifici de gran escala, que van tenir la humanitat entera enganxada als botons de les ones i als fulls que ho comentaven.
Els focs d’artifici perô, eren infernals, Thorror de la seva greugesa solament se sentia dessota, arran de terra, perquè vist d’un sofa davant la telè, o de dalts en aviô la imatge es mitiga curelment. Recordeu-vos de la cara sense emociô aparent, d’aquell pilot nord americà de retorn d’une « missiô » d’on inconscient contava la seva impressiô sentida aquella nit damunt d’aviô, deixant anar sarcàsticament aquella frase malvolent : « Bagdad estava illuminât com un arbre de Nadal ». Si, perô, l’arbre que deia, era el fruit d’una pluja permanent de tones de bombes que duré set setmanes. Ara, aneu a explicar als de baix la teoria d’una « guerra justa ” ! Per minimitzar, clar, hom vantà la proesa de l’alta tecnologia, posada ai las ! aproba en l’escena, oh, ironia ! del pais de les mil i una nit, on la Intel.ligència esmerçada volatitzava el telô de fons de les nostres/vostres llegendes i contes d’Orient, i, escombrava un dels simbols i culte de la santa innocència. Tanmateix, se’ns diu que l’home no només viu de fantasies, sinô i sobretot de coses materials i, que amb aquesta epopeia real ha obstingut : la alliberaciô d’un poble — que canvia de tiré — el manteniment de l’ordre establert que régula el ritme social, l’autoritat i el prestigi amb una auréola personalitzada per un general victoriôs, aclamat al seu pais com fou el gran Pompeu a Roma. Breu, tothom hi guanyà. Fins i tôt el dictador vençut celebrà l’aniversari de la mare de les batalles, tôt fent l’ullet als négociants de canons.
Mentrestant dels kurds ningu se’n recorda. De la seva naciô violada i, tallada en set trossos, sembla que el mon se’n acomoda. Si al Kuwait hi havia una raô que justificà la intervenciô, al Kurdistan n’hi ha set de raons ! Perô que esperen aquests tabernacles de kurds o de croats si no tenen petroli… (Pere Gratacôs)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE
Un brave mari fait irruption chez lui et il vocifère à l’adresse de sa femme :
-salope ! Je sais tout !
-tiens tiens ! Dit-elle sans lever les yeux. Alors, quelle est la hauteur de l’Everest ?

Je vous souhaite un bon samedi à tous ! Et un divin JUST ROSE à Sanary !

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