ÉPHÉMÉRIDES DU 7 AOÛT

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 7 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4515).

ILLUSTRATION : clin d’oeil !

LES FÊTES

Salut, Gaétan ! C’est ta fête aujourd’hui. Je te la souhaite bonne et heureuse et j’en profite pour faire de même avec tous les Gaétan de France et de Navarre – ou d’ailleurs, également -, eux qui doivent leur prénom à un saint très récent puisque décédé en 1547 à l’âge de 67 ans, donc tout au début du Concile de Trente. Originaire de Gaète, ville à mi-chemin entre Naples et Rome, Gaétan de Thiene, puisque tel est le nom de ce saint, a travaillé comme diplomate à la cour du pape Jules II où il a aidé à réconcilier la papauté avec la République de Venise. Agissant selon l’idée de la réforme catholique (la contre-réforme, comme on l’appelle souvent), il est à l’origine de la création de l’Ordre des Théatins qui contribua à l’évolution des mœurs au XVIe siècle. Aujourd’hui, ce prénom qui a été très populaire dans les années 1990, est porté par près de 45 000 Français, tout particulièrement par de jeunes adultes – avec une moyenne 25 ans.

Au niveau de la Provence, alors que le 6 août, le Queyras fêtait saint Siméon en l’église de Moline, le 7, les tonneliers – barillats – de Marseille fêtaient saint Albert. Autres temps, autres saints !

Étrangement, le calendrier républicain a choisi ce 20e jour du mois de thermidor de l’An II pour honorer les écluses ! ouvrages d’art dont l’usage aujourd’hui a beaucoup perdu de ce qu’il était au XVIIIe siècle.

Enfin, pour les amateurs des longues stations en plein soleil de mois d’août, ce petit conseil cueilli sur Facebook et que je vous ai communiqué précédemment : « Lorsque la température du corps est très différente de la température de l’eau, il y a un risque d’hydrocution par « choc thermique », même si la personne n’est pas totalement immergée. Toute sensation de malaise ou de suffocation doit vous alerter et vous inciter à sortir de l’eau. Si vous êtes témoin du malaise d’une personne près de vous, vous lui serez d’un grand secours en lui proposant de sortir de l’eau avec votre aide. Si cette personne a perdu connaissance, il faut rapidement la sortir de l’eau, alerter les secours, et adapter les gestes à la situation. » Qu’on se le dise !

DICTONS :

L’un dit sans se mouiller : « Si les poules vont à l’abri, la pluie cesse avant la nuit. Mais si elles restent dans la cour, c’est la pluie tout le jour. », le second, pessimiste, annonce : « Si le vent souffle tout le 7 août, le blé sera cher toute l’année », le troisième, prosaïque, propose  « d’aller chercher salade au jardin » et le troisième, provençal, – optimiste – « Pluie d’août donne de l’huile et du vin ». A vot’ bon cœur, m’sieurs, m’dames.

LE MOT DU JOUR est de Maurice Druon dans « Remarques » :

« On n’est jamais complètement un adulte pour soi-même. »

ÉPHÉMÉRIDES

1223 – 7 août : Arrangement des différends opposant Marseille et les seigneurs d’Hyères (Albanès, Chevalier – Gallia…Toulon). Le Castellet – Etienne, évêque de Toulon. Arrangement des différends opposant Marseille et les seigneurs d’Hyères. Sont présents Amelium de Fos, le père, Bertrando de Fos, Guidone de Fos, domina Mabilia de Fos, ses fils, et Rogerium de Fos, et domina Raimunda, sa femme, et Gaufridum Irat, et Guidonem Carmalencum et Guillelmum de Gardia, et Poncius de Fos, seigneurs d’Hyères, tous milites et hommes du castrum.]

 [id. : ] Quittance de 100 livres donnée aux Marseillais par les enfants de Pons de Fos à la suite de cette transaction.

 [P. Borricand : le traité est conclu entre la ville de Marseille et les seigneurs d’Hyères] videlicet Amelium de Fos, pro se et Bertrando de Fos et Guidone de Fos et domina nobilia filiis dicti Amelii, et Rogerium, pro se et domina Raimunda ejus uxore, et Gaufridum Iratum et Guidonem Camarlencum et Guillelmum de Gardia et Poncium de Fos.

[Borricand P . : Le principe de l’indivision devait provoquer à la longue un affaiblissement de la puissance seigneuriale (tous les enfants ayant un droit héréditaire sur le titre et sur la seigneurie), car il entraînait l’émiettement des droits et revenus de chacun : ceci hâté par les rivalités entre coseigneurs, avec l’église et les croisades.]

1349 – 7 août : La reine Jeanne, par lettres patentes, partage le pouvoir avec son mari, le prince Louis. (F.T., 2020).

1369 – 7 août : Buyras (charte aux archives de Saint-Victor). La Millière, hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet (1872). Première mention : Bueras, 21 avril 1351 (acte notarié).

1390 – 7 août :

1. Vallis Longa (charte aux archives municipales de Marseille), première mention de Vau-Longue – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Valentine, près de la Serviane.

2. Vidimus du 7 août 1390 : Arbitrage de Bertrand [de Roquevaire] archevêque d’Aix, par délégation du Pape, entre le chapitre de Marseille et l’abbaye de Saint-Victor. Parmi les témoins : F[ouque], évêque de Marseille ; G[eofroi] de Marseille, chanoine de Marseille (Acte 266 des vicomtes de Marseille, Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Vidimus du 7 août 1390 : la Major de Marseille, n° CIIII. e. Albanès et Chevalier. Gallia . . . Marseille, n° 1105. (vidimus : acte collationné sur l’original).

1552 – 7 août et 9 septembre : PREMIÈRE TRANSACTION PASSÉE PAR SIX-FOURS AVEC MONSEIGNEUR LAURENS STROZZI, ABBÉ DE SAINT-VICTOR ET SEIGNEUR DE SIX-FOURS, PORTANT NOUVEAUX BAILS DE DIVERS BIENS, AFFRANCHISSEMENT DES DROITS DE LODS ET CENSE :

