ÉPHÉMÉRIDES DU 8 MAI

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 8 MAI 2025, 14e ANNÉE (n° 4141)

ILLUSTRATION : Le 8 mai 1945, avec la capitulation sans conditions de l’Allemagne, la Seconde Guerre mondiale prenait fin en Europe. Après un premier acte de reddition signé la veille à Reims, Staline exigea une deuxième ratification à Berlin même. Elle se tint dans la nuit du 8 au 9 mai dans une villa du quartier berlinois Karlshorst. Redisons (l’inlassable répétition, c’est un des charmes de ce métier) que le 8 mai 1945, la deuxième guerre mondiale n’était pas finie (l’a-t-elle jamais été ?), et que ce jour férié du 8 mai est là pour commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie, ainsi que le titra Le Monde dans son édition du 8 mai 1945, et non la fin de ce qu’on appelle parfois d’un bel euphémisme « les hostilités » car celles-ci continuaient contre le Japon dans le Pacifique. 

FÊTES : Traditionnellement, le 8 mai, fête de tous les DÉSIRÉ, correspond dans le calendrier républicain à l’ARROCHE, plante quelquefois appelée « épinard géant ».

Saint Désiré, évêque de Bourges, est mort en 550. Conseiller des rois, il a essayé de réconcilier les provinces en guerre. Il a également lutté contre l’hérésie. Aujourd’hui, 2800 personnes ont ce nom pour patronyme, tandis que 6000 l’ont comme prénom.

A Marseille, le 8 mai était le jour de la fête des apothicaires qui se réunissaient dans la chapelle de l’Hôpital. .

DICTON : « A la saint Désiré, tu peux découvrir ton nez ».

PENSÉE : Que chacun ait en remembrance, en ce 8 mai 2014, le souvenir de ceux qui ont vaincu l’hydre NAZI et FASCISTE, souvent en y laissant leur vie. Que leur souvenir nous permette de surmonter les problèmes que nous rencontrons de nos jours et que les monstres qui hantent les nuits de certains restent bien enfouis dans leur enfer et ne reviennent jamais plus à la surface (J.-L. Asher, 1962, 3.4.)

ÉPHÉMÉRIDES

(le 8 mai 1945 à Marseille)

CHOIX DE DOCUMENTS DU JOUR.

SANARY – 315e livraison : 1767 – 8 mai : SANARY – Le chemin de la CROIX tirait son nom de la CROIX qui y avait été plantée le 8 Mai 1767. Un père prêcheur, Messire LIEUTAUD, vint dis­poser les fidèles à célébrer dignement cet acte signalé. Par la suite, outre les soins apportés à la fontaine située sur le port, on fit  refaire le mur du cimetière, attendu que les bêtes avaient la facilité d’y pénétrer « et d’y commettre quelques outrages aux cadavres ». Ces réparations furent faites en attendant le nouveau cimetière (actuel ancien cimetière) dont la construction, entre­prise en 1806, irait jusqu’en 1810, sur le terrain acquis du sieur Jean MARQUAND, confrontant le chemin de la CROIX (partie de l’actuel chemin du 2e Spahis). Cet emplacement avait été choisi après bien des oppositions sur le choix du lieu. Il n’occuperait que la moitié de l’espace de l’actuel cimetière (ancien). On répara aussi le pavage de l’église paroissiale, et l’on fit un tambour à sa porte, car les fidèles étaient incommodés par le bruit de la rue.

OLLIOULES 229e livraison. 1712 – 8 mai :

1. ON ENVISAGE DE FAIRE SUPPRIMER LES TAXES SUR LES EAUX DE VIE – Le Conseil d’Ollioules députe Antoine Séranon à l’Assemblée communautaire des communautés voisines de Toulon qui doivent se réunir au logis brûlé (auj. Le Brûlat), territoire du Castellet, à l’effet de faire casser et supprimer les impositions sur les eaux de vie appliquées par la ville de Toulon (Castellan, 1937, p. 118).

2. Le Conseil d’Ollioules approuve l’action intentée par le recteur de l’Hôpital de St-Jean-Baptiste à Auguste Arnaud, prêtre et vicaire perpétuel du lieu, en remboursement de la rétribution et salaire qu’il se trouve chargé de payer au troisième secondaire qui manque au service de la paroisse, en conformité des ordonnances rendues par l’évêque de Toulon. Délibéré de consulter sur la conduite à tenir pour obliger Auguste Arnaud à exécuter les sentences des officiaux de Toulon et d’Arles (chanter chaque jour de l’année les vêpres et les complies, dire et chanter tous les jours la grand’messe dans la même paroisse), d’après Castellan, 1937.

3. Le Conseil d’Ollioules vote 37 livres 10 sous pour les réjouissances données à l’occasion de la victoire de Denain. Il impose une taille de 2 sols par livre cadastrale pour rembourser les dépenses en grains et foin fournis aux troupes du Roi pendant le siège de Toulon de 1707.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS : 517e livraison. 1739 – 8 mai : Venture de Paradis (Jean-Michel)Né à Marseille, le 8 mai 1739, il appartient à une famille de drogmans et de consuls. Il fréquente tout jeune Constantinople pour achever ses études de turc, puis est affecté en Syrie, ensuite au Caire ; il est envoyé en mission au Maroc en 1778, puis à Alger. En 1790, il adhère « aux principes révolutionnaires ». Il est envoyé par le Directoire comme premier drogman, en 1796, à Constantinople. Il revient en France en 1797 et on lui confie une chaire de turc et de tartare à l’Ecole des langues orientales. Bonaparte l’invite à le suivre en Egypte. Il accepte. Atteint d’une grave dysenterie, il meurt au cours de la campagne de Syrie au couvent de Nazareth, dont il connaissait les religieux, le 14 mai 1799.

Il est l’auteur d’une des premières grammaires de berbère publiée en 1844 sous le titre : Grammaire et dictionnaire abrégés de la langue berbère (214 p.).

Venture eut une profonde influence sur le comportement de Bonaparte avec les musulmans. Connaissant admirablement les divers dialectes arabes et le turc, il fut un « drogman », que nul ne put remplacer dans la suite. C’est lui qui pendant la traversée de Malte à Alexandrie prépara la fameuse déclaration de Bonaparte au peuple d’Egypte, d’après Bourrienne, Mémoires II, 158-9.

Sur Venture de Paradis voir Wassef (1975), 140-151, qui résume tous les biographes antérieurs ainsi que la Préface de Jomard à la Grammaire et dictionnaire (op. cit. supra) qui donne une liste des œuvres de V. de Paradis dont la plupart sont encore manuscrites. Voir aussi : E. Guellouz, « Analyse idéologique d’un projet d’expédition d’Egypte : le projet de V. de Paradis… », Les Cahiers de Tunisie n° 81-2 (1973), 123-53.

TOULON et LA SEYNE-SUR-MER – 219e livraison : 1945 – 8 mai : . LA POLLUTION DE LA RADE ATTEINT UN DEGRE CONSIDERABLE – La Seyne : Avis important. — Le Président de la Délégation municipale de la Seyne porte à la connaissance de la population la lettre ci-après qu’il vient de recevoir de M. le contre-amiral Lambert, préfet maritime. « Par suite de la destruction partielle du réseau d’égouts de Toulon, le déversement des eaux usées de la ville se fait directement, sans aucune épuration, en différents points du Port : Arsenal, Port-Marchand, Mourillon. La pollution de la rade atteint un degré considérable. Je rappelle au personnel militaire l’interdiction de se baigner en rade, et de consommer des coquillages crus (moules, huîtres, oursins, etc.) J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur l’intérêt qu’il y aurait à étendre cette interdiction à la population civile et à donner la plus large diffusion aux règles que vous édicteriez à sujet (affichage, presse, causeries dans les écoles ). » (Le Méridional du mardi 8 mai 1945).

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(le 8 mai 1945 à Marseille)

1080 – 8 mai : GREGOIRE VII ETABLIT UN PARALLELE ENTRE CLUNY ET SAINT-VICTOR – Dans une bulle du 8 mai 1080, Grégoire VII établit un parallèle entre Cluny et Saint-Victor, qui toutes deux peuvent être considérées comme des modèle de la nouvelle « libertas Romana » ( CSV n° 843, 841 ; E. Caspar, Dos Register Gregors VII, VII, 24, cités par Florian Mazel, 2002, p. 170). Cette décision, qui entre dans le cadre de la réforme grégorienne, met le monastère marseillais directement sous l’autorité du pape , la faisant ainsi échapper à celle de l’évêque.

