ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 6 DÉCEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4619).
ILLUSTRATION : Bournazel (Aveyron) le château. Cl. H. Ribot (voyage « Découvertes et Civilisations »).
FÊTES :

C’est la Saint NICOLAS ! du nom de NICOLAS de Myre, né à Patara, en Lycie (Asie-Mineure, actuelle Anatolie), mort en 345. Ce saint très populaire, à l’origine du personnage du Père Noël, est le patron des Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des Ovillois, des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers, et … des voyageurs. N’en jetons plus, la hotte est pleine.
En Provence, saint NICOLAS était le patron des mariniers du Rhône ainsi que des anciens bateliers. Ainsi, tout au long du fleuve, c’est pour cela que l’on trouve nombre de chapelle qui lui ont été dédiées, comme au Pont Saint-Esprit et au Pont Saint-Bénézet.
Les barques maîtresses qui se donnaient rendez-vous à la foire de Beaucaire étaient ornées d’une statue du saint. Marguerite de Provence, l’épouse de saint Louis, née au château de Saint-Maime, promit, si la traversée du roi partant pour la croisade était heureuse, d’offrir une petite nef d’argent au saint. Blanche de Castille, mère du roi, fit le même vœu.
Ce jour-là, Bras d’Asse avait une bravade.
Avignon avait une confrérie qui fêtait le saint avec tambourinades, messe, souper et bal des mariniers.
Après l’armistice de 1940, des villes, comme Saint-Bonnet en Champsaur, ayant accueilli des réfugiés lorrains, ont comblé les petits Lorrains de cadeaux (Pierre Provence, 1942) .
Pour ce 16e jour du mois de frimaire de l’an II, les concepteurs du calendrier républicain avaient choisi de célébrer l’AJONC, une famille importante dans laquelle nous rencontrons l’AJONC de Provence qui fait partie des plantes méditerranéennes et dont la floraison est la plus précoce de toutes.
Deux dictons aujourd’hui :
« Neige à la Saint–Nicolas donne froid pour trois mois. »
« Saint–Nicolas fait les bons mariages, guérit de la fièvre et de la rage. »
PENSEE : « Briser les cloisons, même violemment, est plus productif que le recroquevillement sur soi-même. » Georges Duby, dans « Sur les traces de nos peurs », répondant à une question lors d’un entretien qui se déroula peu avant sa mort et publié en 1995.
ÉPHÉMÉRIDES.

–1285 – 6 décembre : lieux-dits d’Auriol.
1. Vallis Aniosa (charte aux archives de Saint-Victor). L’Auringue – ruisseau, commune d’Auriol, se jette dans la Vède. Autre mention, en 1472 : Val d’Aurengue (acte notarié).
2. Mons de Castellar (charte aux archives de Saint-Victor). Le Castellar – montagne , commune d’Auriol, limite du territoire vers Saint-Zacharie (1872).
3. Lauta (charte aux archives de Saint-Victor). La Lare – colline et bois communal, commune d’Auriol, d’une superficie d’environ 766 ha.
4. Roca Colle Basse, commune d’Auriol, sur la limite du territoire, vers Saint-Zacharie (charte aux archives de Saint-Victor).
5. Roca de Anstugia, commune d’Auriol, lieu indiqué comme formant limite vers le territoire de Saint-Zacharie, (charte aux archives de Saint-Victor).
6. Roca Pertuzada, commune d’Auriol, faisant limite vers le territoire de Saint-Zacharie (charte aux archives de Saint-Victor).
8. Serrum Desmengarda – commune d’Auriol. Localité indiquée à la limite du territoire vers Saint-Zacharie (charte aux archives de Saint-Victor).
9. Serrum Longum, commune d’Auriol, lieu faisant limite vers Saint-Zacharie (charte aux archives de Saint- Victor).
10. Passum de Tiracordas – lieu-dit, commune d’Auriol, à la limite du territoire vers Saint-Zacharie (charte aux archives de Saint-Victor).
11. Le Tuner, commune d’Auriol, aux limites du territoire, vers Saint-Zacharie (charte aux archives de Saint-Victor).

Mai 1987, à Auriol (BduRh) Four à cade des Adrechs fouillé par Henri Ribot et le Pr Jourdan (cliché, Dr L Porte).
–1286 – 6 décembre : Ibenna, Ibennea, Ibelnea, Ubelnea (charte aux archives de Saint- Victor). Huveaune, rivière qui prend sa source au bas de la Sambuc, dans la commune de Saint-Zacharie (Var), dans une propriété nommée la Fous. A son origine, cette source est nommée lei Fouen de Sicard. La rivière parcourt les territoires d’Auriol, Roquevaire, Aubagne, la Pêne et Marseille ; se jette dans la Méditerranée sur la plage du Prado. Un peu au-dessous de la Pêne, cette rivière fournit le grand béal qui a sa prise près de la bastide de l’Aumone et suit le cours de la rivière à une distance de 800 mètres, en arrosant tout l’espace qui l’en sépare, en faisant mouvoir un grand nombre de moulins et usines jusqu’à Saint-Giniès, où il rejoint la rivière après un cours de près de trois lieues (1872). Première mention : Ubelka, inscription romaine trouvée à la Mauricaude, en 1782, rapportée par Achard (Dict. géogr., art. Auriol) , et qui fait partie de la collection d’antiquités des frères Bosc, à Auriol. Puis Uvenna en 817 dans la « descriptio mancipiorum de Villa Podiolum » (Belzunce, I, 302)

(Barjols, hôtels particuliers – coll. H. Ribot)
1490 – 6 décembre : Barjols. Rachat aux Augustins de Barjols par Delphine et Sillonne de Villeneuve, sœurs, dames de Seillons, ou, en l’absence de Sillonne par Elzear d’Agoult, son mari, d’une rente annuelle de 4 setiers de blé. (Acte 754 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. Arch. départ, du Var, E 841, fol. 203).
–1570 – 6 décembre : Au chapitre « PROCEDURES QUI JUSTIFIENT QUE LE SEIGNEUR DE SIX-FOURS, ABBE DE SAINT-VICTOR, A JURIDICTION SUR LA MER » de l’histoire de Six-Fours et de La Seyne écrit par Jean Denans, nous trouvons, à la date du12 mars 1617 la relation de l’événement suivant : « Ledit Sieur abbé fait la production des pièces, […] entre autres, étant arrivé que une barque qui appartenait à François Grasset de Tollon, s’étant presque toute brûlée, étant à la grande rade de ladite ville, fut conduite au bord de la terre du quartier de Sépet, vers la chapelle de St honoré, où Maître Anthoine Vicard, baille de Six-Fours, ayant accédé et s’y étant transporté, fit la procédure sur ledit incendie, le 6 décembre 1570 (Jean Denans, 1713).

–1649 – 6 décembre : L’EGLISE PAROISSIALE SAINT PIERRE DE SIX-FOURS EST ERIGEE EN COLLEGIALE – En suite du pouvoir donné par les délibérations du conseil de la communauté des 19 novembre 1648 et 6 décembre 1649, Messire François Garnier, chanoine théologat en l’église cathédrale, et vicaire général et officiat en l’évêché de Tollon, pour Monseigneur, Illustrissime et Révérendissime père en dieu, Messire Jacques Danis, évêque de Tollon, sur la remontrance à lui faite par Maître Jean Daniel, notaire royal, mon aïeul maternel et par Michel Lombard, bourgeois, consuls dudit Six-Fours, et encore par Maître Louis Aycard, procureur spécialement fondé de Messire Jacques Lombard, curé, et autres prêtres et particuliers, juspatrons des chapellanies fondées dans l’église paroissiale St Pierre, et terroir dudit Six-Fours, par les actes, y mentionne même par Maître Jacques Denans, mon père, un des syndics des habitants du village du même lieu, en vertu de son pouvoir, du susdit jour 6 décembre. A leur réquisition, et des autres plus apparents du lieu, du consentement du Révérend Messire François de Valbelle, docteur en sainte théologie, religieux sacristain du monastère St Victor, vicaire général de Monseigneur de Richelieu, Comte de Morel, frère naturel du roi, cardinal de Lion (Lyon), abbé dudit monastère, adhérant à la prière desdits consuls, syndics, prêtres et autres particuliers, a érigé l’église paroissiale St Pierre dudit Six-Fours, en collégiale, et unie à icelle, diverses fondations mentionnées en l’acte de ladite érection. Sous les conditions, entre autres, que ladite collégiale sera composée d’un doyen et onze chanoines, que la nomination dudit doyen et des deux premiers chanoines appartiendra au Seigneur abbé. Qu’ils pourront être admis, savoir : le doyen, à l’âge de 21 an, et les chanoines, ne seront que simples clercs dans la quatorzième année de leur âge. Lui, Monseigneur l’évêque, aura la nomination, juspatronat et entière disposition des trois autres chanoines, après le doyen et les deux premiers dudit seigneur abbé. Et qu’il sera tenu de pourvoir, à perpétuité, les enfants originaires dudit lieu de Six-Fours, et les autres chanoines seront de la nomination et juspatronat desdits consuls, avec cette condition aussi, qu’ils ne pourront nommer que des enfants du lieu. Ledit acte fut passé dans la maison de Sieur Melchior Crestien, bourgeois dudit Six-Fours, le 24 janvier 1650, reçu par Maître André Deydier, notaire royal et greffier épiscopal à Tollon. Le lendemain, 25 dudit mois de janvier, le susdit Messire Garnier, chanoine théologat, ayant homologué le susdit acte d’érection de l’église collégiale, comme a été dit ci-dessus, d’un doyen et onze chanoines. Et ensuite Messire François de Valbelle, vicaire général de Monseigneur l’abbé de St Victor, ayant expédié ses provisions au doyen et aux deux premiers chanoines, ledit Messire Garnier, aux trois autres après les deux premiers, et les consuls ayant nommé les autres chanoines, désirant d’achever le tout, a rangé du côté droit Messire Jacques Lombard, doyen, Messires Guilheames Collomb, André Daniel, Anthoine Estienne, Pierre Lombard et Laurens Castor, et du côté gauche, Messires Guilheames Denans, Pierre Isnard, Pierre Vicard, Jean Martinenq de Charles, Jean Martinenq de Pierre, et Jacques Daniel, tous lesquels mis en possession, par acte reçu par Maître Denans, notaire.

–1655 – 6 décembre : RELATIONS TENDUES ENTRE LA FRANCE ET GÊNES – L’affaire la plus grave, celle dans laquelle le souci de Mazarin d’avoir de bonnes relations avec Gênes apparaît le plus nettement, est celle du 6 novembre 1655. Les agresseurs, cette fois, ne sont pas des corsaires français, mais deux navires majorquins. Ce jour-là, vers dix heures du matin, ils menacent de capturer, en vue du port de Marseille, plusieurs bateaux français – et une barque génoise – dont les cargaisons appartiennent à des négociants de la ville (La meilleure source narrative se trouve dans PARIS, AAE, MD, France, 897, ff. 198v. et 199. Le manuscrit 812 de la Bibliothèque Méjanes (Aix-en-Provence) n’apporte pas grand-chose. Cf. également H. Bouche, La Chorographie ou description de Provence, Aix, 1674, 2 vol. in -4, II, pp. 992-993).
«Ceux qui ont le plus d’interest en la prise desdites barques… ayant aussitost animé les autres» (MARSEILLE, AC, BB 251 C, ff. 3 et 12), la foule se précipite sur le quai où se trouve amarrée une galère génoise qui transporte un ambassadeur portugais, et qui est arrivée de la veille. Elle est le seul bâtiment qui soit susceptible de pouvoir donner efficacement la chasse aux corsaires. Entraînant bon gré, mal gré, le Troisième Consul ,«le peuple» y monte «comme dans une galère ennemye». Les soldats génois sont bousculés, désarmés, et le pavillon de la République remplacé par un drapeau blanc improvisé. La galère sort du Lacydon, fait voile vers les corsaires. Â son bord, l’excitation est à son comble, et le Troisième Consul n’arrive pas à faire prévaloir son autorité. Grisés du souvenir d’événements récents, ces combattants improvisés espèrent capturer les deux navires majorquins aussi facilement que la polacre de Martinot. Or, chaque bateau majorquin dispose de quatre canons, de vingt pierriers – c’est-à-dire de petits canons montés sur pivot – et de quatre-vingts hommes d’équipage. Ceux-ci se montrent d’autant moins soucieux de se laisser capturer qu’il y a, parmi eux, des déserteurs provençaux (En mai l658, les Anglais, alliés de Louis XIV, capturent un navire majorquin sur lequel ils trouvent quelques-uns de leurs compatriotes, qu’ils s’empressent de pendre, et quelques Français déserteurs, qu’ils livrent aux autorités compétentes «pour y estre chastiés suivant les ordonnances»).
La galère, par ailleurs, est mal dirigée, «Au lieu de les canonner de loin», elle s’approche de l’un des corsaires – les Marseillais veulent le prendre à l’abordage – mais «par cousté, c’est-à-dire à descouvert des pierreries et des mousquetaires» (CARPENTRAS, Bibliothèque Inguimbertine [BI], ms 1972 f. 64).
Une décharge générale fait quatre morts, dont le pilote génois, et une douzaine de blessés. Endommagée, l’éperon rompu, la galère rentre péniblement au port. L’enquête décidée par le Parlement ne peut avoir lieu. On se rend compte, en haut lieu, que l’arrivée de commissaires envoyés par cette Cour serait le signal d’une nouvelle émeute (PARIS, AAE, MD, France, 1719, ff. 460-462).
Mais à vrai dire, ce n’est pas là ce qui préoccupe le plus Mazarin. Celui-ci se montre surtout soucieux des incidences internationales de l’affaire. Le marquis Pallavicini, qui représente la république à Paris, proteste vivement contre l’offense faite au pavillon génois. Mazarin exprime ses regrets, et, à sa demande, Louis XIV ordonne aux Consuls de Marseille d’envoyer l’un des leurs faire des excuses à Gênes (PARIS, AAE, Correspondance politique [CP], Gênes, 9, f. 473 v. – Sur les incidences politiques et diplomatiques de l’affaire, cf. A. CREMIEUX, Marseille et la royauté pendant la minorité de Louis XIV, Paris 1917, pp. 493-498).
Or, ces magistrats se refusent à infliger à leur ville une aussi grave humiliation. Ils décident de confier cette mission à l’un des Consuls de l’année précédente, Antoine de Félix; homme cultivé, pacifique, qui quittera la vie politique marseillaise pour devenir prêtre, il semble l’homme le plus apte à une tâche diplomatique. Il se rend donc à Gênes, en bateau, longeant la côté, et il laissera un récit de son voyage dans ses Mémoires demeurés manuscrits.] (Pillorguet 1989).
–1723 – 6 décembre : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 186, 198, 201. « A Tripoli, les deux bagnes publics étaient connus des catholiques comme les bagnes de Saint-Michel et Saint-Antoine ; une troisième prison, située à deux lieues de la ville était dite de Sainte-Rischia.
[…] Un marchand chrétien libre de Tunis écrivit qu’il était « ridicule d’avancer que les scribes puissent être des renégats. Ces scribes appartenaient en fait à la classe moyenne des esclaves.
[…] Les contributions des esclaves suffisaient à peine à l’entretien d’une chapelle, soit un réal espagnol par mois). Les missionnaires négociaient donc des accords avec les tenanciers de taverne qui, dans certaines prisons au moins, y allaient d’un pourcentage de la valeur de chaque tonneau de vin qu’ils vendaient. » (lettre du 6 décembre 1723, de Benedetto della Casa, marchand à Tunis).
–1789 – 6 décembre : EN FRANCE, SOUS LA RESIGNATION, LE DESESPOIR GRONDE. Si le samedi 5 décembre, les paysans des environs de Paris ont dévasté les bois de Boulogne, manifestant ainsi leur désespoir, le dimanche 6 décembre, il faut se rendre à l’évidence, la récolte se fait toujours attendre ; l’état des finances est catastrophique : les masses misérables n’espèrent plus d’amélioration. Une fois la révolte populaire retombée, le peuple retrouve la réalité : disette et extrême pauvreté. Mais, sous les dehors de la résignation, le désespoir gronde… (Agenda du Bicentenaire).

