ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 18 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4550)
Illustration : Evenos (Var) – les Grés de Sainte-Anne (diapositive H. Ribot) en 1969).

Un grand bonjour à tous !
FÊTE

Le 18 septembre, les Marseillais fêtaient la saint FERREOL dans l’église des Augustins – du nom d’un martyr de Vienne – et cela devant le tableau de Notoire, l’auteur des cartons des tapisseries de Don Quichotte à Aix. Lorgues a consacré une chapelle à ce saint qui protégea la ville varoise de la peste en 1587. C’est en ce lieu que les jeunes qui partaient pour l’armée entendaient une dernière messe. Pourquoi ? Tout simplement, et logiquement, parce que ce saint fut lui-même un tribun militaire. Accessoirement, ce saint de Lorgues était réputé guérir de la goutte et du goitre – ce qui nous éloigne de la jeunesse, reconnaissons-le. Comme le saint aurait traversé le Rhône à pied sec, son nom fut donné à un ancien bras du fleuve, celui qui débouchait à l’est des Saintes-Maries.
Le 18 septembre encore, Authon, dans les Alpes de Haute-Provence, au nord-est de Sisteron, tenait sa foire des épousées, la « FIERO MARIDARELLO ».
Aujourd’hui, loin de saint Ferréol, nous fêtons les NADEGE dont le nom signifie « Espérance » en langue slave ; fille de Sophie, la « Sagesse », elle est une des trois vertus de la théologie avec la Foi et la Charité. Sainte Nadège, vierge, fut martyrisée à Rome avec sa mère et ses deux sœurs sous le règne de l’empereur Hadrien. Ce prénom, populaire dans les années 1970, est encore porté par près de 50 000 personnes.
DICTON DU JOUR

« Froid de la sainte Nadège annonce pour bientôt de la neige. » A bon entendeur, car il semble que cela se précise ! …
Quant au calendrier républicain, mettant tout le monde dans le même panier, il fait de ce deuxième jour complémentaire de fructidor la journée du GENIE ! Qui dit mieux ?
PENSÉE
« Expérience, nom dont les hommes baptisent leurs erreurs. » (Alfred Capus)
ÉPHÉMÉRIDES

1097 – 18 septembre : ANTIGNANA.— PALUS DE ANTINANA (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor). ANTIGNANE – commune de Marseille, cours d’eau, formé par les versants du Rouet, qui se jette dans le ruisseau de Gironde (1872).
1213 – 18 septembre : CAMPUS DE LA FORNAQUA (acte aux archives de la Major de Marseille). LA FOURNAQUE, quartier rural, commune d’Allauch, quartier de Botte (1872). Première mention : Feudum de Fornaca , mars 1207 (acte aux archives de la Major).
1217 – septembre : LA CHAPELLE DE SAINT-MENDRIAN APPARAIT POUR LA PREMIERE FOIS DANS UN DOCUMENTE HISTORIQUEMENT ASSURE : LA CHRONIQUE D’ÉMON, rapportant le voyage que fit l’abbé de Worms, Emon, sur les côtes méditerranéennes en septembre 1217. Le passage est bref mais il évoque la calanque du saint martyr Mendrian (portus sancti Mendriani martyris) où les navigateurs purent se réfugier (nous donnons à portus son acception originale de calanque et d’abri et soulignons que cette calanque n’est pas nommée Creux Saint-Georges, encore moins braceria de Georg mais port saint Mendrian). Du mouillage, Emon voyait la chapelle du saint martyr construite dans un style grossier sans pour autant la qualifier d’ancienne (Capella vero sancti martyris vili scemate constructa). Elle était renommée pour sa grande sainteté. Pas un mot du mausolée qui devait avoir été arasé, à moins que la chapelle fût bâtie sur ses vestiges, ce qui est possible. L’insistance à rappeler le rôle de martyr du saint est une preuve semble-t-il de la découverte, plusieurs années auparavant, de ce mausolée – qualifié de « tour des Phocéens par le notaire de La Seyne, Jean Denans, vers 1707-1711 – mausolée non vidé de ses sépultures si l’on en croit les découvertes faites au XIXe siècle.
1233 – 18 septembre : TREVE ENTRE LE COMTE DE TOULOUSE ET LE COMTE DE PROVENCE – Entremont. Trêve générale d’un an accordée par Caille de Gurzan, nonce de l’Empereur Frédéric II, à Raimond VII, comte de Toulouse, les Marseillais de la ville basse, Guillaume, comte de Forcalquier, les seigneurs des Baux et Giraud Amic, d’une part ; Raimond Bérenger V, marquis et comte de Provence, la commune d’Arles, Anselme Fer et tous les bannis de Marseille, d’autre part. Les parties devront elles-mêmes ou par procureurs se présenter aux Pâques prochaines devant l’Empereur pour obéir à ses prescriptions. Les Marseillais restitueront à Anselme Fer et aux autres bannis les biens qu’ils leur ont pris. Les prisonniers seront libérés de part et d’autre. Hugues et Raimond des Baux rendront aux exilés marseillais et aux troupes du comte de Provence et des Arlésiens tout ce qu’ils leur ont pris. La mise en liberté sous caution d’Hugues des Baux sera prolongée jusqu’à Pâques (de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône, B 324 ; a. Winkelmann, Acta Imperii inedita, t. I, p. 510 ; IND. Dr Barthélemy, Inventaire, supplément n° 11 ; – Boehmer-Ficker, t. V, n° 13149.)
1257 – 18 septembre :

1. HYERES FAIT RETOUR AU DOMAINE ROYAL – Acte 551 des vicomtes de Marseille portant transaction entre le comte de Provence et les seigneurs d’Hyères. Il est convenu entre Charles 1er d’Anjou, comte de Provence, d’une part ; Roger d’Hyères, Bertrand et Mabile de Fos, seigneurs d’Hyères, d’autre part, que la ville d’Hyères ferait retour au domaine royal contre une compensation en terres d’un revenu de 10 000 sous et le payement d’une somme de 1500 livres provençales, sous déduction du contingent revenant à Geofroi Irat et Huguette, autres coseigneurs d’Hyères. Tous trois devaient rester en possession du château d’Hyères et de la ville jusqu’au jour où ils seraient entièrement indemnisés. Rostan d’Agoult est l’un des médiateurs du contrat (Acte 551 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin Ricard, 1926).).
2. AIX-EN-PROVENCE – Tarascon – Hommage et serment de fidélité à Charles I »‘ d’Anjou par Vicedominus, élu confirmé à l’archevêché d’Aix. Parmi les témoins : Isnard d’Entrevennes, seigneur de Toulon. (Acte 552 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, B 356. — Ibidem, B 752, fol. 57).
1287 – 18 septembre :
1. JORS (acte notarié). JOUX – pont, minoterie, fabrique de papier, commune d’Auriol (1872). Première mention : Vallis de Jorzt, 14 septembre 1275 (charte aux archives de Saint-Victor) puis Joratz, 31 janvier 1281 (ibid.).
2. QUIER-MAL – lieu-dit, commune d’Auriol (acte notarié). Précédemment dénommé Rial menia, le 30 décembre 1322 (acte notarié).
1302 – 18 septembre : FONT DEN POLLAS (charte aux archives municipales), FONT-DAMPOLLAS – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Séon (1872). Première mention : Fons de dan Pollas sive Pollasserii, 8 mai 1289 (charte aux archives municipales).

1308 – 18 septembre : Trets – Huguette de Seillons. veuve de Raimond IV d’Agoult-Sault, seigneur de Trets, fait dresser l’inventaire des biens de son mari. (Acte 689 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : B. Arch. comm. de Trets, DD).
1326 – 18 septembre :
1. TURRIS JOHANNIS BOTE – commune de Marseille, quartier d’Antignane (charte aux archives municip.).
2. ANTIHANA (charte aux archives municipales). ANTIGNANE – commune de Marseille, cours d’eau, formé par les versants du Rouet, qui se jette dans le ruisseau de Gironde (1872). Première mention : Palus de Antinana, 1097 (supplément inédit au cartulaire de Saint-Victor).
1345 – 18 septembre : André de Hongrie, mari de Jeanne première alors enceinte, meurt des suites d’un attentat. Aussitôt, la reine fut accusée de cet attentat et se trouva en butte aux plus redoutables vengeances au premier desquelles se trouva le roi de Hongrie, frère d’André. Ce qui conduisit la reine à se réfugier en Provence (Richard de Laplane, 1843).
1401 – 18 septembres : LO CROS DE LA GAVEDA (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). GAVEDON, quartier rural, commune de Marseille, quartier de Séon-Saint-André (1872). Première mention : La Gaveda, décembre 1291 (acte notarié).
1557 – 18 septembre : SUEDE ET FRANCE ALLIEES CONTRE SAINT-EMPIRE – La Suède s’allie à la France pour faire échec au Danemark et au Saint Empire romain germanique.
1595 – 18 septembre : PASCAU (registre aux archives de l’Evêché). PASCAL – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près de l’Argielou. Première mention le 22 mai 1299, Vallis Paschalis, (charte aux archives municipales).
1636 – 18 septembre : registre aux archives de l’Evêché de Marseille.

1. LE CARBANON ou CABANON – lieu-dit, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Marcel, près d’Aigues-Vives.
2. AIGUES VIVES. EAUX-VIVES, ruisseau qui prend naissance dans les collines de Saint-Cyr, commune de Marseille et qui se jette dans le vallon de la Barasse. Première mention le 30 mars 1483 : Aïgos vivos, (arch. de l’Evêché).
3. BASTIDE DES RAYMONDS. LES RAYMONDS – lieu-dit), commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Valbarelle (1872). Première mention : Le Reymond, le 13 octobre 1605 (acte aux archives des Trinitaires).
4. MONTAGNE DE SAINT-SERIS. SAINT-CYR – nom donné à la chaîne de montagnes qui domine, au midi, le territoire de Saint-Loup, commune de Marseille ; il paraît dériver de Saint-Tyrs, qui désignait autrefois ce même quartier, parce qu’il y avait une chapelle sous ce vocable.
1682 – 18 septembre : acte aux archives d’Allauch

1. RONDEAU – RODONEAU lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Bêlions. Premières mentions : Rodonneau, 1636 (cad. d’Allauch). Redonneau, 1659 (ibid.).
2. TETE-ROUGE – colline, commune d’Allauch, quartier de Sainte-Croix, 18 septembre 1682. Deux collines du même nom (Grande et Petite) à cause du fer hydraté qui en colore le terrain.
1683 – 18 septembre : acte aux archives municipales d’Allauch
1. VALLON DE L’AMENDIER. L’AMENDIER – quartier rural, commune d’Allauch, aux terres gastes. Première mention le 5 mai 1663 : Quartier de l’Amendier (acte notarié à Allauch).
2. LES BARRES. BARRES DU SAINT-ESPRIT – colline formant la limite au sud des communes de Marseille et d’Allauch (1872). Première mention en 1659 : Barres du Saint- Esprict (cadastre d’Allauch).
3. LA BANQUIERE. LA BOUQUIERE – bastide, commune d’Allauch (1872). Première mention le 20 octobre 1213 : Balgueria (charte aux archives de la Major)
4. CANTE-PERDRIX – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Peire-Peissot (acte aux arch. d’Allauch).
5. LES ESCOMBES – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier du Montblanc (1872). Première mention : Combas, 14 février 1307 (charte aux archives municipales).
6. LA FOLIE – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Peire-Peissot (1872). Première mention :
La Folhie, la Foulhié, 1636 (cadastre d’Allauch).
7. CANTON DE LOUISON. LOUISSON – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier des Montblancs, ancienne propriété communale (1872). Puis : Chemin des Oydes appelé Louisson, 1691 (cad. d’Allauch).
8. MONTBLANCS. LES MONTBLANCS – hameau, commune d’Allauch (1872).
8. MONTESPIN – château, commune d’Allauch. Arrière: fief appartenant à M. Louis de Blanc, lieutenant-général au siège d’Aix (déclaration des consuls d’Allauch du 18 septembre 1683, aux archives d’Allauch). Précédemment : Mondespin, 1669 (acte aux archives d’Allauch).
7. VALLON DE PEIRE. PEIRE-PEISSOT – quartier rural, commune d’AIlauch, dans les terres gastes (1872). Nota : Quartier des Peires, 1793 (registre des biens d’émigrés).
8. PICHERET. PICHAIRET – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Peire-Peissot. Première mention : Picheiret, 1636 (cad. d’Allauch).
9. VALLON DE LA VACHE – Lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de la Fève. Autres appellations : Valon de la Vaquo, 1636 (cad. drAllauch). La Vaque, 1727 (registre aux archives de la Major).
10. MARECHAL. VALLON DE MARCHAL (1872) déjà mentionné ainsi en 1812 (plan manuscrit des terres gastes).
11. VOLLOMBERS (acte aux arch. d’Allauch). Arrière-fief appartenant alors à Barthazard de Vias. VALLON-VERT, bastide, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872). Première mention : Ecclesia Beatœ Mariœ de Valle Viridi, 24 avril 1278 (acte notarié).
-1693 – 18 septembre : 1,4 MILLIONS DE MORTS DE LA FAMINE EN FRANCE – L’effet de la famine qui dure depuis le mois de juin est catastrophique pour l’économie du pays avec 1,4 millions de morts en France (Ephémérides, 2e année).
1702 – 18 septembre : LA CONSOLIGNE (registre de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille), propriété, commune de Marseille, quartier de la Valentine.
1731 – 18 septembre : ENREGISTREMENT D’UN TESTAMENT RÉCIPROQUE A LA SEYNE – Fol. 260 v°. Testateur : Honoré Arnaud, cordonnier, fils de feu Honoré, originaire de Brignoles, résidant à La Seyne depuis longtemps. Sépulture : Sépulture au cimetière paroissial de La Seyne. Legs et légataires : – Laisse « le soin de faire prier dieu pour son âme à la volonté et discrétion de ses héritiers » – À Marguerite Arnaud, sa fille : 20 sols – À ses fils : Louis : 200 L ; Philippe : 30 L – À Joseph, son petit-fils : ses biens meubles – Le reste de ses biens à Honoré, son aîné, résidant à Marseille (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours).
Septembre 1737 : INSTITUTION DE GARDE TERRES CONTRE LA CHASSE – la pratique de l’enclos pour protéger les cultures des différents prédateurs impose en 1737, l’institution de garde terres pour interdire la chasse de septembre à octobre, pendant l’époque des fruits. La communauté de La Seyne contribue à cette dépense pour trente et une livres (Ephémérides, 1ère année).
1759 – 18 septembre : LA FRANCE ABANDONNE SON EMPIRE COLONIAL NORD-AMERICAIN A L’ANGLETERRE ET A L’ESPAGNE (Ephémérides, 1ère année).

1763 – 18 septembre : À PROPOS MADRAGUES DE TOULON. «Un arrêt du Conseil, rendu le 18 septembre 1763, vint donner satisfaction aux consuls et aux pêcheurs de Toulon, en ordonnant à M. de Bandol de faire démolir la madrague dans le délai d’un mois. Mais cet arrêt, pas plus que le précédent ne fut exécuté ». C’est seulement vers la fin du XVIIIe siècle, que la madrague disparut de la rade de Toulon (Gisèle Argensse, 1989, p. 32).
1792 – 18 septembre : LE 4e BATAILLON DU VAR (commandé par Joseph Vidal), enfin organisé, part pour Lyon, où il doit se mettre, finalement, à la disposition de l’armée du Centre. Avant de quitter Toulon, il se produit un dernier incident. Le payeur du département du Var, Chaubry, est destitué pour avoir réglé le bataillon en numéraire, au lieu de le faire en assignats. Il déclara ensuite y avoir été contraint par la force, lui, son caissier et son commis (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).
1793 – 18 septembre :
1. AFFAIRE DES CANONS DE SANARY – La lettre du 10 septembre, due à Gasparin et à Saliceti, relative aux deux mortiers que les Sanaryens auraient laissé enlever par les Anglais et aux événements que nous avons déjà narrés, a été publiée dans le Mercure français (n°113 du 28 septembre 1798) (Bibl. d’Avignon) et, d’après le Moniteur (séance du 18 septembre), dans le Recueil des Actes du. Comité de Salut public, t. VI, p. 4i3.
2. QUAND BONAPARTE MONTRE QUE L’ARTILLERIE EST TROP ELOIGNEE DE TOULON POUR FAIRE FUIR LES NAVIRES ENNEMIS –

Le 18 septembre, Carteaux monte avec Buonaparte en cabriolet « pour aller admirer, déclare-t-il, les dispositions offensives ». Sur les hauteurs qui dominent d’assez loin la rade, on s’arrête. L’escadre anglaise occupe la grande et la petite rade, et, ainsi que le précisera Marmont, « complète par son feu ce magnifique et vaste ensemble de défense ». C’est contre une pareille place, bien défendue par une armée, que Carteaux a décidé d’essayer « son incapacité et sa complète, mais confiante ignorance ». Il y a là quelques pièces de canon vaguement protégées par un « remuement de terre ». Le général, appuyé un bras sur la crinière de son cheval, une bête magnifique provenant des écuries du prince de Condé, l’autre bras sur son sabre — « attitude à dessiner » se rappellera Bonaparte plus tard — interroge son aide de camp. — Dupas, demande-t-il fièrement, sont-ce là nos batteries ? — Oui, général ! — Et notre parc ? — Là, à quatre pas. — Et nos boulets rouges ? — Dans les bastides voisines où deux compagnies chauffent depuis ce matin. — Mais comment transporterons-nous ces boulets tout rouges ? Le général et l’aide de camp ne parviennent pas à résoudre ce délicat problème et finissent par demander à « l’officier d’artillerie si, par ses principes, il ne saurait pas quelque remède à cela ». Buonaparte croit d’abord qu’il s’agit d’une plaisanterie, mais les deux officiers semblent le plus sérieux du monde, aussi, avec tout le ménagement et la gravité possibles, il essaye de leur faire comprendre que, « avant de s’embarrasser de boulets rouges », il faut « essayer à froid pour bien s’assurer de la portée ». Il ne parvient à les convaincre qu’en employant l’expression technique de coup d’épreuve, qui frappe beaucoup les deux ignorants et les oblige à se ranger à son avis. Le « coup d’épreuve » tiré, atteignant à peine le tiers de la distance, prouve que les batteries se trouvent placées infiniment trop loin du but. Carteaux et Dupas accusent bien sûr ces « coquins de Marseillais » et les aristocrates de Toulon qui auront, malicieusement, sans doute, « gâté les poudres ». Ils vocifèrent à qui mieux mieux… L’arrivée du représentant Gasparin met fin à cette scène burlesque. Buonaparte — s’il faut l’en croire — se redresse, « interpelle le représentant, le somme de lui faire donner la direction absolue de sa besogne ; démontre sans ménagement l’ignorance inouïe de tout ce qui l’entoure, et saisit, dès cet instant, la direction du siège, où des lors, il commanda en maître » C’est là quelque peu excessif ! Il paraît tout aussi difficile d’ajouter foi au récit de Barras — alors lui aussi représentant en mission aux armées, qui prétendra avoir découvert le « lieutenant Buonaparte »… et l’avoir nommé capitaine — lorsqu’on sait que, plus d’un an auparavant, Louis XVI avait signé la promotion du nouveau commandant de compagnie… Quoi qu’il en soit, le capitaine se met au travail (André Castelot, Bonaparte).
Le premier épisode qui mit aux prises le général en chef et le commandant de l’artillerie se situe au château de Montauban où Carteaux s’était installé avec ses officiers. Sur la terrasse en rotonde, au pied du terre-plein, il avait fait installer deux pièces de 24, deux de 16 et un mortier, pour brûler, la nuit venue, les vaisseaux de l’escadre ennemie qu’on apercevait à travers les vallonnements du terrain. La limpidité de l’atmosphère donnait l’impression que les vaisseaux étaient très proches mais, en réalité, la batterie qu’il avait baptisée « Laure » était trop éloignée des objectifs marins (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 43).
A Montauban, Bonaparte démontra à Carteaux, par un bref essai de coups de canon, que la batterie qu’on y avait installée, 2 canons de 24, 2 de 16 et 1 mortier, située trop loin des objectifs marins avancés dans la baie de La Seyne, ne pouvait effectuer des tirs de quelque utilité et gaspillerait certainement ses boulets. Soutenu par le représentant Gasparin, Bonaparte obtint qu’on se porta plus en avant en direction de la Garenne et de La Seyne ; à l’occasion de la discussion, il reçut un appui inattendu et indirect de la part de la propre épouse du général Carteaux qui ne pouvait s’empêcher d’éprouver une secrète sympathie pour le jeune officier à l’esprit si vif et impérieux (Louis Baudoin, 1965, p. 344).
Dès l’arrivée de Bonaparte à Ollioules, vraisemblablement le 17 septembre, se produisit que ce j’appellerai improprement l’affaire de la batterie de Montauban. Carteaux veut immédiatement montrer à son nouveau commandant de l’artillerie l’emplacement d’une batterie de deux pièces de 24 avec laquelle il va brûler incontinent l’escadre anglaise (L’artillerie avait une grande puissance de feu. Ses pièces étaient du modèle Gribeauval, du nom d’un inspecteur général de l’artillerie qui avait apporté des modifications technologiques qui en firent un modèle pour toutes les nations. Elles comprenaient, en outre, des canons de bronze à l’intérieur lisse qui tiraient des boulets de 4, 8, 12, 16 et 24 livres. La rapidité de tir était de deux coups à la minute. Les mortiers calibrés en 6, 8 et 12 pouces (le pouce vaut 0 m 027) lançaient des bombes creuses se brisant en éclats. La portée maximum était d’environ 1000 mètres pour les boulets et de 800 mètres pour la mitraille. Chaque batterie comprenait 4 ou 6 pièces à 6 hommes par pièce, soit 24 ou 36 hommes par batterie. Mais au début du siège, les républicains ne possédaient que 6 pièces lourdes et 42 légères, dites de campagne, le tout servi par 350 artilleurs équipés également du fusil à silex, modèle 1777, dont la portée était de 120 à 200 mètres et qui fournissait quatre coups à la minute. Le calibre des canons était désigné par le poids de leur boulet plein en livres anciennes de 489,5 grammes. Un canon de 24 tirait un boulet massif de 24 livres ; un canon de 36 tirait un boulet massif de 36 livres. Une pièce de 24 pesait quatre tonnes. Le diamètre de son boulet était de 148 mm. Il fallait douze à quinze homme pour la servir. Cf. Cahier du patrimoine ouest varois n°14).
Mais ici, laissons la parole à Marmont : « Après le dîner, Carteaux et les Représentants, échauffés par les fumées du vin et plein de jactance, se rendirent en pompe à une batterie dont on attendait de brillants résultats. Bonaparte, en homme de métier, sut à quoi s’en tenir en arrivant mais, quelles que fussent ses idées sur la stupidité du général, il lui aurait été impossible de deviner jusqu’à quel point elle pouvait aller. Cette batterie était située à dix-huit cents toises de la mer et le gril pour rougir les boulets avait probablement été pris dans quelque cuisine. Bonaparte annonça que les boulets n’iraient pas à la mer et démontra que dans aucun cas il n’y avait le moindre rapport entre le but et les moyens. Quatre coups de canon suffirent pour faire comprendre combien étaient ridicules les préparatifs faits. On rentra l’oreille basse à Ollioules et l’on crut avec raison, que le mieux était de retenir le capitaine Bonaparte et de s’en rapporter désormais à lui ». Par bonheur, deux techniciens, Gasparin, homme de caractère – C’est Gasparin, qui a ouvert ma carrière », dira Napoléon et, dans son testament il léguera à ses deux fils la somme de 100 000 francs, pour la protection qu’il en avait reçue – et Barras, l’ex-vicomte, anciens officiers du roi, s’étant déjà rendu compte de la nullité et de la stupidité de Carteaux, réussirent à neutraliser sa puissance redoutable. Quant à l’intelligence des vues exposées par Bonaparte, « le seul capitaine d’artillerie qui soit en état de concevoir les opérations », elle est immédiatement reconnue et appréciée par les conventionnels qui vont ainsi permettre au juvénile génie de Bonaparte de s’imposer pour la première fois à ses chefs, en cet épisode initial du siège de Toulon (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 44).
Cet épisode a été raconté par plusieurs témoins ; Napoléon, Barras, Marmont qui l’ont enjolivé. Ecoutons Marmont : « Carteaux avait invité Bonaparte à un joyeux souper avec les représentants Gasparin, Saliceti, Barras, et les officiers de son état-major qui se rendirent en pompe à une batterie. Cette batterie était située à 800 toises de la mer et le gril à rougir les boulets avait probablement été pris dans une cuisine. Bonaparte annonça que les boulets n’iraient pas jusqu’à la mer, et que dans aucun cas, il n’y avait le moindre rapport entre le but et les moyens. Quatre coups de canons suffirent pour faire comprendre combien étaient ridicules les préparatifs faits, et l’on rentra à Ollioules l’oreille basse ».
Certains auteurs ont placé cette batterie sur la terrasse du château de Montauban, Marmont n’a jamais dit cela, il a précisé à 800 toises de la mer, alors que le château en est à 1450 toises. Bien que Marmont soit à l’époque un tout jeune homme, il sortait de l’école d’artillerie et il n’aurait jamais écrit une chose aussi extraordinaire. Pourquoi mettre en batterie à Montauban, alors que l’ennemi est derrière la Rivière Neuve et que le terrain est libre jusqu’à la mer ? Que Carteaux ait prescrit à ses artilleurs de ne pas trop s’approcher de la Rivière Neuve de crainte d’une surprise, c’est le rôle d’un général, mais ce sont les artilleurs qui ont choisi l’emplacement de batterie, et jamais ils n’auraient disposé leurs pièces à une distance telle qu’il n’y aurait eu aucune chance d’atteindre les vaisseaux. Le capitaine Perrier qui aurait dû remplacer Dommartin, était à Marseille aux prises avec l’Administration, pour essayer de tirer de la place tout ce qui pourrait lui être nécessaire. Et aussi empêcher que n’importe qui prenne dans les dépôts réservés à l’artillerie. Bien que ses adjoints soient des gens valables, c’est sans doute la distance terre – vaisseaux qu’ils ont sous-estimée. Ces « Nordiques » (le nord commence à Valence !) ont été victimes du ciel de Provence. Et aussi connaissaient-ils mal les dimensions des navires, ce qui leur aurait permis de calculer la distance avec précision. S’il y avait une faute technique, elle n’incombait pas à Carteaux, et s’il y avait un chapeau à porter, il ne faut pas coiffer le général. C’est plutôt de sa déconvenue que quelques-uns de ses jeunes officiers firent des gorges chaudes. Carteaux considère tous les jeunots qui l’entourent (par ex. : Marmont avait dix-neuf ans) comme de petits garçons qu’il aime bien d’ailleurs, mais qu’il giberne et brocarde en vieux soldat qu’il est ; dès l’âge de neuf ans, il a porté l’uniforme d’enfant de troupe. Et ce jour-là, dominateur, superbe, promettant de brûler l’escadre anglaise, puis après quatre coups de canon, ramené à la réalité, voici la revanche qui ravissait les blancs-becs. En réalité il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. Il n’y a pas un artilleur au monde, qui tirant à vue, n’ait pas quelquefois mal apprécié la distance, surtout à la mer ou en montagne. Ce petit incident dut complaire à Bonaparte, en ce sens qu’il démontra que l’on avait besoin de lui, et sans doute l’exagéra-t-il un peu ? Presque tous les auteurs se copiant encore une fois les uns les autres ont cité cet épisode pour blâmer Carteaux comme si le général avait donné la preuve de son impéritie. A la suite de cette déconvenue Carteaux sut en tout cas ce qu’il convenait de faire, puisque dès le lendemain il laisse Bonaparte porter la batterie au bord même de la mer, à 800 mètres des vaisseaux (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 12/13).

3. CARTEAUX COUPE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU DE TOULON – Le 18, Carteaux, qui s’est emparé du château de Dardennes, chasse l’ennemi du vallon des Favières et coupe à la ville la prise d’eau de la rivière du Las (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 14).
4. TRAVAUX DE CONSTRUCTION DE LA BATTERIE DE LA MONTAGNE – Dès le 18 septembre (d’après Vieillefosse) l’on commença les travaux de construction de la batterie de la Montagne sur la petite colline qui surplombe la route de La Seyne, au sud de la Pyrotechnie. En attendant que la route d’accès et les emplacements des pièces soient prêts, il est possible que les deux pièces de 24 aient été mises en batterie sur la hauteur de la Cruvillère, derrière la gare de La Seyne, très provisoirement. Là fut vraisemblablement installé plus tard, l’échelon avancé des batteries tirant sur la mer (Pierre Vieillefosse, 1977, p. 13).
5. APPEL AUX OFFICIERS MUNICIPAUX DE LA COMMUNE DE SANARY – République française, Une et indivisible, Les représentants du peuple près l’armée d’Italie, aux officiers municipaux de la commune de Sanary (Ce nom est manuscrit, ce qui prouve que cette circulaire a été expédiée dans plusieurs communes). La patrie en danger réclame, citoyens, tous les défenseurs enrôlés dans les différons bataillons de la République. Nous savons qu’il en est dans votre commune qui n’ont point rejoint leurs corps et nous vous requérons sous votre responsabilité individuelle de les faire partir sur le champ; le moindre retard dans l’exécution de cette disposition à laquelle est attachée le salut de la liberté en faisant disparoître votre caractère de citoyen et de magistrat du peuple, ne vous présenteroit plus que comme son ennemi, que comme complice de toutes les trahisons dont il est environné. Il n’est plus qu’un cri pour les républicains, aux armes, guerre aux tyrans, guerre aux conspirateurs, guerre aux fédéralistes et aux ennemis de l’égalité. Marchons tous en masse et dans un mois cette horde de scélérats ne souillera plus la terre de la liberté, la paix renaîtra et la patrie sera libre. Paul BARRAS, RICORD, FRERON, ROBESPIERRE jeune. Nice, ce 17 septembre 1798, l’an second de la République française (Imprimé, petit in-f°, s. l. n. n. n. d. (Archives de Sanary, D4)).
Cette circulaire imprimée avait été lancée pour donner plus de poids aux ordres du général Carteaux et pour prévenir les défections. Celui-ci venait en effet de dresser ses premières réquisitions (Roger Vallentin du Chaylard, Sanary et le siège de Toulon).
6. LE BATAILLON BEAUSSETAN S’ÉTABLIT A OLLIOULES – Le 18 septembre, par ordre du général Carteaux, le nouveau bataillon beaussétan suit la progression de l’armée républicaine, et va s’établir tout d’abord à Ollioules. Quelques beaussétans sont empêchés de le suivre par les autorités militaires elles-mêmes. Ainsi Vinot, inspecteur principal des subsistances militaires, interdit le départ de Joseph Eynaud, Jean Bonnasse Figon et Sébastien Levenq comme « indispensables » au service de l’armée Carteaux (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).
7. REPRISE EN MAIN DE BORDEAUX PAR LES PARTISANS DE LA CONVENTION (Yann Fauchois, Journal de la France et des Français, Gallimard, 2001, p. 1191).
–1794 – 18 septembre : SÉPARATION COMPLÈTE DE L’ÉTAT ET DES ÉGLISES (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).
1795 – 18 septembre (2e jour complémentaire) : LES CONSEILS MILITAIRES SERONT UNIQUEMENT COMPOSES DE MILITAIRES NOMMES PAR LE GENERAL ; parmi les neuf juges, trois seront des sous-officiers, trois des soldats; le rapporteur sera élu pour trois mois ; le jury disparaît (Yann Fauchois, 2001).

(Egypte, cl. H. Ribot)
1799 – 17 septembre (Lundi 16 du mois de Rabî’ al-thânî 1214] (Abd-al-Rahman al-Jabartî : Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801, annoté par Joseph Cuoq) – [Mesures de prophylaxie] Appel est lancé pour qu’on étende à l’air les effets. Des affiches sont écrites et affichées dans les souqs. La mesure fut renforcée par une surveillance méticuleuse de tout groupe avec la participation des cheikhs de quartier, assistés d’un soldat de l’armée française et d’une femme chargée d’inspecter les lieux réservés aux femmes. Les gens répugnaient à ces mesures, ils les trouvaient pesantes et s’en faisaient des montagnes. Ils en parlaient et s’imaginaient un tas de choses. « C’est encore pour eux, disaient-ils, un moyen d’inspecter les habitations des gens et voir ce qu’il y a.» En fait, la seule raison était la peur de la contagion de la peste.
1834 – 18 septembre : PROBLEMES DE PRUD’HOMIES – Le fait d’avoir réuni dans une étendue de 4 lieues, 3 milles marins, de rivage trois juridictions donna lieu à de fréquentes réclamations et plaintes. Tous les moyens de conciliation s’étant révélés vains, le Préfet Maritime de Toulon adressa sur les lieux en 1833 une Commission spéciale qui proposa la suppression de la Prud’homie du Brusc. Une ordonnance royale supprime la Prud’homie du Brusc et la rattache à celle de Sanary, daté du 18 septembre 1834 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 49-50, et 74-75).
1867 – 18 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Mercredi 18 septembre – IV Temps – Vent d’ouest – Bonne brise – air frais après la pluie d’hier. La température a changé subitement hier soir déjà. On sortait légers, les habillements d’été dont nous étions couverts – Une triste nouvelle nous est arrivée de Marseille. Une dépêche datée de Gallipoli (Turquie) annonce que le paquebot des Messageries « Brésil », commandant Bruno, de Saint-Nazaire, a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvées mais on n’en dit pas davantage – on attend avec anxiété des nouvelles postérieures qui puissent donner quelques détails.

1869 – 18 septembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – Samedi 18 septembre, St Corneille – . Beau temps, petite brise du large – l’après-midi le vent cesse, calme plat tout le soir et la nuit suivante. Nous avons eu ce matin, la visite à Saint-Nazaire de notre député M. Pons-Peyrue, avec toute sa famille. Ils sont venus prendre le repas commandé à l’hôtel Courrau et joui de l’aspect charmant de notre port et de sa rade. L’après-midi, Mme Peyrue est allé faire une visite à M. Michel et toute la bande, au nombre de douze, est partie enchantée de notre petite et charmante ville.
1886 – 18 septembre : PREMIER VOYAGE LE HAVRE – NEW YORK DU PAQUEBOT GASCOGNE, même classe avec des variantes dans le poids et le nombre de mâts que les Bretagne, premiers paquebots français construits en acier (Compagnie Générale Transatlantique) par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne, en même temps que la Bourgogne) (Ephémérides, 1ère année).

1890 – 18 septembre : LA MUNICIPALITÉ DE LA SEYNE DÉCIDE D’AUGMENTER LA CAPACITÉ DU LAVOIR DES MOULIÈRES – Par délibération en date du 18 septembre 1890, la Municipalité seynoise de M. Saturnin Fabre décida d’augmenter la capacité du lavoir des Moulières. Un second édifice fut alors construit. On put accueillir désormais une trentaine de lavandières. C’est une source de moindre importance jaillissant en aval de la première, qui permit d’alimenter le second lavoir, plus petit que le premier, mais construit dans un style semblable. Les deux édifices se rejoignaient par leur extrémité opposée aux sources et formaient un angle aigu à la pointe duquel les eaux se mêlaient et perdaient peu à peu leur écume savonneuse en coulant vers l’Oïde et Fabrégas. L’extension du lavoir des Moulières, toujours selon la délibération de septembre 1890, coûta 1 200 Fr. Le rapporteur demanda que la dépense soit portée à 2 500 Fr. pour recimenter le premier bassin. Mais, ajouta-t-il, il sera nécessaire de prendre attache avec M. Reynaud, Maire de Six-Fours, pour que cette dépense soit partagée entre les deux communautés. Le lavoir, en effet, accueillait bon nombre de lavandières six-fournaises. L’usage voulut ensuite que le premier bassin soit réservé en priorité aux bugadières professionnelles (Marius Autran, Histoire des Moulières).
1893 – 18 septembre : VINCENT BORY – Promu capitaine de vaisseau le 18 septembre 1893, Vincent Bory rentra en France peu après. Il reçut le commandement du garde-côtes cuirassé Amiral Tréhouart en armement à Lorient qu’il commanda pendant deux ans. La maladie l’obligea à quitter le service le 1er juin 1899. La même année, il reçut la cravate de commandeur de la Légion d’honneur. Et il mourut à La Motte (Loire-Atlantique) le 13 janvier 1901 (Gérard Garier, Les avisos de 630 t.)
1911 – 18 septembre : A SAINT-MANDRIER, DATE D’AFFILIATION DE L’ASSOCIATION DES «BONS VIVANTS» A LA FEDERATION DES BOULOMANES DE LA REGION. Un nouveau comité directeur est constitué. M. Pons Guillaume, adjudant principal de la marine en retraite est élu président ; M. P. Clérian maître vétéran en retraite sera vice-président ; MM. L. Blanchard et Presta, trésorier et trésorier-adjoint, MM. Giraud Mandrier, Bouvier Marius et Vaillant François seront commissaires. On peut dire que c’est le premier bureau officiel de cette société (Gisèle Argensse, 1989, p. 134).
18 septembre 1918 : LE FRONT ALLEMAND EST ROMPU EN CHAMPAGNE (Cours de l’EAA, 1966-67).
1921 – 15 septembre au 8 novembre : SOCIÉTÉ MANDREENNE DE JOUTEURS – Le 15 septembre 1921, la formation d’une société mandréenne de jouteurs est presque chose décidée. Une première réunion a été tenue et le bureau suivant a été constitué : Président : M. Charles Fouque ; vice-président : M. Charles Saldalamacchia ; secrétaire : M. Paul Bonal ; trésorier : M. Louis Marino. Une deuxième réunion a bientôt lieu. Bien que la saison soit un peu avancée, les « Targaïré » sanmandriérens offrent le dimanche suivant à la population quelques jolies passes. Ils ne perdent pas de temps, le 18 septembre les jouteurs sont convoqués au Bar Fouque. Le 8 novembre, ils élisent le bureau définitif au Bar Fouque. Il se composera de : M. Charles Fouque conseiller municipal Président ; Saldalamacchia Charles vice-président ; Louis Marino Trésorier et Paul Bonal secrétaire. Ce qui confirme le bureau provisoire élu précédemment (Gisèle Argensse, 1989 ; p. 163).
18 septembre 1931 :
1. LA FRANCE AIDE FINANCIÈREMENT L’ANGLETERRE AU BORD DE LA BANQUEROUTE – Le président du conseil Pierre Laval accorde un crédit de 3 milliards de francs pour aider l’Angleterre dont la banque centrale ne peut plus faire face à ses échéances. Trois jours plus tard, la livre sterling est dévaluée de 40%. La banque d’Angleterre abandonne l’étalon-or pour la première fois de son histoire.
2. LE JAPON ENVAHIT LA MANDCHOURIE – Prenant prétexte d’un attentat commis sur la ligne de chemin de fer sud-mandchourien placée sous l’administration du Japon, les militaires japonais – sans consulter leur gouvernement – envahissent la Mandchourie.
1936 – 18 septembre : DISCOURS DE LEON BLUM – Les journaux du jour rapportent le discours radiodiffusé prononcé la veille par Léon Blum dans lequel il rappelle l’attachement de la France aux idéaux démocratiques de 1789 et son respect de la souveraineté des autres nations, assurant que la France se trouve unie pour assurer sa sécurité et défendre son sol.
1937 – du 18 septembre à la mi-février 1938 : LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER ET LA GUERRE D’ESPAGNE – L’escadrille d’hydravions de surveillance 7S2 basée à Saint-Mandrier embarque sur le Commandant Teste qui appareille pour Bougie le jour même. A partir du 22, ils effectueront des missions de surveillance qui les emmèneront jusqu’à Cherchell à l’ouest et le cap de Fer (entre Philippeville et Bône) à l’est. Ce même jour, le croiseur nationaliste espagnol Canarias sera repéré par l’équipage du premier maître Marée. Les patrouilles vont durer jusqu’au 25 octobre puis les Levasseur rentreront à Toulon puis St. Mandrier le 27. -Le 18 septembre, la 7S2 embarque sur le Teste et à partir du 24, au départ de Bougie, elle effectue de nombreuses missions de surveillance du trafic maritime transitant au large des côtes algériennes. Ces patrouilles vont être assurées jusqu’à la mi-février 1938 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).
1938 – 18 septembre : UN MARCHE DE DUPES : L’AFFAIRE DES SUDETES. Le premier britannique, Neville Chamberlain, convoque le président du conseil français Daladier à Londres pour l’informer du contenu des entretiens qu’il vient d’avoir avec Hitler. Il est persuadé que le chancelier allemand n’a pas d’autres revendications en Europe que celles qui concernent la Tchécoslovaquie. Du côté français, les avis sont partagés à propos du détachement des Sudètes : Si Daladier hésite, son ministre, également présent, y est favorable. Finalement, pour éviter une attaque allemande, Daladier cède à Chamberlain. En échange de la cession des Sudètes à l’Allemagne, Daladier demande l’octroi d’une garantie internationale pour la Tchécoslovaquie.
Septembre 1939 : LA CARRIERE PROFESSIONNELLE DE MARIUS AUTRAN EST INTERROMPUE MOMENTANEMENT PAR LA GUERRE ET LA RESISTANCE. Ses élèves le voient partir au combat en septembre 1939 comme lieutenant d’infanterie. Il défend ardemment sa patrie sur les fronts des Alpes et du Nord-Est. Sa participation à plusieurs batailles (Marne, Moselle, Somme, Oise) et sa conduite lui valent plusieurs citations à l’Ordre de l’Armée, ainsi que la Croix de Guerre et la Croix du Combattant (Ephémérides, 1ère année).
–1943 – 18 septembre : INSTITUTION D’UNE ASSEMBLÉE CONSULTATIVE PROVISOIRE – On apprend par la presse que, la veille et par ordonnance, le Comité Français de Libération Nationale (CFLN), a institué une Assemblée consultative provisoire qui sera composée de représentants des partis politiques et des mouvements de résistance. Au même moment, le ministre vichyste de la Production industrielle, Jean Bichelonne, a rencontré Albert Speer et accepté de remettre de nouvelles usines au service de l’effort de guerre allemand. Les usines concernées emploient 580 000 salariés (ils seront 700 000 en 1944) auxquels il faut ajouter 240 000 cheminots. De même, l’industrie automobile fournira 60 % de sa production au Reich (70% en 1944) et l’industrie aéronautique 57 % (100% en 1944). Durant le mois de septembre, la résistance distribue à La Seyne un tract « Pour le pain et la Liberté, pour la libération de la Patrie » (Ephémérides, 2e année).
En Corse, le 18 septembre, le général Martin, le Préfet, le Sénateur Giaccobi, le capitaine de vaisseau Quédec se rendent à Corte pour traiter avec le général commandant le 8e corps italien. Les bruits les plus contradictoires circulent. On croit à une reconnaissance allemande sur Vivario. En fait, un bataillon allemand parti de la plaine orientale s’est installé dans le défilé de l’Inzecca vers Ghisoni et le col de Sorba, mais il est arrêté par les gens de Ghisoni sous la conduite du second-maître télémétriste Carlotti qui a fait prisonnier quatre Allemands.
–1945 – 18 septembre : CONGRES DES TRAVAILLEURS CHRÉTIENS – Le premier congrès de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFRC), ouvert 2 jours plus tôt. La centrale chrétienne entend préserver le pluralisme syndical et rejette l’unité avec la Confédération Générale du Travail (CGT).
–1947 – 18 septembre : INAUGURATION DE LA VOIE DE LA LIBERTÉ qui commémore la victoire des Alliés et la libération de la France, de la Belgique et du Luxembourg. Elle est matérialisée par une série de bornes kilométriques le long du réseau routier entre Sainte-Mère-Eglise (borne 0) et Utah Beach (borne 00) en Basse-Normandie et Bastogne (borne 12) dans la province belge du Luxembourg.
–1948 – 18 septembre : UN MILITANT COMMUNISTE EST TUE A GRENOBLE où des incidents ont violemment opposé le service d’ordre du Rassemblement Populaire Français (RPF) à des contre-manifestants (Ephémérides, 1ère année).
–1952 – 18 septembre : DÉCÈS DE MARC BARON A SON DOMICILE DE TOULON – A Saint-Mandrier, l’événement le plus marquant de cette année est le décès de Marc Baron à son domicile de Toulon. Cet homme, au glorieux passé, n’a pas survécu aux mauvais traitements subis en prison, puis en déportation à Buchenwald. Depuis son retour de captivité, sa santé était précaire et malgré tout, il participa à la vie communale et politique, usant ses dernières forces en accomplissant toutes ses charges officielles. De nombreuses personnalités lui rendirent hommage lors de ses obsèques où une délégation mandréenne, formée du maire, du Conseil municipal au grand complet, de l’abbé Toutain, curé de la paroisse, de M. Reboul , doyen du village, de la prud’homie, des Francs Jouteurs, vint s’incliner devant sa dépouille avec beaucoup d’émotion (Gisèle Argensse, 2000, p. 35).
Cela ne suffisait pas pour les Mandréens, car tout le village tenait à lui montrer son attachement. Quelques jours plus tard, une cérémonie poignante, en présence d’Yvonne Baron, se déroule à Saint-Mandrier. Un vibrant hommage lui est rendu et une plaque de marbre est placée dans le vestibule de l’hôtel de ville afin de perpétrer le souvenir d’un « héros de la Résistance en présence de tous ses amis, des enfants des écoles et de la musique « La Conciliation ». » A Saint-Mandrier, au cours du Conseil municipal, le Maire prononce l’éloge funèbre de Marc Baron et annonce que « l’Avenue de la Grande Bleue » se dénommera désormais « Avenue Marc Baron » (Gisèle Argensse, 2000, p. 36).
-1953 – 18 septembre : BAS SALAIRES DE LA FONCTION PUBLIQUE ET FUITES AU SEIN DU COMITE DE DÉFENSE. La presse fait part de la décision du gouvernement de relever les bas salaires des secteurs publics et nationalisé. Elle parle également de fuites qui auraient eu lieu au sein du Conseil de défense. Nous en saurons plus demain.
-1957 – 18 septembre : LE PAQUEBOT « PASTEUR » EST VENDU A UNE SOCIETE ALLEMANDE – Le paquebot Pasteur, désarmé depuis le 25 janvier 1957, séjourne à Landévennec, lorsque, le 18 septembre 1957, il est vendu à la Norddeutscher Lloyd allemande. Il subit d’importantes transformations aux chantiers Bremer Vulkan afin notamment d’augmenter ses capacités de transport. Renommé Bremen le 23 mai 1959 (5e du nom), il devient le paquebot de prestige allemand sur l’Atlantique Nord à partir du 9 juillet.
-1959 – 18 septembre : LA PRESSE RAPPORTE L’ALLOCUTION DU GÉNÉRAL DE GAULLE QUI CONSIDÈRE COMME NÉCESSAIRE QUE LE RECOURS A L’AUTODETERMINATION SOIT PROCLAME – La presse fait les gros titres de l’allocution du général de Gaule qui a affirmé, le 16 septembre : « Je considère comme nécessaire que le recours à l’autodétermination soit dès aujourd’hui proclamé. Au nom de la France et de la République, en vertu des pouvoirs que m’attribue la Constitution, … je m’engage à demander, d’une part aux Algériens dans leurs 12 départements ce qu’ils veulent être en définitive, et, d’autre part, à tous les Français d’entériner ce que sera ce choix. » Cette déclaration est la première rupture avec l’illusion du 13 mai, celle d’un de Gaulle sauveur de l’Algérie française. Ce sera pourquoi Georges Bidault fondera le Rassemblement pour l’Algérie française.
-1964 – 18 septembre : PÊCHEURS DE SAINT-MANDRIER CONTRE TIRS DE LA MARINE NATIONALE – Vingt-trois des quarante-cinq patrons-pêcheurs actuellement recensés dans la presqu’île de Cépet, ont demandé à l’Inscription maritime de prendre en compte certains de leurs problèmes impliquant directement la Marine nationale. Citons les tirs incessants à la mer, mais aussi, et surtout, l’interdiction d’approcher la côte à moins de cinquante mètres depuis la pointe de la B.A.N. jusqu’à la Langouste. En cas de refus, les hommes de mer sont prêts à déposer leur rôle et à bloquer le port pour éviter toute pêche clandestine (Ken Nicolas, vol. 2, p. 211).
-1981 – septembre : ABOLITION DE LA PEINE DE MORT – L’assemblée nationale vote l’abolition de la peine de mort. Le Sénat suivra le 30.
-1986 – septembre : LA FRANCE EST CHOQUÉE PAR LA VAGUE D’ATTENTATS MEURTRIERS (11 MORTS AU TOTAL) COMMIS A PARIS ENTRE LES 4 ET 17 SEPTEMBRE. Le plus grave a frappé, rue de Rennes, le magasin Tati et la FNAC, faisant 6 morts. Ils sont revendiqués par le GSPPA pour obtenir la libération du chef libanais Georges Ibrahim Abdallah arrêté et détenu en France depuis mars. Une reprise des attentats se verra 1995.
-1999 – 18 septembre : PATRIMOINE ET CITOYENNETÉ -. L’établissement de Toulon du Centre archéologique du Var ouvrira ses portes ce jour-là de 9h à 18h. A Fréjus, cette manifestation se déroulera dans le cadre du « Patrimoine et de la Citoyenneté ». Des panneaux sur le projet de réforme de l’archéologie française seront présentés (Conseil d’administration du CAV, du mardi 7 septembre 1999).
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 356e livraison : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary –

1867 – 18 septembre : Mercredi 18 septembre – IV Temps – Vent d’ouest – Bonne brise – air frais après la pluie d’hier. La température a changé subitement hier soir déjà. On sortait légers, les habillements d’été dont nous étions couverts – Une triste nouvelle nous est arrivée de Marseille. Une dépêche datée de Gallipoli (Turquie) annonce que le paquebot des Messageries « Brésil », commandant Bruno, de Saint-Nazaire, a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvées mais on n’en dit pas davantage – on attend avec anxiété des nouvelles postérieures qui puissent donner quelques détails.
1869 – 18 septembre : Samedi 18 septembre, St Corneille – . Beau temps, petite brise du large – l’après-midi le vent cesse, calme plat tout le soir et la nuit suivante. Nous avons eu ce matin, la visite à Saint-Nazaire de notre député M. Pons-Peyrue, avec toute sa famille. Ils sont venus prendre le repas commandé à l’hôtel Courrau et joui de l’aspect charmant de notre port et de sa rade. L’après-midi, Mme Peyrue est allé faire une visite à M. Michel et toute la bande, au nombre de douze, est partie enchantée de notre petite et charmante ville (à suivre).
LE TERROIR MARSEILLAIS – 556e livraison :

TERROIR MARSEILLAIS – 556e livraison : La sculpture (suite) : Christophe Veyrier, né à Trets le 25 juin 1637, était, d’après V. Brun, un neveu de Puget, son plus ancien élève et son plus intime ami. Brun écrit : « lorsque Puget était occupé à ses beaux travaux de Gênes, Veyrier alla le trouver pour continuer à se former sous sa direction. Ils quittèrent cette ville ensemble mais le neveu prit la route de Rome qu’il n’avait pas encore vu et ne rejoignit donc Toulon que 2 ans après en 1670. Il quitta cette ville en 1688. Puget, qui aurait pu lui procurer du travail dans le port, le garda auprès de lui pour ses ouvrages particuliers. Veyrier l’aida dans ses travaux , et même on rapporte qu’en dégrossissant l’Andromède, il l’aurait tenue trop courte, observation que l’on fit plus tard à PUGET. L’artiste de Trets n’était pas le neveu direct du grand sculpteur, mais son neveu par alliance du fait de son mariage avec Marguerite Ferran, de Toulon, fille de Cassian et de Jeanne boulet, contracté en 1647, quatre ans après son retour d’Italie. Veyrier demeura à Toulon jusqu’en 1680, époque où il suivit son oncle à Marseille, qu’il quitta bientôt pour Aix d’abord où il fit un séjour d’environ un an puis pour Toulon où l’artiste passa les dernières années de sa vie de 1682 à juin 1689 date de sa mort (à suivre).
LA SEYNE-SUR-MER – 256e livraison :Textes divers écrits sur La Seyne.

Septembre 1217 : LA CHAPELLE DE SAINT-MENDRIAN APPARAIT POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS UN DOCUMENTE HISTORIQUEMENT ASSURE : LA CHRONIQUE D’ÉMON, rapportant le voyage que fit l’abbé de Worms, Emon, sur les côtes méditerranéennes en septembre 1217. Le passage est bref mais il évoque la calanque du saint martyr Mendrian (portus sancti Mendriani martyris) où les navigateurs purent se réfugier (nous donnons à portus son acception originale de calanque et d’abri et soulignons que cette calanque n’est pas nommée Creux Saint-Georges, encore moins braceria de Georg mais port saint Mendrian). Du mouillage, Emon voyait la chapelle du saint martyr construite dans un style grossier sans pour autant la qualifier d’ancienne (Capella vero sancti martyris vili scemate constructa). Elle était renommée pour sa grande sainteté. Pas un mot du mausolée qui devait avoir été arasé, à moins que la chapelle fût bâtie sur ses vestiges, ce qui est possible. L’insistance à rappeler le rôle de martyr du saint est une preuve semble-t-il de la découverte, plusieurs années auparavant, d’un mausolée – qualifié de « tour des Phocéens par le notaire de La Seyne, Jean Denans, vers 1707-1711 – mausolée non vidé de ses sépultures si l’on en croit les découvertes faites lors d’une fouille au XIXe siècle.
(à suivre)
OLLIOULES (20e livraison) :

Le premier épisode qui mit aux prises le général en chef et le commandant de l’artillerie se situe au château de Montauban où Carteaux s’était installé avec ses officiers. Sur la terrasse en rotonde, au pied du terre-plein, il avait fait installer deux pièces de 24, deux de 16 et un mortier, pour brûler, la nuit venue, les vaisseaux de l’escadre ennemie qu’on apercevait à travers les vallonnements du terrain. La limpidité de l’atmosphère donnait l’impression que les vaisseaux étaient très proches mais, en réalité, la batterie qu’il avait baptisée « Laure » était trop éloignée des objectifs marins (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 43).
A Montauban, Bonaparte démontra à Carteaux, par un bref essai de coups de canon, que la batterie qu’on y avait installée, 2 canons de 24, 2 de 16 et 1 mortier, située trop loin des objectifs marins avancés dans la baie de La Seyne, ne pouvait effectuer des tirs de quelque utilité et gaspillerait certainement ses boulets. Soutenu par le représentant Gasparin, Bonaparte obtint qu’on se porta plus en avant en direction de la Garenne et de La Seyne ; à l’occasion de la discussion, il reçut un appui inattendu et indirect de la part de la propre épouse du général Carteaux qui ne pouvait s’empêcher d’éprouver une secrète sympathie pour le jeune officier à l’esprit si vif et impérieux (Louis Baudoin, 1965, p. 344).
Dès l’arrivée de Bonaparte à Ollioules, vraisemblablement le 17 septembre, se produisit que ce j’appellerai improprement l’affaire de la batterie de Montauban. Carteaux veut immédiatement montrer à son nouveau commandant de l’artillerie l’emplacement d’une batterie de deux pièces de 24 avec laquelle il va brûler incontinent l’escadre anglaise (L’artillerie avait une grande puissance de feu. Ses pièces étaient du modèle Gribeauval, du nom d’un inspecteur général de l’artillerie qui avait apporté des modifications technologiques qui en firent un modèle pour toutes les nations. Elles comprenaient, en outre, des canons de bronze à l’intérieur lisse qui tiraient des boulets de 4, 8, 12, 16 et 24 livres. La rapidité de tir était de deux coups à la minute. Les mortiers calibrés en 6, 8 et 12 pouces (le pouce vaut 0 m 027) lançaient des bombes creuses se brisant en éclats. La portée maximum était d’environ 1000 mètres pour les boulets et de 800 mètres pour la mitraille. Chaque batterie comprenait 4 ou 6 pièces à 6 hommes par pièce, soit 24 ou 36 hommes par batterie. Mais au début du siège, les républicains ne possédaient que 6 pièces lourdes et 42 légères, dites de campagne, le tout servi par 350 artilleurs équipés également du fusil à silex, modèle 1777, dont la portée était de 120 à 200 mètres et qui fournissait quatre coups à la minute. Le calibre des canons était désigné par le poids de leur boulet plein en livres anciennes de 489,5 grammes. Un canon de 24 tirait un boulet massif de 24 livres ; un canon de 36 tirait un boulet massif de 36 livres. Une pièce de 24 pesait quatre tonnes. Le diamètre de son boulet était de 148 mm. Il fallait douze à quinze homme pour la servir. Cf. Cahier du patrimoine ouest varois n°14).
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –

74e livraison. Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE
Agrandissement de 1589
Par suite de l’agrandissement commencé sous Henri IV, ces huit faubourgs furent englobés dans la nouvelle enceinte. Les remparts construits sur le terrain ainsi gagné, partaient de l’extrémité Sud du quartier Saint-Michel, suivaient la direction du boulevard de Strasbourg, descendaient la rue Pastoureau, coupaient la place de l’Intendance et venaient se terminer à la mer.
On ne conserva, pour faire communiquer la ville avec l’extérieur, que deux portes, celles de Saint-Michel et d’Amont ; mais ces deux portes furent considérablement reculées; la première, avec le nom de porte Saint-Lazare, sur la place dite aujourd’hui A. Vallé ; la seconde, devenue la porte Notre-Dame (cette porte devait son nom au voisinage de la chapelle de Notre-Dame de l’Humilité dont nous parlerons plus tard), sur la place de l’Intendance actuelle.
Les rues créées dans les anciens faubourgs ne reçurent pas à l’origine de dénominations particulières. Elles furent appelées, à l’instar de ce qui se pratique actuellement aux Etats-Unis, 1ere. 2me, 5me,4mc, etc., etc., rue de tel faubourg. Dans la suite la population se chargea elle-même de les baptiser en leur donnant des noms empruntés soit à des enseignes d’auberge ou de cabaret, soit à des établissements religieux, soit à des familles notables établies dans les différents quartiers, soit enfin à une industrie locale.
Lorsqu’on refit le cadastre, en 1728, on conserva aux rues les noms spéciaux sous lesquels les habitants les désignaient depuis fort longtemps déjà. Avant de reprendre successivement chacun de ces faubourgs et de faire connaître les rues qui y furent tracées, nous nous occuperons de l’ancienne rue des Vieux-Fossés. Cette voie représentée aujourd’hui par la place L. Blanc, le Cours Lafayette, la place Puget, la rue Hoche, la place Camille Ledeau et la rue d’Alger, constituait primitivement une sorte de boulevard. « La rue des Vieux-Fossés « prenait naissance au Sud sur le bord du quay, contournait en forme de fer à cheval toute l’ancienne ville et venait aboutir sur le quay du port » (Archives communales, BB. 29). Elle avait été ainsi appelée parce qu’elle avait été établie sur l’emplacement des anciens fossés de la ville du Moyen Age (à suivre).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE que j’ai gardée parce qu’elle me plaît !)
Ma femme ne s’est rendue compte que je buvais que le jour où elle m’a vu à jeun.

Voilà, c’est terminé pour aujourd’hui.
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Webber et Olivier que nous nous apprêtons à rejoindre dans moins d’un mois.

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