ÉPHÉMÉRIDES DU 6 AOÛT

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 6 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4514).

ILLUSTRATION :

Henri Flotte dans sa maison de Sanary (coll. OV)

Bonjour à tous et toutes,

LES FÊTES

Bonne fête à tous les FELICISSIME, s’il y en a ! Car même si saint Félicissime fut diacre du pape Sixte II et qu’il mourut martyr en 258, il n’y a pas, à ma connaissance de personnes ayant porté ce prénom à ce jour. Ou alors, qu’elles se fassent connaître. Qu’on se le dise !

Parlons des OCTAVIEN de qui c’est officiellement le jour de fête (merci Tati). Evêque de Savone, Octavien était le fils d’un seigneur bourguignon, le comte Guillaume II. L’un de ses frères devint pape sous le nom de Callixte II (mort en 1124) et un autre fut évêque de Besançon. Il se serait fait moine à Cluny si son père ne lui avait réservé la succession et obligé à faire son droit à l’université de Bologne. A la mort de son père, il ne revint pas prendre cette succession, mais s’arrêta à Pavie en Lombardie pour entrer à l’abbaye de Saint Pierre au Ciel d’Or. Par humilité, il refusa d’en devenir l’abbé, mais, vingt mois avant sa mort (1228), il dut accepter de devenir évêque de Savone (Martyrologe).

Même le dicton du jour oublie les FELICISSIME qui dit : « Si le vent souffle tout le 6 août, le blé sera cher toute l’année » tandis qu’un autre dicton propose « d’aller chercher salade au jardin » !

Le calendrier julien lui préfère la TRANSFIGURATION qui, à Aix, est la fête titulaire de la basilique Saint Sauveur dont le célébrant bénissait autrefois les raisins nouveaux après l’offrande de l’hostie (semaine religieuse, 31 juillet 1880).

S’il faut en croire Marcel Provence, à Carpentras, dans la cathédrale Saint-Siffren, la foule assistait à une cérémonie identique.

Pour Fabre d’Eglantine, le quinzième jour du mois de thermidor An II était dédié à la GENTIANE dont la cueillette et l’arrachage sont aujourd’hui interdits en France mais qui entre malgré tout dans la composition de délicieuses boissons (hips !).

LE MOT DU JOUR :

A propos de mirabelle, me revient sous la plume – doux euphémisme pour « clavier d’ordinateur » – ce que j’écrivais quelques mois auparavant, exactement le 14 novembre, à propos du grand amateur de la fée verte, je veux dire l’absinthe, qu’était Alphonse Allais, notre grand Alphonse, notre félicissime Allais, qui disait, prémonitoirement au tout début du XXe siècle : « « le Bas-Var aux Bas-Varois ! ». Si, si, c’est bien de lui cette expression que d’autres lui ont volée par la suite.

Et cette autre de Louis Jouvet : « « Si l’administration était bien faite, il n’y aurait pas de soldat inconnu ! »

ÉPHÉMÉRIDES

1223 – 6 août : Chartreuse de Montrieux, Méounes (Var) – Le 6 août 1223, Gui et Hugues de la Roque (il s’agit de la Roquebrussanne) vendent aux chartreux de Montrieux le droit de pacage sur tout le territoire de la Roque, pour le prix de 8 livres, et les exemptent du droit de péage. Ils promettent de faire ratifier cette vente par leur sœur. Témoins : Magister Bertranndus, monachus, Villelmus Giraudus, canonicus, Pontius, procurator ; Villelmus de la Terrasza, Aldebertus, Stephanus, Willelmus de Montevenrio, Geraldus, Bertrannus, Pontius, Willelmus Bertrannus, monachi Monte Rivi ; Pontius, coquinarius ; Johannes Tauferius, Gaufridus Albanus ; laici : Willelmus Galiot de Valle, Petrus Maurellus, Willelmus Capio, de eadem Valle ; Giraudus Muratore de Noulis, Pontius Giraudus de Romolas (Boyer R., 1980, p. 638 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux, cf. acte n°210).

1256 – 6 août : Sala de Reniharda (charte aux archives de la Major), première mention de La Salle – hameau de la commune d’Allauch, au quartier des Trois-Lucs (en 1872).

1284 – 6 août : La Corse devient génoise – Le 6 août 1284, près de la petite île de La Meloria, au large de Livourne, la flotte de Pise est complètement anéantie par celle de Gênes. Cette bataille de Meloria consacre la suprématie de la Sérénissime République de Gênes sur la Méditerranée occidentale et sur la côte occidentale de la péninsule italienne, y compris la Corse. Pise, de son côté, tombe sous l’influence de Florence, sa rivale en Toscane.

1290 – 6 août : Colla del Lentill (acte notarié), première emntion de la Colle de Lentin, hauteur sur la limite des terroirs de Marseille et de la Penne.

1390 – 6 aoûtLa Sala (charte aux archives municipales). La Salle – château, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel. Première mention : Sala, en 1119 (cartulaire de Saint-Victor, n° 923). La terre de la Salle, érigée en seigneurie, fut acquise par Pierre de Seriazo (acte du 12 septembre 1549, archives de l’Evêché) dont la fille Catherine de Seriazo épousa Michel de Village, descendant de Jean de Village et de Perette Cœur. La famille des de Village, seigneurs de la Salle, s’est éteinte en la personne de Charles-Alphonse Désiré, mort le 20 octobre 1853.

1501 – 6 août : L’Escalhon (registre aux archives de l’Evêché de Marseille). Rodoneau, colline, commune d’Aubagne, vers Roquefort. Première mention : Rodonel, le 8 septembre 1453 (registre aux archives de l’Evêché).

