ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 27 JANVIER 2024, 13e ANNÉE (n° 4060).
ILLUSTRATION. Et on dit que les crocos ne s’occupent pas de leur progéniture !
LES FÊTES.

Rappelez-vous que c’est la JOURNEE INTERNATIONALE DE COMMEMORATION DES VICTIMES DE L’HOLOCAUSTE décrétée par la Résolution 60/7 du 1er novembre 2005 des Nations Unies. Au B.O. n°46 du 11 décembre 2003 : « La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, comme journée de la mémoire […] Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République ;
Bonne fête aux ANGÈLE et tout particulièrement à ma grand-mère paternelle hélas décédée. Patronne des mères de famille et particulièrement des jeunes mères, sainte ANGÈLE, de son nom ANGELA MERIC, est née en Italie en 1474 et morte à Brescia en 1540. Elle fut la fondatrice de la Compagnie de sainte Ursule (religieuses ursulines), la première congrégation religieuse entièrement dédiée à l’éducation des jeunes filles.
Sur les 70 000 personnes prénommées ANGÈLE depuis 1900, près de 40 000 vivent encore aujourd’hui.
Le 27 janvier, la principauté de Monaco et la Corse fêtent leur patronne, sainte DÉVOTE (Sémanié prouvençau : Santo Devoton, patrouno principalo de la Corse ; dou dioucesi dou Mounègue, de la famiho princiero de la Principauta ).
Des récits légendaires précisent qu’elle vit le jour en 283 à Quercio, lieu-dit situé sur la commune de Lucciana en Corse et aurait été martyrisée sur l’île en l’an 312. La barque, qui devait transporter son corps vers l’Afrique, fut prise dans la tempête. Ayant été guidée par une colombe vers la rive européenne, elle aurait abordé à Monaco où existait un port d’escale à l’époque romaine.
Pour les historiens, la Passion de DÉVOTE qui raconte son martyre n’est qu’un doublet hagiographique du récit de la Passion de Julie de Carthage, personnage historique, dont les reliques furent transportées de Carthage par les évêques restés catholiques, pendant l’invasion des Vandales ariens en Afrique du Nord. Ils la transportèrent d’abord en Corse où ils furent exilés, puis de là vers l’Isola Gallinaria proche de l’écueil nommé Africa dans les cartes marines (d’où le légendaire transport vers l’Afrique continentale de l’auteur médiéval). C’est sans doute en Corse que le « DEI VOTA » devint « DEVOTA » dans la communauté chrétienne. De là les reliques partirent vers Livorno sur la côte italienne la plus proche, puis le culte se répandit dans les milieux bénédictins vers Nice et Monaco par le biais les moines de l’abbaye de Saint-Pons de Nice.
Le 27 janvier, Forcalquier honorait saint MARI, abbé du monastère de Val-Benoît, près de Sisteron (Almanach provençal 1985).
C’était généralement le 8e jour du mois de pluviôse dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé JOUR DU BOIS JOLI.
DICTON. Passée la sainte Angèle, le paysan ne craint plus le gel.
PENSEE. Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.
Rodolphe Jacquette – Tusitala ou la vie aventureuse de Robert-Louis Stevenson. « Etonnants voyageurs », Seghers, 1980, 248 p. N° d’enregistrement : B 21175. « Je ne crois pas que la rrncontre avec Stevenson soit de celles qui peuvent laisser indifférent. »
EPHEMERIDES

–1119 – 27 janvier : LE COMTE DE PROVENCE ET L’EGLISE CONFERENT A L’ORDRE DES TEMPLIERS LE SOIN DE FAIRE LA POLICE DANS LE FIEF DE GRIMAUD. Les Templiers installent une commanderie (première maison à trois arcades à l’origine de la « Grande Rue » ou « rue des Templiers », façade et cave classées par arrêté du 27 janvier 1926). Les réparations faites à cette maison n’ont pas nui à son style médiéval, ni au style Renaissance. L’escalier intérieur à grosses marches tourne autour d’une colonne qui porte deux écussons taillées dans deux pierres différentes. Des fenêtres à meneaux et petits carreaux sont à remarquer. Grimaud dépendait du diocèse de Fréjus et de la viguerie de Draguignan ; on y trouvait une cour d’appel du parlement d’Aix (Carmagnolle J., 1964).

–1178 – 27 janvier : Le palais de Toulon. — Toulon fut pillé par les Maures le 27 janvier 1178 ; il ne faut pas douter de ce que disent les chroniques touchant la prise et le sac du palais dit des Romains, demeure des vicomtes, de la tour dite de Fos, et de l’incendie de l’église. La preuve peut en être déduite de 1’enlèvement des vicomtes Hugues Geofroi et son neveu et de sept chanoines sur les douze qui composaient le chapitre de Toulon (Voir acte n » 264). Comme à Marseille, le palais des vicomtes à Toulon était donc d’origine très ancienne, romaine peut-être. G. Lambert (Histoire de Toulon, p. 20, 41, 203 et 204) cite deux édifices antiques en cette ville. D’abord, une tour ou château du Roi dans des documents de 1312, 1449 et 1482, le dernier constatant sa démolition parce qu’elle menaçait ruine. Un cadastre de 1530 fait aussi mention de l’emplacement de la tour antique, où se trouve actuellement l’église Saint-Louis. Elle avait été englobée en 1375 dans la grande construction appelée Château Royal dans les actes et casteù de la Mar dans les chroniques.
–1180 – 27 janvier : CARTULAIRE DE LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX : VENTE A MONTRIEUX DE TERRES SITUEES A CANCERILLES.

1. Acte n° 250 – Foulques et son frère, Ameil, après avoir échangé avec X (texte mutilé) une terre dans la vallée de Signes contre une autre située à Cancérilles, près du Gapeau, vendent celle-ci aux moines de Montrieux, pour la somme de 30 sous, et leur font donation de la plus-value.
2. Acte n° 251 – Guillaume Martin vend aux chartreux de Montrieux une terre située à Cancérilles, près de celle de Bertrand Malbec, pour la somme de 10 sous ([Raymond Boyer, 1980, p. 631 ; acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)

–1248 – 27 janvier : hommage de Barral des Baux à l’évêque et au chapitre de Marseille. Le 31 juillet 1243, à Marseille, se déroulait l’hommage de Barral des Baux, fils de feu le vicomte Hugues, à l’évêque et au chapitre de Marseille, pour Cuges, Roquefort, Jullians et les deux-tiers d’Aubagne. (Acte 521 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Expédition contemporaine mutilée à son début : Archives communales de Marseille, CC 1686; IND.: Dr Barthélemy, Inventaire, n° 286). Il apparait que cette vente n’eut point d’effet pour le château de Jullians puisqu’il était toujours à la famille des vicomtes de Marseille le 27 janvier 1248 (charte aux archives municip.), Barral des Baux reconnaît à Béatrix, comtesse de Provence, le château de Juillans pour les cavalcades, seulement sous la réserve de la seigneurie suzeraine appartenant à la prévôté du Chapitre de la Major. Juillans était alors entré dans la viguerie d’Aix.
-1302 – 27 janvier : Centanieras (acte notarié). Sentenières – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Barnabé. Première mention : Sentanicieras, 6 mai 1257 (charte aux archives de Saint-Victor). Probablement un bien seigneurial concédés à des paysans libres, moyennant un cens annuel, avec la charge de cultiver la terre.
–1308 – 27 janvier : PAS DE LEVEES DE TAILLES INDUES SUR LES JUIFS – Aix – Ordre donné par le roi Charles II, à la requête des fils de feu Isnard d’Entrevennes, pour qu’on ne lève pas de tailles indues sur les Juifs venant habiter leurs fiefs. Acte 601 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : B. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 267, fol. 287. Voir le texte complet, p.192-193. Karolus secundus … senescallis Provincie tam presenti quam futuris .. . Pro parte filiorum et heredum quondam Isnardi de Antravenis, militis, fidelium nostrorum, fuit nobis noviter supplicatum, ut cum in eorum terra nonnulli Judei domicilia sibi facere intendant, ipsorumque aliqui fecerint, ac alii Judei Provincie ad contribuendum cum eis in tiscali bus talliis illos compelli facere indebite connitantur, de oportuno eis super hoc providere remedio dignaremur. Nos itaque, supplicationes hujusmodi admittentes, fidelitati vestre precipimus ut deinceps nichil super premissis fieri contra consuetum et debitum permittatis, ymo, si quid jam tale factum […] datum acquis per Bartholomeus de Capua militem logoyitam et protonotarium regis Sicilie indictionis regnorum nostrorum anno XXIII.
–1324 – 27 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Aycardencas (charte aux archives de l’Evêché). Les Aycardenques – quartier rural du quartier de Séonaux Pradeaux (1872). Première mention : colla de Aycardeson , le 10 novembre 1295 (acte notarié).
–1328 – 27 janvier : GUILLAUME DE CARDAILLAC, 40e ABBÉ DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 33ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. GUILLAUME DE CARDAILLAC, mars 1324 – évêque de Saint-Papoul, 27 janvier 1328. QUATORZIÈME ET QUINZIÈME SIÈCLES : L’abondance documentaire est telle pour cette dernière période, qu’elle permet d’atteindre à une précision presque parfaite. P.-A. Amargier a été grandement aidé dans son travail par le recours aux copies de J.-H. Albanès, conservées aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône sous la cote XXVI F 16 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1332 – 27 janvier :
1. Santerno – lieu-dit de Marseille cité aux archives municipale puis disparu (charte aux archives de municipales).
2. Centanieras (acte notarié). Sentenières – lieu-dit, com, de Marseille, quartier de Saint- Barnabé. Première mentions : Sentanicieras,6 mai 1257 (charte aux archives de Saint-Victor).
–1339 – 27 janvier : GILBERT DE CONTOBRE, 42e ABBÉ DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 35ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. GILBERT DE CONTOBRE, 17 mai 1335 – évêque de Rodez, 27 janv. 1339 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1383 – 27 janvier : SUPPRESSION DES LIBERTES MUNICIPALES PAR LE ROI CHARLES VI.
–1389 – 27 janvier : MARIAGE DE LOUIS D’ORLEANS ET DE VALENTINE VISCONTI.

