EPHEMERIDES DU LUNDI 30 SEPTEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4560)
ILLUSTRATION : Le 30 septembre 1944, et arrivant de Port-Saïd, le navire de ligne « Richelieu », orgueil de la Marine française pénètre pour la première fois dans la rade de Toulon libéré. (Cliché archives familiales H. Ribot)
FETES : Souhaitons une bonne fête aux 210 000 Jérôme, qu’ils soient prénommés ou dénommés ainsi.
Jérôme de Stridon est célèbre pour avoir traduit en latin la Bible à partir du grec et de l’hébreu. De ce fait, il est le saint patron des traducteurs, archéologues, libraires et bibliothécaires.
En ce jour du panais au calendrier républicain, décernons la « truelle d’or » à JérÔme de Stridon !
DICTON : « à la saint Michel, les figues sont pour les oiseaux » Proverbes et dictons provençaux, préface Michel Vovelle, Rivages, nd.
PENSEE DU JOUR :« Quand on sait que les dinosaures ont disparu si soudainement qu’on retrouve encore des œufs qui n’ont pas éclos, cela conduit à imaginer que, par tel ou tel mécanisme, par une défaillance totale des défenses immunitaires, par exemple, l’espèce humaine peut, elle aussi, disparaître.» (Georges Duby, Sur les traces de nos peurs, 2020).
METEO MARINE POUR SANARY : Un flux assez irrégulier de secteur Sud-Ouest prédomine sur l’ensemble du bassin. Pour la plage de Portissol : Pas d’avis de coup de vent. La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec des conditions favorables au développement des éclaircies.
Ciel peu nuageux se couvrant progressivement en matinée, éclaircies de plus en plus larges l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, nuages et larges éclaircies.
Vent d’Est force 2 tournant Sus en milieu de journée puis WSW. Rafales atteignant 10 nœuds le soir. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente devenant bonne en milieu de journée puis médiocre. Température : 22° max., 16° mini..
EPHEMERIDES :

–1209 – [7-30 septembre] : Lettre des légats Hugues, évêque de Riez, et Milon, au pape Innocent III. annonçant les sentences portées au concile d’Avignon contre le comte de Toulouse, l’anathème lancé contre Roncelin, moine apostat et parjure, l’excommunication portée contre Hugues Fer, son bavle, et contre tous ses répondants et de nombreux autres nobles et bourgeois de Marseille, fauteurs dudit Roncelin. l’interdit jeté sur la cité de Marseille et toute la terre de Roncelin pour avoir extrait ce personnage par violence du monastère, l’avoir maintenu dans son obstination et lui avoir conservé ses pouvoirs, pour ne pas s’être opposé à la violence exercée par lui contre des Montpelliérains et des pèlerins, pour avoir refusé de jurer les statuts édictés à Saint-Gilles en vue de la pacification de la Provence. (acte des vicomtes de Marseille n° 343, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : a. Innocenta III epistolae, édit. Baluze, t. Il, p. 366. — b, Idem, édit, des Historiens de France, t. XIX, p. 521).
–1248 – 30 septembre : Mention du Molendinum de Cassaratas (acte notarié). Moulin de Cassaratas – moulin à eau, aujourd’hui détruit, qui était alimenté par le ruisseau de Jarret, lorsqu’il arrosait le quartier de Saint-Bazile, commune de Marseille. Première mention : Pradinalium sancti Baudilii habens molendinum a meridie. XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).
–1269 – du 30 septembre au 1er octobre (7 – 8 octobre) : (Italie) Florence – pluies abondantes et continuelles le 30/09 et le 1/10 (7-8 :10). Inondation des cours d’eau le 1/10 (7-8 :10), due à l’abondance des pluies. Inondation de l’Arno à Florence.

–1271 – 30 septembre : Legs de biens à la chartreuse de Montrieux (Méounes, Var) – Actes 348, cartulaire de Montrieux Hyères – Guillaume Barri de Méounes fait son testament et partage ses biens entre son frère, Bertrand Barri, et les chartreux de Montrieux. Témoins : ] Fulco Dactil, frater Guillelmus Berardus, Stephanus Faber, Guillelmus Peyronetus, Guillelmus Gaissacus, Bertrandus Albesena, Hugo de Guarda. [Notaire :] Clemens de Sancto Egidio (Boyer 1980, p. 652-653 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)

–1278 – 30 septembre : mention de Sant Lazer (acte notarié). Saint-Lazare – faubourg de Marseille, qui a pris son nom d’un établissement religieux ou hospitalier, fondé dans le quartier depuis une époque très ancienne, connu comme léproserie au XIIIe s. Cette maladrerie était tenue par les chevaliers de Saint-Lazare ou Lazaristes qui avaient pour mission de s’occuper des lépreux qui étaient rassemblés dans des ladreries afin que le mal ne se propage pas car on ignorait à l’époque les soins à donner aux malades. En 1692, l’Hôpital de Saint-Lazare devient la maison des fous. 1832. On commencerait à parler de faubourg Saint-Lazare en 1832, date qui coïncide avec l’élévation d’une chapelle par Mgr. de Mazenod. Saint-Lazare était un prieuré dépendant du Chapitre de la cathédrale en 1872. Première mention : Domus S. Lazari de cart, 19 décembre 1269 (charte aux archives de la Major).
–1285 – 30 septembre : Ordre du Sénéchal de Provence, aux Syndics de Toulon de prendre 100 livres sur les deniers des gabelles pour la construction des murailles de la ville.

A Toulon, d’après une lettre envoyée par le sénéchal de Provence, la ville avait une défense très faible et pouvait facilement être ruinée, (cf. ci-dessous). Le sénéchal demanda donc de bâtir une nouvelle muraille. Dès le 30 septembre, l’assemblée générale des habitants décida de renforcer l’enceinte. On travaillait encore à ces murs en 1321 et 1327 : « civitas ipsa propter defectum clausure seu defensioni potest…supponi incendio et ruine. [Crémieux, 1930, p. 89 : Sous la cote DD 52, l’Inventaire sommaire des Archives communales de Toulon antérieures à 1790, enregistrent un document dont il résume ainsi l’objet :] « Ordre du sénéchal de réparer les fortifications. – 1285 ». [Accompagné de :] « Ordre d’Isnard d’Entrevaux (ou d’Entrevennes), Sénéchal de Provence, aux Syndics de prendre 100 livres sur les deniers des gabelles pour la construction des murailles de la ville et même d’imposer pour ce sujet. – 30 septembre 1285. » » (P.-A. Février 1964, p. 131: Arch. Toulon, DD 52, 30 septembre 1285 (copie en très mauvais état ; Crémieux, 1930, p. 89)

(Tour de l’enceinte d’Alauch)
–1303 – 30 septembre : Mention du Podium Chauri (charte aux archives de l’Evêché). Pichauris, ferme et bois communaux, commune d’Allauch. Ancien château, aujourd’hui détruit, qui appartenait à l’évêque de Marseille par suite de la cession qui lui fut faite en 1254 par Charles d’Anjou ; il était compris dans le territoire du château de Ners. Cette terre appartint ensuite aux d’Albertas, mais comme arrière-fief, sous la mouvance de l’évêque de Marseille. Le prieuré dépendait autrefois de la paroisse de Peypin. Première mention : Castrum Podii auri, 31 janvier 1254 (charte aux archives de l’Evêché).
–1425 -30 septembre – Mention de la Fons Payanorum, (registre aux archives des Prêcheurs). Saint-Barnabé, village en 1872, commune de Marseille. Première mention le 1er avril 1216 : Fons ou Vallis des Paizac, (charte aux archives de la Major). Le 17 décembre 1472, Barnabé Capelle, natif de Soliers et notaire à Marseille, acquiert une terre dans ce quartier (arch. des Prêcheurs) et fournit la somme nécessaire pour faire le retable de l’ancienne chapelle du lieu. En mémoire de cette générosité, la chapelle prit le nom de Saint- Barnabé, qu’on a donné plus tard au quartier. L’église était succursale de Saint-Martin.
–1486 – 30 septembre : Mention de la Font d’aygas vivas, (archives de l’Evêché). Eaux-Vives, ruisseau qui prend naissance dans les collines de Saint-Cyr, commune de Marseille et qui se jette dans le vallon de la Barasse. Autre mention : Aïgos vivos, 30 mars 1483 (ibid.).
–1535 – 30 septembre : Mention de Peypin (registre aux archives de la Major. Peypin, canton de Roquevaire. Première mention : Castrum de Podio Pino, 3 juin 1177 (cartulaire de Saint-Victor, n° 759). Peypin était viguerie d’Aix avant l’organisation départementale faite en vertu de la Constitution de l’an VIII, époque à laquelle il a fait partie de l’arrondissement de Marseille. La terre de Peypin était une seigneurie qui entra dans la maison de Sabran, par suite du mariage de Darde, dame de Puy Loubier, avec Jean de Sabran, sous la suzeraineté du comte de Provence. Elzéard de Sabran, en passa nouveau bail à Pierre Valentin, par acte du 3 octobre 1408, et la vendit ensuite à Lazare Bertrand, par acte du 13 juillet 1433. Jean de Justace s’en rendit possesseur; un acte de 1514 constate qu’à cet époque les habitants du lieu de Peypin lui prêtèrent foi et hommage, et en 1517, cet hommage fut renouvelé entre les mains du seigneur de Glandevez, héritier de Jean. En 1550, Bertrand Séguier, de Marseille, était seigneur de Peypin, et plus tard, M. de Thomassin, marquis de Peynier; président au Parlement d’Aix, fit l’acquisition de cette même terre, qui avait le titre de baronnie. Peypin a toujours dépendu de l’Evêché de Marseille. La paroisse, sous le vocable de Saint-Martin, était la prébende du sacristain du Chapitre de la Major, à laquelle il fut uni par acte du 13 septembre 1581 (arch. de la Major). Les armoiries sont : d’or à quatre cœurs de gueules, apointés en sautoir.
–1593 – 25 février – 30 septembre : LE LUTHERIANISME, RELIGION OFFICIELLE DE SUÈDE – Sous l’égide de Charles de Sudermanie (1550-1611), le synode d’Uppsala, adoptant les préceptes de la Confession d’Augsbourg de 1530, établit officiellement le luthérianisme en Suède. Son clergé, passé à la Réforme, s’est séparé de l’Eglise catholique et romaine. Dès lors, afin de pouvoir être couronné, Sigismond III, d’obédience catholique, qui devait arriver à Stockholm le 30 septembre, fut dans l’obligation d’entériner les décisions prises par l’assemblée, autorisant de facto ses sujets à pratiquer leur religion protestante.
–1636 – 30 septembre : Mention de la bastide Les Caillols, 30 septembre 1636 (registre aux archives de l’Evêché). Les Caillols – ancien village de Marseille, aujourd’hui quartier. Première mention le 11 août 1559 : Bastide des Cailhoux, (registre aux archives de la Major). Nom d’une famille qui, la première, a défriché ce quartier. Pierre et Thomas Caillol reconnaissaient, le 3 octobre 1486, à la cour de Saint-Marcel, une partie des terres qui furent de Jacques de Soleriis (registre aux archives de l’Evêché) ; c’est là l’origine de ce village, bâti dans une partie de l’ancien territoire de Saint-Marcel qu’on appelait la Soleillade et Camp de Solier.
–1681 – 30 septembre : Pierre Meissonnier louait à l’Hospice de la Charité de Toulon le terrain qui correspond aujourd’hui (1965) à l’Hôpital Chalucet et aux 2/3 environ de l’actuel Jardin Public. Ce terrain consistait alors en jardins, cultures d’artichauts et noisetiers, prés à faucher (Dr Louis André, A.S.S.N.A.T.V., 1965, tiré à part, 23 p.).

–1685 – 28 août : devis des batteries basses du fort de l’Eguillette à La Seyne – C’est le 28 août 1685 qu’est établi le devis des batteries basses du fort de l’Eguillette à La Seyne dont la construction a duré de 1672 à 1685 (Louis Baudoin, 1965, p. 203 : Les travaux du fort de l’Eguillette firent aussi l’objet des quittances ci-après au sieur Chaussegros : du 30 octobre 1680, 7.062 livres, 5 sols, 1 denier, en acompte ; du 20 juillet 1681, acompte de 1.000 livres et du 30 septembre 1681, acompte de 1.800 livres). Elle comprend une tour de forme carrée, avec garde-fou en brique de 10 toises (19,50 m) de long, et 3 pieds (0,97 m) de haut sur le mâchicoulis du côté Ouest (marché passé le 18 février 1883), et des batteries basses cités ci-dessus.
C’est au début de l’année 1672 que le gouvernement royal ordonna au gouverneur pour la Provence de faire construire une troisième tour, mais de forme carrée, sur la pointe nord-est de Balaguier, dite de l’Eguillette, dont cet ouvrage a conservé le nom. Le fort de l’Eguillette avait pour objet d’appuyer l’action de la tour Royale située à l’extrémité du Mourillon et celle de la tour de Balaguier, ceci pour renforcer l’interdiction d’entrée en petite rade de Toulon. Le montant de la dépense s’éleva à 4.293 livres qui furent payées par la Marine (Bernard Cros, 2009, « Le fort de l’Eguillette).
–1695 – 30 septembre : Mention du Moulin de Barral ou de Barraud (registre de l’Écritoire). Moulin de Barreau – moulin à eau, commune de Marseille, quartier de Saint-Giniez, prés du grand chemin de Mazargues. Première mention : Molendinum S. Genezi in loco de Lobra nova, 10 septembre 1288 (acte notarié).

–1720 – du 30 juillet au 30 septembre : L’épidémie de peste s’étend et s’amplifie à Marseille – Il n’y a plus de doute, du 30 juillet au 30 septembre 1720. 30 juillet, 40 morts par jour à Marseille. Toulon est infecté (« Un historien a découvert en 1977 un document indiquant que des ballots d’étoffe auraient été déchargés par le Grand St-Antoine près de Toulon avant son arrivée à Marseille. Il est possible aussi que des Marseillais contaminés soient partis pour Toulon », d’après note de l’auteur, p. 18). Cf. à la date du 4-19 mai 1720 (Carrière Charles, Courdurié Marcel, Rebuffat Ferréol, 1988, citant Pierre Viatte, 1977).
1er août, 1 mort à Apt (80 km de Marseille). Avignon ferme ses portes aux Marseillais à leur commerce.
Du 2 au 8 août, 50 morts par jour : gratuité des soins, on enterre de nuit, fuite des Marseillais, chômage ; Toulouse et Nîmes se ferment aux Marseillais.
Dès le 8 août, des marchés s’établissent hors les murs, sans contact direct entre marchands et clients.
Du 9 au 15oût : 100 morts par jour ; les cadavres sont transportés par charrettes ; il n’y a plus de place dans les cimetières et les églises (on creuse des fosses hors de la ville ; Dijon et Besançon se ferment aux Marseillais auxquels on interdit la traversée de la Durance ; tous les magasins, sauf des boulangers et des bouchers, sont fermés ; couvents et églises se ferment, on meurt sans confession ni sacrements.
A partir du 15 août : 300 morts chaque jour ; des médecins venus de Montpellier confirment qu’il s’agit bien de la peste, mais les échevins attendent 3 jours pour afficher l’information (pour ne pas affoler la population !) ; des soldats gardent le tour de Marseille : on ne peut entrer ni sortir.
3 septembre : le chevalier Roze, avec 100 galériens, nettoie le quartier de la Tourette où il n’y a plus d’habitants. Il faut enterrer 1000 morts. 8 septembre : on compte 30 000 morts en ville. Il ne reste plus guère de boulangers ni de bouchers. Chataud est mis en prison au Château d’If. Les échevins sont découragés.
Du 18 au 24 septembre, on brûle les étoffes apportées par le Grand St-Antoine sur l’île de Jarre.
Le 26 septembre, le Grand St-Antoine est brûlé.
25 septembre : 400 morts ; est-ce la fin de l’épidémie ? (André Maurice, 1983)

–1782 – 30 septembre : Rente du prieuré de Sainte Madeleine de la Môle (cliché ci-dessus), Var (Livre des rentiers de la chartreuse de la Verne) : par acte du 30 septembre 1782, rière Me Farnet, notaire à Grimaud, les sieurs Brémond, père et fils, prennent l’arrentement du prieuré de la Môle moyennant une rente de 1300 lb qu’ils gardent jusqu’au 7 juin 1790.
–1789 – 30 septembre : ASSEMBLEE NATIONALE – PARIS EST DEBOUT, VIGILANT, ET LA POPULATION DE LA VILLE N’ATTEND QU’UN UN PRÉTEXTE – Tous ces dons, très généreux, affluant à l’Assemblée nationale, démontrent la prise de conscience d’une situation extrêmement grave. Parallèlement, tous les citoyens parisiens se préparent à l’idée d’une action violente pour, éventuellement, faire reculer le roi : à savoir lui demander le renvoi du régiment de Flandres et le contraindre à promulguer les décrets des 4 et 11 août. Ainsi, Paris est debout, vigilant, et la population de la ville n’attend qu’un incident, un prétexte. (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 30 SEPTEMBRE).
–1791 – 30 septembre : La Constitution étant promulguée, l’Assemblée constituante se sépare le 30 septembre (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France depuis 1789).
-1792 – 30 septembre :
1. Veillons au salut de l’empire – Le chant, « Veillons au salut de l’empire », tel qu’il nous est resté, est tiré d’un tableau patriotique rapidement composé par Gossec pour le 30 septembre 1792, d’abord nommé « Hymne à la Liberté » puis renommé « Offrande à la Liberté ». Le compositeur y arrange comme air d’ouverture le fameux « Veillons au salut de l’empire ». Cet air suit un récitatif : « Citoyens vous êtes heureux, l’antique royauté pour jamais est bannie », chanté à la création par la basse Laïs, et se relie par des dialogues à la « Marche des Marseillais », composée en avril (la future Marseillaise) que Gossec réexpose sous des formes variées.
1er couplet : Veillons au salut de l’empire, / Veillons au maintien de nos droits ; / Si le despotisme conspire, / Conspirons la perte des rois ! / Liberté ! (bis) que tout mortel te rende hommage ! / Tremblez tyrans ! vous allez expier vos forfaits ! / Plutôt la mort que l’esclavage ! C’est la devise des Français.
2. APPLICATION DE LA LOI DU 30 SEPTEMBRE 1792 – A Sanary, comme ailleurs, en vertu d’une loi du 30 Septembre 1792, on devait nommer un officier public. Le premier Floréal an 7 (20 avril 1799) fut nommé à la pluralité des suffrages, le citoyen Roch GRANET, adjoint municipal. En conséquence, il fut chargé de recevoir les actes de naissance, décès, divorces et adoptions. On en profita pour nommer aussi comme garde champêtre Jean DANISSE, résidant dans cette commune. Bien entendu, les réquisitions en nature pleuvent sur la commune comme sur toutes les autres communes voisines. SANARY est taxé de la fourniture de dix quintaux de blé et celle de BANDOL de six quintaux. Pour assurer la répartition du blé à fournir, quatre cultivateurs de SANARY sont convoqués pour désigner les propriétaires qui sont à même de fournir cette quantité de blé; Joseph GIBOIN, Antoine SOLEILLET, François RECOURS, Jean GRANET. Dix cultivateurs sont désignés pour fournir chacun un « quaintal ». Ce sont évidemment les quatre premiers cités, plus: Joachim GAUTIER, Jean FOURNERY, Marcelin SIAT, Hiacinthe ESPOUART, et César GAUTIER, qui ont 24 heures pour faire ce versement.. (Rotger B., 1984, p. 321-322)

–1793 – 30 septembre : Carteaux est incapable – Les Représentants en mission, convaincus de l’impéritie du commandant en chef, écrivent au Comité de Salut Public : « Carteaux est incapable. Bonaparte seul capitaine d’artillerie qui soit en état de concevoir les opérations a déjà trop d’ouvrage de la conduite de toutes les parties de l’artillerie » (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 51).
–1794 – 30 septembre (9 vendémiaire an III) : POPULATION TOULONNAISE ET FAILLITE DES SUBSISTANCES – Comme il faut nourrir tout le monde, des recensements sont organisés à Toulon. Le 9 vendémiaire an III (29 septembre 94, écrit Henriette Trojani) la commission municipale demandant des subsistances à Paris écrit : » D’après le recensement que nous avons fait, il est constant que la population est de 15 379.citoyens. La ration étant djune livre et demie, la consommation journalière est de 20 686 livres, c’est à dire 237 quintaux de pain ou 71 charges par jour ce qui est précisément la consommation qui s’est faite journellement depuis -que cette place a été rendue à la république » (Ar. Municipales de Toulon D II – L 68 ; note d’Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1797 – 30 septembre (9 vendémiaire an VI) : Banqueroute des 2/3 de la dette de l’Etat, annulation de ces mêmes deux tiers de la dette (cf. Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1798 – 30 septembre : UN percepteur, UN agriculteur 26 ans, UN matelot et UN maître d’équipage 60 ans, condamnés à mort A Toulon – Aiguier Blaise percepteur de Solliès, Aumerat Louis agriculteur 26 ans Cuers, Bonnefoy Joseph matelot 60 ans d’Hyères, Fouque Antoine maître d’équipage 60 ans Toulon, sont condamnés à mort par la Commission militaires de Toulon (L’exécution de Aiguier Christine de Cuers a été retardée à cause de sa grossesse) (liste établie par Mongin L., Toulon ancien et ses rues ; Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
–1799 – loi du 30 septembre 1792 : ETAT CIVIL – A Sanary, comme ailleurs, en vertu d’une loi du 30 Septembre 1792, on devait nommer un officier public. Le premier Floréal an 7 (20 avril 1799) fut nommé à la pluralité des suffrages, le citoyen Roch GRANET, adjoint municipal. En conséquence, il fut chargé de recevoir les actes de naissance, décès, divorces et adoptions. On en profita pour nommer aussi comme garde champêtre Jean DANISSE, résidant dans cette commune. Bien entendu, les réquisitions en nature pleuvent sur la commune comme sur toutes les autres communes voisines. SANARY est taxé de la fourniture de dix quintaux de blé et celle de BANDOL de six quintaux. Pour assurer la répartition du blé à fournir, quatre cultivateurs de SANARY sont convoqués pour désigner les propriétaires qui sont à même de fournir cette quantité de blé; Joseph GIBOIN, Antoine SOLEILLET, François RECOURS, Jean GRANET. Dix cultivateurs sont désignés pour fournir chacun un « quaintal ». Ce sont évidemment les quatre premiers cités, plus: Joachim GAUTIER, Jean FOURNERY, Marcelin SIAT, Hiacinthe ESPOUART, et César GAUTIER, qui ont 24 heures pour faire ce versement (Rotger B., 1984, p. 321-322).

-1827 – 30 septembre : conquête de l’Algérie – En préparation de la prise d’Alger, Ollioules loge jusqu’à nouvel ordre 380 soldats et 44 officiers (Castellan E., 1937, p. 294).

–1834 – 30 septembre : construction d’un chaudron de teinture pour les filets de pêche au Brusc – Le 30 septembre 1834, le commissaire général de la Marine à Toulon adresse au Commissaire Général de la Marine à La Seyne une lettre relative à la construction d’un chaudron de teinture au Brusc, estimée à 1500 F, et souhaitée par les pêcheurs. Il justifie son refus d’une telle construction par le fait que les prud’hommes doivent administrer les fonds de la Communauté en veillant à ce que les dépenses soient en rapport avec les revenus. Il demande donc aux pêcheurs de Six-Fours de teindre leurs filets à Saint-Nazaire dont ils relèvent. Cette décision est confirmée ultérieurement, le 23 juillet 1839 au cours d’une réunion (Patania L., Guillaume J., 2002).

–1839 – 30 septembre : mention du lieu-dit les Œufs – commune d’Evenos (fond de vallée ; dans les grés de Sainte Anne d’Evenos, rocher particulier ; peintures rupestres) – Victor Hugo décrit ainsi ce lieu qu’il vit le 30 septembre 1839 en venant de Marseille: « à droite, les grés prennent des formes et des attitudes singulières. Ce sont … des crânes énormes … ; ce sont des tortues monstrueuses que le déplacement de la voiture fait ramper à travers les bruyères sous leur carapace de quatre-vingts pieds de long. » (Victor H. 1963, rééd.)

–1867 – 30 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 30. Lundi. S. Jérôme. Beau temps – vent d’Est – forte brise. – Aujourd’hui, il y aura à l’établissement Chevret les diverses courses annoncées hier. Ainsi, il y avait Course des Vieillards, Cours des chevaux. Ces deux courses ont été gagnées par un vieillard et un cheval d’Ollioules. On a fait aussi le jeu de la poêle, et le jeu de la cuve. La foule n’était pas énorme. On est venu voir surtout la course des chevaux.
-1869 – 30 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 30. Jeudi. S. Jérôme – Même temps qu’hier – Ciel couvert avec vent d’Est fort – – – Toute apparence de pluie pour cet après-midi. – Nous avons eu un mariage ce matin à 9 heures. – Une St-Nazairien avec une Bandolenque que le Sanaryen a enlevée parce que les parents de la future voulaient la marier avec un Cadiéren. – Aussi les parents de la fille n’ont été présents que par procuration. – C’est aujourd’hui 30 septembre, jour de S. Jérôme, le 57e anniversaire de ma naissance, 30 septembre 1812. – .
–1897 – 30 septembre : Mort de sainte Thérèse de Lisieux, carmélite, docteur de l’Eglise.
–1908 – 30 septembre – AJELLO’S SAGA – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Louis, port de débarquement Toulon ; n° de désarmement 310. Somme payée pour conduire. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1912 – vers le 30 septembre : ateliers du Creusot à Saint-Mandrier – Le submersible Delphin battant pavillon grec, quitte les ateliers du Creusot à Saint-Mandrier. A la même époque, un contre-torpilleur péruvien, le Teniente Rodriguez, reçoit un équipage complémentaire de 26 hommes afin de prendre toutes dispositions pour l’appareillage vers le Pérou, tandis que le Palacios fait des essais en pleine rade ayant à son bord une délégation de la marine espagnole (Gisèle Argensse, 1989, p. 145).

–1915 – mars au 30 septembre : GUERRE MONDIALE – affaire des Dardanelles : 18 cuirassés alliés sont lancés à l’assaut du détroit et des fortifications qui le défendent. Canons et mines coulent trois cuirassés et en mettent hors de combat quatre autres, par la suite trois autres cuirassés seront encore coulés. L’échec est patent. Une tentative par voie de terre a lieu par la presqu’île de Gallipoli. Nouvel échec. Le 30 septembre commence le retrait des troupes alliés : 125 000 morts et 100 000 de maladie (dont 40 000 français).
–1926 – 9 mai : Six-Fours – opposition des pêcheurs du Brusc à la pêche au gangui – Dans les nombreux différents, on relève le plus souvent des infractions relatives à l’exercice de la pêche au gangui contre l’usage duquel – entre le 1er avril et le 30 septembre – s’opposent les pêcheurs du Brusc le 9 mai 1926 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83. Si cette pêche s’est perpétuée à Toulon et à l’est de Toulon, en revanche, elle a aujourd’hui (2002) pratiquement cessé depuis quelques années dans les eaux des prud’homies de l’Ouest varois par suite des retraits d’autorisation par l’administration française et aux démolitions des unités de pêche imposées par l’Europe (démolitions indemnisées).
–l938 – 29 et 30 septembre : rencontre quadripartite de Munich des 29 et 30 septembre – La paix est menacée. L’Allemagne hitlérienne est prise de boulimie. Elle a avalé sept millions d’Autrichiens. Elle exige maintenant les trois millions de Sudètes, cette minorité germanique de Tchécoslovaquie. Londres vient de dépêcher à Prague un curieux arbitre. Lord Runciman. On connaît ses qualités de businessman. Et surtout son amitié pour Lady Astor. Une Anglaise qui prône un rapprochement avec Berlin. Ce n’est pas fait pour rassurer Edouard Bénès, le guide du peuple tchèque. Il compte sur la parole donnée. Notamment la parole donnée par la France. Nous avons garanti la sécurité de la Tchécoslovaquie. L’Union Soviétique l’a fait aussi. Mais Staline redoute d’être entraîné seul dans une guerre contre l’Allemagne. La mission de lord Runciman revêt donc une singulière importance. Elle conditionne l’attitude britannique. La nôtre indirectement. En revenant au pouvoir, Edouard Daladier a affirmé que la France tiendrait ses engagements internationaux. Mais pourquoi avoir remplacé Paul-Boncour au Quai d’Orsay par Georges Bonnet? Ce dernier n’a jamais donné l’exemple de la fermeté. Cela débouchera sur la rencontre quadripartite de Munich des 29 et 30 septembre (Charles Galfré, 2003) et la signature des accords de Munich par Edouard Daladier (Jean-Charles Volkmann, 2003). On dénombrera seulement 75 votes hostiles à la Chambre. Ceux d’Henri de Kérillis, député républicain national de Neuilly, de Jean Bouhey, élu socialiste de la Côte d’Or, et des 73 parlementaires communistes. Dans Le Populaire, Léon Blum exprima « son lâche soulagement ». Au Procès de Riom, l’ex-président du Conseil devait pourtant démontrer qu’il ne manquait pas de courage (Charles Galfré, 2003).
–l940 – 30 septembre :
1. le mahatma Gandhi rencontrera le vice-roi des Indes à Delhi – Une dépêche de Bombay nous apprend que le mahatma Gandhi est arrivé à Delhi, où il rencontrera le vice-roi des Indes. Entretien décisif. L’Inde s’agite, et une fois de plus les hommes à tout faire de l’intelligence Service luttent contre le désir de liberté qu’expriment depuis longtemps déjà 340 millions d’êtres qu’une nation accapareuse opprime sans cesse. Les Hindous n’aiment pas la guerre et veulent encore moins se battre pour le compte de l’Angleterre. C’est le résultat concret de la politique imbécile que mènent depuis vingt années les représentants d’Albion… A la tête du mouvement de résistance à la guerre nous voyons toujours la frêle silhouette de Gandhi, véritable dictateur moral du pays. Le mahatma menace l’oppresseur d’une arme plus terrible aux Indes que les mitrailleuses et les canons. Nous parlons de la «désobéissance civile», qui convie les citoyens de l’Inde à ne pas respecter les règlements anglais.Gandhi triomphera-t-il de Churchill? Le petit homme doux et simple viendra-t-il à bout de la méchanceté et de l’égoïsme britanniques? L’Inde entière marche derrière Gandhi, qui est appuyé par toutes les forces intellectuelles du pays. A cet entretien qui opposera l’ascète de l’Inde éternelle à l’appointé de Downing Street, les Hindous devront-ils d’avoir, enfin, secoué leurs chaînes? (Paris-Soir, lundi 30 septembre 1940)
2. La vente des bonbons est désormais interdite en France – La radio française informe ses auditeurs que “ La vente des bonbons est désormais interdite. La vente des bonbons était jusqu’à présent restée libre — c’était une liberté toute provisoire. Une loi avait fixé au 1er octobre l’interdiction de vendre toute confiserie contenant plus de 10 p. 100 de saccharose, c’est- à-dire de sucre ou de produit de remplacement. Désormais, la vente des bonbons au miel, des berlingots et des sucres d’orge sera interdite, mais les fruits confits et les marrons glacés ne tombent pas sous le coup de la loi (publié dans La Petite Gironde, mardi 1er octobre 1940)
–1943 – 30 septembre : arrivée du porte-avions « Béarn » à Ensenada Honda pour réparations sommaires (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

–1944 – 30 septembre : LE NAVIRE DE LIGNE « RICHELIEU » ENTRE A TOULON POUR LA PREMIERE FOIS – Le 30 septembre, les croiseurs légers « Le Terrible » et « Le Fantasque » pénètrent dans la rade de Toulon, escortant depuis Port-Saïd, le « Richelieu », orgueil de la Marine française (Paul Carre, Les lévriers de la Mer, 1967). Le même jour, les pêcheurs toulonnais sont autorisés à reprendre leurs activités (Gaignebet J.-B., 1980)
–1945 – 30 septembre : RETOUR EN INDOCHINE – Venant de Marseille avec des troupes et du matériel pour l’Indochine, le « Béarn » franchit le Canal de Suez après escales à Malte et Alexandrie (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
–1946 – 30 septembre : Loi du 30 septembre 1946 créant le Fonds Forestier National – La Loi du 30 septembre 1946 créant le Fonds Forestier National et les textes suivants réservent l’aide de ce dernier aux travaux de boisement assurés d’une rentabilité économique, et financière. Toutefois, étant observé que l’Olivier est un arbre fruitier, une plantation de cette essence ne pourrait bénéficier de l’aide du Fonds Forestier National sous forme de prêts, que si elle était l’accessoire d’un travail de reboisement et si elle était destinée à assurer la rentabilité d’une opération forestière principale (A .Dugelay, 1954, p 444).

-1952 – 30 septembre : NOTRE MARINE EN MÉDITERRANÉE– Le 30 septembre, l’escorteur de 2ème classe Elan (en 1939 sur le cliché ci-dessus) appareille pour le Pirée où il arrive le 3 octobre, puis il atteint l’île de Rhodes le 11 où il fait escale dans le port du même nom et en repart le 12, cap sur l’île de Naxos. Puis des Cyclades retourne en Tunisie (Gérard Garier, Les avisos de 630 t).

-1958 – 30 septembre : EXIT LE « DUNKERQUE » – L’épave de l’ex-croiseur de bataille Dunkerque est vendue par les domaines pour 253 millions de francs et démolie à La Seyne (Vulliez A., 1975 ; Antier J.-J., 2000, tome I, annexes, p. 1253-1254 ; Galuppini G., 1981, p. 263). Avec lui disparaît le dernier reste de cette flotte sabordée dans les eaux de Toulon le 27 novembre 1942.
–1964 – 30 septembre : « L’AGE INGRAT » ET SAINT-MANDRIER – Le mercredi 30 septembre, soit cinq jours avant le « bouclage » des extérieurs du film « L’Âge Ingrat », le premier magistrat de la commune et son Conseil municipal donneront, en mairie, une petite fête d’adieu en l’honneur des têtes d’affiche et de Gilles Grangier, réalisateur du film. « Fernandel remercia son hôte en quelques phrases qui déchaînèrent le rire dans l’assistance. Même Jean Gabin avait quitté sa légendaire impassibilité…» (Le Petit Varois du 30 septembre 1964. Nota : le film sortira le 23 décembre 1964 à Marseille, le 23 janvier 1965 à Paris et…de très longs mois plus tard à Saint-Mandrier ! L’échec commercial sera patent. Jean Gabin et Fernandel ne tourneront plus ensemble. La Gafer produira encore quelques films, puis disparaîtra dans l’indifférence. Gilles Grangier écrira plus tard : «Ils croyaient (Gabin et Fernandel), à ce moment-là, qu’ils allaient devenir la Métro-Goldwyn-Mayer, qu’ils étaient des grands producteurs et allaient faire plein de films. «L’âge ingrat » les a un peu dégoûtés de ça »).

–1967 – 30 septembre : DISSOLUTION DU 10e RAMA – Régiment historique d’artillerie coloniale (10e RAC) quitte l’Indochine fin 1955 pour arriver en Algérie début 1956 où sont recréés les 1er , 2e , 3e et 4e groupes du régiment. Il devient le 10e Régiment d’Artillerie de Marine en 1958, et participe à la guerre d’Algérie par le quadrillage du territoire. Les 1er , 2e, 3e , 4e groupes sont dissous en 1962 et seul le 5e/10e RAMa subsiste, Il prend la dénomination de 10°Groupe d’Artillerie de Marine et tient garnison à Mers-El-Kébir (cliché ci-dessus pris par H. Ribot). Le 10° GAMa a été créé le 1er octobre1962 à partir du 5° Groupe du 10e Régiment d’artillerie coloniale (10e RAC). Il a été par la suite déployé sur la Base Interarmes de Mers El Kébir du 9 avril1964 au 2 septembre1967, date de son départ en France. Le 1er janvier1967 il a pris la dénomination de 10e RAMa. L’ancien 10e GAMa, unité mixte malgache, est la dernière unité à quitter le territoire algérien en septembre 1967. Il est définitivement dissous à son retour en France le 30 septembre 1967 après 27 années de combats en France en Norvège et en Indochine. J’ai eu la charge d’acheminer à l’arsenal de terre de Toulon tout le matériel régimentaire, entre autres les canons et les véhicules, qui avait été stocké au camp Sainte-Marthe de Marseille (H. Ribot, sous-lieutenant au 10e RAMA à Bou-Sfer, Mers el-Kébir, 1967 ).
–1982 – 30 septembre : Inauguration de la grande mosquée de Lyon.
–1985 – 30 septembre : Mort de l’actrice Simone Signoret. Sa tombe se trouve au Père-Lachaise où elle est moins fleurie que celle d’Yves Montand.
–1994 – 30 septembre :
1. Inondations et coulées de boue à Saint-Mandrier (2004-2010 Annuaire, Mairie de Saint-Mandrier).
2. Mort de Pierre Sabbagh, pionnier de la télévision et créateur du premier journal télévisuel.
-2002 – 30 septembre : séisme de magnitude 5 en Bretagne – Des séismes ont été répertoriés dans des zones stables, et réactivant des reliefs relatifs à des chaînes “ dites ” vieilles telles que les Massifs Central et Armoricain. C’est le cas du séisme de magnitude 5 (compris entre 4,4 et 5,5 selon les sources), qui ébranla la Bretagne le 30 Septembre 2002, dans une région où l’activité sismique est faible mais relativement constante. Ce dernier correspond au re-jeu d’un accident ancien, mis en place il y a environ trois cents millions d’années. Ceci implique que même si les domaines français susceptibles d’être affectés par des tremblements de terre sont assez bien délimités, la plupart des ruptures actives de l’écorce terrestre de l’Hexagone ainsi que leur comportement sismogénique sont encore méconnus (futura-sciences / geologie / r / provence-alpes-cote-dazur / d /tremblements-de-terre 750 / c3 /221 / p7/).
–2007 – du 2 avril au 30 septembre : Petit hommage au musée de la Résistance et de la Déportation du 2 avril au 30 septembre 2007 après le décès le 7 mars, dans sa centième année, de la résistante et déportée Jeanne L’Herminier. En 1942, après que son frère Jean, commandant du sous-marin Casabianca, se fut illustré en quittant la rade de Toulon pour rallier l’Afrique du Nord, elle entre dans la Résistance. Elle travailla sur Lyon pour le compte du S.O.E. britannique, au sein du réseau Jean-Marie relevant du commandant Buckmaster (la structure n’est guère appréciée par le général de Gaulle). Outre le renseignement et le sabotage, il s’agit aussi de cacher les aviateurs Alliés. C’est dans ces circonstances que Jeanne L’Herminier est arrêtée par la Gestapo, le 19 novembre 1943. Déportée à Ravensbrück, elle trouve par hasard un crayon et, alors qu’elle n’a aucune pratique, se met à dessiner. Au péril de sa vie, Jeannette brosse volontiers le « portrait » de ses compagnes du block 22. Elle continue ensuite dans le Kommando où elle est affectée, à Holleischen. Peu avant la libération du camp, les filles se partagent les dessins, afin d’éviter leur confiscation au cours des perquisitions. Elles ramènent ces précieux témoignages à Paris, où ils finissent par retrouver les mains de leur propriétaire. En 1987, mademoiselle L’Herminier visite le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon et choisit de faire don de 148 pièces. Dix-huit autres se trouvent au Musée de l’Ordre de la Libération et quelques autres pièces encore dans des collections privées (Petit hommage au musée de la Résistance et de la Déportation du 2 avril au 30 septembre 2007).
–2014 – 30 septembre : ADIEU L’AMI – « Le 30 septembre 2014, j’ai le cœur en berne : André Delbreil, est enterré cet après-midi. Je pense à Arlette, à Isabelle et à tous ceux qui l’ont connu et qui l’aimaient ». En 2017, dix années plus tard, le souvenir reste entier. André nous manque !
–2019 – 30 septembre : JOURNEE DE DEUIL NATIONAL – Décrétée par Emmanuel Macron, la journée de deuil national de ce lundi 30 septembre a pour but de rendre un dernier hommage à Jacques Chirac, décédé jeudi 26 septembre. Adoptée par le chef de l’État, cette journée (essentiellement symbolique) ne constitue pas un jour férié pour les salariés. Rappelons que ce jour doit permettre de « marquer l’hommage de la Nation à un président de la République défunt ou à des personnes décédées dans des circonstances marquantes », indique le site internet « vie publique fr » comme ce fut le cas ces dernières années. chaque fois qu’un chef de l’État est décédé, que cela soit en cours de mandat (Georges Pompidou en 1974) ou après (Charles De Gaulle en 1970 et François Mitterrand en 1996), mais aussi à la suite des attaques terroristes qui ont frappé la France : attentat contre la rédaction de Charlie-Hebdo en janvier 2015, le Bataclan en novembre de la même année et attaques de Nice, en juillet 2016. Cette journée n’impacte en aucun cas les conditions de travail des salariés, sinon ceux du secteur public où une minute de silence pourrait éventuellement être observée dans certaines institutions. Les drapeaux seront mis en berne devant tous les bâtiments et édifices publics et « un moment de recueillement sera organisé à 15 heures dans les services publics ». Les enseignants pourront également consacrer, s’ils le souhaitent, un cours à l’évocation de la mémoire de l’ancien chef de l’État. De son côté, l’Elysée a tenu à proposer un registre de condoléances dans le vestibule d’honneur du palais de l’Élysée, dès le jeudi 26 septembre. Il était possible de laisser un petit mot jusqu’au dimanche 29 septembre. Un service solennel à l’intention du Président Jacques Chirac se tiendra en l’église Saint-Sulpice de Paris, lundi 30 septembre à 12h00, en présence de nombreux chefs d’Etat, avant son inhumation au cimetière Montparnasse. En attendant, ils furent très nombreux ce dimanche à faire la queue pour entrer dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, une queue qui se prolongeait jusqu’à l’Ecole militaire. La cathédrale fut ouverte tard dans la soirée pour permettre aux Français de rendre hommage à leur ancien président.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 368e livraison – Note : rappelons que Sanary, au milieu du XIXe siècle, s’appelait Saint-Nazaire :

–1867 – 30 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 30. Lundi. S. Jérôme. Beau temps – vent d’Est – forte brise. – Aujourd’hui, il y aura à l’établissement Chevret les diverses courses annoncées hier. Ainsi, il y avait Course des Vieillards, Cours des chevaux. Ces deux courses ont été gagnées par un vieillard et un cheval d’Ollioules. On a fait aussi le jeu de la poêle, et le jeu de la cuve. La foule n’était pas énorme. On est venu voir surtout la course des chevaux.
-1869 – 30 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 30. Jeudi. S. Jérôme – Même temps qu’hier – Ciel couvert avec vent d’Est fort – – – Toute apparence de pluie pour cet après-midi. – Nous avons eu un mariage ce matin à 9 heures. – Une St-Nazairien avec une Bandolenque que le Sanaryen a enlevée parce que les parents de la future voulaient la marier avec un Cadiéren. – Aussi les parents de la fille n’ont été présents que par procuration. – C’est aujourd’hui 30 septembre, jour de S. Jérôme, le 57e anniversaire de ma naissance, 30 septembre 1812. – .
LE TERROIR MARSEILLAIS – 568e livraison :

Industries artistiques : (suite) Pour observer l’ordre chronologique, avant de suivre la destinée de cette manufacture, un mot sur les ateliers de la rue Neuve. Augustin Héraud y reçoit, entre autres collaborateurs, Joseph Frapat, de Varages (Var), et le peintre Mathieu Combe, originaire de Lyon, qui devait plus tard diriger, dans sa ville natale, une importante faïencerie. Le céramiste marseillais abandonne bientôt son installation devenue insuffisante pour de vastes bâtiments qu’il fait construire au quartier Paradis, près de la Porte de Rome, où il travaille jusqu’à sa mort, survenue en mars 1708. La manufacture du faubourg Saint-Lazare demeure un an la propriété d’Anne Clérissy, qui la laisse par testament à sa fille Madeleine Héraud, épouse de Louis Leroy, et à ses deux fils mineurs, Joseph et Mathieu, sous la tutelle de leur oncle, Antoine Taxil. (A suivre).
OLLIOULES (31e livraison) :

-1790 – 7 février : Municipalité – 7 février 1790 : Elections consulaires à Ollioules : première municipalité révolutionnaire en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume (Castellan E., 1937, p. 210-211). Elections consulaires à Sanary en vertu des lettres patentes du Roy du 6 janvier 1790, sur un décret de l’Assemblée nationale qui ordonne la convocation des Assemblées pour la composition des municipalités, et des lettres patentes du Roy du 14 décembre 1789 sur un décret de l’Assemblée nationale sur la formation des municipalités dans toute l’étendue du royaume. Premiers actes de la nouvelle municipalité élue par les citoyens : répartition de la capitation, nouveaux recteurs de fabrique (Rotger B., 1984, p. 275 et suiv.).
-1827 – 30 septembre : conquête de l’Algérie – En préparation de la prise d’Alger, Ollioules loge jusqu’à nouvel ordre 380 soldats et 44 officiers (Castellan E., 1937, p. 294).
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne. 268e livraison.

–1885 – 15 et 30 septembre : projet toulonnais de canalisation destinée à l’évacuation des eaux sales et des matières fécales vers la haute mer – Le Conseil municipal de La Seyne se réunit : Il est informé d’un projet de canalisation émanant des édiles toulonnais et destiné à l’évacuation des eaux sales et des matières fécales vers la haute mer. Ne voulant plus de déversements dans la rade, ces messieurs de Toulon envisageaient le passage d’une canalisation par des terrains plats Lagoubran – La Seyne – Les Sablettes. On croit rêver ! On devine les réactions de Michel Pacha qui s’efforçait alors de donner aux quartiers de Tamaris, des Sablettes, de Mar Vivo, de Manteau, des équipements touristiques de haut niveau. En cette fin de siècle, le littoral de la Baie du Lazaret et celui de la haute mer, depuis Marégau jusqu’à Fabrégas, était connu et fréquenté même par des touristes étrangers, le plus souvent d’origine anglaise. À l’annonce du projet monstrueux des Toulonnais, la réaction des élus seynois ne se fit pas attendre. Le 30 septembre, le Conseil se réunit à nouveau et formula une protestation à l’appui de nombreuses oppositions parvenues en Mairie contre ces projets d’assainissement. Voici l’essentiel de la délibération : » Le Conseil estime que, si Toulon veut se débarrasser de ses eaux grasses, résidus, matières fécales, etc., il est arbitraire de vouloir en doter La Seyne dont la situation sanitaire laisse déjà beaucoup à désirer. Au nom de la population de La Seyne, si éprouvée par les épidémies de petite vérole, de choléra, fièvres, etc., le Conseil décide à l’unanimité d’adresser à Monsieur le Préfet une protestation qui devra être jointe au dossier de l’enquête « . Ce projet n’eut pas de suite immédiate. Les années passèrent et la pollution prit des proportions importantes, véhiculée par la Rivière Neuve qui recevait de plus en plus les immondices des Toulonnais (Marius Autran, tome 1, 1987).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – 86e livraison. DEUXIÈME PARTIE. Agrandissement de 1589

Rue d’Alger – Cette rue n’était pas encore complètement terminée que tous les chaudronniers, serruriers et balanciers de Toulon venaient s’y établir à la fin du XVIe siècle. Comme elle était située à l’extrémité de la ville et qu’elle ne comptait que très peu d’habitants, ces industriels l’avaient choisie afin de pouvoir exercer tout à leur aise leur profession bruyante (Archives communales, DD. 69). A dater de ce moment, la partie de la rue des Vieux-Fossés qui s’étendait de la place Blancard au quai, ne fut plus appelée que rue des Chaudronniers.
Par suite de la transformation en cité des anciens bourgs du Pradel et du Portalet, cette rue devint bientôt « une des principales et des plus peuplées de Toulon » (Archives communales, DD. 99). Peu charmés « du tintamarre « étourdissant causé journellement par le bruit des marteaux » (Archives communales, DD. 99), les habitants du quartier demandèrent le déguerpissement des chaudronniers. Faisant droit à leur requête, les consuls « ordonnèrent, en 1781, à ces industriels de déloger de leurs boutiques, à l’expiration de leurs baux et d’aller s’installer sur la place Saint-Lazare, sur celle de la Porte-Royale et dans les diverses rues aboutissant aux remparts, à l’exception de celles du Jeu-de-Paume, de la Comédie et de Donnebourg à cause de leur proximité avec » l’hôpital militaire et celui de la ville » (Archives communales, DD. 99).
Dénommée le 2 vendémiaire an III, Lepelletier (Archives communales modernes. Registre des Délibérations an III. Lepelletier de Saint-Fargeau, 1760-1793, conventionnel, assassiné par un garde-du- corps, le lendemain du jour où il vota la mort de Louis XVI),et le 4 vendémiaire an VII, rue Vulcain (Archives communales modernes. Registre des Délibérations an VII), par un heureux rapprochement avec son ancien nom de rue des Chaudronniers, cette voie reprit, en 1805, l’appellation qu’elle portait avant la Révolution. (à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

L’acheteur : Combien coûte ce balai ?
Le vendeur : Vingt euros et des poussière !

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à demain et vous souhaite une bonne lecture ainsi qu’un excellent dernier jour de septembre.
Affectueuses pensées à Isabelle, Raphaël, Webber, et Olivier que nous allons revoir dans moins de 15 jours.

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