1506 – 6 août : Le Roi et la Reine d’Espagne passeront par Toulon – Le 6 août 1506, Louis XII écrit aux consuls de Toulon que le roi et la reine d’Espagne, se rendant à Naples, s’arrêteront probablement dans leur ville, et il les invite à les accueillir comme lui-même. Ironie du sort, ce prince n’est autre que le successeur d’Alphonse d’Aragon, l’auteur de l’incendie de Marseille et qui a longtemps été, sur le littoral, un objet de terreur. Or, Ferdinand est un vainqueur avec qui il faut compter. Veuf d’Isabelle de Castille, il a obtenu la main de Germaine de Foix, nièce de Louis XII, roi de France et doit traverser Toulon en conduisant sa jeune épouse dans sa nouvelle conquête, l’Italie et le royaume de Naples. Dans les carnets de Jaume Deydier, bayle d’Ollioules, on relève, écrit en provençal : « La intrada del rey de Spanha et de la reyna sa molher. L’an 1506 et dimecres, lo 22 del mes de septembre, de vespre, intret lo rey de Spanha et la reyna sa molher, filha del conte de Foys, ambe granda armada de galeras et de naus (soit treize galères, neuf fustes, vingt-quatre caravelles, quatre brigantins, portant quinze mille hommes de troupe) ; et son requilhit en Tholon honorablemen per monsenhor lo bastard de Savoya et altres senhors, como lo Rey nostre senhor avié comandat, et dormit ung vespre a Tholon a l’evescat, et, lendeman matin, s’en partiron ambe l’armada al rialme de Naples… Et nos aven veser l’armada de nostre Darbosson, ambe las damas de Olioll et de Buelh » (De Ribbe, 1898, p. 449 et suiv.).


1548 – 6 août : Locus de Cassitis (acte aux archives de l’Evêché de Marseille). Cassis – canton de La Ciotat. Son territoire a toujours fait partie de l’évêché de Marseille (1872). Dans l’Antiquité : : Carsicis portus / Casicis, (var. msc. Itinéraire d’Antonin) ; Tutelæ Carcitanæ (Inscription interprétée par l’abbé Barthélemy et rapportée par Danville). Du XIIIe au XIVe s.,Cassis est sous l’autorité de la famille des Baux.

1588 – 6 août : DEFAITE DE L’INVINCIBLE ARMADA DEVANT GRAVELINES – L’Invincible Armada espagnole se trouvait par le travers de Calais, au large de Gravelines, lorsque, dans la nuit, les brûlots lancés par les Anglais vinrent y jeter la panique, dispersant les navires. Tandis que les Hollandais, bloquant les côtes flamandes, empêchaient les troupes de Farnèse d’embarquer, les Espagnols, harcelés par les Anglais, risquant à chaque instant de s’échouer sur des bancs de sable, n’avaient plus d’autre choix que d’abandonner leurs projets d’invasion de l’Angleterre (Nota : L’expression INVINCIBLE ARMADA désigne la grande flotte envoyée contre l’Angleterre de la reine Elisabeth I par le roi Philippe II d’Espagne en 1588).


1602 – 6 août : Cade Manteau (registre de l’Écritoire). Camp de Mantel, quartier  rural, commune de Marseille, quartier  de Saint- Lazare, vers Marignelle (1872). Première mention : Campus de Mantel, 22 décem­bre 1304 (charte aux archives municipales).

1755 – 6 août : PREMIERES FOUILLES SUR LE SITE DE LA VILLA ROMAINE DES BAUMELLES A SAINT-CYR – Les premières recherches ont été effectuées par l’Abbé J.-J. Barthélémy qui, le 6 août 1755, fit dégager la colonnade du front de mer et quelques pièces décorées de marbres et de mosaïques situées à ses extrémités. Les fouilles furent poursuivies par Louis Marin en 1780 (Cahier du patrimoine n°4, Saint-Cyr, texte de J.-P. Brun).


1764 – 6 août : MEDIATION DE LA FRANCE ENTRE LA CORSE ET GENES – La guerre de 7 Ans s’étant terminée en 1763 par la défaite de la France contrainte d’abandonner à l’Angleterre la plus grande partie de ses colonies, le 6 août 1764, Gênes en appelle encore à elle et le ministre Choiseul accepte de tenter une nouvelle médiation entre la Corse et Gênes. Le comte de Marbeuf, commandant des troupes françaises, échoue sur place, et les négociations se poursuivent directement entre Choiseul et Paoli. Toujours fidèle au principe de légitimité, Choiseul entend seulement faire accepter par Paoli les résultats d’un accord franco-génois ; la Corse ne peut devenir française que par la grâce de Gênes. Paoli, au contraire, maître de la presque totalité d’une île dont l’indépendance a été proclamée, refuse de reconnaître l’autorité génoise, qui n’est que théorique, et entend traiter directement avec le roi de France du sort de la Corse (Ambrosi C., 1971, p. 1057 à 1058).

1787 – 6 Août : HOSTILITE DU PARLEMENT – Le 6 août 1787, un « Lit de justice » est convoqué par le roi face à l’hostilité du Parlement qui vient de déclarer que seuls les états généraux peuvent consentir à un impôt perpétuel alors que le roi lui impose l’enregistrement des édits proposés par Brienne. Le parlement refuse et demande une réunion des états-généraux, c’est-à-dire sa propre ruine et celle de la vieille monarchie (Jules Michelet, Précis de l’histoire moderne, 1840).

1789 – 6 Août : L’UNANIMITE DU 4 AOÛT COMMENCE A SE BRISER – Le 6 août 1789, à l’Assemblée Constituante, François Buzot déclare que les biens ecclésiastiques appartiennent à la Nation (Fauchois Yann, 2001).

La belle unanimité se brise déjà : les délibérations sur les droits seigneuriaux non soumis au rachat sont particulièrement violentes. En effet, les diverses déclarations du 4 août n’ont pas précisé la définition des droits rachetables ou non. Si certains nobles sans fortune, comme le vicomte de Noailles, ou riches propriétaires terriens, comme le duc d’Aiguillon, ont décidé d’abandonner totalement leurs droits, d’autres s’y opposent fortement en d’interminables diatribes sur les définitions du terme (1789-1989, agenda du bicentenaire).

1792 – 6 Août : RENFORCEMENT DE L’ARMEE DU MIDI – Des critiques sont adressées au lieutenant général de Montesquiou-Fezensac, commandant en chef de l’armée du Midi. D’après ses instructions, le 6 août 1792, Poncet, maréchal de camp et chef de l’état-major de cette armée, a en effet enjoint à l’aide de camp et lieutenant-colonel de Beauvert « de se rendre dans les départements de la Drôme et de l’Isère pour faire rassembler les grenadiers, chasseurs, canonniers et dragons, qui font partie des gardes nationales desdits départemens, afin de former, d’après la loi du 25 juillet 1792 et conformément à l’instruction qui leur a été donnée, les bataillons et compagnies destinés à renforcer l’armée du Midy et les diriger vers les cantonnemens qu’il jugera convenable. La lecture d’une telle pièce est bien de nature à provoquer une sorte d’ahurissement même chez les personnes les plus étrangères aux choses militaires (Roger Vallentin du Cheylard, 1913-1914).

1794 – 6 Août :

1. SUBSISTANCES – Le 19 thermidor An II (6 août 1794), la municipalité d’Ollioules écrit à l’administration du district du Beausset : « C’est avec une douce satisfaction que nous avons reçu votre lettre du 16 courant jointe à une copie de celle de la commission du commerce et des approvisionnements qui vous annonce que 20 000 quintaux de grains vont être fournis au district du Beausset…. Nous avons cédé à nos frères de la Seyne 67 quintaux de blé que nous avons obtenu des magasins de Marseille. Les Français… doivent se secourir dans ces occasions. » (Castellan, 1937)

2. ECOLES DE LA SEYNE ET DE SIX-FOURS – Le 19 thermidor An II (6 août 1794), une délibération assez diffuse du conseil général permet de supposer que la liste réglementaire des garçons et des filles fréquentant les écoles de la commune avait été aussi dressée à La Seyne. A Six-Fours, le même jour, on affecte à la tenue d’une école la maison d’un émigré, confisquée au profit de la nation : « … Le maire ayant fait observer que le four du citoyen Establet, au quartier Mounet, choisi pour la tenue de l’école publique de la commune, dans la séance du 16 courant, est susceptible de quelques réparations, et, que le district autorisant la commune à prendre une maison d’émigré pour l’usage de l’instituteur, il prie le Conseil de choisir parmi les maisons d’émigrés celle qui paraîtra la plus propice à cet usage. Le Conseil de la commune a unanimement délibéré de choisir, pour le logement de l’instituteur public et la tenue de l’école, l’une des bastides de l’émigré Audibert, au quartier d’Agasse, comme la plus propre à cet usage….. » (Bourrilly, 1895).

A Six-Fours, on affecte à la tenue d’une école la maison d’un émigré, confisquée au profit de la nation. Six-Fours. — Délibération du 19 thermidor an II. « … Le maire ayant fait observer que le four du citoyen Establet, au quartier Mounet, choisi pour la tenue de l’école publique de la commune, dans la séance du 16 courant, est susceptible de quelques réparations, et, que le district autorisant la commune à prendre une maison d’Emigré pour l’usage de l’instituteur, il prie le Conseil de choisir parmi les maisons d’émigrés celle qui paraîtra la plus propice à cet usage. Le Conseil ouï l’agent national de la commune, a unanimement délibéré de choisir, pour le logement de l’instituteur public et la tenue de l’école, l’une des bastides de l’émigré Audibert, au quartier d’Agasse, comme la plus propre à cet usage….. » (Arch. comm. de Six-Fours, Délibération du 19 thermidor an II).

1797 – 6 août : LA FREGATE « MUIRON » – Encore sur le chantier, lorsque Bonaparte entre dans Venise, la frégate « Muiron » est lancée avec solennité, le 6 août 1797. Elle a reçu le nom de l’aide-de-camp du général en chef de l’armée d’Italie, mort à Arcole, en sauvant la vie à son supérieur et son ami. Quelques années plus tôt, le capitaine Muiron s’était illustré à Toulon, lors de la prise de la redoute Mulgrave à Balaguier. C’est à bord de ce navire, escorté de la frégate le Carrère et des chebèques la Revanche et la Fortune, que Bonaparte, retournant d’Egypte, se présentera devant Fréjus, en octobre 1799 (Adolphe Meyer, 1859, p. 149-153).

1806 – 6 août : FIN DU SAINT EMPIRE ROMAIN GERMANIQUE – Dans l’indifférence générale, l’empereur d’Autriche François 1er déclare renoncer à la dignité d’empereur du Saint Empire Romain Germanique fondé par Otton 1er près de mille ans auparavant. C’est l’ultime conséquence des défaites des Habsbourg face aux offensives françaises et des remaniements de la carte de l’Allemagne imposé par le Premier Consul Napoléon Bonaparte le 25 février 1803. Entrevoyant la disparition prochaine du Saint Empire, l’empereur François II de Habsbourg regroupe sous l’appellation d’empire les États héréditaires de la famille des Habsbourg-Lorraine, les seuls sur lesquels il ait une autorité réelle. Le 11 août 1804, il s’attribue officiellement le titre d’empereur d’Autriche et roi de Bohème et de Hongrie sous le nom de François 1er

1830 – 6 août : LA CONQUÊTE D’ALGER – Le général Danrémont ayant pris toutes les dispositions pour s’établir militairement dans Bône, savait que la soumission des habitants de cette ville n’entraînait aucunement la soumission des tribus du voisinage qui la bloquaient. Il avait mis un bataillon dans la casbah de Bône, citadelle qui s’élevait à 400 m de l’enceinte de la ville, et placé le reste des troupes dans la ville et dans deux redoutes construites sur la route de Constantine. Les 6, 7 et 8 août 1830, il fut très vivement attaqué par le cheik de la Calle (Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).

1838 – 6 Août : ENSEIGNEMENT ET AUTRES DECISIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON – Le 6 août 1838, le conseil de la commune de Toulon traite plusieurs point lors de sa réunion (Inventaire sommaire des archives communales de Toulon postérieures à 1789. Série D., op. cit., p. 131) :

– mode de perception de l’Octroi pour 1839 et fixation des frais de perception pour la même année.

— Réclamation de M. Boissat tendant à ce que la Commune fasse reconstruire le mur de clôture de sa propriété au quartier des Moulins le long du béal communal.

— Vote d’une somme de 50.000 fr. en prélèvement sur l’Octroi, pour l’acquittement d’une partie du contingent personnel et mobilier de 1839 et mode de répartition de cette somme. Demande du sieur Brutus en obtention pour son fils de la dispense de paiement de la rétribution perçue au profit de la commune sur les élèves qui fréquentent le collège.

— Demande de M. le Recteur de l’Académie d’Aix en faveur de M. Sietti, régent de 3me au Collège de Toulon, frappé de cécité.

1840 – 6 Août : LOUIS-NAPOLEON BONAPARTE CONDAMNÉ A LA PRISON A VIE – Le 6 août 1840, le futur empereur Napoléon III est condamné à la prison à vie après une tentative de soulèvement (Ephémérides 2e année).

1867 – 6 Août : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – 8. Mardi. Transfiguration. – Beau temps – Calme – Sur le port, le ciel se couvre.

1870 – 6 Août : Marius Michel, maire réélu à cette charge le 28 Août 1870, par suite des élections du 6 Août 1870. (Rotger B., 1984 , p. 426)

1913 – 6 août : à 6h, le peintre Foujita débarque à Marseille puis s’installe à Paris à Montparnasse.

1914 – 6 Août : LA FRANCE ET L’ANGLETERRE DÉCLARENT LA GUERRE A L’AUTRICHE-HONGRIE.

1934 – 6 Août : Le PORTE-AVIONS « BEARN »  est aux chantiers de la Seyne du 6 au 13 août 1934, puis aux appontements de Milhaud du 13 août au 13 novembre avant d’être conduit au poste de réparation des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne, où il prend, pour sa révision, la place du cuirassé Bretagne jusqu’au 15 janvier 1935 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1939 – 6 Août : FESTIVITES A SAINT-MANDRIER – Le 6 août 1939, à Saint-Mandrier, en plus des festivités habituelles, on assiste à un concert musical donné par la Philharmonie « La Conciliation » avec le concours de la clique de l’Ecole des Mécaniciens qui jouent des airs patriotiques et nationaux. La fête enfantine qui suit se déroule sur les thèmes de l’ « Empire Français » et des « Les plus belles fleurs de France » (Gisèle Argensse, 1989, p. 208).

1941

1.du  6 au14 août : NOUVELLE ROTATION DU « BÉARN » ENTRE MARTINIQUE ET GUADELOUPE (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

2. INTERDICTION DE L’ARRACHAGE DES OLIVIERS – Pendant la période d’hostilités (1939-1945), l’interdiction de l’arrachage des oliviers fut promulguée; il fallait bien sauvegarder toutes les possibilités offertes à une économie métropolitaine alors très déficiente en corps gras. Elle fit l’objet d’abord d’une Loi en date du 25 avril 1940, laquelle fut abrogée par une loi du, 6 août 1941, puis d’un Arrêté Ministériel du 26 octobre 1942, lequel fut à son tour abrogé par un Arrêté Ministériel du 23 juin 1950. Ces textes ne peuvent donc plus être invoqués en 1954 pour aider au développement de l’olivier (A .Dugelay, « Le problème de l’olivier », 1954, p 444).

1942 – 6 août : Le régime de Vichy et l’homosexualité – Ordonnance du 6 août 1942 : « Sera puni d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende… quiconque aura… pour satisfaire ses propres passions, commis un ou plusieurs actes impudiques ou contre- nature avec un mineur de son sexe âgé de moins de 21 ans ».

1943 – 6 Août : L’UNION SOVIETIQUE A LE DROIT D’ETRE FIERE DE SES VICTOIRES HEROÏQUES (ROOSEVELT) – Dans un message daté du 6 août 1943, le président américain Franklin Roosevelt écrit à Joseph Staline : « L’Union Soviétique a le droit d’être fière de ses victoires héroïques». Le premier ministre britannique Winston Churchill adressera le 12 août un message de félicitations au gouvernement soviétique (Nikolaï Chapaline et Anatoli Galitsan, 1990).

1944 – 6 Août :

1. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO – Dimanche 6 août 1944, le colonel von Aulock a refusé la demande qui lui a été faite par le docteur Ferey : Saint-Malo ne sera pas déclaré ville ouverte. Il en a référé à von Kluge qui en a référé lui-même à Hitler, lequel a répondu : « il n’y a pas de ville historique qui tienne, vous vous battrez jusqu’au dernier homme et jusqu’à la dernière pierre ». Le colonel a ajouté : « Le docteur Ferey est officier français, il doit savoir ce que cela veut dire. » Cependant le docteur insiste encore.

Pour ce qui est de l’évacuation de la population, la dernière route, celle de Cancale est coupée tandis que des obus commencent à tomber sur la Citadelle de Saint-Malo obligeant le Commandant allemand à se rendre dans l’abri de l’Arsenal. L’évacuation est suspendue. Saint-Malo ne sera pas déclarée ville ouverte.

Bien que les plans de la citadelle aient souvent été communiqués aux alliés, ceux-ci arrivent, mais sans connaissance des lieux. Des volontaires passent les lignes pour leur en remettre de nouveaux (F. Fouque, 1945).

2. CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD (DRAGOON) : HUITIEME BOMBARDEMENT ALLIE DE TOULON ET DE LA SEYNE – Le 6 août 1944, on assiste au huitième bombardement allié de Toulon et de La Seyne. Les dégâts sont importants mais trois sous-marins allemands sont coulés ainsi que le « Strasbourg » qui venait d’être renfloué.

Notons que l’un de ces sous-marins deviendra, après la guerre, le Millé (ex- allemand U 471 du type VIIC) ; relevé en 1945, il sera incorporé dans la Marine française comme prise de guerre en 1946 puis condamné en 1963.

Après ce bombardement, la 29ème flottille allemande ne dispose plus dans le port que d’un seul sous-marin opérationnel.

Sur tout le territoire de la 19ème armée, les vols de ravitaillement ou d’équipements commis par les partisans deviennent de plus en plus fréquents. Les trois compagnies du 11/917 effectuent des patrouilles sur Méounes, Belgentier, Signes, La Roquebrussanne, afin de prévenir toute incursion des maquisards. Chacun s’attend à une recrudescence des actions de sabotage. Plus personne ne se fait d’illusion. Les hypothèses fixées officiellement lors des exercices sont :

1° l’ennemi (ici : les Alliés) est très bien instruit et équipé;

2° il dispose d’une supériorité aérienne écrasante ;

3° la population civile est incertaine, mais elle aidera vraisemblablement l’ennemi une fois l’invasion réalisée.

Me Granet, le notaire de Sanary, note : « le dimanche 6, pendant que j’étais à Pontevès, il y a eu deux sérieux bombardements à Toulon et à La Seyne, de nombreuses alertes, d’ailleurs, en traversant la ville de Toulon en camion, nous avons vu des dégâts importants. »

Le même jour, de nouvelles troupes allemandes sont retirées de Toulon pour gagner la Normandie, alors que localement on s’attend à un débarquement allié vers Saint-Raphaël : le groupe d’artillerie d’armée en position vers Ollioules fait mouvement vers le nord, et le 8 août, ordre sera donné de mettre en route sur Paris la valeur d’une compagnie antichar.

Ce même jour encore; se déroule à Draguignan au Q.G. du LXII A-K., un exercice de cadres dont le thème est la défense contre un débarquement de part et d’autre de Saint-Raphaël associé à des parachutages dans la région du Muy (Gaujac P. ; récit de Me Granet).

3. LE SOUS-MARIN ALLEMAND U471 EST COULE A TOULON le 6-8-1944 ; incorporé France en 1946 sous le nom de MILLÉ, il sera condamné le 9-9-1963.

1945 – 6 Août : CAMPAGNE DU PACIFIQUE – BOMBE ATOMIQUE SUR HIROSHIMA – Le 6 août 1945, Le B-29 « Enola Gay » piloté par Paul Tibbets lance une bombe atomique sur Hiroshima (Jean-Charles Volkmann, 2003).

Notes personnelles : Le B-29 « Enola Gay » est parti à 2h45 de l’île de Tinian. A 8h15 du matin heure locale, le bombardier Enola Gay largue la bombe atomique baptisée Little Boy à 9000 mètres au-dessus de la ville japonaise de Hiroshima. À 8 h 16 min 2 s, à la verticale de l’hôpital Shima, après environ 43 secondes de chute libre, la bombe explose à 580 mètres en plein cœur de l’agglomération, à environ 300 m au sud-est du pont initialement visé, libérant une énergie équivalente à environ 15 000 tonnes de TNT, rasant plus des deux tiers de la ville et tuant, d’après une estimation récente, de 90 000 à 140 000 personnes sur une population de 310 000 habitants.

1946 – 6 Août :

  1. LOI SUR LES PRESTATIONS FAMILIALES – Le 6 août 1946, l’assemblée nationale vote une loi sur les prestations familiales (Jean-Charles Volkmann, 2003)
  2. Le porte-avions HMS Colossus est remis à la France par la Grande-Bretagne le 6 août 1946. Il deviendra le porte-avions Arromanches.

1947 – 6 août : LA FRANCE AURA-T-ELLE UN NOUVEAU PORTE-AVIONS ? – « Pour certains commissaires, explique Pierre Meunier, rapporteur de la Commission des Finances, notre force d’intervention, composée de bâtiments ayant une valeur militaire certaine, ne saurait se passer d’un porte-avions moderne destiné à escorter nos cuirassés et devant, de ce fait, posséder une vitesse au moins égale à celle de ces derniers. Pour ces commissaires, l’expérience de la dernière guerre et celle des marines étrangères démontrent l’efficacité de ce type de bâtiment, qui représente l’essentiel dans les flottes modernes. D’autres commissaires, sans nier l’importance des porte-avions, ni l’utilité pour la France d’en posséder un moderne, estiment que, dans les circonstances économiques et financières actuelles, il ne serait pas raisonnable d’engager une dépense de cette importance. Pour d’autres commissaires, enfin, l’utilité du porte-avions ne paraît pas absolument démontrée par les explications fournies. Ils estiment que la France dispose de deux porte-avions, de vitesse certes réduite, mais suffisants pour l’entraînement du personnel, et l’accomplissement des missions actuelles dévolues à la marine. L’argument consistant à réclamer un porte-avions pour parfaire l’homogénéité de notre force d’intervention ne leur paraît pas décisif. Mais ce sont surtout les considérations économiques qui leur paraissent condamner actuellement une telle construction. Le coût du navire, qui doit d’ailleurs être majoré de celui des avions appelés à l’armer, n’est qu’un élément du problème. Une telle construction conduit, en effet, à détourner des fabrications productives et nécessaires au relèvement de l’économie nationale, à la fois des personnels techniques de valeur, des spécialistes éprouvés, des quantités considérables de matières, toutes conséquences qui ne leur paraissent pouvoir être admises pour le moment » ( Pierre Meunier, rapporteur de la commission des finances, Journal Officiel, Débats Assemblée nationale, 6 août 1947, pp. 3969-3970) Aucun parti n’ayant emporté la décision, la Commission s’en remet à l’Assemblée nationale pour décider de la construction du navire. M. Jacquinot, ministre de la Marine, s’étonne de l’émoi provoqué par ce projet. Les deux porte-avions de la Marine, le Dixmude et l’Arromanches, sont prêtés et donc susceptibles d’être rendus à leur propriétaire. La dépense demandée pour la construction du futur « Clemenceau » est de 5 milliards de francs sur 5 ans, à comparer avec les 220 milliards de dépenses militaires.

1956 – 6 Août : L’EQUIPE DU FILM TROIS DE LA MARINE ARRIVE A SAINT-MANDRIER – Le 6 août 1956, des camions laboratoires, une caméra, des câbles, des coups de sifflet, des ordres criés à travers un haut-parleur portatif, créent tout de suite l’ambiance… L’équipe du film Trois de la marine arrive à Saint-Mandrier (Ken Nicolas, vol. 1, p. 297).

1968 – 6 Août : CARGO BANANIER « FORT PONCHARTRAIN » – Le 6 août 1968, la coque du cargo bananier Fort Ponchartrain, de la Compagnie Générale Transatlantique, est lancée par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) de La Seyne. Second des deux navires de la troisième série de bananiers polythermes de 12 200 mètres cubes commandés au Chantiers de l’Atlantique ; la coque est sous traitée aux Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) à La Seyne. Le 30 août, le bâtiment arrivera à Saint Nazaire pour achèvement par les Chantiers de l’Atlantique. Le 12 avril 1969, ce sera son premier départ du Havre pour les Antilles (Frenchlines / ship fr 165).

1973 – 6 août : L’armée américaine bombarde « par erreur » la ville de Neak Luong au Cambodge. Des centaines de civils ont perdu la vie.

1985 – 6 Août :

1. PHILIPPE DE DIEULEVEULT – Disparition de Philippe de Dieuleveult au cours de la descente de l’Africa-Raft.

2. TROISIEME ET DERNIERE ANNEE DE FOUILLES ARCHEOLOGIQUES AU CHÂTEAU DES VINTIMILLE (OLLIOULES) Sondages I, II, III et XV : Nous avons poursuivi cette année l’expérience menée l’an passé avec le Ministère du Temps Libre et des Loisirs (représenté sur place par son CTP, M. Claude Lioult) et la Fédération Départementale des Auberges de Jeunesse (Responsable M. Christian Lambrecht). Du 22 Juillet au 6 août, nous avons pu avoir sur le chantier, en plus des 11 personnes composant l’équipe de fouille, une dizaine de stagiaires âgés de 16 à 20 ans, encadrés par des animateurs détachés par les Auberges de Jeunesse. A partir du 6 août jusqu’au 15 août, ce fut l’équipe de fouille composée du personnel encadrant la première partie des travaux, qui poursuivit le chantier, soit 11 personnes. (H. Ribot, rapport de fouilles, 1985)..

1989 – 6 Août : DISPARITION DE HUBERT BEUVE-MERY, journaliste fondateur du quotidien « Le Monde ».

1990 – 6 Août : DISPARITION DE JACQUES SOUSTELLE qui fut d’abord ethnologue puis homme politique français. Chargé de plusieurs missions scientifiques au Mexique de 1932 à 1940, spécialiste des civilisations autochtones de l’Amérique, il a été sous-directeur du musée de l’Homme, chargé de cours au Collège de France et à l’École nationale de la France d’outre-mer. Il est professeur à l’École des hautes études en sciences sociales depuis 1951. Après l’armistice de juin 1940, il rejoint les Forces françaises libres à Londres. Il est chargé par le général de Gaulle d’une mission diplomatique en Amérique latine (1941), puis assume le commissariat national à l’Information (1942). Il fut ensuite directeur général des Services d’action en France, à Alger (1943-1944), commissaire de la République à Bordeaux, député à la première Assemblée constituante, ministre de l’Information, puis des Colonies (1945), secrétaire général du RPF (1947), député du Rhône (1951, réélu en 1956, 1968 et 1973), gouverneur général de l’Algérie (1955-1956), ministre de l’Information dans le gouvernement de Gaulle (1958), ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Sahara, des DOM et TOM et des Affaires atomiques dans le gouvernement Debré (1959-1960).

En désaccord avec la politique prônée par le général de Gaulle en Algérie, il démissionna et séjourna à l’étranger de 1961 à 1968 avant de rentrer en France après avoir écrit plusieurs ouvrages scientifiques ou politiques.

Puis il repris ses activités : réélu député du Rhône, il siège à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (Strasbourg) et à l’assemblée de l’Union de l’Europe occidentale (1973).

Chargé par le président de la République d’une mission parlementaire auprès du premier ministre, il dépose en 1975 un rapport sur la recherche française en anthropologie et archéologie. Élu président du “Groupe PACT” (Application des techniques physico-chimiques à l’archéologie) du Conseil de l’Europe à Strasbourg (1975). Missions économiques et culturelles au Mexique et en Amérique du Sud. Reçoit le prix international Alfonso-Reyes (1981). Membre du conseil d’administration des Alliances françaises. Président du Centre universitaire européen pour les biens culturels (Ravello, Italie) relevant du Conseil de l’Europe à Strasbourg (1982). Enfin, il fut élu à l’Académie française, le 2 juin 1983, au fauteuil de Pierre Gaxotte (36e) et reçu sous la coupole le 24 mai 1984 par Jean Dutourd (Article rédigé en grande partie d’après des informations recueillies sur le site de l’Académie française).

1993 – 6 août : B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Le contre-amiral Lafargue fait reconnaître le capitaine de frégate Robert Alamercery comme nouveau commandant de la base (José Roca, Regards sur deux terroirs)..

1999 – 6 Août : TARTANE « LIBERTÉ » – Le 6 août 1999, est baptisée la tartane « Liberté ». Construite en 1929, sous le même nom par le chantier De Rovère, à La Seyne, pour M. Casimir Désiglioli, ce navire de 8,30 m est armé pour la pêche au gangui et, plus tard, pour le transport de passagers. En 1980, la « Liberté » est désarmée après 60 ans de travail à la mer. En 1998, la Partègue l’achète et entreprend sa restauration. En juin 1999, la tartane est mise à nouveau à l’eau. Le 6 août, elle est baptisée (Ephémérides, 2e année).

2002 – 6 août : Dissolution par décret de Unité radicale, mouvement d’extrême droite auquel appartenait Maxime Brunerie, qui a tenté d’assassiner le président Chirac le 14 juillet précédent lors du défilé sur les Champs Elysées.

2011 – 6 août : A Londres au Royaume-Uni, le quartier de Tottenham est le point de départ d’une série d’émeutes, à la suite de la mort de l’un de ses habitants le 4 août précédent. Après une manifestation, plus de 300 personnes incendient des voitures de police, un bus et un magasin. Plusieurs jours d’émeutes suivront jusqu’au 10 août dans plusieurs villes du pays.

2014 – 6 Août : UN SOIR AVEC SERGE – J’écrivais à cette même place : « Hier soir, j’ai partagé un long moment de ma vie – à peine 5 petites heures – avec mon excellent ami Serge Malcor – et ancien Eclaireur de France totémisé Grizzly –. Pas beaucoup de livres vendus sur la place de la Mairie de Sanary, mais une bonne tranche de fou-rire et de jeux de mots en feu d’artifice. Manquait que la mirabelle que nous avons bue virtuellement faute de boisson bien réelle. » En 2016, Serge, mon vieux Grizzly, est décédé ! Aujourd’hui, Je pense à Eliane, sa femme, et à ses enfants !

2015 – 6 août : Le nouveau canal de Suez ouvre en Egypte. Les travaux ont permis de doubler la capacité de passage des navires, en ouvrant un second canal sur 72 kilomètres.

2017 – 6 août : Mais je pérore, je pérore et l’on commence à s’éveiller autour de moi : c’est dimanche pourtant !. Tiens, il y a quelques gouttes qui viennent de tomber sur le goudron et le tonnerre gronde ! Il n’empêche, je dis et persiste : « Voilà, il est 6 heures – Sanary s’éveille, je n’ai pas sommeil (comme aurait pu le chanter Dutronc qui a eu la hardiesse d’avoir une émission pour lui tout seul, le 5 août 2014 à la télé. Est-il déjà enterré ? non ! alors ?) -, je ne dois pas me recoucher sinon je louperais mes rendez-vous du jour.

2021 – 6 août : je mets EN PRIME l’ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication a vu le jour en septembre 2021.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 315e livraison).

(SEDF 2996 Sanary-sur-mer Le coin des plongeurs en 1951)

On note en 1818 et 1832, les chemins vicinaux de Sanary suivants :

– Les Prats, de St-Nazaire à Ollioules (1 808 m, largeur 4 m) ;

– La Buege, des Prats à St-Roch ;

– De Toulon à La Ciotat, du Pont d’Aran aux limites nord d’Ollioules (5 427 m, largeur 4 m) ;

– Saint-Roch, de St-Nazaire à l’embranchement de Toulon à La Ciotat à l’endroit dit du Four à chaux ;

– L’Huide, du chemin St-Roch à la route Toulon – La Ciotat ;

– La conférence (comme le précédent) ;

– Pierredon, du chemin de Toulon à La Ciotat à La Tourelle ;

– La Devinotte, de la route de Toulon à la Ciotat à celui de Pier­redon ;

– Le Lançon, des limites d’Ollioules au chemin de Pierredon ;

– La Vernette, du chemin de la Tourelle à la route de Toulon ; 

– La Cole, de l’embranchement du chemin de la Tourelle au puits commun dit de la Piole ;

– Tourelle, des limites d’Ollioules et de St-Nazaire à la route de Toulon – La Ciotat ;

– Canolle, des limites des communes de Bandol et de St-Nazaire à la route de Toulon – La Ciotat.

C’est près de la chapelle Saint-Roch, lieu de l’un des principaux carrefours de Saint-Nazaire que depuis 1811 se trouve le nouveau cimetière (écrit en 1812), l’ancien de la rue de la Prud’homie ayant été vendu aux enchères le 21 juin 1810. (A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 515e livraison :

(Antonin Eiyx Visite de l’arsenal des galères de Marseille 1777, détail)

(suite) il y eut un capitaine de port en titre, un capitaine en 2nd et d’autres officiers subalternes. Il y eut, en dehors des commissaires des classes, un commissariat en chef des ports et arsenaux et un commissaire en 2nd. Mais en 1781, l’arsenal des galères fut définitivement supprimé ; la ville de Marseille en acheta l’emplacement. A ce moment une seule galère était en état de tenir la mer elle fut envoyée à Toulon. À Marseille le personnel supérieur de la Marine fut ramené à un chef d’escadre et à un commissaire des ports et arsenaux. Il a existé d’autre part à la rue Montée des Accoules un observatoire de la Marine fondé par des jésuites en 1702 est devenu observatoire Royal en 1764. Un arrêt du Conseil du 5 octobre 1781 publié dans le Journal de Provence, attribua la direction et la disposition de cet établissement à l’Académie de Marseille et alloua 1800 livres de crédit annuel pour assurer l’entretien des instruments et le traitement du directeur Guillaume de Saint-Jacques de Sylvabelle, maintenu en fonction. (A suivre).

