ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 28 JANVIER 2025, 14e ANNÉE (n° 4647).
ILLUSTRATION. souvenir de mon séjour en Ouzbékistan en 2024
LES FÊTES.
Aujourd’hui, 9e jour du mois de pluviôse de l’An II, officiellement dénommé jour du peuplier, nous fêtons les THOMAS, TOMAS, TOMASO, TOMASZ, lesquels tiennent leur prénom, ils sont 252 000, et leur patronyme, ils sont 108 000, de THOMAS D’AQUIN, mort en Italie en 1274. Religieux de l’ordre dominicain, célèbre pour son œuvre théologique et philosophique, c’est le saint patron, non seulement des universités, écoles et académies catholiques, mais aussi des libraires.
Nous fêtons aussi les CHARLEMAGNE tandis qu’Arles célèbre saint CESAIRE.
DICTONS. « À la saint THOMAS (d’Aquin), le froid n’est jamais loin. ».
« Pour la saint THOMAS, plante tes pommes de terre si tu en as ! » (Dicton de Guyenne)
« Pour CHARLEMAGNE, les écoliers doivent fermer livres et cahiers. »
« Saint CHARLEMAGNE, février en armes. »
« Si on ne l’a pas fait pour sainte Geneviève, c’est à la saint CHARLEMAGNE qu’on met la vigne à sève. »
Passée la sainte Angèle, le paysan ne craint plus le gel.
PENSEE.
« Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans l’avenir » (Winston S. Churchill).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE, un jour, un livre.
Le Bris Michel – R.L. Stevenson – Les années bohémiennes 1850-1880, biographie, Nil Editions, 1994, 684 p.. N° d’enregistrement : B 21112.

EPHEMERIDES
–1158 – 28 janvier, 2 mars ou mai : Marseille. Les évêques de Carpentras et de Toulon, arbitres entre l’évêque et le chapitre de Marseille, prononcent que les chanoines doivent obéissance à l’évêque et non au prévôt, et que celui-ci n’aura sur eux que l’autorité qui lui est commise par l’évêque. Le prévôt est Aicard de Marseille. (Acte 247 du 2 mars, des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 481. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1092, au 28 janvier ; — Toulon, n° 82, aux mois de mars et mai).
–1209 – 18 juin : Saint-Gilles. Remise au légat Milon, par Guillaume de Baux, prince d’Orange, Hugues et Raimond de Baux, de Vitrolles, Montmirail et Clarensac, en garantie des chapitres de paix conclus (Mitre eux sur les péages et autres droits. (acte n° 338 : a. Marlène et-Durand, Thésaurus novus anecdotorum, t. T, col. 815. b, Epistolae Innocenta III, édit. Baluze, t. Il, p. 350. Ind. : Bréquigny, t. IV, p. 448. — Dr Barthélemy, Inventaire, n° 137).
–1219 – 28 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Quartuns, 28 janvier 1219 (cartulaire de Saint- Victor, n° 912). Cars, cours d’eau qui alimente le ruisseau des Aygalades et qui a donné son nom à un quartier rural.
–1275 – 28 janvier :
1. LIEUX-DITS D’ALLAUCH.
–Blacassi, 28 janvier 1275 (acte aux archives municipales). Blacassin – quartier rural (1872).
–Gayrandon, 28 janvier 1275 (charte aux archives de la Major). Gayedon – quartier rural.
-Ecclesia Beata M. de Rot. Le Rouet – lieu-dit, dans l’angle formé par les territoires de Château-Gombert et de Simiane. Il n’existe plus aucun vestige de celte église.
2. LIEUX-DITS DE MARSEILLE (charte aux archives de la Major).
-Monego. La Mongette – propriété, quartier de Château-Gombert, au Mouret.
-Pertusat. Pertusat – lieu-dit, quartier de Château-Gombert.
-Colla dan Porcairessa. Pourcaresse – lieu-dit, quartier de Château-Gombert, à Gavaou (1872).
–1276 – 28 janvier : LIEUX-DITS D’ALLAUCH (charte aux archives de la Major) –
–La Clusa. La Clué – quartier rural, quartier de Montespin (1872).
–Campon de Marcell. Mordeaux – lieu-dit, quartier de la Fève.
-Paraceda. Paredasse – torrent qui vient du Grand-Vallon, traverse le territoire de Château-Gombert et se jette dans le Jarret, au-dessous de la Bégude, commune de Marseille.
-Als Prats. Les Prats lieu-dit, quartier de la Vieille.
–1285 – 28 janvier :LIEUX-DITS D’ALLAUCH – Aix. Donation par Bertrand, de Baux, comte d’Avellino, à Beranger de Trets (Berengarius de Tritia), de la bastide d’Allauch (bastidam de Alaudio) et de ses dépendances, sous la seigneurie du chapitre de Marseille. (acte 576 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : du 28 janvier 1300 : La Major de Marseille, liasse 34, Barthélemy, Inventaire, n° 648).

–1306 – 28 janvier : LIEUX-DITS D’AUBAGNE –
–Lo Canudell (acte notarié). Canedel – quartier rural (1872).
–La Crau (charte aux archives municipales). La Crau – quartier rural. Plaine de safre qui s’étend entre le Beaudinard et les Paluns, et qui va s’adosser sur les collines de Saint-Jean-de-Garguier ; c’est dans cette plaine qu’est le hameau de Saint-Pierre, où était autrefois le Pagus Lucretus.
-Colla de Gallegar (charte aux archives municipales). Gallègue, quartier rural. Première mention : Galigo, vers 1060 (cartulaire de Saint-Victor, n° 109).

–1377 – 28 janvier : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Clos dels Alamans, 28 janvier 1377 (acte notarié). Claus des Alamans lieu-dit, quartier de Lorri. Première mention : Clausum Alamanorum, 19 septembre 1472 château aux archives municipales). Lieu-dit disparu.
–1383 – 28 janvier : GUERRE DE CENT ANS – EXECUTION DE JEAN DESMARETS ou des Marès, avocat et général au parlement de Paris (chez certains auteurs, on lit « 28 février »).
–1393 – 28 janvier : GUERRE DE CENT ANS – AU COURS DU BAL DES ARDENTS, on assiste à une nouvelle crise de démence de Charles VI, roi de France. Le « bal des Ardents » désigne un charivari (aussi appelé momerie), organisé par Charles VI, qui tourna à la tragédie et provoqua la mort de quatre compagnons du roi. Déjà très fragile mentalement, le monarque sombrera définitivement dans la folie après cet épisode.
–1521 – 28 janvier : OUVERTURE DE LA DIETE DE WORMS convoquée par Charles Quint pour régler, entre autres, la question de la Réforme protestante.
–1561 – 28 janvier : SUSPENSION DES PERSECUTIONS ENVERS LES PROTESTANTS – L’édit royal d’Orléans suspend les persécutions contre les Protestants.