1123 – 8 mai : Acte n°  118, cartulaire de Montrieux, donation de Gavaudan, daté du 8 mai 1123 (acte suspect) [Boyer R., p. 512-513 : Les trois frères Geoffroy, Hugues et Foulques, coseigneurs de Solliès, donnent aux moines et convers de Montrieux la terre de Gavaudan].

Carta donationis dominorum de Soleriis nobis facta de campo Gavaudani.

… terram que dicitur Gavauldani, que clauditur ab oriente a flumine Capello, ab occidente a monte qui incipit a monte Cavalino desecndit in fluvium Capellum…

1217 – 8 mai : A QUI ONT ETE VENDUS LES CHÂTEAUX D’HYERES ET DE BREGANCON ?

Pouvoir donné par Raimond Geofroi, vicomte, à l’évêque et au prévôt de Toulon de révoquer la vente par lui faite à la communauté de Marseille, des châteaux d’Hyères et Brégançon (Documents retrouvés après l’impression des Actes des vicomtes de Marseille, C, p. LXX , Henry de Gérin-Ricard). Cette décision sera remise en cause le 25 janvier 1224 par l’investiture d’Hyères et Brégançon, donnée par Raimond Bérenger V à la commune de Marseille. Parmi les témoins : Hugues de Baux, son fils Barral et Raimond de Baux. (acte n° 430 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :  A. Arch. comm. de Marseille. AA 15. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 207).

1224 – 8 mai : Barrale de Marseille habitait encore le PALAIS DU Tholonée selon H. De Gérin-Ricard, 1926). «  -1224 – 8 mai : Marseille – Quittance par Barrale, femme de Hugues de Baux, à Pierre Bertrand, syndic de la cité vicomtale de Marseille, de 21.700 sous qui lui étaient dus et de 10.000 sous dus à son neveu Raimond de Baux, sur les 40.000 que la ville de Marseille doit payer à la suite de la transaction passée avec lesdits de Baux et leurs femmes Barrale et Adalacie (acte n° 432 des vicomtes Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926, p. XXIX. Réf. : A. Arch. comm. de Marseille, GG 1685. Ind. : Dr Barthélemy, Inventaire, n° 208)

1279 – 8 mai : lieu-dit De Marseille Montanea de la Gardiola, 8 mai 1279 (acte notarié). La Gardiole : chaîne de collines, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Ses ramifications s’étendent dans la commune de Cassis. Prend son nom probablement d’une ancienne vigie ou garde qui y était établie. Première mention : Gardiola sub dominio directo Raimundi de Massilia, 12 août 1278 (ibid.).

1281 – 8 mai : lieu-dit De Marseille – Vallis des Tors, 8 mai 1281 (charte aux archives munic.). Tour de Bonafous – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon, près du cap Pinède. Première mention : Thorum de Bonafos, 1er mars 1273 (arch. de Saint-Antoine).

1289 – 8 mai : lieux-ditS De Marseille (charte aux archives municipales).

1. Campus Rotundus (charte aux archives municipales). Camp-Rond – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Séon.

2. Campus Finandorum – lieu-dit, commune de Marseille, quartier  de Séon (charte aux archives municipales).

3. Lo Castelar (charte aux archives munici­pales). Le Castelas – bastide, commune de Marseille, quartier des Aygalades. Première mention : Castellarium vetus,1037 (cartulaire de Saint-Victor, n° 53).

4. Fons de dan Pollas sive Pollasserii, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales. Font-Dampollas – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon.

5. Fons Guillelmi Bannerii (charte aux archives municipales). Font des Banniers – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon, vers les Aygalades.

6. Femena morta , 8 mai 1289 (charte aux  archives municipales). Freme-Morte – quartier rural,  commune de Marseille,  quartier de Sainte- Marthe (1872).

7. Vallis dels Tors – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Eygalades vers Séon (charte aux archives municip.).

1298 – 8 mai : lieu-dit De Marseille – Guillaume Jourdan des Tours, damoiseau, était seigneur de la Bastide ou Tour de Séon (actes du 8 mai 1298 (nota­rié) et 8 septembre 1320 (arch. de la Major). Séon-Saint-André – hameau, commune de Marseille (1872). Première mention : Ecclesia S. Andree, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40).

1322 – 8 mai : lieux-dits De Marseille (acte notarié) –

1. Crosum Garini (acte notarié). Cros de Garin – lieu-dit,  commune d’Auriol.

2. Gabres – lieu-dit disparu,  commune d’Auriol (acte notarié).

3. Colla de Serinhana, 8 mai 1322 (acte notarié). Sérignan lieu-dit, commune d’Auriol, quartier des Bouilladisses. Première mention :  Serignana, 11 juin 1279 (charte aux archives de Saint-Victor).

1332 – 8 mai : Première mention de Carpiagne – Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié). Ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Au­bagne. L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospi­taliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria.

1340 – 8 mai : Trets – Raimond d’Agoult-Sault. seigneur de Trets. confirme les transactions faites précédemment par son aïeule Raymbaude de Caussols et par son frère Reforciat avec les habitants de Trets. Acte reçu par le notaire Etienne Roux. (Acte 650 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : Ind. : Notes de F. André sur Trets)

1365 – 8 mai : lieu-dit De Marseille – Morterium (charte aux archives mu­nicipales). Première mention de Mortier  lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Saint-Jean- du-Désert.

1427 – 8 mai : lieu-dit De Marseille – Lo Saut (charte aux archives de la Major). La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet (1872). Première mention : Teuletum, 20 avril 1284 (acte notarié).

1515 – 8 mai, 5 et 9 juin : QUELQUES POSSESSIONS DE L’EVEQUE DE MARSEILLE DANS L’OUEST VAR – Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 862 : Claudius de Sceysello, évêque de Marseille. 8 mai – Claudius de Sceysello, mi. Di. Massilien. Episcopus … castrum de Siigna, cum tota ejus valle, scilicet castro de Maynaguetas, Castro Veteris, castro de Meuna, castro de Nolis, Castro Viridis, castro de Bauceto, et castro de Ayroneves … (Gallia Chr. Nov. 2, Acte n° 862, p. 527).

1577 – 8 mai : lieu-dit De Marseille – Les Barquils, 8 mai 1577 (registre n° 61 des archives  de l’Evêché). Camp-Cabasson – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales). La limite du territoire de Marseille vers Saint- Marcel s’arrêtait autrefois à cet endroit.

1638 – 8 mai : LE BEAUSSET – Chapelle Notre-Dame ou des Penitents noirs. —- Elle fut édifiée au Puits de la Ville, le 8 mai 1638, pour la confrérie des Pénitents noirs. Elle fut délaissée en 1726 lorsque Mgr de Belzunce fusionna les deux sociétés de Pénitents. Elle devint ensuite moulin à huile. Elle a 20 mètres de long sur 8 de large et 8 mètres de haut (Chanoine Bouisson, 1936).

1712 – 8 mai :

1. ON ENVISAGE DE FAIRE SUPPRIMER LES TAXES SUR LES EAUX DE VIE – Le Conseil d’Ollioules députe Antoine Séranon à l’Assemblée communautaire des communautés voisines de Toulon qui doivent se réunir au logis brûlé (auj. Le Brûlat), territoire du Castellet, à l’effet de faire casser et supprimer les impositions sur les eaux de vie appliquées par la ville de Toulon (Castellan, 1937, p. 118).

2. Le Conseil d’Ollioules approuve l’action intentée par le recteur de l’Hôpital de St-Jean-Baptiste à Auguste Arnaud, prêtre et vicaire perpétuel du lieu, en remboursement de la rétribution et salaire qu’il se trouve chargé de payer au troisième secondaire qui manque au service de la paroisse, en conformité des ordonnances rendues par l’évêque de Toulon. Délibéré de consulter sur la conduite à tenir pour obliger Auguste Arnaud à exécuter les sentences des officiaux de Toulon et d’Arles (chanter chaque jour de l’année les vêpres et les complies, dire et chanter tous les jours la grand’messe dans la même paroisse), d’après Castellan, 1937.

3. Le Conseil d’Ollioules vote 37 livres 10 sous pour les réjouissances données à l’occasion de la victoire de Denain. Il impose une taille de 2 sols par livre cadastrale pour rembourser les dépenses en grains et foin fournis aux troupes du Roi pendant le siège de Toulon de 1707.