LA SEYNE-SUR-MER. 218e livraison :

1794 – 6 Août :

1. SUBSISTANCES – Le 19 thermidor An II (6 août 1794), la municipalité d’Ollioules écrit à l’administration du district du Beausset : « C’est avec une douce satisfaction que nous avons reçu votre lettre du 16 courant jointe à une copie de celle de la commission du commerce et des approvisionnements qui vous annonce que 20 000 quintaux de grains vont être fournis au district du Beausset…. Nous avons cédé à nos frères de la Seyne 67 quintaux de blé que nous avons obtenu des magasins de Marseille. Les Français… doivent se secourir dans ces occasions. » (Castellan, 1937)

2. ECOLES DE LA SEYNE ET DE SIX-FOURS – Le 19 thermidor An II (6 août 1794), une délibération assez diffuse du conseil général permet de supposer que la liste réglementaire des garçons et des filles fréquentant les écoles de la commune avait été aussi dressée à La Seyne. A Six-Fours, le même jour, on affecte à la tenue d’une école la maison d’un émigré, confisquée au profit de la nation : « … Le maire ayant fait observer que le four du citoyen Establet, au quartier Mounet, choisi pour la tenue de l’école publique de la commune, dans la séance du 16 courant, est susceptible de quelques réparations, et, que le district autorisant la commune à prendre une maison d’émigré pour l’usage de l’instituteur, il prie le Conseil de choisir parmi les maisons d’émigrés celle qui paraîtra la plus propice à cet usage. Le Conseil de la commune a unanimement délibéré de choisir, pour le logement de l’instituteur public et la tenue de l’école, l’une des bastides de l’émigré Audibert, au quartier d’Agasse, comme la plus propre à cet usage….. » (Bourrilly, 1895).

A Six-Fours, on affecte à la tenue d’une école la maison d’un émigré, confisquée au profit de la nation. Six-Fours. — Délibération du 19 thermidor an II. « … Le maire ayant fait observer que le four du citoyen Establet, au quartier Mounet, choisi pour la tenue de l’école publique de la commune, dans la séance du 16 courant, est susceptible de quelques réparations, et, que le district autorisant la commune à prendre une maison d’Emigré pour l’usage de l’instituteur, il prie le Conseil de choisir parmi les maisons d’émigrés celle qui paraîtra la plus propice à cet usage. Le Conseil ouï l’agent national de la commune, a unanimement délibéré de choisir, pour le logement de l’instituteur public et la tenue de l’école, l’une des bastides de l’émigré Audibert, au quartier d’Agasse, comme la plus propre à cet usage….. » (Arch. comm. de Six-Fours, Délibération du 19 thermidor an II).

1934 – 6 Août : Le PORTE-AVIONS « BEARN »  est aux chantiers de la Seyne du 6 au 13 août 1934, puis aux appontements de Milhaud du 13 août au 13 novembre avant d’être conduit au poste de réparation des Forges et Chantiers de la Méditerranée, à La Seyne, où il prend, pour sa révision, la place du cuirassé Bretagne jusqu’au 15 janvier 1935 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1944 – 6 Août : CAMPAGNE DE FRANCE – FRONT SUD (DRAGOON) : HUITIEME BOMBARDEMENT ALLIE DE TOULON ET DE LA SEYNE – Le 6 août 1944, on assiste au huitième bombardement allié de Toulon et de La Seyne. Les dégâts sont importants mais trois sous-marins allemands sont coulés ainsi que le « Strasbourg » qui venait d’être renfloué.

1968 – 6 Août : CARGO BANANIER « FORT PONCHARTRAIN » – Le 6 août 1968, la coque du cargo bananier Fort Ponchartrain, de la Compagnie Générale Transatlantique, est lancée par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) de La Seyne. Second des deux navires de la troisième série de bananiers polythermes de 12 200 mètres cubes commandés au Chantiers de l’Atlantique ; la coque est sous traitée aux Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) à La Seyne. Le 30 août, le bâtiment arrivera à Saint Nazaire pour achèvement par les Chantiers de l’Atlantique. Le 12 avril 1969, ce sera son premier départ du Havre pour les Antilles (Frenchlines / ship fr 165).

1999 – 6 Août : TARTANE « LIBERTÉ » – Le 6 août 1999, est baptisée la tartane « Liberté ». Construite en 1929, sous le même nom par le chantier De Rovère, à La Seyne, pour M. Casimir Désiglioli, ce navire de 8,30 m est armé pour la pêche au gangui et, plus tard, pour le transport de passagers. En 1980, la « Liberté » est désarmée après 60 ans de travail à la mer. En 1998, la Partègue l’achète et entreprend sa restauration. En juin 1999, la tartane est mise à nouveau à l’eau. Le 6 août, elle est baptisée (Ephémérides, 2e année).

(à suivre)

TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 38e livraison. (suite) Rue des Orfèvres

(Août 1944 : Cépet – le fort après bombardement)

Vers le milieu du XVIIe siècle, la voie qui faisait suite à celle du Mazeau et qui s’appelait de la Pescarié (Cadastre de 1815.) était devenue, grâce au voisinage de la Poissonnerie, une des rues les plus passantes de la cité. Aussi la plupart des orfèvres de Toulon n’avaient pas tardé à venir s’établir dans ce quartier, qui ne fut plus connu dès lors que sous le nom de rue des Orfèvres (Archives communales, GG. 41).

En 1770, une maison « en forme d’éperon, sise « au coin des rues de l’Ouvrerie (Rue de la Cathédrale) cl des Bouche- « ries et faisant face à la rue descendant à la « Poissonnerie, s’avançait à tel point au milieu de « la voie publique qu’une charrette pouvait à peine « se contourner quand elle était à cet endroit » (Archives communales, DD. 83).

Comme cette maison constituait un obstacle de nature à porter préjudice au mouvement incessant de cette rue et à déprécier la valeur des autres immeubles, les propriétaires du quartier s’entendirent pour l’acheter à frais communs et la faire démolir. (à suivre)

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

c’est une vieille bigote qui entre à tout allure dans l’église, fonce au presbytère, avise le curé et lui tend une feuille de papier en s’exclamant : « J’ai été mordue par un chien enragé. Je vais mourir . Pas le temps de me confesser, mais voilà la liste de tous ceux que je vais mordre avant d’y passer. »

Bon mois d’août à tous !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture