ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 19 SEPTEMBRE 2024 – 13e ANNÉE (n° 4550)
Illustration : Toulon, la Grosse Tour, aujourd’hui « Tour Royale » (cl. H. Ribot)
Un grand bonjour à tous !
FÊTE
En premier lieu, – et en ce jour précisément – nous fêtons EMILIE, l’un des plus jolis prénoms qui existent même si sa signification, « celle qui rivalise », « celle qui est l’adversaire » est sans commune mesure avec la douceur apparente du mot.
L’Emilie éponyme ne vient pas de Rome ou de la province italienne de même nom ; EMILIE DE ROSAT était une jeune noble née près de Rodez et morte en 1832 à Villefranche de Rouergue. Elle fonda la congrégation des « SŒURS DE LA SAINTE FAMILLE » dont j’ai connu l’une des membre au petit séminaire d’Ambazac : « sœur de la Nativité ». Du même âge que ma mère, elle était adorable, j’avais 7 ans et nous allions ensemble garder les chèvres dans les champs.
Aujourd’hui, près de 170 000 femmes portent le prénom d’Emilie – je pense à la maman du petit Jules –. Avec une moyenne d’âge d’une trentaine d’années, c’est donc un nom jeune car populaire dans les années 1980.
Autrefois, le 19 septembre, les quartiers de Sainte-Hélène et de Carras à Nice fêtaient Sainte-Marie et les Quatre Temps. Le curé de Sainte-Hélène bénissait toujours la mer. Une grande partie des fêtes profanes était consacrée à des jeux nautiques. Les bons niçois dégustaient la « Tourta de blea ».
C’est aussi la Journée Européenne de la psychomotricité.
Le dicton du jour
« Beau temps à la sainte Emilie donne du fruit à la folie ». A vous de l’interpréter dans le sens que vous désirez.
Le calendrier républicain a fait de ce troisième jour complémentaire de fructidor An II, la journée dédiée au TRAVAIL ! (Sans commentaire, mais bon jeudi !)
PENSÉE que je maintiendrai contre vents et marées
« Du sublime au ridicule il n’y a qu’un pas » (Napoléon Premier).
ÉPHÉMÉRIDES

–1232 – 19 septembre : CONSEQUENCE DES GUERRES D’HERITAGE DE LA PROVENCE – La Provence au secours du Pape à Rome – Amalfi. L’empereur Frédéric II annonce à son fidèle Caille de Gurzan, qu’il vient d’engager le comte Raimond Bérenger V à aller au secours du Saint-Siège, ce qu’il ne peut faire à cause de sa guerre contre la ville basse de Marseille, les seigneurs des Baux, Guillaume de Sabran et autres ; il ordonne à Caille de se rendre auprès des belligérants et du comte de Toulouse, d’en obtenir un traité de paix ou de trêve entre les belligérants, sous peine d’être assignés par devant lui ou d’être mis au ban de l‘Empire. (Acte 477 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard : B. Arch. départ. des Bouches-du-Rhône réf. B 324 ; a. Huillard-Bréholles – Historia diplomatica Friderici II, t. IV, p. 386 ; IND. Dr Barthélemy, Inventaire, n° 244; – Boehmer-Ficker, t. V, n° 2001).
–1310 – 19 septembre : Bonavena (acte notarié). Bonneveine – hameau, commune de Marseille, quartier de Mazargue (1872). Dans la circonscription départementale, faite en vertu de la loi du 22 décembre 1789, (8 janvier 1790), Mazargues formait le 5e canton du 3e district des Bouches-du-Rhône avec les quartiers de Sainte-Marguerite, Bonneveine, Montredon, Carpiagne, Luminy, le Rouet, Saint-Giniès, Notre- Dame-de-la-Garde (Mortreuil).
–1329 – 19 septembre : Las Molieras (acte notarié). Molières – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Menpenti (1872). Première mention : Molerias, 31 mars 1292 (charte aux archives municipales).
–1345 – 19 septembre : LES DEBOIRES D’UNE JEUNE REINE. Les prodigalités de la reine Jeanne épuisent le trésor du royaume de Naples. Le pape, suzerain du royaume, cédant aux instances de la reine de Hongrie, accepte qu’André, époux de Jeanne, soit couronné roi. La veille, dans la nuit du 18 au 19 septembre l345, à Aversa, André est assassiné sous les fenêtres de sa femme. Jeanne est-elle complice? Beaucoup le pensent, et plus encore après son prompt remariage avec Louis de Tarente en1346. Mais on discerne à l’arrière-plan de ce meurtre « plusieurs conjurations tramées dans des milieux différents dont on ne sait laquelle a réussi » ((M. Agulhon, N. Coulet, 1987).
–1370 – 19 septembre : MORT DU PAPE URBAIN V – Urbain V (Guillaume de Grimoard, du Gévaudan) voulait être le médiateur dans le conflit anglo-français. Ce grand pape qui avait voulu s’installer à Rome, n’avait pu y réussir ; il revint à Avignon en passant par Marseille où il fut reçu le 16 septembre 1369. Un an après, le 19 septembre, il mourait et son corps fut transféré dans l’église de Saint-Victor, à Marseille (Dubois M., Gaffarel P., Samat J.-B., 1928).
–1472 – 19 septembre : Clausum Alamanorum, (charte aux archives municipales). *Claus des Alamans lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Lorri (lieu-dit disparu). Première mention : Clos dels Alamans, 28 janvier 1377 (acte notarié).
–1488 – 19 septembre : Moulin des Prêcheurs – moulin à eau, commune de Marseille, quartier de la Capelette, sur le grand béal (1872). Ce moulin, qui se trouvait sous la directe du Chapitre, fut concédé aux Dominicains, par transaction du 19 septembre 1488, à la charge d’une redevance annuelle de six émines et trois civadiers de blé. Il a été vendu comme bien national, le 12 avril 1791. Première mention : Molendinum Textorum,22 novembre 1234 (charte aux archives municipales).
–1490 – 19 septembre : MODICITE DU TRAITEMENT D’UN ENSEIGNANT – L’extrême modicité des traitements était un grand obstacle au recrutement des maîtres. En 1481, ils étaient de 20 florins, ainsi qu’on le constate dans l’exposé des charges que supportait alors la communauté de Toulon. Cyprien Turrel, nommé le 19 septembre 1490, jouit aussi de ce traitement.
–1503 – 19 septembre : Ortos. Les. Orts – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint- Basile (1872).
–1582 – 19 septembre :
1. Ballanguier (archives l’Evêché). Balanguier – commune de Marseille, quartier du Canet. Première mention le 2 mai 1323 : Locus dictus Valaguier (charte aux archives de la Major).
2. Plombière (acte aux archives de l’Evêché). Plombières – ruisseau qui prend sa source dans les collines de Sainte-Marthe et arrose les quartiers de la Palud, de Saint-Barthélemy, de Bon-Secours et se jette dans la mer à la plage d’Arène (1872). Première mention : Colonia in Plumbarias, VIIIe siècle (descript. mancip. Sancti Salvatoris, Belsunce I, p. 302).

