ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 8 AOÛT 2024 – 13e ANNÉE (n° 4516).
ILLUSTRATION : sans commentaire.
LES FÊTES.
Le 8 août, au cœur de l’été, nous fêtons les Dominique ! ceux qui tiennent leur prénom de Domingo Núñez de Guzmán, plus connu sous le nom de saint Dominique (né vers 1170 en Espagne dans un milieu aisé et mort le 6 août 1221 à Bologne), religieux catholique, fondateur de l’ordre des frères prêcheurs appelés couramment « dominicains ». Canonisé par l’Église en 1234, il est fêté le 4 août par l’ordre des Dominicains qu’il a lui-même fondé.
S’il faut en croire le dicton, « à la Saint Dominique ne te plains pas si le soleil pique », on peut donc cuire en paix dans son huile comme d’autres le font dans leur graisse.
Mine de rien, c’est un prénom qui fut toujours populaire jusqu’en 1950. Toutefois son attribution tend à s’essouffler même s’il se maintient encore au 50e rang des prénoms les plus fréquents en France.
Le calendrier républicain déshabille de ses vêtements ecclésiastiques ce 21e jour de thermidor de l’An II et le vêt des piquants de la cardaline, une plante proche des chardons mais dont le cœur a un fumet délicieux qui rivalise avec les meilleurs artichauts.
DICTON :
« Ne dis pas ce que tu donneras, donne. » (Goethe, Sprüche in Prosa, 1819).
LE MOT DU JOUR :
« Demander à un écrivain ce qu’il pense des critiques, c’est comme si vous demandiez à un réverbère ce qu’il pense des chiens. « Ces sages paroles sont de John Osborne, un auteur britannique qui mourut des suites du diabète le 24 décembre 1994, peu de temps après son 65e anniversaire.
EPHEMERIDES.

–955 – août : En Germanie, Otton écrase en 954 la révolte que son fils Liudolf conduisait en Bavière, Franconie et Souabe, puis se retourne en août 955 contre les Magyars dont il scelle définitivement le sort à la bataille de Lechfeld, près d’Augsbourg, qui met l’Europe occidentale à l’abri des incursions hongroises.
–972 – août : Les trois personnages principaux de la reconquête de la Provence orientale sur les Sarrasins, tous vassaux d’Otton d’après Lévy-Provençal, ou plutôt de Conrad suivant le nouveau système, sont évidemment les comtes Roubaud (qui décèdera en 1008) et Guillaume dit « Le Libérateur » (mort en 993/994, Guillaume « le Libérateur », comme on le surnomma, soumit à son autorité la région côtière de Toulon à Nice, cf. P.-A. Février et R. Boyer 1980, et gagna dans cette conquête le titre de Marquis cf. R. Busquet, 1966).) associés au marquis Ardouin (appelé le Glabre par Luppi), qui, même s’ils ne sont pas tous mentionnés au même titre dans les textes – l’épisode d’Aimon ne donne que Roubaud et Ardouin -, auraient pris l’affaire en main en août 972 en enlevant très rapidement la forteresse sarrasine pour en tirer bénéfice (Poly, p. 37. Tous les auteurs, quels qu’ils soient, sont d’accord pour faire état de l’aisance et de la facilité avec laquelle les troupes assaillantes ont pu prendre la ou les forteresses sarrasines. Seul, Garcin, qualifie en 1835 cette forteresse de redoutable.). Il semble donc n’y avoir eu qu’une seule action de menée contre la place sarrasine, une action faisant suite à l’enlèvement de Mayeul, mais aussi à l’instigation de Roubaud qui appelle en renfort les troupes piémontaises. Entre Roubaud à l’ouest, Ardouin à l’est et Guillaume au sud, les Sarrasins sont pris dans une nasse dont ils ne peuvent s’extraire. Le texte de Lévy-Provençal est sans appel : « le Comte Guillaume de Provence arriva à capturer un groupe de pillards andalous dans les Alpes. Un peu plus tard la base sarrasine fut prise et démolie par Roubaud, frère du comte Guillaume, avec le concours d’Ardouin, comte de Turin »( Lévy-Provençal, p. 160)L C’est tout, et cela nous suffit pour comprendre que si le comte de Provence intervient dans les Alpes et que ce sont les comtes de Forcalquier et de Turin qui détruisent la forteresse, cette dernière ne peut se trouver que dans les Alpes et pas ailleurs
–d’avril 976 à août 978 : Avec les plaids qu’il tient à Lyon en octobre 973 et à Arles en avril 976 et août 978 avec tous ses fidèles, Conrad le Pacifique inaugure la quatrième période son règne au cours de laquelle se fait le règlement de la situation née de la fin de l’histoire des Sarrasins. Commence alors une autre phase du Moyen Age, celle de la féodalité qu’il reste définitivement à installer en répartissant la richesse du moment, c’est-à-dire les terres des anciens grands domaines abandonnés sinon par leurs agriculteurs du moins dans des conditions gênantes par leurs anciens propriétaires.
–1031 – août : (Gaignebet, 1935 : 1031, limites du Comté de Toulon) – La première mention connue du comté de Toulon est du mois d’Août 1031 « in comitatu Tolonense » (CSV Guérard n° 455); Lambert la reportait en 1036. Nous sommes amené à penser que ce comitatu avait des limites flottantes, qu’il n’avait peut-être ni compacité, ni unité territoriale, et qu’enfin sa capitale était peu de chose.