–1633 – 28 janvier : LA TOUR DE SANARY EST VISITEE PAR MONSIEUR DE SEGUIRAN QUI Y REPERTORIE DEUX PIECES D’ARTILLERIE MOYENNE, 20 BOULETS, 55 LIVRES DE POUDRE, ET DOUZE MOUSQUETS. (Peiresc, Voyage et inspection de M. de Seguiran en Provence – 1633) : On lit la note suivante dans l’Histoire de Provence de Honoré Bouche en 1640, au sujet du voyage de M. de Séguiran. «Le cardinal de Richelieu, dont le principal soin n’était que d’abaisser l’orgueil d’Espagne, ne se doutait point de ses attaques conte la Fronce plus apparemment que du côté de Provence, à l’occasion de la mer Méditerranée et pour pourvoir à son assurance, envoya au sieur de Bouc, premier président en la cour des comptes de Provence, pour faire dresser une vue figurée de toute la côte maritime, afin que sur cette figure il pût ordonner les fortifications nécessaires pour la défense du pays et empêcher la descente des ennemis. Ce président procédant en ce temps à sa commission, visita toute la côte maritime, depuis Nice jusqu’à Arles, menant avec soi Jacques de Maretz, professeur ès mathématiques de la ville d’Aix, qui dressa le plan de toutes les villes et de tous les villages le long de la côte de la mer; de laquelle il fit une très longue carte de deux ou trois cannes de long, en velin, bien peinte, enluminée en lettres d’or; où l’on voyait en perfection représentés les ports, les plages, les caps, les embouchures de rivières, les montagnes, les forêts et autres choses remarquables le long de la côte, à deux ou trois lieux en terre».
–1645 – 28 janvier : LES CONSULS DE SIX-FOURS SONT AUTORISES A ACCORDER L’ENTREE ET L’EMBARQUEMENT A TOUTE SORTE DE NAVIRE DANS LE PORT DE LA SEYNE, EN PAYANT LES DROITS ORDINAIRES AU ROI – Le cardinal de Richelieu, grand maître, chef et surintendant général de la navigation et commerce de France, par son ordonnance rendue en contradictoire jugement du 12 août 1634, a maintenu lesdits consuls de Six-Fours à donner l’entrée à toute sorte de navire dans le port de la Seine, et de faire faire les embarquements que besoin serait, en payant les droits ordinaires à sa majesté. Lequel jugement fut confirmé par Monsieur le président de Séguiran, lieutenant général en mer de Provence, par son ordonnance du 9 janvier 1653. Et encore, par un jugement de Monseigneur le Duc de Brézé, grand amiral, du 28 janvier 1645. Et par ainsi, toutes les villes et lieux de Provence, qui sont en port de mer, sont en droit de donner l’entrée à ceux qui viennent d’ailleurs que de la cote de barbarie, du levant, qui n’ont pas les patentes touchées et suspectes de contagion et n’ont pas pratiqué avec des bâtiments suspects. Ce qui a toujours été observé (Jean Denans, 1713).

–1660 – 28 janvier : NOTIFICATION DES LETTRES PATENTES PORTANT DESUNION ET SEPARATION DU LIEU DE LA SEYNE D’AVEC LA COMMUNE DE SIX-FOURS DU MOIS DE JUILLET 1657, ENREGISTREE EN PARLEMENT LE 1ER FEVRIER 1658. Selon Louis BAUDOIN, (1965, op. cit., p. 169) la ratification de ces Lettres Patentes tut inscrite dans les registres des Lettres Royales de la Cour du Parlement aux Archives de Provence et dans ceux du Bureau des Finances de la Généralité, aux dates des 28 juin 1658 et 28 janvier 1660. Par Ordonnance de MM. les Présidents Généraux de France, au Bureau de la ville d’Aix, les dites Lettres Patentes de Séparation furent définitivement vérifiées (Louis Baudoin, 1965, p. 169).
–1721 – 28 janvier : FACE A L’EPIDEMIE DE PESTE, TOULON DECIDE LA QUARANTAINE GENERALE – Face à l’épidémie de peste en provenance de Marseille, à Toulon, une assemblée générale suit les vues du consul en décidant la « quarantaine générale », les pleins pouvoirs aux consuls, le maintien de l’ordre remis aux troupes réglées, la réquisition des médecins (qui y mourront tous sauf un) et des chirurgiens: décrétée en février, la quarantaine prend effet en mars. Organisation apparemment stricte et fort lourde qui comporte la nécessité de nourrir à domicile par les soins de 600 pourvoyeurs dans les 8 quartiers, les habitants cloîtrés y compris 8 000 indigents qu’on doit entretenir gratis. La Marine, de son côté, prend ses propres mesures de quarantaine, et les consuls avec leur état-major, prêchant d’exemple, s’établissent à l’Hôtel de ville, dont bien peu sortiront vivants (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980). C’est à ce moment qu’est gravée sur une paroi des gorges d’Ollioules l’inscription « PESTO 1721 », à l’emplacement d’une barrière contre la peste.

–1748 – 28 janvier : ORDONNANCE ROYALE DU 28 JANVIER 1748 ORDONNANT DE MENTIONNER SUR LES PATENTES DE SANTE LE NOMBRE DE PASSAGERS ET DE MEMBRES D’EQUIPAGE, SOUS PEINE DE 10 MOIS DE PRISON, D’UNE AMENDE DE 300 LIVRES, ET DE TROIS ANS DE GALERES – Le roi s’inquiétait de ce que les mesures concernant les patentes de santé ne fussent pas appliquées ponctuellement. Par ordonnance du 28janvier 1748, il les rappela, ordonnant notamment de mentionner sur ces patentes le nombre de passagers et de membres d’équipage. On devait les inscrire au rôle de l’équipage. Les contraventions à cette ordonnance seraient punies de 10 mois de prison et d’une amende de 300 livres. Quant aux marchandises débarquées clandestinement, l’auteur de cette contravention serait puni de la confiscation de ces marchandises. Un tiers de cette confiscation devant aller au dénonciateur, les deux autres tiers au roi. En outre, il serait condamné aux galères pour trois ans (Rotger B., 1984).
–1768 – 28 janvier – La Garigue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Julien, aux Martégaux (registre aux archives de la Major).

–1776 – 28 janvier – OLLIOULES EST AUTORISE A RACHETER LE DROIT DE MOUTURE ALIENE EN FEVRIER 1716 PAR OPTION A SES CREANCIERS POUR LA FERME DE 65 940 LIVRES… Le Conseil approuve le rachat et le mode d’emprunt. Ce rachat fut autorisé par le Roi le 12 janvier 1781 (Eugène Castellan, 1937). Lors de la même réunion, le Conseil délibère et décide de donner mandat au délégué qui représentera la Communauté à la réunion de l’Assemblée des Etats de province qui doit se réunir à Lambesc, de demander à ne plus être rattaché à la viguerie d’Aix et nous rattacher à celle de Toulon … Parce que pour se rendre à Aix tous les trois mois pour porter les deniers des impositions au receveur,… cela occasionne trop de dépenses…, les risques où l’on est exposé dans la route d’être volé, vient que les fermiers de la ferme de nos taille exigent dans leurs baux des gages plus forts, au lieu que Toulon se trouve )à nos portes à une lieue de distance, où il n’en coûtera presque rien (Castellan E., 1937, p.203-204.).
–1768 – 28 janvier : La Garigue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien, aux Martégaux (registre aux archives de la Major).
–1789 – 28 janvier : QU’EST-CE QUE LE TIERS-ETAT ? – La presse remet tout le système en question : Robespierre, Thavet, Mirabeau, Sieyès (qui publie : « Qu’est-ce que le Tiers-Etat ?), Target ou Camille Desmoulins dégainent leur plume. On peut cependant remarquer que le sort du peuple (notamment celui des paysans) les préoccupent infiniment moins que le leur (Agenda du Bicentenaire – Mercredi 18 janvier).
–1793 – 28 janvier :
1. LE PRIX DU PAIN AUGMENTE – La livre de pain blanc, vendue en novembre quatre sous, et celle de pain bis (ou de méteil), trois sous et six deniers passaient le 28 janvier à quatre sous six deniers et quatre sous (Henri Ribot, Les soldats de l’An II, L’Aurore de la République).

