ÉPHÉMÉRIDES DU 5 DÉCEMBRE

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ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 5 DÉCEMBRE 2024, 12e ANNÉE (n° n° 461à)

Journée nationale d’hommage aux Morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

ILLUSTRATION : Sanary en mode spirale !

FÊTES.

Salut et bonne fête à tous les GERALD, ils sont près de 30 000. Ils doivent leur prénom à saint GERALD, un moine de l’abbaye de Moissac qui devint évêque de Braga et qui réforma le clergé portugais à la fin du XIe et au début du XIIe siècle.

Pour le calendrier républicain, c’est le jour du CHEVREUIL !

DICTON : De la Toussaint à la fin de l’Avent, jamais trop de pluie ou de vent.

PENSEE : « L’éducation est une arme puissante pour faire évoluer les mentalités et transcender les différences. » (Nelson Mandela, mort un 5 décembre).

ÉPHÉMÉRIDES.

1303 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE (acte no­tarié)

Campus Cabassonus. Camp-Cabasson – lieu-dit, quartier de Saint- Marcel, près et au-delà de la Moutte, sous la directe de Saint-Sauveur (1872). La limite du territoire de Marseille vers Saint- Marcel s’arrêtait autrefois à cet endroit. Première mention : Camp Cabassos, 10 avril 1264 (charte aux archives municipales).

-Lorre del Vesque. Lorri, quartier rural (1872) du quartier de Sainte-Marthe. Première mention : Orreum, 4 mars 1285 (charte aux archives  municipales).

Val Juseca. Val-Juegue – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe. Première mention vers v. 965-977 – 30 octobre : Vallis Judaica, (cartulaire de Saint-Victor, n° 23).

Val Laurian : lieu-dit disparu.

-Lubet de Sant Bausile (Privilège de l’empereur Fré­déric, acte aux archives de l’Evêché). Saint-Basile, nom donné ancienne­ment à la vallée du chemin vieux de la Magdeleine, arro­sée par une partie du ruisseau de Jarret et dont la rue Saint-Basile conserve encore l’ancienne appellation. Première mention : Pratum Sancti Baudili, VIIIe siècle. (Description des propriétés du monastère de S. Salvatoris, dans Belsunce, tome I, page 302.)

1306 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Fons Pesolhesa, 5 décembre 1306 (acte aux archives municipales). Font-Pouilleuse – lieu-dit,  quartier de Séon, à Baume-Isnard. Première mention : Fons Pedieulosa, 26 mars 1306 (acte aux archives municipales).

1342 – 5 décembre : GUERRE DE 100 ANS – Débarquement du roi Édouard III d’Angleterre à Brest. Le 5 décembre, il assiège Vannes. À la tête d’une armée de cinquante mille hommes, le prince Jean oblige le roi d’Angleterre à se réfugier dans le Morbihan

1470 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Claus de Morguet, 5 décembre 1470 (acte aux archives de la Major). Claux de Mourguet lieu-dit, quartier de Séon, près du Saut-de-Marot. Première mention : Colla de Monacho, 1er no­vembre 1318 (acte notarié).

1503 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE BELCODENE – Plana de Grimaudis (acte notarié). Grimaud lieu-dit.

1566 – 5 décembre : CONDAMNATION DE BONIFACE, SEIGNEUR DE LA MOLE, SOUPÇONNÉ D’AVOIR VOULU TUER LE PRIEUR DE LA VERNE : Le 5 décembre 1566, jugement rendu à Paris condamnant Boniface de la Molle à plus de 1100 écus. Ce jugement met fin à un long procès avec consultation d’avocats d’Aix, de Grenoble et de Paris à la suite d’une information ouverte contre Boniface et Antoine de la Molle soupçonnés d’avoir voulu tuer le prieur de la Verne qui reçut un coup d’arquebuse en revenant de la Correrie. Un arrêt fut pris contre Boniface et Antoine de la Molle pour les arrêter et les conduire dans les prisons d’Aix. Un de leurs complices fut envoyé aux galères. Il y eut aussi une information pour faire abattre les fourches patibulaires que Boniface avait fait dresser aux Campeaux avec mille menaces.

1580 – 5 décembre : CHARLES IX DEVIENT ROI DE FRANCE.

mars 1998 Phare du Grand Rouveau (H. Ribot)

1636 – 5 décembre : DES DETTES DE LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A SES CREANCIERS : En exécution de l’arrêt du conseil du 22 mars 1639, rendu entre les communautés de cette Province et les créanciers d’icelle, portant que lesdites communautés payeront les créanciers. Savoir : celles qui seront insolvables ou impuissantes, en fonds de terre, et les autres, en premier lieu, en leurs domaines et pour le restant, qu’il serait fait un département sur les particuliers habitants et possédants biens auxdites communautés, pour être payé en argent, en huit années et huit payements égaux, avec les intérêts au denier vingt. En vertu duquel arrêt, la communauté de Six-Fours, faisant ledit département, aurait fait procéder à l’entière liquidation et obtion de ses créanciers par-devant Maître Anibal Chabert, avocat de la ville de Tollon, et député par la Cour pour procéder au rangement desdits créanciers, avec l’assistance de Sieur Melchior Crestien, bourgeois dudit Six-Fours, syndics subrogé par ordonnance de Monseigneur l’intendant des créanciers de la communauté, avec Maître Jacques Denans, greffier d’icelle. Ainsi qu’apert de l’acte sur ce, passé par-devant Maître Daniel, notaire. Et trouve que le capital de toutes les dettes de la communauté se montait quinze mille six cent soixante-six livres, neuf sols, quatre deniers (15 666 livres, 9 sols, 4 deniers). Pour laquelle somme, lesdits créanciers seraient (auraient) été rangés chacun à leur ordre, sans y comprendre vingt-trois mil huit cent soixante-six livres, quatre sols (23 866 livres, 4 sols) que la communauté demeura de reste de leursdites dettes, et qu’elle devait, savoir : (…) cent livres à Messire Estienne Martinenq, prêtre, recteur de la chapellanie Saint Cler (Clair), par-devant Maître Denans, notaire, le 5 décembre 1636 (…).


1645 -5 décembre : ARRET DE LA COUR DU PARLEMENT RENDU EN CONSEQUENCE DU PROCES INTENTE PAR LA COMMUNAUTE DE SIX-FOURS A RAISON DES REGALES : Le susdit rapport (reprenant toute l’histoire de cette affaire) ayant été remis (reire) ledit seigneur commissaire et le procès repris et poursuivi par-devant la Cour. Serait intervenu un second arrêt le 13 décembre 1645, entre toutes les parties, c’est à dire, entre lesdits Daniel et Vidal, d’une part et les hoirs d’Anthoine Porquier, Anthoine Daniel Bogue, Nicolas Porquier, Jean Daniel Rodenque, Hugues Porquier, François Beaussier Biscaye, hoirs de Pierre Daniel, Louis Tortel, bourgeois, défendeurs. Et entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs, en requête d’assistance, en cause du 28 novembre 1645, et Esprit Martinenq, André Daniel Rodenque, Luc Daniel, Barthélemy Daniel, fils de Pierre Cureton, Jacques Feraud, Pierre Daniel, Jacques Daniel, Sauveur Tortel, Pons Daniel Domergue, Pierre et Jean Daniels Caroubes, Sauveur Daniel Domergue, Barthélemy Beaussier Pitre, Bernabé et Jacques Daniels, Charles Porquier dit Canelle, Michel Daniel Glanus, Pierre et Jean Daniels Caday, Jacques Daniel de Barthélemy, les hoirs d’Esprit Daniel, Barthélemy Beaussier Gaget, Charles Denans a feu Jean, Honoré Beaussier dit Mare, Anthoine Daniel à feu Louis, Laurens Tortel Cautellier, Hugues Tortel, Honoré Beaussier à feu Angellin, Michel Martinenq, Michel Sabatier, Henry Tortel, Nicolas Curet, les hoirs de Jacques Daniel Matras, Laurens Porquier poupre, Jacques Fabre, Jean et Pierre Vicards, les Hoirs d’Esprit Tortel à feu Sauveur André et hoirs d’Honoré Guigou, les hoirs d’Anthoine et Estienne Curet, les hoirs de Sauveur Cautellier, Jacques Beaussier Gaget, Pierre Porquier la Marseillée, les hoirs de Bertrand Tortel Barbié, jean Vicard (Teviella), Philip Tortel, Honoré Tortel Cautellier, hoirs d’Honoré Beaussier, André Daniel à feu Hugues, hoirs de Ciprien Curet et Louis Audibert (Daulié). Et encore entre lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête d’assistance, en cause et garantie du 29 dudit mois de novembre 1644, et Lidoire Hou, marchand de la ville de Marseille, défendeur et demandeur en requête d’évocation d’instance par-devant les officiers de Six-Fours. Entre Pierre Daniel dudit lieu, Messire Guilheames Denans, prêtre, recteur de la chapelle Notre Dame de Cortines, dudit S-F, lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, et ledit Hou, en assistance de cause, relèvement et garanti du 10 janvier 1645. Et lesdits Daniel et Vidal, prenant le fait et cause de Pierre Daniel et Messire Guilheames Denans, défendeurs en ladite évocation d’instance, et Maître Vincens Pellas, procureur en la Cour, curateur subrogé à la discussion des biens de Michel Tortel, Sieur de Ramatuelle, Maître Jean Esprit Jaubert, notaire royal, curateur de ladite discussion, défendeur à ladite assistance et cause, d’autre. Et les consuls et communauté de Six-Fours, demandeurs en requête de jonction du 4 octobre 1645, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, Nicolas et Hugues Porquier et autres particuliers dudit Six-Fours et la Seine, défendeurs. Et entre ledit Messire Guilheames Denans, demandeur en requête incidente du 5 décembre 1645, et lesdits Daniel et Vidal, défendeurs, et entre lesdits consuls et communauté de Six-Fours, demandeurs, en exécution d’autre arrêt du 23 février 1644, concernant le fait du môle, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal, tant à leurs noms, que comme prenant le fait et cause de Laurens et Joseph Daniel, défendeurs. Et encore lesdits Daniel et Vidal, demandeurs en requête incidente, pour être reçus à recourir à la Cour, comme arbitre de droit, du rapport du 12 avril 1644, et lesdits consuls et communauté de Six-Fours. Par lequel susdit arrêt, la Cour faisant droit sur toutes les fins et conclusions des parties sans s’arrêter aux avancements et jetées faits dans la mer par aucun (chacun) des défendeurs, tenanciers des biens proches d’icelle, a déclaré le terrain, gravier, bourbier et mares étant long le rivage de la mer, puis le cap de Bregaillon, jusqu’au cap de Moisseque, et jusqu’où le plus haut flot de la mer peut arriver de présent. Ensemble, les places baillées à bâtir maisons par ledit Sieur abbé de Saint Victor et autres ayant droit et cause de lui, être de la régale dont est question remise par le Sieur abbé par acte du 5 septembre 1630, à Michel Tortel et par ledit Tortel audit Hou, et par ledit Hou auxdits Jean Daniel et Henry Vidal. Et tout le reste du terroir où le flot ne peut arriver, être et appartenir auxdits défendeurs. A ces fins, ordonné qu’aux frais et dépants desdits Daniel et Vidal, bornes et limites seront posées par Claude Fulconier, qui a procédé audit rapport du 12 avril 1644, et Barthélemy Laget, que ladite Cour a commis au lieu et place de Cosme Deydier, autre expert dudit rapport, en présence du commissaire rapporteur de l’arrêt. Lequel dressa verbal, et lesdits experts firent rapport dudit bornage pour faire séparation des terres des particuliers, avec lesdites régales. A fait inhibitions et défenses, auxdits particuliers, d’outrepasser lesdites bornes, lors qu’elles auront été posées, ni s’avancer plus dans la mer, à peine de 500 livres chacun. Et audit Jacques Daniel et Henry Vidal, de troubler ni molester lesdits particuliers en la possession et jouissance de leursdites terres, à peine de 1 000 livres. Et en évoquant l’instance pendante par-devant les officiers de Six-Fours, entre ledit Pierre Daniel et Messire Guilheaumes Denans, recteur de la chapellenie Notre Dame de Cortines, et lesdits Jacques Daniel et Henry Vidal et Lidoire Hou, avant faire droit et appoint, iceulx à leurs faits contraires, articuleront iceulx dans huitaine, feront prémices et enquêtes au mois, par-devant le commissaire qui sera député pour ce fait et rapport, leur être fait droit. Et cependant par provision, sans préjudier du droit des parties, ordonne que lesdits Daniel et Vidal jouiront du pré dont est question, joignant la terre possédé par ledit Messire Denans, le viol allant à Brégaillon, entre eux dépants, de ce regard, réservé. Et faisant droit au recours, interjeté à la Cour par lesdits Daniel et Vidal, du rapport du 12 avril 1644 et autres fins et conclusions des parties pour regard du môle. Déclare lesdits consuls de Six-Fours, n’avoir pu empêcher le comblement dont est question, commencé proche d’icellui par Laurens et Joseph Daniels, et a permis auxdits Jacques Daniel et Henry Vidal et autres, ayant droit et cause d’iceulx, de continuer ledit comblement et faire bâtir des maisons audit endroit suivant l’alignement des rues, déjà fait, puis l’endroit du bas bout de la maison de Pierre Daniel, désigné audit rapport, jusqu’au bout du petit môle, et au-dessus d’icellui, auxquels endroits seront posés deux termes par lesdits experts, en présence dudit Sieur commissaire. En comblant pareillement, par lesdits Daniel et Vidal, un espace de deux cannes et demie de largeur et de la hauteur du grand môle, durant ladite contenance, pour l’usage et commodité du public, sauf et réserve, en cas d’un plus grand comblement par le ravage des eaux pluviales et dérivant de la terre voisine. A l’avenir être prouvé à la plus grande faculle requise, de bâtir, par lesdits jacques Daniel et Vidal et ladite communauté, ses raisons au contraire. (…) Suivant et conformément audit arrêt, Monsieur de Gaultier, commissaire, se serait porté audit lieu de la Seine et lieux contentieux. Et à sa présence, lesdits Sieurs Claude Fulconis et Barthelemy Laget, experts commis et députés par le même arrêt, s’y étant aussi portés, ils auraient procédé au fait de leur commission, et mis et posé les termes et limites, depuis le cap de Brégaillon, jusqu’au cap de Moisseque. Par moyen desquels termes et bornes, au nombre de 50, a été fait séparation et bornage des régales et propriétés des particuliers. Le premier desquels est posé entre une rive et un rocher fixe du côté de la mer, étant à l’endroit de la propriété d’André Daniel, fils d’Anthoine, et le dernier terme, contre le rocher qui fait aucunement pointé dans la mer, appelé cap de Moisseque. Et pour les limites et séparations des maisons avec le quai du petit môle, a été posé un dix-neuvième terme, environ cinq cannes et demie du bas coin d’une maison et cazal de Pierre Daniel Coudon, et de quinze cannes du grand chemin allant à St Lambert. Lequel, servant pour la séparation des régales, servira aussi pour le second terme, concernant le second chef de l’arrêt, pour le regard du môle, lequel second terme, tiré et aligné au plus bas de la maison de feu Maître Pierre Daniel, viguier, et celle des hoirs d’Urbain Daniel. Il apert encore, par ledit rapport, qu’il a été mis au grand môle, à droite ligne du milieu de pied droit de pierre de taille, séparant les portes des maisons dudit Maître Pierre Daniel et de Guilhen Daniel, distant dudit pied droit vers midi, de sept cannes et demie. Et que ledit terme, posé tout contre la muraille et au dehors d’icelle, vers la mer, servant au jouxtant du grand môle, visant, ledit terme, au bas bout du petit môle, vers la mer et droite ligne d’icellui. Distant, ledit terme, du bas bout de la maison d’André Daniel de vingt et une cannes, deux pans, et de septante deux cannes dudit terme, jusqu’au milieu du bas bout dudit petit môle. Et les deux termes au-delà dudit petit môle, au bord de la mer, vers midi où est le dix-neuvième terme, est distant de cinquante-cinq cannes et demie du milieu du bas bout dudit petit môle. En sorte que, dudit premier terme posé pour le chef concernant le môle, jusqu’au dix-neuvième terme, servant en ce chef pour le deuxième terme, y a en tout, cent vingt-sept cannes et demie de distance. Après la séparation de la Seine du lieu de Six-Fours, fut intenté un procès pour raison des régales par-devant Messieurs les trésoriers généraux, mais comme cela ne regarde que ledit lieu de la Seine, je le rapporterai à l’histoire dudit lieu (Jean Denans, 1713).

1716 – 9 août : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) – « Les esclaves de Tripoli se plaignaient d’épuisement à force de piler de la poudre à canon dans les fabriques de la ville » (Robert C. Davis, Esclaves chrétiens, maîtres musulmans, 2006, p. 152.

(coll. H. Ribot)

1719 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Goude – propriété, quartier de Saint-Barnabé (1872). Propriété du sieur Goude, acquise le 5 décembre 1719 de Catherine Broglia et léguée au couvent des Prêcheurs (archives de ce couvent).

(Sainte-Magdeleine, La Mole, Var – cl. H. Ribot)

1764 – 5 décembre : RENTE DU PRIEURE DE SAINTE MADELEINE DE LA MOLE : Par acte du 5 décembre 1764, la rente du prieuré de Sainte Madelaine a été donnée à Demoiselles Allaman Tolon et Meiffreidy Dollioules pour le prix de 450 lb et une moitié de dixme des nadons dont une partie a été cédée à monsieur le curé de Cogolin pour bonne considération. Suivent les comptes jusqu’en 1782 (Henri Ribot, Sainte Magdeleine).


1767 – 5 décembre : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Varsy, quartier de Château-Gombert (registre aux archives de la Major).

1791 – 5 décembre : « J’AI DEJA LE GOÛT DE LA MORT SUR LA LANGUE ! ». C’était le 5 décembre 1791 ; quelques instants après minuit, Mozart, le génie de la musique s’éteignait … Le lendemain, en sortant de l’église, il y avait une telle tempête de neige que sa femme et ses amis laissèrent les croque-morts partir sans eux pour le cimetière. Seul le petit chien blanc de Mozart suivit le corbillard (d’après André Castelot, 1962).

1792 – 5 décembre : OUVERTURE DU PROCES DE LOUIS XVI. Les clubs jacobins marseillais, toulonnais et aixois réclament la mort du « tyran » rompant ainsi avec les Girondins des Bouches-du-Rhône et du Var.

1793 – 5 décembre (15 frimaire An II) :

1. CHAQUE DECADI, CELEBRATION OBLIGATOIRE D’UNE FETE CIVIQUE – Le 15 frimaire, l’administration du district du Beausset rendit obligatoire la célébration, chaque décadi, d’une fête civique « en vrais républicains » et la suppression du dimanche (Gérard Delaforge).

2. SIEGE DE TOULON – RAPPORT DU 5 DECEMBRE 1793 (AU MINISTRE DE LA GUERRE). « BATTERIE DES « SANS-CULOTTE » : l’escadre est hors de portée ; « BATTERIE DES « QUATRE-MOULINS » : canonnade assez vive à la pointe du jour ; « BATTERIE DES « HOMMES-SANS-PEUR » : canonnade très vive à la pointe du jour ; elle a jeté plusieurs bombes dans la redoute anglaise ; « BATTERIE DES « JACOBINS » : canonnade assez vive à la pointe du jour ; « BATTERIE DES « SABLETTES » : quelques coups de canon contre la redoute anglaise ; « BATTERIE DU « BREGUART » : rien de nouveau ; « BATTERIE DE LA « GRANDE RADE » : l’escadre est hors de portée. » Le Commandant en second de l’Artillerie de l’Armée devant Toulon, signé : Bonaparte. Vu : le Général Du Teil, cadet, signé : Du Teil (Premier rapport signé par Bonaparte comme commandant en second de l’artillerie et contresigné par le général Du Teil, commandant). Ainsi, le 5 décembre, la batterie des Hommes sans peur jeta plusieurs bombes dans la Grande Redoute qui reçut des coups de canon de la part de celle des Sablettes. Le 7, les Quatre Moulins et les Sablettes tiraient quelques coups contre la Grande Redoute qui riposta, tuant un homme de la batterie des Hommes sans Peur et détruisant une pièce de celle des Jacobins. Les Anglais construisaient une nouvelle redoute sur la droite de l’isthme des Sablettes sur laquelle plusieurs bombes furent jetées et plusieurs coups de canon tirés. Le 8, dans la nuit, aux Hommes sans Peur, on mettait deux nouveaux mortiers de 12 pouces à grande portée en batterie ; les Jacobins faisaient de même. Faubregas (Fabrégas) tirait sept coups de canon contre la nouvelle redoute anglaise des Sablettes. Cette batterie, que Bonaparte qualifiait jusque-là de « batterie du Bréguart », devient sous sa plume « batterie de Faubregas ».

3. Le tribunal criminel de Grasse, devenu le 5 décembre tribunal révolutionnaire, commence de fonctionner.

1795 – 5 décembre (14 frimaire) : BABEUF, MENACÉ D’ARRESTATION PAR LE DIRECTOIRE, ENTRE DANS LA CLANDESTINITÉ.

Egypte – Le Caire – 2021 (cl. H. Ribot)

1798 – 5 décembre : LE CAIRE – Journal d’Abd-al-Rahman al-Jabarti – Départ d’un certain nombre de soldats (note : français) : les uns du côté de Murâd Bey, d’autres vers Kardâsa à cause des Bédouins et un troisième groupe vers Suez et Sâlihiyya. Ils réquisitionnèrent, avec leurs outres, les chameaux des porteurs d’eau ainsi que les ânes moyennant rétribution. Du coup, l’approvisionnement en eau devint rare en ville ; les prix montèrent : l’outre atteint jusqu’à dix fidda (para) et demi. Ce jour : [les militaires] mettent la main, en divers endroits, sur des objets qui avaient été mis en dépôts et cachés : coffres, effets, armes, vases de Chine, vases en cuivre. Des tonnes ! etc. (Journal d’un notable du Caire durant l’expédition d’Egypte, 1798-1801, p. 87).

1799 – 4 décembre : –1799 – 5 décembre : CAMPAGNE D’EGYPTE, 1798-1801 – Au Caire, deux courriers arrivent à cette date Kléber commandant en chef de l’armée française en Egypte depuis le départ de Bonaparte. Tous deux sont du commodore Smith, à bord du vaisseau de S.M. britannique Tiger, en rade de Saint-Jean d’Acre ; l’un envoyé le 8 novembre, l’autre le 22 novembre.

(Toulon, coll. H. Ribot)

1800 – 5 décembre (6 frimaire an IX) : TOULON N’EST PLUS EN ETAT DE SIEGE – Au bout de 6 années d’état de siège, Toulon est libérée le 14 frimaire an IX d’une dictature militaire qui a lourdement pesé sur son sort. Si certains généraux comme Mouret et Taubin ont su se faire aimer et diriger la ville en protecteurs plus qu’en maîtres, il en est d’autres : Willot, Moynet d’Auxon, Miollis, dont on aurait volontiers secoué le joug et avec lesquels les conflits d’autorité, voire même les révoltes ouvertes ont été fréquents. Bien que le commandant de la place soit le chef suprême en période de troubles, il semble aux Toulonnais que les autorités civiles et militaires doivent avoir chacune leur zone d’influence et droits égaux.


1816 – 5 décembre : STENDHAL, ROME, NAPLES ET FLORENCE EN 1817 (JOURNAL) FLORENCE, 5 DÉCEMBRE 1816. – Je vole au théâtre du Hhohhomero, c’est ainsi qu’on prononce le mot Cocomero. Je suis furieusement choqué de cette langue florentine si vantée. Au premier moment, j’ai cru entendre de l’arabe, et l’on ne peut parler vite.

La symphonie commence, je retrouve mon aimable Rossini. Je l’ai reconnu au bout de trois mesures. Je suis descendu au parterre, et j’ai demandé ; en effet, c’est de lui Le Barbier de Séville qu’on nous donne. Il a osé, en homme d’un vrai génie, traiter de nouveau le canevas qui a valu tant de gloire à Paisiello. Le rôle de Rosine est rempli par Mm’ Giorgi, dont le mari était juge dans un tribunal sous le gouvernement français. À Bologne, l’on m’a montré un jeune capitaine de cavalerie qui fait le primo buffo. Il n’y a jamais de honte, en Italie, à faire ce qui est raisonnable ; en d’autres termes, le pays est moins gâté par la noblesse.

Le Barbier de Séville de Rossini est un tableau médiocre du Guide : c’est la négligence d’un grand maître. Rien n’y sent la fatigue, le métier ; Rossini écrit un opéra comme une lettre. Quel génie s’il se fût donné la peine d’apprendre sa langue ! Il n’y a de remarquable dans Le Barbier de Séville que le trio du second acte entre Rosine, Almaviva et Figaro. Seulement, au lieu d’être appliqué à une résolution d’intrigue, il devrait l’être à des paroles de caractère et de parti pris.

Quand le danger est vif, quand une minute peut tout perdre ou tout sauver, il est trop choquant d’entendre répéter dix fois les mêmes paroles. Cette absurdité nécessaire de la musique peut être facilement sauvée. Depuis trois ou quatre ans Rossini fait des opéras où il n’y a qu’un morceau ou deux dignes de l’auteur de Tancredi et de L’Italiana in Algeri. Je proposais ce soir de réunir, sur un seul opéra, tous ces morceaux brillants. J’aimerais mieux avoir fait le trio du Barbier de Séville que tout l’opéra de Soliva : je ne sais pourquoi (Stendhal, Rome, Naples et Florence en 1817 (Journal).

(Sanary, 1867)

1867 – 5 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – jeudi, St Sabas – toujours temps froid – vent au nord-  grosse mer du large. Variable le matin  – forte gelée. Baromètre à variable. Reçu aujourd’hui à la mairie un rapport de mer du sieur Melchior Alorda, capitaine espagnol de la goëlette Santissima Trinitad attachée au port de Palma de Majorque, 55 tonneaux, 6 hommes à bord. Ils déclare être parti de Palma par beau temps le 19 novembre 1867 allant à Barcelone, lorsque, pris par le vent de nord-ouest, forte brise presque tempête, il a été obligé de laisser courir, reconnaissant les environs de Marseille qu’il ne put atteindre, Il laissa courir sous le vent. Ne pouvant prendre pied ni à La Ciotat ni à Bandol, il se réfugia à Saint-Nazaire où il est très content de trouver un port de refuge parfaitement à l’abri. Le vent devient plus fort dans l’après-midi il est toujours bien froid.

1869 – 5 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint au maire de Sanary – dimanche, St Sabas – le temps a changé nous avons aujourd’hui le vent d’est beaucoup moins fort que le vent d’hier. Le thermomètre marquait le matin 10° centigrades et le baromètre est monté à beau temps. depuis cette nuit il pleut mais une petite pluie de neige fondue mais de la neige dans les monts un peu éloigné de nous. nous sommes heureux que le vent soit à l’est car s’il était à l’ouest il ferait un froid de chien ! c’est une journée on patauge dans la boue. Nous avons reçu une lettre de monsieur Baudassi qui nous dit que son administration croyait que le chemin de fer s’était chargé du changement du chemin numéro n° 11 et que pour le moment il n’y a pas de fonds pour faire le travail. Cette semaine, les gens de la campagne ont été occupés aux semailles. Il a fallu faire un travail long pour pouvoir mettre le blé en terre. Cependant, la plupart de nos paysans sont parvenus à faire ce travail avant la pluie d’aujourd’hui qui va retarder ceux qui n’ont pas fini. Mort de M. Olivier, maire de Six-Fours, hier 4 (décembre) à Toulon, enterré à Six-Fours.

1885 – 5 décembre : LES IDEES STRATEGIQUES FRANÇAISES APRÈS 1870 – Au lendemain de la guerre de 1870, la marine française se trouvait dans une situation morale bien singulière : d’une part, en effet, elle avait droit à toute la reconnaissance et à toute l’admiration du pays en raison de la belle attitude des marins mis à terre, et d’autre part, son rôle à proprement parler maritime avait été si insignifiant, si totalement impuissant à empêcher ou à diminuer le désastre que l’opinion publique en arrivait à mettre en doute la nécessité même d’une marine. Le problème soulevé à la fin du XIXe s. par la composition de la flotte de guerre et le maintien ou l’abandon du capital-ship, est si grave et prend un tel caractère d’actualité pour la France en ces années indécises d’après-guerre que l’on ne saurait trop en étudier les divers aspects. Voici ce que l’amiral Aube écrivait dans l’Atlas colonial à la date du 5 décembre 1885 « Demain la guerre éclate : un torpilleur autonome, deux officiers, douze hommes d’équipage, a reconnu un de ces paquebots porteur d’une cargaison plus riche que celle des plus riches galions d’Espagne ; l’équipage, les passagers du paquebot s’élèvent à plusieurs centaines d’hommes… le torpilleur suivra de loin, invisible, le paquebot qu’il aura reconnu et, la nuit faite, le plus silencieusement et le plus tranquillement du monde, il enverra aux abîmes paquebot, cargaison, équipage, passagers, et, l’âme non seulement en repos mais pleinement satisfaite, le capitaine du torpilleur continuera sa croisière.

« Tous les cœurs sensibles que le XVIIIe siècle nous a légués peuvent gémir, tous les congrès de la paix peuvent tenir leurs assises humanitaires, tous les diplomates peuvent édicter de nouveaux codes des droits de la guerre, par cela seul que la guerre existera entre deux nations maritimes et parce que de même que le lion est lion pour déchirer sa proie surprise sans défense, un torpilleur est torpilleur pour torpiller un navire ennemi surpris sans défense, chaque nuit couvrira de son ombre silencieuse et protectrice, chaque point de l’Océan verra s’accomplir, de pareilles atrocités.

« D’autres peuvent protester ; pour nous, nous saluons en elles la sanction suprême de cette loi supérieure du progrès dans laquelle nous avons une foi ardente et dont le dernier terme sera l’abolition de la guerre. » (capitaine de Frégate Ceiller, Les idées stratégiques en France de 1870 à 1914. La jeune école, 2005).

1893 – 5 décembre : PREMIÈRE VOITURE ELECTRIQUE – Apparition de la première voiture électrique, avec des batteries qui lui donnent une autonomie de 24 kilomètres.

1900 – 5 décembre : DES NOUVELLES DE NOS VIEILLES BAILLES – Le 5 décembre, le cuirassé « Carnot » (sur le cliché, coll. H. Ribot) est placé en réserve de deuxième catégorie et entre à l’arsenal pour travaux. Une partie de son équipage réarme le Courbet qui le remplace au sein de la 1ère Division. Au cours de son passage au bassin, le Carnot est doté de quilles antiroulis (Gérard Garier).

1906 – 5 décembre : LE DECRET DU 5 DECEMBRE 1906 PUIS L’ARRETE DU 28 JANVIER 1907 QUI DEFINISSENT ET JETTENT LES BASES D’ORGANISATION DE L’ECOLE DES APPRENTIS MECANICIENS, SITUEE A LORIENT. La chapelle Saint-Louis de Saint-Mandrier fut surnommée « chapelle des mécaniciens » ? POURQUOI ? Brève histoire de l’école des mécaniciens – Elle ne s’est pas créée en 1936 cette école, elle existait déjà. Le corps des mécaniciens date de l’apparition de la navigation à vapeur dans la marine de guerre. A ses débuts, les mécaniciens et chauffeurs sont pris parmi ceux du commerce et de l’industrie. L’ordonnance du 30 Mai 1831 crée la « Première compagnie de mécaniciens et de chauffeurs ». Par la suite la marine entreprend la formation du personnel de la spécialité. A partir de 1881 les mousses désireux de devenir mécaniciens sont dirigés sur une école de mécaniciens à Toulon, puis à Brest. En fait c’est le décret du 5 décembre 1906 puis l’arrêté du 28 janvier 1907 qui définissent et jettent les bases d’organisation de l’Ecole des Apprentis Mécaniciens, située à Lorient. En même temps, sont organisées à Brest et à Toulon, des Ecoles de Mécaniciens dispensant des cours de Brevet élémentaire, de Brevet supérieur et d’admission au grade de mécanicien principal de 2e classe, premier grade d’officier mécanicien. 1927, création à Toulon de l’école des mécaniciens, chauffeurs et scaphandriers à bord de la Patrie, du Vulcain et de la Moselle amarrés à l’angle Robert.

1912 – 5 décembre : CONFIRMATION DE LA TRIPLICE (ALLEMANGNE, Autriche-HONGRIE ET Italie° POUR UNE DUREE DE SIX ANS.

1915 – 5 décembre :

1. HOPITAL MILITAIRE DE SAINT-MANDRIER – Bénard Berthier, canonnier au 10e R.A.P. ; Origine : Réunion – Le Tampon (Né le 29/8/1890) N° A-312369, Mort le 15 décembre 1915 à l’hôpital de Saint-Mandrier-sur-Mer (83).

2. PERTE DU SOUS-MARIN « FRESNEL » : 1915 – 5/12 : Fresnel, échoué à l’entrée de la Bojana, les hommes évacuent et se réfugient à terre, le sous-marin est alors détruit au canon par le contre-torpilleur autrichien Warasdiner. Après une brève résistance, (un tué, un blessé), les hommes se rendent et sont fait prisonniers. Le 13 décembre, un détachement français retrouve le Fresnel criblé de projectiles et en rapporte un canon de 37 mm et 7 mousquetons.

1918 – 5 décembre :

1. ARRIVEE TRIOMPHALE DU ROI DES BELGES, ALBERT PREMIER A BRUXELLES.

2. M. WILSON EST A PARIS – L’accueil des Parisiens est triomphal. L’exigence fondamentale, pour la France, est la garantie que; si elle met bas les armes, elle aura l’assurance de ne courir aucun risque de subir une seconde fois une si effroyable injure. Il lui faut des sécurités matérielles. C’est ce que dit M. Wilson (Le Figaro).

1919 – 5 décembre : LE FRANÇAIS GEORGES CARPENTIER RESTE CHAMPION D’EUROPE DE BOXE.


1926 – 5 décembre : MORT, A GIVERNY, DU PEINTRE IMPRESSIONNISTE CLAUDE MONET, de son vrai nom Oscar Claude Monet. Il s’était installé à Giverny en 1882. Ce fut à partir de ce moment que débutèrent ses nombreuses séries : « La gare Saint-Lazare », « La femme à l’ombrelle », « Les Meules », « Les peupliers » et surtout « La cathédrale de Rouen ».

(le Béarn, coll. H. Ribot)

1927 – 5 décembre : LE « BEARN », PREMIER PORTE-AVIONS FRANÇAIS – L’ingénieur mécanicien Nemo est remplacé par l’ingénieur mécanicien principal Raibaud le 4 décembre et le porte-avions «Béarn » est armé définitivement le 5 décembre 1927 (Jean Moulin).

1936 – 5 décembre : PREMIERE FELURE SOCIALISTES ET COMMUNISTES AU NIVEAU NATIONAL – Le 5 décembre 1936, on a assisté à une première fêlure entre les socialistes et les communistes au niveau national. Le groupe parlementaire communiste s’est abstenu lors du vote de confiance sur la politique étrangère. L’Espagne toujours. Deux divisions de chemises noires s’apprêtent à l’assaut contre le réduit basque. Et l’Humanité relance sa campagne pour l’intervention.

Les Sablettes terminus du tramway 18/09/1910 (coll. H. Ribot)

Après 1936 : LES SABLETTES, VERITABLE QUARTIER SUBURBAIN DE LA SEYNE – Hormis les grands établissements liés au programme de la station balnéaire des Sablettes (La Seyne), et à l’initiative de grands propriétaires, divers commerces seront créés par une population modeste. La vocation de ce site en lieu de villégiature et de détente, fera des Sablettes un véritable quartier suburbain de la Seyne. Du développement des transports, conçus pour désenclaver la station, aux différentes vagues d’immigrations de populations laborieuses, les Sablettes comme tous les quartiers de la Seyne connaîtront une forte expansion démographique. A l’image de Saint-Elme, les Sablettes se doteront de petits commerces tels que des bars, débits de boissons et de tabacs, fréquentés par une population diverse. Les personnes issues d’une villégiature de proximité, celle de la région toulonnaise ou du centre-ville de La Seyne, côtoient une population locale de pêcheurs, de petits agriculteurs ou encore d’ouvriers et artisans. L’essentiel de ces commerces se situe de part et d’autre du chemin n°18, entre le Casino et l’hôtel de la plage. Ils se trouvent sur de petites parcelles et au milieu de quelques maisons de pêcheurs. Un second groupe de commerces est situé face au débarcadère sur la route reliant les Sablettes à la corniche de Tamaris. Il s’agit du bar Beauséjour et du premier garage et station essence des Sablettes. Ses commerces marquent une démocratisation de la station par la mixité des couches sociales dont l’apogée de la fin des années trente, avec les congés payés de 1936, sera interrompue par le conflit de la deuxième guerre mondiale. Il est intéressant de noter la présence du garage au nord des Sablettes, à la fin des années trente. Ceci révèle la démocratisation d’un nouveau moyen de locomotion, l’automobile, qui n’était pas pris en compte au début de l’édification de la station (Benoist Quiviger).

1940 – 5 décembre :

1. NOUVELLES DE LA MARINE DE VICHY – Du 2 au 5 décembre 1940, l’aviso-dragueur “La Boudeuse” effectue la grande garde de Dakar (Gérard Garier).

1. NOUVELLES DES FNFL – Le 5 décembre à 11 h 29, inspection de l’aviso-dragueur “La Moqueuse” par le Général de Gaulle et l’Amiral Muselier (Gérard Garier).

1941 – 5 décembre :

1. NOUVELLES DE LA FLOTTE JAPONAISE EN ROUTE POUR ATTAQUER PEARL HARBOR – (rappel des faits ayant précédé ce jour ) Le 2 décembre, sur son navire amiral, Nagumo craignait plus que jamais d’être découvert. Sa flotte, destinée à attaquer la base américaine de Pearl Harbor, se trouve en effet dans une situation extrêmement délicate. S’il est aperçu par l’ennemi avant le 6 décembre, il doit opérer un demi-tour et regagner le Japon. S’il est vu dans la journée du 6, il devra prendre lui-même la décision d’effectuer quand même l’opération ou d’y renoncer. Ce ne sera qu’à partir du 7 qu’il a l’ordre d’attaquer quoi qu’il arrive.

Dans la cabine radio du cuirassé “Hiei”, le commandant Kochi reste branché sur les émissions de Honolulu pour savoir si les Américains se doutent de quelque chose. Mais les écoutes semblent très rassurantes.

Bientôt un flot de messages de la plus haute importance arrivent du Japon. L’amiral Yamamoto, qui est à l’origine de cette opération qui va précipiter les Etats-Unis dans le conflit, retransmet les derniers renseignements parvenus de Honolulu sur la flotte américaine.

Le 3 décembre, il a passé le message suivant : « Situation au 28 novembre, 0800 (heure locale), à Pearl Harbour. Deux cuirassés : “Oklahoma” et “Nevada”, un porte-avions : “Enterprise”, deux croiseurs classe A. Douze contre-torpilleurs sortent. Cinq cuirassés, trois croiseurs classe A, douze contre- torpilleurs, un navire ravitailleur d’hydravions entrent. » A ce moment, suivant le calendrier américain, la flotte nippone se trouve à environ 900 milles au nord de Midway, à 1 300 kilomètres au nord-ouest de Oahu. L’amiral commence à virer vers le sud.

A bord du “Hiei”, le commandant Kochi capte un nouveau message retransmis par Tokyo de Honolulu : « Situation au 29 novembre, après-midi (heure locale). Navires à l’ancre à Pearl Harbour : zone A (entre l’arsenal et l’île Ford) KT (dock nord-ouest arsenal) cuirassés “Pennsylvania”, “Arizona”. FV (bouée d’amarrage) cuirassés “California”, “Tennessee”, “Maryland”, “West Virginia”. KS (docks de réparation), croiseur classe A “Portland”. »

Le 4, plein de combustible, et nouveau message de Honolulu : « Ne pouvons indiquer si l’alerte aérienne a été donnée. Aucune indication d’alerte navale. »

Le 5, une partie de la flotte fait du mazout pendant la plus grande partie de la journée et de la nuit. L’amiral Kusaka donne alors l’ordre à trois des pétroliers de s’éloigner et d’attendre son retour. C’est là un de ces moments d’émotion que les Japonais aiment tant, et les matelots agitèrent longuement leurs bérets tandis que les pétroliers disparaissaient à l’horizon. Dans sa cabine, le commandant Shimizu, l’officier d’approvisionnement qui a tenu à tout prix à participer à l’expédition, écoute rêveusement un programme de radio japonaise, « L’heure enfantine », de Mme Hanako Muraoka. Mais on entend si mal qu’il finit par se décourager et se branche sur un programme de musique américaine qu’on entend parfaitement.

A l’aube du 6, Kusaka fera faire à nouveau le plein de combustible, car il désire avoir les soutes aussi bien garnies que possible le jour de l’attaque. A la fin de la matinée, la tâche sera achevée et les cinq derniers pétroliers se retireront à leur tour, salués par les équipages. Entre-temps, Yamamoto aura envoyé un dernier message d’encouragement : « Le moment est venu. Le sort de l’Empire est en jeu. » (Walter Lord, Pearl Harbor)

2. NOUVELLES DES FNFL : L’aviso-dragueur « Commandant Duboc » reprend son activité le 5 décembre en appareillant de Douala à 15 h 30 pour la baie de Manoca où il procède à des essais jusqu’au 6, puis rentre à Douala à 8 h 15. De son côté, à 14 h 00, l’aviso-dragueur « Commandant Dominé » appareille de Simonstown. Avarie de dynamo contraignant à utiliser la barre à bras (Gérard Garier).

1943 – 5 décembre :

1. « LES VISITEURS DU SOIR » – Le 5 décembre, sort sur les écrans français le film de Marcel Carné « Les visiteurs du soir ».

2. ATTENTAT A GRENOBLE – Au même moment, le siège de l’état-major allemand à Grenoble est détruit par une explosion qui fait 10 morts et 50 blessés. En représailles, les Allemands fixent le couvre-feu à 15 h puis exécutent 52 otages et en déportent 50 autres.

3. ATTENTAT A LA SEYNE – A La Seyne, le même jour, à 19 h 35, une bombe de gros calibre explose à l’entrée du bar-tabac « Terminus » exploité place de l’église. Un consommateur est tué et deux autres sont blessés grièvement. Les dégâts matériels sont importants tant dans le bar que dans les immeubles environnants. « On ignore les motifs de cet attentat dont les auteurs sont activement recherchés par les services de police ».

4. LES FNFL EN MEDITERRANEE – du 24 novembre au 5 décembre, l’aviso-dragueur “Commandant Dominé” est indisponible à Beyrouth (Gérard Garier).

1946 – 5 décembre : LE SOUS-MARIN FRANÇAIS « 2326 » EST PERDU ACCIDENTELLEMENT AU LARGE DU CAP CEPET LORS DE LA CAMPAGNE D’ESSAIS.

– Après 9 h 40 : le sous-marin français 2326 est perdu accidentellement lors de la campagne d’essais (erreur humaine ou défaillance technique), au S-E du Cap Cépet (19 morts).

– Historique succinct de ce sous-marin : ex-allemand U 2326, type XXIII, dérivé du type XXI ; 232 t / 256 t ; 34 x 3 m ; 11 nds (surface) / 10 nds (plongée) ; équipé d’un schnorchel ; DW AG Hambourg ; 1944 – 11/08 : en service (ou bien début 1945) ; flottilles d’entraînement 4 et 32 ; puis 11è flottille, Stavanger, Norvège ; 1945 – 19/04, 27/04 et 4/05/1945 : opérations en Ecosse ; le sous-marin U 2326 fut l’un des six XXIII qui effectuèrent des patrouilles autour des îles britanniques (U-2321, U-2322, U-2324, U-2326, U-2329 et U-2336) ; aucun d’eux ne fut coulé par les navires alliés, mais ils coulèrent ou endommagèrent 5 navires pour un total de 14 601 tonneaux.15/05 : se rend à Dundee. 1946 – 6/02 : prêté pour un an par la Grande-Bretagne à la France avec U 2518 (opération Thankfull) ; 13/02 : Cherbourg (révision et remise en état) ; 31/05 : essais en mer, puis La Palisse ; reçoit équipage partiel sous-marin Aréthuse, condamné 05/1946 ; 20/08 : 1ère sortie ; 17/09 à 12/10 : croisière La Palisse-Casablanca-Alger-Toulon ; 5/12 après 9 h 40 : perdu accidentellement lors de la campagne d’essais (erreur humaine ou défaillance technique), au S-E du Cap Cépet (19 morts).

– L’accident : Au large de Cépet, malgré les efforts de la Marine Nationale, le sous-marin 2326 se perd corps et biens au cours d’une séance d’entraînement. A son bord, dix-neuf personnes dont un Etat-major composé du Lieutenant de Vaisseau Charles AVON, de l’Enseigne de Vaisseau de Première Classe Gilbert RIZOT et de l’Ingénieur Mécanicien de Deuxième Classe Jean DUQUESNE. Sont également présents le Capitaine de Frégate Jean MOTTEZ, chef de la section sous-marin de l’Etat-major Général, l’Ingénieur en Chef du Génie Maritime Marie ISABELLE, Marius LASALLE (Chef d’équipe et ouvrier de l’Arsenal) ainsi que douze hommes d’équipage. C’était un sous-marin de poche- allemand dont la marine avait obtenu la cession à la fin de la guerre. Un Dornier, puis l’Achernar décollent de Saint-Mandrier pour participer aux recherches avec le Marocain, le Montcalm, le Dragon et le Légionnaire. Vingt-deux personnes périssent dans cette catastrophe et le ministre des Armements M. Tillon vient spécialement à Toulon pour superviser les recherches. Disparition du sous-marin U 2326 au large du cap Cépet : Le 5 décembre 1946, l’U 2326 sortait de Toulon pour un essai de plongée de 12 heures à 100 mètres de profondeur. Cet essai consistait à vérifier l’aptitude du bâtiment à naviguer à la profondeur maximale admise. Parvenu à 4 milles marins au large de Cépet, par un fond de 500 mètres, il plongeait à 9h 40, cap vers le Sud, plongée remarquée par le sémaphore de Cépet. Son retour est prévu vers 19h. Sans nouvelles du bâtiment à échéance normalement prévue pour la fin de l’essai et en l’absence de réponse aux appels radio qui lui étaient adressés et qui s’étaient succédé dans la soirée, à 20h 00 le préfet Maritime (V.A. LAMBERT) ordonne alors de commencer les recherches au moyen de tous les bâtiments de surface et aéronefs disponibles. Rendues difficiles par la violente tempête de Nord-Ouest qui se levait dans la journée du 6 décembre, elles furent néanmoins poursuivies jusqu’au 8 décembre, malheureusement en vain. Participèrent à ces recherches les bâtiments suivants : le croiseur de 2e classe « Montcalm », le contre-torpilleur « Tigre », les destroyers d’escadre « Hova », « Le Marocain » et « Le Tunisien », les escorteurs « Dragon » et « Légionnaire », les chasseurs 131, 132 et 134. On fit également appel aux hydravions de la base de Toulon – Saint-Mandrier – ainsi qu’aux avions de la quatrième région aérienne (Huwart Olivier, 2002).

1969 – 5 décembre : DECES DE LOUIS CLEMENT, MAIRE DE SAINT-MANDRIER – Vendredi 5 décembre 1969, à six heures du matin, Louis Clément, maire de Saint-Mandrier depuis 1950, s’est éteint à son domicile, montée de Cépet. Ses obsèques auront lieu le lundi 8 décembre, à quinze heures. La dépouille mortelle sera exposée en mairie, et veillée par une garde d’honneur composée d’amis et de membres du Conseil municipal. Parmi les personnalités présentes lors de l’inhumation citons : Roland Faugère, sous-préfet de Toulon – Edouard Soldani, maire de Draguignan, sénateur et président du Conseil général du Var -Messieurs Le Bellegou et Balestre, sénateurs – Marcel Bayle, député – Monsieur Arreckx, maire de Toulon – Monsieur Giovannini, maire de La Seyne.

1976 – 5 décembre : Jacques Chirac crée le RPR.

1987 – 5 décembre : TELETHON, GERALD HOLTZ ET B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – En novembre, Gérard Holtz, de l’A2, pour les besoins de l’émission Téléthon, fait trois sauts d’entraînement à la mer depuis un Lynx de la BAN de Saint-Mandrier. « Il récidivera en direct le 5 décembre depuis le golfe de Giens ou de la baie des Sablettes selon les conditions météorologiques » (article de presse).


1996 – 5 décembre : AFFAIRE CHATEAUVALLON – LE CHEVALLIER – A la requête de M. Le Chevallier (maire FN de Toulon), qui demande une dissolution judiciaire de l’association Châteauvallon TNDI, celle-ci est assignée devant le tribunal de grande instance de Toulon le 5 décembre, tout comme, à la même date, chacun des membres du conseil d’administration, notamment le président du conseil régional, Jean-Claude Gaudin, le président du conseil général du Var, le directeur de la musique du ministère de la culture, le directeur du Centre national de la cinématographie.

1998 – 5 décembre : CONFERENCE DONNEE A L’ECOLE JEAN MOULIN DE SIGNES, PAR HENRI RIBOT :

1991-05-23-n°15-Signes-Moulin-du-Raby (cl. H. Ribot)

A. Signes vers 1830 : « Il y a des tanneries, des fabriques d’acétate de plomb, de drap et de chapeaux dont le noir surpasse en beauté celui des autres fabriques des environs. Le hameau de Meinarguettes est dans le territoire. C’est un ancien village. C’est dans ce quartier que sont situées les glacières qui fournissent à Marseille et à Toulon.

B. A la phase de défrichement liée à l’installation des agriculteurs dans les plaines à l’époque romaine nous devons Belgentier issu d’un adjectif formé par le suffixe gaulois -acus, et d’un nom de personne, composé signifiant domaine de Belo ou Bélénos, vraisemblablement un propriétaire gaulois ayant acquis le titre de citoyen romain. Les noms terminés par le suffixe proprement latin -anum, se retrouvent surtout dans le midi de la Gaule et particulièrement sur les bords de la Méditerranée, ce sont des noms latins qui en sont à l’origine; ils signifient « domaine (fundus) de Sinnius (pour Signes) », « de Romanius (pour Roumagnan) », « de Bruccius (pour le Broussan) », « d’Albanius (pour Aubagne) » et « de Marianus (pour Meynarguettes) »; le suffixe -icus précédé du gentilice latin Matusius a donné Mazaugues.

C. En 984, donation par l’évêque à Saint-Victor de Marseille d’un ensemble de domaines ruraux (villae) situés autour de la Sainte-Baume. Pour la partie qui nous intéresse, il s’agissait de Signa (Signes), Molna (Molne), Ribols (Riboux), villa Altaiara (Latay/Lauzière dont le château initial se trouve à Taillannette ou Adret des Fontêtes et qu’Henseling appelle lou casteou doou prat dei blanco) et la villa Madaligas (Mazaugues). Il ne s’agissait certainement que d’une partie de chacun de ces domaines, puisqu’au XIème s. une nouvelle donation de Molne est faite, avec la première mention de la chapelle de Saint-Victor. Au même moment Meynarguette apparaît (Mairanicas 1001; Meyranigas 1070 ; castrum de Meyranegas 1141 (Cession par Pons Ier, évêque de Marseille, au vicomte Guillaume et à Bililde de la moitié des possessions de son église et du monastère de Saint-Victor au Plan-d’Aups, Cabriès, Mazaugues, Mauriès (en fait Meynarguettes), Meaulne, Riboux et l’Allauzière).

D. L’évolution des relations entre les pouvoirs politiques et religieux conduisent les possédants à réviser les documents qu’ils avaient signés autrefois: fini le temps où les évêques étaient liés aux seigneurs laïcs: dès le XIIème s., Meynarguettes est confirmé à l’église de Marseille, tandis qu’au début du XIIIème s. la seigneurie de Signes, dénommée également Val de Signes dans les textes, se divise en trois parties apparemment bien distinctes : Châteauvieux, Signes-le-Blanc et Signes-Barrairenque.

E. Quelles sont les limites de Signes au Moyen Age ? Vers le sud, sur le plateau de Siou Blan, la limite est floue, récente et issue du partage de la seigneurie d’Orves entre Evenos et la Chartreuse de Montrieux. A l’ouest, il est délicat de reconnaître une véritable limite dans des choix arbitraires qui ont attribué Molne à Signes et laissé Riboux dans l’indépendance. Au nord, si la présence de la Sainte-Baume ne semble pas poser de problème, il convient de rappeler que Meynarguettes (la Ville Vieille des cartes I.G.N.) n’a été rattaché à Mazaugues qu’au début du XIXème s. alors qu’autrefois c’était une seigneurie distincte commandant l’un des cols permettant le franchissement du massif. A l’est en revanche, un texte très précieux, daté du 20 mars 1253, fixe définitivement les termes des territoires de Signes, aux héritiers des Vicomtes, et de Méounes , à l’évêque de Marseille; par lui, nous savons que les limites actuelles suivent pratiquement celles qui furent fixées au XIIIème s.


2007 – 5 décembre : LA BAN DE SAINT-MANDRIER PASSE DES MILITAIRES AUX ENTREPRISES – (article signé L/R.) La BAN de Saint-Mandrier passe des militaires aux entreprises : La Défense nationale cède 15 hectares à Saint-Mandrier, vue mer, aménagement à charge de l’acquéreur, fort potentiel économique… Sans avoir jamais été publiée, l’annonce faisait rêver la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (WM), à l’affût de la moindre parcelle pour installer un parc d’entreprises et concrétiser, enfin, ses idées de chantier de réparation pour grandes unités. Hier, contre un chèque de 1,8 million d’euros, elle a enlevé ce bout de terre situé dans l’ancienne base aéronavale de Saint-Mandrier où TPM a acquis cinq hectares. Les dix autres, faisant partie du domaine maritime, font l’objet d’une autorisation d’occupation de cinquante ans. La signature officielle intervient au terme d’une longue négociation, âpre parfois, entre Hubert Falco, président de TPM, et la Marine, aujourd’hui représentée par le préfet maritime, le vice-amiral d’escadre Jean Tandonnet. Depuis les années 60, la Marine a cédé une vingtaine de sites dans l’agglomération toulonnaise. Yacht center – Au début du projet, était donc l’idée d’un chantier naval destiné à l’entretien et à la réparation de la grande plaisance, pour des bateaux de plus de 25 mètres. La Seyne, un temps sollicitée, ayant refusé d’accueillir le projet, les ascenseurs à bateaux ont finalement filé vers La Ciotat. Alors, le projet toulonnais a dû évoluer : vers Saint-Mandrier et vers une autre forme de chantier naval. Deux sociétés, les constructeurs de yachts de luxe Guy Couach et de voiliers Swann, se sont finalement associées pour créer un « Yacht center ». Une structure commune sera dès lors constituée afin de partager les outils de manutention et de levage. « Nous serons complémentaires de La Ciotat, pas concurrent », estime Hubert Falco. «86% des bateaux de ce type passent par le Méditerranée et ont besoin de réparations pointues. Le créneau est là », abonde le préfet maritime. Et chacun d’expliquer que le « yacht center » de Saint-Mandrier traitera des unités plus petites et, surtout, accueillera les bateaux de deux grands constructeurs. Objectif : 400 emplois – L’avenir du site ne s’arrête pas là pour autant. « II doit nous permettre de prendre le train de la compétitivité estime Hubert Falco. Et de créer, à terme, 400 emplois dans un parc d’activités dédié au nautisme et aux technologies marines. D’ici 2009 et le lancement de l’activité industrielle, TPM investira donc quelque 20 millions pour aménager l’ancienne base militaire (l’Etat, la région et le département participant au financement) : une digue pour sécuriser le chantier naval, des accès routiers et l’aménagement du pôle d’entreprises. Deux premières implantations sont actuellement à l’étude, une société de biotechnologie spécialisée dans la conception d’alevins pour l’aquaculture et un constructeur de navettes maritimes. « Le plus important reste à faire : en attirer beaucoup d’autres », fait observer l’amiral Tandonnet « Pas d’inquiétude : les entreprises sonnent déjà à la porte », assure Hubert Falco.

2013 – 5 décembre : DECES DE NELSON MANDELA – Le président sud-africain Jacob Zuma annonce le décès de Nelson Mandela le 5 décembre 2013 à 22 h 45 lors d’une allocution solennelle. Le chef d’État précise que Mandela est mort « paisiblement » dans sa maison, entouré des siens. Jacob Zuma a également annoncé l’organisation de funérailles nationales, demandant la mise en berne des drapeaux sud-africains à partir du 6 décembre jusqu’après les funérailles. Voici quelques citations qu’il nous a laissées :

• « Toute ma vie je me suis consacré à la lutte pour le peuple africain. J’ai combattu contre la domination blanche et j’ai combattu contre la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle toutes les personnes vivraient ensemble en harmonie et avec les mêmes opportunités. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et agir. Mais, si besoin est, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. »

• « Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

• « Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »

• « La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique. »

2015 – 5 décembre : JOURNEE NATIONALE D’HOMMAGE AUX MORTS POUR LA FRANCE PENDANT LA GUERRE D’ALGERIE ET LES COMBATS DU MAROC ET DE LA TUNISIE (Décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003 instituant une journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie, le 5 décembre de chaque année).

2016 – 5 décembre : METEO DE SANARY – à 8 heures, la station météo de La Mitre, Toulon, donne : aujourd’hui à Toulon les températures minimales seront plutôt douces pour la saison. Ciel très nuageux se couvrant totalement en matinée, éclaircies de plus en plus larges l’après-midi. Pluie faible s’intensifiant progressivement le matin, pas de précipitations l’après-midi. Vent modéré. La fiabilité de la situation est assez faible, parce qu’un doute concerne l’intensité de l’activité de la perturbation. Cette nuit ciel très nuageux se dégageant totalement. Pas de précipitations. Vent modéré (14° sur ma terrasse à 8 h).


2017 – 5 décembre : METEO DE SANARY : Température maximale attendue : 14° vers midi. Minimales : 5° à 6h30 sur ma terrasse ; 8° à minuit. Précipitations : 0%. Humidité : 60 %. Vent : 8 km/h.

2018 – 5 décembre : METEO DE SANARY : Nuit claire, 11° à 3h. Lever du soleil à 7h 52, coucher à 17h 01. Vent à moins de 5 km/h tout au long de la journée. On relèvera 9° à 7h, 17° à 13h, 13° à 19h, 12° à 22h. Un peu de voile nuageux jusqu’à midi. Soleil dans l’après-midi.

EN DIRECT DE NOTRE BIBLIOTHEQUE :

  1. Claudine Le Tourneur d’Ison – Une passion égyptienne – Jean-Philippe et Marguerite Lauer. Plan, 1996, 242 p. N° d’enregistrement H 21163.
  2. Jean-Pierre Lauer – Saqqara, une vie. Entretiens avec Philippe Flandrin. Editions Rivages, 1988, rééd. France-Loisirs, 1989, 232 p. N° d’enregistrement H 20355.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :

SANARY-SUR-MER : NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES (397e livraison) –

Sanary après-guerre en lode spirale (H. Ribot).

1867 – 4 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Miche, maire de Sanary – mercredi 4 décembre, Ste Barbe. Toujours du mauvais temps, du vent au nord-ouest très froid. La neige a commencé de tomber très tôt, soit à 9h30 ; elle a continué jusqu’à 11h. Calme toute la nuit – le matin aux premières heures du soleil, le nord-ouest commence par une petite brise qui grandit et, l’après-midi, elle est assez forte et toujours froide. On a vu le matin toutes les collines environnantes couvertes de neige mais, l’après-midi, elle a presque toute fondue. Nous n’avons pas entendu dire jusqu’à présent que les plantes délicate ont souffert du froid. Nous avons parlé hier d’une goélette qui se réfugiait chez nous. Le capitaine devrait faire un rapport qui prouverait sa satisfaction de s’être réfugié dans notre port.  ;

1869 – 4 décembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, premier adjoint de Marius Michel maire de Sanary – samedi 4 décembre, Ste Barbe. Temps calme complet. Ciel couvert d’un voile très épais de nuages. Temps à la neige – froid. Ce matin à 7h, le thermomètre était à 4° et le baromètre au-dessous de variable. A 9h, nous avons entendu la canonnade de l’escadre de Toulon qui nous dit que l’impératrice doit y être et qu’on va procéder au lancement du vaisseau le « Marengo » qui attend déjà depuis 8 jours sur son berceau le moment où on va le livrer aux embrassements d’Amphitrite. L’après-midi nous apprenons qu’en effet l’impératrice est arrivée hier soir à 11 heures sur rade. Le lancement a eu lieu à 11 heures du matin et l’impératrice est partie à 2 heures pour Paris où elle avait hâte d’arriver.

LE TERROIR MARSEILLAIS  (597e livraison) : Industries artistiques (suite) :

Dans le vieux Marseille, et en particulier au quartier Saint-Laurent, on rencontre un grand nombre d’ouvrages de fer forgé d’une technique irréprochable et d’un décor élégant  : ce sont des impostes, des rampes d’escaliers et des balcons d’autant plus intéressants qu’ils sont encore à leur emplacement primitif. De magnifiques consoles de fer forgé, dont plusieurs doivent être de fabrication locale, se trouvent chez quelques amateurs d’arts marseillais. L’une des plus remarquables se voit au musée Grobet. (à suivre).

LA SEYNE-SUR-MER (47e livraison) :

Le 4 décembre 1751, les démocrates de La Seyne constituent un comité de résistance, dirigé par l’horloger Carvin, les menuisiers Rousset et Laurent. Une délégation, conduite par Laville, premier adjoint, et le riveur-cafetier Bonacorsi, se rend chez le maire afin d’obtenir communication des dépêches de Paris. Le Maire est en position d’attente. Laville dénonce publiquement les dépêches comme ignobles. Au grand scandale du commissaire de police, Laville déclare que le président n’avait pas le droit de lancer un pareil décret. Laville n’est sans doute pas un foudre de guerre : alors que ses compagnons sont dénoncés comme “démagogues dangereux” ou “très dangereux”, la notice qui accompagne son arrestation indiquera seulement : “vieillard plus inepte que méchant”. Mais on comprend que, tout flanqué qu’il soit de Bonacorsi le cabaretier rouge, Laville représente aux yeux des démocrates la légalité, puisqu’il est premier adjoint, et sa présence symbolise la légitimité du refus républicain. Le commissaire de police signale au procureur que le 4, la nouvelle de la dissolution de l’Assemblée nationale “a causé une vive impression sur l’esprit des démagogues”, de nombreux groupes se sont formés sur les promenades publiques, mais “petits à la vérité”. Le soir, à leur arrivée par le bateau à vapeur, les ouvriers de l’Arsenal ont chanté la Marseillaise. Carvin “l’un des plus exaspérés démagogues de cette ville” est allé les haranguer, les a invités à la société littéraire dont il est président “disant qu’il fallait s’entendre sur ce qu’il y aurait à faire dans cette circonstance”. Grande affluence le soir vers 7 h à cette société. Des petits groupes stationnent jusque vers 11 h. La police leur demande de rentrer chez eux.

OLLIOULES (61e livraison) :

1564 : OLLIOULES (cliché H. Ribot) EST AUTORISE A ÉTABLIR DEUX FOIRES DONT UNE LE 4 DÉCEMBRE – En 1564, par lettre patente Charles IX, qui a été fort bien accueilli par Ollioules « ville assise près de la mer en bon, fertile, et commode pays et sur chemin passant à l’entour, croissent et affluent quantité de fruits et biens » permet à cette ville d’établir deux foires, l’une le 7 septembre, l’autre le 4 décembre, et un marché hebdomadaire, le samedi (Cahier du patrimoine ouest varois n°10).

TOULON (111e livraison). Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589

VIII Rues tracées dans le Borc dels Predicadors.

Rue de l’Hôpital

Cette rue doit son nom au voisinage de l’Hôpital du Saint-Esprit (Archives communales, CC. 86) qui se trouvait dans la rue Nationale et dont il a été déjà question. Le 2 vendémiaire an III, elle prit l’appellation de d’Aristide (Archives communales modernes.— Registre des Délibérations, an III. — Aristide, général et homme d’Etat athénien, que son intégrité fit surnommer le Juste : se couvrit de gloire à Marathon et à Platée), qu’elle perdit en 1805.

Dans la matinée du 29 juillet 1792, le sieur Pélissier, fabricant de chandelles, fut attaché à la lanterne qui était située à l’entrée de cette rue, juste en face de l’ancien hôpital. Sa mort donna lieu à l’infâme couplet suivant :

O Pélissier, lou candelié,

Fasies un vilen lanternié.

La maison n° 9 de cette rue, berceau de la famille de l’auteur de cet ouvrage (L. Mongin), évoque pour lui de pénibles souvenirs.

A la suite de la publication faite le 20 décembre 1793, et ordonnant à tous les habitants de se rendre au Champ de Mars, notre bisaïeul Claude Mongin, se dispose à obéira la terrible injonction. Contenant avec peine la douloureuse émotion qui déborde de son cœur, il embrasse fiévreusement sa famille et jette un dernier regard de tristesse sur les êtres qui lui sont chers. C’est en vain que son épouse, Agnès Chambeiron, l’enlaçant dans ses bras, le supplie de ne pas les abandonner à cette heure où Toulon est menacé des rigueurs les plus effroyables. Claude Mongin, n’écoutant que la voix du devoir, s’arrache à ses étreintes, descend dans la rue et se joint au funèbre cortège qui se dirige vers le lieu désigné.

Arrivé sur la place du Champ de Mars, Claude Mongin se place dans l’enceinte fatale qu’entoure un détachement de l’armée républicaine ; et la tête haute, sans peur, sans reproche, il attend d’être jugé par les Patriotes Opprimés. A l’appel de son nom, il répond d’une voix ferme « présent », et s’avance résolument vers le groupe des juges.

A cet instant suprême sa pensée se reporte vers sa malheureuse famille et ses lèvres semblent s’entrouvrir comme pour murmurer un éternel adieu. Quelques pas seulement le séparent du mur où sont déjà alignés un grand nombre de Toulonnais condamnés à mourir.

Soudain un Patriote Opprimé, reconnaissant en Claude Mongin, un de ses vieux amis, se porte garant de son civisme ; il déclare hautement qu’il n’a cessé de faire entendre des paroles de protestation contre les manœuvres qui ont livré la ville aux Anglais et atteint l’unité indissoluble de la patrie ; qu’il a regardé toujours comme son premier devoir l’obéissance au gouvernement de défense nationale, et qu’il mérite la confiance et l’estime des représentants de la Convention.

Claude Mongin est sauvé. Un instant après, il arrive au milieu des siens qu’il trouve à genoux, aux pieds d’une petite madone et récitant les prières des agonisants. A la poignante désolation qui régnait dans la chambre quelques minutes auparavant, succède une joie indicible. Et tandis que l’écho, comme un glas funèbre, apporte dans l’intérieur de la ville le bruit d’une fusillade prolongée, Claude Mongin, tombant à genoux et joignant ses prières à celles de sa famille, remercie la Providence d’avoir miraculeusement préservé ses jours. A suivre.

DES  PERLES  POUR LA ROUTE :

La seconde : Deux amoureux timides se fréquentent depuis onze ans. Un beau matin, la fille ne peut plus rester et elle dit à son prétendant :

-Oscar, ne croyez-vous pas qu’il serait temps de songer à nous marier?

-Je veux bien, répond-il pensivement, mais qui voudra de nous ?

L’hiver approche ! nous sommes le 5 décembre, cinquième jour de l’Avent, il est 9 h et des poussières.

Pensées affectueuses à Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber, ainsi qu’à mes parents et amis épars dans le monde.

Bon jeudi à tous et à demain pour fêter les Nicolas !

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