Sur les prétentions que Monseigneur Laurens Strozzi, évêque de Bézieux, abbé de St Victor lez Marseille, avait, disant que aulcungs (tous les)particuliers de S-F, étaient tenus de payer aux sieurs abbés, certaines censes annuelles, comme ayant et tenant plusieurs et diverses propriétés audit S-F et son terroir, membre dépendant de ladite abbaye, comme sont : terres, vignes, prés et jardins, et payer droit de lods en cas d’aliénation comme mouvant, lesdites propriétés, de sa directe aux arriérages, de passer nouvelles reconnaissances. Et au contraire, lesdits particuliers prétendaient n’être en rien tenus, auxdits abbés, comme ne leur faisant aparoir d’aucune valable reconnaissance. Pour raison de quoi, serait (aurait) été mis procès depuis longtemps, tant par devant le Conseil Royal, la Cour du Parlement de ce pays de Provence, que aussi par devant le juge ordinaire dudit S-F. Disant les habitants dudit lieu, qu’ils étaient « franc en allot », et de toute charge, cense et service, fort (à part) quelques particuliers. D’ailleurs, s’espérait d’être mis autre procès sur ce que ledit abbé Strozzi prétendait. Que les montagnes de Siciech et de Sépet leur appartenaient. Et que les habitants n’avaient que le simple usage de faire dépaitre son (avirage), et y prendre du bois pour leur usage, tant seulement. En sorte que, au sujet de toutes leurs prétentions réciproques serait (aurait) été passée transaction entre ledit Révérend Strossi, évêque de Bézieux et abbé de St Victor, d’une part, et Guilhem Sabatier, Anthoine Beaussier, consuls Jean Curet, Guilhem Martinenq, Jean Lombard, jean Guigou, tous députés par les particuliers, manants et habitants dudit S-F, et Sébastien Lieutaud, trésorier, procurateurs desdits manants et habitants dudit Six-Fours, par acte reçu par Maître Jean Lombard, notaire, du 7 août 1552, d’autre. Dans la susdite transaction, reçue par Maître Jean Ramber, notaire d’Auriol, du 9 septembre audit an 1552, par laquelle les syndics, au nom de la communauté et particuliers dudit S-F, « per modum universi et nomine singullorum » se seraient obligés pour l’avenir, en ladite abbaye, pour tous et chacun, les droits tant de certains particuliers, que pour les droits de lods et vente qui pourraient être dû audit sieur abbé, à raison des propriétés en cas d’aliénation. Savoir : la quantité de trois charges bled (de blé) en une mesure du lieu, et 50 florins en argent toutes les années, à chaque fête de la Marie Magdallene. Moyennant quoi, est porté que toutes les propriétés desdits particuliers qui peuvent être serviles, seront franches, quittes et inmunies de toute cense et droit de lods et vente, en cas d’aliénation, comme aussi quitte, tous les arriérages dût à raison desdites censives, ventes et tous autres droits, qui pour raison de ce, lui pourraient être dus. Plus, ledit sieur abbé, quitte, cède et remet tous les droits, a ou pourraient avoir, tant à la terre gaste dudit lieu, que montagne de Siciech, sauf toutefois, audit seigneur abbé et son successeur à ladite abbaye, la majeure directe, seigneurie, haute, moyenne et basse juridiction et droits seigneuriaux, ensembles, l’usage pour lui et ses rentiers et facteurs, de ladite terre gaste de Siciech. Et en outre, ledit seigneur abbé a vendu et transporté à nouveau bail auxdits syndics et communauté : Premièrement, une terre assise au terroir dudit Six-Fours et quartier appelé de Reppe, confrontant, d’une part avec la rivière de Reppe, avec terre de Messires Bertrand et Denis Vidal, frères, d’Ollioulles, avec terre et oliviers de Jean Martinenq dit Peiret et autres. Plus une terre audit terroir et quartier appelé les planes de Calladou, confrontant d’une part, terre des hoirs d’Honoré Denans dit Catellan, avec terre des hoirs d’honoré Sabatier et autre. Plus autre terre audit terroir et quartier de St Jean, confrontant, avec terre de Bertrand Denans dit Cathellan et ses frères, terre des hoirs d’Anthoine Martinenq alias Ferrin et autres. Plus une autre terre au quartier de Mourret, confrontant avec terre de Nicolas Isnard, terre des hoirs d’anthoine et Pierre Guigous alias Tallian et autres. Plus un pré au quartier du Brusc, confrontant le pré d’Augustin Lombard, terre des hoirs de Reynaud Vidal et autres. Plus une terre audit terroir et quartier des Faisses, confrontant le chemin, suit viol (sentier) allant au Brusc, terre d’Anthoine Fabre et autres. Plus une terre, là au prés, confrontant avec terre de Michel Audibert, d’Antoine Guigou Tallian et autres. Plus une terre, dite la Ferrage, confrontant avec le chemin, terre ollivière de Peiron Isnard. Plus une terre au quartier de la Font de Filhou, confrontant avec la Maire du vallat de ladite font, avec le chemin et autres. Et ce, moyennant la cense annuelle de 12 charges de blé chaque fête de la Marie Magdallene (Jean Denans, 1713).

1582 – 7 et 12 août : Conséquence de la visite pastorale par l’évêque de Fréjus de l’église de la Magdeleine à la Môle du 23 avril 1582 – Deux sentences de l’évêque de Fréjus, datées du 7 août qui n’ont pour effet que d’amener l’économe de la chartreuse de la Verne à rappeler le 12 août que, par une ancienne coutume, il n’est obligé que de faire célébrer une grand-messe le jour de Sainte Magdeleine soit le 22 juillet. Enfin, le 14 août, une ultime sentence déchargera l’économe de dire chaque jour de dimanche et autres fêtes une messe à Sainte-Magdeleine. Il ne sera dit qu’une grand-messe pour l’absolution des morts et l’aumône. Cette absolution des morts confirme par ailleurs l’existence d’un cimetière à Sainte-Madeleine.

1597 – 7 août : registre aux archives de l’Évêché de Marseille.

1. Suve, Simet. Baou de la Saoupe – montagne, commune de Cassis (1872). Première mention : 10 mars 1501,  Suveri (registre aux archives de l’Evêché).

2. La Cadeniere. Le Plan – petite plaine située à l’ouest de la chaîne des Rompides, commune de Cassis, un des six quartiers du territoire suivant la division de 1791. Première mention : Lo Plan, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

3. La Maison ou Pradines. Pradines – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Buffernal. Première mention : Las Pradinas ou la May on, 10 mars 1502 (registre aux archives de l’Evêché).

4. Le Serran. Le Seren – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Plan. Première mention : Lo Serre, 29 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

5. La Colle du Peysseguier, Le Tourre – lieu-dit, commune de Cassis, quartier du Plan. Première mention : La Torre, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

6. La Colle du Caullet. Triech – lieu-dit, commune de Cassis, quartier d’Arène. Première mention : Colla del Triech, 20 octobre 1486 (acte aux archives de l’Evêché).

1688 – 7 août : LA SEYNE ET SIX-FOURS CONTESTENT UNE DECISION DU FERMIER DU DOMAINE ROYAL – L’année 1687, le fermier du domaine du roi aurait prétendu faire payer à Six-Fours et La Seine les droits des péages nouvellement réunis en la ville d’Aix. Ce qui donna lieu, aux consuls des susdits lieux et à ceux de la Seine, comme ayant, ce dernier est uni à celui de S-F, de donner requête à Messieurs les commissaires du domaine du Roi en Provence, le 3 octobre audit an 1687, aux fins qu’il fut ordonné qu’ils jouiront dudit droit de péage, qui est dû au Roi dans toutes les villes de la Provence. Sur laquelle, après avoir ouï ledit fermier du domaine, sur les conclusions du procureur du Roi, auraient ordonné que les habitants des lieux d’Ollioulles, S-F, la Seine, Evenes et le Bausset, seront exemptés du paiement du droit des péages établis à la ville d’Aix et autres villes et lieux de Provence, en faveur de sa majesté, suivant les privilèges ci-dessus mentionnés, conservés aux archives de sa majesté. Et ce, en rapportant, par lesdits habitants, des certificats de leur consul, contenant leur résidence actuelle auxdits lieux, en bonne forme, rendu, ledit jugement, à Aix, le 7 août 1688, signé Lebret Fulconis Jovanis (Jean Denans, 1713. Cet acte renvoi à celui parlequel « Marie de Chastellon, Reine de Naples de Cicille accorda aux habitants de Six-Fours, Ollioulles, le Bausset et Evenes, l’immunité et l’exantion (l’exemption) de tous droits de péage, non seulement dans le détroit de la ville de Toulon, mais encore dans tous les lieux de Provence et terres adjacentes ».).

1703 – 7 août : Saint-Jean-d’Arène (registre de l’Ecritoire). Saint-Jean, commune de Marseille, chapelle aujourd’hui détruite qui se trouvait près du pont d’Arène.

1707 – 7 août – SIÈGE DE TOULON PAR LE DUC DE SAVOIE –

1. SIGNES TIENT TÊTE A UNE ARMÉE PIÉMONTAISE :
Rappelons que la chapelle Saint-Clair est située sur le chemin d’Envès, au pont Sainte-Marguerite sur le Latay, ancien chemin de Toulon ou de Marseille avant sa bifurcation à Notre-Dame la Proche. Elle est mentionnée en 1600, car le conseil allouait une certaine somme pour sa décoration et avait alors pour titulaire Sainte-Marguerite, dont le nom est resté au pont qu’elle avait pour mission de protéger. A la Révolution, cette chapelle est vendue comme bien national, mais elle est si petite avec son abside en cul de four, que l’acheteur ne peut pas y faire entrer sa charrette entièrement : les brancards dépassent et empêchent d’en fermer la porte. Dépité, il la revend. Elle est alors rachetée et restaurée par les recteurs de la confrérie de Saint-Clair, et c’est à cette occasion qu’elle change de vocable. Elle a été entièrement restaurée en 1988 (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, tome 2).
En 1707, quinze cents Piémontais, campés devant Toulon, allèrent à Signes pour mettre le pays à contribution. Les habitants répondirent au héraut d’armes qui les sommait de payer : « Nous n’avons rien à donner « à votre maître, parce que nous ne lui devons rien ; d’ailleurs, nos grains sont destinés aux troupes du « roi de France qui vont bientôt arriver ; nos fourrages sont pour leurs chevaux. Quant à l’argent, nous a l’avons tout employé à l’achat d’une quantité de cartouches pour repousser du sol français les ennemis « de notre chère patrie. Portez notre réponse à votre « chef, et s’il n’en est pas content, qu’il vienne lui-« même ; il trouvera au bout de nos fusils les contributions qu’il nous demande. » Les Savoyards, choqués d’une réponse si hardie, marchèrent sur Signes, bien résolus de mettre tout le pays à feu et à sang, comme ils avaient déjà fait à la Roquebrussanne ; mais le colonel et plusieurs centaines des siens furent victimes de cette résolution. Les autres prirent la fuite et abandonnèrent un grand nombre de blessés. A cette nouvelle, le duc de Savoie fut dans une grande colère. A l’instant il ordonna à de nouvelles troupes de se joindre aux premières, et d’aller venger sur Signes la mort de leurs camarades. Heureusement pour Signes, il fit une grande averse qui remplit d’eau le torrent qui sépare le village du chemin de Toulon. Les Savoyards crurent que les habitants s’étaient fortifiés en remplissant les fossés ; et ne voulant pas s’exposer à une seconde défaite, ils jugèrent prudent de battre en retraite, et de renoncer à venger leur vanité offensée (Eugène Garcin, 1835, volume 2).
En 1707, lorsque Toulon fut assiégée par le Duc de Savoie, Victor-Amédée, une colonne austro-sarde se dirigea vers le bourg de Signes, pour lui imposer une contribution de guerre. Les Consuls de Signes, apprenant cette menace, prirent leurs précautions. Tous les hommes de la Commune, en état de porter les armes, furent mis sur le pied de guerre. Deux compagnies locales furent formées et renforcées par des grenadiers envoyés d’Aubagne. Les habitants attendaient, avec anxiété, la suite des événements….. Les Consuls de Signes, sentant le danger proche, réunirent toute la population aux pieds de Saint Jean et firent « le vœu, si le bourg sortait sain et sauf de l’épreuve, de jeûner un jour au pain et à l’eau, de faire une procession à laquelle tout le monde assisterait, tête et pieds nus, et de distribuer une, aumône à tous les pauvres du lieu ». Dès le lendemain de ce vœu, les troupes ennemies arrivèrent par le chemin d’Envès et campèrent sur le bord de la plaine. Un officier accompagné de quelques soldats, dont l’un portait un fanion blanc, se présenta devant le Conseil réuni et demanda le montant de la contribution de guerre imposée à la localité. Le Premier Consul de Signes lui fit cette fière réponse:  » Le peu d’argent que nous possédions a été donné pour le service de notre Roi, notre légitime et unique Souverain; l’argenterie et les bijoux des familles notables ont été portés à la Maison Royale; nos blés et nos fourrages sont réservés aux besoins de notre armée. Quant aux envahisseurs de notre sol, nous leur réservons la poudre et les balles de nos fusils; et surtout retenez que nous ne faillirons pas à notre devoir! » Après ces fières et nobles paroles, l’officier et ses hommes retournèrent à leur campement. Une première attaque fut déclenchée et arrêtée. Il y eut des pertes de part et d’autre. Les Signois redoublèrent de courage en dirigeant un feu meurtrier sur l’ennemi qui attaquait de nouveau. Devant cette résistance héroïque, les Austro—Sardes se replièrent. Le Duc de Savoie, à la connaissance de cette défaite, pour punir  » l’insolence des Signois « , déclencha une nouvelle attaque avec une autre colonne plus forte que la précédente, et arriva sur le bord du Latay. Par suite des pluies torrentielles de la veille, la rivière roulait à plein lit des flots tumultueux. Voyant cet obstacle dangereux à franchir, et, en face, trois compagnies signoises prêtes à défendre le passage, le pont ayant été détruit, l’ennemi se retira pour ne plus revenir. Le vœu fait à Saint Jean fut exaucé. Cette victoire est rappelée par une plaque posée sur la façade de la Chapelle de Saint CLAIR, située tout près du pont où eut lieu la bataille (Raymond Hermitte, 1968). Le 7 août 1707, 1200 hommes du duc Amédée de Savoie venaient par le chemin de Toulon, fourrager pour le compte des troupes austro-sardes qui assiégeaient Toulon. Signes était défendu par deux compagnies locales de 100 hommes chacune, commandées par Antoine Espinassy, renforcées de deux compagnies de grenadiers d’Aubagne. Le combat a eu lieu aux abords du pont et de la chapelle Saint-Clair. Dès la première décharge, les Savoyards ont tué le commandant des grenadiers d’Aubagne et deux de ses hommes. Mais les Signois déployés en tirailleur le long du Latay ont fait fuir les ennemis. Ramenés au combat par leurs officiers, ceux-ci sont allés ensuite jusqu’à la place Saint-Jean, mais le tir très meurtrier des Signois les a de nouveau fait fuir, laissant sur le terrain une centaine de morts et de blessés. Le 16 août, soit 9 jours plus tard, 3000 hommes sont revenus pour venger leurs camarades. Mais, à la suite d’un orage, le Latay était en crue, et avait même emporté le pont Sainte Marguerite. Les ennemis se sont donc retirés sans avoir franchi la rivière. Un tableau relatant le fait d’armes des Signois avait été peint l’année suivante, mais une pluie diluvienne lors d’une procession avec exposition l’a complètement détérioré. Une plaque commémorative a été depuis fixée au mur de la chapelle (Gérard Delattre, Pierre Saliceti, 2002, tome 2).

2. le Prince Eugène de Savoie attaque les forts Sainte-Marguerite et Saint-Louis – Des projectiles ennemis atteignent le quartier Saint-Bernard à Toulon, et les canons tirent sur les 2 vaisseaux français, le « Saint-Philippe » et le « Tonnant » mouillés dans le port, et sur le fort Saint-Louis, les 7, 8, 9, et 10 août. Les Anglais ont dit qu’ils ne pouvaient pas s’approcher de la côte tant qu’il y avait les Forts Sainte-Marguerite et Saint-Louis. Alors le Prince Eugène de Savoie attaque ces deux positions avec son artillerie (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

1786 – 7 août : PREMIÈRE ASCENSION DU MONT-BLANC – Le guide Jacques Balmat et le médecin chamoniard Michel Paccard entreprennent l’ascension historique du Mont Blanc dont ils atteindront le sommet le lendemain.