(Le Beausset, coll. H. Ribot)
–1791 – 6 décembre : CLASH POLITIQUE AU BEAUSSET – Le 6 décembre 1791, Coureit démissionne de sa place d’officier municipal du Beausset, et Levenq, Louis David, Jean François Eynaud, Simon Marquand, François Barry, Jean Eynaud, de leurs places de notables. Il semble que ce soit à cause de divergences d’opinions avec le maire à propos des opérations relatives à la répartition de l’impôt (assiette de la contribution foncière et mobilière (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
–1793 – 6 décembre (16 frimaire An II) :
1. JEROME PARDIGON, CAPITAINE DE LA COMPAGNIE DES VOLONTAIRES DE SANARY : 16 frimaire, il fut constaté que la compagnie des volontaires levés à Saint-Nazaire (Sanary) avait pour capitaine Jérôme Pardigon, greffier de la commune (Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).

(En 1994, à Sanary, cette fresque de Lucien Mazeraud, qui ornait la chapelle de Saint-Roch à Sanary, fut détruite lors de la démolition de celle-ci. Elle ne fut pas sauvée et seul ce cliché que j’en ai pris en rappelle le souvenir. Il est donc inutile de la rechercher dans la nouvelle chapelle de même, laquelle n’est qu’une pâle copie de l’originale.)
2. LETTRE DE JEROME BONAPARTE A LA MUNICIPALITE DE SANARY : « Au quartier général d’OlliouIes, le 16 frimaire l’an second de la République française une et indivisible. Buonaparte, commissaire des guerres, chargé de la police des hôpitaux, à la municipalité de Saint-Nazaire. Le service de l’armée exige, citoyens, que vous requerrissiés (sic !), sur le champ, toutes les charretes (sic!) qui peuvent se trouver dans votre canton et qu’elles soient rendues ici, demain matin sans faute. Votre patriotisme me fait espérer, de votre part, la plus grande activité à cet égard. Mettant sous votre responsabilité tout inconvénient en cas de négligence. Salut et fraternité. Pour le commissaire des guerres, ROUSTAN » Cette « pièce » émane de Joseph Bonaparte (Signature autographe. Le papier montre dans le filigrane un cornet comme pièce essentielle. Archives de Sanary, D4, d’après Roger Valentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
–1795 – 6 décembre (15 frimaire An IV) : ETAT DES EDIFICES RELIGIEUX DE SANARY – Relevons une mention inscrite à l’état dressé par la municipalité de Sanary le 15 frimaire an IV (6 décembre I795) : Les « chapelles, église et maison à l’hôpital ne produisent « aucuns revenus, attendu qu’elles ont été dévastées par les « troupes qui ont passé et mises hors de tout service (Archives de Sanary, I2 et Registre des délibérations, f° 390). » Tout en ayant moins souffert qu’Ollioules, sa voisine, Sanary eut à réparer d’importants dommages matériels. Les chapelles mentionnées étaient celles :
1° des Pénitents blancs (Notre-Dame de Consolation ou Vierge de Consolation);
2° de Notre-Dame de Bonrepos, rappelée par un oratoire ;
3° de Notre-Dame de la Millère (chapelle particulière) ;
4° du Sacré-Cœur (rue des Bernards) ;
5° de Sainte-Catherine ou de Saint-Dominique ;
6° de Notre-Dame de Pitié ;
7° de Saint-Roch ;
8° de Sainte-Ternide ou de la Sainte-Trinité ;
9° de Notre-Dame de Pâmoison ou mieux d’Espaime (chapelle particulière).
Le chapelain de la première était Soleillet, en 1788. L’état dressé en 1819 attribua 76 toises à Notre-Dame de Pitié, et celui du 15 frimaire an IV mentionna 76 cannes seulement.
Après la Révolution, la chapelle des pénitents fit retour aux pénitents, et la chapelle des Saints-Enfants ou de l’Enfant-Jésus ou du Saint-Enfant Jésus ou du Sacré-Cœur, devint la propriété de la Congrégation des Filles. Cette dernière chapelle est aujourd’hui dans un médiocre état. La chapelle des Pénitents aurait été fondée par Barthélemy de Don, tué à l’ennemi (1710), et capitaine d’un vaisseau de guerre. Par suite de je ne sais quelles circonstances, ce nom ne figure pas sur une liste des officiers de la marine du port de Toulon, dressée en 1707. Toutes ces chapelles ont été occupées par des soldats pendant le siège de Toulon et elles avaient été rendues impropres à tout usage (Barthélemy Rotger, 1984).
–1799 – 6 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE, 1798-1801 – Au Caire, « Le général en chef Kléber au Payeur général. Le 15 frimaire en VIII, (6 décembre 1799). Vous voudrez bien compter au citoyen Bokty, armateur de l’America, 2000 livres pour les dépenses de voyage auxquelles donne lieu la commission dont je l’ai chargé. »
–1812 – 6 décembre :

(cliché H. Ribot, 2006)
1. PROJETS D’AMENAGEMENTS MILITAIRES DE LA PRESQU’ÎLE DE CEPET : L’importance de la position occupée par la presqu’île de Cépet avait été tellement sentie par Bonaparte qu’il avait ordonné, après 1793, la construction de la batterie de la Caraque, en la disposant pour recevoir 100 bouches à feu. Les études furent commencées, puis suspendues, et reprises en 1812. A cet effet, le ministre de la Guerre prescrivit le 6 décembre 1812 d’expertiser les 135663 m² de terrain nécessaires pour construire cette batterie qui furent évalués à la somme globale de 8863 francs (Gisèle Argensse, 1989, p. 44).
2. CORSAIRES SEYNOIS – Une lettre de Marque n°1330 renouvelle la commission du corsaire L’Ecureuil, du port de La Seyne, en cours d’armement ; armateur J.-B. Simon (Louis Baudoin, 1965). Le corsaire “l’Ecureuil arraisonne un chébec puis une grosse barque, “le Joseph”, tous deux Espagnols.

–1844 : […] AUX ENVIRONS DE TOULON, LES SEMAILLES DURENT JUSQU’AU 6 DECEMBRE. La saison des pluies, plus que celle des froids, détermine ces époques ; il est essentiel que le blé soit levé avant les débordements ; ses racines faisant alors résistance, il est moins exposé à être entraîné par les eaux. Depuis quelques années (écrit en 1844), on sème en février et mars. La semaille se fait à la main à raison de 4 quintaux de blé à l’hectare dans les bonnes terres, 50 livres dans les plus mauvaises. Un seul laboureur, jetant lui-même sa semence, sème 30 ares par jours. Le sarclage du blé a lieu au printemps et à la houe. On confie aux femmes cette opération […]. (Préfecture du Var [Noyon N.] – Statistique du Département du Var, par ***, chef de Division à la Préfecture)
–1845 – 6 décembre : MORT DE M. MOULINARD, IMPORTANT DONATEUR A DES ŒUVRES RELIGIEUSES – Le 16 juin 1845, le sieur Moulinard, propriétaire à Saint-Nazaire, avait par testament olographe du 10 novembre 1845, légué à la paroisse de Solliès-Pont presque toute sa fortune dont les revenus devaient être affectés à la création et à l’entretien d’une école de Frères des écoles chrétiennes dans cette localité. M. Moulinard mourut le 6 décembre suivant. La commune, appuyée par l’autorité préfectorale, prétendit tout d’abord avoir la libre disposition du legs] « Car ce n’était point à la fabrique, mais à la commune que le legs devait être attribué parce qu’à la commune seule appartient l’établissement et la direction des écoles publiques. ». Mais le ministre de l’Intérieur ayant admis que la fabrique de la paroisse de Solliès-Pont était seule propriétaire des immeubles et objets mobiliers que lui avait légués M. Moulinard, pour la fondation d’une école dirigée par des Frères, la Fabrique demandant en conséquence à la commune les terrains de l’ancien cimetière, à côté de la chapelle Saint-Victor, et c’est là que fut construit le bâtiment où se trouvent encore les Frères maristes (L. Bourrilly, 1895).