–1199 – août : (Emilie 26) BOLOGNE – Neige abondante et gel pendant trois jours en août à Bologne.
–1232 – août : (Emilie 26) BOLOGNE – Invasion de grillons en août dans la région de Bologne, dévastant les jardins et les potagers.
–1276 – de juillet à octobre : (Emilie 4) PLAISANCE – Pluies abondantes en juillet, août, septembre et octobre. Récoltes détruites par les pluies en été ; mauvaises récoltes de blé en Lombardie.
–1340 – 8 août : Marseille –
1. Passum Lobe (acte notarié). La Loube – lieu-dit, quartier de Saint-Pierre. La rue de la Loubière, qui conduisait à ce quartier, a conservé le nom. Première mention : Passum de la Loba, avril 1302 (charte aux archives de la Major) mais Passum Lupe, 19 mars 1315 (ibid.).
2. Molendinum Vivaldorum dictum lo Sobeyran (acte notarié). Moulin de L’hôpital, moulin à eau, dans le cours de l’Huveaune entre Saint-Loup et la Moutte (1872). Première mention le10 novembre 1334 : Molendinum dan Galloat, (charte aux archives de la Major). Il est alors, depuis 1332, sous la directe de l’hôpital de Saint-Jean-de-Jérusalem pour les trois quarts, et sous celle de l’hôpital du Saint-Esprit, pour un quart ; cette dernière part n’obvint à cet hôpital que par suite de la cession qui lui en fut faite par Jean Guillaume. Quant à la part de l’hôpital de Saint- Jean, elle était tenue sous la rente annuelle de cent sols par les Vivaud (Moulin appelat de l’Espitaul de sant Johan, en 1383)

–de 1427 à 1818 : période de sécheresse dominante qui motivait des processions et des pèlerinages pour obtenir de la pluie d’avril à août (Sanson, les anomalies des saisons, dans Bull. Annuel des comités météo. départementaux, n° 2, 1949, cité par E. Rougetet, A.S.S.N.A.T.V., 6, 1954).
-1549 – 8 août : GUERRE ENTRE LA France ET L’ANGLETERRE – Une fois encore, la France déclare la guerre à l’Angleterre.
–1356 – août : Amiel des Baux s’empare de Saint-Maximin, soumet Brignoles, incendie Draguignan, tandis que ses lieutenants Gaillard de Bazaran et Galfarin de Tarascon entrent au Revest et arrivent à une lieue de Toulon qui se met hâtivement en état de défense. Plus que des nobles, la résistance vient des villes : Tarascon, Arles, Marseille, Toulon, Hyères, Fréjus, Nice, ferment leurs portes, dégagent les remparts, lèvent hommes d’armes et arbalétriers.]
-1570 – 8 août : fin à la troisième guerre de religion – Le traité de Saint-Germain met fin à la troisième guerre de religion.

–1652 – 8 août : Toulon et la citadelle de Saint-Tropez contre le pouvoir royal ; fidélité des Tropéziens : Le duc d’Angoulême, gouverneur de la Provence, ayant été dépouillé de son gouvernement par l’influence du cardinal de Mazarin, ses partisans prirent les armes contre le nouveau gouverneur envoyé par louis XIV en 1652 ; la ville de Toulon et la citadelle de de Saint-Tropez furent les places qui résistèrent le plus longtemps. Dans cette occasion, le pouvoir royal fit de nouveau appel à la fidélité des Tropéziens. Ceux-ci montrèrent le même dévouement qu’autrefois : ils bloquèrent la citadelle, repoussèrent à trois reprises les secours que les Toulonnais tentèrent de jeter sur la place, et finirent par prendre d’assaut la grande enceinte. Alors, la garnison retirée dans le donjon, capitula et se rendit le 8 août au duc de Mercœur, nouveau gouverneur, qui était accouru en personne pour recevoir sa soumission. La citadelle fut respectée, mais la ville fut dépouillée quelques temps après de son artillerie, marquée de ses armes, … et peu à peu dépouillée de la plus grande partie des privilèges qu’elle avait acquis… (Eugène Garcin 1835)

–1720 – du 2 au 8 août : PESTE A MARSEILLE – Du 2 au 8 août, 50 morts par jour : gratuité des soins, on enterre de nuit, fuite des Marseillais, chômage ; Toulouse et Nîmes se ferment aux Marseillais. Dès le 8 août, des marchés s’établissent hors les murs, sans contact direct entre marchands et clients (André Maurice, 1983).
–1732 – 8 août : Les Olliviers – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (registre aux archives de la Major). Première mention : Als Olivas, le 9 septembre 1354 (acte aux mêmes archives).
–1774 – 8 août : Les Paroyes de la Grave (registre aux archives de la Major). Les Paroyes – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, près des Médecins (1872). Mentionné auparavant Paravie en1750 sur le plan de Chevallier, puis hameau des Bastides des Parroyes, le 18 août 1766 (aux mêmes archives).

–1786 – 8 août : PREMIERE ASCENSION DU MONT-BLANC (SUITE) – Comme nous l’avons annoncé hier, c’est le 8 août que Jacques Balmat atteint le sommet du Mont Blanc qu’il rêvait de conquérir depuis sa plus tendre enfance. « J’étais là ou pas même personne n’était encore venu, pas même l’aiglon et le chamois… Alors je me tournai vers Chamonix … tous le village était sur la place. ».
–1788 – 8 août : convocation des États généraux – Brienne annonce la convocation des États généraux pour mai 1789 (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).
–1789 – 8 août : Buzot déclare que «les biens ecclésiastiques appartiennent à la Nation » – Sur certains points, le clergé est également divisé. Certaines propositions sont très audacieuses : Buzot déclare que «les biens ecclésiastiques appartiennent à la Nation ». Et le marquis de Lacoste demande la suppression pure et simple des ordres monastiques. Chaque ordre se trouve donc dépassé dans les concessions qu’il avait prévues, soit par les autres ordres, soit par certains de leurs propres membres prenant des positions extrémistes (1789-1989, Agenda du bicentenaire, SAMEDI 8 AOÛT).
–1790 – 8 août : La fraternité et la concorde étaient à l’ordre du jour à La Ciotat; ainsi, le 8 août, le maire et les officiers municipaux se rendirent, à la fin des vêpres, dans la chapelle des Pénitents bleus et se mêlèrent aux gardes nationaux de La Ciotat et de Ceyreste réunis en assemblée pour montrer leur désir d’union.
-1792 – 8 août : DESTRUCTION DE JOURNAUX PAR LES FLAMMES – L’existence d’une propagande effrénée n’est pas douteuse. Les trois corps administratifs de Toulon décidèrent, le 8 août 1792, la saisie aux bureaux de poste du département et la destruction par les flammes des gazettes suivantes : L’Ami du Roi, l’Indicateur, les Annales monarchiques, les Anecdotes de la Cour et de la Ville de Gautier, la Rocambole des Journaux, le Journal de Barruel, le Journal de Genève, la Gazette de Paris, le Journal général de Fontenay, le Mercure, le Reviseur, la Gazelle universelle, le Journal universel, L’Écho des Journaux, imprimé à Avignon (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914, rééd. 2001 ; Requien, Bibliographie des journaux publiés à Avignon et dans le département de Vaucluse, p. 21)), L’Écho des Journaux (Paris), le Journal général de politique, de littérature et de commerce, le Modérateur, le Journal de Paris et le Courrier extraordinaire ou le premier arrivé de Duplain.
–1793 – 8 août :
1. GUERRE REVOLUTIONNAIRE – Le 8 août, les troupes républicaines de Kellermann, chargé le 4 par la Convention de reprendre Lyon en révolte contre la Convention montagnarde, en entament le siège (Yann Fauchois, 2001).