1789 – 7 août : ABANDON DU PRIVILÈGE DE LA CHASSE – Si l’agitation commence à l’Assemblée nationale, la Grande Peur, elle, prend fin en province. Au cours de la séance de ce matin, les trois ordres sont tombés d’accord sur l’abandon du privilège de la chasse. L’article a ensuite été rédigé. Le président est chargé de demander au roi la liberté des galériens et des citoyens détenus pour fait de chasse illicite. Pendant ce temps, les débats continuent sur la question des droits et l’abolition des dîmes ecclésiastiques (1789-1989, Agenda du bicentenaire, VENDREDI 7 AOÛT)

1790 – 7 août : ASSEMBLÉE ÉLECTORALE DU VAR – L’assemblée électorale du Département du Var tint ses réunions au couvent des Minimes du 5 juillet au 7 août 1790 (Chanoine Bouisson, 1935)

1793 – 7 août : DÉBUT DU SIÈGE DE TOULON PAR LES TROUPES DE LA CONVENTION – Le 7 août 1793, la Convention donne ordre à l’Armée d’Italie de détacher contre Toulon une armée conduite par les généraux Gardanne et Lapoype, cependant qu’une autre armée, commandée par Carteaux, marchera sur Marseille dont la « phalange » fédéraliste prétend reprendre Paris ! Carteaux a fait rapidement reculer cette « phalange » d’Orange sur Avignon qu’elle a évacué précipitamment le 27 juillet en réclamant l’assistance des Toulonnais !

En réponse à cette demande, le 7 août, des détachements, débarqués des vaisseaux, sont envoyés au « secours des Marseillais » sur la « réquisition formelle » des Sections et Corps Constitués de la ville de Toulon, en vertu, déclara-t-on, du « cri public » afin de repousser les « brigands » de Carteaux !

Le commandant d’armes de Toulon, Doumet, dut s’opposer à la prétention « des canonniers pour changer de batterie », car ils se trouvaient « sous les ordres et sous la direction du commandant des forts et fortifications du département ». Un certain sentiment d’insécurité commence à se faire jour parmi les sectionnaires toulonnais. Aussi, par souci de défense, organisent-ils une descente sur Sanary pour y saisir les canons de la batterie de Portissol, malgré l’opposition du Maire Pardigon. Ce désarmement d’un ouvrage clef de la défense maritime montre que pour certains, l’ennemi n’est plus l’Anglais mais bien l’armée conventionnelle qui risque d’arriver par l’intérieur des terres. Mieux, la municipalité toulonnaise demande aux beaussétans de hâter la livraison de trois canons de calibre 4 que les Marseillais sont venus chercher en renfort ! Ainsi fait-elle des reproches aux communes qui refusent de livrer des armes sous prétexte qu’elles manquent de charrettes ! (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Archives de Sanary, H2)

1794 – 7 août (20 thermidor) : DU RETARD A L’ALLUMAGE – Joseph Vidal, « ça ira » Portal, Pauchon, Jean Joseph Antelme, G. Imbert, composant le comité de surveillance du Beausset, sont les jacobins locaux. Ils n’ont peut-être pas très bien compris ce qui s’était passé à Paris les 9-10 et 11 thermidor. En effet, le 20 thermidor, ils annoncent à la municipalité du Beausset qu’ils ont « fait traduire dans une maison d’arrêt de Paris les nommés Portails et Angelin (Jean Etienne Marie Portalis, et Angelin, ex-notaire royal)… Transmettez-nous les dénonciations faites contre ces deux individus… afin que nous les fassions passer de suite au comité de salut public ». Pour eux la Terreur continue ! … (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française)

1830 – 7 août : CONQUÊTE D’ALGER – Le général Danrémont ayant pris toutes les dispositions pour s’établir militairement dans Bône, savait que la soumission des habitants de cette ville n’entraînait aucunement la soumission des tribus du voisinage qui la bloquaient. Il avait mis un bataillon dans la casbah de Bône, citadelle qui s’élevait à 400 m de l’enceinte de la ville, et placé le reste des troupes dans la ville et dans deux redoutes construites sur la route de Constantine. Les 6, 7 et 8 août 1830, il fut très vivement attaqué par le cheik de la Calle (Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger)

1834 – 7 août : Décès de Joseph-Marie Jacquard, inventeur du métier à tisser.

1840 – 7 août : CONSEIL DE FABRIQUE DE LA NOUVELLE PAROISSE DE SAINT-MANDRIER –
Formation du premier conseil de fabrique de la nouvelle paroisse de Saint-Mandrier. M. Jean-Baptiste Lautier, prêtre recteur de cette paroisse avait convoqué dans la maison qui servait de presbytère, les membres nommés du conseil de fabrique de la dite paroisse, c’est à dire : M. M. Buffaria Louis, Bernard Laurent, Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. « Monsieur le Maire de La Seyne absent quoique dûment convoqué, M. le Recteur de la paroisse a fait lecture de l’arrêté de M. le Préfet du Var en date du 7 août mil huit cent quarante qui nomme conseillers de Fabrique de la paroisse de Saint-Mandrier les sus dits M. M. Buffaria Louis et Bernard Louis Laurent. Il a lu ensuite l’ordonnance de Monseigneur l’Evêque de Fréjus en date du dix-neuf juillet cou¬rant, qui nomme conseillers de la dite Fabrique les sus dits M. M. Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. Les dits conseillers de Fabrique ont procédé par la voie du scrutin à la nomination de leur Président et de leur secrétaire, aux termes de l’article 9 du décret du trente décembre 1809 et il en est résulté que le dit sieur Buffaria Louis a été nommé président, et le dit sieur Andrieu Etienne a été nommé secrétaire de la dite Fabrique. Le conseil ainsi formé, a choisi par voie du scru¬tin et parmi ses membres, les trois marguilliers, devant composer le bureau aux termes de l’article 11 du décret précité, et il en est résulté que les sieurs Bernard Louis Laurent, Ginouvès Etienne et Cauvin Auguste ont été nommés marguilliers. Le bureau des marguilliers ainsi composé, M. le Recteur qui en est membre de droit, en faisant partie, ont été nommés parmi eux, le sieur Louis Laurent Bernard trésorier, le sieur Etienne Ginouvès président et le sieur Auguste Cauvin secrétaire du bureau des Marguilliers.» (Gisèle Argensse, 1989, p. 63 – 64).

1867 – 6 août : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – « Mercredi Saint Gaétan. Vent d’ouest – forte brise. On a trouvé sur la plage un peu après le pont un dauphin ou marsouin ou souffleur mort ; il exhalait même une odeur qui fait supposer qu’il est mort depuis plusieurs jours. On a ordonné d’aller le noyer au milieu du golfe au moyen d’une corde et d’une grosse pierre. C’est Joseph Fabry, patron pêcheur, qui s’est chargé de la corvée moyennant une rémunération de 3 francs. »

1870 – 6 août : L’ADMINISTRATION DES DOMAINES VEUT VENDRE AUX ENCHÈRES LE TERRAIN DES NOUVEAUX QUAIS DE SANARY QUI ONT ETE CONQUIS SUR LA MER. La Mairie en ayant décidé l’achat pour éviter qu’il soit vendu à un « spéculateur », le Directeur des Domaines, propose, le 11 Juillet 1870, le prix de 10 francs le mètre carré. Ce qui est très exagéré. A cette date, le prix du terrain vendu par un propriétaire est de l’ordre de 5 francs le mètre carré comme l’indique le fait que cinq ans avant, la mairie elle-même, a été contrainte de vendre un terrain communal à 6 francs le mètre carré. Marius Michel, maire, qui vient d’être réélu à cette charge le 28 août 1870, par suite des élections du 6 Août 1870, fait connaître qu’il a lui-même acheté du terrain à TAMARIS à un prix bien inférieur (un demi-franc). Les tractations seront longues à aboutir en faveur de la commune. (Ephémérides, 1ère année)

1891 – 7 août :

1. ÉCOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER – Depuis le 28 novembre 1880, la commune avait fait l’acquisition de l’immeuble Roure pour servir d’école et de mairie. L’école n’était toujours pas construite De plus, la commune servait à la dite dame l’intérêt à 5 % du capital de 12 000 francs valeur de cet immeuble. Le 7 août 1891, la commune se trouvait en mesure de se libérer de cette acquisition. La somme nécessaire est donc votée pour rembourser Melle Roure (Gisèle Argensse, 1989, p. 76).

2. INSTITUT MICHEL PACHA À TAMARIS – Au cours de la séance du 7 Août 1891, le Conseil municipal de La Seyne, présidé alors par Saturnin Fabre, discuta d’une subvention pour l’aménagement des premiers laboratoires de l’Institut Michel Pacha à Tamaris. Devant l’importance de la dépense, il fallut solliciter plusieurs organismes. L’ultime phase de la création ne se fit qu’en 1898 après la lutte obstinée du professeur Dubois qui dura sept ans. Les charges financières furent assumées par le Conseil général du Var, la commune de La Seyne, l’Association française pour l’avancement des Sciences, la Société des Amis de l’Université de Lyon, le ministère de l’Instruction publique et de nombreux donateurs désireux d’encourager une œuvre à caractère scientifique. Rappel des faits : en juin 1889, le professeur Raphaël Dubois, Directeur du Laboratoire de l’Université de Lyon vient à Tamaris. Il s’intéresse à la production de lumière par certains animaux marins. Pourquoi vient-il explorer les fonds de la baie du Lazaret ? Parce qu’il sait que le plancton y est d’une richesse incomparable. Un nombre d’espèces considérables y vit et se développe là dans une masse d’eau rarement agitée : poissons, mollusques, crustacés, échinodermes, holothuries, éponges… Tous ces êtres vivants se reproduisent dans une végétation d’une extrême diversité. Le professeur, spécialiste en biologie sous-marine, rêve d’une station permanente où il pourra installer ses laboratoires. Il rencontre Marius Michel Pacha, propriétaire des lieux, et lui expose son projet. D’emblée avec sa générosité coutumière, le mécène offre le terrain nécessaire à la construction et mieux encore détache de son bien une parcelle de 2 715 m2 dont il fait don à la Faculté de Lyon. À cette libéralité, il ajoutera 1 000 m3 de pierres pour la construction de l’édifice. En échange il exige une seule condition : c’est que l’établissement porte son nom. Comme chacun sait, sa volonté a été respectée. L’inauguration officielle eut lieu en 1899.

1892 – 1er mai : On retourna aux urnes pour des élections municipales. La liste du docteur Gras fut battue ; celle du Parti ouvrier, élue, s’installa à l’hôtel de ville avec, comme maire, M. Reynier Ciotat. Alors, l’ancien marché de la place aux Fruits fut rétabli. On remarqua l’inconséquence municipale qui prit la décision de faire cesser les travaux de la nouvelle poissonnerie qui devait s’élever à la place aux Fruits. Un certain jour de septembre, le maire, ceint de son écharpe et accompagné de la force armée, se rendit auprès des ouvriers qui travaillaient à la construction de la nouvelle halle aux poissons pour leur signifier l’ordre de cesser le travail ce qui donna lieu à des démêlés homériques entre le maire cl l’entrepreneur. A la suite des dernières élections municipales, la Compagnie des Messageries Maritimes procéda à un renvoi d’ouvriers et au changement de catégorie de certains de ses employés. Le Petit Provençal écrivait : « Nous espérions qu’il suffirait de signaler à l’administration des Messageries Maritimes l’indignation soulevée dans le cœur des honnêtes gens par le renvoi brutal de cinquante ouvriers des Ateliers de La Ciotat, cinquante ouvriers coupables, simplement, d’avoir agi avec indépendance dans la plénitude de leurs convictions aux scrutins du St juillet et du 7 août. « Nous pensions que la Compagnie des Messageries Maritimes ne pouvait être responsable des agissements de quelques sous-ordres trop zélés, obéissant à des rancunes personnelles ou servant des haines immondes de clocher, etc. » (Marius Deidier, Histoire de La Ciotat, 1965).

1905 – 7 août : ENTENTE CORDIALE – Le 7 août 1905, les relations franco-britanniques ont bien évolué ; l’heure est à l’Entente Cordiale. L’Escadre du Nord, en compagnie d’une escadre espagnole, reçoit, dans l’enthousiasme, le Royal Navy à Cherbourg le 6 juin. L’accueil anglais, à Portsmouth, est tout aussi chaleureux lorsque le vice-amiral Caillard et ses bâtiments arrivent dans ce port le 7 août. Mouillée sur la célèbre rade de Spithead, la flotte franco-britannique est passée en revue par le roi Édouard VII deux jours plus tard.

1911 – du 21 juillet au 7 août : Le sous-marin “Mariotte” (Q 74, type Mariotte) est immobilisé pour refaire l’isolement du cône arrière du collecteur bâbord.

1914 – 7 août : PREMIÈRE GUERRE MONDIALE

1. Les troupes françaises entrent dans la ville de Thann (aujourd’hui dans le Haut-Rhin), première ville d’Alsace libérée.

2. HÔPITAL DE LA MARINE : Décès de DEPEILLE Joseph Léopold Marius né le 16/10/1893 à Pignans (Var), Matelot de 3ème Classe Sans Spécialité, décédé le 7/8/1914 à 20 ans, à Saint-Mandrier-sur-Mer (Hôpital) Var – Fracture du crâne.

1918 – 7 août : PREMIÈRE GUERRE MONDIALE – GUERRE NAVALE EN MÉDITERRANÉE : Le 7 août 1918, le croiseur cuirassé « Dupetit-Thouars », du type Gueydon, coule après avoir été torpillé par l’allemand U 62, à 400 nautiques de Brest. Son équipage sera en grande partie sauvé.

1919 – 7 août : Le pilote Charles Godefroy passe en avion sous l’Arc de Triomphe à Paris.

1920 – 7 août : Jean Aicard fait représenter au Vieux Solliès son « Forbin de Solliès, ou Le Testament du Roi René » par Silvain, Louise Silvain, et la jeune troupe de la Comédie- Française. Pendant ces deux journées, le Vieux-Solliés sortit de sa torpeur, retrouva sa vie active, fré­missante, fiévreuse d’autrefois. Silvain, le grand Syl­vain, qui a sa place et son buste à Solliès-Ville, a admirablement décrit en quelques lignes évocatrices cet enthousiasme méridional. « Comme les foules athéniennes se pressaient vers l’Acropole pour entendre les vers immortels d’Eschyle, de Sophocle et d’Euripide, les populations de Toulon, des Maures, du Var tout entier, gravirent la colline de Solliès-Ville à l’appel de Jean Aicard « Et Solliès-Ville en reste sacrée ! » (Discours de réception à l’Académie du Var — 8 août 1926, cité par Paul Maure, 1936, p. 245).

1940 – 7 août : DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

1.  ANNEXION DE L’ALSACE ET DE LA LORRAINE PAR L’ALLEMAGNE : Le 7 août 1940, alors que l’Alsace-Lorraine est annexée à l’Allemagne (Jean-Charles Volkmann, 2003), Max Juvénal, futur maire de Saint-Mandrier, s’évade du camp allemand dans lequel il est interné (Gisèle Argensse, 1989, p. 220).

2. projet de service militaire obligatoire aux États-Unis : Le 7 août, le Patit Marseillais apprend par son correspondant à Genève que « Le projet de service militaire obligatoire aux États-Unis » agite la population de ce pays. « Les sénateurs et les députés sont inondés de dépêches et de télégrammes de leurs électeurs les enjoignant de se dresser énergiquement contre cette initiative des anglophiles ». Cette information fait l’objet d’un article publié le 8 août (Le Petit Marseillais du 8 août 1940).

3. UN MINISTRE JAPONAIS A BERLIN – Puisque nous en sommes à la revue de presse, feuilletons quelques-unes de ces feuilles de choux du moment : « M. Matsukuo, ministre japonais des affaires étrangères, se rendrait à Berlin pour collaborer à l’établissement d’un nouvel ordre mondial ».

4. loi relative aux prix des restaurants à prix fixe – Le même Petit Journal publie un article concernant la nouvelle loi relative aux prix des restaurants : « Dans les restaurants à prix fixe, à toute suppression de plat doit correspondre une réduction de prix », qu’on se le dise !

5. Abetz ambassadeur du Reich en France – Un peu plus loin, le Petit Journal – toujours lui – annonce la nomination de « M. Abetz comme ambassadeur du Reich en France » (Le Petit Journal du 6 août 1940).

6. Max Juvénal s’évade du camp allemand dans lequel il est interné.

1942 – 7 août : FRONT DU PACIFIQUE – Le 7 août 1942, les troupes des Etats-Unis débarquent à Guadalcanal, desserrant ainsi l’étau que les Japonais avaient créé autour de l’Australie et profitant des avancées dues à la victoire de Midway sur les forces aéronavales japonaises, le 4 juin.

1944 – 7 août : DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO –
A 6h, l’entrepôt Girodroux prend feu.
Dans la matinée, une patrouille allemande se présente à l’église et y pénètre en criant « Terroristes ! Terroristes ! »
A l’Espérance, les gardiens allemands ont reçu l’ordre de regagner la citadelle avec leurs prisonniers. Guy Levavasseur réussit à se dissimuler et à échapper à ceux qui viennent le rechercher tandis que des obus tombent autour de la prison.
Au Blockhaus-Hôpital du Rosais, le docteur Ferey se souvient de la salle d’opération devenue trop petite pour accueillir tous les blessés allemands et français, ces derniers atteints par des éclats dans les champs ou sur la grève, au point que le chirurgien allemand s’installa dans le couloir et la laissa aux deux médecins français, les docteurs Ferey et Thibouméry. Un groupe électrogène fonctionnait en permanence. Au-dehors, les projectiles sifflaient, les explosions des obus américains se mêlaient aux coups de départ des canons allemands.
Des tracts étaient largués par les avions américains en réponse à l’ordre du jour du colonel von Aulock de tenir jusqu’à la dernière cartouche : « (…) La ligne de bataille est à présent loin d’ici et les unités allemandes sont en pleine retraite. Vous ne pouvez plus compter sur des renforts ni sur la possibilité de regagner les lignes allemandes. (…) Rendez-vous aux soldats alliés (ou) au poste de gendarmerie le plus proche. (…) vous serez bien traités, comme prisonniers de guerre, selon les prescriptions de a Convention de Genève. »
A la fin de la journée, des détonations sourdes et puissantes ébranlent toute la région. Les grues basculent dans les bassins. Des colonnes de fumée de pierre et d’acier s’élèvent du port. Les écluses volent en morceaux. Des blockhaus glissent sur leur base. (…) Rien n’a échappé à la destruction. Tout a été saccagé ! Dans le chenal, de nombreux bateaux coulés ou sabordés ajoutent à la désolation générale.
Le colonel von Aulock avait assuré qu’il ferait le minimum ! Ce minimum s’est avéré d’importance.
Certains éléments se sont vantés, après la libération, d’avoir empêché les quais de sauter en coupant les fils de commande. Des membres de la Résistance, soucieux de la véracité des faits, apposèrent alors à la mairie de Saint-Servan une affiche invitant « ceux qui auraient coupé des fils de mise à feu sur les quais, à se faire connaître en apportant un rapport succinct avec croquis ». Personne jusqu’à ce jour, ne s’est présenté (R. Fouque, La Cité de Saint-Malo, 1945).

2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD (OPÉRATION « DRAGOON ») :
D’après le témoignage écrit de Paul Guion, adjoint au maire de Six-Fours, dans les premiers jours d’août 1944 les alertes aériennes sont de plus en plus fréquentes « nous vivons en alertes, elles se succèdent à raison de 4 ou 5 par jour ». On s’attend à un débarquement imminent sur les côtes méditerranéennes. Ainsi, dans la semaine du lundi 7 août au samedi 12 août, les alertes se succèdent. Des abris sont construits dans le village (abris souterrains recouverts de planches et de terre). Les objectifs sont les voies ferrées, les routes principales et les batteries côtières. « Depuis quelques jours les bombardements sont plus nombreux. On sent qu’un débarquement se prépare, mais où ? La population du village est réduite. Beaucoup de familles ont été évacuées. Avec la famille Zurletti nous avons creusé une tranchée que nous avons couverte de tôles et de madriers ».

3. Efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance – Des extraits du journal de marche du groupe d’armées G (lre et 19e armées allemandes), regroupant les troupes d’occupation du sud de la France, soit la moitié du territoire national, prouvent l’efficacité de l’action menée par les unités de la Résistance. Formant l’équivalent de 15 divisions alliées, les FFI jouent un rôle important dans la libération de la France et le succès du débarquement en Normandie. Les sabotages et les embuscades se multiplient sur les arrières des troupes allemandes en Normandie. L’action des 30 000 FFI en Bretagne, soutenus par deux régiments parachutistes de la France libre, est particulièrement exemplaires, puisque 150 000 soldats allemands, fixés dans une importante guérilla, ne peuvent venir soutenir à temps les troupes hitlériennes engagées en Normandie en juin 1944 (Dominique Lormier, 2016) :  « 7 août 1944 : en gros, le terme « mouvement de terroristes » n’est plus valable. Il s’agit plutôt maintenant d’une armée organisée qui se tient sur les arrières du groupe d’armées G. En cas de dégradation de la situation, on peut s’attendre à un soulè­vement populaire qui montrera non pas un peuple français fatigué mais des gens d’un tempérament enflammé.

3. « L’IMPETUEUSE » SAISIE PAR L’Allemagne – Le 7 août 1944, l’aviso-dragueur « L’Impétueuse », saisi par les Allemands à Toulon le 9 septembre 1943 et renommé SG 17, est sabordé à Marseille sans être entré en service. En 1945, l’épave sera envoyée à la démolition.

1954 – 7 août :

– LA RÉALITÉ DÉPASSE LA FICTION – Les coureurs seront pris à Quimper, à 10 heures, en face du restaurant du Commerce, par les dirigeants résignés pour accompagner l’équipe. (Vue dans le Télégramme de Brest du 7 août 1954).

–A Saint-Mandrier, Mlle Sizaire, fille du gardien de la batterie du Lazaret, épouse M. Bouyssel, quartier maître-électricien (Ken Nicolas, vol. 1).

2019 – 7 août : COMMUNIQUÉ DE PRESSE – C’est une histoire fracassante qui secoue actuellement le Moyen-Orient. La princesse Haya de Jordanie, femme de l’émir de Dubaï Mohammed ben Rached al-Maktoum, a fui les Emirats arabes unis et réclame depuis l’Angleterre – où elle a trouvé refuge – le divorce. Mardi 30 juillet, elle s’est rendue à la Cour suprême de Londres pour une audience où elle a demandé une mesure de protection pour la protéger d’éventuelles représailles et une autre pour empêcher le mariage forcé de sa fille. Elle a également réclamé la tutelle de ses deux enfants, tandis que l’émir, de son côté, réclame leur retour aux Emirats. La princesse était accompagnée de son avocate maître Fiona Shackleton, qui avait représenté le prince Charles lors de son divorce avec la princesse Diana. Mohammed ben Rached al-Maktoum lui, est défendu par Helen Ward, qui a notamment représenté le réalisateur britannique Guy Ritchie lors de son divorce avec la chanteuse américaine Madonna. C’est donc une bataille juridique internationale qui a débuté ce mardi, déclenchée par le départ express de la princesse il y a quelques mois. Mais pour quelles raisons la princesse a-t-elle décidée de s’enfuir ? La princesse Haya de Jordanie se serait réfugiée à Londres « par crainte d’être assassinée ou ramenée de force à Dubaï » selon le Daily Mail. Une crainte qu’elle nourrit depuis qu’elle a découvert que son mari lui aurait menti au sujet de « l’emprisonnement et la torture de sa fille aînée ». En effet, en mars 2018, c’est la princesse Latifa Al Maktoum, l’une des filles de l’émir, eue avec une autre femme, qui s’est échappée des Emirats arabe unis par la mer pour refaire sa vie aux Etats-Unis. Dans une vidéo Youtube, elle dénonçait la maltraitance qu’elle subissait de la part de son père. Mais celle-ci a été interceptée et serait depuis emprisonnée et torturée à Dubaï, selon le Daily Mail. A ce jour, la jeune femme n’est pas réapparue vivante depuis décembre 2018. Des faits que Haya de Jordanie ignorait, son mari prétendant que Latifa avait été victime d’un complot d’extorsion. « La princesse Haya a finalement appris la vérité sur ce que son mari avait fait à sa propre fille et craint que cela ne lui arrive aussi. […] Elle a découvert par elle-même ce que Latifa avait enduré et s’est demandé quel genre d’homme met sa propre fille en prison ? « , explique l’une des sources au quotidien. Cette fuite serait également motivée par la jalousie du monarque envers son épouse et le garde du corps de la famille, selon « The Times ». Une « apparente proximité » qui a éveillé des soupçons d’infidélité de la part de l’émir et qui aurait provoqué sa colère. L’audience devant la Haute cour se poursuivait ce mercredi. Pour l’Organisation Detained in Dubai, basée à Londres et qui affirme aider juridiquement les victimes d’injustice aux Émirats, la fuite de Haya de Jordanie permettrait d’obtenir un témoignage et de mettre en lumière les violences présumées dans le pays : « Nous espérons qu’elle restera en sécurité et qu’elle coopérera avec les autorités internationales pour révéler les abus présumés perpétrés derrière les portes du palais royal de Dubaï », a déclaré Radha Stirling, la présidente de l’organisation (condensé de l’article de Sylvia Bouhadra).

2021 – 6 août : EN PRIME : diffusion journalière et en avant-première d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA RÉPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 11 ont déjà été livrés sur ma page FB).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 316e livraison).

Recensement des carraires qui ont été privatisées à la Révolution (1819) arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174.

.Ces carraires, qui ne doivent pas être confondues avec les chemins de communication, nous sont connues grâce à l’enquête réalisée en 1819 par le maire Jean Granet, à la demande du Préfet du Var (L’Etat relance l’usage des carraïres qui étaient tombées en désuétude, du fait de la nécessité qu’il y avait durant la révolution et l’empire de privilégier la forêt pour l’usage militaire. Les originaux de l’Etat des carraires de Sanary se trouvent aux archives municipales de Sanary.). Le document fait état de quatre carraires qu’il est interdit de clore ou détruire, réputées comme ayant existé de tout temps, et dont l’entretien incombe à la communauté. Le point de départ étant pratiquement le même pour toutes : la colline du Gros Cerveau, appelée la Colle. Nous avons déjà décrit leur parcours au chapitre « Epoque moderne » et y renvoyons le lecteur.

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 516e livraison :

(suite) Les Garde-côtes.

De tout temps, les habitants de la Provence avaient dû exercer une surveillance des côtes exposées aux incursions des pirates et des flottes ennemies. Au début du XIVe siècle, en 1302, le grand sénéchal avait organisé un système de signaux  se répondant de distance en distance depuis l’embouchure du Petite-Rhône jusqu’à Nice. Les communautés maritimes assuraient elles-mêmes, pour leur propre sauvegarde,  un service de guet : elles armaient les habitants, et quelques-unes se défendaient bien, comme par exemple La Ciotat. Mais, d’une manière générale, la défense côtière était insuffisante.

Au cours de l’époque moderne, au moment de l’inspection de Séguiran en 1633, les barbaresques avaient enlevé 80 mariniers de Martigues. Sous Mazarin, la situation ne fut pas meilleure.

Par ordonnances, les rois tentèrent de remédier à ce mal. En mars 1584, fut posé le principe de l’obligation du guet pour les habitants de villes maritimes. Colbert, en 1661,  règlementa ce service : ces villes devaient être groupées sous le commandement et l’inspection de capitaines gardes-côtes et tous les habitants devaient recevoir des armes. Des ordonnances datées de 1701 puis de 1706, imposèrent à tous les habitants des paroisses situées à moins de 2 lieurs du bord de mer (à l’exclusion des inscrits maritimes) une astreinte au service de guet et de garde. Les groupements des paroisses étaient constitués en capitaineries, chacune ayant à sa tête un capitaine assisté d’un major et d’un lieutenant nommés par le roi, rattachées à l’Amiral de France et enregistrées au greffe des tribunaux d’amirauté. Les hommes inscrits au rôle de la garde-côte devaient être passés en revue deux fois par an par des officiers des amirautés.. En temps de guerre, les hardes-côtes étaient rassemblées  et les compagnies détachées à la garde de certains ouvrages occupaient alors les points du littoral qu’elles avaient à défendre.

Toute cette organisation ne fonctionna régulièrement qu’à partir de 1723 où les côtes provençales furent divisées en 9 capitaineries dont les chefs-lieux furent fixés à Arles, Martigues, Marseille, La Ciotat, Toulon, Hyères, Saint-Tropez, Fréjus et Antibes.

(A suivre).

LA SEYNE-SUR-MER. 220e livraison :

1688 – 7 août : LA SEYNE ET SIX-FOURS CONTESTENT UNE DÉCISION DU FERMIER DU DOMAINE ROYAL – L’année 1687, le fermier du domaine du roi aurait prétendu faire payer à Six-Fours et La Seine les droits des péages nouvellement réunis en la ville d’Aix. Ce qui donna lieu, aux consuls des susdits lieux et à ceux de la Seine, comme ayant, ce dernier est uni à celui de S-F, de donner requête à Messieurs les commissaires du domaine du Roi en Provence, le 3 octobre audit an 1687, aux fins qu’il fut ordonné qu’ils jouiront dudit droit de péage, qui est dû au Roi dans toutes les villes de la Provence. Sur laquelle, après avoir ouï ledit fermier du domaine, sur les conclusions du procureur du Roi, auraient ordonné que les habitants des lieux d’Ollioulles, S-F, la Seine, Evenes et le Bausset, seront exemptés du paiement du droit des péages établis à la ville d’Aix et autres villes et lieux de Provence, en faveur de sa majesté, suivant les privilèges ci-dessus mentionnés, conservés aux archives de sa majesté. Et ce, en rapportant, par lesdits habitants, des certificats de leur consul, contenant leur résidence actuelle auxdits lieux, en bonne forme, rendu, ledit jugement, à Aix, le 7 août 1688, signé Lebret Fulconis Jovanis (Jean Denans, 1713. Cet acte renvoi à celui par lequel « Marie de Chastellon, Reine de Naples de Cicille accorda aux habitants de Six-Fours, Ollioulles, le Bausset et Evenes, l’immunité et l’exantion (l’exemption) de tous droits de péage, non seulement dans le détroit de la ville de Toulon, mais encore dans tous les lieux de Provence et terres adjacentes ».). A cette époque, Six-Fours et La Seyne étaient séparés depuis 22 ans.

1840 – 7 août : CONSEIL DE FABRIQUE DE LA NOUVELLE PAROISSE DE SAINT-MANDRIER qui dépendait encore de La Seyne –  Formation du premier conseil de fabrique de la nouvelle paroisse de Saint-Mandrier. M. Jean-Baptiste Lautier, prêtre recteur de cette paroisse avait convoqué dans la maison qui servait de presbytère, les membres nommés du conseil de fabrique de la dite paroisse, c’est à dire : M. M. Buffaria Louis, Bernard Laurent, Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. « Monsieur le Maire de La Seyne absent quoique dûment convoqué, M. le Recteur de la paroisse a fait lecture de l’arrêté de M. le Préfet du Var en date du 7 août mil huit cent quarante qui nomme conseillers de Fabrique de la paroisse de Saint-Mandrier les sus dits M. M. Buffaria Louis et Bernard Louis Laurent. Il a lu ensuite l’ordonnance de Monseigneur l’Evêque de Fréjus en date du dix-neuf juillet courant, qui nomme conseillers de la dite Fabrique les sus dits M. M. Ginouvès Etienne, Andrieu Etienne, Cauvin Auguste. Les dits conseillers de Fabrique ont procédé par la voie du scrutin à la nomination de leur Président et de leur secrétaire, aux termes de l’article 9 du décret du trente décembre 1809 et il en est résulté que le dit sieur Buffaria Louis a été nommé président, et le dit sieur Andrieu Etienne a été nommé secrétaire de la dite Fabrique. Le conseil ainsi formé, a choisi par voie du scrutin et parmi ses membres, les trois marguilliers, devant composer le bureau aux termes de l’article 11 du décret précité, et il en est résulté que les sieurs Bernard Louis Laurent, Ginouvès Etienne et Cauvin Auguste ont été nommés marguilliers. Le bureau des marguilliers ainsi composé, M. le Recteur qui en est membre de droit, en faisant partie, ont été nommés parmi eux, le sieur Louis Laurent Bernard trésorier, le sieur Etienne Ginouvès président et le sieur Auguste Cauvin secrétaire du bureau des Marguilliers.» (Gisèle Argensse, 1989, p. 63 – 64).

1891 – 7 août :

1. ECOLES COMMUNALES DE LA SECTION DE SAINT-MANDRIER qui dépendait encore de La Seyne- Depuis le 28 novembre 1880, la commune avait fait l’acquisition de l’immeuble Roure pour servir d’école et de mairie. L’école n’était toujours pas construite De plus, la commune servait à la dite dame l’intérêt à 5 % du capital de 12 000 francs valeur de cet immeuble. Le 7 août 1891, la commune se trouvait en mesure de se libérer de cette acquisition. La somme nécessaire est donc votée pour rembourser Melle Roure (Gisèle Argensse, 1989, p. 76).

2. INSTITUT MICHEL PACHA À TAMARIS – Au cours de la séance du 7 Août 1891, le Conseil municipal de La Seyne, présidé alors par Saturnin Fabre, discuta d’une subvention pour l’aménagement des premiers laboratoires de l’Institut Michel Pacha à Tamaris. Devant l’importance de la dépense, il fallut solliciter plusieurs organismes. L’ultime phase de la création ne se fit qu’en 1898 après la lutte obstinée du professeur Dubois qui dura sept ans. Les charges financières furent assumées par le Conseil général du Var, la commune de La Seyne, l’Association française pour l’avancement des Sciences, la Société des Amis de l’Université de Lyon, le ministère de l’Instruction publique et de nombreux donateurs désireux d’encourager une œuvre à caractère scientifique. Rappel des faits : en juin 1889, le professeur Raphaël Dubois, Directeur du Laboratoire de l’Université de Lyon vient à Tamaris. Il s’intéresse à la production de lumière par certains animaux marins. Pourquoi vient-il explorer les fonds de la baie du Lazaret ? Parce qu’il sait que le plancton y est d’une richesse incomparable. Un nombre d’espèces considérables y vit et se développe là dans une masse d’eau rarement agitée : poissons, mollusques, crustacés, échinodermes, holothuries, éponges… Tous ces êtres vivants se reproduisent dans une végétation d’une extrême diversité. Le professeur, spécialiste en biologie sous-marine, rêve d’une station permanente où il pourra installer ses laboratoires. Il rencontre Marius Michel Pacha, propriétaire des lieux, et lui expose son projet. D’emblée avec sa générosité coutumière, le mécène offre le terrain nécessaire à la construction et mieux encore détache de son bien une parcelle de 2 715 m2 dont il fait don à la Faculté de Lyon. À cette libéralité, il ajoutera 1 000 m3 de pierres pour la construction de l’édifice. En échange il exige une seule condition : c’est que l’établissement porte son nom. Comme chacun sait, sa volonté a été respectée. L’inauguration officielle eut lieu en 1899.

(à suivre)

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 39e livraison.

(suite) Place de la Poissonnerie – Le terrain sur lequel s’élève, en 1901, la halle de la Poissonnerie était encore, au commencement du XVIIe siècle, occupé par un îlot de quatre maisons. Ces maisons formaient avec celles en bordure, à l’Est et à l’Ouest, deux rues parallèles. La première quoique n’étant en réalité que le prolongement de la carriera grant Portal (Cadastre de 1442), était plus généralement appelée carriera del Postel vielh (Cadastre de 1442). C’est là qu’avait été installé primitivement le pastel (postellum, carcan – postel, poteau), instrument d’une peine réservée au commerçant ou débitant convaincu de tromperie sur la qualité ou le poids de la marchandise vendue et aux individus condamnés pour infraction aux bans. La deuxième rue était dénommée carriera dita de la Pescarià (cadastre de 1515) parce qu’elle était la continuation de la rue Droite. En 1087, elle était également connue sous le nom de rue descendant à la place à l’Huile (Archives communales, DD. 113).

C’est dans cette partie intérieure de la que les marchands de poisson s’étaient installés lorsque la poissonnerie située au bas de la rue des Maurels avait été abandonnée.

A suivre.

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

à vantard, vantard et demi !

Entre copains :

-Moi, les filles, je les rends dingues ! elles me courent après… Tiens ! pas plus tard qu’hier soir, il y en a une qui a frappé pendant une heure à la porte de ma chambre en suppliant que je lui ouvre. Eh bien, je te jure que je ne l’ai pas laissée sortir…

Permettez-moi de vous souhaiter un bon mercredi et de vous donner rendez-vous demain. Votre heure sera à peu près la mienne.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture