EPHEMERIDES DU DIMANCHE 29 SEPTEMBRE 2024, 13e ANNÉE (n° 4559)
Un grand bonjour à tous !
ILLUSTRATION : A l’occasion de la Saint-Michel, voici un cliché de l’oratoire de Sanary dédié à ce saint archange. Un effondrement du mur de soutènement de la falaise l’avait emporté en 1981. La photo est prise lors de l’inauguration du nouvel oratoire en 1985.
.FETES :

Le 29 septembre, nous fêtons les 660 000 Michel portant ce prénom et les 85 000 l’ayant comme patronyme, car c’est la SAINT-MICHEL ARCHANGE, nom d’origine hébraïque signifiant “Qui est comme Dieu”.
Vénéré par les églises chrétiennes, saint Michel est le chef de la milice angélique. Héritier du culte des hauteurs, l’Archange protège d’accidents en montagne ; aussi les Provençaux plaçaient-ils des oratoires et des chapelles sur les cols, lui dédiaient des cols et non des colles. L’oratoire le plus élevé de Provence est dédié comme il convient à St-Michel. Il se dresse à Maurin, vallée de Barcelonnette. Le chanoine Guillaume, archiviste des Hautes-Alpes, voyait dans cet oratoire, le plus ancien de cette haute vallée.
Des grottes d’accès difficile sont consacrées à “Sant Miqueou d’aigo douço” à Mazargues. “Sant Miqueon de Souto Terro” à Lorgues, grotte que traverse l’Argens.
Enfin, il est le patron des parachutistes et des naturistes.
La fête de Saint-Michel marquait dans le passé la date à laquelle les fermiers et les métayers payaient leurs redevances après la récolte. C’est la date traditionnelle d’expiration des baux ruraux, d’où l’expression : “à la Saint Michel tout le monde déménage” (en provençal “faire sant Miquèu”). Les Marseillais mettaient une croix et un bouquet d’herbes aromatiques béni dans l’appartement où ils emménageaient.
En Normandie, il y avait les foires de la saint Michel au cours desquelles les propriétaires venaient recruter leurs domestiques pour l’année. C’était la foire aux domestiques.
Fête des prud’hommes pécheurs à Marseille. Loterie dont les lots étaient des ciseaux. Fête populaire dont Marseille a gardé des traces. Quelle belle fête c’était à la Plaine que la Saint-Michel.
A Caderousse, jadis on avait des courses d’hommes, jeunes gens, jeunes filles. Les garçons vainqueurs recevaient une tasse d’argent ou des écharpes en taffetas ; les jeunes filles des couvre-chefs de mousseline. On déménage toujours ce jour de terme.
A Fuveau, chapelle Saint-Michel, la jeunesse en armes présentait à la pointe des couteaux, des pommes garnies de piécettes. L’usage demeure de cueillir le fenouil avant le lever du soleil. Il préservera de coliques pendant un an.
Fête de l’Abbaye de Saint-Michel de Frigolet.
Saint-Michel débarrassait des chenilles, disait-on. En 1511 la paroisse de Saint-Michel (devenue depuis Saint-Michel l’Observatoire) obtient de l’Officialité de Sisteron, l’autorisation de poursuivre les chenilles suivant les formes juridiques. Dans des processions d’exorcisation, on invoquait parfois Saint- Michel.
Les mariages de Saint-Michel sont excellents.
Les prud’hommes pêcheurs de Marseille se rendaient en pèlerinage à “Sant Miqueou d’aigo douco” (Saint-Michel d’eau douce). Habitués à l’eau de mer, salée, nos pêcheurs goûtaient une eau légère et exquise (Marcel Provence, 1942).
Voici quelques lieux de l’ouest varois qui sont dédiés à saint MICHEL :
–chapelle Saint Michel 1724 (première mention ; cité par Delattre, Saliceti 1994), commune du Beausset ; Chapelle Saint Michel au Grand Canadeau.
–oratoire de Saint Michel, commune de la Cadière.
–oratoire de Saint Michel, commune du Castellet.

–chapelle Saint Michel d’Orves, commune d’Evenos (au Broussan) ; Saint-Michel d’Orves ou Roboeuf (R. Boyer 1980f) ; ad vallem Sancti Micahelis (donation d’une part d’Orves à Montrieux) 1197/1201 (id., p.442 : limite située entre la fons de la Cina / Fontaine de la Sine et Robiol / Roboeu); vallon sancti Micahelis 1200 (id., p.452 : entre fontem de la Cina et Robiol / Roboeuf) ; per serrum Sancti Michaelis de Auroneves 1240 (id., p.466 : hauteur située entre ad collam de Salvalofs et Saint Michel d’Orves ; citée lors de la division d’Orves entre Montrieux et Evenos (probablement la hauteur de Saint Vincent qui porte le castrum d’Orves)probablement la hauteur de Saint Vincent) 1240 ; ad Sancto Michaele (entre Saint Vincent et la Fontaine d’Orves).
–oratoire de Saint Michel, commune de Sanary (dans la Montée de Notre-Dame de Pitié).
Le calendrier républicain faisait de ce 8e jour du mois de vendémiaire celui de l’amaranthe.
PENSEES DU JOUR : « Seuls sont morts / Ceux qui sont oubliés. » (Alfred Kerr
METEO MARINE POUR SANARY : La dépression 1017 hPa centrée sur le Golfe de Gênes se déplace à 24 noeuds vers l’Ouest en se comblant à 1020 hPa pour être centrée sur le Sud-Ouest de la France. Pour Plage de Portissol : Avis de grand frais au large. La fiabilité de la situation est limitée à 90%, parce que les nuages pourraient être plus épais que prévu. Ensoleillé malgré quelques nuages élevés le matin, ensoleillé l’après-midi. Pas de précipitations. Le soir, légers passages nuageux. Vent de N force 3 tournant SW force 2 en milieu de journée puis WSW. Rafales atteignant 12 noeuds le matin. Mer peu agitée devenant belle à peu agitée en milieu de journée puis belle. Houle petite et courte de W. Visibilité excellente. Température : 13° à 21°.
EPHEMERIDES :

(vers 1930 – Marseille – La corniche – Le Palace Hôtel. Coll. H. Ribot)
–1180 – du 22 septembre au 29 septembre : (Emilie 2) PARME – Inondation du Taro, de la Parma et de l’Enza dans la région de Parme.

-1152 – 29 septembre : translation des reliques de saint Trophime d’Arles – Raimon de Montredon organise la translation des reliques de saint Trophime, des Alyscamps à la basilique Saint-Étienne, qui perd probablement alors ce vocable au profit de l’actuel Saint-Trophime, en hommage au premier évêque légendaire de la cité. Construite au XIIe siècle, elle est bâtie sur l’emplacement d’une basilique initiale du Ve siècle, appelée Saint-Étienne (Jacques Thirion – « Saint-Trophime d’Arles » dans Congrès Archéologique de France – 1976 – Pays d’Arles, page 360 : Cette nouvelle cathédrale (note : Saint-Trophime), bâtie en exploitant les monuments romains tout proches, fut placée, comme l’atteste la Vie de saint Hilaire écrite après 461, sous un vocable dont la vogue était toute récente, celui de saint Etienne, dont les reliques avaient été découvertes en 415).
–1277 – été jusqu’au 29 septembre : (Emilie 13) PARME – Pluies abondantes à partir du 19 septembre (6 octobre). Mauvaise récolte en Lombardie. Semailles compromises par la pluie à partir du 29 septembre. Récolte du sarrasin détruites par les pluies à partir du 29 septembre.
-1280 – 28 septembre : Los Grifens, 28 septembre 1280 (charte aux archives municip.). Les Griffens – quartier rural, commune de Marseille, quartier de la Capelctte.
-1299 – 28 septembre (charte aux archives municipales).

- Camp-Auri ou Camp-d’Aut, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel.
- Apud Cazalia (charte aux archives municipales). Les Casals – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel (1872).
- Thoretum. La Tour – lieu qui a pris son nom d’une tour qui existait autrefois au quartier de Saint-Marcel, commune de Marseille, entre le château de Forbin et l’Huveaune..
–1311 – 28 septembre : Portus de Domeos (acte de Bernard Blancard, archives municipales). Endoume, village en 1872. Le groupe de rochers formant un tout petit archipel devant la corniche sud de Marseille, appelé du nom du quartier Endoume, est attesté sous le nom de Dômes au XIIIe s. (Philippe Rigaud, 2003).
-1325 – 28 septembre : Ecclesia B. M. de Rosizillo (charte aux archives municipales).

-1478 – 28 septembre : Pas des Morts – lieu-dit, commune de Gémenos (registre d’Honoré Sylvi, not., fol. 83). Le Rouet, village en 1872, commune de Marseille. L’église, sous le titre de l’Assomption, était un prieuré de l’abbaye de Saint-Victor. Il en existe diverses investitures en son nom : du 5 novembre 1633, en faveur de Philippe de Tournes; du 22 septembre 1704, en faveur de Charles de Cypriani ; du 6 avril 1764, en faveur de Gabriel Raynaud, clerc du diocèse de Grasse. 1ère mention : Colla Rouilh, . 4 mai 1245 (charte aux archives municipales).
1. Défense faite par les Chartreux de Montrieux de faire paître les brebis et les chèvres dans leur terroir, daté du 29 septembre 1717.

R.P. Chartreux – Comme quoi que le R.P. Dom de Villier, prieur de la chartreuse de Montrieux, aurait publié ce jourd’hui 29 septembre 1717, jour et fête de Saint-Michel, devant la chapelle du terroir d’Orvès, qu’il est défendu de faire paître les brebis, chèvres, dans leur terroir, de chercher des limaçons et autres, ce que les sieurs Louis Audibert, second consul de la Communauté d’Ollioules, et André Vidal, de la Communauté d’Evenos, déclarent au dit prieur, Dom de Villier, qu’ils sont opposants à ses criées et publications et qu’ils continueront de faire paître leurs troupeaux et de jouir des privilèges que les Communautés ont sur les terres d’Orvès. Fait au terroir d’Evenos, en présence du sieur Antoine Pichaud, bourgeois d’Evenos ; André Barbaroux, André Vidal.
Le 24 septembre 1747, le Conseil désigne Louis Tholozan, conseiller de premier rang, pour aller, en qualité de greffier, faire à Evenos le 29 septembre, les protestations nécessaires pour la conservation du droit de compascuité de la commune d’Ollioules sur la terre d’Evenos, contre la chartreuse de Montrieux (Castellan, 1937, p. 128).
2. distribution des rentes, intérêts et pensions en faveur des filles à marier, honteuses et nécessiteuses – Le Conseil d’Ollioules, persuadé des abus qui se sont commis, a unanimement délibéré d’établir un bureau pour la distribution des rentes, intérêts et pensions de la confrérie de Notre-Dame du Chapelet en faveur des filles à marier, honteuses et nécessiteuses, originaires de ce lieu, lequel bureau sera composé des Consuls, du greffier, du trésorier, du premier conseiller et de deux marguilliers (Castellan, 1937, p. 128-129).
-1747 – 29 septembre – Affaire de compascuité entre Ollioules et Montrieux au sujet du territoire d’Orvès – L’affaire de compascuité, soulevée par l’interdiction faite par le prieur de Montrieux aux habitants d’Ollioules d’aller faire paître et chercher des limaces sur le territoire d’Evenos à Orvès, n’était pas encore terminée. Le 24 septembre 1747, le Conseil avait désigné Louis Tholozan, conseiller de premier rang, pour aller, en qualité de greffier, faire à Evenos le 29 septembre, les protestations nécessaires pour la conservation du droit de compascuité de la commune d’Ollioules sur la terre d’Evenos, contre la chartreuse de Montrieux (Castellan E., 1937, p. 178).

-1775 – 29 septembre – LA CHARTREUSE DE LA VERNE FAIT UNE RECLAMATION A L’INTENDANCE DE SAINT-TROPEZ : Lettre de réclamation adressée par le Prieur à M. Olivier, subdélégué de l’intendance à Saint-Tropez, disant que la Verne n’est qu’un 16e de feu et qu’accablé de toutes les circulaires le père Geofroy ne répondra plus (Maurel M.).

-1778 – 29 septembre : les Chartreux de la Verne doivent faire un service toute l’année à la Môle – à la demande de M. de Fonscolombe, prié d’intervenir par la communauté de la Môle, M. l’évêque de Fréjus ordonne que les Chartreux fassent un service toute l’année à la Môle. Ce que les Chartreux acceptent (Catalogue des titres de la terre de la Molle, n° 36).
1789 – 29 septembre : DIVISIONS TERRITORIALES DU ROYAUME ET DON FAIT PAR l’abbaye de Saint-Martin-des-Champs – Mardi 29 septembre : Ce matin, Thouret a présenté un rapport sur les divisions territoriale et administrative actuelles du royaume. Au cours de la soirée, lecture a été faite du don qu’ont offert les religieux de l’abbaye de Saint-Martin-des-Champs : ils abandonnent à la Nation la propriété de tous leurs biens, dont le revenu représente 1 800000 livres. Ils désirent ne conserver que la jouissance de 900000 livres, afin que chacun des religieux puisse bénéficier d’une rente de 1 500 livres. En contrepartie de cette faveur, ils demandent à être employés à l’éducation de la jeunesse (1789-1989, Agenda du bicentenaire).
-1792 – 29 septembre : LA FRANCE PREND NICE ET MONACO – Les Français prennent Nice, son comté et Monaco sans difficulté. L’armée du Midi devient celle d’Italie commandée par D’Anselme. Les Piémontais ne conservent plus que la haute vallée de la Roya à partir de Sospel. Les Niçards demandent aussitôt leur rattachement à la France ; ce qui sera accordé le 4 février 1793 (Yann Fauchois, 2001, p. 1155).
-1792 – 29 septembre :
1. ELECTION DU comité de constitution – la Convention élut un comité de constitution de neuf membres. Ces neuf députés furent choisis dans la gauche modérée, c’est-à-dire dans le groupe qu’on appelait depuis un an « girondin » (parce que ses meneurs étaient députés de la Gironde) ou encore « brissotins » du nom d’un de leurs chefs, Brissot, député de l’Eure-et-Loir. Un seul membre du comité appartenait à l’extrême-gauche, au groupe des « montagnards » — ainsi nommés parce qu’ils siégeaient sur les bancs les plus élevés de l’Assemblée, — c’était Danton, ministre de la justice et qu’on considérait comme le chef du gouvernement qui s’était formé au lendemain du 10 août. Mais le commissaire le plus éminent était Condorcet, le dernier des grands « philosophes » du XVIIIe siècle. Les travaux du comité de constitution créé le 29 septembre furent ralentis dès le début car un député girondin, Rabaut-Pommier, demanda que la Convention ne discutât le nouveau projet que deux mois après son dépôt sur le bureau de l’Assemblée, afin qu’il pût être examiné au préalable par les meilleurs spécialistes de France, et même du monde. La proposition fut votée, et quelques jours plus tard, le 19 octobre, sur l’intervention de Barère, député des Hautes-Pyrénées, la Convention invita tous les « amis de la liberté et de l’égalité », dispersés dans le monde, à lui soumettre leurs idées. Ces décisions et le début du procès de Louis XVI furent des facteurs d’inaction. Le grand nombre de projets, leur diversité, et aussi l’importance des événements qui se déroulaient en Europe (formation d’une coalition quasi européenne contre la France, trahison du général Dumouriez, évacuation de la Belgique par les armées françaises, révolte de la Vendée) semblaient paralyser les travaux de la commission de constitution qui avait été élue le 29 septembre. Le 4 avril, la Convention en nomma une autre, formée de cinq Girondins et d’un Montagnard. Elle n’alla pas plus vite (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France).
2. Napoléon Bonaparte est élevé au rang de capitaine. En août 1793, il sera nommé chef de bataillon provisoire, confirmé le 19 octobre (chef de bataillon ou lieutenant-colonel). Le 27 octobre : adjudant général, chef de brigade, confirmé le 1er décembre (colonel d’état-major). Le 22 décembre 1793, général de brigade, confirmé le 7 janvier 1794. Le grade de « commandant » ou « chef de bataillon » n’existant pas en 1793, l’on passait directement du grade de capitaine à celui de lieutenant-colonel.
–1793 – 29 septembre :
1. vote de la loi du Maximum général sur les denrées et les salaires
La terreur se fait aussi économique, pour faire passer dans la pratique la revendication spontanée des masses populaires urbaines : la taxation des denrées est imposée par la loi du maximum général (29 septembre), qui l’étend aux salaires. Recherche des stocks, cours forcé de l’assignat, autant d’éléments qui, dans les vicissitudes révolutionnaires, font de la période un épisode relativement favorable aux catégories populaires urbaines (Michel Vovelle, « La Révolution », 1987).
Vote de la loi du Maximum général sur les denrées et les salaires (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
Loi sur le maximum des prix et des salaires (Pierre Goubert, Initiation …, 1984).
Le 29 septembre, la Convention rendit un décret soumettant à la taxe les principaux produits de consommation sur tout le territoire français (le maximum général). Ainsi que les prix des subsistances furent également tarifés ceux des produits et des matières premières industriels (fer, acier, étain, laine, peaux, toiles, etc.). Mais la Convention étendit aussi le maximum au salaire des ouvriers. Pour les produits alimentaires, le maximum fut établi sur la base des prix du marché en 1790, augmentés d’un tiers. Les salaires maxima étaient fixés au niveau de 1790, relevé de 50%. Mais cette différence était pratiquement insignifiante, car les ouvriers éprouvaient le plus grand mal à se ravitailler aux prix de la taxe (au marché privé), et les prix spéculatifs étaient incomparablement plus élevés que les prix d’Etat. Les Jacobins laissaient également en vigueur la loi anti ouvrière Le Chapelier. Ces solutions de la question ouvrière révélaient nettement l’étroitesse de vues bourgeoise inhérente des révolutionnaires aussi hardis que les Jacobins eux-mêmes (A. Manfred, La Grande révolution française du XVIIIe siècle, Moscou, 1961).
Le 19 octobre, la commune du Beausset se met en conformité avec la « loi du maximum général » du 29 septembre, en fixant les prix maxima à ne pas dépasser. Il s’agit autant de fixer le maximum du prix des denrées et marchandises de première nécessité que le plus haut prix des salaires, gages, main-d’œuvre et journées de travail. La loi précise que pour ces dernières, on retiendra le taux de 1790, majoré de moitié (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
2. A Toulon, l’artillerie republicainE était vraiment très pauvre –
Napoléon Bonaparte est promu Chef de Bataillon à titre provisoire, ce 29 septembre, ce qui sera confirmé le 18 octobre (Gérard Delattre, ms)
A Toulon, du côté des Français, au début du siège, l’artillerie dont disposait Bonaparte était vraiment très pauvre, presque ridicule ; il ne disposait, en effet, que du matériel suivant (rappelons qu’à l’époque les canons sont indiqués par le poids des boulets qu’ils lancent : 4 pour 4 livres, 8 pour 8 livres, 16 pour 16 livres, 24 pour 24 livres. Les mortiers et les obusiers sont indiqués par contre par leur diamètre : 8, 10, et 12 pouces pour les mortiers, 4 et 8 pouces pour les obusiers) : 14 pièces de 24, 4 de 18, 3 de 16, 3 de 12 et une de 36, 3 mortiers à longue portée de 12 et 1 mortier de 8 (Louis Baudoin, 1965, p. 353).

Bonaparte réquisitionne tous les canons possibles de Martigues à Antibes et en fait aussi venir de Grenoble, de Besançon, du Creusot. Il installe le 29 septembre deux nouvelles batteries. L’une, avec 4 pièces de 24, dite “des Sablettes” qui doit, en fait, être sur la colline de Gauvin, cote 51 à 800 m de la Grande Batterie, donc au couvent actuel des Camaldules. L’autre avec 3 canons seulement, pour protéger la première, et dite de “la Grande Rade”, cote 88 à 1600 m de la Grande Batterie, colline du Rouquier devant les châteaux d’eau actuels (d’après P. Vieillefosse).
Par ordre du 4 brumaire an II, le service de l’Artillerie du port de Sète a été requis de faire transporter à Toulon 24 canons de 24 et de 16 qui s’y trouvent disponibles. D’autre part, un ordre a été donné aux administrateurs de la fonderie du Creusot de diriger promptement sur Toulon toutes les pièces de 24 et de 16, les boulets de 24 et de 12 disponibles ; cette expédition sera bientôt suivie de l’envoi de 3 canons de 24, 3 de 16, 36 de 12 et d’un certain nombre de projectiles de 12 disponibles (Louis Baudoin, 1965, p. 353).
3. Nouvelles du bataillon du Beausset – En ce qui concerne le bataillon du Beausset, nous disposons de quelques lettres écrites par des membres de cette « milice politique jacobine », et qui permettent de suivre son itinéraire. La première de ces lettres, écrite le 29 septembre, nous apprend que les beaussetans se trouvent à cette date au « bivouac des Pomets ». Le fort du Pomet se trouve au nord-ouest de Toulon, sur la rive droite de la rivière du Las. Cette lettre émane du citoyen Imbert, « capitaine des chasseurs du bataillon du Beausset ». Imbert n’est pas content du tout. Des pères de famille se battent sur le « front » de Toulon, alors que des « jeunes gens sont au Beausset qui prennent leur plaisir »… Il demande à la municipalité de faire rejoindre le bataillon par tous ceux qui sont en âge de se battre, faute de quoi ils seront considérés comme déserteurs et punis comme tels… Et il ajoute « car nous devons passer la revue du général tous les jours, et nous ne sommes pas beaucoup de monde » ! … (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)
4. les comités de surveillance « doublent » les prérogatives des municipalité – Par lettre du comité révolutionnaire de surveillance de Port de la Montagne en date du 29 septembre, et en vertu d’un arrêté du conventionnel Jean-Bon-Saint-André, c’est au comité de surveillance du Beausset que revient la tâche d’établir une « carte de sûreté » pour tout beaussetan désirant entrer et sortir du « Port de la Montagne ». Ce faisant les comités de surveillance « doublent » les prérogatives des municipalités. Mais c’est qu’il y a dans notre région de très importants « flux migratoires de population », comme l’on dit aujourd’hui. Et il faut bien essayer de contrôler tout cela. Outre les réfugiés-exilés toulonnais, et les « reconstructeurs » jacobins de Port de la Montagne qui accourent de toute l’étendue de la République, il faut aussi compter avec les réfugiés corses (id).
-1794 – 29 septembre (8 vendémiaire an III) :
l’émigration des toulonnais n’a laissé que la partie indigente de la population, CE QUI CREE UNE CRISE DES SUBSISTANCES – Le 9 vendémiaire an III, la Commission Municipale de Port de la Montagne parle de l’émigration qui n’a laissé pour ainsi dire que la partie indigente de la population (Ar. Mu. D II – L 68 ; Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
Comme il faut nourrir tout le monde, des recensements sont organisés à Toulon. Le 9 vendémiaire an III (29 septembre 94, écrit Henriette Trojani) la commission municipale demandant des subsistances à Paris écrit : » D’après le recensement que nous avons fait, il est constant que la population est de 15 379.citoyens. La ration étant d’une livre et demie, la consommation journalière est de 20 686 livres, c’est à dire 237 quintaux de pain ou 71 charges par jour ce qui est précisément la consommation qui s’est faite journellement depuis -que cette place a été rendue à la république » (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).
-1795 – 29 septembre (7 vendémiaire an IV) :
LES PRETRES DOIVENT OBEISSANCE AUX LOIS DE LA REPUBLIQUE – Les prêtres doivent prêter le serment suivant: «Je reconnais que l’universalité des citoyens français est le souverain, et je promets soumission et obéissance aux lois de la République. » (Yann Fauchois, 2001)
Rétablissement de la réglementation économique : vente au marché, permis d’achat pour les consommateurs, réquisition des districts. Cette loi sera mal appliquée du fait de la quasi-disparition des districts, intermédiaires entre les communes et les départements (id.).
-1798 – 29 septembre (8 vendémiaire an VII) : ON RECHERCHE ÉGORGEUR ROYALISTE ET SCÉLÉRAT ÉMIGRÉ – Le 8 vendémiaire an VII, demande est faite par Toulon à la ville de Cettes (Sète) de faire parvenir à Toulon le nommé Martelly fils, égorgeur et royaliste notoire, tandis que le nommé Calamand, scélérat émigré su service de l’état, est activement recherché (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

–1867 – 28 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 29 – dimanche – Saint Michel arc. – beau temps – vend à l’est- petite brise – le soleil est splendide ce matin. Aujourd’hui, il y a réunion de tous les maires du canton à Ollioules. Michel, maire, s’y est rendu. Cette séance n’a pas suffi. On se réunira de nouveau mercredi 2 octobre à Ollioules – l’établissement Chevret au quartier de bon-repos, et en fête aujourd’hui. L’après-midi et surtout vers les 4 h, la population de Saint-Nazaire c’est porté à la fête, et jusque fort tard avant dans la nuit. Il y a eu des soupeurs et des conformateurs (?) – une foule d’industriels était venue de la Seyne, d’Ollioules, de Six-Fours, et même de Toulon pour essayer de gagner quelque sous. Il y avait le jeu de boules qui a occupé la jeunesse des campagnes tout l’après-midi. Après quelques tours faits dans l’établissement, nous promenâmes nous nous sommes retournés chez nous, les sons à d’autres les amusements de nuit. Demain si nous pouvons nous irons voir la course de chevaux. L’enjeu de cette course est une chèvre que donne l’établissement Chevret.

-1869 – 27 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 29. Mercredi. Saint-Michel – vent à l’est très fort _ pas de nuage dans le ciel, ce qu’on appelle ici « levant clar ». Il faut croire pourtant que la fin de ce vent peut très bien être humide. Les chasseurs et surtout les chasseurs au poste observait l’aube de Saint Michel. Si elle est belle, claire et sans nuages, ils attendent bon passage ; c’est elle est embrouillée de nuages, comme aujourd’hui, mauvais passage. – cet après-midi, sur les 5 ou 6 h, les nuages s’étant ramassé il a fait quelques gouttes de pluie qui n’ont pas duré. Plus tard, le ciel s’est encore éclairci et la soirée a été passable avec le vent d’est toujours fort,
–1870 – du 24 au 29 septembre – Les élections municipales n’ont pas lieu car un décret du gouvernement daté du 24 septembre, ajournait « sine die » toutes élections municipales et législatives. Cependant, les gardes civiques formant autour d’Esquiros une garde serrée, pratiquaient avec une audace brutale perquisitions et arrestations arbitraires. Il y avait là une cause de désordre et de scandales sans cesse renouvelés. Aussi, le Préfet Delpech prononçait-il le 29 septembre la dissolution des « civiques » (Gabrielle Castellari, 1945).
– 1872 – Le 29 septembre : MORT DU GRAND-PERE DE JEAN AICARD – Jacques Aicard, grand-père de Jean Aicard, meurt à Sanary. Le registre des décès porte la signature autographe de ce dernier. Jacques AICARD et sa fille Madeleine s’établirent à SAINT-NAZAIRE vers 1855 au quartier de Sainte Trinide, dans une bastide propriété alors de la famille AUDIFFREN. Chaque année, le viatique était porté à ce vieillard de quatre-vingt-douze ans, processionnellement par le curé de la paroisse. Cela se passait après Pâques et la bastide, à cette occasion, était décorée. Sur le cadastre de 1829, Jacques AICARD était propriétaire de 6 hectares au quartier Pont d’Aran à la limite de Sanary et de Bandol. Cette propriété est aujourd’hui occupée en partie par la pépinière de Monsieur REVEST. Une autre partie fut la propriété de Monsieur COREIL (B. Rotger, 1984, p. 429-430).

-1895 – 29 septembre : Le Lazaret DE TOULON change de fonction. Après avoir fixé en l’an 1622, la borne de départ du lazaret de Toulon, en 1658, son ouverture effective, il convient maintenant de lui donner une date de fermeture. Ce n’est pas chose aisée, car le lazaret ne fait pas l’objet d’un ordre de fermeture à proprement parlé. Dans la deuxième partie du XIXe siècle, c’est plutôt l’obsolescence d’une quarantaine dans un lieu d’enfermement qui met fin à la fonction de ce type d’institution. Lors de cette période, notre lazaret de Toulon, est placé sous la tutelle du ministre de l’Intérieur. Il est administré par l’Intendance de la Santé de Marseille. Son activité est très réduite. C’est donc sans difficulté que ce ministère répond favorablement à la demande du ministère de la Marine, qui recherche un lieu de convalescence pour ses troupes revenant de l’éprouvante campagne de Madagascar. Une dépêche ministérielle en date du 29 septembre 1895 autorise cette mise à disposition. Quoique d’un caractère temporaire, cet acte marque le changement de vocation de l’établissement, qui avait jusqu’alors pour unique activité la défense sanitaire par l’isolement des personnes et des marchandises. Il s’oriente maintenant vers une fonction » convalescence et rétablissement de la santé des militaires. » Nous retiendrons cette année de 1895 pour borner deux siècles et demi de fonctionnement au service du pays (Marcel-Faivre-Chevier, Charles Marras).
– 1900 – 29 septembre : SANARY – A la campagne, sous l’impulsion de Claude BRUN, conseiller général, on crée le SYNDICAT AGRICOLE SAINTE-TRINIDE (Rotger B., 1984, p. 470).
-1902 – 29 septembre : LE BAIL D’UN PRESBYTÈRE CONFRONTÉ A LA LOI DE SÉPARATION DE L’ÉGLISE ET DE L’ÉTAT – Pour le presbytère de Saint-Mandrier, un bail est signé par la municipalité pour une durée de neuf années à partir du 29 septembre 1902 jusqu’au 29 septembre 1911. Ce bail sera renouvelable à cette date «si tel est l’agrément du curé titulaire et des Fabriciens». Le Conseil de Fabrique ne pourra pas donner d’avis à cette date-là car à la suite de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il doit clôturer les comptes en décembre 1906. Les Fabriques des paroisses sont supprimées. Les fabriciens avant de quitter leurs fonctions se sont joints à M. le Curé pour protester contre cette nouvelle loi et «affirment leurs convictions religieuses assurant de suivre en tout et partout la Doctrine de l’Eglise et les décisions du Souverain Pontife confiants dans la parole de l’Evêque du diocèse. Ils promettent autant que cela sera en leur pouvoir de maintenir l’exercice du culte dans leur paroisse. Ce dernier conseil de fabrique était composé du curé Pierre Rebuffat et de MM. Cadière et Revest, président (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 124).
–1906 – 29 septembre : Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) – Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 312, genre de navigation pêche, port d’embarquement Toulon comme patron, date de l’embarquement 29 septembre 1906. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1907 – 29 septembre – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : Embarquements – bateau Louis, port d’armement Toulon, n° d’armement 312, genre de navigation p.p., port d’embarquement Toulon comme patron, date de l’embarquement 29 septembre 1907. Signature de l’administrateur : illisible (id.).
-1914 – 29 septembre :

1. offensive française de Champagne : L’offensive française de Champagne continue à se concentrer sur les points de résistance résiduels et ne parvient pas à entamer la deuxième ligne. Quelques succès locaux sont obtenus, notamment la prise de Maisons de Champagne mais, le 1er octobre, le général Pétain fera suspendre les combats en raison des pertes trop importantes et d’une consommation de munitions insoutenable.
2. NOUVELLES DE QUELQUES MANDREENS – Le Mandréen Léon Laugier est fait prisonnier près de Dieuze, en Moselle, dans un assaut. Il est soldat au 112e de ligne. Louis Henry employé à l’hôpital Saint-Mandrier, meurt au champ d’honneur ainsi que Rache Barthélémy natif de Saint-Mandrier (Gisèle Argensse, 1989, p. 153).
-1915 – 29 septembre : Premiere guerre mondiale – offensive française de Champagne : Le 29 l’attaque générale en Champagne est arrêtée, elle laissera 138 576 hommes hors de combat, c’est un échec (Cours d’histoire, Ecole d’artillerie de Châlons)..
-1916 – 29 septembre : theatre et realite – Le Figaro du 29 septembre 1916 : «Dans une revue que joue en ce moment un grand music-hall parisien, on voit paraître le général Joffre, le front ceint des lauriers de la victoire. Le rôle de Joffre fut confié à un simple figurant dont la tournure et la taille rappellent vaguement la silhouette du général. Artistement grimé, le grand-père est très “ressemblant”. Or, l’autre jour, une étoile de la revue vit s’avancer le général Joffre fort déconfit, qui poussait de profonds soupirs et finit par pleurnicher comme un enfant.
-Qu’est-ce qu’il y a, mon pauvre vieux? s’enquit-elle, charitable. Qu’est-ce qui t’arrive?
-Heu gémit le général Joffre. J’ai été passer la visite. Ça y est je suis mobilisé.».

–1920 – 29 septembre : SANARY ET TOURISME – Selon un dépliant d’information touristique, en octobre 1920, voici ce que propose la ville de Sanary : Hôtel, villas et appartements : Prix de pension de 18 à 25 francs par jour, vin non compris. Dans tous les hôtels, il est consenti des arrangements pour famille ou séjour prolongé. Locations : Villas non meublées depuis 1500 francs par an. Villas meublées depuis 150 francs par mois, jusqu’à 500 et 1000 francs. Appartements non meublés, les loyers varient de 500 francs à 1000 francs. (Location à l’année à partir du 29 septembre et Pâques.) Appartements meublés ou chambres meublées avec ou sans cuisine. Conditions variables, généralement pas au-dessous de 100 francs par mois pour une seule chambre. Les locations se font au mois, mais principalement à la saison. Restaurants : Prix des repas entre 6 et 8 francs, vins non compris. Sanary, très bien achalandée, possède pour ses visiteurs, tout le nécessaire journalier : docteurs, pharmaciens, établissement de bains, confort moderne et chauffage central (A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).

-1925 : 29 septembre : porte-avions BÉarn – La mise en place de la machine latérale tribord du porte-avions Béarn, en construction aux les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne, commence le 29 septembre 1925 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
-1938 – 29 septembre : MUNICH OU LA DROLE DE PAIX , par Henri NOGUÈRES.
–1939 – 29 septembre : Le PORTE-AVIONS « Béarn » est de retour à Brest (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).
–1940 – 28 septembre :
-1. Préhistoire – DECOUVERTE DE LA GROTTE DE LASCAUX publiée par La Croix, dans sa livraison du samedi 28 septembre, publie : “ Une grotte préhistorique en Périgord ? Une grotte du Périgord noir vient de livrer son secret ; si la valeur de la découverte se confirme, on aura là le digne pendant des Eyzies ou d’Altamira, en Espagne. Quatre jeunes gens se promenaient à Montignac, le 12 septembre, en direction de Sarlat. Se trouvant sur la propriété de Mme la comtesse de la Roche- foucault et jetant une pierre dans une excavation pour essayer de faire sortir un renard, ils s’aperçurent que la grotte était profonde, et ils y pénétrèrent, non sans peine. A 12 mètres de profondeur ils trouvèrent une vaste salle dont les parois étaient recouvertes de dessins gravés et de peintures bien conservées. Ils firent part de leur découverte à M. Laval, instituteur en retraite ; puis des personnalités comme M. l’abbé Breuil, de l’institut, et M. l’abbé Bouyssonie, l’éminent archéologue briviste, vinrent admirer ces têtes de cerf, de bisons, de chevaux ; d’après les premières observations, l’ensemble des peintures de cette grotte surpasserait tout ce que l’on connaît jusqu’à présent” (La Croix, samedi 28 septembre 1940).

2. LE TRAMWAY REPREND DU SERVICE ENTRE TOULON ET LA SEYNE – Suite à la déclaration de guerre en 1939 et à la réquisition des autobus, la ville reprend la ligne de tramway et la remet en service limitée au terminus de la Rue Hoche (Serge Sappino).
3. UN PACTE TRIPARTITE EST SIGNE ENTRE L’Allemagne, L’Italie ET LE JAPON – Paris-Soir, dimanche 29 septembre : « Le pacte tripartite instaure un ordre nouveau dans le monde : L’Allemagne, l’Italie et le Japon s’engagea pour dix ans à se prêter une assistance mutuelle en Europe et en Extrême-Orient. A l’occasion de la signature du pacte des trois puissances entre l’Allemagne, l’Italie et le Japon, dans le grand salon de la Chancelier du Reich, le ministre des Affaires étrangères du Reich, von Ribbentrop, a tenu le discours suivant : «Excellences, Messieurs, » C’est un motif d’une extrême importance qui nous aréunis en cet solennité. Les gouvernements allemand, italien et japonais ont décidé de conclure un pacte qui est d’une portée des plus grandes, non seulement pour ces trois pays, mais également pour le développement futur de la politique dans le monde entier. » (Paris-Soir, dimanche 29 septembre)
-1943 – 29 septembre : L’EUROPE RECUPERE LA FERRAILLE DE LA FLOTTE SABORDEE A TOULON – Avec le croiseur « Algérie » et les contre-torpilleurs « Guépard » et « Verdun », renfloués respectivement le 19 août, le 4 septembre et le 29 septembre, ce sera la quasi-intégralité des navires coulés qui aura été remise à flot par les entreprises venues d’Anvers, de Marseille, du Havre, de Paris, de Hollande, de Gênes et par la DIN de Toulon.
-1945 9 septembre : NOUVELLES DE LA MARINE NATIONALE – Le conflit terminé, l’aviso Commandant Bory entreprend des liaisons entre l’Afrique du Nord et les ports de Toulon et Marseille. On le voit aussi en route de Bizerte à Alger le 29 septembre. Ensuite, il poursuivra ses missions d’escorte de convois sur les côtes de Syrie et de Méditerranée occidentale (Gérard Garier, Les avisos de 730 t.)
-1954 29 septembre : LA MARINE NATIONALE EN INDOCHINE – L’escorteur de 2ème classe La Gracieuse a effectué le sauvetage d’un caboteur vietnamien de 65 tonneaux, le Hai Ung qui se trouvait en avarie complète de machines et échoué, sur les hauts fonds de l’île Nha, à 25 nautiques au Nord du Cap Varella. Alerté le 29 septembre, en fin d’après-midi, le navire de guerre français a appareillé aussitôt et a rallié les lieux le lendemain à l’aube. Une équipe de marins a été mise à bord du Hai Ung et une aussière passée. Après les opérations de déséchouage, qui ont nécessité plusieurs heures, La Gracieuse a remorqué le Hai Ung à petite allure jusqu’à Nha-Trang, Centre Vietnam (Gérard Garier, Les avisos de 730 t.).
-1957 – 29 septembre : Les réalisations seynoises d’après la lettre de Toussaint Merle aux Seynois et aux Seynoises – … Seule dans le département, notre Municipalité : A créé un Centre Médico-social qui, chaque année, fait économiser près de 20 millions aux Seynois. A créé un Centre Médico-scolaire qui aide l’hygiène scolaire. A créé des Consultations prénatales, des Consultations de nourrissons, des Consultations du 2ème âge, ce qui protège efficacement les mamans et l’enfance, avec distribution de layettes, de lait, etc… A créé un Service Social qui a aidé des milliers de familles. A ouvert une École de plein air où des enfants déficients se refont une santé. Envoie 5 à 6 fois plus d’enfants en colonies de vacances que n’importe quelle ville du Département et au prix le plus bas. A multiplié les Écoles de sports, sans un centime de frais pour les parents. A organisé un Jardin d’enfants pour ceux ne fréquentant pas l’école maternelle. A doté la ville d’un Centre de Gymnastique Corrective où des milliers d’enfants ont été améliorés. Va ouvrir, incessamment, la seule Crèche municipale du département. Distribue des Tabliers à la rentrée des classes. Donne les Fournitures scolaires gratuites, de l’école maternelle au baccalauréat, ainsi que les matières premières dans les collèges techniques. A construit un Foyer pour les vieux. A établi la Carte municipale des économiquement faibles, que les vieux apprécient régulièrement. A construit des Logements en location-vente sans demander un apport d’argent aux intéressés. A créé un Office municipal d’H.L.M. qui a logé en quelques années plusieurs centaines de familles. … Les 12 élus qui n’assistent jamais au Conseil municipal ont fait des efforts désespérés à la Préfecture, dans les ministères pour s’opposer à ces réalisations (Marius Autran, tome 2, 1988).
–1958 – 29 septembre : HYERES, Notre Dame d’Hyères – classement par arrêté du 29 septembre 1958 de l’oppidum de Costebelle (cad. H 509p, 510p, 512p, 515p):
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 367e livraison – Note : rappelons que Sanary, au milieu du XIXe siècle, s’appelait Saint-Nazaire :

–1867 – 28 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 29 – dimanche – Saint Michel arc. – beau temps – vend à l’est- petite brise – le soleil est splendide ce matin. Aujourd’hui, il y a réunion de tous les maires du canton à Ollioules. Michel, maire, s’y est rendu. Cette séance n’a pas suffi. On se réunira de nouveau mercredi 2 octobre à Ollioules – l’établissement Chevret au quartier de bon-repos, et en fête aujourd’hui. L’après-midi et surtout vers les 4 h, la population de Saint-Nazaire c’est porté à la fête, et jusque fort tard avant dans la nuit. Il y a eu des soupeurs et des conformateurs (?) – une foule d’industriels était venue de la Seyne, d’Ollioules, de Six-Fours, et même de Toulon pour essayer de gagner quelque sous. Il y avait le jeu de boules qui a occupé la jeunesse des campagnes tout l’après-midi. Après quelques tours faits dans l’établissement, nous promenâmes nous nous sommes retournés chez nous, les sons à d’autres les amusements de nuit. Demain si nous pouvons nous irons voir la course de chevaux. L’enjeu de cette course est une chèvre que donne l’établissement Chevret.
-1869 – 27 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 29. Mercredi. Saint-Michel – vent à l’est très fort _ pas de nuage dans le ciel, ce qu’on appelle ici « levant clar ». Il faut croire pourtant que la fin de ce vent peut très bien être humide. Les chasseurs et surtout les chasseurs au poste observait l’aube de Saint Michel. Si elle est belle, claire et sans nuages, ils attendent bon passage ; c’est elle est embrouillée de nuages, comme aujourd’hui, mauvais passage. – cet après-midi, sur les 5 ou 6 h, les nuages s’étant ramassé il a fait quelques gouttes de pluie qui n’ont pas duré. Plus tard, le ciel s’est encore éclairci et la soirée a été passable avec le vent d’est toujours fort,
LE TERROIR MARSEILLAIS – TERROIR MARSEILLAIS – 567e livraison :

Industries artistiques : (suite) la plus ancienne faïencerie établie à Marseille même, et ce à acquise par Jean Baptiste Delaresse, le 24 août 1696, au faubourg Saint Lazare, près de la porte d’Aix. L’année suivante en septembre, Augustin Héraud en fonde une à la rue Neuve, au-dessus du couvent des Capucins, mais de dimensions modestes, puisqu’elle ne comprend qu’une salle , un four, une chambre et une petite cour. Ce sont là les seuls établissements antérieurs à 1700. Le premier change rapidement de direction par suite de la faillite de son propriétaire dans le local industriel et le fonds de commerce sont achetés en 1709 par la veuve d’ Etienne Hérault, Anne Clérissy. (A suivre).
OLLIOULES (30e livraison) :

-1717 – 29 septembre :
1. Défense faite par les Chartreux de Montrieux de faire paître les brebis et les chèvres dans leur terroir, daté du 29 septembre 1717.
R.P. Chartreux – Comme quoi que le R.P. Dom de Villier, prieur de la chartreuse de Montrieux, aurait publié ce jourd’hui 29 septembre 1717, jour et fête de Saint-Michel, devant la chapelle du terroir d’Orvès, qu’il est défendu de faire paître les brebis, chèvres, dans leur terroir, de chercher des limaçons et autres, ce que les sieurs Louis Audibert, second consul de la Communauté d’Ollioules, et André Vidal, de la Communauté d’Evenos, déclarent au dit prieur, Dom de Villier, qu’ils sont opposants à ses criées et publications et qu’ils continueront de faire paître leurs troupeaux et de jouir des privilèges que les Communautés ont sur les terres d’Orvès. Fait au terroir d’Evenos, en présence du sieur Antoine Pichaud, bourgeois d’Evenos ; André Barbaroux, André Vidal.
Le 24 septembre 1747, le Conseil désigne Louis Tholozan, conseiller de premier rang, pour aller, en qualité de greffier, faire à Evenos le 29 septembre, les protestations nécessaires pour la conservation du droit de compascuité de la commune d’Ollioules sur la terre d’Evenos, contre la chartreuse de Montrieux (Castellan, 1937, p. 128).
2. distribution des rentes, intérêts et pensions en faveur des filles à marier, honteuses et nécessiteuses – Le Conseil d’Ollioules, persuadé des abus qui se sont commis, a unanimement délibéré d’établir un bureau pour la distribution des rentes, intérêts et pensions de la confrérie de Notre-Dame du Chapelet en faveur des filles à marier, honteuses et nécessiteuses, originaires de ce lieu, lequel bureau sera composé des Consuls, du greffier, du trésorier, du premier conseiller et de deux marguilliers (Castellan, 1937, p. 128-129).
-1747 – 29 septembre – Affaire de compascuité entre Ollioules et Montrieux au sujet du territoire d’Orvès – L’affaire de compascuité, soulevée par l’interdiction faite par le prieur de Montrieux aux habitants d’Ollioules d’aller faire paître et chercher des limaces sur le territoire d’Evenos à Orvès, n’était pas encore terminée. Le 24 septembre 1747, le Conseil avait désigné Louis Tholozan, conseiller de premier rang, pour aller, en qualité de greffier, faire à Evenos le 29 septembre, les protestations nécessaires pour la conservation du droit de compascuité de la commune d’Ollioules sur la terre d’Evenos, contre la chartreuse de Montrieux (Castellan E., 1937, p. 178).
LA SEYNE-SUR-MER – Textes divers écrits sur La Seyne. 266e livraison.

-1925 : 29 septembre : porte-avions BÉarn – La mise en place de la machine latérale tribord du porte-avions Béarn, en construction aux les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne, commence le 29 septembre 1925 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
–1940 – 28 septembre : LE TRAMWAY REPREND DU SERVICE ENTRE TOULON ET LA SEYNE – Suite à la déclaration de guerre en 1939 et à la réquisition des autobus, la ville reprend la ligne de tramway et la remet en service limitée au terminus de la Rue Hoche (Serge Sappino).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) – Toulon ancien et ses rues. 85e livraison. DEUXIÈME PARTIE

Agrandissement de 1589
Place Camille-Ledeau
Le carrefour formé par les rues Hoche, d’Astour, d’Alger et la traverse Camille-Ledeau actuelles, ne fut décoré du nom un peu prétentieux de place, que vers le milieu du XVIIIe siècle : « Jusqu’à « cette époque ce petit vide n’avait été appelé que « placette de la rue des Vieux-Fossés » (Archives communales, BB. 29). Lorsqu’il s’agit de baptiser la nouvelle place, la population, fidèle à l’usage qu’elle avait adopté depuis fort longtemps, chercha parmi les noms des familles notables du quartier, celui qu’elle devait donner à cette voie. Son choix se porta sur la famille Blancard, dont plusieurs membres avaient occupé des charges municipales. L’un d’eux, François Blancard, avait été trésorier de la communauté, en 1726 (CC. 315).
Dénommée, le 4 vendémiaire an VII, place de la Liberté (Archives communales modernes. Registre des Délibérations, An VII), et le 24 mai 1805, place Latouche (Louis Le Vassor de Latouche-Tréville, amiral français, mort en rade de Toulon – 1745-1804 -. Soutint en 1781 sur l’Hermione, de concert avec l’Astrée que commandait La Pérouse, un combat de plusieurs heures contre 4 frégates et 2 corvettes anglaises), cette voie perdit bientôt cette dernière appellation pour reprendre celle de place Blancard. Par délibération du 7 avril 1882, le Conseil municipal de Toulon proposa de donner à cette place le nom de « Camille Ledeau, né sur cette même place le 11 septembre 1812, ancien lieutenant de vaisseau, ancien conseiller municipal de Toulon en 1849, exilé à Lambessa pour ses opinions démocratiques, mort à l’hôpital d’Oran le 11 décembre 1854 » (Archives communales modernes. Registre des Délibérations, 1882). Cette délibération fut approuvée par décret du 15 juin 1883.
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Entre deux amis !
- Mon pote, tu la connais ma femme ? Bon … Eh ben, elle court les bistrots toutes les nuits !
- Sans blague ! elle boit ?
- Eh, non ! pauvre couillon ! C’est parce qu’elle me cherche !

J’en ai fini pour aujourd’hui. Je vous souhaite un bon dimanche à tous.
A demain, donc !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber que nous allons rejoindre vers la mi-octobre.

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