–1427 – 1490 : L’EXTREME MODICITE DES TRAITEMENTS ETAIT UN GRAND OBSTACLE AU RECRUTEMENT DES MAITRES D’ECOLE DE TOULON. Nous avons vu que Pierre Gay, de Toulon, recevait en 1427 « les gaiges habituels de cinq florins par an » (Le florin valait seize sols provençaux) et avait, en outre, la jouissance de la salle de classe. Le même bail est fait six ans après, ainsi qu’en 1442. Le traitement fut ensuite porté à 12 florins; mais, en 1448, le trésor municipal devait se trouver dans une détresse extrême, car, par délibération du 27 janvier, défense est faite aux créanciers de la ville de demander l’argent qui leur est dû (Archives départ. du Var, BB 41 f° 238), les gages du maître d’école sont réduits- à 10 florins et le loyer est laissé à sa charge (11 juillet) (Archives départ. du Var, BB 41 f° 257 )« attendu que la communauté est sans ressource ». Et lorsqu’il réclame ses gages arriérés (18 août), on lui répond qu’il ait un peu de patientia, qu’il sera payé à la Toussaint (Archives départ. du Var, BB 41 f° 264). Cependant, on revient à des émoluments plus sortables, puisqu’on 1481, ils étaient de 20 florins, ainsi qu’on le constate dans l’exposé des charges que supportait alors la communauté de Toulon. Cyprien Turrel, nommé le 19 septembre 1490 (Archives départ. du Var, BB 43 f° 217), jouit aussi de ce traitement (L. Bourrilly, 1895).

–1461 – 27 janvier : LIEUX-DITS d’Allauch et de Château-Gombert – Lo Cavall (acte notarié). Cavau – quartier rural, partagé par la limite qui sépare les territoires d’Allauch et de Château-Gombert. Première mention : Feudum Caballi, mars 1207 (charte aux archives de la Major).
–1483 – 27 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Terre de Claude Milliere (registre aux archives de la Major). La Millière – hameau, quartier de Saint- Menet (1872). Au 14e siècle, le domaine de Prat Redon situé dans un méandre de l’Huveaune appartient à Jean de l’Oye.

–1489 – 27 janvier : A OLLIOULES, MAGNIFIC SENHOR DE SIMIANE DONNE A JAUME DEYDIER A CENS UN PETIT BOSQUET DE PINS auquel celui-ci ajouta en 1506, un coin de forêt qu’il reçut de Bertrand de Marseille en échange de deux poules une fois payé et deux deniers de prestation annuelle. (Charles de Ribbe, La société provençale, p. 259-260, 413 et suiv., 430 et suiv., p. 443 et suiv.).

–1633 – 27 janvier : Richelieu prescrit à M. de Seguiran, premier président de la cour des comptes, la visite des ports et des fortifications de la côte de Nice à Arles ; ce qui est fait de janvier à mars 1633 ; à Sanary, visite de la tour ; le port compte 20 navires de commerce et autant de pêche ; la perception des droits du port de Bandol est du ressort du commis des droits de l’amirauté de Toulon établi à Sanary, daté du 27 janvier 1633 (Peiresc, Histoire abrégée de Provence, 1640, réédité par Ferrier et Feuilla. Voir aussi la correspondance de J.J. Bouchard – La Correspondance de Sourdis, 1111 – Encyclopédie des B.D.R. Tome III. HENRI DE SEGUIRAN (1505-1670) avait épousé en 1615 la petite sœur consanguine de Peiresc. Il succéda en 1626 à son, propre père dans la charge de premier président de la cour des Comptes et aides et finances de Provence et il se retira en 1649 pour transmettre la charge à son fils aîné Rainaud, glorieux blessé de la bataille navale de Vado ; B. Rotger, 1982, p. 54 reprend partiellement ce document. G. Delattre, ms.) – [B. Rotger, 1984 : Le cardinal de Richelieu craignant que l’Espagne attaque les côtes de Provence, prescrivit à M. de Séguiran, sieur de Bouc, premier président de la cour des comptes de procéder à une visite des ports et des fortifications de la côte de Nice à Arles. Ce qui fut fait de janvier à mars 1633. Le 27 janvier, il visita à Bandol le château de Monsieur Boyer de Bandol où il vit diverses pièces à feu. Il constata en outre que l’on vin que l’on y embarquait l’était sans payer de droits d’usage à cause du fait qu’il n’y avait pas de commis des droits résidant sur place. Le port étant démuni de quai, les barriques étaient mises à l’eau et les bateaux devaient les repêcher pour les embarquer. Il décréta que dorénavant l’embarquement devait se faire en présence des commis de Saint-Nazaire. Venu ensuite à Saint-Nazaire, il constata que le village se composait de 150 maisons protégées par une forte tour armée de pièces moyennes, de douze mousquets, de boulets et de poudre. Le tout sous la garde du bayle du seigneur d’Ollioules. Il y vit aussi le commis des droits de l’amirauté de Toulon… Il y vit aussi une vingtaine de barques et de tartanes faisant le transport de denrées diverses (bois, savon, plâtre, Vin, et autres… Une vingtaine d’autres bateaux se livraient à la pêche…]
[G. Delattre, ms : La tour est de nouveau visitée par ordre du Roi Louis XIII, donc de Richelieu, le 28 janvier 1633 par Monsieur de Seguiran qui y répertorie deux pièces d’artillerie moyenne, 20 boulets, 55 livres de poudre, et douze mousquets.]
[Peiresc, VOYAGE ET INSPECTION DE M. DE SEGUIRAN SUR LES COTES DE PROVENCE – 1633 : On lit la note suivante dons l’Histoire de Provence de H. BOUCHE en 1640, au sujet du voyage de M.de Séguiran. «Le cardinal de Richelieu, dont le principal soin n’était que d’abaisser l’orgueil d’Espagne, ne se doutait point de ses attaques contm la Fronce plus apparemment que du côté de Provence, à l’occasion de la mer Méditerranée et pour pourvoir à son assurance, envoya au sieur de Bouc, premier président en la cour des comtes de Provence, pour faire dresser une vue figurée de toute la côte maritime, afin que sur cette figure il pût ordonner les fortifications nécessaires pour la défense du pays et empêcher la descente des ennemis. Ce président procédant en ce temps à sa commission, visita toute la côte maritime, depuis Nice jusqu’à Arles, menant avec soi Jacques de Maretz, professeur ès mathématiques de la ville d’Aix, qui dressa le plan de toutes les villes et de tous les villages le long de la côte de la mer; de laquelle il fit une très longue carte de deux ou trois cannes de long, en vélin, bien peinte, enluminée en lettres d’argent; où l’on voyait en perfection représentés les ports, les plages, les caps,, les embouchures de rivières, les montagnes, les forêts et autres choses remarquables le long de la côte, à deux ou trois lieux en terre». SIFOUR – Le vingt-septième du courant, étant parti dudit lieu de la Ciotat pour aller à Sifour les consuls et plus apparents du lieu de la Cadière auraient été nous rencontrer à l’endroit d’un lieu-dit le port des Lèques, enclavé dans le territoire dudit la Cadière, et nous auraient dit qu’outre le dit port, dans leur même terroir; il y en a deux autres, dont l’un est nommé le port de Lanory (Sanary) et l’autre de Baudon (Bandol), et qu’en iceux s’en vont quelques petites barques des lieux voisins, qu’ils y viennent charger du bois à brûler et à construire des navires, et aussi du plâtre qu’on traite à Marseille, la Ciotat et autres lieux de la côte mois il y arrive bien souvent des barques de Gênes et du Languedoc pour y charger du vin, qu’on y porte dudit la Cadière et autres villages voisins ; et parce qu’il n’y a point d’officiers de la marine au dit la Cadière pour visiter lesdites barques, elles font voile, sans visite, congés ni passeports: ce qui est préjudiciable aux droits du roi et de monseigneur le grand-maître et peut donner lieu à plusieurs autres abus, et pour ce, nous auraient requis d’y pourvoir et ordonner selon que nous verrons devoir y être pourvu. Pour laquelle réquisition, ayant considéré que tous lesdits ports sont éloignés dudit lieu la Cadière d’une grande lieue et demi, que celui des Lèques est beaucoup plus proche de la Ciotat et celui de Baudon de Lanaly joint que celui Lanary on ne fait chargement que du plâtre et du bois, et d’ailleurs qu’il n’y a aucun commis audit la Cadière pour la recette des droits forains, nous aurions ordonné que les barques qui viendront faire leur chargement audit port des Lèques pour sortir hors la province iront prendre leurs congés et faire ladite visite par-devant les officiers de la marine de la Ciotat, et celles qui viendront charger audit port du Baudon par-devant les officiers dudit Lanary auxquels officiers sera enjoint de prendre garde soigneusement à ce qu1aucune desdites barques ne parte desdits ports sans congés des commis de mondit seigneur le grand-maître et sans être par eux visitée. En continuant notre chemin, serions arrivés audit port de Baudon, et ès la maison du sieur de Boyer; gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, distante dudit port des Lèques d’une lieue et demie, laquelle maison nous aurions trouvée en défense en cas de descente des corsaires, et ayant une terrasse au-devant qui en regarde l’entrée du côté de la mer et sur icelle deux pièces de fer; coulé, hors de calibre, portant d’autres bâtardes et moyennes de huit pieds et demi en longueur; sans armes ni marques. Deux pierriers, un de fonte verte et l’autre de fer; avec chacun deux boîtes; une grosse boîte de fer servant à saluer Et dans la dite maison on nous aurait fait voir : Quatre cents livres de poudre grosse grainée et cent livrez de la menue, Deux cents boulets servant aux dites pièces, Cinquante livres de mèches, Deux paires d’armes complètes, Six arquebuses à mèches, Douze mousquets, Six demi-piques, Six hallebardes, Le tout appartenant au dit sieur de Boyer . Le dit port qu’on peut plutôt appeler plage et d’une grande étendue et à 5 ou 8 pans d’eau tout le long de ses bords, 2 brasses au milieu, et cinq ou six ès autres endroits il est à couvert de tous vents, fors de la bèche, qui est son traversier; et craint encore un peu plus celui du midi. Avons trouvé au dit port six tartanes d’environ trois cent quintaux, faisant le trafic du bois à Marseille, et aussi un vaisseau dudit Marseille, du port de trois mille quintaux, chargé de cuirs et buffles, revenant de Damiette en Egypte, armé de vingt hommes, deux canons de cinq livres de balle, six pierriers de bronze, douze mousquets et autant d’armes d’haste, trois cents livres de poudre, et deux cents boulets, arrêté, comme l’on nous a dit, par le vent du mistral, qui lui empêche son abord à Mamelle, où il doit aller descendre. Et dudit lieu, continuant notre chemin vers Sifour; aurions passé par Lovary, territoire d’Ollioules, distant dudit Baudon d’une grande demi-lieue, compose de cent cinquante maisons et d’une vieille tour qui garde sur le midi et à l’embouchure dudit port, dans laquelle il y a deux moyennes de fer coulé, hors de calibre, vingt boulets pour lesdites moyennes, douze mousquets, huit armes d’haste, et cinquante-cinq livres de poudre. Le tout sous la garde de M. Paul Guimmand, bailli du sieur baron d’Ollioules, lequel nous aurait supplié de la part d’icelui de vouloir faire registrer dans notre verbal de ce qu’il prétend avoir droit de bris et naufrage sur les mers joignant le territoire dudit Ollioules, par des titres qu’il nous remettra lorsqu’il nous plaira lui ordonner Et nous étant informé s’il y avait audit lieu quelques officiers de la marine, il nous aurait été dit qu’il y avait des commis du lieutenant de l’amirauté de Toulon, nommé Melchior Viguier; un substitut du procureur du roi, appellé François Moussié, que le commis du greffier était Jacques de Saint-Maurice et les ayant mandés venir; l’on n’aurait là trouvé que ledit Saint-Maurice les autres étant lors absents du lieu, duquel Saint-Maurice, ensemble du commis des droits forains et d’autres habitants dudit lieu, nous étant informé du négoce qu’on y fait, de la quantité de barques qu’il y o, et en quoi consistent leur fonds, il nous aurait été dit qu’il y avait audit port environ vingt barques ou tartanes de la portée de trois, quatre à six cents quintaux, dont la plupart ne font autre négoce que porter du bois à Marseille, quelquefois du vin hors le royaume, et parfois du savon, figues, noisettes et autres fruits audit Marseille, Martigues, Arles et Languedoc : ne pouvant les habitants faire autre négoce, soit à cause de leur pauvreté soit à cause que leur port ne peut recevoir lesdites barques qui portent plus haut de quinze cents quintaux. Quant à la pêche, l’on ne S’y emploie pas beaucoup, et peut avoir dix-huit ou dix-neuf bateaux qui portent depuis quinze jusqu’à vingt et trente quintaux.]
–1648 – 27 janvier : FONDATION DE L’ACADEMIE ROYALE DE PEINTURE ET DE SCULPTURE A PARIS.