1714 – 8 mai : SANARY – Nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de MARIN Pierre.

1721 – 8 mai : LA PESTE À MARSEILLE – Reprise de la peste à Marseille, mais les échevins prennent des décisions rapides. Six malades de la peste sont soignés au Lazaret de Marseille (André Maurice – La peste à Marseille, BT, n° 945, décembre 1983, CEL Cannes).

-1739 – 8 mai : Venture de Paradis (Jean-Michel)Né à Marseille, le 8 mai 1739, il appartient à une famille de drogmans et de consuls. Il fréquente tout jeune Constantinople pour achever ses études de turc, puis est affecté en Syrie, ensuite au Caire ; il est envoyé en mission au Maroc en 1778, puis à Alger. En 1790, il adhère « aux principes révolutionnaires ». Il est envoyé par le Directoire comme premier drogman, en 1796, à Constantinople. Il revient en France en 1797 et on lui confie une chaire de turc et de tartare à l’Ecole des langues orientales. Bonaparte l’invite à le suivre en Egypte. Il accepte. Atteint d’une grave dysenterie, il meurt au cours de la campagne de Syrie au couvent de Nazareth, dont il connaissait les religieux, le 14 mai 1799.

Il est l’auteur d’une des premières grammaires de berbère publiée en 1844 sous le titre : Grammaire et dictionnaire abrégés de la langue berbère (214 p.).

Venture eut une profonde influence sur le comportement de Bonaparte avec les musulmans. Connaissant admirablement les divers dialectes arabes et le turc, il fut un « drogman », que nul ne put remplacer dans la suite. C’est lui qui pendant la traversée de Malte à Alexandrie prépara la fameuse déclaration de Bonaparte au peuple d’Egypte, d’après Bourrienne, Mémoires II, 158-9.

Sur Venture de Paradis voir Wassef (1975), 140-151, qui résume tous les biographes antérieurs ainsi que la Préface de Jomard à la Grammaire et dictionnaire (op. cit. supra) qui donne une liste des œuvres de V. de Paradis dont la plupart sont encore manuscrites. Voir aussi : E. Guellouz, « Analyse idéologique d’un projet d’expédition d’Egypte : le projet de V. de Paradis… », Les Cahiers de Tunisie n° 81-2 (1973), 123-53.

1767 – 8 mai : SANARY – Le chemin de la CROIX tirait son nom de la CROIX qui y avait été plantée le 8 Mai 1767. Un père prêcheur, Messire LIEUTAUD, vint dis­poser les fidèles à célébrer dignement cet acte signalé. Par la suite, outre les soins apportés à la fontaine située sur le port, on fit  refaire le mur du cimetière, attendu que les bêtes avaient la facilité d’y pénétrer « et d’y commettre quelques outrages aux cadavres ». Ces réparations furent faites en attendant le nouveau cimetière (actuel ancien cimetière) dont la construction, entre­prise en 1806, irait jusqu’en 1810, sur le terrain acquis du sieur Jean MARQUAND, confrontant le chemin de la CROIX (partie de l’actuel chemin du 2e Spahis). Cet emplacement avait été choisi après bien des oppositions sur le choix du lieu. Il n’occuperait que la moitié de l’espace de l’actuel cimetière (ancien). On répara aussi le pavage de l’église paroissiale, et l’on fit un tambour à sa porte, car les fidèles étaient incommodés par le bruit de la rue.

1769 – 8 mai :
1. EN CORSE, PAOLI SUBIT UNE LOURDE DEFAITE, ET DOIT S’EXPATRIER – La guerre, à laquelle participe Carlo Buonaparte, secrétaire de Paoli, est dure mais courte ; la faiblesse des forces de Paoli, l’importance du parti français conduisent au désastre de Ponte-Novo le 8 mai 1769. Paoli, en 1769, subit une lourde défaite, et doit s’expatrier. Carlo Buonaparte, le père de Napoléon, aussitôt, change de camp, passe du côté des vainqueurs, collabore avec eux, et ferme en souriant les yeux sur la liaison affichée de sa très jeune femme, Letizia, avec le gouverneur français Marbeuf — un homme de plaisir que Paoli traitait de « pacha luxurieux ». Il est vrai que Paoli manquait, paraît-il, de moyens. Napoléon racontera lui-même, gaillard, que sa mère (cette « femme de Plutarque », selon M. Louis Madelin riait beaucoup de Paoli, dans sa jeunesse : galant, certes, Paoli, disait-elle, mais incapable (innovation – démocratique org Napoleon Légende et Vérité).
2. APRES LE 8 MAI : LA CORSE N’EST PAS ASSIMILEE AUX AUTRES PROVINCES ; elle reste sous le commandement militaire du comte de Vaux (Ambrosi C., 1971, « Corse. 2. Un objet de rivalités historiques ». Encyclopaedia Universalis, vol. IV, 1971, p. 1057 à 1058).

1770 – 8 mai : lieux-ditS De Marseille (registre aux archives de la Major) –

1. Cros de Beau  (registre aux archives de la Ma­jor). Le Cros de Beau – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier des Caillols (1872). Première mention : Aquo de Beau, en 1732 (registre aux archives de la Ma­jor).

2. La Pièce-Ronde – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Caillols (registre aux archives de la Major).

3. Ponchony – lieu-dit, commune de Marseille, quartier des Caillols (registre aux archives de la Major).

1784 – 8 mai : AEROSTAT « LE MARSEILLOIS » – Enlevée à Marseille à 9 heures et demie du matin dans l’enclos de Monsieur François Eyraud, portant messieurs Bonnin et Mazet la montgolfière est descendue dans la campagne de M. Peyrremond à un quart de lieue (1,2km) de l’endroit de son départ (SOURCE / Gallica ; merci Jean-Louis Leroy)

1788 – 8 mai : REFONTE DES INSTITUTIONS JUDICIAIRES PAR LE GARDE DES SCEAUX LAMOIGNON (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984). Présentation de la réforme de Lamoignon, garde des Sceaux, visant à remplacer les parlements par des tribunaux d’appel. Révoltes des parlements, troubles en province (Rennes, Grenoble).

1794 – 8 mai (19 floréal an II) : ANTOINE ICARD, 49 ANS, ENSEIGNE DE VAISSEAU NON ENTRETENU, EST GUILLOTINE A TOULON pour avoir « chargé des vivres destinés aux puissances coalisées, le 19 floréal an II, 8 mai 1794 (Regards sur un terroir : Sanary).

Le même jour, à Paris, 28 fermiers généraux sont exécutés, parmi eux, Antoine Lavoisier à qui l’on doit la création d’une nouvelle production de salpêtre avec la potasse d’Alsace, le développement du système métrique, l’identification d’un gaz et le nom de celui-ci, « oxygène ».

Les lois des 27 germinal ou 18 avril 1794 et 19 floréal ou 8 mai 1794 conduisent à la suppression des tribunaux révolutionnaires du département du Var et des autres départements, celui de Paris excepté.

1798 – du 8 au 17 mai (28 floréal) : NELSON ET SON ESCADRE SONT AU LARGE DU CAP SICIE – Nelson, ayant quitté Gibraltar le 8 mai avec trois vaisseaux et trois frégates, se trouvait à la date du 17 au large du cap Sicié. Des bâtiments marchands, entrés à Toulon à ce moment-là, ainsi que les vigies et les postes de la côte provençale signalaient aux autorités maritimes françaises l’apparition au large de navires suspects. Cependant, pour être exactement fixé, l’amiral Brueys envoya en reconnaissance, dans le sud-ouest de Sicié, le chebec Pierre. Ce navire reconnut bien la présence de navires anglais mais il fut, malheureusement, capturé au large de Fabrégas par la frégate britannique la Terpsichore ; l’état-major de Brueys ne voyant pas revenir au port le Pierre ne douta plus de la présence de forces navales ennemies dans le golfe de Lion. De son côté, Nelson était informé d’une importante concentration de navires s’opérant à Toulon ; toutefois, il ne put obtenir aucune précision sur sa composition et sur sa destination éventuelle. Il continua à tenir sa croisière dans l’ouest du méridien de Sicié (Louis Baudoin, 1965, p. 414).

-1799 – 8 mai : EXPEDITION D’EGYPTE – Du général Kléber au général Verdier. « Au camp du Bazar, le 19 floréal an VII (8 mais 1799). Je vous adresse ci-joint copie d’un ordre que je viens de recevoir de l’Etat-Major, concernant votre brigade qui doit se rendre devant Acre. Mandez-moi le retour de l’exprès que je vous prie de renvoyer sur-le-champ, si vous comptez le suivre. Les deux bataillons de la 75e se mettront en marche demain à la pointe du jour. La garnison de Nazareth restera ainsi qu’elle est composée en ce moment. »

-1801 – 8 mai : EXPEDITION D’EGYPTE

– Vendredi 24 du mois de Dhû l-Hijja 1215 (Abd-al-Rahman al-Jabartî, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801) – Arrestation d’un Maghrébin – Arrestation de Ali Abû I-Qâsim, le Maghrébin,  cheik du riwâq (chambre) des Maghrébins. Il fut emprisonné à la Citadelle pour avoir déclaré en certaine réunion : « moi je suis le cheik des Maghrébins ; c’est moi qui ai autorité sur eux. » C’était de sa part une vantardise. Le fait fut rapporté à ‘Abd al-Âl et aux Français qui prirent l’affaire au sérieux et soupçonnèrent quelque velléité de sédition. On arrêta donc notre homme qui fut mis en prison.

Furent également mis en prison Muhammad Efendi, deuxième qalfa (préposé à la milice) et un autre individu dénommé ‘Abd al-Sakari.

Kléber, général en chef à l’armée. Le Caire, le 18 floréal an VIII (8 mai 1800). « Soldats ! Les intérêts de la République ont rendu nécessaire l’établissement d’une nouvelle Constitution,, et je suis chargé de la proposer à votre acceptation. Je désire que votre adhésion soit unanime, et que, malgré la distance qui vous sépare de vos concitoyens, vous confondiez vos opinions, vos sentiments et vos vœux avec ceux de la nation entière. Le général en chef ordonne,

1. Des exemplaire de la Constitution de l’an VIII seront envoyés à tous les corps de l’armée, pour qu’elle soit soumise à leur acceptation, à la diligence des officiers généraux, chefs de corps et commandants de place.

2. Les réunions des corps ou détachements, à ce sujet, auront lieu sans armes.

3. Il en sera dressé procès-verbaux, lesquels seront envoyés sans délai au chef de l’état major général. »

1831 – 8 mai : La Ciotat  – Reynier, le maire énergique, avait tout renversé le 8 mai 1831: objections, oppositions, chansons, caricatures, difficultés préfectorales. Il réunissait le Conseil municipal le 15 mai suivant et lui faisait prendre, à la quasi-unanimité, la déclaration suivante : « Le Conseil municipal de La Ciotat, considérant que la position du cimetière dans l’enceinte de la ville est illégale, révoltante pour les malades de l’hospice et pernicieuse à la salubrité publique et reconnaissant, d’après l’exposé de le Maire dont il approuve les motifs, que notre cimetière ne peut être mieux placé que sur le mont Saint-Esprit… Six mois après tout était terminé. Plus de 13.000 mètres cubes de pierrailles avaient été transportés au loin, 2.000 mètres carrés avaient été défoncés à 1,70 mètre de profondeur. On avait construit plus de 760 mètres de murailles et une somme de 400 francs or avait été votée en sus pour la plantation d’un cordon de cyprès » (Marius DEIDIER – Histoire La Ciotat, 1965).

1842 – 8 mai : DISPARITION DE L’EXPLORATEUR JULES DUMONT D’URVILLE, mort accidentellement à Meudon.

1870 – 8 mai : NAPOLEON III EST LARGEMENT PLEBISCITE – Au plébiscite du 8 mai 1870, la France donne à l’Empereur 7 350 000 oui contre 1 538 525 non. Toulon donne pour sa part 4308 oui contre 5388 non. A Saint-Nazaire (Sanary), on est plu près de la moyenne nationale avec 625 oui contre 18 non (Barthélemy Rotger, 1984, p. 423).

1877 – 8 mai : SIX-FOURS – La chapelle N.D de la Santé consacrée dans la plaine de Reynier le 30 juillet 1646, en action de grâce des habitants épargnés des fièvres et sous l’initiative du sieur GUIGOU, est transformée en église le 8 mai 1877 ; elle fut agrandie au milieu du XIX° siécle pour devenir le siège paroissial du Six-Fours actuel (d’après Serge Sappino).

1880 – 8 mai : GUSTAVE FLAUBERT, le père spirituel de « Madame Bovary », MEURT à Canteleu, foudroyé par une hémorragie cérébrale.

1903 – 8 mai :

1. MORT DE PAUL GAUGUIN à Atuona, Îles Marquises (né le 7 juin 1848) – Alors qu’il cherche son inspiration dans l’art indigène, dans les vitraux médiévaux et les estampes japonaises, il découvre ses dernières à travers Vincent Van Gogh en 1888 alors qu’ils vivent ensemble deux mois à Arles, dans le sud de la France, passant leur temps à peindre. Les deux amis sont très sensibles, connaissent des moments de dépression et Gauguin, comme Van Gogh, tentera de se suicider plus tard. Leur cohabitation tourne mal et se termine sur le fameux épisode de l’oreille coupée de Van Gogh.

2. NAISSANCE DE FERNANDEL – Fernand-Joseph-Désiré Contandin, plus connu sous le pseudonyme de Fernandel, est né le 8 mai 1903, à Marseille, dans l’appartement familial situé au 72 du boulevard Chave où de nos jours, figure une plaque rappelant cet évènement. « Mon père avait dû, pour cet événement important, interrompre une répétition du « commissaire est bon enfant » lorsque ma mère avait ressenti les premières douleurs, ce qui m’a fait dire, bien plus tard, que j’étais né en fait sous le triple signe du Taureau, du Cheval et de Courteline. ». Enfant, il s’amuse déjà sur scène avec son frère Marcel. En grandissant dans un milieu d’artistes, le jeune homme est attiré par le chant et la comédie. « Dès que l’ai pu me tenir debout, j’ai couru dans toutes les coulisses, les arrière-salles, les loges des hauts (et des bas) lieux du spectacle marseillais… De très bonne heure, en effet, je manifestais un grand enthousiasme pour tout ce qui touchais de près ou de loin à la chanson. J’avais pris, avec mon frère Marcel les attitudes et les gestes scénique de mon père, ainsi que sa façon de porter la voix ou de placer ses mouvements. » Le jeune Fernand tâche de jouer les écoliers studieux pour mieux gagner la confiance paternelle. C’est au théâtre Chave qu’il débute dans un drame historique: « Marceau ou les enfants de la révolution » d’Anicet Bourgeois. Mais c’est sur la scène d’une petite salle du proche quartier de Castellane, la Scala (le futur Eldorado), que Fernand va faire connaissance à la fois avec le public et… le trac. Le pioupiou interprète de manière plutôt gauche mais sans faiblir « Mlle Rose ». C’est le succès: le public explose en ovations. Après un gala au Châtelet, il passe au Palais de cristal. « Du Palais de cristal aux Variétés, ça fait peut-être cent mètres de Canebière. Seulement, pour les faire, ces cent mètres, j’ai fait « le grand tour ». Les débuts dans notre métier sont toujours difficiles ». Mais ces débuts vont devoir s’arrêter brutalement suite à la mobilisation de son père : Fernand doit trouver du travail. « Alors là, les places ont défilé ». En 1928, le comique troupier se produit au music-hall parisien Bobino en décembre pour 12 minutes par représentation ! puis au cabaret Mayol. Remarqué par le réalisateur Marc Allégret, il obtient son tout premier rôle au cinéma en 1931, dans « Le Blanc et le Noir ». Sa prestation ne laisse personne indifférent et Fernandel se retrouve sollicité de toutes parts pour des rôles beaucoup plus importants. L’acteur devient le personnage principal dans « Le rosier de Madame Husson », puis figure au casting de « François Ier », « Le Schpountz »  » ou encore « La fille du puisatier ». Véritable comique, Fernandel est aussi chanteur, et réalise ainsi plusieurs performances dans des comédies musicales. L’artiste trouve facilement son public, et récolte un franc succès à travers « La vache et le prisonnier » et la série des « Don Camillo ». Cette dernière, réalisée dans les années 1950, marque à tout jamais le 7e art. En parallèle, l’acteur tourne avec d’autres grands noms, comme Henri Verneuil et Claude Autant-Lara. Fernandel arrêtera finalement le cinéma contre son gré. Ayant fait une chute sur son bateau « Le Caméra » à Carry-le-Rouet, un kyste à sa poitrine est apparu quelques temps après. Il s’est avéré que ce kyste, après analyse, était cancéreux, sa famille était la seule au courant. En tournant un nouveau « Don Camillo », sous la direction de Christian-Jaque, en août 1970, le comédien se plaint de fatigue. Il consulte un spécialiste en Italie, qui lui diagnostique une autre maladie. Sa famille lui cachant la vérité, il n’a pas conscience de son état jusqu’à la fin. Le cancer se généralisant, il meurt d’un arrêt cardiaque, à cause de la fatigue imposée par la maladie et les traitements, le 26 février 1971 dans son lit, dans son appartement de l’avenue Foch à Paris.  Le lundi 1er mars, à 14 heures, en la chapelle Saint-Honoré-d’Eylau, le père Lendger, aumonier de l’Union des Artistes, célèbre les obsèques de Fernand Contandin, dit Fernandel. Après cette cérémonie, le cercueil restera pendant quelques jours dans la crypte de l’église Saint-Pierre-de-Chaillot. A partir du 26 avril, Fernandel reposera au petit cimetière de Passy… en plein coeur de Paris qui a fait sa gloire et qui a voulu le garder pour jamais.

1912 – 8 juin : LE SOUS-MARIN VENDEMIAIRE (TYPE PLUVIOSE) COULE AU LARGE DE CHERBOURG – Au large de Cherbourg, collision du Vendémiaire avec le cuirassé Saint Louis. 24 morts Aucun survivant. L’épave se trouve par 50 mètres de fond.
La 3e escadre composée de 6 cuirassés et trois croiseurs effectuait un exercice d’entraînement grandeur nature. Partie de Brest le 7 au soir pour gagner Le Havre, elle devait se heurter, le lendemain matin 8 juin, à une attaque des sous-marins de l’escadrille de Cherbourg, le Vendémiaire, le Messidor et le Floréal. Un accident allait endeuiller la flotte : la perte du sous-marin Vendémiaire abordé et coulé par le navire amiral Saint Louis. Les submersibles, en plongée, devaient simuler un tir de torpille. Le Vendémiaire prit pour cible le cuirassé Saint-Louis en essayant de se placer de manière à faire mouche au premier coup. Pour une raison inconnue, le sous-marin se mit alors en immersion périscopique et se retrouva sur la route du Saint-Louis lancé à pleine vitesse. Le cuirassé ne put éviter le choc et le Vendémiaire fut éperonné et coupé en deux par la coque épaisse du Saint-Louis. Le submersible sombra en quelques secondes entraînant avec lui les vingt-quatre membres de son équipage. La profondeur ainsi que les courants et vents violents dans ce secteur, empêchèrent toute tentative de sauvetage. Seul un quartier-maître échappa au naufrage ; il avait été consigné à terre avant l’exercice pour une mission de ravitaillement.

1921 – 8 mai : LE TELEPHONE EST INSTALLE DANS LA SECTION DE SAINT-MANDRIER DEPUIS LE 21 AVRIL. Au bureau postal, pour accéder dans la cabine, une porte a été ouverte dans le vestibule de la mairie, entre l’escalier gauche et l’entrée du télégraphe. On n’aura pas accès dans le postal – conformément à la loi – pour transmettre ou recevoir les messages téléphoniques. A partir du lundi 8 mai, cette cabine téléphonique sera ouverte au public. En 1925, un réseau d’abonnés sera créé après avoir effectué un recensement des personnes désireuses d’avoir le téléphone (Gisèle Argensse, 1989, p. 171-172..

1927 – 8 mai : NUGESSER ET COLI DISPARAISSENT EN PLEIN CIEL. Sur le fuselage de l’Oiseau Blanc était peint l’insigne de guerre de Nungesser – l’as aux 43 victoires – : un cercueil noir entre deux cierges, une tête de mort soulignée par deux tibias. Revenons sur cette journée ! Au Bourget, à 5h 10 ce dimanche 8 mai 1927, les deux aviateurs, à l’aide d’un escabeau, montent dans la carlingue. Il est 5h 18, l’hélice tourne environnée de flammèches mauves… Une ambulance et une voiture de pompiers ont été dissimilées au bout du terrain. L’avion roule. Premier bond… Deuxième bond. Enfin, au troisième essai, en 800 mètres, Nungesser a enlevé les 4.000 kilos de l’Oiseau Blanc. Les arbres de la route de Senlis sont rasés de justesse. Escorté par quatre avions militaires, l’Oiseau Blanc met le cap sur la presqu’île de Gennevilliers. L’appareil suit d’abord la Seine ; quarante-cinq minutes plus tard, il atteint la mer à Etretat… et disparaît dans la brume…
Terrible méprise. Sur la foi d’un télégramme d’une agence américaine, le Journal annoncera : “Vers le triomphe de nos ailes. Nungesser et Coli ont traversé l’Atlantique. ”
Le canon se mettra à tonner. Signe de victoire : un avion lancera des fusées rouges au-dessus de Paris. Hélas ! Peut-être au même moment Nungesser et Coli, perdus en plein Atlantique, lançaient-ils, eux aussi, des fusées vers le ciel, mais des fusées de détresse.., j
On ne saura jamais rien de 1’Oiseau Blanc. Nungesser et Coli, héros de légende, auront disparu en plein ciel (André Castelot, 1962).

1940 – 8 mai : TORPILLAGE DU SOUS-MARIN DORIS (sous-marin de moyenne patrouille à double coque), coulé, en mer du Nord par l’allemand U 9 (Cdt Wolfgang Lüth) ; disparu corps et bien avec son équipage, composé de 42 marins plus une équipe de liaison de 3 marins britanniques, sous les ordres du LV Favreul.

1941 – dès le 8 mai : LA MARINE FRANÇAISE EQUIPE DE RADARS SES NAVIRES – Dès le 8 mai, à Dakar, installation d’un radar expérimental à Dakar sur le Richelieu, puis à Toulon sur le Strasbourg et sur les 2 croiseurs lourds Colbert et Algérie. Il en sera de même à Casablanca sur le Jean Bart. Ces transformations sont cachées aux commissions d’armistice ou bien présentées comme de simples regroupements d’artillerie.

1942 – 8 mai : LES ANGLAIS COULENT LE SOUS-MARIN MONGE (type M6 Achéron, dit des 1500 tonnes) à Diégo-Suarez (Madagascar) par HMS Active (bombes et grenades sous-marines).

8 mai 1945 Une du Monde

1945 – 8 mai : Le 8 mai 1945, avec la capitulation sans conditions de l’Allemagne, la Seconde Guerre mondiale prenait fin en Europe. Après un premier acte de reddition signé la veille à Reims, Staline exigea une deuxième ratification à Berlin même. Elle se tint dans la nuit du 8 au 9 mai dans une villa du quartier berlinois Karlshorst. Redisons (l’inlassable répétition, c’est un des charmes de ce métier) que le 8 mai 1945, la deuxième guerre mondiale n’était pas finie (l’a-t-elle jamais été ?), et que ce jour férié du 8 mai est là pour commémorer la capitulation de l’Allemagne nazie, ainsi que le titra Le Monde dans son édition du 8 mai 1945, et non la fin de ce qu’on appelle parfois d’un bel euphémisme « les hostilités » car celles-ci continuaient contre le Japon dans le Pacifique. 
1. LE GENERAL ALLEMAND, ALFRED JODL, SIGNE A REIMS LES TERMES D’UNE REDDITION SANS CONDITIONS DE L’ALLEMAGNE. Cette capitulation allemande met fin à la Seconde Guerre mondiale en Europe (Jean-Charles Volkmann, 2003).
« Ach ! Il y a aussi les Français? Il ne manquait plus que cela… » L’Histoire a retenu le cri du maréchal Keitel, l’homme qui, aux côtés de Hitler, avait imposé aux Français vaincus l’humiliant armistice de Rethondes en juin 1940, lorsqu’il aperçut le général de Lattre de Tassigny à Berlin le 9 mai 1945.
Eh oui, les Français étaient là, au cœur du IIIe Reich qui ne devait survivre que de quelques jours au suicide de son Führer, aux côtés du maréchal Joukov et de maréchal Tedder, adjoint d’Eisenhower, pour la signature de la capitulation allemande. Comme ils avaient été présents, dans la nuit du 7 au 8 mai, à la table des vainqueurs, dans la salle de l’École Professionnelle de Reims, où Bedell-Smith, chef d’état-major d’Eisenhower, Sousloparov, représentant de Joukov, et Sevez, sous-chef d’état-major de l’armée française, avaient obtenu de Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht, la capitulation de l’Allemagne (qui ne sera officiellement qu’à 15 heures).
La France entière fête l’Armistice. Dans la presqu’île de Cépet, les habitants improvisent un bal sur la grande place à quatre heures de l’après-midi. Il y a tellement longtemps que les gens n’ont pas dansé en toute décontraction, en toute quiétude ! Au risque de se rompre le cou, le sportif Fernand Rognone n’hésite pas à escalader la croix de l’église afin de la parer d’un drapeau tricolore qui claquera, désormais, au vent vivifiant de la liberté retrouvée… (Ken Nicolas, vol. 1, p. 47)
Le Méridional publie en première page : « La fin de la guerre en Europe. L’Allemagne a signé sa capitulation hier matin 7 mai, à 2 heures 41, à Reims. La fin des hostilités sera officiellement annoncée cet après-midi 8 mai. » « La proclamation du jour V : Paris – La présidence du gouvernement communique : Le général de Gaulle, président du gouvernement provisoire de la république française, adressera un message au pays, (… le) 8 mai 1945, à 15 heures. Ce message sera l’annonce officielle de la victoire. A la même heure, des déclarations seront également faites par M. Winston Churchill, le président Truman et le maréchal Staline. Le roi Georges parlera à 21 heures. » « Le gouvernement a décidé que le jour où sera prononcée la fin des hostilités (8 mai), à compter de cette proclamation, et la journée du lendemain (9 mai) seront considérées comme jours fériés.. » (Le Méridional du mardi 8 mai 1945)

2. JACQUES GLADE – Passé au 23ème régiment d’infanterie coloniale le 1er novembre 1944, il suivit son régiment et participa à l’épopée Rhin et Danube qui le conduisit en Alsace et jusqu’en Allemagne, à Berchtesgaden, où il participa aux combats jusqu’au 8 mai 1945.

2. LA POLLUTION DE LA RADE ATTEINT UN DEGRE CONSIDERABLE – La Seyne : Avis important. — Le Président de la Délégation municipale de la Seyne porte à la connaissance de la population la lettre ci-après qu’il vient de recevoir de M. le contre-amiral Lambert, préfet maritime. « Par suite de la destruction partielle du réseau d’égouts de Toulon, le déversement des eaux usées de la ville se fait directement, sans aucune épuration, en différents points du Port : Arsenal, Port-Marchand, Mourillon. La pollution de la rade atteint un degré considérable. Je rappelle au personnel militaire l’interdiction de se baigner en rade, et de consommer des coquillages crus (moules, huîtres, oursins, etc.) J’ai l’honneur d’attirer votre attention sur l’intérêt qu’il y aurait à étendre cette interdiction à la population civile et à donner la plus large diffusion aux règles que vous édicteriez à sujet (affichage, presse, causeries dans les écoles ). » (Le Méridional du mardi 8 mai 1945.)
3. EMEUTES ANTIFRANÇAISES ET REPRESSION DANS LE CONSTANTINOIS EN ALGERIE (Jean-Charles Volkmann, 2003). A Sétif et Guelma, le premier acte de la guerre d’Algérie. Il y a 70 ans, en Algérie, alors que la France fêtait la victoire contre le nazisme, quelque 35 000 personnes ont été tuées par les autorités militaires françaises et les milices coloniales. «Un crime contre l’humanité» écrit Mehdi Lalaoui, le réalisateur des deux documentaires que nous vous proposons. Il raconte les difficultés rencontrées dans son enquête et rappelle que «les demandes de reconnaissance solennelle et officielle en France des crimes de 1945 sont à ce jour restées vaines».
Déroulement des faits (article du Huffington Post, daté du 8 mai 2014) : « Pour comprendre comment un massacre de cet ampleur a pu avoir lieu alors que la plus terrible des guerres venait de s’achever, il faut remonter au débarquement allié en Afrique du Nord en novembre 1942.
« Cette opération met un terme à l’ordre colonial brutal du régime de Pétain et permet à des dizaines de milliers d’Algériens de s’enrôler aux côtés des forces françaises libres. Ces deux éléments, conjugués à l’ordonnance du 7 mars 1944 du général De Gaulle donnant la nationalité française à plus de 60.000 conscrits algériens, attisent les espoirs du mouvement nationaliste algérien principalement incarné par le Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj.
« Lorsque ce dernier est emprisonné et déporté à Brazzaville le 23 avril 1945, c’est tout un peuple qui vibre d’indignation, bien déterminé à faire libérer son leader historique.
« Le 1er mai 1945, le PPA organise une manifestation pour réclamer la libération de Hadj, qui se soldera de trois morts dans les rangs du parti.
« A Sétif le 8 mai 1945, jour de la reddition Allemande, les musulmans sont autorisés à manifester séparément mais à la condition expresse que « aucune bannière ou autre symbole revendicatif ne doit être déployé. Les slogans antifrançais ne doivent pas être scandés. Aucune arme, ni bâtons, ni couteaux ne sont admis »..
« Mais les 10.000 manifestants qui arpentent la ville ne l’entendent pas de cette oreille. Les slogans se font de plus en plus nationalistes et l’hymne « Min Djibalina » retentit, entrecoupée d’appels à libérer Messali Hadj.
« C’est alors qu’un jeune leader scout, Aïssa Cheraga va faire basculer le sort de toute l’Algérie. En brandissant le drapeau algérien, Cheraga entraîne une réaction des colons et policiers qui surveillaient le cortège. Le drapeau sera repris par le jeune Bouzid Saal, abattu par balle.
« Plus rien ne pourra alors arrêter l’escalade.
« La police, prise de panique, tire sur les manifestants, qui se vengent sur les premiers Européens qu’ils croisent. « La révolte s’étend très vite dans les petits villages qui ornent les montagnes de Kabylie.
« Le 11 mai 1945, le général De Gaulle ordonne à l’armée d’intervenir pour rétablir l’ordre. La répression sera d’une violence terrible. Massacres de civils, bombardements de villages, usage de blindés, de la marine et de l’aviation, rien n’est épargné. »
(Ali Habib, « Mai 1945 : répression à Sétif », Le Monde, 15 mai 1995 ; repris dans La Guerre d’Algérie, 1954-1962, recueil d’articles sélectionnés et présentés par Yves Marc Ajchenbaum, Librio/Le Monde, p. 16-20 ; « Aux origines de la guerre d’Algérie », extraits d’un entretien avec Annie Rey-Goldzeiguer, 14 mars 2002) :
« La répression, menée par l’armée et la milice de Guelma, est d’une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Le croiseur « Duguay-Trouin » et le contre-torpilleur « Le Triomphant » tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. L’aviation bombarde et rase plus ou moins complètement plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de « mechtas » sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. À l’image d’une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l’impulsion du sous-préfet André Achiary qui distribue toutes les armes disponibles, soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux émeutiers. Si, officiellement, la répression prend fin le 22 mai, elle se prolongera en fait pendant deux mois dans l’Est de l’Algérie.

1951 – 8 mai : Le Sanaryen Jean-Louis Jules meurt en sautant sur une mine lors d’une attaque en Corée – En 1986, la belle aventure du jumelage européen (de Sanary) prend un tournant plus large lorsque le Général Barthélemy, envoyé par Monsieur de Castries, alors président de l’Association d’Amitié France-Corée, rapporte au Maire de Sanary le souhait des autorités sud-coréennes de voir jumeler notre commune à celle de Hongcheon. Le lien entre ces deux villes se fait par un homme… Un Français, un Sanaryen : le docteur Jules Jean-Louis, médecin militaire faisant l’objet, en Corée du Sud, d’une véritable vénération. Ce précurseur des médecins sans frontières s’était Illustré durant la Guerre de Corée, pour avoir soigné, avec un dévouement qui dépassait largement ses obligations militaires, les blessés, les malades civils, les enfants, sans ménager ni son temps ni sa peine. Le 8 mai 1951, à l’âge de 34 ans, il trouve la mort en sautant sur une mine en allant chercher deux soldats sud-coréens blessés dans une attaque. Dans le cadre de la célébration du Centenaire de l’établissement d’accords diplomatiques entre la Corée du sud et la France, le gouvernement coréen et le canton de Hongcheon décident d’ériger, sur le lieu même de son sacrifice, un monument à la mémoire de celui qu’ils nomment « le dieu protecteur de la Corée ». Pour perpétuer davantage encore le souvenir de ce héros, le 26 mars 1986, le Conseil municipal de Sanary, commune où Jules Jean-Louis avait vécu, donna un accord unanime à un jumelage avec Hongcheon, commune où il avait trouvé la mort. Célébrer la paix, fonder l’espoir. Dans son courrier, le Maire de Hongcheon dit : « L’édition de cette année, qui est l’occasion de rappeler le dévouement et l’esprit de sacrifice du médecin-commandant Jules Jean-Louis, est significative car cette année est aussi le 70ème anniversaire de l’éclatement de la guerre de Corée. Je souhaite que les échanges sur l’histoire en partage, qui honore les combattants pour la nation, puissent se poursuivre chaque année de façon plus étroite.

(1945 : le Richelieu, fleuron de la Marine Nationale, s’apprête à quiter le Pacifique pour rejoindre Toulon)

1954 – 8 mai : IL S’EN PASSE DE BELLES A GIBRALTAR – Mercredi 8 mai, 11 h : Lundi, la reine Elizabeth a l’intention de recevoir deux cents personnalités de Gibraltar et, mardi, elle rendra également visite aux singes de Barbarie qui sont l’une des curiosités du rocher (sic ! Figaro du  8 mai 1954).

1957 – 8 mai : 24 MARINS DE SAINT-MANDRIER REÇOIVENT LA LEGION D’HONNEUR – Armée – Mercredi 8 mai, 11 h : A Saint-Mandrier, l’amiral Barjot décore de la Légion d’honneur vingt-quatre officiers et sous-officiers de marine. «…Chaque récipiendaire fait l’objet d’une citation spéciale, honorant tel ou tel fait d’armes en Afrique du Nord. On relève notamment les noms de tous les héros du commando Jaubert qui se sont illustrés à Port-Fouad et en Algérie » (« République » de Toulon et du Var du mercredi 9 mai 1957).

1958 – 8 mai :

-PIERRE PFLIMLIN EST NOMME PRESIDENT DU CONSEIL (Jean-Charles Volkmann, 2003).
-LOUIS CLEMENT, MAIRE DE SAINT-MANDRIER, REÇOIT LA ROSETTE DE LA LEGION D’HONNEUR des mains de l’amiral Barjot. « Curieuse et sympathique personnalité ! Bâti à chaux et à sable, la carrure puissante, le regard rieur derrière le verre du binocle, Monsieur Louis Clément est un réaliste. Il restera à jamais pour les Mandréens l’homme de l’érection en commune libre. Il a réussi également, entre autres, le tour de force de faire lever le veto qui frappait d’interdit le Lazaret, où les vergers sous-marins, producteurs des meilleures moules du monde, avaient dû être abandonnés depuis des années. Il fallait créer un parc de stabulation pour rendre les moules inoffensives : c’est fait, ou sur le point de l’être, puisque l’on parle de l’inauguration du centre la Marinière, au prochain vendémiaire. Le veto levé, Monsieur Clément a obtenu la mise en exploitation des parcs, en sorte que la production du coquillage atteindra, dès la mise en route du centre de stabulation, un tonnage bien supérieur à celui d’avant-guerre, au temps où les mytiliculteurs exploitaient ces jardins et la mer ». Ont été décorés par l’amiral Barjot : Légion d’honneur : Louis Clément, maire de Saint-Mandrier. Médaille militaire : le Mandréen Paul Guerry, second maître armurier (E.A.M.F.). Médaille du sauvetage (médaille d’argent) : Francis Bassi, quatorze ans, habitant Sanary, pour « le courage dont il a fait preuve en sauvant de la noyade Fabrice Jubelin, fils de l’amiral Jubelin, le 8 mai 1957 à Sanary » (République de Toulon et du Var du dimanche 11 mai 1958).

1962 – 8 mai :

-A LA SEYNE : INAUGURATION DU DEUXIEME MONUMENT AUX MORTS DES GUERRES.

-SAINT-MANDRIER DEFINITIVEMENT A L’ABRI DES PENURIES D’EAU – Le Conseil approuve, à l’unanimité, le projet qui met la commune de Saint-Mandrier définitivement à l’abri des pénuries d’eau. Il s’agit de la construction d’un réservoir de 2000 m3, à la cote 100. Les édiles demandent le concours financier de l’Etat, ainsi que du département, et adoptent les dépenses inhérentes aux recherches de gisements d’eau sous l’autorité reconnue du professeur Gouvernet. Le Conseil autorise Monsieur le percepteur à encaisser une subvention de l’Etat de trois millions huit cent mille anciens francs pour l’achèvement du réseau d’assainissement, et la réalisation de ces mêmes commodités pour le quartier du Pin Rolland. Le Conseil autorise l’achat d’une grue pour le port (deux cent soixante-quinze mille anciens francs). Le Conseil vote une participation de deux millions d’anciens francs pour la construction du nouveau bureau de poste, rue Anatole France. Le Conseil adopte les plans et devis présentés par Monsieur Rouzeaud, entrepreneur local, inhérents à la construction de deux W.C. L’un se situera à mi-chemin entre de la fontaine et la grande jetée, l’autre derrière la station de pompage de l’assainissement. Ce devis prendra en compte également la démolition des latrines encore existantes sur le plan d’eau du port. Le Conseil autorise le premier magistrat à mettre les propriétaires en demeure de se raccorder à l’assainissement en application de l’ordonnance n° 58 1004 du 23/10/1958. Des lettres d’avertissement seront envoyées à tous les riverains qui continuent à déverser leurs eaux usées à la mer (Ken Nicolas, vol. 2, p. 119-120).

2016 – 9 août : l’épave du sous-marin Vendémiaire coulé le 8 mai 1912 au large de Cherbourg après sa collision avec le cuirassé Saint Louis (24 morts ; aucun survivant), est finalement découverte au moyen d’un sondeur Navicom, par une équipe de quatre plongeurs d’Omonville-la-Rogne, à 2 kilomètres des localisations présumées jusque-là, et à 9 kilomètres du Cap Goury. Elle gît par 70 mètres de fond en plein milieu du Raz Blanchard. Posée sur sa quille et légèrement inclinée sur tribord, l’épave se trouve en un seul morceau et dans un très bon état de conservation (Ouest-France fr,‎ 14 août 2016).
La brèche causée par la collision avec le cuirassé SAINT-LOUIS est nettement visible sur le devant du kiosque. Cela permet aisément d’observer l’intérieur. Considéré comme un tombeau, le sous-marin aussi un cimetière militaire et, en tant que tel, protégé par les lois internationales interdisant toute exploration interne

2018 – 8 mai : LA CHANTEUSE BELGE MAURANE EST DECEDEE A L’AGE DE 57 ANS, a annoncé la chaîne de télévision publique belge RTBF, qui précise qu’elle a été retrouvée sans vie à son domicile de Schaerbeek, en périphérie de Bruxelles, lundi soir (article du Monde, 8 mai 2018). « Le parquet de Bruxelles peut confirmer le décès lundi 7 mai dans le courant de la soirée de la chanteuse Maurane à son domicile à Schaerbeek. Une information judiciaire a été ouverte », a déclaré le magistrat du parquet cité par Belga. A ce stade de l’enquête, « il s’agit d’une mort qui n’est pas considérée comme suspecte par l’intervention d’un tiers », a-t-il ajouté, précisant qu’une autopsie devait être pratiquée pour éclaircir les causes du décès.
Concert la veille
Maurane, qui avait interrompu sa carrière en 2016 à cause de problèmes aux cordes vocales, était connue en France depuis les années 1980 grâce à sa participation à la comédie musicale Starmania coproduite par Michel Berger. Maurane avait sorti son premier disque, Danser, en 1986. Elle a publié une douzaine d’albums au fil de sa carrière, le dernier, Ouvre, datant de 2014. Ses chansons les plus populaires étaient Sur un prélude de Bach, Tu es mon autre ou encore Tout faux.
La chanteuse avait également fait partie du jury de l’émission de télé-crochet « Nouvelle Star », sur D8, durant deux saisons, en 2012 et 2013.
Elle avait encore chanté sur scène ce week-end dans la capitale belge, dans un concert en hommage à Jacques Brel, laissaient augurer une reprise de sa carrière. Elle avait elle-même annoncé ce retour ces derniers jours sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui, je remets officiellement les pieds sur une scène après plus de 2 ans d’absence. Je ne vous dirai pas dans quel état je suis… Vous devez vous en douter », écrivait-elle jeudi dernier sur sa page Facebook.
Maurane préparait une tournée programmée pour le printemps 2019, dans la foulée d’un album consacré à Jacques Brel qui devait sortir à l’automne à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort. « Côté album, les choses avancent bien puisque 14 maquettes sont enregistrées (…) Un premier single devrait sortir dans le courant de cet été », ajoutait-elle sur Facebook.
Voix gravée dans la mémoire
Dans la nuit après l’annonce du décès, Lara Fabian et Christophe Willem ont été parmi les premiers à rendre hommage à Maurane sur les réseaux sociaux.
« Quelle tristesse d’apprendre la disparition de Maurane, une des plus grandes voix (…) le choc est brutal, tant j’ai son visage et le son de sa voix gravés dans ma mémoire, mélange de douceur éternelle et de désillusion sur la vie », a réagi Christophe Willem sur son compte Instagram à côté d’une photo en noir et blanc de Maurane.
Depuis le Canada, la chanteuse Lara Fabian a salué une artiste « rare », « plus grande que la musique ». « Je suis assise ici dans mon petit bureau tout blanc à Montréal, je ne veux pas réaliser que tu n’es plus, je ne peux pas. Je me dis que tu vas appeler et m’engueuler, parce qu’on ne se voit pas assez », a-t-elle publié sur sa page Facebook.
Maurane était réputée pour son franc parler et ses coups de colère.
Concours de chant
Née le 12 novembre 1960 à Ixelles d’une mère pianiste et d’un père directeur d’une académie de musique, Claudine Luypaerts, la future Maurane, avait grandi à Scharbeek, autre commune de Bruxelles, selon son site officiel actuellement en reconstruction.
Elle avait participé dès l’adolescence à des concours de chant et tenu en 1979 un rôle dans un spectacle musical déjà en hommage à Jacques Brel. Elle avait enregistré son premier disque J’me roule en boule en 1980.
Maurane était notamment une grande admiratrice de Claude Nougaro à qui elle avait consacré un disque de reprises dans les années 2000.
Au cinéma, elle avait donné la réplique à François Cluzet dans Le Collier rouge le dernier film du réalisateur Jean Becker sorti en début d’année.

2021 – 8 mai : Une start-up danoise propose une remorque électrique pour vélo – La start-up danoise Biomega Ein a inventé une remorque, mais électrique cette fois. Elle s’accroche, comme toutes les autres, à la selle du vélo mécanique. Elle est faite de polypropylène, un matériau souple, solide, et plus ou moins recyclable. Elle peut embarquer deux sièges enfants ou servir de cabas, bien sûr. Ou de brouette. Peu importe. Son miracle n’est pas là. Elle ne représente pas une charge de plus, au contraire, elle propulse le vélo (et le cycliste). C’est la remorque qui pousse grâce à sa roue équipée d’un moteur électrique alimenté par une batterie d’une autonomie de 85 km. Et – c’est là l’avantage de la remorque – on peut emporter avec soi une autre batterie ! Donc 170 km d’autonomie (avec un arrêt pour débrancher/brancher). La bête n’est pas encore commercialisée, mais elle devrait coûter autour de 1 200 €, sans compter, bien sûr, le vélo mécanique. Toute l’idée est là, d’ailleurs. On sait bien comment ces choses-là se passent. Une fois l’engin installé, on s’habitue au petit coup de main. On hésite les trois premières fois à la détacher, en se disant qu’un peu de sport nous ferait du bien. Et puis, bon… Personne ne juge. L’innovation pourrait bien à l’inverse aller contre son objectif et accélérer (aussi) la disparition du vélo classique. Et du vélo électrique. La remorque est si pratique que, finalement, on la garde. Mais, et les jours de pluie ? Installons quelques parois de plastique autour du cycliste pour le protéger, avec une paroi transparente devant, pour voir la route. Et puis, ces pédales, là, ne nous mentons pas, elles sont inutiles. Plaçons-les plutôt à l’avant : une pour accélérer, l’autre pour freiner. Et ce guidon, franchement… Un volant, ce sera plus précis. Le vélo du futur sera une banale voiture (NICOLAS CARREAU, 7 au 13 mai 2021 / Marianne, p. 79).

2024 – 8 mai : à la « UNE » de Var-Matin (édition Toulon – La Seyne – Sanary)

1) Renversé par une voiture à Toulon qui était Martin, mort en sortant de discothèque ? (p. 5)

2) Pourquoi ils boudent le scrutin ? A tout juste un mois des élections européennes, moins d’un Français sur deux compte aller voter. Quelles sont les raisons de ce désintérêt ? (p. 2-3)

3) Toulon : à la découverte d voiliers d’exception (p. 6)

4) Sanary : Feu vert à la construction du futur commissariat (p. 12). Le futur commissariat de la circonscription de police sera situé au bord du chemin de la Buge, en centre-ville de Sanary.

5) Football : Ligue des champions : encore raté pour le PSG (p. 36).

6) lemag.cinéma : Benjamin Voisin à contre-emploi dans « L’esprit Coubertin » (p. 27)

Page intérieure :

A Sanary, le nouvel Auchan des Prats ouvrira ses portes jeudi 16 mai.(p. 12).

Un Six-Fournais, Jean-Louis Boilot, va porter la flamme du handisport (p. 12)

2025 – 8 mai : Sanary : cérémonie à 18 heures au monument de la Victoire, journée du 79e (sic !) anniversaire de la victoire du 8 mai 1945.

CHRONIQUE CATALANE : 47e livraison –

L’Indépendant des Pyrénées Orientales, 3 février 1992.

Com la flor blanca – Hem llegit la novel.la « Com la flor blanca », que Manuel Joan i Arinyo ha publicat a la col.lecccio « El Balanci », de la quai constitueix el 243e volum. L’autor hi parla, des d’uns ulls d’infant, de la vida en un poble de la Ribera Baixa, que és aquella comarca que va de l’Albufera, al sud de València, fins a la Safor, al llarg de la Costa, amb les viles de Sueca, pàtria de Joan Fuster, i Cullera, la molt pintoresca. Justament Cullera és on va néixer l’autor, Manuel Joan i Arinyo, poeta, guionista cinematogràfic, i sobretot narrador ja que ha publicat, abans de la d’avui, une desena d’atres novel.les a despit dels seus trenta-cinq anys; una d’elles, « Les nits perfumades », va guanyar el prestigios premi Sant Joan el 1988.

Manuel Joan i Arinyo forma part, doncs, de la nova generacio dé novellistes valencians, que ha estât fomentada en bona part pels « Premis d’octubre » i que recull d’uns anys ença els principals premis al mateix Principat. Recordarem el Cremades i Arlandis de « Linia trencada », l’unie escriptor que ha guanyat dues vegades el Sant Jordi.

Com la flor blanca » és en tôt fas bern bé le casa seva : hom hi troba un humor constant, una distanciacio, pna filosofia de la vida exactament a l’antipoda del sentiment tràgic castella del quai ens parla Unamuno. Aixo es tradueix en l’estil, formidablement viu, pie de locutions locals i populars pero que s entenen, amb la quai cosa aquests joves aporten de manera desenfada un sang nou a la nostra literatura. Els primers capitols (curts, que passen volant en la lectura) ens expliquen d verses participations a les bodes tan divertides com el nostre

Casament tremblant ». Les coses del sexe hi prenen unes dimensions d’alta comicitat amb l’Home del Sac i l’Amoros, que van de casa en casa aprofitant les absèneies dels marits. Com passava abans, el més modes poblet té tôt de figures i pintoresques. Aci hi ha Paco Sanson, l’ex-legionari, Don Calvo, que no havia mamat prou de menudet, Trini la Traça i Fogadolç els gais, Don Pancho, que ensenyava els petits a pixar sense manipular-se excessivament, la cual cosa hauria constitué un pecat…

En un temps que no dona gaire per riure, la lectura d’aquesta novella ha de tenir per força virtuts terapèutiques. (Pere Gratacôs)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Un professeur demande à un de ses élèves : -Peux-tu me jurer que ce n’est pas ton père qui a rédigé cette dissertation ?

-je le jure

-En ce cas, je te félicite : c’est excellent !

-ça ne m’étonne pas, fait l’écolier, ma mère a toujours été très forte en français.

Bon JEUDI  à tous et toutes. Affectueuses pensées à Isabelle et Webber, ainsi qu’à Raphaël à Paris et Olivier.

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