–1585 – 19 septembre : A PROPOS DES TERRES GASTES DE SICIE ET DE CEPET – Les sieurs commissaire apostoliques désignèrent comme experts Messire Jacques Vitallis, chanoine en l’église Major de Marseille, Noble jean de Carbonel, Seigneur du Canet et de Collobrières, Maîtres François Matol et Claude Portallis, notaires royaux du lieu d’Ollioules, aux fins de se transporter sur les pièces baillées à nouveau bail, à ladite communauté de Six-Fours par la première transaction du 7 août 1552.lesdits experts se transportèrent aux terres gastes de Siciech et Sépet. Lesquelles ont trouvé pour lors, comme elles étaient au temps de la transaction, infertiles, remplies de buissons, ne servant qu’à mettre au feu, et d’une conférence entre eux faite, ont dit et rapporté que les susdites neuf pièces ou propriétés de terre mentionnées à la première transaction baillée par ledit Sieur abbé à la communauté, et depuis, par icelle, remises à divers particuliers, valaient pour lors, en l’état quelles étaient, de rente, toutes les années, audit Sieur abbé, y compris sa part du dixième qui procédait desdites pièces, 150 florins. Et si de présent, elles étaient au même état quelles étaient pour lors, vaudraient, de rente, y compris le droit de dîme, 210 florins, considérant que les fruits sont de plus grand prix par le bénéfice du temps. Et quand aux terres gastes des montagnes de Siciech et Sépet ont déclaré que le revenu est de fort petite considération, au moyen de quoi, les transactions se trouvent évidemment faites au grand profit de l’abbaye. Ledit rapport fait le 19 septembre 1585.
–1721 – 19 septembre : PESTE À SANARY – Du 15 juillet au 19 septembre 1721 inclus, à Sanary, 43 ensevelissements eurent lieu à la campagne. Après le 19 septembre, les obsèques furent célébrées sans interruption au cimetière et les baptêmes reprirent leur cours normal
–1789 – 19 septembre : LES 60 DISTRICTS DE PARIS S’ERIGENT EN COMMUNES AUTONOMES tandis que de jeunes patriotes exaltés dénoncent violemment le moindre signe de modération parlementaire.
VENDREDI 18 SEPTEMBRE – Élue en août, l’assemblée des représentants de Paris est remplacée par 300 membres chargés d’établir une Constitution municipale définitive. Élus au suffrage censitaire, ces bourgeois parisiens, qui sont souvent, par ailleurs, des hommes de grand talent, comme Lavoisier, Jussieu, Brissot ou Condorcet, ne jouent cependant qu’un rôle secondaire : les élections ont en effet poussé les 60 districts à se constituer en communes autonomes.
SAMEDI 19 SEPTEMBRE – Ces communes possèdent leur administration locale, leurs comités et se réunissent en assemblées générales. Les plus révolutionnaires contestent l’autorité de l’Hôtel de Ville et réclament déjà la démocratie directe par référendum, comme les Prémontrés ou les Cordeliers, avec Danton, sur la montagne Sainte-Geneviève ; de jeunes patriotes exaltés dénoncent violemment le moindre signe de modération parlementaire : la relève se profile à l’horizon.
–1793 – 19 septembre :

-POLEMIQUE AUTOUR DE LA RENCONTRE DU CAPITAINE BONAPARTE ET DU GENERAL CARTEAUX ET DE SES CONSEQUENCES QUI PERMETTENT DE VOIR QUE L’ON NE PRETE QU’AUX RICHES – Le lendemain de la lamentable tentative de Carteaux qualifiée de « l’affaire de la batterie de Montauban » (soit le 18 si l’essai malheureux s’est déroulé après le dîner du 17, soit le 19 si l’essai a été effectué le 18), c’est de la terrasse du château de Montauban, promontoire idéal pour un observateur, que Bonaparte médite sur son plan. Il connaît parfaitement la région pour y avoir passé plusieurs fois, lors de ses permissions en attendant le bateau de Corse. L’esprit curieux, il venait examiner les fortifications de Vauban qu’on disait être les plus modernes du monde.
« Quand j’étais jeune officier, dira-t-il en 1804, je me suis promené dans Toulon ; qui m’eut dit que la destinée m’appellerait un jour à reprendre cette ville ? ».
En compagnie de deux officiers de son arme et de gens du pays, il fait une reconnaissance générale du terrain. Du village perché de Six-Fours, il fouille du regard son futur champ de bataille, puis il aurait poussé jusqu’au Mont Caire qui domine la mer azurée et le pays environnant (ce qui est fort improbable toutefois, puisque ce point clé est déjà entre les mains des Anglais de même que l’ensemble de la commune de La Seyne, note de HR). De cette colline située au centre de la presqu’île de Balaguier qu’elle surplombe de ses 86 mètres, Bonaparte découvre la flotte ennemie concentrée dans la petite rade. La position du Caire commande toute la rade et le seul moyen de faire capituler Toulon, consiste à menacer la ligne de communications de l’escadre anglo-espagnole en battant avec l’artillerie, le plan d’eau qui s’étend entre la Grosse Tour et l’Eguillette. Puisque Toulon est imprenable de l’Est, c’est d’ici qu’il faudra attaquer et puisque la ville est ceinturée de remparts, c’est devant la presqu’île et plus précisément devant la passe qu’il faudra s’installer. Bonaparte en est convaincu : qui tiendra la passe, tiendra Toulon. Mais, à cette fin, il devra imposer ses idées qui contredisent les errements du commandement et faire admettre à l’échelon supérieur, la nécessité de posséder !a maîtrise du massif de l’Eguillette.
Telle est aussi l’opinion de Marmont qui en explique l’intérêt : « L’entrée très resserrée de la seconde rade est fermée à l’Est par la Grosse Tour, à l’Ouest par le fort de l’Eguillette. La Grosse Tour est couverte vers la terre par le fort La Malgue, véritable citadelle de Toulon, citadelle casematée où ont été déployées toutes les ressources de l’art. Le fort de l’Eguillette lui, est couvert du côté de terre par une redoute fort grande, faite avec soin, armée de trente-deux bouches à feu. Cette redoute fermée à la gorge, occupe tout le mamelon qui forme le point culminant. Elle est liée avec le fort de l’Eguillette par un ouvrage intermédiaire et flanquée par le feu des vaisseaux ». Au cours des discussions devant l’état-major de Carteaux, Bonaparte, un des plus jeunes officiers de l’armée, fait preuve d’une grande obstination, en soutenant que le siège en règle n’est nullement nécessaire puisque toute la force de l’ennemi réside dans l’escadre, car c’est elle qui amène des renforts et lui assure sa retraite. Selon lui, si on parvient à forcer l’escadre à s’éloigner, la garnison bloquée dans les remparts ne pourra prolonger sa défense. Il explique son plan avec rigueur et démontre sans ménagement, l’ignorance inouïe de ses supérieurs. Les officiers responsables qui l’écoutent, ricanent de sa prétention, mais il soutient son idée contre ses chefs et fait partager peu à peu, sa conviction aux Conventionnels, particulièrement à Gasparin dont l’appui lui permettra de faire adopter enfin, sa manière de voir. Cependant, dans cette ambiance d’hostilité tour à tour agressive et chagrine, Carteaux reste sur ses positions. Il préférerait lancer une attaque frontale qui, si on le suivait, livrerait ses soldats au carnage. Il doit pourtant se soumettre : « Nous nous garderons bien de faire le siège en règle de la ville de Toulon, écrivent les Conventionnels au Comité de Salut Public, lorsque nous avons un moyen plus sûr de la réduire et ce moyen est, ou de brûler l’escadre ennemie ou de la forcer à la retraite ». Ce Carteaux était « un brave homme et un bon soldat, mais c’était un imbécile », dit Marmont. C’est le chef pour Bonaparte et il faut le convaincre de se rapprocher des vaisseaux pour les combattre. C’est l’artilleur qui veut installer ses batteries sur une hauteur au sud de la Seyne, le Caire, juste au-dessus des forts de Balaguier et de l’Aiguillette qui commandent la passe entre la petite et la grande rade. Le problème est de convaincre Carteaux, ou par-dessus lui le Comité de Salut Public, et obtenir les moyens de conquérir la hauteur du Caire et le mamelon qu’on appelle « Le petit Gibraltar ».

2. MISE EN PLACE DE LA BATTERIE DE LA MONTAGNE ET PRISE DE LA VALLEE DE DARDENNES – Tandis que Carteaux chasse l’ennemi du vallon de Favier, conquiert le château de Dardennes, la fonderie et les moulins qui alimentent Toulon et ferme la prise d’eau du Las, dans la nuit du 17 au 18 septembre, Bonaparte fait reconnaître la position d’une batterie sur les hauteurs de la Garenne, entre Ollioules et La Seyne, et la met immédiatement en place. Ce sera La batterie de « la Montagne.
Située à la cote 65, au nord immédiat de la gare actuelle de La Seyne, à un kilomètre et demi environ du château de Montauban et à vol d’oiseau, que le nouveau commandant de l’artillerie fait installer cette batterie plus à même de toucher ses adversaires. Ses pièces de 24 sont placées près de l’ermitage de Saint-Laurent où se trouve aujourd’hui le domaine de la Cruvillière.
D’après Vieillefosse, là sera vraisemblablement installé l’échelon avancé des batteries tirant sur la mer qui le 19 septembre, ouvrent le feu sur Malbousquet, occupé par les anglo-espagnols sous les ordres de Moreno et sur des vaisseaux embossés dans la baie de Brégaillon (commune de La Seyne) d’où elles chassent une frégate et deux pontons armés ennemis. Pendant le duel d’artillerie, un magasin à munitions de la Garenne est touché par un projectile anglais qui le fait sauter.
3. L’INVESTISSEMENT DE TOULON PAR LES TROUPES REVOLUTIONNAIRES EST ACHEVE – Le général La Poype, qui est placé sous les ordres de Carteaux, s’installe à La Farlède et déploie sa division du Revest à Hyères. Sur les états il dispose de 5 000 hommes. Ce sont pour la plupart des gardes nationaux ou des réquisitionnaires qui ont rejoint une armée qui ne peut leur délivrer ni fusils, ni chaussures ; seuls sont utilisables 1 700 soldats de l’armée d’Italie que le général Labarre a remis à La Poype à Brignoles. Le fort Sainte-Marguerite à La Garde est ainsi occupé par les troupes républicaines qui ferment, à l’Est, le dispositif du siège de Toulon qui s’est livré aux Anglais.
4. A Grasse, le 19 septembre, les représentants du peuple, Barras et Fréron, décrétèrent la mise sous séquestre des biens d’ «une infinité de mauvais citoyens du département réfugiés à Toulon et partageant la trahison des conspirateurs renfermés dans cette ville » et l’arrestation de toutes les personnes de cette dernière catégorie « si elles passoient sur le territoire du dit département » (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914).
5. A la fin de l’été 1793, la situation était critique. Au nord l’armée autrichienne menaçait Cambrai. Les Anglais et les Hollandais assiégeaient Dunkerque. A l’est les Prussiens avaient pénétré en Alsace et en Lorraine. Au sud-est les Piémontais menaçaient Lyon et les Anglais déjà maître de Toulon songeaient à prendre Marseille. Au sud-ouest les Espagnols occupaient une partie du Roussillon. A l’ouest une guerre civile soulevait les Vendéens contre la Convention (http://revolution.1789.free.fr/campagne/Campagnes_1793.htm).
6. Une deuxième batterie est installée dans la nuit du 19 au 20 à la pointe du Brégaillon en bordure de mer (http://revolution.1789.free.fr/campagne/Campagnes_1793.htm).

–1830 – 19 septembre : Le 19 septembre 1830, la municipalité de Solliès- Pont (nous nous bornons à puiser cette documentation dans les archives du chef-lieu, qui traduit l’état d’esprit général), adresse à Sa Majesté Louis-Philippe, roi des Français, l’adresse suivante :
« Au milieu de la joie et de l’allégresse que votre « avènement au trône a inspirées à toute une population qui désormais vous sera fidèle, qu’il nous soit permis de faire agréer à votre cœur paternel nos « hommages et nos félicitations les plus sincères. Depuis longtemps un roi égaré par les conseils perfides de ses ministres nous inspirait des craintes ; ces craintes n’ont été que trop fondées ; il a rompu le pacte qui nous attachait à son trône par la violation flagrante de ce que les Français avaient de plus sacré ; aussi, nous voilà tout à faire déliés et nous venons avec confiance déposer au pied de votre trône et aux pieds de notre bien-aimé Louis-Philippe, roi des Français, régénérateur de nos libertés publiques, nos serments de reconnaissance, de fidélité et d’amour… » (Paul Maurel, 1936, p. 243)

–1841 – 19 septembre : EGLISE DE SAINT-MANDRIER – Le conseil de Fabrique se réunit sur l’invitation de son président M. Buffaria. Tous les membres sont présents, et cette fois-ci, M. Boniface Picon, maire de La Seyne assiste à la séance. Le président les informe alors de la situation. «Depuis qu’un recteur a été donné à la presqu’île de Saint-Mandrier érigée en succursale par ordonnance royale du 31 mai 1840, les offices divins ont été célébrés dans la chapelle de l’hôpital de la marine, mais l’administration du dit hôpital, n’a donné cette permission que sous la condition expresse que la Fabrique s’occuperait incessamment à faire bâtir une église, de plus, cette permission n’autorise pas M. le Recteur de la succursale ici présent à administrer dans la dite chapelle les sacrements de baptême et de mariage, à y célébrer les inhumations, à y faire le catéchisme aux enfants, en sorte que la population de la presqu’île est forcée ou de recourir à la paroisse de La Seyne qui est à deux lieues de distance, par des chemins très mauvais, ou de louer pour servir d’église provisoire une chambre au rez-de-chaussée, humide et pouvant à peine contenir soixante personnes, local inconvenant sous tous les rapports et le seul néanmoins qu’on puisse prendre, ne s’en trouvant point de plus propice dans le pays. Il est donc, Messieurs, de la plus grande nécessité que nous nous occupions de la construction d’une église, et que nous fassions pour cela toutes les démarches nécessaires». Ayant délibéré et approuvé à l’unanimité le projet, le conseil autorise son président à faire dresser les plans et devis de la construction projetée et à entreprendre toutes les démarches nécessaires pour l’acquisition du terrain sur lequel il sera le plus convenable de la construire.

–1860 – 19 septembre : INDUSTRIE NAVALE – Mise en service de la chaloupe démontable n° 16, type Arc, construite par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne.
1867 – 18 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – mercredi 18 – IV temps – vent ouest – bonne brise – air frais après la pluie d’hier ; la température a changé subitement, hier soir déjà. On sortait légers, les habillements d’été dont nous étions couverts ( ?). Une triste nouvelle nous êtes arrivés de Marseille : une dépêche datée de Gallipoli (Turquie) annonce que le paquebot des Messageries « Brésil », commandant Bruno, de Saint-Nazaire, a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvés, mais on n’en dit pas davantage. On attend avec amitié des nouvelles postérieur qui puisse donner quelques détails.

1869 – 18 septembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – samedi 18. Sainte camelle. Beau temps -petite brise du large – l’après-midi le vent cesse, calme plat tout le soir et la nuit suivante. Nous avons eu ce matin la visite à Saint-Nazaire de notre député monsieur Pons-Payrue avec toute sa famille. Ils sont venus prendre un repas commandé à l’hôtel Courrau et jouir de l’aspect charmant de notre port et de notre race. L’après 12h00 Madame Peyrue est allée faire une visite à M. Michel et toute la bande au nombre de 12 et parti enchanté de notre petite et charmante ville.
–1870 – 19 septembre : GUERRE – Début du siège de Paris par les Prussiens après la chute de l’Empire.

–1872 – 19 septembre : MARSEILLE – Les travaux de l’église Notre-Dame de la Salette, aux Accates, sont terminés le jour anniversaire de la guérison miraculeuse de Gaspard Nicolas.
–1890 – 19 septembre : FIN DE L’AFFAIRE DREYFUS – Le président Emile Loubet gracie le capitaine Dreyfus.
–1904 – 19 septembre – Situation militaire de François Cyr Aiello (surcharge manuscrite : Ajello) : bateau Louis, port de débarquement Toulon ; n° de désarmement 256. Somme payée pour conduire. Signature de l’administrateur : illisible (Archives familiales : Inscription maritime – Fascicule de mobilisation – Aiello (surcharge manuscrite : Ajello), François, Cyr, inscrit à Toulon, f° et n° 11969).
–1914 – 19 septembre : CENSURE DE LA PRESSE – Par circulaire, le Ministre de la Guerre donne les consignes de censure de la presse aux commandants des régions militaires.
–1918 – 19 septembre : FRONT DU MOYEN-ORIENT. Les Anglais enfoncent le front turc en Palestine.
–1921 – 19 septembre : : REVOLTE D’ABD EL-KRIM AU MAROC. Au Maroc espagnol, Abd el-Krim proclame l’indépendance de la République du Rif. Le protectorat français subira le contrecoup de cette situation, ce qui conduira en 1925 à une intervention militaire française contre Abd el-Krim.
–1938 – 19 septembre : AFFAIRE DES SUDETES. Anglais et Français pressent la Tchécoslovaquie de transférer à l’Allemagne ses régions peuplées à plus de 50% d’Allemands, en conséquence de quoi, les deux puissances assureront la sécurité de la Tchécoslovaquie.
–1939 – 19 septembre : LE JOURNAL « LE TEMPS » PUBLIE UNE LETTRE DE ROMAIN ROLLAND ADRESSEE AU PRESIDENT DALADIER : « En ces jours décisifs, où la République française se lève pour barrer le chemin à la tyrannie hitlérienne débordant sur l’Europe, permettez à un vieux combattant de la paix qui, toujours, dénonça la barbarie, la perfidie, l’ambition effrénée du IIIe Reich, de vous exprimer son entier dévouement à la cause des démocraties, de la France et du monde aujourd’hui en danger. »
–1940 – 19 septembre : APRES LE RALLIEMENT DU CAMEROUN ET DU CONGO A LA FRANCE LIBRE – La 4ème division de croiseurs (force Y) qui doit rallier Dakar et transporter des renforts au Gabon après le ralliement à la France Libre du Tchad le 20/08, du Cameroun le 27 et du Congo le 28, est interceptée par les Britanniques mais l’envoi de renforts (croiseur de bataille « Strasbourg », deux croiseurs de 10000 tonnes, un croiseur de 7600 tonnes et six contre-torpilleurs) est refusée par Hitler qui estime que ces forces arriveront trop tard.
–1942 – 19 septembre : FRONT D’AFRIQUE – ROMMEL EN PERMISSION EN ALLEMAGNE : Jusqu’à l’automne 1942, Rommel resta 18 mois à la tête de son armée. Le professeur Horster, médecin du général, avait déjà montré un visage soucieux. Journellement, il auscultait le foie gonflé de Rommel et observait avec inquiétude l’inflammation constante de sa gorge. Au quartier général d’Hitler, on avait entendu parler de la mauvaise santé du chef de l’Afrika Korps. Aussi, le 19 septembre, Hitler envoya-t-il en Afrique le général de l’armée blindée Stumme pour remplacer Rommel qui partit en permission.
–1946 – 19 septembre : ENQUETE SUR LES EVENEMENTS SURVENUS EN FRANCE DEPUIS 1933 – La presse publie la décision de l’Assemblée nationale de désigner les membres de la commission chargée d’enquêter sur les événements survenus en France de 1933 à 1945. Les travaux de la commission seront publiés en 1953.
–1949 – 19 septembre : DEVALUATIONS EN CASCADE – Le franc est dévalué de près d’un quart de sa valeur à la suite de la dévaluation de 30% de la livre sterling, survenue la veille.
–1950 – 19 septembre : GUERRE D’INDOCHINE – la presse rapporte la chute de Dông Khé que le Vietminh a repris aux Français qui en étaient maître depuis le 27 mai.
–1951 – 19 septembre : TRAVAUX DU PORT DE SAINT-MANDRIER – La mairie de Saint-Mandrier remercie chaleureusement Mme veuve Anna Durand pour le don d’un lot de palmiers qui seront plantés ultérieurement sur la place des Résistants. D’autre part, les édiles précisent que la deuxième tranche des travaux du port (quai Jules Guesde) vient d’être comprise dans le plan d’équipement de 1952. Elle sera subventionnée par le Ministère de l’Intérieur dirigé par Charles Brun (Ken Nicolas, vol. 1, p. 51).
–1954 – 19 septembre : FUITES AU PROFIT DU PARTI COMMUNISTE – Une enquête est ouverte à propos des fuites constatées lors des réunions du Conseil de défense. Elles ont lieu au profit du Parti Communiste Français. Le 1er octobre, les auteurs reconnaîtront les faits. Ils seront condamnés à la prison.
–1955 – 19 septembre : NOMINATION D’UN AMBASSADEUR DE France A TUNIS – Le représentant français en Tunisie prend pour la première fois depuis le 3 juin le titre d’ambassadeur ; il s’agit en l’occurrence de Roger Seydoux.
–1956 – 19 septembre : CONGRES INTERNATIONAL DES ÉCRIVAINS ET ARTISTES NOIRS – A la Sorbonne, ouverture du premier Congrès international des écrivains et artistes noirs, avec la participation de Anta Diop, Léopold S. Senghor, Aimé Césaire, Franz Fanon, …
–1957 – 19 septembre : AVIATION – Le Mirage III de Marcel Dassault dépasse les 2000 km/h.
-1958 – 19 septembre : FONDATION DU G.P.R.A. – Les nationalistes algériens fondent le Gouvernement provisoire de la République algérienne (G.P.R.A.).
–1962 – 19 septembre : PRÉSIDENTIALISATION EXCESSIVE DU RÉGIME POLITIQUE EN FRANCE ? – Le referendum pour l’élection du président de la République au suffrage universel soulève de vives réactions dans le monde politique français. Gaston Monnerville, président du sénat, s’oppose vigoureusement au projet, y voyant une présidentialisation excessive du régime.
–1963 – 19 septembre : GASTON DEFERRE EST-IL « MONSIEUR X » ? – L’Express publie le portrait-robot de « monsieur X » en vue de l’élection présidentielle de 1965 : le portrait-robot de la gauche socialiste alliée à la démocratie chrétienne serait celui de Gaston Deferre, le maire de Marseille.
–1989 – 19 septembre : CATASTROPHE AERIENNE. Un DC10 de la compagnie UTA explose en vol au-dessus du Niger, causant la mort de 170 passagers et membres d’équipage. L’enquête démontrera qu’il s’agit d’un attentat attribué aux services libyens et commis contre des intérêts français.
–1993 – 19 septembre : SUPPRESSIONS D’EMPLOIS EN FRANCE – Cinq grands groupes industriels français, publics et privés, annoncent 13 000 suppressions d’emplois dont 4 000 pour Air France. L’opinion publique a l’impression que la gestion des entreprises consiste désormais à atteindre le niveau minimum de l’emploi, avec une totale indifférence pour les conséquences sociales.
–1996 – 19 septembre :
1. AFFAIRE PAPON. La presse publie la décision de la cour d’appel de Bordeaux qui renvoie en cour d’assises Maurice Papon, ancien secrétaire général de la préfecture de Gironde, pour complicité dans la déportation d’un millier de juifs pendant la guerre.
2. JEAN-PAUL II EN FRANCE – second voyage du pape Jean-Paul II en France pour célébrer le 1500e anniversaire du baptême de Clovis, un événement inscrit sur la liste des célébrations nationales. Le pape repartira le 22.
–1998 – 19 septembre : SOCIETE – Première techno parade à Paris.
– 2000 – 19 septembre : VIOLENT ORAGE SUR MARSEILLE – Le 19 septembre 2000, un orage s’abat sur la ville de Marseille en fin d’après-midi. Celui-ci s’avère d’une violence inouïe et dure près de 4h. Cet orage fut de type « système convectif de méso-échelle à régénération arrière » ou « Orage en V », les cellules orageuses prenaient naissances à la pointe du système vers les Iles du Frioul et se réactivait sans cesse à cet endroit en remontant ensuite sur la ville. Le Rond-point du Prado est inondé et le boulevard Rabatau transformé en torrent avec près de un mètre d’eau qui dévale et les bouches d’égout qui refoulent. Les dégâts sont très importants et l’on déplore trois victimes. Des grêlons de 5 cm de diamètres furent ponctuellement de la partie. Les précipitations tombées au cours de cet orage avoisinent voir dépassent sur certains postes les 200 mm. Les communes au voisinage de la ville ont reçu une lame d’eau bien moindre. Seul les communes au Nord de la ville ont été plus ou moins touché.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES :
SANARY -sur-Mer– NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et EDIFICES. 357e livraison :

1867 – 18 septembre : SANARY – AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – mercredi 18 – vent ouest – bonne brise – air frais après la pluie d’hier ; la température a changé subitement, hier soir déjà. On sortait légers, les habillements d’été dont nous étions couverts ( ?). Une triste nouvelle nous est arrivée de Marseille : une dépêche datée de Gallipoli (Turquie) annonce que le paquebot des Messageries « Brésil », commandant Bruno, de Saint-Nazaire (Sanary), a sombré au milieu du canal des Dardanelles après une rencontre avec un brick anglais. La dépêche dit que 25 personnes sur 44 ont été sauvés, mais on n’en dit pas davantage. On attend avec amitié des nouvelles postérieures qui puissent donner quelques détails.
1869 – 18 septembre : AGENDA DE JEAN-BAPTISTE HERMITTE, 1er adjoint de Marius MICHEL, maire de Sanary – samedi 18. Sainte Camelle. Beau temps -petite brise du large – l’après-midi le vent cesse, calme plat tout le soir et la nuit suivante. Nous avons eu ce matin la visite à Saint-Nazaire de notre député monsieur Pons-Payrue avec toute sa famille. Ils sont venus prendre un repas commandé à l’hôtel Courrau et jouir de l’aspect charmant de notre port et de notre rade. L’après-midi Madame Peyrue est allée faire une visite à M. Michel et toute la bande au nombre de 12 et parti enchanté de notre petite et charmante ville.
LE TERROIR MARSEILLAIS – La sculpture : TERROIR MARSEILLAIS – 557e livraison :

La sculpture (suite) : A l’exemple de Puget, Antoine Duparc, né à Marseille en 1675, fut à la fois peintre, architecte et sculpteur. L’art dans lequel il excella fut la sculpture sur pierre et sur bois. La plupart de ses œuvres ont été faites pour des églises et des chapelles de sa ville natale. Il fit pour l’église paroissiale de Saint Martin aujourd’hui détruite le maître-autel et la chaire. Une partie de la gloire qui surmontait le maître-autel se trouve au musée du vieux-Marseille (écrit en 1932). Duparc sculpta pour le couvent des Récollets, actuellement saint-Théodore, une statue de Saint Henri. Les sculptures de la façade de Saint-Cannat, anciennement chapelle des Prêcheurs, sont dues en grande partie à cet artiste marseillais dont les principales œuvres se trouvent hors de sa ville d’origine : à Coutances ou dans une Chartreuse près de Paris (à suivre).
LA SEYNE-SUR-MER – 256e livraison :Textes divers écrits sur La Seyne.

Autour du 19 septembre 1793 : A Ollioules, château de Montauban,, Bonaparte démontra à Carteaux, par un bref essai de coups de canon, que la batterie qu’on y avait installée, 2 canons de 24, 2 de 16 et 1 mortier, située trop loin des objectifs marins avancés dans la baie de La Seyne, ne pouvait effectuer des tirs de quelque utilité et gaspillerait certainement ses boulets. Soutenu par le représentant Gasparin, Bonaparte obtint qu’on se porta plus en avant en direction de la Garenne et de La Seyne ; à l’occasion de la discussion, il reçut un appui inattendu et indirect de la part de la propre épouse du général Carteaux qui ne pouvait s’empêcher d’éprouver une secrète sympathie pour le jeune officier à l’esprit si vif et impérieux (Louis Baudoin, 1965, p. 344).
Plus tard, Bonaparte, il fit reconnaître la position d’une batterie sur les hauteurs de la Garenne, entre Ollioules et La Seyne, et la mit immédiatement en place. Ce fut La batterie de « la Montagne.
Située à la cote 65, au nord immédiat de la gare actuelle de La Seyne, à un kilomètre et demi environ du château de Montauban et à vol d’oiseau, que le nouveau commandant de l’artillerie fit installer cette batterie plus à même de toucher ses adversaires. Ses pièces de 24 furent placées près de l’ermitage de Saint-Laurent où se trouve aujourd’hui le domaine de la Cruvillière.
D’après Vieillefosse, là fut vraisemblablement installé l’échelon avancé des batteries tirant sur la mer qui le 19 septembre, ouvrirent le feu sur Malbousquet, occupé par les anglo-espagnols sous les ordres de Moreno et sur des vaisseaux embossés dans la baie de Brégaillon (commune de La Seyne) d’où elles chassèrent une frégate et deux pontons armés ennemis. Pendant le duel d’artillerie, un magasin à munitions de la Garenne fu touché par un projectile anglais qui le fit sauter.
(à suivre)
OLLIOULES (21e livraison) :

Vers le 19 septembre 1793 : MISE EN PLACE DE LA BATTERIE DE LA MONTAGNE ET PRISE DE LA VALLEE DE DARDENNES – Tandis que Carteaux chasse l’ennemi du vallon de Favier, conquiert le château de Dardennes, la fonderie et les moulins qui alimentent Toulon et ferme la prise d’eau du Las, dans la nuit du 17 au 18 septembre, Bonaparte fait reconnaître la position d’une batterie sur les hauteurs de la Garenne, entre Ollioules et La Seyne, et la met immédiatement en place. Ce sera La batterie de « la Montagne.
Située à la cote 65, au nord immédiat de la gare actuelle de La Seyne, à un kilomètre et demi environ du château de Montauban et à vol d’oiseau, que le nouveau commandant de l’artillerie fait installer cette batterie plus à même de toucher ses adversaires. Ses pièces de 24 sont placées près de l’ermitage de Saint-Laurent où se trouve aujourd’hui le domaine de la Cruvillière.
D’après Vieillefosse, là sera vraisemblablement installé l’échelon avancé des batteries tirant sur la mer qui le 19 septembre, ouvrent le feu sur Malbousquet, occupé par les anglo-espagnols sous les ordres de Moreno et sur des vaisseaux embossés dans la baie de Brégaillon (commune de La Seyne) d’où elles chassent une frégate et deux pontons armés ennemis. Pendant le duel d’artillerie, un magasin à munitions de la Garenne est touché par un projectile anglais qui le fait sauter.
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 2, 1902) –

75e livraison. Toulon ancien et ses rues. DEUXIÈME PARTIE
Agrandissement de 1589
Place L. Blanc
Le terrain sur lequel cette place fut tracée était autrefois en partie recouvert par un aiguier (sorte d’étang, du mot provençal aigo, eau) vaste et profond qui communiquait avec la mer. On lit, en effet, clans un document du XVIIe siècle qu’il existait très anciennement en cet endroit un aiguier eet un pesquier (Réservoir à poisson, du mot provençal pescar, pêcher), et derrière la forteresse une place sive sequan (lieu où les pêcheurs faisaient sécher leurs filets. Archives communales. CC. 86).
Le pesquier se trouvait à l’extrémité Sud de l’aiguier et s’avançait en forme d’entonnoir dans la mer. Ce réservoir appartenait au Château royal (La maison du sieur François Decuers était située par devant « l’ancien pesquier dudit Château ». Archives communales. DD. 51).
Un petit pont, jeté sur le pesquier et situé en face de la rue des Bons Frères actuelle, mettait la ville en communication avec l’extérieur.
La forteresse dont il a été question plus haut, n’était à proprement parler qu’une tour élevée. Elle se dressait depuis les temps les plus reculés sur l’emplacement occupé de nos jours par l’église Saint-François-de-Paule. Les plus anciens cadastres l’appellent soit turrim soit et celui de 1530 la désigne sous le nom de Tour antique. C’est dans cette tour, destinée à son origine à assurer la défense de la ville du côté de la mer, que se réfugiaient les habitants au moment des invasions. Lors delà construction du Casteou de la mar , la tour antique fut englobée dans les dépendances du Château royal.
En 1590 l’aiguier et le pesquier furent comblés, et le terrain ainsi conquis devint la place du Balloard (du bas latin Belovardus, boulevard). Affectée aux manœuvres et aux revues de la garnison, cette place reçut le nom de place d’Armes(Archives communales, CC. 86) qu’elle conserva jusqu’à la création du Champ de bataille actuel. Elle était aussi généralement connue sous l’appellation de St-Jean (Archives communales, BB. 55) qu’elle devait au voisinage d’une vieille chapelle dédiée à ce saint.
Démolie en 1589 en vue de l’agrandissement de la place, cette chapelle fut reconstruite près des P.P. Minimes, sur le terrain même où fut bâtie plus tard la poudrière dite des Minimes. Erigée de nouveau sur la place du Balloard, par ordre de l’évêque Gilles de Septris, elle fut abattue en 1701 pour cause d’embellissement du quartier; enfin elle fut transférée, en 1723, par les soins des commerçants, dans le vestibule de l’Hôtel-de-Ville (Archives communales, BB. 12).
(à suivre)
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

- Jeune fille, 18 ans garderait, le soir, enfant même âge.
- Vends vélo – marque Gitane – bout filtre.
- Vends vase mortuaire en terre cuite avec ouverture latérale p: laisser passer l’âme.
- Pour s’amuser, jeu de quilles cherche chien.
- Echangerais chien d’arrêt facultatif contre chien d’arrêt obligatoire. Vends niche tout confort, la salle d’os est à rénover.

C’est terminé pour aujourd’hui. Bon jeudi !
Affectueuses pensées pour Isabelle, Raphaël, Olivier et Webber ainsi que pour mes parents et amis.

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