EPHEMERIDES DU SAMEDI 7 DECEMBRE 2024 13e année (n° 4620)
ILLUSTRATION : Non samedi à tous depuis la tour de Sanary.
FÊTES :
Le 7 décembre, nous fêtons les 6000 AMBROISE de France, patronyme et prénom confondus. C’est peu ! et pourtant, nous devons à AMBROISE, évêque de Milan et Père de l’Eglise décédé en 397, d’être à l’origine de la conversion du berbère saint Augustin au Christianisme, Bien évidemment patron de Milan, il est aussi celui des apiculteurs – le miel, mon délice ! – ; par voie de conséquence, il est invoqué pour la protection des animaux de la ferme et, surtout, des abeilles.
Au calendrier républicain, c’était le jour du CYPRES.
DICTON : Le dicton du jour est de saison, évidemment, mais il ne semble pas nous intéresser directement : « Quand saint AMBROISE voit neiger, de dix-huit jours de froid sommes en danger. » Ouvrez les fenêtres et regardez le ciel !
PENSEE : « qui vous a enseigné quelque chose de définitif dans votre vie ? Je ne sais jamais répondre car (à moins de ne pas dire « papa et maman ») à chaque tournant de mon existence quelqu’un m’a enseigné quelque chose. Ce pouvait être des personnes qui étaient à mes côtés ou certains défunts chers à mon cœur (…). En tout cas, il y eu des enseignements non livresques dont je peux dire qu’ils ont changé ma vie. Le premier a été mademoiselle Bellini, ma merveilleuse prof de sixième, (…) qui m’a enseigné qu’il ne fallait jamais présumer de mes forces. » (Umberto Eco, 2007).
ÉPHÉMÉRIDES.

–43 – 7 décembre : LE 7 DÉCEMBRE DE L’AN 43 AVANT JÉSUS-CHRIST, CICÉRON ÉTAIT ÉGORGÉ. – La scène atroce se déroula dans les jardins de la villa de Cicéron à Calète. C’est là qu’arrivèrent les assassins commandés par Herennius. Ils ne découvrirent pas tout d’abord leur victime qui, à leur approche, s’était hâtée de faire porter sa litière vers la mer. “ Ses cheveux en désordre et souillés, son visage altéré par les inquiétudes inspiraient tant de pitié que les soldats se couvrirent les yeux tandis que Herennius l’égorgeait. Il avait lui-même tendu la tête hors de la litière. Il était âgé de soixante-quatre ans. Herennius, d’après l’ordre d’Antoine, lui coupa la tête; il lui coupa aussi les mains, ces mains avec lesquelles il avait écrit les Philippiques… ”
C’était à la tombée du soir… il y a plus de deux mille ans (André Castelot, 1962).
–1260 – 7 décembre : Raimond Laugier de Mazaugues et les chartreux de Montrieux règlent le différend qui les oppose, au sujet de la possession d’une seizième partie de droit de pacage à Mazaugues ; les droits des chartreux à cette possession sont reconnus (Boyer R., 1980, p. 646. Acte 319, cartulaire de Montrieux (reconnaissance du droit de pacage à Mazaugues).

(coll. H. Ribot)
–1305 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Antrefocum de Ginhaco (acte notarié). Première mention d’Antrefort de Gignac – passage du territoire de Séon dans celui de Gignac.
–1444 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Font de las Monegas, 7 décembre 1444 (charte aux archives de Saint-Victor) dit Font des Mourgues ou la Bégude, 28 juin 1766 (registre aux archives de la Major). La Bégude – hameau au quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir. Première mention : Fons monachorum, 21 janvier 1246. Possession du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major).
–1461 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Pelenca, l’une des hauteurs du quartier qui environne Notre Dame-de-la-Garde vers l’est (acte aux archives de l’Evêché).

–1578 – 7 décembre : UNE DEUXIEME ENCEINTE POUR SIX-FOURS – Délibération du conseil de Six-Fours qui décide d’élever une seconde muraille fortifiée destinée à garantir de tout danger le nouveau faubourg et ses habitants et à renforcer la défense du chef-lieu de Six-Fours. Cette deuxième enceinte sera achevée en 1633. Elle comptait quatre portes : celles du Moulin, de Saint-Roch, de Toulon, du Miradou auxquelles s’ajustaient les anciennes issues de l’Horloge, de l’Auditoire et du Greffe appartenant au plus haut village ; toutes renforcées par des barbacanes. Cette extension du XVIe siècle fut nommé la « villa » qui englobait ainsi l’ancienne église romane du XIe siècle. Quant à la collégiale qui sera construite au début du XVIIe siècle, elle sera comprise dans les nouveaux remparts (Louis Baudoin, 1965, p. 95, sans références).

(cliché H. Ribot)
–1639 – 7 décembre -1653 – 23 mars: ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, cardinal, 14ème abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. 65ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 58ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. CARDINAL ALPHONSE-LOUIS DUPLESSIS DE RICHELIEU, 1639-1653. Bulles de provisions du 7 décembre 1639, mise en possession du 23 janvier 1640. Archevêque d’Aix, puis de Lyon. Mort le 23 mars 1653 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).
–1696 – 7 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Cap-Frisolet – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marguerite (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille).
–1710 – 7 décembre : Bénédiction du nouveau cimetière de Sanary – Depuis l’origine du bourg, le cimetière se trouve face au port, au sud de l’église, entre la porte cémétériale de celle-ci et la fontaine (aux IIIe et IVe siècles, une petite nécropole exhumée par D. Martina-Fieschi s’élevait à l’emplacement de la future église Saint-Nazaire). En 1710, pour des motifs essentiellement de salubrité publique, et après autorisation de l’évêque, on le transfére avec tous les ossements au nord du chemin aboutissant à l’église, qui prend alors le nom de rue Saint-Pierre (dans l’actuelle rue de la Prud’homie, à l’emplacement de la maison n° 2. Cette translation du cimetière avait été décidée par lors de la visite pastorale de l’évêque, le 24 Juin 1709). C’est le vicaire qui paie le prix des emplacements des maisons démolies pour installer le nouveau cimentière (Les hoirs de Moustier) ; la communauté n’ayant à sa charge que la construction du mur de clôture et le pavage du chemin, impraticable par temps de pluie, et le long duquel, on déposait des ordures (26 avril 1710). Sur l’espace désormais libre de l’ancien cimetière, actuelle place Michel Pacha, et jusqu’à la tour Saint-Nazaire, des arbres sont plantés pour « la commodité des habitants » (avril 1710). Monseigneur CHALUCET bénit le nouveau cimetière le 7 décembre 1710, en présence du curé INFERNET, de son secondaire, AUPHAN et de tout le conseil conduit par son Maire (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris à l’identique dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984, p. 161. Ce cimetière restera à cette place jusqu’en 1810, date à laquelle il sera déplacé près de la chapelle Saint-Roch).
–1770 – 7 décembre : DEMISSION DE TOUT LE PARLEMENT DE PARIS – La décision du roi Louis XV de faire enregistrer un Edit de discipline provoque la démission de tout le parlement de Paris.
–1778 – 7 décembre : UNE BORNE MILLIAIRE ROMAINE DECOUVERTE A BRIGNOLES – A une lieue de Brignoles en direction de Fréjus, borne milliaire de Probus : Almanach du Var, 1818, p. 201-202 ; – N. Noyon, 1838, p. 232 (signalée comme trouvée à une « grande demi-lieue de Cabasse ») ; – C.I.L., XII, 5472 et p. 858 ; – C.I.L., XVII, 2, 47 ; – M. Clerc, 1916, p. 519-520, n°11-11a ; – G. Aubert et alii, 1952-1959, n°29-32, p. 12, note 21 ; – I. König, 1970, n°47 ; – J. Gascou, 1995, p. 364-365, n°297. Cette borne, aujourd’hui conservée dans l’Eglise de Cabasse, proviendrait du territoire de Brignoles selon le docteur Gérard de Cotignac qui la signala à Séguier le 7 décembre 1778. L’inscription est datée de la 4e puissance tribunicienne et probablement du 3e consulat de Probus, soit l’année 279 après J.-C. : [I]mp(eratori) Caes(ari) M(arco) Aur(elio) P[robo] / p(io) f(elici), Invicto Aug(usto), p(ontifici) m(aximo), [Got(hico) m(aximo), / Ge]r(manico) m(aximo), trib(unicia) p(otestate) IIII c[o(n)s(uli) III ? / p(atri) p(atriae), proco(n)s(uli)]
–1789 – 7 décembre : ASSEMBLEE NATIONALE – LUNDI 7 DÉCEMBRE – L’Assemblée est toujours penchée sur l’organisation des provinces et des assemblées d’élection. Elle décrète que «tous les citoyens français qui auront rempli la condition de leur réception civique seront dispensés des autres conditions d’éligibilité (et, surtout, la contribution de 1 marc d’argent) lorsque, au premier tour du scrutin, ils réuniront les trois quarts des suffrages» (Agenda du Bicentenaire).

–1793 – 7 décembre : SIEGE DE TOULON – RAPPORT DU 7 DECEMBRE 1793 (AU MINISTRE DE LA GUERRE). « batterie des « sans-culotte » : les vaisseaux sont hors de portée; « batterie des « quatre-moulins » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; « batterie des « hommes-sans-peur » : l’ennemi a tiré beaucoup d’obus ; nous avons eu un homme tué ; « batterie des « jacobins » : un obus des ennemis nous a démonté une pièce. Nous avons eu deux mulets de tués ; « batterie des « sablettes » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; « fort bréguart : l’ennemi construit une nouvelle batterie au-delà de l’isthme (des Sablettes). Nous avons jeté plusieurs bombes et tiré plusieurs coups de canon sur les travailleurs ; « batterie de la « grande rade » : les vaisseaux sont hors de portée. Le Commandant en second de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil (Louis Baudoin, 1965, p. 362).

–1799 – 7 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE, 1798-1801 – « Au Caire, le général en chef Kléber au commodore Sydney Smith (amiral britannique), le 16 frimaire an VIII (7 décembre 1799) : en partant de France pour se rendre en Égypte, l’armée a été suivie d’un grand cortège d’hommes de lettres et artiste. Depuis 18 mois qu’ils séjournent dans ce pays, ils ont à peu près recueilli tout ce qui paraissait leur offrir quelque intérêt. Ils désirent en conséquence retourner dans leur patrie, mais ils voudraient entreprendre ce voyage d’autant avec sûreté. Comme l’Europe entière doit profiter des recherches infiniment intéressantes qu’ils ont faites dans ces contrées, je pense qu’ils doivent avoir des droits à la protection de toutes les nations, mais plus particulièrement de la vôtre qui s’est distinguée de tout temps par son amour pour les sciences et les arts. Je vous demande pour eux, Monsieur le général, un passeport au moyen duquel ils se rendront en France. » Note : Kléber dira de Sidney Smith qui dirige les pourparlers « que c’est un esprit chevaleresque qui n’a aucune haine contre un ennemi digne de lui : il parle français comme un Parisien et copie nos modes et nos manières ».
–1800 – 7 décembre : JOSEPH FAUCHET, PREFET DU VAR – Le citoyen Joseph Fauchet est Préfet du Var du 2 mars 1800 au 7 décembre 1805, avant d’être nommé dans la Gironde.
–1815 – 7 décembre : EXECUTION DU MARECHAL NEY, accusé de trahison pour s’être rallié à Napoléon.
–1817 – 7 décembre : STENDHAL – ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817, JOURNAL : 7 DECEMBRE 1816. – J’ADMIRE DE PLUS EN PLUS LE BARBIER. Un jeune compositeur français, qui m’a tout l’air d’être sans génie, était scandalisé de l’audace de Rossini. Toucher à un ouvrage de Paisiello ! Il m’a conté un trait d’insouciance. Le morceau le plus célèbre de l’auteur napolitain est la romance Je suis Lindor. Un chanteur espagnol, Garcia, je crois, a proposé à Rossini un air que les amants chantent sous les fenêtres de leurs maîtresses, en Espagne. Rossini, dont cela abrégeait la besogne, s’est empressé de le prendre ; rien de plus plat, c’est un portrait mis dans un tableau d’histoire.
Tout est pauvre au théâtre de Florence, habits, décorations, chanteurs : c’est comme dans une ville de France du troisième ordre. On n’y a de ballets que dans le carnaval. En général, Florence, située dans une vallée étroite, au milieu de montagnes pelées, a une réputation bien usurpée. J’aime cent fois mieux Bologne, même pour les tableaux ; d’ailleurs, Bologne a du caractère et de l’esprit. À Florence, il y a de belles livrées et de longues phrases.
Le caractère le plus rare dans un jeune Italien, est, ce me semble, celui de la famille Primrose : « … They had but one character, that of being all equally generous, credulous, simple and inoffensive. » Il faut l’habeas corpus pour fournir aux poètes de tels caractères. Ici, une créature simple et inoffensive serait bientôt détruite. En revanche, on est frappé, en entrant au théâtre de Florence, par la beauté et la noblesse des têtes d’hommes, par la beauté des fronts surtout.
La comtesse P*** me dit, en me montrant le jeune duc Mel*** : « Il ne vit que pour aimer le Beau idéal dans tous les genres ; mais, séduit par les formes, il suppose la perfection morale inséparable de la beauté. » J’ai soutenu la conversation, pendant trois heures, avec ce jeune duc qui a deux cent mille livres de rente, et vingt-deux ans, et il ne m’a pas fait comprendre qu’il était duc. On dira en France que j’exagère (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 , Journal).
–1851 – nuit du 6 au 7 décembre : DES EMEUTIERS PENETRENT DANS LE NOUVEAU COLLEGE DES MARISTES DE LA SEYNE, ET SE MONTRENT MENAÇANTS – Napoléon Bonaparte, Président de la République, fait son coup d’état qui est très mal pris dans le Var qui s’insurge. Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, des émeutiers pénètrent dans le nouveau collège des Maristes de La Seyne, et se montrent menaçants. Le Père Eymard, supérieur du Collège, fait lever tous les internes et organise avec les autres pères, une procession chantée avec flambeaux à l’intérieur des bâtiments (Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962). Médusés, les émeutiers se retirent sans toucher au collège (Louis Baudoin, 1965). Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, après le coup d’état du 2 décembre 1851 de Napoléon III, des manifestants s’introduisent dans le collège pour le saccager. Le Père Supérieur Pierre-Julien Eymard organise aussitôt une procession dans l’enceinte du collège, avec les autres frères et les pensionnaires présents : les manifestants n’insistent pas. Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).

(Sanary : la villa Radios)
–1867 – 7 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – samedi– sainte Fare – tant meilleur que ces journées passer, parce que le vent est presque nul la température est toujours très basse mais le soleil paraît et chauffe l’air qui est le soir redevient froid. D’ailleurs toujours même temps jusqu’à ce qu’il pleuve ou que le vent tourne à l’est. Nous avons un autre rapport de mer de la part d’un capitaine de bateau qui avait été bien content de s’être réfugié chez nous..
–1869 – 7 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – mardi, Saint-Nicolas – pendant toute la nuit passée, le vent a été le même avec la même force presque de la tempête, un vent qui n’est pas froid du tout puisque le thermomètre marquait le matin à 8 heures 15°. Le baromètre était au beau et même au-dessus. Tant que le vent sera nord-est sera fort comme il l’est il n’y aura pas de pluie. Depuis que nous avons essayé l’éclairage, il fait un temps terrible de sorte que la plupart des lanternes sont éteintes. On cherche le moyen pour empêcher ces inconvénients d’avoir lieu.
–1906 – 7 décembre :
1. LA PREMIERE FEMME AVOCATE EN FRANCE – Révolution à la cour : Jeanne Chauvin devient la première femme avocate en France à prêter serment.
2. TOUJOURS PAS D’ECLAIRAGE ELECTRIQUE A SAINT-MANDRIER et les installations attendent d’être utilisées (Gisèle Argensse, 1989, p. 82).
–1932 – 7 décembre : LE RENAUDOT A LOUIS-FERDINAND DESTOUCHES, DIT « CELINE » – Attribution du prix Renaudot à Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline, pour son roman « Voyage au bout de la nuit ».
–1933 – 7 décembre : LE GONCOURT A ANDRE MALRAUX – Pour faire bonne mesure, le prix Goncourt est attribué cette année à André Malraux.
–1936 – 7 décembre : MERMOZ DISPARAÎT A 35 ANS – L’hydravion Laté 300 baptisé « La Croix du Sud » décolle de Dakar en direction de Natal avec son équipage commandé par Mermoz : Pichodou, Ezan, Lavidallie et Cruveilher. A 10h 47, il disparaît dans l’Atlantique après avoir émis un dernier message : « Coupons moteur arrière droit ». Le 30 décembre, ces aviateurs auront droit à des funérailles nationales.
–1941 – 7 décembre :
1. NUIT ET BROUILLARD – Un décret ordonne la déportation de tous les ennemis ou opposants du Reich allemand vers les camps de concentration sous le nom de code de Nacht und Nebel (Nuit et brouillard).
2. LE JAPON ATTAQUE PEARL-HARBOR (Walter Lord).

Le cuiarssé West Virginia coulé à Pearl Harbor.
A la date du 5 décembre, nous avons évoqué les ultimes préparatifs de l’attaque préparée par les Japonais contre la base américaine de Pearl Harbor. La journée du 6 a été longue à passer. Comme nous l’avion dit, à la moindre alerte, la mission pouvait être annulé au tout dernier moment.
A 1 h 20 du matin, le 7 décembre, Tokyo retransmet un dernier message de Honolulu à l’escadre chargée d’attaquer Pearl Harbor : « 6 décembre (heure locale). Navires à l’ancre à Pearl Harbor : neuf cuirassés, trois croiseurs classe B, trois navires- bases d’hydravions, dix-sept contre-torpilleurs. Quatre croiseurs classe B et trois contre-torpilleurs entrent dans le port. Tous les porte-avions et croiseurs lourds ont quitté Pearl Harbor. Aucune indication de changements du dispositif de la flotte américaine ou de quoi que ce soit d’anormal. » L’absence des porte-avions provoque des lamentations à bord des navires japonais. Certains officiers se demandèrent même s’il ne convient pas dans ces conditions de renoncer à l’opération projetée. Mais l’amiral Nagumo estime qu’il n’est plus question à présent de faire machine arrière. On a l’assurance de trouver huit cuirassés dans le port, et il est temps de cesser de se préoccuper de porte-avions absents. Par une ultime et fiévreuse nuit de « paix », les navires, tous feux éteints, font route droit sur Oahu, dont les séparent maintenant moins de 400 milles.
Entre 7h 55 et 8h, un avion japonais passe à moins de 200 m du contre-amiral William Furlong qui arpente la passerelle d’un mouilleur de mines. Le bombardier vient de piquer sur la base des hydravions de l’île Ford. Le branle-bas de combat est donné suivi de l’”ordre de sortie de tous les bâtiments dans le port”. Les avions japonais se succèdent et touchent tour à tour l’”Utah”, le “Détroit” et le “Raleigh”. A ce moment, beaucoup de maris américains croient encore à une exercice d’alerte de leur flotte. Lorsqu’une torpille frappe l’”Helena” chacun est surpris par la violence du choc et par les éruptions de flamme et de fumée qui s’ensuivent. Les équipes d’incendie et de sauvetage sont appelées. Le long de l’allée des cuirassés – en fait l’axe de mouillage de ces bâtiments le long de la côte de l’île Ford, les hommes en sont encore à se demander comment des avions torpilleurs américains peuvent arriver d’une telle direction, portant en plus des cercles rouges à la place des étoiles. Les premiers morts tombant sur les ponts décillent les yeux des survivants.
A 8h, alors que la fanfare attaque l’hymne US, une première torpille passe au ras de l’arrière du cuirassé “Nevada”. D’autres avions suivent. Enfin, on crie : Attaque aérienne. Ceci n’est pas un exercice. Pendant que les hommes se ruent vers leur poste de combat, les Japonais développent leur attaque sur l’allée des cuirassés dont quatre sont rapidement atteints par les torpilles., tandis que les assaillants neutralisent systématiquement tous les points d’où pourrait venir une contre-attaque. C’est ainsi que des bombardiers détruisent au sol les appareils du terrain d’Hickam, parmi lesquels des forteresses volantes B17 désarmées dont les hangars flambent. Au cœur de l’île, la base de Wheeler, où se trouvent parqués les chasseurs de l’armée, est attaquée à son tour. Partout la lutte contre le feu s’organise. A Ewa, bombardant les hangars, mitraillant hommes et appareils, les “zéros” détruisent le terrain d’aviation des Marines. Malgré cela, quelques batteries antiaériennes commencent à ouvrir le feu. 29 des 353 appareils japonais participant à l’attaque seront abattus. A bord des cuirassés, la situation s’aggrave de minute en minute, mais les hommes gardent un rare sang-froid alors que les premiers incendies éclatent à bord. Tandis que l’eau envahit le “California”, le “West Virginia” s’enfonce et l’”Oklahoma” se retourne. Plus de 1000 hommes sont tués dans l’explosion de l’Arizona” qui est transformé en un énorme brûlot. Seuls à ne pas avoir été touchés par des torpilles, les cuirassés “Tennessee” et “Maryland” sont attaqués par les bombardiers en piqués. Le navire-cible “Utah” coule à son tour. Le passage des Japonais effectué, c’est le chaos sur l’île Ford où le grand hangar flambe et un grand nombre d’appareils ne sont plus que des carcasses calcinées.
A 8h 20, soit 20 mn après le début de l’attaque, des cuirassés américains, réputés invulnérables à un bombardement aérien, ne sont plus que d’immenses brasiers que les pompiers combattent avec des moyens de fortune. Ailleurs, les marines, rassemblés sur leur terrain de parade, attendent des ordres qui tardent à venir. C’est alors que dans le ciel de Pearl Harbor, on assiste à un premier combat aérien entre un chasseur Curtiss P40 et un appareil japonais qui est abattu. A Kaneohe, où sont parqués 30 hydravions Catalina, les japonais se déchaînent alors qu’une seule mitrailleuse a pu être mise en service contre eux.
A 8h 30, les avions japonais de la première vague s’éloignent, ayant accompli leur mission.
A 8h 40, les avions de la deuxième vague attaquent à leur tour. La rage de les abattre conduit les artilleurs de la DCA à prendre pour cibles des forteresses volantes US qui tentent de se poser sur le terrain d’Hickam où le bilan va s’avérer très lourd et où les hommes mitraillés joncheront le terrain. Malgré tout, les secours s’organisent tandis que le pétrolier “Neosho” parvient à faire mouvement au milieu des bombes et des épaves et à gagner un secteur épargné. Mieux, le cuirassé “Nevada”, sans remorqueur et son commandant encore à terre tente de gagner la pleine mer, assailli par une meute d’avions japonais. Touché, le cuirassé poursuit malgré tout sa route et se glisse dans le chenal de sortie avant de pivoter par l’arrière de s’échouer.
A 9h 30, les soutes à munitions du “Shaw” explosent tandis que les attaquants concentrent leur assaut contre le transport d’hydravions” Curtiss” mouillé de l’autre côté de l’île Ford. Les premiers blessés parviennent sur le navire hôpital ‘”Solace”. Officiers et marins en permission à terre essaient de regagner leur navire indemne qui tente malgré tout de s’échapper de la nasse. A terre, toujours à Hickam, l’urgence se porte sur les dépôts d’essence et les forteresses volantes B17. Rien n’y fait ; A Wheeler, Ewa, Bemllows, Kanhoe, les bombardiers en piqués achèvent de détruire au sol les avions américains. Pour désorganiser les secours, les japonais mitraillent les routes menant à Pearl Harbor et tuent ainsi des civils circulant en voiture.
A partir de 9h, la radio ne cesse de répéter que l’attaque de était réelle et les auditeurs retiendront de ces annonces qu’elles ont symbolisé le début de la guerre pour les USA.
Les derniers appareils japonais partis, le “Nevada” est dégagé du chenal dont il bloquait l’accès, le “West-Virginia” est abandonné, le “California” est évacué et semble perdu, des marins sont enfermés dans l’”Oklahoma” chaviré, 32 seulement seront sauvés.
A 13h 30, l’énorme flotte japonaise, mission accomplie, tourne sur elle-même et commence son voyage de retour vers le Japon.
Le président Roosevelt prononcera devant le Congrès un discours de six minutes dont l’essentiel sera dit dans la première phrase : “le 7 décembre 1941 demeurera à jamais le jour de l’infamie”.
Pour l’histoire, rappelons que cette attaque japonaise contre la flotte US du Pacifique a été mise au point après l’étude approfondie de l’attaque prononcée un an plus tôt (le 6 novembre 1940) par l’aviation britannique contre la flotte italienne dans le golfe de Tarente (d’après Walter Lord, Pearl Harbor).

–1946 – 7 décembre : TOUTE LA JOURNEE, DES RECHERCHES SONT MENEES POUR RETROUVER LA TRACE DU SOUS-MARIN 2326 PERDU AU LARGE DU CAP CEPET – Le 5 décembre, après 9 h 40, le sous-marin 2326 est perdu accidentellement lors de la campagne d’essais (erreur humaine ou défaillance technique), au S-E du Cap Cépet, 19 morts (Huwart Olivier – La disparition du 2326, Marines et forces navales n°79, Juin-Juillet 2002, p. 4)
[…] Rendues difficiles par la violente tempête de Nord-Ouest qui se levait dans la journée du 6 décembre, les recherches furent néanmoins poursuivies jusqu’au 8 décembre, malheureusement en vain. Participèrent à ces recherches les bâtiments suivant : le croiseur de 2e classe Montcalm, le contre-torpilleur Tigre, les destroyers d’escadre Hova, Le Marocain et Le Tunisien, les escorteurs Dragon et Légionnaire, les chasseurs 131, 132 et 134. On fit également appel aux hydravions de la base de Toulon – Saint-Mandrier – ainsi qu’aux avions de la quatrième région aérienne. Le 6 décembre 1946 deux appareils de la Base d’aéronautique navale du Palyvestre patrouillent sans aucun résultat pendant deux heures. Toute la journée, des recherches sont menées. Le 7 décembre 1946, l’U-2326 est considéré comme perdu avec ses 19 membres à bord. L’épave de l’U-2326 ne sera jamais repérée. L’hypothèse de l’abordage ou de tout autre événement extérieur ayant été exclue, les causes les plus vraisemblables de l’accident sont à rechercher parmi les suivantes : une erreur de manœuvre qui aurait conduit le sous-marin au-delà de la limite d’immersion de destruction, ou bien une défaillance matérielle qui aurait laissé le sous-marin désemparé, sans possibilités de manœuvrer, et l’aurait ainsi amené au-delà de l’immersion de destruction (Georges Kévorkian, 2005).
Le naufrage du 2326 reste un mystère, néanmoins il pourrait s’agir d’un défaut de fabrication ou plus probablement d’une méconnaissance des capacités du navire. N’ayant aucune instruction précise au sujet des sous-marins de type XXIII, il est possible que l’équipage ait plongé trop profond. Une pression excessive aurait alors engendré une rupture partielle ou totale de la coque. Le sous-marin 2326 n’a pas eu le temps de recevoir le nom de commandant français de sous-marins disparus. En premier projet, l’U-2326 aurait dû s’appeler « Lavallée » (Unterseeboot 2326).
–1947 – 7 décembre : TRISTAN BERNARD – Mort de l’écrivain et humoriste Tristan Bernard dont on écrivait qu’il était l’un des quatre mousquetaires de la Belle Epoque, avec Feydeau, Capus et Courteline. C’est à lui que nous devons cet aphorisme de 1940 : « En 1914, on disait « On les aura ! » Eh bien, maintenant, on les a ! ». D’origine juive, il fut déporté à Drancy en 1943. C’est à cette époque qu’il écrivit « Jusqu’à présent nous vivions dans l’angoisse, à présent, nous vivons dans l’espoir ». Epargné, il ne se remit jamais de la disparition de son petit-fils à Mauthausen et mourut deux ans après la libération.
–1951 – 7 décembre : VOIES DE COMMUNICATION ET DISTRIBUTION DE L’EAU AU MENU DU CONSEIL MUNICIPAL DE SAINT-MANDRIER – Le Conseil municpal de Saint-Mandrier examine la situation financière du réseau des chemins vicinaux, puis aborde pour l’énième fois le problème de la distribution de l’eau. Monsieur le maire déclare : «Nous demandons à Monsieur le préfet son intervention pour que la ville de La Seyne nous remette au plus tôt le contrat de l’eau et améliore notre débit journalier, condition indispensable pour la mise en service du réseau d’assainissement. D’autre part, suite à la lettre de Monsieur le préfet du Var relative aux observations présentées par la ville de La Seyne quant au partage des biens, nous demandons la révision totale de ce partage suivant des bases réelles, bases conformes à la population réelle et détermination d’un coefficient y correspondant. Nous repoussons dans l’avenir tout autre mode de calcul et sollicitons, si nécessaire, l’avis du Conseil d’Etat pour établir le bien-fondé de notre demande » (République de Toulon et du Var du mercredi 12 décembre l951).
–1955 – 7 décembre :
1. NOTRE MARINE – L’aviso « La Capricieuse » arrive en octobre 1955 en métropole de retour d’Indochine. Il est affecté le 7 décembre à la 5ème Division (Gérard Garier).
2. AJELLO’S SAGA – A Saint-Mandrier, le bal de l’USSM football a rassemblé une foule des grands jours. Dans une salle remarquablement décorée par Messieurs Gadout et Victor Ajello, Gaby Richard à la batterie, Jo Oliva à l’accordéon, Aldo Bronner au saxo et Jo Bour au piano, ont su créer une ambiance des plus joyeuse et amicales.
–1969 – 7 décembre : INHUMATION DE LOUIS CLEMENT – Le 5 décembre 1969, décès de Louis Clément, maire de Saint-Mandrier. […] La dépouille mortelle est exposée en mairie, et veillée par une garde d’honneur composée d’amis et de membres du Conseil municipal. Parmi les personnalités présentes lors de l’inhumation citons : Roland Faugère, sous-préfet de Toulon – Edouard Soldani, maire de Draguignan, sénateur et président du Conseil général du Var -Messieurs Le Bellegou et Balestre, sénateurs – Marcel Bayle, député – Monsieur Arreckx, maire de Toulon – Monsieur Giovannini, maire de La Seyne (Ken Nicolas, vol. 2, p. 326).
–1970 – 7 décembre : L’ALLEMAGNE RECONNAÎT LA FRONTIERE AVEC LA POLOGNE – Le 7 décembre 1970, le chancelier allemand Willy Brandt se rend en Pologne et signe le traité de Varsovie par lequel la République Fédérale Allemande reconnaît la frontière germano-polonaise de l’Oder-Neisse, imposée par les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale (ce traité sera confirmé et complété à Moscou le 12 septembre 1990). Puis le chancelier se rend au Mémorial du Résistant juif du ghetto, pour un dépôt de gerbe. Il se recueille et s’incline, puis se met à genoux.

–1976 – 7 décembre : CLAP DE FIN POUR L’ECOLE MARTINI – Ce jour-là commença au quartier Cavaillon (La Seyne) la destruction de l’école Martini. On en parlait depuis longtemps car les vieux murs lézardés, les toitures branlantes, les locaux inadaptés, l’absence de confort et d’équipements, interdisaient un enseignement de qualité. Il fallait faire du neuf (Marius Autran, tome 3).
–1985 – 7 décembre : ATTENTAT A PARIS – Attentats terroristes dans les grands Magasins à Paris : 41 morts.
–1987 – 7 décembre : CHANTIERS SERRA FRERES A LA SEYNE-SUR-MER – Admission au service actif du chaland de transport et de servitude « Gapeau » (L 9090), construit par les chantiers Serra Frères (aujourd’hui Foselev Marine) implantés à la Seyne-Sur-Mer (Netmarine / bat / tcd / gapeau / index).
–1988 – 7 décembre :
1. Tremblement de terre en Arménie, il y a plus de 50 000 morts
2. DECES DE FELIX HOUPHOUËT-BOIGNY – Mort du président historique de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, décédé au terme de 33 ans de pouvoir. Malgré l’histoire tourmentée de la Côte d’Ivoire et des clivages politiques marqués, Houphouët conserve une image positive en tant que père de la nation ivoirienne.
–2015 – 7 décembre : VENEZUELA – Le président chaviste Nicolas Maduro a subi une lourde défaite aux élections législatives au Venezuela. Malgré la victoire, l’opposition va rapidement se confronter aux limites du pouvoir (L’Obs.).

(cliché H. Ribot)
–2021 – 7 décembre : A la suite d’une explosion, probablement due au gaz, vers 3h50 ce mardi matin, un immeuble d’habitation de trois étages s’est effondré, rue Jean Jaurès, sur le port de Sanary-sur-Mer (Var), rapportent les pompiers. Un mort a été retrouvé dans les décombres (info.).
EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

Ferdinand Lallemand – Journal de bord de Pytheas de Marseille, Marseille, Editions Jean-Jacques Garçon, 1989, 264 p.
Hélène Parmelin – Une passion pour Sanary, Edisud « Lettres du Sud », 1980, 104 p..
Henri Ribot – « Le cadastre romain d’époque impériale Toulon B et ses incidences sur les limites de l’ancien Six-Fours et de La Seyne », dansRegards sur l’histoire de La Seyne, n° 4 : « Comptes rendus du colloque du 15 novembre 2003 », La Seyne, Association pour l’Histoire et le Patrimoine Seynois, 2004, p. 5-9.
Jacques Bérato, Didier Martina-Fieschi, Henri Ribot, Jean-Michel Théveny – L’oppidum protohistorique de la Courtine d’Ollioules. Cahiers du patrimoine ouest varois n°1. Ed. du Foyer Pierre Singal 83110 Sanary, 1997, 71 p.
Maurice Agulhon – Histoire de Toulon, sous la direction de Maurice Agulhon, Privat, Toulouse, 1980.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (399e livraison) –

(un îlot d’habitations photographié en 1867, qui a été rayé de la carte lors de l’explosion de Noêl 2021).
–1710 – 7 décembre : Bénédiction du nouveau cimetière de Sanary – Depuis l’origine du bourg, le cimetière se trouve face au port, au sud de l’église, entre la porte cémétériale de celle-ci et la fontaine (aux IIIe et IVe siècles, une petite nécropole exhumée par D. Martina-Fieschi s’élevait à l’emplacement de la future église Saint-Nazaire). En 1710, pour des motifs essentiellement de salubrité publique, et après autorisation de l’évêque, on le transfère avec tous les ossements au nord du chemin aboutissant à l’église, qui prend alors le nom de rue Saint-Pierre (dans l’actuelle rue de la Prud’homie, à l’emplacement de la maison n° 2. Cette translation du cimetière avait été décidée par lors de la visite pastorale de l’évêque, le 24 Juin 1709). C’est le vicaire qui paie le prix des emplacements des maisons démolies pour installer le nouveau cimentière (Les hoirs de Moustier) ; la communauté n’ayant à sa charge que la construction du mur de clôture et le pavage du chemin, impraticable par temps de pluie, et le long duquel, on déposait des ordures (26 avril 1710). Sur l’espace désormais libre de l’ancien cimetière, actuelle place Michel Pacha, et jusqu’à la tour Saint-Nazaire, des arbres sont plantés pour « la commodité des habitants » (avril 1710). Monseigneur CHALUCET bénit le nouveau cimetière le 7 décembre 1710, en présence du curé INFERNET, de son secondaire, AUPHAN et de tout le conseil conduit par son Maire (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; repris à l’identique dans Rotger B., 1990, p. 15 ; Rotger B., 1984, p. 161. Ce cimetière restera à cette place jusqu’en 1810, date à laquelle il sera déplacé près de la chapelle Saint-Roch).
LE TERROIR MARSEILLAIS (599e livraison) : Industries (suite) :

L’importance des savonneries marseillaises imposait une surveillance de l’excellence de ces produits. Les fraudes étaient dénoncées et poursuivies impitoyablement ainsi que les malfaçons. Les droits divers établis sur les huiles ne génèrent pas beaucoup les savonneries Parce qu’elles étaient exemptes de certains d’entre eux. D’autre part l’importation de savants étrangers était frappée d’un droit de 7£ par quintal et depuis 1718 les savants étrangers entrant à Marseille était soumis à l’entrepôt. Les marseillais n’avaient donc pas sérieusement lieu de se plaindre de la législation. Après une crise provoquée par les suites de la peste de 1728 ; la savonnerie marseillaise retrouva son ancienne prospérité. D’une façon générale, Le chiffre des fabriques oscilla entre 30 et 40 tandis que celui des chaudières état de 150 à 160. Aux approches de la révolution, ces chiffres montèrent d’une manière sensible. Évalué à 260000 quintaux avant 1720, la production montée à plus de 760000 en 1786, représentant une valeur de plus de 25000000 de livres. (à suivre).
LA SEYNE-SUR-MER (49e livraison) :

–1851 – nuit du 6 au 7 décembre : DES EMEUTIERS PENETRENT DANS LE NOUVEAU COLLEGE DES MARISTES DE LA SEYNE, ET SE MONTRENT MENAÇANTS – Napoléon Bonaparte, Président de la République, fait son coup d’état qui est très mal pris dans le Var qui s’insurge. Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, des émeutiers pénètrent dans le nouveau collège des Maristes de La Seyne, et se montrent menaçants. Le Père Eymard, supérieur du Collège, fait lever tous les internes et organise avec les autres pères, une procession chantée avec flambeaux à l’intérieur des bâtiments (Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962). Médusés, les émeutiers se retirent sans toucher au collège (Louis Baudoin, 1965). Dans la nuit du 6 au 7 décembre 1851, après le coup d’état du 2 décembre 1851 de Napoléon III, des manifestants s’introduisent dans le collège pour le saccager. Le Père Supérieur Pierre-Julien Eymard organise aussitôt une procession dans l’enceinte du collège, avec les autres frères et les pensionnaires présents : les manifestants n’insistent pas. Ce Père Supérieur dirige l’établissement de 1850 à 1855 et le fait passer de 80 à 200 élèves. Né à La Mure dans les Hautes Alpes, d’origine paysanne, il est ordonné prêtre en 1834 et entre chez les Maristes en 1840. Il est ensuite le fondateur des Prêtres du Saint-Sacrement. Il a été béatifié en 1925, et canonisé en 1962 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, vol. 2).
OLLIOULES (65e livraison) : Quelques noms caractéristiques d’Ollioules.

Abeille, Abelha [Abiho] : abeilhé, éleveur d’abeilles ; nom méridional ; nom de famille provençal : Antoine Abeille alias Cougourdan, en 1520 à Ollioules ; l’Abeille, nom d’une bastide de la Ciotat en 1871 ; les Abeilles, nom d’un chantier de démolition à Lagoubran. (Roux 1991 ; Levy 1909 ; Mistral 1890).
Aldebert, Audibert : variante méridionale d’Audebert ; ancien nom de baptême, du germanique alda-, vieux, + berht-, brillant ; nom d’homme puis de famille : Audibert 1221 à Belgentier ou Méounes, Bertrand Audibert 1335, Audibert Barthélemy 1485, à Six-Fours ; Anthoine Audibert 1571 au Castellet ; Honoré Audibert , délégué de Six-Fours pour La Seyne, 1654 ; Audibert André et Charles 1678 à Six-Fours ; Audibert 1790 à La Seyne ; Audibert dit la Baraque 1801 à Ollioules. Féminin : Audiberte. (Mistral 1890 ; Dauzat 1951 ; Roux 1991).
Barry : gardien de la clôture du domaine ; Barrière et Bary, habitants du faubourg ; nom de personne, puis nom de famille méridional, à Ollioules et Signes ; Peire Barri 1220 à Montrieux, Johannis Barri de Meuna 1237, 1248, Barry , mentionné à La Seyne en 1790, et A.-L. Barry, nommé consul de La Seyne par le chef de l’Etat en 1852-1853. Confusion possible avec Barral. Peire Barri 1220 ; Johannis Barri de Meuna 1237, 1248 ; Pontio Barreria 1221 à Signes, Guigonetus et Hugo de Signa et Barreiria 1226, castrum dels Barrairencs1241 à Signes ; à Signes, Barrairenca toute chance de désigner les membres de la famille Barreria. (Dauzat 1951 ; Brun 1977 ; Boyer 1980). Cf.. barri (falaise ou escarpement ; clôture ; rempart ; faubourg).
Enfin, citons le passage d’Arthur Young en septembre 1789, économiste et agronome anglais (1741-1820), qui passa à Ollioules en curieux, jaloux d’aller voir une agriculture bien différente de celle de sa brumeuse Angleterre (Castellan).
TOULON (113e livraison). Mongin – « Toulon ancien et ses rues ». DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589
VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors
Rue Larmodieu
Le nom de Larmodieu rappelle celui d’une vieille et notable famille toulonnaise qui vint s’établir dans cette rue dès son ouverture. Plusieurs membres de cette famille ont rempli avec éclat les premières charges municipales. Antoine, Honoré, Jean et Claude Larmodieu furent consuls de notre ville en 1594, 1632, 1637 et 1671. Un autre, Jean Larmodieu, chanoine official et vicaire général du diocèse de Toulon au commencement du XVIII » siècle, se signala par sa charité inépuisable ; aussi ses concitoyens le surnommèrent-ils le père des pauvres.
Cette rue a été successivement appelée 1ère rue du bourg des Prêcheurs (Archives communales, CC. 20) ; rue des Capucins (Archives communales, CC. 86) à cause du voisinage du couvent de ces religieux ; rue Larmodieu (Archives communales, CC. 86) ; le 2 vendémiaire an III, de l’Unité (archives communales modernes. Registre des Délibérations an III) ; le 4 vendémiaire an III, rue de la Conscription (archives communales modernes. Registre des Délibérations an VII). Elle reprit, en 1805, son nom de Larmodieu.
À suivre.
une courte blague POUR LA ROUTE :

dans un collège des Etats-Unis, le directeur regarde le tas d’objets posés sur son bureau : un revolver, une boîte de cartouches, un couteau à cran d’arrêt, deux grenades, un flacon d’acide sulfurique …
-Et maintenant, dit-il à l’élève, vide ton autre poche.
L’hiver approche ! nous sommes le 7 décembre, septième jour de l’Avent, il est presque 7 heures.

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à tous mes parents et amis épars dans le monde.
Bon samedi à tous et à demain !

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