2. AU TOUT DEBUT DE CETTE « ANNEE TERRIBLE », C’EST LE MANQUE DE BLE QUI INQUIETE LES ELUS BEAUSSETANS. Le peuple a besoin de pain, qui est la base de son alimentation. Or les boulangers manquent de grain. On n’en trouve que difficilement, même à Toulon. Et pourtant Le Beausset en consomme 30 charges par semaine pour ses habitants, plus 10 charges pour les troupes et matelots de passage. Les boulangers locaux conseillent à la municipalité de constituer un stock d’au moins un mois et demi de consommation, soit 250 charges. Il est décidé de députer pour cela deux officiers municipaux (Etienne Paul et Joseph Imbert) auprès du directoire du district de Toulon, afin d’obtenir la quantité de blé nécessaire. En attendant, il faut consentir à une nouvelle augmentation de prix : 4 sous 6 deniers la livre de pain blanc en assignats, et 4 sous la livre de pain bis à partir du 28 janvier 1793 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).
–1794 – 28 janvier :
1. INSTRUCTION PUBLIQUE – Livres élémentaires destinés à l’instruction publique mis au concours ouvert le 28 janvier1794 (Yann Fauchois, 2001).
2. HIVER GLACIAL. A PARIS, il y eut quarante-deux jours consécutifs de gelée et la Seine fut gelée du 25 décembre au 28 janvier (herage org).
–1798 – 28 janvier :

1. MARINE DE GUERRE – Un ordre arrive à Toulon : « Armer les six vaisseaux de ligne présents à Toulon », lesquels sont l’Orient, le Franklin, le Spartiate, le Guerrier, le Timoléon et le Peuple souverain (Louis Baudoin, 1965, p. 406).
2. Le 9 pluviôse (Du général Kléber) au Général en Chef (Bonaparte), à Damiette. Je reçois à l’instant, Citoyen Général, votre lettre du 7 de ce mois. La 2e demi-brigade est en route pour se rendre ici par terre; dès qu’elle sera arrivée, je ferai constater par des officiers de santé l’état dans lequel elle se trouve et j’agirai en conséquence du rapport qui m’en sera fait. Les précautions de quarantaine dans une circonstance comme celle-ci, où les communications continuelles sont indispensables, où tout le monde est en mouvement, ne peuvent atteindre le but qu’on s’en propose et c’est ici le cas d’être un peu turc. Cependant on approchera le plus près possible du règlement prescrit. Le 2e bataillon de la 75e va s’embarquer et prendra le large dès que le vent le permettra. Le temps est affreux en ce moment. On fait filer aussi le plus de subsistances que faire se peut. Tout le monde est dans la plus grande activité (Kléber en Egypte, 1798-1800).
–1799 – 28 janvier (mois de Sha’ban Lundi 21) [Proclamation] (Abd-al-Rahman al-Jabarti, Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801) Placardage, dans les souqs, du texte suivant :
« Louange à Dieu, l’Unique !
« A toute la population d’Egypte sans distinction !
« De la part de l’assemblée du Dîwân permanent, des distingués ’Ulama’ de l’Islam, des officiers de l’odjâq et des nobles tujjâr !
« Nous vous informons, peuple d’Egypte, que Son Excellence le général en chef Bonaparte, chef de l’armée française, accorde le pardon à toute la population pour les actions malveillantes, qui ont été le fait de certains individus de la ville et de la population, lors de la rébellion, ainsi que pour les dommages causés à l’armée française. Un pardon ( ’afû) total est accordé.
« Aussi le Dîwân permanent se réunit-il de nouveau dans la demeure du chef aghâ, à l’Azbakiyya. Quatorze membres ont été désignés pour en faire partie : ce sont des gens d’expérience et de confiance, élus par le vote de 60 personnes, choisies en vertu d’un firman. Cette disposition a été prise pour les intérêts et la sécurité de tous, pour la bonne marche des choses et leur stabilité. Tout cela est dû à la haute compréhension des situations [par le général Bonaparte], à sa sagesse et à son amour de l’Egypte, comme à son affection pour les habitants, spécialement pour les plus humbles qu’il met au-dessus des grands.
« C’est pour cela qu’il a décidé que [ce Dîwân] siégerait tous les jours à l’endroit désigné et cela dans le but de protéger les opprimés contre leurs oppresseurs. C’est ainsi qu’il a fait châtier ses propres soldats qui agressèrent des gens dans la demeure du cheikh Muhammad al-Jawharî. Deux d’entre eux ont été mis à mort à Qarâmîdân. Il en a dégradé d’autres, car la trahison n’est pas dans la manière des Français, surtout envers les femmes et les veuves : ils ont, en effet, en horreur de telles façons de faire, car ne s’y adonnent que les êtres les plus vils. C’est ainsi que le général a fait interner à la Citadelle un chrétien, percepteur de taxes, quand il eut appris ses abus de pouvoir à l’encontre des gens du Vieux-Caire.
« Tout cela [le général Bonaparte] l’a entrepris en raison de sa sagesse dans le but de détourner tous les gens de l’injustice, ce qui est son but envers tous.
« Il a l’intention d’ouvrir un canal du Nil à la mer de Suez, en vue de réduire le coût du transport des marchandises d’Egypte vers le noble Hijâz et de protéger les convois contre les voleurs et les coupeurs de routes. Ainsi pourra s’accroître le commerce avec les Indes, le Yémen et tous les autres pays lointains.
« Quant à vous, vaquez en paix à vos devoirs religieux et à vos propres affaires. Laissez donc tout esprit de révolte. N’obéissez pas au démon ni à vos passions. Soyez heureux avec la part du destin que Dieu vous a accordée ! Suivez une bonne ligne de conduite pour ne pas vous exposer aux occasions de perdition et ne pas verser ensuite dans le regret.
« Que Dieu nous accorde ainsi qu’à vous succès et protection !
« Si quelqu’un a quelque affaire à régler, qu’il s’adresse donc au Dîwân en toute tranquillité. Qui a une affaire judiciaire doit s’adresser au cadi militaire (qâdi al-‘askar) en charge au Caire, dans le quartier al-Sukkariyya.
« Salut sur le plus digne des Prophètes, à jamais ! »
Ce même jour, le wâlî a été prié d’avertir les porteurs d’eau d’assurer leur service sans crainte pour eux et pour leur âne.
–1800 – 28 janvier
1. (mois de Ramadân 1214 – Mardi 2). [Arrivée au Caire de l’aghâ du gouvernement ottoman]
Le général Kléber arriva à al-*Âdiliyya en compagnie de Muhammad Aghâ, aghâ du gouvernement ottoman. Il avait écrit à Hasan Aghâ Bakhâtî, le muhtasib, pour lui donner ordre de venir à la rencontre [de Faghâ] et de le recevoir dans sa maison avec le plus grand honneur. Après le repas du soir, l’aghâ se rendit au Caire, escorté de son entourage.
L’affaire fit grand bruit dans la population. Les gens se bousculaient pour voir cet aghâ. Des cris furent poussés, une rumeur commença à s’élever, les gens montaient sur les mastaba (banquettes) des boutiques ou des entrées de maison, les femmes lançaient des youyous du haut des fenêtres. Les gens discutaient sur celui qui arrivait, ignorant tout de lui. Il rentra par Bâb al-Nasr, traversa le Caire jusqu’à la demeure de Hasan Aghâ, à Suwaîqua al-Lâlâ, où il mit pied à terre. Comme l’arrêt se prolongeait, les gens accompagnés des notables vinrent le saluer à la lumière des torches et des lanternes ( fawânîs).
2. Le général en chef Kléber au général Desaix et au citoyen Poussielgue, plénipotentiaires près le Grand Vizir. Au quartier-général de Salheyeh, le 8 pluviôse an VIII (28 janvier 1800).
Je vous renvoie la convention relative à l’évacuation de l’Egypte, ratifiée avec des restrictions que les variantes entre la traduction française et le texte turc m’ont déterminé à faire. Vous voudrez bien faire observer cette non-conformité dans les deux pièces, afin que de suite il y soit remédié, ne présumant pas qu’il puisse y avoir en pareille matière la moindre intention de surprise. Voici en quoi elles consistent.
Le préambule est d’abord entièrement différent.
À l’article 13., dans le traité en turc, il n’est point question comme dans le français, de vivres à prendre par nos bâtiments qui arriveraient à Alexandrie dans l’intervalle de la trêve. Il faut donc faire ajouter ce mot.
L’article 18. du turc m’a été traduit ainsi « dans le cas où avant ou après la ratification, on aurait perçu des revenus dans quelque endroit de l’Egypte que ce puisse être jusqu’à la publication du traité, le montant en sera déduit sur les trois mille bourses que l’on doit prêter ». Il est clair que si l’on doit déduire sur les 3 000 bourses toutes les sommes que l’armée française a perçues en Egypte avant la ratification du traité, il ne lui reviendra pas un sol : ce mot avant étant indéfini. Etc. (Kléber en Egypte, 1798-1800).
–1857 – 28 janvier : DECRET RESTREIGNANT LA LIBERTE DES ARMATEURS – Un décret du 28 janvier 1857 porte que « dans aucun cas, le personnel de la machine (des navires) ne doit comprendre dans son effectif total plus d’un quart d’étrangers ». Ce décret restreint ainsi la liberté partielle laissée aux armateurs par l’acte de navigation du 21 septembre 1793 (cf. cette date).
–1871 – 28 janvier : PARIS CAPITULE DEVANT L’ARMEE PRUSSIENNE APRES UN SIEGE DE CINQ MOIS.