–1656 – 27 janvier : JULES MAZARIN, CARDINAL, 15e ABBE COMMENDATAIRE DE SAINT VICTOR DE MARSEILLE (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969). Il a succédé à Richelieu en tant que principal ministre du roi de France de 1643 à 1661, année de sa mort. 67ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 60ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL JULES MAZARIN, 1653-1661. Brevet royal du 10 avril 1653, bulles de provisions du 18 avril 1655, mise en possession du 27 janvier 1656. Mort le 9 mars 1661 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium….).

–1698 – 27 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – LHomme Fait (acte d’atterminage). Homme-Fé – lieu-dit. Ce quartier, aujourd’hui bâti, était entre la rue des Princes et la rue Paradis. Première mention : L’Homme Fer, 15 septembre 1693 (acte d’atterminage), devenu L’homme Fé, en 1596 (registre aux archives des Prêcheurs).
–1700 – 27 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Saint Joseph (registre de l’Ecrit.) – hameau, commune de Marseille (1872). La chapelle de Saint-Joseph, dans le quartier des Eygalades, n’a été établie que peu avant 1696 ; elle était succursale de la cathédrale. Quant au château de Saint-Joseph, il était en construction au moment de la Révolution ; le négociant Hugues, qui le faisait édifier, monta sur l’échafaud. Sous le premier Empire, il fut érigé en majorât avec titre de baronie en faveur du maire de Marseille, Antoine d’Antoine. Après de nombreuses mutations, le château de Saint-Joseph est devenu couvent du Sacré-Cœur.

–1731 – 27 janvier : ARRET PROHIBANT LES TROUPEAUX DE CHEVRES DANS LES TERROIRS – La nécessaire relance de l’économie qui suivit la grande peste de 1720-1721 et les intempéries du premier tiers du XVIIIe siècle, conduisirent le Parlement de Provence à prendre un arrêt le 27 janvier 1731 prohibant les troupeaux de chèvres dans les terroirs. Cet arrêt, obtenu par la Chambre des Eaux et Forêts, montre que la surveillance des forêts est une constante de la politique de l’Etat et des collectivités comme le montrent en 1732 le rapport de Visite du terroir de la Verne dépendant de la Chartreuse en faisant déclaration des endroits où l’on peut tenir des chèvres sans nuire aux bois en état et d’espérance propres à la construction et à ceux nécessaires aux bâtiments et au chauffage, et en 1741 la décision du premier consul de Sanary, d’interdire les chèvres de pâture sauf à la Cride, interdiction qui ne sera levée qu’en 1773, lorsque les chèvres, qui avaient été interdites sur le terroir de Sanary après les grands froids, seront à nouveau autorisées, mais avec des restrictions. A Ollioules, le 1er juin 1809, le règlement sur la police des chèvres permettra d’introduire et entretenir des chèvres sur la partie du territoire de la commune d’Ollioules appelée terres gastes (Ribot Henri, synthèse du problème) (Rotger B., 1984)
–1740 – 27 janvier : DECES DE LOUIS IV HENRI DE BOURBON-CONDE, prince de Condé.
–1789 – 27 janvier : GRANDE INSTABILITE POLITIQUE – Des mouvements populaires et des troubles, provoqués par la disette, éclatent. Cependant, ils ne sont encore qu’isolés. Cette agitation sociale coïncide avec une grande instabilité politique. Le Tiers en profite pour attiser l’opinion en agitant l’idée de la liberté — tacite — de la presse. (AGENDA DU BICENTENAIRE – MARDI 27 JANVIER )–
–1794 – 27 janvier (8 pluviôse) : LE FRANÇAIS DEVIENT LA LANGUE OBLIGATOIRE DANS TOUS LES ACTES PUBLICS (Duby Georges, Histoire de la France, 1987). Le 27 janvier 1794 (8 pluviôse, Barrère propose à la Convention de révolutionner la langue :] « Le législateur parle une langue que ceux qui doivent exécuter et obéir n’entendent pas (…) Les lumières portées aux extrémités de la France s’éteignent en y arrivant puisque les lois n’y sont pas entendues. Le fédéralisme et la superstition parlent breton ; l’émigration et la haine de la République parlent allemand ; la contre-révolution parle italien (qui inclut le provençal), et le fanatisme parle basque. Cassons ces instruments de dommage et d’erreur. » [La convention décida d’établir des instituteurs de langue française dans les communes des départements désignés par Barère, en Bretagne, Alsace, Corse et ceux qui sont frontaliers avec l’Espagne et l’Italie (Fauchois Y., 2001). Créations des musées et des bibliothèques faites en conformité dé la loi du 8 pluviôse an II : : «Art. 1er- Aussitôt après la publication du présent décret, les administrations de district feront dresser un récolement des inventaires qu’elles ont dû faire des livres fct des manuscrits des ci-devant corps et communautés ecclésiastiques et de ceux qu’elles sont tenues défaire encore des livres des émigrés ainsi que des condamnés dont les biens sont confisqués : ensemble des objets d’histoire naturelle, des instruments de physique, de mécanique, des antiques, médailles, pierres gravées, tableaux, dessins, gravures, plans, cartes et autres monuments des arts et d’instruction qui leur appartenaient ; en feront parvenir une copie au département et une autre au comité d’instruction publique. Art. 2. — Les administrateurs du district proposeront, parmi les édifices nationaux situés dans leur arrondissement, un emplacement convenable pour y établir une bibliothèque publique. Art. 4. — Les bibliothèques des grandes communes, celles qui étaient publiques, sont maintenues. Il n’y sera rien innové quant à présent… » (Bourrilly, 1895).
C’est à la loi du 8 pluviôse an II que se rapporte, sans contredit, une délibération du Conseil général de la commune du Revest où il est fait mention .de la recherche et de l’inventaire des objets de sciences et d’arts déposés « dans les maisons où la nation a des droits… » : Le Revest. — Délibération du 3e jour sans culotide, an II. – Ce jour d’hui, troisième fête sanculotide, an deuxième de la République française, le conseil général étant assemblé sous la présidence du citoyen Louis Perruchet, maire, le citoyen Brunel, administrateur du Directoire de district, s’est rendu dans le lieu ordinaire de nos séances. Lajoy s’est manifestée dans le conseil général en voyant cet administrateur patriote. Et ayant pris place à côté du maire, il nous a communiqué un extrait de délibération de l’administration du district, dans la séance du 8 fructidor, pour y rechercher et choisir tout ce qui a rapport aux sciences et aux beaux-arts, pour |a composition d’un musée. Le conseil général sentant l’importance de cet objet et voulant concourir, avec le citoyen Brunel, à chercher, dans les maisons où la nation a des droits, tout ce qui peut concourir à l’instruction publique a nome les citoyens Louis Perruchet, maire, François Hermitte, officier municipal, et Antoine Hubac, agent national, pour aider cet administrateur dans ses opérations en suivant les termes de la délibération du district dont la teneur suit : Extrait des procès-verbaux de l’administration du district du Beausset, séance du soir huit fructidor, douzième de la République française. On fait lecture d’une lettre du président de la commission temporaire des arts et sciences au Comité d’instruction publique qui invite l’administration à nommer des commissaires patriotes pour inventorier les objets d’arts et science qui se trouvent dans les maisons du district où la nation a des droits. » (Arch. commun, du Revest — Délibération du 3e jour sans culotide, an II) Cette délibération et la circulaire qui l’accompagne, et qui émane de l’administration du district, sont d’ailleurs les seuls documents que nous ayons trouvés à ce sujet (Bourrilly, 1895). Décret de la Convention ordonnant l’établissement d’instituteurs de langue française dans les campagnes de plusieurs départements dont les habitants parlaient différents idiomes (B. Rotger, 1984).
–1794 – 3 juin (15 prairial An II) : LA LANGUE PROVENÇALE EST BANNIE DE FRANCE – Complétant son décret du 8 pluviôse an II (27 janvier 1794) qui portait sur la lutte contre les langues autres que le français parlées en France, la Convention et l’abbé Grégoire portèrent un coup terrible à la langue provençale en la déclarant bannie de France, le 15 prairial an II (3 juin 1794).

–1796 – 7 pluviôse en IV (27 janvier 1796) : COURTE CRISE MUNICIPALE À SANARY – Antoine VENEL déclare se démettre de la place de Président du Conseil de Sanary à cause de son âge, son incapacité de savoir ce qu’il convenait de faire pour remplir les devoirs de sa charge, l’obligation où il était de cultiver sa terre journellement pour la subsistance de sa famille. Les membres de l’Administration municipale réunis en assemblée générale déclarèrent le 7 pluviôse en IV (27 janvier 1796) qu’il ne pouvait faire un meilleur choix que celui déjà fait par le peuple, et le confirma dans sa nomination. On l’invita donc à se rendre à la Maison commune pour y prêter serment et prendre ses fonctions. Ce à quoi il obtempéra, et la suite montra que c’était un bon choix. Il était d’autre part fort bien entouré (Rotger B., 1984, p. 309).
–1799 – 27 janvier (8 pluviôse An VIII) – CAMPAGNE D’ÉGYPTE

« Du général Kléber à l’ordonnateur Sartelon : « Je viens de recevoir à l’instant une lettre du général Lagrange de Katieh; il me demande comme chose de nécessité absolue des farines, trois pétrins et deux tamis, de plus, de l’orge pour les chevaux et des fèves pour les chameaux. Il doit arriver de cette dernière denrée ainsi que de la farine de Mansoura. Il faudra en disposer pour Katieh sans toutefois perdre de vue Lesbeh qui, après notre départ, devra être approvisionné pour deux mois au moins.
« Je viens d’apprendre avec infiniment de peine que de 70 barques qui étaient parties pour Omm Fareg, 20 seulement sont rentrées et que les autres se sont échappées. Ordonnez, je vous prie, à l’agent des transports de redoubler d’activité pour se procurer dans le plus court délai 100 ou 150 barques au moins. Il m’est difficile de croire que si l’on payait les pêcheurs avec exactitude, ils désertassent ainsi. Je vous prie de prendre à cet égard des renseignements et de me mettre à même d’obvier à ce mal. Vous voudrez bien encore ordonner à l’agent des transports qu’il attache à chaque chameau qu’il enverra à Katieh un chamelier. Comme beaucoup ont déserté, on trouvera par ce moyen à les remplacer. »
–1815 – 27 janvier : conseil municipal de Toulon – (registre des délibérations du conseil municipal de Toulon, année 1815, folio 67v).

Le Conseil demande une réduction pour le prix de la ferme du pesage, mesurage et jaugeage de cette ville. — Le Conseil demande que l’excédent du crédit de la somme de 500 F sur les fonds alloués sur le budget de 1814 pour trois vicaires de l’église succursale de Saint-François de Paule soit répartie aux deux vicaires de l’église succursale de Saint-Pierre. —
Le Conseil demande que le droit d’octroi établi sur les graisses de boucherie fixé d’après le tarif à vingt-cinq centimes le kilo soit réduit à trois centimes. —
Le Conseil accorde au sieur J.-B. Angallier une concession de trois lignes pour l’usage d’un moulin à huile. —
Le Conseil décide qu’il n’y a pas lieu à faire supporter à M. Boisselin les réparations qui ont été faites dans sa maison à l’occasion de l’arrivée de S.A.R. Monsieur comte d’Artois, frère du Roi. —
Le Conseil approuve la demande des boulangers de la ville tendant à ce que le poids et le repoids des blés et farinée allant et revenant des moulins soit rétabli. —
Enregistrement d’un arrêté de Son Excellence Monseigneur le Grand Maître d l’Université royale qui nomme des boursiers de la Ville de Toulon au Lycée d’Avignon. (Jean Bartolini, 1866, p. 20).
–1840 – 27 janvier : MORT DE L’ECRIVAIN CHARLES NODIER à qui l’on attribue une grande importance dans la naissance du mouvement romantique. La tombe de Charles Nodier se trouve au cimetière du Père Lachaise, division 49.
–1851 – 27 janvier : MORT À BROSSES DU GENERAL CORNU DE LA POYPE (JEAN FRANÇOIS), QUI S’ETAIT ILLUSTRE AU COURS DU SIEGE DE TOULON EN 1793. Il était né le 31 mai 1758, à Lyon. Il s’engagea très tôt dans l’armée, et reçut le grade de maréchal de camp avant 1789. Partisan des idées nouvelles, il épousa la fille du fameux conventionnel Fréron.. Il se distingua au siège de Toulon. Il contribua puissamment à la reprise de la place ; il dirigea ensuite l’attaque du fort Faron, puis fut chargé par le Comité de salut public de contenir Marseille et le Midi de la France sous le régime de la Terreur. Le général La Poype ne s’associa pas à la réaction thermidorienne, dont son beau-frère fut un des plus ardents provocateurs. Il resta sans emploi sous le Directoire et servit en Italie après le 18 brumaire. Envoyé à Saint-Domingue en 1802, il y déploya autant de capacité que de courage, fit un traité avec Dessalines et s’embarqua pour la France en 1803, mais il tomba aux mains des Anglais, qui l’emprisonnèrent à Portsmouth. Il fut échangé, mais resta sans emploi jusqu’en 1813. Il fut nommé à cette époque au commandement de Wittemberg sur l’Elbe. Il se distingua dans sa lutte, avec une poignée d’hommes d’élite, contre des forces décuples à l’extérieur et contre l’esprit de révolte des habitants, poussé au plus haut point. Il avait pris ses mesures pour faire sauter la ville plutôt que de céder. Il sortit de Wittemberg les armes à la main et après la cessation des hostilités. En 1814, il reçut la croix de Saint-Louis et le commandement d’Agen. En 1815, Napoléon Ier le nomma commandant de la place de Lille. Il y fit respecter le pouvoir impérial, malgré l’exaspération des habitants, qui s’étaient fortement prononcés en faveur des Bourbons. Pour répondre aux menaces des exaltés, il fit placer à la porte de l’intendance, où il logeait, deux pièces de canon chargées à mitraille ; mais c’était le quartier général qu’il voulait protéger, et non sa propre personne ; et pour le prouver, on le vit se promener sans la moindre escorte et les mains sur le dos par les rues de Lille. À la seconde Restauration, il fut mis à la retraite. Nommé membre de la Chambre des députés en 1822, il vota constamment avec l’extrême gauche. En 1824, il fut condamné à plusieurs mois de prison pour une brochure politique (Henri Ribot, Les Volontaires de l’An II, l’Aurore de la République).
–1880 – 27 janvier : « (…) FACE A L’ANTIQUE FOI, LA NOUVELLE « MAISON D’ECOLE » SYMBOLISE L’ALLIANCE ENTRE LA REPUBLIQUE ET LE PROGRES, GRACE AU SAVOIR LIBERATEUR. La lecture s’est améliorée, mais elle ne donne pas encore les résultats qu’on est en droit d’en attendre. (…) On a recommandé l’écriture Flament, tout en laissant aux instituteurs le choix des méthodes. (…) la plume métallique a détrôné l’antique et magistrale plume d’oie. (…) Tous les instituteurs intelligents, et ils sont nombreux dans le Var, enseignent la grammaire au moyen d’exemples convenablement choisis ; la règle n’est formulée qu’en – dernier lieu c’est une conclusion en même temps qu’un principe. Cependant quelques institutrices, surtout les institutrices congréganistes, s’obstinent à occuper, sinon l’esprit, du moins les doigts des élèves, à écrire d’interminables conjugaisons de verbes. Quelques progrès très sensibles dans certaines écoles doivent âtre signalés dans l’enseignement du français. On ne .se contente plus toujours de la première expression venue ; et si on retrouve trop souvent encore des traces de locutions provençales, on rencontre du moins de temps à autre des réflexions judicieuses et des pensées justes. (…) Le calcul et le système métrique sont comme toujours convenablement enseignés et les résultats sont satisfaisants. (…) L’histoire, qui doit toujours faire l’objet des leçons orales, ne produit que des résultats médiocres dans le cours. élémentaire et dans le cours moyen ; rien ne saurait remplacer la parole vivante du maître et le choix judicieux des événements qu’il convient de présenter aux enfants suivant leur âge et le développement de leur intelligence. (…) L’enseignement de la Géographie, (…), commence à être donné avec fruit et suivant la véritable méthode. Les cartes font encore défaut et le crédit affecté à cet achat devra être maintenu. L’enseignement de la couture est en progrès ; (…) ; la broderie et la tapisserie sont facultatives, mais la coupe et l’assemblage font l’objet du 4ème cours. L’enseignement de la gymnastique, qui deviendra obligatoire en 1882, en vertu de l’article 5 de la loi du 27 janvier 1880, et dont le programme a été tracé dans la circulaire ministérielle du 20 mai 1880, a été organisé partout où les locaux ont permis d’installer des agrès et dans les écoles où les maîtres, sortant de l’Ecole normale, sont déjà familiarisés avec cet enseignement. (…) il sera possible de demander et d’obtenir dans tous les villages le concours d’anciens militaires (…) une ou deux heures par semaine, les principes de la gymnastique et les mouvements militaires. Ce jour-là on pourra prévoir la réduction du service militaire. Parmi les récompenses les plus usitées dans nos écoles je dois signaler le carnet de correspondance, les billets de satisfaction, les bons points et les bons points centimes (… dont) le produit (…) ne doit être appliqué qu’à l’achat d’un livret de Caisse d’épargne remis à l’élève à la fin de l’année scolaire. (…) Il faut se garder (… de) laisser croire que, dans la vie réelle, la récompense accompagne immédiatement le mérite ou qu’elle va toujours au plus digne. Les punitions corporelles ou dégradantes ne sont plus employées comme système d’éducation dans nos écoles. Les pensums deviennent plus rares. Les seules punitions en usage sont, conformément à l’article 18 du règlement des écoles, les mauvais point, la réprimande, la privation partielle ou totale de la récréation, la retenue sous la surveillance de l’instituteur et l’exclusion temporaire. » (Sources : Procès-Verbaux du Conseil Général. Rapports de l’Inspecteur d1Académie, 1881, 1913, dans Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990).

–1886 – 27 janvier – CRISE MUNICIPALE À LA SEYNE – À La Seyne, lors de la séance du Conseil du 27 Janvier 1886, le Maire, Alphonse Louis Barré, fit comprendre à ses collègues qu’il n’irait pas jusqu’au bout de son mandat. Excédé par les attaques incessantes du Parti Ouvrier animé par les Jeunesses socialistes, déçu profondément par l’indifférence des pouvoirs de tutelle incapables de faire face aux besoins d’une population grandissante, à La Seyne comme ailleurs dans la région toulonnaise, Alphonse Louis Barré avait retardé sa démission à cause d’un procès fait à la Municipalité à travers la personne de son conseiller Fabre. Ce dernier était accusé d’avoir asséché les lavoirs des Moulières à proximité desquels il avait fait l’acquisition d’importants terrains sur lesquels il avait creusé un puits pour l’arrosage de ses légumes. La Municipalité unanimement solidaire de Saturnin Fabre gagna le procès sur ses adversaires politiques dont les arguments rocambolesques se retournèrent contre eux. Malgré cet avantage marqué sur ses adversaires, le Maire Alphonse Louis Barré, excédé par les calomnies et les campagnes de presse injurieuses, remit au sous-préfet sa démission du Conseil municipal (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1889 – 27 janvier : BOULANGER EST ELU – « 27 janvier 1889, Paris avait le délire… Un peu après 11h du soir, les résultats des élections législatives étaient proclamés : Boulanger est élu par 245 236 voix contre 162875 à son concurrent. Un immense cri jaillit aussitôt : « A l’Elysée ! »
« Au même instant , les ministres tremblent. ( …) Mais Boulanger ne songe qu’à retrouver Mme de Bonnemains. Avant de monter dans la voiture, il déclare avec suffisance : « Pourquoi voulez-vous que j’aille conquérir illégalement le pouvoir quand je suis sûr d’y être porté dans six mois par l’unanimité de la France ? »
« La Fortune ne pardonne pas à ceux qui ne veulent pas la saisir. Le 1er avril le « brav’général » s’enfuyait à Bruxelles et la statue au pied d’argile s’écroulait. » (André Castelot, 1962)
–1890 – 27 janvier : AJELLO’S SAGA – Inscription maritime, extrait du rôle de levée. Aiello François Cyr, levé d’office le 27 janvier 1890 en qualité de matelot de 3ème classe. Inscrit comme matelot à La Seyne, f° 25 n° 1969. 1ère levée à payer du 27 janvier 1890. A La Seyne, le 27 janvier 1890, le commissaire de l’inscription maritime (signature illisible). Services antérieurs au jour de l’immatriculation ou de l’arrivée à la division : 32 mois et 17 jours de bornage et petite pêche. Est affecté comme matelot de 3ème classe à Toulon à compter de ce jour (Livret de solde pour officier et marin de Aiello François Cyr, archives familiales).

–1891 – 27 janvier : ECOLE DES APPRENTIS MECANICIENS DE LA MARINE – L’arrêté du 27 janvier 1891 créa un cours préparatoire à l’emploi d’élèves mécaniciens à BREST et TOULON, et seul Brest eut un cours de quartiers-maîtres. A Brest, le cours à l’emploi d’élèves mécaniciens fut organisé rue de la Mairie et le Refuge, ancien navire ancré au fond de l’arsenal, servit pour les cours de chauffe. A Toulon, le cours fonctionna à bord d’une frégate condamnée: l’Hermione, puis à terre, dans un immeuble désaffecté de la Marine. Les cours de chauffe avaient lieu à bord d’une batterie flottante : L’Implacable (HISTORIQUE DES ÉCOLES DE MÉCANICIENS ET ÉNERGIE DE LA MARINE).

–1898 – 27 janvier : SUR LA NOUVELLE BASE DE LA BAIE DE DOUARNENEZ, LE CUIRASSE « MASSENA » MARCHE A 17,07 NŒUDS. La Commission d’essais s’empresse d’agréer ce résultat. Le vice-amiral Barrera, commandant l’Escadre du Nord, attend la mise en service du nouveau bâtiment pour y transférer sa marque et envoyer le Hoche, son navire amiral, en réparations. Le programme d’essais du Masséna a pris du retard. Devant la nécessité absolue de faire entrer le Hoche à l’arsenal, le Ministre ordonne de prononcer l’armement définitif sans attendre la fin des essais (Gérard Garier).
–1901 -27 janvier : MORT A MILAN DE GIUSEPPE VERDI, compositeur italien né le 10 octobre 1813. Souvenons-nous des graffitis que les Italiens écrivaient sur les murs de leur ville durant la lutte pour accéder à leur indépendance : V.E.R.D.I. = Vittore Emanuele Re Degli Italiani !
« Le deuil des Italiens est grand et sincère. De toutes les villes d’Italie, de toutes les sociétés artistiques arrivent par centaines des télégrammes de condoléances. De nombreux télégrammes arrivent de l’étranger, et il n’est pas un artiste, à quelque pays qu’il appartienne, qui ne jettera sur le cercueil du maître illustre la fleur de fraternité et de regret. » (Le Figaro du 28 janvier 1901).

–1910 – 27 janvier : “LA CRUE DE 1910 À PARIS : LE 27 JANVIER 1910 : L’EAU MONTE TOUJOURS, 100 HECTARES SONT NOYÉS. LA SEINE MENACE D’EN¬VAHIR LES CHAMPS-ÉLYSÉES, LE FLOT N’EST PLUS QU’À VINGT CENTIMÈTRES DU PARAPET.
“La Seine roule en trombe dans la plupart des tunnels du métropolitain. Le point le plus dangereux de Paris demeure la place du Havre : quarante centimètres de pavés seulement séparent la nappe liquide extérieure de celle qui noie le sous-sol. Autre point crucial : devant la gare d’Orsay. L’eau a rempli la gare et l’on s’attend d’une seconde à l’autre qu’elle fasse sauter les dalles de verre formant le trottoir de la gare. A ce moment, tout le quartier Saint-Germain-rue de Lille serait noyé, non par l’eau venue des égouts, mais directement par les eaux du fleuve.
“27 janvier au soir : la catastrophe s’est produite : l’eau a envahi toutes les rues entre le quai et le boulevard Saint-Germain. L’avenue Ledru-Rollin disparaît sous deux mètres d’eau. La voûte du chemin de fer d’Orléans s’écroule. On navigue rue Daumesnil, rue du Chevaleret, rue Traversière, place Maubert. L’eau monte toujours de cinq centimètres par heure. Le cap des huit mètres est atteint. Les chevaux et les ânes du Jardin des Plantes ont de l’eau jusqu’au poitrail…
“On décide leur évacuation des ânes et des chevaux. Le trottoir et la chaussée s’effondrent boulevard de Bercy. La Seine coule ras-bord, on peut effleurer le flot du doigt. On n’a pas réussi à éteindre les becs de gaz qui, le soir venu, émergent des rues inondées, éclairant d’une lumière jaunâtre les eaux où flottent des détritus. Les usines qui réduisent habituellement les ordures ménagères sont noyées et les éboueurs jettent le contenu de leurs tombereaux dans la Seine… La vie des fonctionnaires continue et les employés de l’octroi, de service aux portes inondées, arrêtent les barques et font payer les marchandises.
“La nuit la plus grave est celle du 27 au 28 janvier.
“20 h. 45 ; l’eau apparaît boulevard Berthier.
“21 heures : la Station de métro de la place Pereire est devenue un lac souterrain. D’un instant à l’autre, l’eau va passer au-dessus du parapet entre la Concorde et l’Alma. Les troupes du génie sont sur place, prêtes à colmater les brèches.
“22 heures : le faubourg Saint-Antoine est envahi par les eaux.
“23 heures 30 : l’eau monte rue de Charonne.
“Minuit : la situation s’aggrave gare Saint-Lazare.” (André Castelot, 1962)

–1915 – 25 janvier : LE MIROIR, N°63, DU JEUDI 21 JANVIER AU MERCREDI 27 JANVIER 1915. CHRONIQUE « LA GUERRE » « MERCREDI 27 JANVIER. — Les troupes belges ont progressé autour de Pervyse en Flandres. A l’est d’Ypres, nous avons brisé une offensive de l’ennemi, en lui tuant plusieurs centaines d’hommes. Six contre-attaques ont été refoulées par les Anglais à Givenchy et à Guinchy (région de la Bassée). Là aussi, les pertes allemandes ont été sensibles. A l’ouest de Craonne, l’ennemi a attaqué violemment nos tranchées, entre Heurtebise et le bois Foulon. Après avoir été rejeté en arrière, il a pu s’implanter dans quelques éléments de tranchée, mais presque aussitôt nous en avons repris la plus grande partie. En Argonne, nous avons prononcé deux attaques vers Saint-Hubert et Fontaine-Madame ; elles ont été couronnées de succès. Combat d’artillerie en Haute-Alsace, où les Allemands bombardent Thann, Lembach et Sentheim.
“Les Russes ont enlevé Jacobini et menacent Domawatra qui est la clé de la Transylvanie.
“Un zeppelin qui avait jeté des bombes sur le port russe de Liban, en Courlande, a été atteint par l’artillerie et est tombé en mer.
“L’état-major allemand a essayé de masquer par un communiqué mensonger le grave échec que l’escadre anglaise avait infligé à l’amiral Hipper, au large d’Héligoland (voir la photographie affichée). La canonnière allemande Gazelle a encore été torpillée par sous-marin près de l’île de Rugen. »
–1920 – 25 janvier : MORT A PARIS DU PEINTRE AMEDEO MODIGLIANI. En bibliothèque, outre une rétrospective de l’œuvre du peintre, les biographies suivantes : Augias Corrado – Il viaggiatore alato, vita breve e ribelle di Amedeo Modigliani, Milano, Mondadori, 1998, 330 p. ; Descargues Pierre – Amedeo Modigliani (1884-1920), Paris, Ed. Braun, 1954, 62 p. ; Lottman Herbert R. – Amedeo Modigliani, prince de Montparnasse, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Marianne Véron, Paris, Calmann-Lévy, 2005, 332 p.
–1924 – 27 janvier : PACTE ITALO-YOUGOSLAVE, ANNEXION ITALIENNE DE FIUME.
–1926 – 27 janvier : façade et cave classées – Les Templiers à Grimaud. [Carmagnolle J., 1964 : En 1119, le comte de Provence et l’Eglise confèrent à l’ordre des Templiers le soin de faire la police dans le fief de Grimaud. Les Templiers installent une commanderie (première maison à trois arcades à l’origine de la « Grande Rue » ou « rue des Templiers », façade et cave classées par arrêté du 27 janvier 1926). Les réparations faites à cette maison n’ont pas nui à son style moyenâgeux, ni au style Renaissance. L’escalier intérieur à grosses marches tourne autour d’une colonne qui porte deux écussons taillées dans deux pierres différentes. Des fenêtres à meneaux et petits carreaux sont à remarquer. Grimaud dépendait du diocèse de Fréjus et de la viguerie de Draguignan ; il était cour d’appel du parlement d’Aix.]
–1939 – 27 janvier : DEROUTE REPUBLICAINE EN CATALOGNE : les nationalistes entrent à Barcelone. Les réfugiés se pressent à la frontière française pour trouver un refuge. Le tunnel ferroviaire de Cerbère est encombré de fuyards. Les troupes sénégalaises qui gardent la frontière refoulent impitoyablement les troupes en armes, les déserteurs et, d’une façon générale, tout homme en état de combattre (Alain Peyrefitte, Jean-Jacques de Bresson, 1986). Le 29 mars, Madrid capitulera, marquant ainsi la fin de la guerre d’Espagne.
–1940 – 26 janvier :
1. C’EST LA « DROLE DE GUERRE » ET TOUT CE QUE CELA SIGNIFIE – Nous l’avons dit à plusieurs reprises, le blocus maritime est, en fait, l’unique action de guerre que la France et l’Angleterre pratiquent contre l’Allemagne alors que, sur le front principal, c’est la « drôle de guerre » et que les Etats majors ne pensent qu’à secourir la Finlande en attaquant la Russie qui est officiellement neutre. Voici donc ce qu’écrit le Petit Parisien du vendredi 26 janvier : « Les résultats du blocus français – Le blocus pratiqué par la marine française pendant la semaine du 13 janvier au 20 janvier 1940 a donné les résultats suivant : 9 navires arrêtés, 15 600 tonnes de marchandises interceptées. Depuis la début de la guerre : 254 navires arrêtés, 480 500 tonnes de marchandises interceptées. » Et après ça on dit qu’on ne fait rien ? Par ailleurs, le même Petit Parisien se pose la question cruciale suivante : « va-t-on éditer un timbre-poste franco-britannique ? (… Un pareil symbole, répandu à travers le monde, aurait une éloquence singulière ; il montrerait mieux qu’un grand discours la solidité des liens qui unissent la France et la Grande-Bretagne. (…) Sait-on qu’il existe depuis 1911, une série de timbres-poste aux Nouvelles-Hébrides, aux armes de la France et de la Grande-Bretagne ( …) et qu’en 1925 ce timbres furent réédités ? » A défaut de boue collant aux godillots de nos poilus, voici de la colle à se mettre sur la langue, non ? (Henri Ribot).
2. GRANDE NOUVELLE – « LA BIÈRE RESTE LA BOISSON PREFERÉE DES ALLEMANDS et, malgré le prix exorbitant du demi, nul ne songerait à commencer sans elle la nouvelle année (Paris-Soir du 27 janvier) ».
–1941 – 27 janvier : NOUVELLES DES F.N.F.L. – La circulaire ministérielle CM 75 FMF 1 du 27 janvier 1941 a pour objet l’armement anti sous-marin des avisos-dragueurs munis d’installation E.S.M. Les avisos-dragueurs recevront des appareils E.S.M. type BETA 2 au fur et à mesure de leur prochain grand carénage. Ils devront débarquer définitivement : le filet indicateur et ses accessoires de mouillage, la torpille Ginocchio et ses accessoires de mouillage. L’armement ASM des avisos-dragueurs munis d’installations E.S.M. sera éventuellement complété et porté au chiffre prévu de 4 mortiers du modèle 100/250 mm si possible (Gérard Garier).
–1943 – 27 janvier :
1. CONFERENCE D’ANFA ENTRE AMERICAINS, BRITANNIQUES ET LA FRANCE COMBATTANTE du 14 au 27 janvier (Jean-Charles Volkmann, 2003).
2. Des bombardiers américains effectuent pour la première fois un raid sur l’Allemagne : une attaque en plein jour contre Wilhelmshaven ; le régime nazi commence à mobiliser des femmes.
3. VICHY ANNONCE QUE “LES ALLUMETTE« NE DEVRAIENT PLUS MANQUER DÉSORMAIS : en effet. les boîtes et matière» premières nécessaires à leur fabrication ne manquent pas. Seul, cependant, 1’approvisionnem en boîtage« et emballage« demeure difficile. En 1942, il a été fabriqué 48 milliards d’allumettes, «soit 20 % de plus qu’avant-guerre, grâce à une nouvelle usine provisoire installée à Macon. Ces chiffres seront encore augmentés cette année. Les transports seuls pourront gêner les livraisons. Un wagon d’allumettes ne contient que 60 caisses de 7.200 boîtes, c’est- à-dire 432.000 boîtes au total. Il ne serait donc pas question actuellement de créer une carte des allumettes” (Paris-Soir du 28 janvier 1943).
–1945 – 27 janvier :

1. LIBERATION DU CAMP D’AUSCHWITZ PAR L’ARMEE SOVIETIQUE. Au B.O. n°46 du 11 décembre 2003 : « La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, comme journée de la mémoire. […] «
2. LA SEYNE ET SAINT-MANDRIER, MUNICIPALITE ET POPULATION – En prévision des élections municipales du mois de mars, la liste d’Union Républicaine et d’Intérêt Local sera conduite par Paul Colomp. Son programme portera, en particuliers, sur l’extension du groupe scolaire – la mise en service d’un deuxième réservoir d’eau – la construction de HLM – le dragage du port et l’édification de plusieurs appontements – une salle de gymnastique – un camping municipal digne de ce nom – la création d’une plage de sable quai Séverine – un bureau de bienfaisance -l’aménagement de la place des Résistantes – l’élargissement de la CD 18 – la nomination d’un adjoint spécial pour le quartier Pin Rolland-Marégau. Membres de cette nouvelle liste d’union : Paul Colomp : ancien adjoint spécial de la section à la Libération (1944-1945) – ex-adjoint aux travaux au sein de la municipalité Clément de 1950 à 1959 – ancien combattant 14-18 et 39-45 – résistant – président de la section locale de lutte contre le cancer – président du Comité l’intérêt local – administrateur à la Caisse d’épargne locale – ancien président et secrétaire de l’ex- société « Sportif Club Saint-Georges » (cyclisme et football). Albert Boulon : directeur de cours complémentaires en retraite – officier de l’Instruction publique – ancien résistant – ancien combattant – engagé volontaire – officier de réserve honoraire – secrétaire de l’association des retraités. Raymond Bind : retraité des cadres de l’EDF. Louis Esposito : inspecteur de salubrité – secrétaire du C.I.L.. Louis Forestier : officier marinier en retraite – médaillé militaire. Renée Chaleyat : directrice d’école. Jean Millancourt : retraité – élu conseiller municipal en 1959 – résistant réseau « Libé- Nord » – médaillé militaire. Marius Mabrito : inscrit maritime. Marius Bertrand : ouvrier aux F.C.M. de La Seyne – trésorier du C.I.L.. Fernand Artigue : ouvrier chaudronnier à la base aéronavale. Armand Décugis : métallurgiste F.C.M. Jeanne Thomas : ménagère au Pin Rolland. Adrien Revest : retraité de l’arsenal. Théodore Aguilar : pêcheur. Guy Marécaille : mécanicien. Michel Bianco : dessinateur à l’arsenal de Toulon. René Juzan : officier marinier à la retraite – médaillé militaire. On remarque dans cette liste d’opposition municipale pas moins de trois anciens colistiers du maire actuel, Louis Clément : Paul Colomp, Jean Millancourt et Théodore Aguilar (Ken Nicolas, vol. 2, p. 224-225).

–1967 -27 janvier : MORT D’ALPHONSE JUIN, MARECHAL DE FRANCE, né le 16 décembre 1888. Né à Bône (Algérie), actuelle Annaba, il fut l’un des grands chefs de l’armée de Libération en 1943-1945 et s’illustra surtout à la tête du corps expéditionnaire français en Italie qui, le 13 mai 1944, remporta la victoire du Garigliano qui ouvrit les portes de Rome aux Alliés. Il est le seul général de la seconde guerre mondiale élevé à la dignité de maréchal de France son vivant, en 1952.
–1968 – 27 janvier : ANNONCE OFFICIELLE DE LA DISPARITION DU SOUS-MARIN « MINERVE » AU LARGE DU CAP SICIE.

La « Minerve », seizième du nom, ralliait Toulon, son port base, le 22 décembre 1962, à l’issue de sa croisière d’endurance en mer froide et de sa traversée de longue durée. Son premier grand carénage était réalisé par la DCAN de Toulon du 1er janvier au 1er octobre 1967.
Lors de sa disparition, il était commandé par le lieutenant de vaisseau Fauve, qui avait pris son commandement le 21 janvier 1968, soit une semaine avant le drame. Dans la nuit du 26 au 27 janvier 1968, la Minerve débarquait en rade des Vignettes, à proximité immédiate de Toulon, l’officier d’entraînement de l’Escadrille des Sous-marins de la Méditerranée. Ceci marquait la fin d’une semaine d’entraînement qui, du 22 au 27 janvier, avait été consacrée au stage de mise en condition opérationnelle suivant la prise de commandement du LV Fauve, comme il est d’usage en pareil cas. L’Escadrille a toujours affirmé que ce stage avait été pleinement satisfaisant. Après ce débarquement, le sous-marin appareillait et, vers une heure du matin, faisait route vers le secteur T-65, situé au Sud du cap Sicié, où il devait procéder à des exercices avec un Breguet Atlantic (avion spécialisé dans la lutte anti-sous-marine) de la base aéronavale de Nîmes-Garons.
On ignore les mouvements du sous-marin durant les heures de la matinée ayant précédé son rendez-vous avec l’avion. On suppose qu’il aurait pu poursuivre l’entraînement de son équipage. Il semble également qu’il naviguait au schnorchel peu avant sa prise de contact avec l’avion. Mais ce point n’est pas avéré.
À 7 h 55, le 27 janvier, la liaison radio entre la Minerve et l’avion, avec lequel le contact avait été préalablement établi, était interrompue sans raison apparente, après le dernier échange suivant : L’avion: «Je compte annuler la calibration radar à 8 heures. » La Minerve (voix d’un officier) : « Je comprends que vous annulez la calibration radar. Répondez. » L’avion : « Affirmatif. » La procédure censée marquer la fin de la liaison n’avait pas été respectée. Cette lacune sera mise sur le compte d’un mauvais état de mer, dû à un fort Mistral et gênant la réception du sous-marin. Au moment de la perte de contact radio, l’avion situait le sous-marin en dehors du secteur T-65 et dans le Sud-Est de celui-ci.
La disparition de la Minerve fut officiellement prononcée le samedi 27 janvier après 21 heures, heure limite prévue du retour du bâtiment au mouillage à sa base de Missiessy (L-P. P. – Le mystère de la Minerve enfin élucidé ?, Var-Matin, 29/10/2000).
–1969 – 27 janvier : PEINE CAPITALE EN IRAN – Quatorze hommes, dont neuf Juifs, accusés d’espionnage au profit d’Israël, sont condamnés à mort en Iran.
–1972 -27 janvier : MORT A EVERGREEN PARK (ILLINOIS) DE MAHALIA JACKSON, chanteuse de gospel étatsunienne, né le 29 octobre 1911 à la Nouvelle-Orléans (Louisiane). Celle dont la voix demeure l’une des plus belles de ce siècle fut célébrée au cours des cérémonies funèbres qui se déroulèrent à La Nouvelle-Orléans et à Chicago. Un hommage ému lui fut rendu par ses consœurs du gospel, dont Aretha Franklin. Les disques de Mahalia Jackson sont réédités sous forme de différentes compilations ; le Volume 1, 1937-1946 de l’intégrale a reçu le prix du meilleur disque de gospel 1998 décerné chaque année par l’Académie du Jazz. Pour ma part, je possède plusieurs disques 33 tours et 45 tours de cette interprète à la voix poignante.
–1973 – 27 janvier : SIGNATURE A PARIS D’UN ACCORD DE CESSEZ-LE-FEU AU VIETNAM.
–1980 – 27 janvier : Tentative de coup d’Etat en Tunisie, un commando armé en Libye et soutenu par l’Algérie attaque Gafsa.
–1983 -27 janvier : MORT DE LOUIS DE FUNES, acteur français, né le 31 juillet 1914. « Vous nous manquez Monsieur De Funès. Vous avez marqué l’inconscient collectif. Merci pour la joie que vous nous apportez. » (Ben Sinclair, 2010)
–1986 -27 janvier : MORT A LOS ANGELES DE LILI PALMER, actrice allemande qui fut également artiste peintre et écrivain, née Lilli Marie Peiser le 24 mai 1914 à Posen, aujourd’hui Poznan en Pologne.
–1993 – 27 janvier : UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE MET EN LUMIERE LES ACTIVITES ET LES INVESTISSEMENTS DE LA MAFIA ITALIENNE EN FRANCE..
–1997 – 27 janvier : LE CLERGÉ ORTHODOXE SERBE DANS LES RUES – Serbie, le 27 janvier – Etudiants et partisans de la coalition de l’opposition ont été 300 000 à descendre dans la rue pour se joindre à la procession de la Saint-Sava. Avec la disparition des cordons de police, la fête religieuse qui célèbre le patron de la Serbie a vu se réaliser l’alliance de l’opposition et de la haute hiérarchie orthodoxe, explicitement souhaitée par le patriarche Pavle. Celui-ci, longtemps soutien du régime, paraît avoir lâché Slobodan Milosevic. Tout comme plusieurs militaires d’active ou à la retraite qui avaient rejoint en civil les rangs des manifestants. A Nis, la municipalité est prête à laisser la place.
–1998 – 27 janvier : MENACES DES ETATS-UNIS CONTRE L’IRAK – A Washington, lors de son discours sur l’état de l’Union, le président Clinton menace l’Irak de frappes militaires si les obstruction à l’inspection des sites continuent. Le 5 février, le président Clinton annoncera que 2 200 marines renforceront le dispositif militaire américain dans le golfe Persique. Le 22 février, Kofi Annan parviendra à éviter la guerre en Irak en parvenant à un protocole d’accord entre les deux pays.
–1999 – 27 janvier : 300 000 ENSEIGNANTS EN GREVE EN RUSSIE – Ils réclament le paiement de six mois à un an d’arriérés de salaire.

–2004 – 27 janvier : JOURNEE DE LA MEMOIRE – Au B.O. n°46 du 11 décembre 2003 : « La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, comme journée de la mémoire. […] Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République. En même temps, il faut montrer que l’horreur s’inscrit dans une histoire qu’il convient d’approcher avec méthode, sans dérive ni erreur. Ainsi appartient-il à notre institution de faire réfléchir les élèves à l’Europe du XXe siècle, avec ses guerres et ses tragédies, mais aussi à ses tentatives de synthèse autour des valeurs des droits de l’homme et à sa marche vers l’unité. Il est nécessaire de montrer aux jeunes que ces valeurs ne sont pas de simples mots. Leur respect dans tous les pays du monde est fondamental et nécessite de la part de chacun d’être attentif à ce qui menace ces valeurs et actif pour les défendre. »
–2021 – 27 janvier : UNE DE « VAR-MATIN » –
1. Péril sur les EHPAD – En une semaine 35 résidents sont morts dans le Var. De Toulon à Fréjus, plusieurs nouveaux clusters signalés.
2. Ollioules : un vestige de la grande peste dévoilé : « Pesto 1721 », l’inscription oubliée des gorges d’Ollioules.
3. Sanary : les pêcheurs retraités sont-ils taxés ?
4. Elections régionales PACA : qui seront les candidats ?
Divers : Toulon – près de 300 varois manifestent pour l’école à l’appel lancé par les syndicats. Etudiants : on veut retrouver notre campus. « Stop aux visio-cours ».
–2022 – 27 janvier : UNE DE « VAR-MATIN » –
1. Après les propos de Macron – Pieds-Noirs : trop tard ? Son geste hier en faveur des rapatriés n’a pas convaincu. Tous n’ont pas digéré la sortie de la décolonisation. Questions à Jean-Charles Jauffret, président émérite d’histoire contemporaine à Science-Po Aix.
2. La Seyne : l’image en majesté à la villa Tamaris.
3. Toulon : Carrefour Mayol fermé à la suite d’un incident.
4. Disparition : foule à La Seyne pour la disparition du boxeur Alain Ruocco.
5. Des antivvax comparent les médecins à des nazis/
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 174e livraison :

–1731 – 27 janvier : ARRET PROHIBANT LES TROUPEAUX DE CHEVRES DANS LES TERROIRS – La nécessaire relance de l’économie qui suivit la grande peste de 1720-1721 et les intempéries du premier tiers du XVIIIe siècle, conduisirent le Parlement de Provence à prendre un arrêt le 27 janvier 1731 prohibant les troupeaux de chèvres dans les terroirs. Cet arrêt, obtenu par la Chambre des Eaux et Forêts, montre que la surveillance des forêts est une constante de la politique de l’Etat et des collectivités comme le montrent en 1732 le rapport de Visite du terroir de la Verne dépendant de la Chartreuse en faisant déclaration des endroits où l’on peut tenir des chèvres sans nuire aux bois en état et d’espérance propres à la construction et à ceux nécessaires aux bâtiments et au chauffage, et en 1741 la décision du premier consul de Sanary, d’interdire les chèvres de pâture sauf à la Cride, interdiction qui ne sera levée qu’en 1773, lorsque les chèvres, qui avaient été interdites sur le terroir de Sanary après les grands froids, seront à nouveau autorisées, mais avec des restrictions. A Ollioules, le 1er juin 1809, le règlement sur la police des chèvres permettra d’introduire et entretenir des chèvres sur la partie du territoire de la commune d’Ollioules appelée terres gastes (Ribot Henri, synthèse du problème) (Rotger B., 1984)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 374e livraison :

–1700 – 27 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Saint Joseph (registre de l’Ecrit.) – hameau, commune de Marseille (1872). La chapelle de Saint-Joseph, dans le quartier des Eygalades, n’a été établie que peu avant 1696 ; elle était succursale de la cathédrale. Quant au château de Saint-Joseph, il était en construction au moment de la Révolution ; le négociant Hugues, qui le faisait édifier, monta sur l’échafaud. Sous le premier Empire, il fut érigé en majorât avec titre de baronie en faveur du maire de Marseille, Antoine d’Antoine. Après de nombreuses mutations, le château de Saint-Joseph est devenu couvent du Sacré-Cœur.
LA SEYNE-SUR-MER. 83e livraison :

–1886 – 27 janvier – CRISE MUNICIPALE À LA SEYNE – À La Seyne, lors de la séance du Conseil du 27 Janvier 1886, le Maire, Alphonse Louis Barré, fit comprendre à ses collègues qu’il n’irait pas jusqu’au bout de son mandat. Excédé par les attaques incessantes du Parti Ouvrier animé par les Jeunesses socialistes, déçu profondément par l’indifférence des pouvoirs de tutelle incapables de faire face aux besoins d’une population grandissante, à La Seyne comme ailleurs dans la région toulonnaise, Alphonse Louis Barré avait retardé sa démission à cause d’un procès fait à la Municipalité à travers la personne de son conseiller Fabre. Ce dernier était accusé d’avoir asséché les lavoirs des Moulières à proximité desquels il avait fait l’acquisition d’importants terrains sur lesquels il avait creusé un puits pour l’arrosage de ses légumes. La Municipalité unanimement solidaire de Saturnin Fabre gagna le procès sur ses adversaires politiques dont les arguments rocambolesques se retournèrent contre eux. Malgré cet avantage marqué sur ses adversaires, le Maire Alphonse Louis Barré, excédé par les calomnies et les campagnes de presse injurieuses, remit au sous-préfet sa démission du Conseil municipal (Marius Autran, tome 2, 1988).
TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 142e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. TROISIÈME PARTIE – Agrandissement de 1680. TROISIÈME PARTIE

Rue Leblond-Saint-Hilaire
Le nom de cette voie était primitivement rue du Trésor. M. G. Lambert, dans son Histoire de Toulon,
en donne l’étymologie suivante : « Ce nom de la rue du Trésor est le résultat d’une altération du « nom primitif provençal de rue des Très Oratori. Il existait, en effet, sur le tracé de la nouvelle voie, un carrefour duquel partaient trois chemins divergents, marqués chacun par un oratoire, simple pilastre en maçonnerie, comme on en rencontre encore beaucoup sur nos chemins ruraux, dans lequel était creusée une niche renfermant l’image du Christ ou de la Vierge ! Avec le temps, soit que la dénomination populaire de rue des Très Oratori fût trop longue, soit, ce qui est plus probable, qu’elle fut mal interprétée par les habitants du quartier, presque tous officiers de la flotte ou de l’armée et ignorants de l’idiome du pays, l’expression de rue du Trésor prévalut définitivement sur celle de Très Oratori et finit par être adoptée officiellement ».
Malgré toute l’admiration que nous professons pour le savant historien de Toulon, permettons, pour cette fois, de ne pas partager son opinion. Un registre de nos archives nous apprend que dès la création de cette rue, M. de Selles trésorier de la marine, vint s’y établir (Archives communales, CC, 27). Il est dès lors tout naturel de supposer que la population attribua à cette voie le nom du Trésor, comme elle avait donné celui de l’Ordonnance à la rue qui longeait une des façades de la maison de l’Ordonnateur de la marine.
Appelée, le 2 vendémiaire an III, rue de la Comptabilité, cette rue porte, depuis 1882, le nom de Leblond-Saint-Hilaire en souvenir du commandant de L’ Alcide, mort en combattant glorieusement pour la patrie le 23 messidor an III de la République (Archives modernes. — Registre des Délibérations).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.

« Un septuagénaire s’était tiré deux balles dans la tête. Hors de danger, il sera poursuivi pour non-déclaration de révolver. » (Fléchois, 22 novembre 1952).

J’en ai terminé ! Il est 7 heures 30 !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon lundi à tous et à demain, pour fêter les THOMAS !

Laisser un commentaire