–1851 – 6 décembre : PROJET D’OCCUPATION DE L’HOTEL DE VILLE DE LA SEYNE ET DE RASSEMBLEMENT POPULAIRE – Au moment du coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte, un Comité fut constitué à La Seyne qui comptait d’excellents citoyens comme Joseph Rousset, Jacques Laurent, Sauveur Peter, François Bernard, Cyrus Hugues, Célestin Tisot, Laurent Laville. Ce ne fut que dans la nuit du 6 décembre qu’un projet d’occupation de l’hôtel de ville et d’un rassemblement populaire fut décidé, lequel rejoindrait celui de Toulon pour envisager avec d’autres insurgés une marche sur Draguignan afin d’investir la préfecture. Toutefois avant d’engager cette action d’envergure, le Comité sous la conduite de Laurent Laville, premier adjoint, se rendit auprès du Maire en fonction Jean-Louis Berny pour l’inciter à prendre position contre la dictature qui s’annonçait. Mais ce dernier refusa de se laisser fléchir avant de connaître les réactions d’autres localités importantes de la région, à commencer par Toulon dont la garnison et les équipages des bateaux de guerre puissamment armés ne faisaient pas mystère de leur faveur pour le neveu de Napoléon Ier quels que fussent les sentiments et les velléités des uns et des autres.
Le 6 décembre, l’état de siège fut proclamé à Toulon et dans le Var par le préfet Pastoureau, tandis que le général de Brigade Le Vaillant avait reçu l’ordre de faire fermer tous les foyers d’agitation comme les cercles, les cabarets et autres regroupements hostiles au coup d’État. Le mouvement d’opposition fut gagné de vitesse et aux membres du Comité seynois précités s’ajouteront d’autres arrestations comme celles de Louis Bonnacorsi, cabaretier à La Seyne ; Coste Prosper, scieur de long ; Décugis Joseph, calfat ; Daniel Auguste, charpentier ; Ettore Pierre, charpentier ; Giraud Pierre, potier ; Desgranges, maître coupeur de pierres ; Carvin Auguste, horloger,… Ce dernier avait été l’animateur depuis 1848 d’une association sise cours Louis Blanc qui se transforma en comité électoral démocratique, en fait socialiste, dont 127 personnes faisaient partie. Carvin, Conseiller municipal particulièrement exalté, fut considéré par la police comme le plus dangereux des républicains Seynois parce qu’ayant affirmé le premier son attachement aux doctrines socialistes. Il semble bien d’après des enquêtes locales qu’il fut dénoncé par un triste individu du nom de Blain, menuisier à La Seyne.
Des quatorze premières arrestations mentionnées dans les rapports de police, Carvin fut déporté en Afrique du Nord ainsi que Cyrus Hugues, originaire de Tourves et qui deviendra maire de La Seyne en 1872. Ces événements furent suivis de l’interdiction des cercles, des chambrées et autres groupements jugés séditieux par le Pouvoir. Ainsi s’acheva la tentative des Républicains Seynois de faire échec au coup d’État (Marius Autran, tome 3).

(cl. H. Ribot)
–1867 – 6 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vendredi, St Nicolas – Le mauvais temps continue. Hier soir à 10 heures, c’était la tempête (qui) a duré toute la nuit. Ce matin, le vent est devenu plus maniable. Tout de même, il souffle toujours et bien fort. L’après-midi, il continue de même et vers le soir il se refroidit considérablement. Aujourd’hui, l’Ecole Communale dirigée par M. Soleillet Joseph a fêté la saint Nicolas en allant à la messe dite à cette intention. L’après dîner, une collation a réuni tous les enfants, et après la collation, les jeux ont commencé.
–1869 – 6 décembre :
1. INAUGURATION DU TRONÇON FERROVIAIRE MONACO-MENTON – Le 6 décembre 1869, franchissant 3 viaducs et 2 tunnels, le tronçon Monaco-Menton, est inauguré. Notons qu’en 1869, il faut 23 heures 05 pour relier Paris à Nice (Charles Amic, 1998, La Côte d’Azur au temps du tourisme d’hiver).
2. AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Lundi, Ste Victoire – Le vent d’est a soufflé à tempête pendant cette nuit et ce matin, il persiste. Heureusement qu’il n’est pas froid. Le thermomètre marquait 10° centigrades ; le baromètre était à beau temps. La pluie a cessé. C’est aujourd’hui la st Nicolas, fête des enfants de l’école qui n’ont pas bien beau temps, mais ce qui leur fait surtout plaisir, c’est la collation c’est le goûter qu’ils mangent cette après-midi et surtout les vacances dont ils profitent. Le vent continue toute la journée, sans pluie. A dix heures du soir il a la même force et la même direction.
–1882 – 6 décembre : Disparition de Louis Blanc, écrivain et homme politique. De nombreuses voies et places portent son nom.

(coll. H. Ribot)
-1893 – 6 décembre : MISE EN VENTE DE TAMARIS ? Le conseil municipal de Toulon adopte à l’unanimité un vœu le 6 décembre 1893 à l’attention du gouvernement en ces termes : « le danger que pourrait présenter pour la défense de la place et pour les intérêts nationaux, l’achat de Tamaris et de ses dépendances par une société anglaise en cas de guerre avec la Grande-Bretagne » (Le Progrès de la Côte d’Or le 8 décembre 1893).

–1904 – 6 décembre : QUERELLE DE CLOCHERS POUR MATCH DE RUGBY MUSCLÉ – Le Midi des 5 et 6 décembre 1904 rapporte que le match de rugby opposant l’Etoile Sportive Toulonnaise (E.S.T.) à l’Union Sportive Seynoise (U.S.S.), et gagné 7 à 3 par cette dernière, a été émaillé de brutalités du côté seynois à la suite d’une erreur de l’arbitre qui s’était trompé dans le décompte des points ! On pourrait penser qu’il s’agissait d’une poussée de campanilisme (querelle de clochers !), mais le même journal dans son numéro du 18 janvier 1905, lors du match revanche, nous apprend que les joueurs de l’E.S.T., pour la plupart des militaires, ont été « reconduits au débarcadère par une cinquantaine de jeunes gens criant, sifflant, hurlant, chantant l’Internationale et faisant pleuvoir sur eux une grêle de pierres » (Jean-Pierre Gauguin, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, 2012.).
–1914 – 6 décembre : CORRESPONDANCE DE GUERRE – « LE MIROIR » –
1. LES MEILLEURS TIREURS ALLEMANDS ONT POUR MISSION DE FAIRE FEU SUR NOS OFFICIERS. A la Une du Miroir n° 54, du dimanche 6 décembre 1914 : photographie représentant “Un lieutenant allemand tué dans l’arbre d’où il tirait sur nos officiers” assortie du commentaire suivant : “ Les meilleurs tireurs allemands ont pour mission de faire feu sur nos officiers. Celui-ci, atteint par un éclat d’obus, est resté sur son perchoir, tragique épouvantail qui n’effraie pas les corbeaux.”
2. AJOURNEMENT D’UNE CONFERENCE INTERNATIONALE SOCIALISTE – Dans le même numéro, le lecteur apprend que « La conférence que les socialistes des pays neutres avaient décidé de tenir à Copenhague le 6 décembre, pour y envisager les possibilités de la paix, a été ajournée comme inopportune ».
3. SECTEUR D’YPRES – Du 6 décembre 1914 au 6 mars 1915, la 17e division d’infanterie occupe un nouveau secteur vers la voie ferrée d’Ypres à Roulers, et le bois du Polygone (inclus). C’est là que, du 14 au 17 décembre, elle participera à des attaques françaises sur la ferme Verbeek et sur le bois du Polygone. Le 24 décembre, elle attaquera vers Broodseinde. Le 25 janvier 1915, elle supportera l’attaque allemande vers Broodseinde. Ce ne sera que du 6 au 25 mars 1915, qu’elle sera retirée du front pour prendre un repos mérité vers Herzeele (Ministère des Armées, État-Major de l’Armée de Terre, Service Historique, Inventaire sommaire des archives de la Guerre 1914-1918, Imprimerie « LA RENAISSANCE » — TROYES – Dépôt légal : 4e trimestre 1969 — N° 19.982).
–1919 – 6 décembre : DES NOUVELLES DE LA BRIGADE CYCLISTE DE LA POLICE – M. Saint-Martin, du commissariat de police de Saint-Mandrier, est muté dans la brigade cycliste de La Seyne, il aura pour successeur M. Orner faisant partie de la même brigade (Gisèle Argensse, 1989, p. 162).
–1924 – 6 décembre : LE « BEARN », PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – Initialement, le porte-avions Béarn devait être mis sur rade en août 1925 et la présentation aux essais officiels était prévue le 4 août 1925. Les nombreux et nouveaux problèmes à résoudre entraînant de longs pourparlers avec les constructeurs, le 6 décembre 1924 la date de présentation aux essais est repoussée à février 1926 (Jean Moulin , Lucien Morareau, Claude Picard, 2001).
–1940 – 6 décembre :
1. LA RELIGION A L’ECOLE : Le ministre de l’Education nationale, Jacques Chevallier, publie une déclaration sur les devoirs envers Dieu dont il devra dorénavant être parlé à l’école primaire (André Rossel, 1985).
Le Figaro, vendredi 6 décembre : M. Ripert, ministre de l’Instruction publique, vient d’en donner une nouvelle preuve en établissant les programmes de morale et d’instruction publique qui seront désormais enseignés dans les écoles primaires élémentaires et dans les écoles primaires supérieures. Le ministre a d’ailleurs pris soin de préciser lui-même sa pensée en indiquant qu’il s’agit de grouper les notions de la morale autour de la nouvelle devise de l’Etat français : Travail, Famille, Patrie. Les maîtres devront remettre en honneur les sentiments et les idées dont la disparition, ou même le simple affaiblissement dans les esprits et dans les cours, est dangereux pour l’État ou pour la Patrie. C’est ainsi que les programmes de morale comportent désormais des entretiens familiers et des lectures sur les principaux devoirs envers nous-mêmes et envers nos semblables, qu’ils insistent sur la conscience professionnelle et l’amour du travail bien fait, et qu’enfin, consacrant une place aux sanctions morales, ils restaurent expressément les notions des devoirs envers Dieu.
Les éléments d’instruction civique ont été simplifiés. Les maîtres auront à insister, dans leurs leçons, sur le fondement historique et le fondement moral de l’idée de nation. Ils feront enfin une large place aux devoirs envers l’État, à la fidélité à son chef et à ses droits, au dévouement nécessaire à l’intérêt public, et ils mettront en relief l’amour dû à la patrie, à la petite et à la grande.
Ce programme de morale et d’instruction publique entrera en vigueur le 1er janvier prochain (Le Figaro, vendredi 6 décembre).
2. MONDE ARABE ET ALLEMAGNE ONT UN MÊME ENNEMI MORTEL : LE JUIF – Le Matin, vendredi 6 décembre : Berlin, 5 décembre. —
L’Angleterre, qui constate que les sympathies du monde arabe se tournent de plus en plus vers les puissances de l’Axe, a essayé de diffuser parmi les populations arabes des nouvelles fantaisistes d’après lesquelles les puissances de l’Axe auraient l’intention de conquérir et d’occuper les pays arabes.
Pour mettre fin à cette légende et combattre les affirmations fantaisistes de la propagande anglaise, le gouvernement du Reich a diffusé par radio, en langue arabe, une déclaration qui précise l’attitude de l’Allemagne.
L’Allemagne, y est-il dit, était toujours animée de sentiments amicaux envers les Arabes. Elle désire que les Arabes soient heureux et prospèrent, en occupant parmi les peuples le rang qui correspond à leur importance historique et naturelle. L’Allemagne a toujours suivi avec intérêt la lutte des pays arabes pour leur indépendance. Les pays arabes peuvent aussi compter à l’avenir sur la sympathie de l’Allemagne. Cette déclaration est faite en plein accord avec l’Italie alliée. Dans les milieux allemands, on attire l’attention sur le fait que les luttes d’Ibn Séoud, pour son indépendance et la création d’un État arabe indépendant, ainsi que les luttes des Arabes de Transjordanie et d’Irak contre l’Angleterre ont toujours été suivies en Allemagne avec la plus grande sympathie.
Enfin, les Arabes et les Allemands ont un même ennemi mortel : le juif (Le Matin, vendredi 6 décembre).
–1941 – 6 décembre :
1. NOUVELLES DES FNFL ET DE LA GUERRE DES CONVOIS – L’aviso-dragueur « Commandant Duboc » part de Belfast le 6 décembre à 17 h 00 en convoi pour Bristol. Arrivé le 9 décembre à 12 h 00 à Bristol, il entre en réparation. Enfin ! Les travaux prévus comportent, outre les réparations, l’installation d’un radar et de l’asdic (Allied Submarine Detection Investigation Commitee). Ils seront entrepris dès le 15 décembre et dureront environ trois mois.
2. NOUVELLES DES UNITES FIDELES A VICHY : De son côté, son sister-ship « La Boudeuse », escortant le convoi R 6 (5 bâtiments), arrive à Dakar le 6 décembre.
Le même jour, à 17 h, « L’Impétueuse » part de Toulon pour Port Vendres où elle arrive le 7 à 9 h et fait escale jusqu’au 13 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

(coll. H. Ribot)
3. NOUVELLES EN PROVENANCE DE L’ESCADRE JAPONAISE EN ROUTE POUR ATTAQUER PEARL HARBOR : L’amiral, Nagumo craint plus que jamais d’être découvert. Sa flotte, destinée à attaquer la base américaine de Pearl Harbor, se trouve en effet dans une situation extrêmement délicate. S’il est aperçu par l’ennemi avant le 6 décembre, il doit opérer un demi-tour et regagner le Japon. S’il est vu dans la journée du 6, il devra prendre lui-même la décision d’effectuer quand même l’opération ou d’y renoncer. Ce ne sera qu’à partir du 7 qu’il a l’ordre d’attaquer quoi qu’il arrive. A l’aube du 6, on fait faire à nouveau le plein de combustible pour avoir les soutes aussi bien garnies que possible le jour de l’attaque. A la fin de la matinée, la tâche sera achevée et les cinq derniers pétroliers se retireront à leur tour, salués par les équipages. Entre-temps, l’amiral Yamamoto aura envoyé un dernier message d’encouragement : « Le moment est venu. Le sort de l’Empire est en jeu. » (Walter Lord, 7 décembre 1941). A 1 h 20 du matin, le 7 décembre, Tokyo retransmettra un dernier message de Honolulu à l’escadre chargée d’attaquer Pearl Harbor : « 6 décembre (heure locale). Navires à l’ancre à Pearl Harbor : neuf cuirassés, trois croiseurs classe B, trois navires-bases d’hydravions, dix-sept contre-torpilleurs. Quatre croiseurs classe B et trois contre-torpilleurs entrent dans le port. Tous les porte-avions et croiseurs lourds ont quitté Pearl Harbor. Aucune indication de changements du dispositif de la flotte américaine ou de quoi que ce soit d’anormal. ». (Walter Lord, 7 décembre 1941 : Pearl Harbor, « Les grandes heures de l’histoire », Cercle européen du livre, 1966, 320 p. Robert Laffont 1958 pour le texte français).
–1942 – 6 décembre : VICHY CEDE UN CARGO AUX ITALO-ALLEMANDS – Après l’armistice, le cargo de 2 088 tjb « Thésée » construit en 1921 et appartenant à la Société Navale Caennaise, a intégré la flotte marchande de l’Etat français. A la suite du sabordage de Toulon et des accords Laval / Kaufmann, il est cédé aux Allemands le 6 décembre 1942 et devient l’italien « Pinerolo ». A l’armistice italien de septembre 1943 il sera sabordé à Bagnoli, baie de Naples (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).

(Eisenhower_and_Koenig_in_Paris,_1944. D.R.)
–1943 – 6 décembre : ORDRE EST DONNÉ AU GENERAL EISENHOWER DE PREPARER UN DEBARQUEMENT DANS LE MIDI DE LA FRANCE – Le comité des chefs d’Etats-majors alliés donne l’ordre au général Eisenhower, commandant en chef pour la Méditerranée, de se préparer à exécuter l’opération Anvil (débarquement dans le Midi de la France) pour aider Overlord (débarquement de Normandie). Création de Force 165, EM d’Anvil à Alger (Masson, Muracciole, Villardi de Montlaur).
–1944 – 6 décembre : Notre Marine en Méditerranée – L’aviso-dragueur « Commandant Duboc » a quitté Port-Saïd le 13 novembre où il était immobilisé depuis le 9 juillet pour travaux. A cette occasion, l’aérien de son radar RDF est passé du roof milieu au toit de la passerelle. Le bâtiment regagne la métropole libérée, ralliant Toulon le 6 décembre. Le 6 décembre, son sister-ship « La Boudeuse », en essais à Toulon, est abordé sur son avant par un chaland type péniche du Rhône n° 309 T Mora (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.).
–1946 – 6 décembre : AUCUNE CHANCE DE RETROUVER LE SOUS-MARIN 2326 – Comme nous l’avons écrit précédemment, le sous-marin 2326 a disparu accidentellement lors de la campagne d’essais au S-E du Cap Cépet (éphémérides du 5 décembre). Le 6 décembre 1946 deux appareils de la Base aéronautique navale du Palyvestre patrouillent sans aucun résultat pendant deux heures. Toute la journée, des recherches sont menées. Rendues difficiles par la violente tempête de Nord-Ouest qui se levait dans la journée du 6 décembre, elles furent néanmoins poursuivies jusqu’au 8 décembre, malheureusement en vain. Le 7 décembre 1946, l’U-2326 sera considéré comme perdu avec ses 19 membres à bord. L’épave de l’U-2326 ne sera jamais repérée. L’hypothèse de l’abordage ou de tout autre événement extérieur ayant été exclue, les causes les plus vraisemblables de l’accident sont à rechercher parmi les suivantes : une erreur de manœuvre qui aurait conduit le sous-marin au-delà de la limite d’immersion de destruction, ou bien une défaillance matérielle qui aurait laissé le sous-marin désemparé, sans possibilités de manœuvrer, et l’aurait ainsi amené au-delà de l’immersion de destruction. Le naufrage du 2326 reste un mystère, néanmoins il pourrait s’agir d’un défaut de fabrication ou plus probablement d’une méconnaissance des capacités du navire. N’ayant aucune instruction précise au sujet des sous-marins de type XXIII, il est possible que l’équipage ait plongé trop profond. Une pression excessive aurait alors engendré une rupture partielle ou totale de la coque. Le sous-marin 2326 n’a pas eu le temps de recevoir le nom de commandant français de sous-marins disparus. En premier projet, l’U-2326 aurait dû s’appeler « Lavallée ».

–1953 – 6 décembre : LA PRESSE EN FOLIE – A l’occasion du 400e anniversaire de la mort de François Rabelais, une interview exclusive du grand écrivain (Allobroges, 6.12.53)
-1972 – 6 décembre : Grippé, le Chef de l’Etat, Georges Pompidou, écourte sa participation à la traditionnelle fête de l’Arbre de Noël de l’Elysée. C’est le premier des principaux accidents de santé dont a été victime le Président de la République (P.V. du 3 avril 1974).
–1985 – 6 décembre : Le Plan d’Occupation des Sols provoque une crise au sein du Conseil municipal de Saint-Mandrier. Lors de la réunion du vendredi 6 décembre, le ton est monté, l’enjeu était d’importance : quel sera le visage du Saint-Mandrier de demain ? Le Maire n’a pu convaincre une majorité d’élus sur sa décision d’arrêt de l’étude du P.O.S. pour permettre au dossier de suivre sans retard la voie normale en vue de son adoption. Il a été désavoué par une forte majorité : 18 voix contre, 7 pour et 1 abstention. Ce vote négatif est un événement à Saint-Mandrier où la population semble vouloir affirmer sa volonté d’être maîtresse de l’avenir urbain de la commune. A preuve la pétition montrant l’opposition d’un grand nombre de mandréens à l’aménagement des terrains de Cavalas (propriété Cadière, toujours en attente). Un Comité d’Intérêt Local Cavalas-Corniche d’Or se crée lors de cette pétition de septembre 1985 qui va recueillir 500 signatures de mandréens et mandréennes, pour la plupart étrangers à ce quartier, s’opposant à la création d’une Zone d’Aménagement Concerté prévue dans le P.O.S. « Pétition dont le contenu reste la base des actions à venir du C.I.L., à savoir : la conservation de l’aspect rural du site par la conservation de la densité actuelle de constructions dans le respect de tous y compris les propriétaires des terrains restant à bâtir. « Le Maire s’est incliné devant le résultat du vote regrettant une perte de temps qui ne peut que retarder pour la population, une information qu’il était dans ses intentions de lui fournir. » (Gisèle Argensse, 2000, p. 121-132)
–1989 – 6 décembre : TUERIE A L’ECOLE POLYTECHNIQUE DE MONTREAL. Dans son rapport d’inspection sur le SPCUM, le juge Albert Malouf consacre un chapitre à l’intervention policière survenue de la soirée du 6 décembre 1989.
« L’une de ces lacunes est que les policiers s’étaient conditionnés à répondre à un appel de prise d’otages et suivaient la directive de ne faire aucune intervention pour libérer l’otage ou les otages sans autorisation préalable du commandant de l’opération. La directive 620-18 mentionne toutefois que dans des circonstances exceptionnelles les policiers peuvent prendre l’initiative d’une intervention sans y avoir été autorisés par le commandant de l’opération. Monsieur Germain note dans son diagnostic des lacunes de l’intervention policière que cette partie de la directive n’a pas été retenue. »
« En réalité, certains des premiers intervenants présents sur le terrain – comme le Directeur de la Région nord et quelques patrouilleurs – ont entendu des coups de feu et ont reconnu que cette prise d’otage – si c’en était une – prenait une tournure exceptionnelle qui réclamait une intervention immédiate. Malheureusement, les officiers du District 31 qui ont pris le commandement de l’opération n’ont pas pris note de la dimension exceptionnelle de l’événement qui permettait un écart par rapport à la directive 620-18. »
Le juge Malouf critique aussi le rapport de rétroaction du directeur du District 31, Jacques Lessard. « Le rapport de rétroaction évite difficilement de présenter une description qui amoindrit les carences de l’opération », écrit-il. Ainsi la chronologie présentée dans le rapport « raccourcit les délais d’intervention », « omet de mentionner des faits importants » et « présente des événements qui n’ont pas été notés par aucune des autres personnes qui se sont penchées sur cette tragédie ».
Liste des victimes :
Geneviève Bergeron (née en 1968), étudiante en génie civil.
Hélène Colgan (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Nathalie Croteau (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Barbara Daigneault (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Anne-Marie Edward (née en 1968), étudiante en génie chimique.
Maud Haviernick (née en 1960), étudiante en génie des matériaux.
Barbara Klucznik-Widajewicz (née en 1958), étudiante infirmière.
Maryse Laganière (née en 1964), employée au département des finances.
Maryse Leclair (née en 1966), étudiante en génie des matériaux.
Anne-Marie Lemay (née en 1967), étudiante en génie mécanique.
Sonia Pelletier (née en 1961), étudiante en génie mécanique.
Michèle Richard (née en 1968), étudiante en génie des matériaux.
Annie St-Arneault (née en 1966), étudiante en génie mécanique.
Annie Turcotte (née en 1969), étudiante en génie des matériaux.
Au moins quatre personnes se sont suicidées à la suite de cet événement
(Suzanne Colpron, « Un an après le suicide de leur fils, diplômé de Poly, les parents s’enlèvent la vie », La Presse, 18 juillet 1991, A3).
–1998 – 6 décembre :
1. ELECTION DE HUGO CHAVEZ A LA PRESIDENCE VENEZUELIENNE.
2. DISPARITION DE CESAR BALDACINI, DIT CESAR, sculpteur, membre des Nouveaux réalistes Nouveaux réalistes et créateur du trophée en bronze de la cérémonie des Césars du cinéma français.
–2000 – 6 décembre : MONUMENTS HISTORIQUES – OLLIOULES, MAISON DU N° 20, RUE GAMBETTA – Par arrêté du 6 décembre 2000, sont classées les parties suivantes de la maison : le couloir, la cour intérieure, la cage d’escalier, les galeries (cad. AP 430). Rappelons que la maison du 20 rue Gambetta et 77 rue Marcellin Berthelot (cad. AP 430) a été inscrite en totalité par arrêté du 16 décembre 1998.
–2005 – 6 décembre : PROJET DE LOI RELATIF A LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET PORTANT DISPOSITIONS DIVERSES RELATIVES A LA SECURITE ET AUX CONTROLES FRONTALIERS, Rapport no 117 (2005-2006) de M. Jean-Patrick Courtois, fait au nom de la commission des lois, déposé le 6 décembre 2005. Au chapitre 2, on relève qu’en 2004, 150 enquêtes ont été ouvertes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, dont 53 ont débouché sur l’ouverture d’une information judiciaire.
–2016 – 6 décembre : METEO DE SANARY – A 6h 40, la situation météorologique de Sanary était la suivante :
Température minimale : 8°. Maximale : 17°. Eclaircies. Indice UV 2. Evolution dans la journée : 7 h à 10 h : nuages et soleil ; 9° à 13 ° ; vent de 5 à 10 km/h. (14° sur ma terrasse à 7 h).
–2017 – 6 décembre : METEO DE SANARY – Journée ensoleillée dans l’ensemble. Température maximale : 13°. On relève 6° à 7 h. On attend 9° vers minuit prochain. Précipitations : 0%. Humidité : 69 %. Vent : 8 km/h
–2018 – 6 décembre : METEO DE SANARY – La journée devrait être ensoleillée avec des températures variant de 11° à 7h à 12° à 19h avec un maximum de 17° à la mi-journée. Le vent atteindra les 25 km/h jusqu’à 16 h avec des rafales à 45 km/h. Lever de soleil : 7h 53. Coucher : 17h 01.
–2019 – 6 décembre : MÉTÉO DE SANARY : Journée ensoleillée jusqu’en début d’après-midi, puis soleil voilé jusqu’à la nuit. Vent d’est passant progressivement au nord-ouest qui ne devrait pas dépasser les 5 à 10 km/h. Les températures demeurent relativement douces : 10° pour les minimales, 15° pour les maximales. Le soleil se lèvera à 7h 53 et se couchera à 17h 01.
–2020 – 6 décembre : MÉTÉO DE SANARY : Des Hauts de France à la Méditerranée, les éclaircies sont plus ou moins larges après dissipation des quelques grisailles en vallée du Rhône. Le vent d’ouest est soutenu sur le golfe du Lion mais ne devrait pas dépasser 30 km/h à Sanary avec des rafales à 50 km/h à partir de midi tandis qu’il s’infléchira au nord-ouest. Les minimales sont comprises entre 6 à 9 degrés en Corse mais atteignent 3° à Sanary. Les maximales ne dépassent pas 10 à 14 degrés proche des côtes (9° à Sanary).
–2021 – 6 décembre : A LA « UNE » DE VAR-MATIN ;
1 – Un diamant noir éternel – La truffe suscite toujours autant de convoitises. Les producteurs varois demandent une appellation.
- – Sainte-Baume : il y a 70 ans, le crash d’un avion américain.
- Ouest-Var ; : le marché de l’immobilier s’affole.
- Nice : la maison de l’horreur et ses chats morts.
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE ;

(Solliès-Toucas, restanques. Cl. H. Ribot)
Edouard Baratier – Histoire de Marseille, Toulouse, Privat, 1973.
Bellaud de la Bellaudière – Obros et rimos prouvensalos de Loys de la Bellaudiero, gentilhomme Prouvensau, Marseille, 1595.
Mgr de Belsunce – L’antiquité de l’Eglise de Marseille et la succession de ses évêques, Marseille, 1747-1751, 3 in-4°.
F. Benoît, V.-L. Bourrily, E. Duprat, Bruno-Durand, J. De Duranti La Calade, E. Isnard, P. Masson, G. Rambert, H. Vieil – Monographies communales, Marseille, Aix, Arles, t. XIV de Les Bouches-du-Rhône. Encyclopédie départementale, publ. sous la direction de P. Masson, Marseille, 1935.
F.Benoît, P.-A. Février, J. Formijé, H. Rolland, J. Hubert – Villes épiscopales de Provence, Aix, Arles, Fréjus, Marseille et Riez, de l’époque gallo-romaine au Moyen-âge, Paris, Klincksiecvk, 1954, 47 p.
Régis Bertrand – Les compagnies de pénitents de Marseille, La Thune, Marseille, 1997, 160 p.
André Bouyala d’Arnaud – Evocation du Vieux Marseille 1599 – 1949. Marseille, 1969, 446 p.
(A suivre).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (398e livraison) –

–1867 – 6 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Vendredi, St Nicolas – Le mauvais temps continue. Hier soir à 10 heures, c’était la tempête (qui) a duré toute la nuit. Ce matin, le vent est devenu plus maniable. Tout de même, il souffle toujours et bien fort. L’après-midi, il continue de même et vers le soir il se refroidit considérablement. Aujourd’hui, l’Ecole Communale dirigée par M. Soleillet Joseph a fêté la saint Nicolas en allant à la messe dite à cette intention. L’après dîner, une collation a réuni tous les enfants, et après la collation, les jeux ont commencé.
–1869 – 6 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – Lundi, Ste Victoire – Le vent d’est a soufflé à tempête pendant cette nuit et ce matin, il persiste. Heureusement qu’il n’est pas froid. Le thermomètre marquait 10° centigrades ; le baromètre était à beau temps. La pluie a cessé. C’est aujourd’hui la st Nicolas, fête des enfants de l’école qui n’ont pas bien beau temps, mais ce qui leur fait surtout plaisir, c’est la collation c’est le goûter qu’ils mangent cette après-midi et surtout les vacances dont ils profitent. Le vent continue toute la journée, sans pluie. A dix heures du soir il a la même force et la même direction.
LE TERROIR MARSEILLAIS (598e livraison) : Industries artistiques (suite) :

(coll. H. Ribot)
Dans le vieux Marseille, et en particulier au quartier Saint-Laurent, on rencontre un grand nombre d’ouvrages de Au XVIIIe siècle, l’essor de l’industrie fut particulièrement vif à Marseille : la franchise du port, établie en 1669, confirmée en 1703, eut pour effet de favoriser le développement des industries qui trouvaient dans le commerce extérieur leur aliment et leur débouché. Tout ne FT pas bénéfice, certes, avec le régime de protection et de règlementation à outrance qu’appliquèrent rigoureusement les successeurs de Colbert, surtout dans la première moitié du XVIIIe siècle. La franchise du port mettait Marseille en dehors du royaume, mais on ne la considérait pas comme tout à fait étrangère. Appliquer aux industries marseillaises le régime prévu pour les industries étrangères, cela se rait revenu à les mettre hors d’état de lutter contre ces dernières et les condamner à la ruine ; d’autre part, les traiter comme les industries du royaume, aurait été leur donner sur celles-ci des avantages et une situation privilégiée qui auraient paru insupportable. On établit donc une sorte de régime mixte, sorte de cote mal taillée qui ne donna pas satisfaction aux Marseillais sans pour autant être trop défavorable aux industries marseillaises.
En réalité, il y avait plutôt solidarité entre Marseille et le reste de la province ; beaucoup d’industries de l’intérieur , et des plus importantes, les tanneries, , les papeteries, la céramique, écoulaient leurs produits par Marseille ou recevaient par elle leurs matières premières. La province était, pour beaucoup de produits marseillais, un débouché important et elle fournissait elle-même des aliments aux industries marseillaises. (à suivre).
LA SEYNE-SUR-MER (48e livraison) :
–1812 – 6 décembre :

(cl. H. Ribot)
1. PROJETS D’AMENAGEMENTS MILITAIRES DE LA PRESQU’ÎLE DE CEPET : L’importance de la position occupée par la presqu’île de Cépet avait été tellement sentie par Bonaparte qu’il avait ordonné, après 1793, la construction de la batterie de la Caraque, en la disposant pour recevoir 100 bouches à feu. Les études furent commencées, puis suspendues, et reprises en 1812. A cet effet, le ministre de la Guerre prescrivit le 6 décembre 1812 d’expertiser les 135663 m² de terrain nécessaires pour construire cette batterie qui furent évalués à la somme globale de 8863 francs (Gisèle Argensse, 1989, p. 44).
2. CORSAIRES SEYNOIS – Une lettre de Marque n°1330 renouvelle la commission du corsaire L’Ecureuil, du port de La Seyne, en cours d’armement ; armateur J.-B. Simon (Louis Baudoin, 1965). Le corsaire “l’Ecureuil arraisonne un chébec puis une grosse barque, “le Joseph”, tous deux Espagnols.
–1851 – 6 décembre : PROJET D’OCCUPATION DE L’HOTEL DE VILLE DE LA SEYNE ET DE RASSEMBLEMENT POPULAIRE – Au moment du coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte, un Comité fut constitué à La Seyne qui comptait d’excellents citoyens comme Joseph Rousset, Jacques Laurent, Sauveur Peter, François Bernard, Cyrus Hugues, Célestin Tisot, Laurent Laville. Ce ne fut que dans la nuit du 6 décembre qu’un projet d’occupation de l’hôtel de ville et d’un rassemblement populaire fut décidé, lequel rejoindrait celui de Toulon pour envisager avec d’autres insurgés une marche sur Draguignan afin d’investir la préfecture. Toutefois avant d’engager cette action d’envergure, le Comité sous la conduite de Laurent Laville, premier adjoint, se rendit auprès du Maire en fonction Jean-Louis Berny pour l’inciter à prendre position contre la dictature qui s’annonçait. Mais ce dernier refusa de se laisser fléchir avant de connaître les réactions d’autres localités importantes de la région, à commencer par Toulon dont la garnison et les équipages des bateaux de guerre puissamment armés ne faisaient pas mystère de leur faveur pour le neveu de Napoléon Ier quels que fussent les sentiments et les velléités des uns et des autres.
Le 6 décembre, l’état de siège fut proclamé à Toulon et dans le Var par le préfet Pastoureau, tandis que le général de Brigade Le Vaillant avait reçu l’ordre de faire fermer tous les foyers d’agitation comme les cercles, les cabarets et autres regroupements hostiles au coup d’État. Le mouvement d’opposition fut gagné de vitesse et aux membres du Comité seynois précités s’ajouteront d’autres arrestations comme celles de Louis Bonnacorsi, cabaretier à La Seyne ; Coste Prosper, scieur de long ; Décugis Joseph, calfat ; Daniel Auguste, charpentier ; Ettore Pierre, charpentier ; Giraud Pierre, potier ; Desgranges, maître coupeur de pierres ; Carvin Auguste, horloger,… Ce dernier avait été l’animateur depuis 1848 d’une association sise cours Louis Blanc qui se transforma en comité électoral démocratique, en fait socialiste, dont 127 personnes faisaient partie. Carvin, Conseiller municipal particulièrement exalté, fut considéré par la police comme le plus dangereux des républicains Seynois parce qu’ayant affirmé le premier son attachement aux doctrines socialistes. Il semble bien d’après des enquêtes locales qu’il fut dénoncé par un triste individu du nom de Blain, menuisier à La Seyne.
Des quatorze premières arrestations mentionnées dans les rapports de police, Carvin fut déporté en Afrique du Nord ainsi que Cyrus Hugues, originaire de Tourves et qui deviendra maire de La Seyne en 1872. Ces événements furent suivis de l’interdiction des cercles, des chambrées et autres groupements jugés séditieux par le Pouvoir. Ainsi s’acheva la tentative des Républicains Seynois de faire échec au coup d’État (Marius Autran, tome 3).
OLLIOULES (62e livraison) :

–2000 – 6 décembre : MONUMENTS HISTORIQUES – OLLIOULES, MAISON DU N° 20, RUE GAMBETTA – Par arrêté du 6 décembre 2000, sont classées les parties suivantes de la maison : le couloir, la cour intérieure, la cage d’escalier, les galeries (cad. AP 430). Rappelons que la maison du 20 rue Gambetta et 77 rue Marcellin Berthelot (cad. AP 430) a été inscrite en totalité par arrêté du 16 décembre 1998.
TOULON (112e livraison). Mongin – « Toulon ancien et ses rues ». DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589
VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors
Rue Pasteur
Appelée dès sa création 2me du bourg des Prêcheurs (Archives communales, CC. 20), cette voie prenait dans les premières années du XVIIe siècle le nom du Dauphin (Archives communales, CC. 86) qui était celui d’un logis nouvellement ouvert dans le quartier (Archives communales, CC. 40). En 1644, les Filles de la Visitation ayant cédé aux Sœurs du Bon-Pasteur le couvent qu’elles avaient fondé dans cette rue vers 1630, la rue du Dauphin ne fut plus dénommée que rue du Bon-Pasteur. Dans les commencements, la maison du bon pasteur ne recevait que des filles pénitentes ; plus tard on est admis que les filles pauvres qui n’avaient pas assez de bien pour entrer dans les autres monastères (archives communales, BB. 29).
Vendu comme propriété nationale sous la Révolution, l’ancien monastère lut transformé en café- concert. En 1836 les P.P. Maristes l’achetèrent, en firent le siège de leur communauté à Toulon et y établirent une chapelle. Depuis 1880, cette chapelle est fermée au culte (écrit en 1902).
Appelée le 2 vendémiaire an III, rue Epaminondas (Archives communales modernes. Registre des délibérations en 3. Epaminondas fut un célèbre général de Thèbes, vainqueur des Lacédémoniens à Leuctres et à Matinée 411-362 av. J.-C.) ; le 4 vendémiaire an VII, rue Brutus (archives communales modernes – registre des délibérations an VII – Lucius Junius Brutus, principal auteur de la révolution qui expulsa les tarquins et institua la République à Rome ) ; le 4 prairial an XIII, rue Desaix (archives communales modernes. Registre des délibérations An XIII . Desaix, un des plus grands généraux de la Révolution française, fut tué à Marengo. 1768-1800) ; sous la Restauration rue du Bon-Pasteur, cette rue porte depuis le 28 février 1890, le nom de Pasteur (Pasteur Louis, savant chimiste français, 1822-1891). À suivre.
une courte blague POUR LA ROUTE :

Le musée des erreurs – « Etant donné que la terre mesure 40 millions de kilomètres de tour, le chemin parcouru par les moyens de transport parisiens (non compris le Métropolitain et le Nord-Sud) représentent donc presque quatre fois la circonférence de notre planète. » (La Presse, 6 juin 1927.)

L’hiver approche ! nous sommes le 6 décembre, sixième jour de l’Avent, il est 6 heures.
Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
Bon vendredi à Sanary ! et à demain pour fêter les Ambroise.

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