2. BONAPARTE RENCONTRE CARTEAUX – Après avoir rétabli et consolidé l’autorité de la Convention à Beaucaire, Bonaparte repassa le Rhône, se porta sur Arles ; et rejoignit le 8 août le général Carteaux à Saint-Martin-de-la-Crau. Mais il avait gagné les fièvres dans le Delta du Rhône, et, quelques jours après, c’est-à-dire dans la première quinzaine d’août, il sentit le besoin de prendre du repos, et se rendit au quartier général à Avignon, où il logea chez M. Bouchet, négociant (Le capitaine Bonaparte séjournera plusieurs fois à Avignon, notamment au 21 de la rue Calade ( rue Joseph Vernet) dans la Maison Bouchet).
Toujours actif, et pouvant dire comme le grand poète de l’Italie : Mes pensées ne peuvent pas dormir en moi, il consigna, dans la brochure le Souper de Beaucaire, la conversation qu’il avait eue dans cette ville le 29 juillet précédent, et l’état des opinions dans le Midi (lung — Bonaparte et son temps.), pensant ainsi attirer l’attention car personne ne pense à lui. Dans cette brochure d’une vingtaine de pages, par une argumentation politique et militaire, il démontre que l’insurrection du Midi est vaine et qu’elle sera vaincue. Ici, ses idées sont différentes de ce qu’elles étaient en arrivant au régiment en 1785. A cette époque, il ne considérait guère que la puissance de l’artillerie. A présent, les idées qu’il expose sont toutes différentes, et voilà une preuve de ses études militaires, tactiques, en 1785 et 1793. « La grande rapidité voulue et obtenue par Napoléon dès ses débuts n’était pas seulement le résultat de son ardeur naturelle, mais aussi d’une conception de la guerre déjà mûrie en 1793 » (Henri Cotard, Structure du génie de Napoléon).

Sa première rencontre avec le général Carteaux devant Avignon a laissé une impression désagréable au capitaine Bonaparte ; pourtant, dans le dialogue avec ses convives de Beaucaire, il justifie la conduite de ce chef, courageux certes, mais pour lequel il n’a aucune sympathie (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 24). « Vous appelez Cartaux un assassin : eh bien ! sachez que ce général se donne les plus grandes sollicitudes pour l’ordre et la–discipline, témoin sa conduite au Saint-Esprit et à Avignon : L’on n’a pas pris une épingle. Il a fait emprisonner un sergent qui s’était permis d’arrêter un Marseillais de votre armée, qui était resté dans une maison, parce qu’avait violé l’asile du citoyen sansun ordre exprès, L’un a puni des Avignonnais qui s’étaient permis de désigner une maison comme aristocrate. L’on instruit le procès d’un soldat accuse de vol. Votre armée, au contraire, a tué, assassiné plus de trente personnes; a violé l’asile des familles, a rempli les prisons de citoyens sous le prétexte vague qu’ils étaient des brigands » (Napoléon Bonaparte, Le Souper de Beaucaire).

3. « LE SOUPER DE BEAUCAIRE » – Que la rencontre soit voulue ou fortuite, Bonaparte prend contact avec les Conventionnels dans les premiers jours d’août, à Aix-en-Provence. Il leur donne à lire le « Souper de Beaucaire ». Les Représentants qui surveillaient la répression du fédéralisme, ne pouvaient être que séduits par l’originalité de ses idées et voir dans ce pamphlet un moyen de propagande ; aussi décident-ils de le faire imprimer aux frais du trésor. Entre temps, ils ont reçu la requête que leur a transmis le ministre. Dès lors, officiellement leur attention est attirée sur le capitaine Bonaparte qui reste provisoirement attaché à l’armée de Carteaux. Le jeune officier ne regagne donc pas Nice comme on l’a écrit jusqu’ici et il paraît acquis que Bonaparte a été à l’armée des Carmagnoles depuis son arrivée devant Avignon et qu’il ne l’a pour ainsi dire plus quittée (Paul Maurin-Carcopino, 1969, p. 25).

4. Marseille est à bout de forces – Au début d’août 1793, Marseille est à bout de forces. Certes elle ne manque pas de pain. Mais plus profondément les bases de sa prospérité sont terriblement affectées : conséquences du blocus maritime, le port est vide. 1793 est pour Marseille « l’année terrible », et l’on comprend la furieuse révolte d’une aristocratie mercantile, prête à se jeter dans les bras des Anglais. Dès lors les événements se précipitent : dès la mi-août le Comité des sections reconstitué voit entrer aux côtés de Peloux et Castellanet des royalistes avérés comme Jean Abeille, qui s’en va traiter avec l’amiral Hood sur des problèmes apparemment limités, mais qui débouchent très vite sur la promesse de proclamer Louis XVII comme roi des Français.
Ce tournant précipite une cassure déjà virtuellement réalisée : lendemain de la reprise d’Aix par les troupes de la Convention, au cœur du vieux Marseille populaire des sections 11, 12, 13, les Jacobins, stimulés par l’approche de celles-ci se soulèvent, se regroupent dans l’église des Prêcheurs, entrent en lutte ouverte avec les troupes des sections bourgeoises (Michel Vovelle, « La Provence et la Révolution », Histoire de la Provence, p. 425 et sq.).

5. LES TOULONNAIS SONT NERVEUX – Lettre du comité général des sections permanentes de Toulon datée du 8 août, reprochant aux membres composant la municipalité du Beausset de bloquer au village « divers coffres d’armes et autres effets du 2ème bataillon des grenadiers des Bouches du Rhône… sous prétexte de défaut de charrettes, prétexte ridicule dans un bourg où cette ressource ne saurait manquer… » Les toulonnais semblent nerveux ; on les comprend… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…)
–1794 – 8 août (21 thermidor) : souscription pour la construction d’un vaisseau de ligne – 21 thermidor An II (8 août 1794) – La municipalité d’Ollioules au district du Beausset – Nous avons reçu… toutes les pièces… relatives à une souscription pour la construction d’un vaisseau de ligne. Conformément à l’arrêté du Directoire du département du Var, nous avons ouvert une souscription et établi un trésorier du Directoire du département du Var, nous avons ouvert une souscription et établi un trésorier chargé d’en recevoir le montant. Nous espérons que nos concitoyens, tout épuisés qu’ils sont, feront tous leurs efforts pour concourir à cet acte de patriotisme (Castellan E., 1937, p. 227).
–1795 – 8 et 9 août (21 thermidor) : Députés Montagnards décrétés d’arrestation – Trois députés Montagnards, dont Lequinio, sont décrétés d’arrestation, le 8 août. Sept députés Montagnards, dont Fouché, Laplanche, Massieu et Bo, sont décrétés d’arrestation, le 9. Fouché, pour sa part, parviendra à échapper à la déportation (Yann Fauchois, 2001).

–1799 – 8 août : EXPEDITION D’EGYPTE (Abd-al-Rahman al-Jabartî, « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798 – 1801) – Jeudi 6 [8 août 1799] du Mois de Rabî’ al-awwal 1214 [3 août – 1er septembre 1799] – Arrivée encore de soldats. Les langues vont bon train, comme de coutume, sur ce qu’on rapporte des événements.
[Pèlerins marocains de retour] Ce jour, arrivée de pèlerins marocains en compagnie d’al-Hâjj al-Shâmi. On dit qu’ils sont partis en pèlerinage avec lui. Al-Hâjj al-Shâmi est ’Abd Allâh Pacha b. al-‘Azam.
(Note H.R. : profitant du retour des marocains en leur pays Bonaparte adressa une lettre au sultan du Maroc pour lui manifester toute son estime et lui recommander les Français qui sont dans ses états. Il est précisé par d’autres sources que ce fut le chef de la caravane qui demanda une lettre à Bonaparte pour son sultan).

–1804 – 8 août (20 thermidor an 12) : Un bâtiment ennemi s’empare sous le cap Sicié de deux bateaux français et nissard, mais les rend après l’intervention de canonnières de Toulon. Le 20 thermidor an 12 (8 août 1804), un capitaine génois qui venait de relâcher dans le port, fit part de ce qu’un bâtiment ennemi croisant sur le Cap Sicié, s’était emparé d’un « allège » français et d’une tartane nissarde, à très peu de distance de lui. Heureusement les chaloupes canonnières qui croisent sur TOULON ont pu les reprendre. L’un de ces deux bateaux avait seulement perdu une chaloupe dont s’étaient servis les ennemis pour rejoindre leur navire (Rotger B., 1984, p. 350).

–1815 – 8 août : Napoléon part en exil à Sainte-Hélène, l’Angleterre ayant refusé de le recevoir sur son sol.
–1818 – 8 août : « Les rues de notre commune sont encombrées de fumier » Lettre que le sieur GIBOIN adressa à la Mairie de Saint-NAzaire (Sanary) – « Monsieur le Maire – Les rues de notre commune sont encombrées de fumier. Dans un temps de pluye, on ne saurait où poser le pied. Sans prétendre l’interdiction du fumier pour l’engrais des terres, il paraîtrait convenable que les ruisseaux des rues fussent au moins dégagés pour donner l’écoulement des eaux; c’est ce qui n’échappera pas à votre sagacité pour la conciliation de l’intérêt commun, vous priant de ne pas prendre en mauvaise part la représentation que je prends la liberté de vous faire et de me croire au nombre de vos bons administrés… » [Par le même moyen sera réparé le toit de l’église, car il pleut à l’intérieur.] (Rotger B., 1984, p. 370).
–1823 – 8 août : NAISSANCE D’Augustin Théodule Ribot, peintre réaliste français, né à Saint-Nicolas-d’Attez (Eure) le 8 août 1823 et mort à Colombes (Hauts-de-Seine) le 11 septembre 1891.
–1830 – 8 août : LA CONQUÊTE D’ALGER – Le général Danrémont ayant pris toutes les dispositions pour s’établir militairement dans Bône, savait que la soumission des habitants de cette ville n’entraînait aucunement la soumission des tribus du voisinage qui la bloquaient. Il avait mis un bataillon dans la casbah de Bône, citadelle qui s’élevait à 400 m de l’enceinte de la ville, et placé le reste des troupes dans la ville et dans deux redoutes construites sur la route de Constantine. Les 6, 7 et 8 août 1830, il fut très vivement attaqué par le cheik de la Calle (Alfred Nettement, Histoire de la Conquête d’Alger).
–1847 – 8 août : CARRIERE DE LA RIPELLE D’OLLIOULES – Délibération du Conseil municipal d’Ollioules autorisant pour 9 ans M. Blanc Marius, fabricant de chaux, à extraire des pierres du terrain communal, moyennant une redevance de 150 francs. Ces fours à chaux se trouvaient à l’entrée des gorges, au quartier de la Ripelle, à proximité de la source d’eau chaude dite Labus. Deux de ces fours étaient encore apparents en 1937.
–1867 – 8 août : Agenda de Jean-Baptiste Hermitte, premier adjoint de Marius Michel, maire de Sanary – – jeudi, s. Justin. Vent à l’ouest, faible brise le matin, continue l’après 12h00 et calme le soir. Aujourd’hui on a recommencé les travaux de la tranchée des eaux – on finira –bientôt.
Départ de Paris de sa majesté l’empereur Napoléon III pour le camp de Châlons d’où il doit se rendre à la résidence impériale autrichienne de Salzbourg avec l’impératrice Eugénie et le prince impérial pour faire à empereur d’Autriche une visite de condoléances à l’occasion de la mort de l’empereur du Mexique Maximilien frère de l’empereur D’Autriche.

–1873 – 8 août : VERLAINE ET RAIMBAUD – Paul Verlaine est condamné à deux ans de prison à Bruxelles, pour avoir tiré à deux reprises sur Arthur Rimbaud avec un revolver, le 10 juillet précédent, mais principalement pour son homosexualité découverte par la justice belge.
–1908 – 8 août : Wilbur Wright, le plus âgé des deux frères, effectue sur le circuit du Mans une démonstration de vol d’un avion, le premier des deux frères, plus de cinq ans après leurs premières réussites de vols motorisés.
–1925 – 8 août : Premier congrès public du Ku Klux Klan, l’organisation suprémaciste blanche à Washington après sa fondation près de 60 ans auparavant, le 24 décembre 1865.

–1929 – 8 août : Le « Graf Zeppelin », dirigeable allemand, commence un vol autour du monde, afin d’assurer la propagande du NSDAP, acronyme du parti nazi.
–1934 – 8 août : A BORD DE L’EL-DJEZAIR – M. LAFFONT A REMIS HIER A MARSEILLE AUX REPRESENTANTS DE LA COMPAGNIE MIXTE, L’ECUSSON EN BRONZE AUX ARMES D’ALGER. Marseille, 8 août. — Une cérémonie d’un caractère très intime a eu lieu, cet après-midi, à bord du paquebot « El- Djezaïr », courrier d’Alger de la Compagnie mixte, arrivant de voyage. M. Laffont, délégué financier et adjoint au maire d’Alger, a remis officiellement. au nom de la municipalité d’Alger, marraine du paquebot, un superbe écusson en bronze aux armes de la ville. Cette œuvre d’art est destinée à figurer dans le grand salon du navire. A cette cérémonie, la Compagnie mixte était représentée par MM. Vinson, administrateur, Lagorce. représentant le président du conseil d’administration, Sentis, directeur, et le commandant Gentile, capitaine du bord. M. Laffont après avoir adressé des félicitations à la Compagnie mixte, qui a doté la ligne d’Alger d’une unité moderne très rapide, a remis la plaque en présence des membres de l’équipage. M. Vinson a remercié le représentant de la ville au nom de la Compagnie mixte (ECHO d’Alger du 9-08-1934).
–1935 – 8 août : DE GRAVES incidents se produisent à Toulon. Des bandes de dévoyés saccagent plusieurs rues de la cité. La force armée attaquée par les émeutiers fait usage de ses armes. Les magasins du centre-ville sont pillés. Les autorités font appel à la troupe pour rétablir l’ordre, mais on doit déplorer malheureusement plusieurs morts et 200 blessés (Gisèle Argensse, 1989, p. 205).
–1936 – 8 août : La France ferme ses frontières avec l’Espagne.
-1940 – 8 août : bataille d’ANGLETERRE – Début de l’offensive aérienne allemande contre la Grande-Bretagne (André Rossel, 1985).
–1943 – 11 octobre : CREATION DE LA FUTURE unité SS française – Joseph Darnand, qui a déjà prêté serment à Hitler le 8 août 1943 à l’ambassade d’Allemagne à Paris (et nommé à cette occasion SS-Frw.Obersturmführer), soucieux d’armer la Milice, obtient des armes du Haut-Commandement de la Waffen-SS, après avoir fourni, le 11 octobre 1943, une dizaine de ses cadres s’enrôlent pour devenir l’armature de la future unité SS française (ref. Sturmbrigade SS Frankreich) : Pierre Cance (délégué général de la Milice Française et bras droit de Darnand), Noël De Tissot (secrétaire général de la Milice Française et bras droit idéologique de Darnand), Léon Gaultier (qui travailla pour le ministère de l’Information de Paul Marion à Vichy), Jean Artus (instructeur à l’école des cadres d’Uriage), Paul Pignard-Berthet (lui aussi instructeur), Henri Fenet (chef départemental de la Milice de l’Ain), Ivan Bartolomei, Albert Pouget (chef départemental de la Milice de Lozère), Pierre Bonnefoy (chef départemental de la Milice du Vaucluse), Pierre Crespin (chef départemental de la Milice du Gers), Émilien Boyer (Franc-Garde de Carcassonne), Lefèvre (chef départemental de la Milice de l’Aude), Jacques Massot (chef départemental de la Milice du Var), Jacques-Flavien De Lafaye (chef départemental de la Milice de l’Allier) et Foulques De Baillardel De Lareinty-Tholozan (milicien de Narbonne). Ref. Sturmbrigade SS Frankreich (« la brigade Frankreich », Jean Mabire, éditions Fayard, 1976)).
–1944 – 8 août :
1. FRONT DE NORMANDIE : SAINT-MALO – Une heure du matin à l’hôpital du Rosais. Le téléphone qui relie la salle d’opération à la citadelle vient de sonner. Le médecin-chef allemand vient d’apprendre que l’armée allemande vient de contre-attaquer et que ses divisions coupent les Américains à Avranches.
Au matin, des patrouilles visitent les maisons de la rue Ville-Pépin et défoncent les portes qui sont restées fermées. A 14 heures, une de ces patrouilles accuse les habitants terrés dans un abri d’être des terroristes avant de les laisser tranquilles et de repartir non sans avoir volé toutes les poires du jardin.
Le quartier Girodoux n’est plus qu’un brasier.
Vers 17 heures, M. Roulier, un radio-électricien, commet l’imprudence de sortir avec une paire de jumelles en bandoulière. Il est arrêté par des Allemands traînant un canon et traité de terroriste. En le fouillant, ils trouvent un carnet de notes et un plan d’appareils de radio. Ils frappent M. Roulier et l’emmènent jusqu’au sémaphore où il est relâché.
Rue Le Pailheur, où les démolitions encombrent la chaussée, M. Roulier se sauve avec les autres devant des avions qui piquent sur la ville.
Le soir, une trentaine d’Allemands armés occupent pour la nuit l’église et se préparent au combat.
Vers 18h 30, le feu se déclare rue Ville-Pépin où le château de Riaucourt et le garage de la Pie sont en flamme.
Après dîner, des escadrilles de bombardiers déversent leurs projectiles sur la Cité.
Abri de la Place Constantine, des troupes italiennes font sortir toutes les personnes qui s’y sont réfugiées. Les hommes, bras en l’air, sont conduits à la mairie comme terroristes. Après l’intervention d’un Allemand qui vérifie les papiers, ils sont ramenés à l’abri.
Quatre pièces mobiles placées sur la Cité tirent sur les troupes américaines qui approchent. On entend des crépitements de mitrailleuses dans la nuit (R. Fouque, La Cité de Saint-Malo, 1945).
2. LE FRONT SUD SE DEGARNIT AU PROFIT DU FRONT DE NORMANDIE – De nouvelles troupes allemandes sont retirées de Toulon pour gagner la Normandie, alors que localement on s’attend à un débarquement allié vers Saint-Raphaël : le groupe d’artillerie d’armée en position vers Ollioules fait mouvement vers le nord, et le 8 août, ordre est donné de mettre en route sur Paris la valeur d’une compagnie antichar. Ce même jour se déroule à Draguignan au Q.G. du LXII A-K., un exercice de cadres dont le thème est la défense contre un débarquement de part et d’autre de Saint-Raphaël associé à des parachutages dans la région du Muy (Gaujac P. ; Récit de Me Granet trouvé dans le dossier de B.R.).

–1945 – 8 août : Le « Béarn » quitte Toulon portant la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère avec son matériel (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)
–1951 – 8 août : Formation du gouvernement René Pleven (Jean-Charles Volkmann, 2003).
–1956 – 8 août : morts de 262 mineurs en Belgique où la mine de charbon de Bois du Cazier est le théâtre d’un accident tragique.
–1963 – 8 août : attaque du train postal Glasgow-Londres – le butin est équivalent à 65 millions d’euros en billets. 18 personnes ont arrêté le train au niveau du Bridego Bridge au nord-ouest de Londres.

–1965 – 8 août : « DEMAIN L’AVENTURE » – à 10 h, l’expédition France-Afghanistan part de La Seyne. Depuis plusieurs mois quatre jeunes Seynois : Henri Ribot, instituteur à l’école de la Rouve ; Alain Hummel, étudiant en chirurgie dentaire ; Jean René Maille, étudiant au lycée Beaussier et Jean-Jacques Céris, étudiant au lycée Beaussier, préparaient cette expédition à laquelle sont venus s’ajouter Gilbert Agraphioty, de Marseille, et Robert Paésani, de La Seyne. Gérard Paquet et Joël Odiardo, qui avaient aidé à la préparation de l’expédition, n’ont pas pu prendre part à celle-ci (Henri Ribot – Carnet de bord France-Afganistan, 1965).
–1969 – 8 août : Iain MacMillan, photographe écossais, réalisa le photographie qui deviendra la pochette de célèbre album des Beatles, « Abbey Road ».
–1974 – 8 août : affaire du Watergate – Richard Nixon démissionne de son poste de Président des USA.
–1988 – 8 août : décès de Félix Leclerc (auteur-compositeur-interprète québécois). Né le 2 août 1914, nous lui devons, entre autres, « Moi mes souliers » et, surtout « Le petit bonheur » dont les anciens élèves de l’école de Saint-Trinide à Sanary doivent certainement se souvenir.
-1990 – 8 août : Ecole de Plongée de Saint-Mandrier – L’ex-pétrolier Abervrac’h rejoint les ex-D’Estrées et Argens commebrise-lames à l’Ecole de Plongéede Saint-Mandrier, en remplacement de l’ex-BDC Dives, qui devient musée naval flottant à Toulon.

-2015 – 8 août : n°16 des Cahiers de l’ouest varois, « Les moyens de communications » – Le n°16 des Cahiers de l’ouest varois, « Les moyens de communications », est enfin mis en chantier. Tony Peretti se charge de la mise en forme du manuscrit déjà réalisé par Gérard Delattre tandis que je me lance dans l’inventaire des textes relatifs aux voies, routes, chemins que nous avons dans nos archives. Vincent Jacob se propose de participer à ce numéro, ainsi que Didier Martina-Fiechi, Raoul Decugis (chemins des charbonniers, des glacières, drailles de transhumance, …) et Christian Bercovici (géologie). Avec eux, toute l’équipe habituelle des Cahiers est dorénavant sur le pont, José Roca, Jacqueline Repetto, Claude Majastre, Frédéric Morchio, Marc Quiviger, Serge Sappino (les moyens de transport ), Gérard Valentin, d’autres encore. Note 2022 : depuis cette date, le manuscrit est à l’arrêt du fait de la suppression des locaux dans lesquels nous étions installés et de la dispersion des données (archives, ouvrages, etc.) qui s’ensuivit. La subite disparition de Serge Sappino a également entraîné une pause dans la synthèse des textes. Note 2024 : Nos locaux sanaryens ayant été démolis, nous avons dû disperser nos collections, matériels divers, outils de recherche, puis expédier vers le Centre archéologique du Var le matériel issu des fouilles archéologiques réalisées dans l’ouest varois depuis 1972 dont un partie ira au dépôt régional d’archéologie des Milles (B.duRh.).
–2016 – 8 août : TERRORISME – Au Pakistan, un attentat à la bombe et une fusillade frappent l’hôpital de Quetta. Entre 70 et 90 personnes perdront la vie.
–2017 – 8 août : SEISME EN CHINE où le Sichuan est secoué par un séisme de magnitude 6,5 faisant 25 victimes, 525 blessés et de nombreux dégâts matériels.
–2018 – 8 août : Le climat est tendu au Zimbabwe, depuis l’annonce des résultats de la présidentielle, qui a vu la victoire du candidat de le Zanu-PF, Emmerson Mnangagwa.
Il y a quelques jours, l’annonce des résultats de la présidentielle avait plongé le pays dans l’anarchie. En effet l’opposition avec ses sympathisants est descendue massivement dans la rue pour contester les résultats ce qui a conduit à une violente répression des forces de l’ordre. En marge de ces répressions, plusieurs figures de l’opposition Zimbabwéenne étaient activement recherchées par les forces de police. Au nombre de ceux-ci, Tendai Biti, membre influent, de l’alliance MDC, qui est membre de la coalition de l’opposition politique au Zimbabwe, dirigé par Nelson Chamisa.
Tendai Biti, a été arrêté à la frontière avec la Zambie, où il se rendait, pour demander l’asile politique. On lui reproche notamment le fait d’avoir annoncé avant la proclamation officielle des résultats la victoire de Nelson Chamisa, participant ainsi à la montée de tension qu’a connue le pays.
–2019 – 8 août :
1. deux bébés pandas sont nés dans le Zoo belge Pairi Daiza. A l’approche de leurs 100 jours, ils ont été nommés Bao Di et Bao Mei respectivement petit frère et petite sœur de Tian Bao, leur grand frère né sur place le 2 juin 2016.
2. Mort de Jean-Pierre Mocky (réalisateur français). Né le 6 juillet 1928 à Nice de parents d’origine polonaise, nous lui devons « Un drôle de paroissien », un grand succès populaire porté par Bourvil (1963) et, surtout, « L’ibis rouge », certainement le meilleur de ses films, avec Serrault, Galabru et Michel Simon.
–2021 – 8 août : EN PRIME : diffusion journalière et en avant-première d’extraits d’un ouvrage que j’ai écrit à la demande de l’Association « LES VOLONTAIRES DE L’AN II – L’AURORE DE LA REPUBLIQUE » et dont la publication devrait voir le jour en septembre prochain (les chapitres 1 à 11 ont déjà été livrés sur ma page FB).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 317e livraison). Recensement des carraires qui ont été privatisées à la Révolution (1819)arrêté du Préfet du Var du 25 juin 1819, n° 174. (Suite)

- La première carraire, ou carraire du Lançon, part de la Colle, passe le chemin des Trois Fontaites, traverse celui du Lançon et atteint le puits d’Anjouvin où les bêtes peuvent être abreuvées. De là, elle gagne la bergerie de la Cadernière, puis le chemin de la Piole où elle rejoint le puits commun des Trois Fontaites. Au chemin de la Tourrelle, elle forme trois branches pour aboutir au chemin du Gour.
- La carraire dite du Gour, troisième branche de la carraire du Lançon, longe le chemin traversier de la Tourrelle, et atteint le chemin des Prads allant de Saint-Nazaire à Toulon.
- La deuxième carraire, ou carraire de la Tourelle, part de la Colle, passe au puits de Brunet, atteint le chemin de Pierredon et arrive au puits commun de la Tourrelle qui sert à abreuver les troupeaux en limite d’Ollioules et de Saint-Nazaire dénommée les Trois chemins de la Tourelle. Elle rejoint le chemin vicinal qui conduit de Bandol à Toulon (ancien chemin de la Ciotat), contourne le chemin qui conduit à Saint-Nazaire, suit celui de Luidé et aboutit au chemin de la Gourguette. De là, l’une de ses branches va jusqu’à la mer où se trouve une terre gaste, l’autre branche permet de gagner le puits commun de Portissol, et, de là, la chapelle de Notre-Dame de Pitié puis le village.
- La troisième carraire débute au puits commun de la Piole et, suivant le chemin du même nom, va traverser à partir de là toute une série de terres incultes ou boisées. D’abord, elle aboutit au chemin de Sainte Trinide, puis au chemin vicinal qui conduit de Bandol à Toulon appelé la Plaine du Roi (actuel Ancien chemin de Toulon). Elle gagne ensuite la terre vague de la Morvenède où elle se divise en deux branches : l’une se dirige vers l’ouest, par le puits commun de Sarragnès et le chemin de bord de mer, de Bandol à Saint-Nazaire ; l’autre se dirige vers l’est, suit le chemin de Bandol à Saint-Nazaire et la citerne commune jusqu’au chemin du port de Gasagne (La Gorguette). De là, elle rejoint Beaucours dont elle traverse le plateau inculte.
- La quatrième carraire par de la Colle, au quartier de Pierrefeu (au sud de la Pointe du Cerveau), traverse le chemin de Pierrefeu et forme deux branches : la première aboutit au Pont d’Aran, rivière de Bandol : la seconde suit le chemin de Pierrefeu et aboutit à la rivière de Bandol pour abreuver les troupeaux. (A suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 517e livraison :

Les Garde-côtes (suite). L’ordonnance du 27 avril 1746 réorganisa le garde-côtes de Provence. Leur effectif fut fixé à 2000 hommes répartis en 3 bataillons de 600 hommes (bataillon de Marseille, de Toulon et d’Antibes) et un détachement de 200 hommes (200 hommes de Martigues). Les bataillons ont été composés de 12 compagnies, les détachements de 4 compagnies de 50 hommes. Chaque bataillon avait à sa tête un commandant, un major et un aide-major : le détachement était commandé par un major. Il devait être fait chaque année 2 revues générales de chaque bataillon et 10 revues particulières de chaque compagnie. Cette organisation ne dura guère plus de 30 ans ; elle fut complètement transformée par l’ordonnance du 13 décembre 1778 : aux anciens miliciens garde-côtes étaient substitués des canonniers, tirés au sort dans les communautés astreintes, parmi les hommes valides de 18 à 45 ans, et groupés en compagnie de 50 hommes. La durée du service dans les compagnies de canonniers était fixée à 5 ans. En temps de guerre les compagnies et leur détachement étaient employées au service des batteries côtières. En temps de paix, du premier novembre au premier mai, les compagnies faisaient successivement un séjour d’un mois dans les arsenaux où les hommes apprenaient la manœuvre du canon ; ils étaient en outre convoqués sans armes lors de l’inspection des batteries. – Les hommes valides non enrôlés dans des compagnies de canonniers constituaient des compagnies postiches ou compagnies de guets commandées par un capitaine ou un lieutenant. Les compagnies postiches ne devaient aucun service en temps de paix mais une revue d’effectif en était passée chaque année, au moment du tirage au sort. En temps de guerre elles fournissaient le personnel des postes d’observation et assuraient la liaison des batteries.
(A suivre).
LA SEYNE-SUR-MER. 221e livraison :

–1789 – 26 mars :À La Seyne, un rassemblement se forma sur la place du marché au son du tambour, un orateur harangua l’auditoire. Une véritable émeute éclata et les manifestants dévastèrent des locaux de l’Administration des finances qui se trouvaient place Bourradet (Martel Esprit aujourd’hui). La maison fut pillée puis, les émeutiers se rendirent rue Grande Forge (Baptistin Paul), au bureau où était perçu l’impôt sur la farine qu’on appelait le Piquet. Cette taxe perçue sur les grains de blé destinés à la panification contribuait à l’augmentation du prix du pain, aliment de base, de première nécessité pour les malheureux. Là encore, des locaux furent dévastés. Le Maire en exercice, Monsieur Jouglas en appela aux autorités militaires de Toulon pour le rétablissement de l’ordre(Marius Autran, tome 3, 1990).
–1965 – 8 août : « DEMAIN L’AVENTURE » – à 10 h, l’expédition France-Afghanistan part de La Seyne. Depuis plusieurs mois quatre jeunes Seynois : Henri Ribot, instituteur à l’école de la Rouve ; Alain Hummel, étudiant en chirurgie dentaire ; Jean René Maille, étudiant au lycée Beaussier et Jean-Jacques Céris, étudiant au lycée Beaussier, préparaient cette expédition à laquelle sont venus s’ajouter Gilbert Agraphioty, de Marseille, et Robert Paésani, de La Seyne. Gérard Paquet et Joël Odiardo, qui avaient aidé à la préparation de l’expédition, n’ont pas pu prendre part à celle-ci (Henri Ribot – Carnet de bord France-Afganistan, 1965).
(à suivre)
TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 40e livraison. (suite)

Place de la Poissonnerie – En 1636, « le nouveau marché se trouvant mal commode eu égard à la grandeur de la ville et à la quantité des habitants », les propriétaires des maisons de la place Saint-Pierre (Place Gambetta), obtinrent l’autorisation de faire élever à leurs frais, sur la place G. Lambert actuelle, une halle pour la vente du poisson (Archives communales, BB. 56. — DD 113). Les habitants de la rue de Pescarié protestèrent énergiquement contre ce déplacement qui leur était très préjudiciable. Ayant obtenu gain de cause, ils s’empressèrent d’acheter de leurs propres deniers deux maisons de l’ilot (Archives communales, BB. 63 et 69) en vue de l’agrandissement du marché et de faire bâtir une halle.
Soixante ans plus tard, comme le marché de la Poissonnerie était encore insuffisant, la commune et les habitants du quartier acquirent, à frais communs, les deux autres maisons et firent construire le monument qui existe de nos jours (Le plan de la Poissonnerie actuelle est dû à P. Puget qui reçut pour ce travail onze livres, douze sols).
En 1649, le conseil de ville fit ériger sur cette place une fontaine très belle et « surmontée de la « figure de Saint-Louis » : elle était l’œuvre de Gaspard Puget et de Nicolas Leuvray (Archives communales, BB. 60).
Lors de la reprise de Toulon en 1793, le hangar de la Poissonnerie fut un instant converti en écurie: destinées à recevoir les chevaux de l’armée républicaine.
A l’Ouest de cette place se trouve la maison de l’ancien consul d’Antrechaus (Voir la rue d’Antrechaus) surnommé k juste titre le Belzunce toulonnais. La porte imposte est couronnée par un fronton sur le rampant duquel sont couchés deux jeunes lions. Dans le tympan deux anges accolent un cartouche décoratif. La composition et l’exécution de ce: ouvrage sont attribués au célèbre sculpteur Pierre Puget. A suivre.
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :
« Dis, maman, demande Toto, une vieille fille c’est bien la veuve d’un célibataire ? »

Il est 7 heures, une belle journée se prépare, que je vous souhaite excellente, et vous donne rendez-vous demain pour notre entretien journalier, à moins que nous nous rencontrions à l’occasion sur le port de Sanary où je m’aventure quelquefois.

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