–1875 – 28 janvier : LES ETAPES DE LA CONSTRUCTION DU FORT DE SIX-FOURS – En 1874, les premiers travaux concernant le fort de Six-Fours sont envisagés. Il fallut prévoir l’arasement du sommet de la colline, y compris l’emplacement du sémaphore. L’expropriation est décidée et acceptée le 28 janvier 1875, puis publiée et affichée. Les parcelles commencent donc à être acquises dès le mois de mars. En 1874, le conseil municipal de Six-Fours avait fixé le prix de cession des terrains à 10 centimes le m². La procédure d’expropriation concernera 32 propriétaires et 108 parcelles couvrant 7 ha, 7 a, 76 ca (45 parcelles pour le fort, 16 pour le Claffard et 47 pour la route d’accès). Les travaux d’aménagement du tracé et de la pente de la route commencèrent en avril. La forte pente datant du Moyen Age fut supprimée et remplacée par des lacets allongeant la distance, réalisés, mais facilitant le passage de lourds convois (Robert Hervé, 2007).
–1890 – 28 janvier : FORGES ET CHANTIERS DE LA MEDITERRANEE, LA SEYNE – le nom de Molène est attribué à un torpilleur de haute mer de la classe Agile, étudié et construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer (Var). En novembre 1891, lors de son lancement, le nom de Kabyle lui sera définitivement attribué. Après ses essais, il est affecté à l’escadre de la Méditerranée (NET MARINE).
–1904 – 28 janvier : LE PRIX LITTERAIRE « FEMINA » EST CREE PAR LE MAGAZINE FEMININ « VIE HEUREUSE ».
–1907 – 28 janvier :
1. ORGANISATION DES ECOLES DE MECANICIENS – Arrêté du 28 janvier 1907 définissant et jetant les bases d’organisation de l’Ecole des Apprentis Mécaniciens, située à Lorient. En même temps, sont organisées à Brest et à Toulon, des Ecoles de Mécaniciens dispensant des cours de Brevet élémentaire, de Brevet supérieur et d’admission au grade de mécanicien principal de 2e classe, premier grade d’officier mécanicien. 1927, création à Toulon de l’école des mécaniciens, chauffeurs et scaphandriers à bord de la Patrie, du Vulcain et de la Moselle amarrés à l’angle Robert.
2. INAUGURATION DU CASINO MUNICIPAL DE CANNES – En 1904, un projet de Casino se dessine à Cannes. Bien que sans fortune, Henry Ruhl tente sa chance. Il fait une proposition à la municipalité d’André Capron (1854/1930) : « Exécuter à ses frais, dans l’angle formé par la Croisette et la jetée Albert-Edouard, un établissement avec casino, salle de spectacle de 1000 places, restaurant et divers salles et jardins. » La ville s’engage à fournir gratuitement la jouissance du terrain et l’exploitation des jeux pour une durée de cinquante ans. Le Casino municipal est inauguré le 28 janvier 1907 en présence du grand-duc Michel de Russie, oncle du dernier tzar, Nicolas II et qui deviendra un grand ami d’Henry Ruhl. Le Casino sera détruit en 1979 pour devenir l’actuel Palais des Festivals qui accueille le Festival du film. La même année, Ruhl devient citoyen français. Henry devient Henri (Nelly Nussbaum, Nice-Matin).

–1910 – 28 janvier : LA CRUE DE 1910 À PARIS – Le28 janvier, 6 heures du matin. Un lac se forme à cinquante mètres de la Bastille.
7 heures : la Seine commence à apparaître place de la Concorde et avenue des Champs-Élysées. La situation devant la rue Jean- Goujon est menaçante. On renforce le parapet du cours la Reine, mais l’on s’attend à voir déferler le fleuve de la Madeleine au Rond-Point.
8 heures : tout le sol du centre de Paris semble pourri et s’affaisse en de nombreux endroits. Il y a de véritables plissements de terrains rue du Boccador et entre le Grand et le Petit Palais.
9 heures : de tous les côtés l’eau jaillit. Le Palais-Bourbon est isolé, les Halles envahies.
10 heures : le tunnel de Courcelles est atteint par les eaux. La Cité est submergée; pas un trottoir, pas une chaussée n’émergent.
11 heures : aux Champs-Élysées, à vingt mètres des Chevaux de Marly, un attelage disparaît dans une crevasse.
Midi. La rue de Courcelles et l’avenue de Viviers sont atteintes.
13 heures : 2 m. 50 d’eau rue de Lille. L’Élysée est privé d’électricité. Les cuisines sont envahies et le président de la République est contraint de prendre un repas froid.
14 heures : les caves de la Comédie-Française sont inondées. Porte de Courcelles, un véritable torrent s’engouffre dans le fossé des fortifications.
15 heures : on ne circule plus place du Carrousel. Les Académiciens se rendent en barque à l’Institut. La voûte du métro fléchit place de l’Opéra.
16 heures : l’eau monte encore : 8 m. 62 au pont d’Austerlitz. 14.251 abonnés sont privés de téléphone.
17 heures : devant la gare Saint-Lazare, suivant le reporter du Matin, le spectacle est terrifiant. D’énormes masses de pavés disparaissent dans le sous-sol miné, avec un bruit mou.
18heures : toujours 8 m. 62 au pont d’Austerlitz. La montée s’arrêtera-t-elle ? Il n’y a plus d’électivité avenue des Champs-Élysées. La digue du cours la Reine, pourtant surélevée, menace de céder devant la rue Jean-Goujon.
19 heures : du Jardin des Plantes aux Invalides, les rues ne sont plus que des affluents.
20 heures : la Seine a baissé de trois centimètres au pont d’Austerlitz. Le cauchemar s’éloigne. (André Castelot, 1962)

–1911 – 28 janvier : LIAISON FERROVIAIRE ENTRE LA GARE PLM DE LA SEYNE ET LES F.C.M. – Par délibération municipale, la demande du directeur des F.C.M. pour le passage d’une voie ferrée sur le terrain des Esplageoles est acceptée. Par la suite, ce texte fut annulé, mais repris pour aboutir à un projet concret plusieurs années après (Marius Autran, tome 5, 1995).
–1915 – 28 janvier : Le Miroir, n°64, du JEUDI 28 JANVIER AU MERCREDI 3 FÉVRIER 1915 DONT LA PAGE DE COUVERTURE EST REPRODUITE EN ANNEXE. CHRONIQUE « LA GUERRE ». « JEUDI 28 JANVIER
“Le combat s’est ralenti en Flandre, où un avion allemand a été abattu par les Belges. L’affaire du 25 a coûté à l’ennemi un bataillon et demi. Celle de la Bassée, qui fut un gros échec pour lui, et où l’armée anglaise s’est vaillamment comportée, lui a coûté deux bataillons. Un coup de main, qu’il a tenté près de Tracy-le-Val, entre Oise et Aisne, n’a donné aucun résultat. L’infanterie allemande a attaqué sur le plateau de Craonne, mais elle a été repoussée avec des pertes très notables, 1.000 cadavres étant restés sur le terrain. Elle n’a pu prendre pied que sur un point, à la Creute, des éboulements ayant enfermé deux de nos compagnies dans une ancienne carrière. Quatre assauts allemands ont été brisés dans l’Argonne.
“Les Russes ont accompli des progrès sérieux en Prusse orientale où ils ont réussi à tourner la région fortifiée des lacs de Mazurie.
“Le conseil fédéral allemand a été obligé d’avouer la disette croissante qui règne dans l’empire. Il a prononcé le séquestre pour tous les stocks de blé, de seigle, d’orge et de farine.
Des émeutes se sont produites en Transylvanie, où la haine des Hongrois grandit de jour en jour.
“Trois corps d’armée turcs marcheraient contre l’Egypte : une escarmouche a eu lieu entre leur avant-garde et une patrouille anglo-égyptienne, à l’est du canal de Suez. Les troupes anglo-indiennes ont eu un succès dans le Chott-el-Arab, près du golfe Persique. »

–1918 – 28 janvier : FONDATION DE L’ARMEE ROUGE PAR LEON TROTSKI. L’Armée rouge a été la force militaire de l’URSS jusqu’en 1991. C’est elle qui a mené les opérations militaires soviétiques pendant la guerre civile de 1917 à 1921. Elle a combattu les Polonais en septembre 1939, les Finlandais puis les Allemands pendant la Seconde guerre mondiale. L’Armée rouge a été stationnée dans la plupart des pays de l’est de l’Europe pendant la guerre froide de 1945 à 1990. Elle a pris le nom d’Armée soviétique en 1946. En 1979, elle a envahi l’Afghanistan pour y soutenir un gouvernement prosoviétique. Elle a été l’une des armées les plus puissantes au monde en nombre d’hommes et en matériel de combat durant le XXe siècle. Elle a aussi été un grand moyen de pression lors de la guerre froide.
–1921 – 28 janvier :
1. SOLDAT INCONNU –Le 10 novembre 1920, à 15 heures, le soldat Auguste THIN, fils d’un combattant lui-même disparu au cours de la guerre, désigne, par le dépôt d’un bouquet de fleurs, le cercueil qui doit être amené à Paris. Le 11 novembre 1920, au matin, après une cérémonie au Panthéon, le cercueil est déposé dans une des salles de l’Arc de Triomphe aménagée en chapelle ardente. Le 28 janvier 1921, le cercueil du Soldat Inconnu est inhumé au centre de l’arche principale, face aux Champs Elysées. Depuis le 11 novembre 1923, tous les soirs, à 18h30, la Flamme est ravivée par des représentants d’Associations selon un planning établi par le Comité de la Flamme.
2. MODALITES DE TRANSPORT DES MILITAIRES MALADES ET CONVALESCENTS – Le 8 janvier, le transport Vinh Long amène près de 100 malades et convalescents de la marine et de la guerre qui sont hospitalisés à Saint-Mandrier. Le 28 janvier, c’est le transport Bien-Hoa qui amène des malades et des convalescents rapatriés. Ils ont été transportés et hospitalisés à Saint-Mandrier par le vapeur Keraudren (Gisèle Argensse, 1989, p. 172). La canonnière Keraudren a été construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne en 1884 pour le service de l’hôpital de Saint-Mandrier. Elle fut détruite en 1944 (Henri Ribot).
–1935 – 28 janvier : DECES DE MIKHAÏL IPPOLITOV-IVANOV, COMPOSITEUR RUSSE. Il fut, entre autres, l’auteur de « Esquisses caucasiennes », version dirigée par Eugène Ormandy, Orchestre de Philadelphie, RCA Victor, 09026-6132-2, 1 CD ADD, 1992, réédition de 1971-1972-1973.
–1938 – 28 janvier : DECES D’ÉMILE BIDAULT, MILITANT ANARCHISTE FRANÇAIS. Animateur de la Ligue des antipatriotes avec Joseph Tortelier, il fut l’éditeur de la « Brochure mensuelle » avant de devenir en 1934 le gérant de la « Conquête du pain », revue libertaire ouverte à toutes les tendances de l’anarchisme
–1939 – 28 janvier :
1. DECES DE WILLIAM BUTLER YEATS, POETE IRLANDAIS, prix Nobel de littérature 1923.
2. A SAINT-MANDRIER, LE CASINO ARDISSONE DEVIENT LE « CINE-PALACE » où on peut applaudir la revue marseillaise « Au soleil de Marseille » avec Gorlett et Henry Garat (Gisèle Argensse, 1989, p. 207).
–1940 – 28 janvier : SURVEILLANCE DES CÔTES ESPAGNOLES – Le 28 janvier, à 4 h 0, le Téméraire II, en surveillance devant Vigo, avait aperçu un bâtiment suspect faisant route au sud dans les eaux territoriales espagnoles. A 6 h 00, le Commandant Bory prit contact avec ce bâtiment qui ne quitta pas les eaux territoriales (Henri Ribot).
–1941 – 28 janvier : Nomination de la commission administrative du Var, en remplacement du Conseil général dissout.
–1943 – 28 janvier : ODYSSEE DU TORPILLEUR « LA BATAILLEUSE » – A Bizerte, pour éviter une résistance inutile, le torpilleur « La Batailleuse » ; livrée intact le 8 décembre 1942, fut attribuée à la Marine italienne qui, le 19 décembre, s’occupa de la faire partir en remorquage avec son sistership « Commandant Rivière », escortés par les contre-torpilleurs « Vincenzo Gioberti » et « Geniere », en direction de Naples où ils arrivèrent le 20 décembre. Quatre jours plus tard, « La Batailleuse » partit pour La Spezia où elle entra dans l’arsenal ; elle resta jusqu’au 28 janvier 1943 dans cette base pour effectuer les premiers travaux de remise en condition pour être opérationnelle. A cette date, elle entra effectivement en service dans la Marine italienne sous la dénomination FR 51 (Gérard Garier).
–1947 – 28 janvier :
1. DECES DE REYNALDO HAHN, chef d’orchestre, critique musical et compositeur français d’origine vénézuélienne.
2. AVISO-DRAGUEUR « COMMANDANT DOMINÉ » – Du 28 janvier au 5 février (Si les dates se chevauchent, c’est qu’elles sont prises sur plusieurs documents différents, à savoir, le devis de campagne de l’aviso et l’ouvrage « La Marine française en Indochine Tome II », janvier 1947 à décembre 1949, du Service historique. Entre ces documents on trouve souvent un écart d’un ou deux jours, voire plus. Il est évident que nous avons donné la préférence aux dates des devis de campagne), durant son transit de Saigon à Haïphong, l’aviso-dragueur Commandant Dominé effectue des patrouilles et des mouillages à Nha Trang et Port-Dayot. Il patrouille aussi sur les côtes de l’Annam secteur Nha Trang et participe aux opérations de police côtière dans le secteur de Moncay et bombardement de l’île Tracio (Gérard Garier).
–1951 – 28 janvier : EXPLOSION ATOMIQUE EXPERIMENTALE DANS LE DESERT DU NEVADA AUX USA.
–1955 – 28 janvier : SORTIE DU DERNIER FILM DE HENRI-GEORGES CLOUZOT, « Les diaboliques » avec Paul Meurisse, Simone Signoret et Véra Clouzot.
–1958 – 28 janvier : LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS DISSOUT L’UNION GENERALE DES ETUDIANTS MUSULMANS ALGERIENS.
–1960 – 28 janvier : LE DEPUTE JEAN-MARIE LE PEN, partisan de l’Algérie française, est appréhendé par la police.
–1962 – 28 janvier : En Espagne, LAUREANO LOPEZ EST NOMME COMMISSAIRE AU PLAN DE DEVELOPPEMENT ECONOMMIQUE. Cette nomination consacre la place prépondérante prise par les technocrates dans l’Espagne franquiste.
–1963 – 28 janvier : DEBUT DU PROCES DES AUTEURS DE L’ATTENTAT DU PETIT-CLAMART CONTRE LE GENERAL DE GAULLE, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. L’avocat général déclare : « les hommes que vous avez à juger se sont attaqués de vive force à un gouvernement légitime, c’est-à-dire à la France elle-même. Leur crime est un crime politique, en ce qui concerne le complot. Mais c’est un crime de droit commun en ce qui concerne les tentatives d’assassinat. »
–1965 – 28 janvier : DECES DE MAXIME WEYGAND, militaire français, membre de l’Académie française. Il avait publié ses Mémoires huit ans auparavant.

–1968 – 28 janvier : DANS LES PREMIERES HEURES DU DIMANCHE 28 JANVIER, VERS 2 H 30, SONT DECLENCHEES LES OPERATIONS DE RECHERCHE DU SOUS-MARIN MINERVE. La commission d’enquête a étudié toutes les hypothèses à l’origine de cette catastrophe : collision avec un autre navire (enquête auprès de bâtiments de commerce), voie d’eau par noyage du schnorchel, avarie de l’appareil à gouverner, explosion interne, enfin le facteur humain.
Au 29 octobre 2000, en matière de sous-marins perdus corps et biens, on attend toujours en France de connaître par exemple les causes de l’accident ayant entraîné la disparition de la Minerve… Trente-deux ans après la tragédie survenue au large de Toulon le 28 janvier 1968, la Marine nationale, s’appuyant derrière le fameux « secret défense », n’a en effet toujours pas rendu public le résultat de ses investigations. Une explication à ce drame, encore très présent dans la mémoire des Toulonnais, est toutefois récemment apparue au grand jour sur Internet.
Si l’on en croit les informations contenues dans un site entièrement consacré au sous-marin en question, et largement reprises dans l’édition de « Libération » datée du lundi 23 octobre, « l’accident a été provoqué par une erreur de conception du sous-marin. » Selon le créateur du site, Jean-Alain Autret, qui n’est autre que le fils de René Autret, ancien marin de la Minerve, disparu en mai dernier mais qui, durant toutes ces années, a précieusement n gardé dans une petite sacoche tous les documents sur l’affaire », le sous-marin aurait en effet coulé en embarquant trop d’eau par son schnorchel, ce tube à air qui, en immersion périscopique, permet le bon fonctionnement du moteur diesel utilisé pour la propulsion des submersibles dits classiques. Et de donner plus de détails, en rappelant les conditions météorologiques dans lesquelles a eu lieu l’accident.
En ce 28 janvier, la Minerve doit participer, avec un avion de type Bréguet Atlantic, à un exercice de lutte anti-sous-marine. Lorsqu’au petit matin, elle entre en contact radio avec l’avion en question, le mistral souffle à plus de 100 km/h en rafales. La mer est très forte. Obligée de rester en immersion périscopique pour les besoins de l’exercice, la Minerve se fait copieusement ballotter par les vagues, et ses aériens (périscope, antenne radio et schnorchel) sont sans cesse submergés. « Pour éviter que l’eau de mer ne pénètre dans le sous-marin, un clapet de tête ferme automatiquement le tube à air à chaque fois qu’une vague arrive. Un système ingénieux qui fonctionne grâce à des électrodes… Mais cette fois, le système fonctionne mal. C’est une avarie courante à bord des sous-marins du type de la Minerve raconte un marin. L’eau s’engouffre dans le tube et descend directement dans la cale aux auxiliaires. ». II suffit alors de mettre en marche une pompe pour refouler l’eau et de fermer manuellement la coupole du schnorchel. Une opération apparemment facile sauf « lorsque le flux d’eau est trop important et que la pression empêche de refermer manuellement la coupole. Ou qu’un bout de bois flottant vienne par exemple se coincer sous la coupole » découvre-t-on sur le site Internet. Deux hypothèses loin d’être saugrenues puisqu’un accident de ce type à bord du Flore, un sous-marin de type « Daphné » comme la Minerve, sera évité de justesse le 19 février 1971. Cet accident, survenu après la disparition de l’Eurydice le 4 mars 1970, amènera même la Marine nationale à « installer une grille de protection sur le clapet de tête et surtout un système hydropneumatique permettant de refermer la coupole, là où les muscles de l’équipage ne suffisaient manifestement pas. » Cette modification mettra fin aux incidents de schnorchel sur les sous-marins de type « Daphné »… (L-P. P. – Le mystère de la Minerve enfin élucidé ?, Var-Matin, 29/10/2000) (L-P. P. – Le mystère de la Minerve enfin élucidé ?, Var-Matin, 29/10/2000).

–1970 – 28 janvier : SAINT-MANDRIER DISPOSE D’UN PORT MODERNE ET SÛR – Grâce au Touring Club de France, qui demeure l’animateur principal, Saint-Mandrier dispose d’un port moderne et sûr. Son président, M. Marc Eyrolles, le 28 juin 1970, après l’assemblée générale de son Conseil d’administration qui s’était déroulée à Marseille, était l’hôte de Saint-Mandrier. Il était accueilli dans la presqu’île par Maître Max Juvénal, membre du T.C.F. Le premier magistrat devait remercier au cours d’un lunch, l’excellent travail effectué pour les jeunes, ouvrant ainsi l’accès aux activités qui paraissaient aux yeux de certains inaccessibles. Dès leur arrivée, le Président, le Conseil d’administration et les invités étaient reçus par une charmante hôtesse et une délégation du groupe provençal « La Respelido ». parmi les membres du Conseil d’administration, on pouvait noter la présence de M. Peretti, capitaine du port de plaisance de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 2000, p. 86-87).
–1972 – 28 janvier : DECES DE DINO BUZZATI, écrivain italien.
-1973 – 13 JANVIER : Georges Pompidou prolonge son séjour à Auron (Alpes-Maritimes). C’est le quatrième des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République depuis la première « GRIPPE A RECHUTES » (P.V., 3 avril 1974).
–1974 – 28 janvier : VISITE OFFICIELLE DE LEONID BREJNEV A CUBA.
–1977 – 28 janvier : VAGUE DE VIOLENCE EN ESPAGNE – Trois policiers sont assassinés. Cette poussée extrême fait suite à la mort de quatre avocats communistes le 25 et à l’assassinat de deux étudiants par l’extrême droite.
–1980 – 28 janvier : DISSOLUTION DU PARTI OUVRIER UNIFIE POLONAIS (POUP).
–1982 – 28 janvier : LE GENERAL US JAMES DOZIER EST LIBERE PAR LA POLICE. Cinq terroristes sont arrêtés. Ce général, attaché à l’OTAN, avait été enlevé par les Brigades Rouges le 17 décembre.
–1983 – 28 janvier : APPEL A LA GREVE GENERALE EN POLOGNE – En Pologne, les dirigeants de Solidarnosc demandent aux travailleurs polonais de se préparer à une grève générale, « seul moyen de briser la dictature existante ».
–1986 – 28 janvier : MORT DE SEPT COSMONAUTES – Mort accidentelle des cosmonautes Gregory B. Jarvis, Ronald E. McNair, Christa McAuliffe, Ellison S. Onizuka, Judith A. Resnik, Francis R. Scobee, Michael J. Smith. Une minute et demie après son lancement, la navette spatiale « Challenger » a explosé alors qu’elle se trouvait à une centaine de kilomètres d’altitude. Sept cosmonautes dont deux femmes étaient à bord. Parmi les assistants, il y a eu d’abord un moment de stupeur muette. Puis des cris, des pleurs et des hurlements sont montés de la foule. C’est la tragédie la plus grave de toute l’histoire spatiale.
–1987 – 28 janvier : UN CHOCOLAT BELGE DEVIENT SUISSE – Par suite d’une OPA lancée contre elle, la célèbre marque belge Côte d’Or, connue des connaisseurs depuis 1883, est achetée par le géant Interfood par le biais de sa filiale suisse Jacobs-Suchard.
–1988 – 28 janvier :
1. SPECIALISTE DU MOYEN ÂGE, L’HISTORIEN GEORGES DUBY EST REÇU A L’ACADEMIE FRANÇAISE au fauteuil de Marcel Arland.
2. LIQUIDATION JUDICIAIRE DU « MATIN DE PARIS ». Le journal était moribond depuis son premier dépôt de bilan, le 6 mai 1987.
–1989 – 28 janvier : LES ECOLES MATERNELLE ET PRIMAIRE DU PIN ROLLAND REÇOIVENT LEUR NOM OFFICIEL D’ECOLES « DE L’OREE DU BOIS ». Guy Moine coupe le ruban en présence du docteur Paecht, député, vice-président du Conseil général, de M. Massy Conseiller général, et de nombreuses personnalités. Mmes Pagano et Jacoub, les directrices, ont mis sur pied un excellent programme d’accueil (Gisèle Argensse, 2000, p. 153).
–1993 – 28 janvier : LE PORTE-AVIONS CLEMENCEAU ET SON ESCORTE QUITTENT TOULON – Le 28 janvier 1993, dans le cadre de la mission de présence en mer Adriatique (opération Balbuzard), le porte-avions Clemenceau et son escorte quittent Toulon. La B.A.N sera également impliquée puisque deux Alouette III, deux Dauphin, cinq Lynx et deux Super Frelon, sont du voyage (José Roca, 2014).
–1996 – 28 janvier : DECES DE JOSEPH BRODSKY, poète russe, Prix Nobel de littérature 1987
–1997 – 28 janvier : DECES DE LOUIS PAUWELS, JOURNALISTE ET ECRIVAIN FRANÇAIS.
–1998 – 28 janvier : INAUGURATION DU STADE DE FRANCE, A SAINT DENIS avec un but de Zidane.
–1999 – 28 janvier : LIBERATION DE 1000 ESCLAVE AU SOUDAN – L’association humanitaire Christian Solidarity International a racheté 1050 esclaves au prix de 50 dollars par individus. C’est au Soudan que la transaction a eu lieu, pays où les chrétiens et les animistes sont asservis par les dignitaires musulmans. Depuis 1995, CSI a libéré de la sorte plus de 5 000 personnes..
–2005 – 28 janvier : DECES DE JACQUES VILLERET, comédien français né le 6 février 1951.
–2018 – 28 janvier :
1. METEO DU JOUR POUR SANARY : Journée ensoleillée annoncée ! avec un maximum de température de 15° vers midi et un vent à 10 km/h.
2. LA PASTORALE DE BELLOT, à 15 h, salle des fêtes d’Ollioules.
–2019 – 28 janvier : METEO DU JOUR POUR SANARY. Journée ensoleillée avec cependant Mistral relativement fort (30 à 60 km/h). Températures : minimales attendues de l’ordre de 4° à 7h et à 22h ; maximale 10° à la mi-journée.
–2020 – 28 janvier :
1. DECOUVERTES ET CIVILISATIONS – Dans le cadre des séances de l’Atelier d’Histoire et d’Archéologie, à 14h 30, salle Marie Mauron de la Médiathèque Jacques Duhamel, nous recevons Bruno TALMITE, du Centre archéologique du Var, qui répond à la question « Quand et comment le thé est-il arrivé en Europe ? », prélude à une conférence qu’il donnera le 5 mars : « Que sait-on du thé, de son histoire, de ses traditions ».
2. METEO DU JOUR POUR SANARY. Après une nuit relativement claire, le vent de nord-ouest restera bien présent tout au long de la journée, atteignant parfois les 55 km/h. Le soleil devrait jouer à cache-cache avec quelques nuages désobéissants mais peu agressifs. Quant aux températures, elles restent de saison et même plutôt élevées : 9° pour les minimales, 14° pour les maximales.
–2021 – 28 janvier : METEO DU JOUR POUR SANARY. A Sanary, les nuages de la nuit laisseront place à un soleil voilé dans la matinée puis le ciel, bien qu’ensoleillé, devrait se charger quelque peu. Le vent de secteur nord-ouest, pourra atteindre les 30 à 40 km/h avec des pointes à 55 km/h (70/90 km/h en rafales dans certains secteurs du Var). La température minimale attendue est de 10° tandis que la maximale devrait atteindre les 18°, soit 5° de plus que la normale.
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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 175e livraison :
–1633 – 28 janvier : LA TOUR DE SANARY EST VISITEE PAR MONSIEUR DE SEGUIRAN QUI Y REPERTORIE DEUX PIECES D’ARTILLERIE MOYENNE, 20 BOULETS, 55 LIVRES DE POUDRE, ET DOUZE MOUSQUETS. (Peiresc, Voyage et inspection de M. de Seguiran en Provence – 1633) : On lit la note suivante dans l’Histoire de Provence de Honoré Bouche en 1640, au sujet du voyage de M. de Séguiran. «Le cardinal de Richelieu, dont le principal soin n’était que d’abaisser l’orgueil d’Espagne, ne se doutait point de ses attaques conte la Fronce plus apparemment que du côté de Provence, à l’occasion de la mer Méditerranée et pour pourvoir à son assurance, envoya au sieur de Bouc, premier président en la cour des comptes de Provence, pour faire dresser une vue figurée de toute la côte maritime, afin que sur cette figure il pût ordonner les fortifications nécessaires pour la défense du pays et empêcher la descente des ennemis. Ce président procédant en ce temps à sa commission, visita toute la côte maritime, depuis Nice jusqu’à Arles, menant avec soi Jacques de Maretz, professeur ès mathématiques de la ville d’Aix, qui dressa le plan de toutes les villes et de tous les villages le long de la côte de la mer; de laquelle il fit une très longue carte de deux ou trois cannes de long, en velin, bien peinte, enluminée en lettres d’or; où l’on voyait en perfection représentés les ports, les plages, les caps, les embouchures de rivières, les montagnes, les forêts et autres choses remarquables le long de la côte, à deux ou trois lieux en terre».

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 375e livraison :
–1158 – 28 janvier, 2 mars ou mai : Marseille. Les évêques de Carpentras et de Toulon, arbitres entre l’évêque et le chapitre de Marseille, prononcent que les chanoines doivent obéissance à l’évêque et non au prévôt, et que celui-ci n’aura sur eux que l’autorité qui lui est commise par l’évêque. Le prévôt est Aicard de Marseille. (Acte 247 du 2 mars, des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. a. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. I, p. 481. Ind. : Albanès et Chevalier, Gallia .. . Marseille, n° 1092, au 28 janvier ; — Toulon, n° 82, aux mois de mars et mai).
LA SEYNE-SUR-MER. 85e livraison :

–1645 – 28 janvier : LES CONSULS DE SIX-FOURS SONT AUTORISES A ACCORDER L’ENTREE ET L’EMBARQUEMENT A TOUTE SORTE DE NAVIRE DANS LE PORT DE LA SEYNE, EN PAYANT LES DROITS ORDINAIRES AU ROI – Le cardinal de Richelieu, grand maître, chef et surintendant général de la navigation et commerce de France, par son ordonnance rendue en contradictoire jugement du 12 août 1634, a maintenu lesdits consuls de Six-Fours à donner l’entrée à toute sorte de navire dans le port de la Seine, et de faire faire les embarquements que besoin serait, en payant les droits ordinaires à sa majesté. Lequel jugement fut confirmé par Monsieur le président de Séguiran, lieutenant général en mer de Provence, par son ordonnance du 9 janvier 1653. Et encore, par un jugement de Monseigneur le Duc de Brézé, grand amiral, du 28 janvier 1645. Et par ainsi, toutes les villes et lieux de Provence, qui sont en port de mer, sont en droit de donner l’entrée à ceux qui viennent d’ailleurs que de la cote de barbarie, du levant, qui n’ont pas les patentes touchées et suspectes de contagion et n’ont pas pratiqué avec des bâtiments suspects. Ce qui a toujours été observé (Jean Denans, 1713).
OLLIOULES. 86e livraison.

–1721 – 28 janvier : FACE A L’EPIDEMIE DE PESTE, TOULON DECIDE LA QUARANTAINE GENERALE – Face à l’épidémie de peste en provenance de Marseille, à Toulon, une assemblée générale suit les vues du consul en décidant la « quarantaine générale », les pleins pouvoirs aux consuls, le maintien de l’ordre remis aux troupes réglées, la réquisition des médecins (qui y mourront tous sauf un) et des chirurgiens: décrétée en février, la quarantaine prend effet en mars. Organisation apparemment stricte et fort lourde qui comporte la nécessité de nourrir à domicile par les soins de 600 pourvoyeurs dans les 8 quartiers, les habitants cloîtrés y compris 8 000 indigents qu’on doit entretenir gratis. La Marine, de son côté, prend ses propres mesures de quarantaine, et les consuls avec leur état-major, prêchant d’exemple, s’établissent à l’Hôtel de ville, dont bien peu sortiront vivants (Agulhon M. – Histoire de Toulon, Privat, Toulouse, 1980). C’est à ce moment qu’est gravée sur une paroi des gorges d’Ollioules l’inscription « PESTO 1721 », à l’emplacement d’une barrière contre la peste.

TOULON ET SES ANCIENNES RUES. 143e livraison. Mongin – Toulon ancien et ses rues. TROISIÈME PARTIE – Agrandissement de 1680.
Rue Courbet
Une petite chapelle dédiée à Saint-Roch (Saint-Roch était de tradition, le protecteur attitré contre la peste) et érigée au Nord de la place appelée encore de nos jours place Saint-Roch, avait donné primitivement son nom à cette rue. Elle était desservie par les Récollets avant que ceux-ci ne vinssent s’établir sur la place dite aujourd’hui L. Blanc. Détruite lors du siège de 1707, cette chapelle fut rétablie, en 1714, près du pont de Teolet au bout de la terre du sieur Barcillon (Archives communales, BB. 12) ».
Avant l’agrandissement de 1851, la rue Saint- Roch était sans contredit une des plus belles et des mieux entretenues de la ville. La tranquillité qui y régnait et la catégorie des gens qui l’habitaient, l’avaient fait comparer au faubourg Saint-Germain.
Dénommée, le 2 vendémiaire an III, rue Carmagnole (Archives communales modernes. — Registre des Délibérations an III) ; le 4vendémiairean VII, rue Dugommier (Archives communales modernes. — Registre des Délibérations, an VII), l’ancienne rue Saint-Roch s’appelle depuis 1888, rue Courbet (Courbet Amédée-Anatole-Prosper, vice-amiral français, né à Abbeville. S’illustra dans les opérations dirigées, en 1884 et 1885, contre la Chine (1827-1885)).
A l’extrémité Ouest de cette voie, et sur l’emplacement occupé de nos jours par la caserne de la gendarmerie maritime, s’élevait avant la Révolution la maison du Piquet. Situé d’abord sur la place de l’Intendance, ce bâtiment avait été transféré là, en 1683. « C’était une maison construite en forme de deux pavillons, savoir, un de chaque bout avec une grande cour au milieu. Il existait à chaque pavillon un plain-pied et un étage, avec deux boutiques au pavillon de côté de l’Est ; ces deux boutiques prenaient leur entrée en dehors dudit domaine (communales modernes. — Révolution française) ».
Le 24 mars 1789, une bande armée envahit le bâtiment du Piquet. Après en avoir chassé les préposés, elle enleva le blé en dépôt et l’argent des recettes, et le démolit en partie. Le droit du Piquet ayant été supprimé l’année suivante, la ville loua cette maison pour divers usages.
C’est à un réverbère de la rue Courbet que fut pendu, sous la Révolution, le sieur Dubaux, membre du directoire du département. Après le meurtre de ses collègues, arrivé le 28 .juillet 1792, celui-ci était parvenu à se cacher chez des amis. Dans la nuit du 30 au 31 du même mois, Dobaux voulut quitter la ville, en se laissant glisser le long des remparts. Mais il tomba si malheureusement qu’il se fractura une jambe. Nous laissons la parole à M. J. Henry pour dépeindre le supplice de cet infortuné. « La douleur lui arrache des cris aigus. On court en informer la Municipalité qui se trouvait en permanence à l’Hôtel-de-Ville, qui se transporte immédiatement à la porte de France. Mais pendant ce temps, Debaux avait été enlevé à ceux qui le portaient et il avait été victime de « la fureur populaire. La mort avait été un soulagement pour le malheureux dont le martyre était horrible, tiraillé comme il était pendant le trajet à la course de ceux qui l’emportaient, et à qui il demandait en grâce et à grands cris qu’on « se hâtât de l’achever » (Histoire de Toulon depuis 1789 jusqu’au Consulat).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE.
Un type discute avec son copain:
– Ça va mal ces jours-ci, ma femme passe ses soirées à faire le tour des bars de la ville.
– Elle est alcoolique?
– Non, elle me cherche.

J’en ai terminé ! Il est 8 heures (du matin) !
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber.
Bon mardi à tous et à demain, pour fêter les GILDAS ainsi que le douzième anniversaire de RAPHAËL !

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