ÉPHÉMÉRIDES DU 22 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU LUNDI 22 JUILLET 13e ANNÉE (n° 4504)

Bonjour à tous !

ILLUSTRATION : aujourd’hui, c’est la ronde des amis et parents. Espira de l’Agly (Pyr. Orientales). La cargolades en 1966 avec mon frère Guy, Augustin (Tétin), Yvette et Georges .

LES FÊTES :

Le 22 juillet, nous fêtons les 150 0000 Madeleine ou Magdeleine dont le prénom vient de Marie de Magdala ou Marie-Madeleine qui est, dans le Nouveau Testament, une disciple de Jésus de Nazareth, identifiée par l’Eglise catholique à Marie de Béthanie. Pour la petite histoire, rappelons que 2130 personnes ont Madeleine comme patronyme).

« Partout en Provence, et particulièrement à Cabanne et Châteaurenard, ce jour était la fête de la confrérie des jardiniers de la Madeleno. Les consuls de Marseille assistaient à la messe chez les Repenties. La confrérie des jardiniers de Marseille allait en dévotion à Saint Martin. La corporation avant cette 1939 avait repris l’usage de fêter sa patronne en se rendant en août en pèlerinage à la Sainte Baume.

« Le pèlerinage à la Sainte Baume est bien connu auquel participaient les Compagnons du Devoir. Le corps de Maître Jacques y avait été porté par les disci­ples de Soubise, ses assassins. Les Compagnons recevaient une initiation puis s’en revenaient avec les rubans de soie ornée de la scène du jardinier divin.

« La procession des reliques de la sainte à Saint Maximin est une date de l’année religieuse provençale. On avait un morceau de peau et de chair qui avait subsisté sur le crâne de la sainte à l’endroit même du front touché par les doigts du Christ, quand il dit à la Pécheresse, « Noli me tangere ». Saint Sauveur d’Aix possédait un bras de la sainte. Arles voyait également une grande procession de reliques.

« Depuis longtemps, la Madeleine a perdu au profit de la Saint Éloi la pro­tection de diverses fêtes de jardinage. C’est ainsi que, à Châteaurenard, les agriculteurs pratiquants fêtaient Saint Éloi tandis que les rouges fêtaient la Madeleine, dont la fête était devenue civile, en promenant un char décoré des produits de la terre, « la carreto ramado », et porteur de jeunes filles en bonnet phrygien.

« La Madeleine » était le nom de la cloche de Montélimar qui tous les soirs à dix heures sonnait le couvre-feu durant trois minutes (Pierre Provence, 1942).

“La crypte de la basilique gothique de Saint-Maximin (Var), contient quatre sarcophages des IVe-VIe siècles de notre ère, la crypte elle-même est une chapelle funéraire qui a servi à une famille de riches propriétaires gallo-romains de la fin de l’Antiquité.

“Un des sarcophages passe depuis le Moyen Age pour être celui de sainte Marie-Madeleine. C’est en réalité un sarcophage du type de la Passion ou de la Résurrection de Notre-Seigneur, sur la façade duquel est représenté d’une manière symbolique l’événement fondateur de la religion chrétienne. La famille à laquelle appartenait la chapelle funéraire avait aussi fondé, sur son domaine, une basilique et un baptistère des Ve-VIe siècles que des fouilles récentes ont permis de retrouver. La basilique est restée en usage jusqu’à l’extrême fin du XIIIe siècle, lorsqu’elle fut remplacée par l’actuelle. Ce contexte archéologique explique que s’y soit enraciné le culte de la sainte de Palestine.

« Les plus anciens témoignages de ce culte remontent, en Provence, au tournant des XIe-XIIe siècles et se trouvent dans des documents de Saint-Sauveur d’Aix dans lesquels les chanoines de la cathédrale revendiquent pour eux la possession des tombeaux de saint Maximin et de sainte Marie-Madeleine. (2). Ils font manifestement écho, pour la contredire, à la tradition selon laquel­le la sainte était enterrée à Vézelay, en Bourgogne. Or, la forme la plus courante de la légende de Vézelay faisait référence de Saint-Maximin en Provence, d’où le corps saint de Marie- Madeleine aurait été frauduleusement transféré en Bourgogne aux temps mythiques de Louis le Pieux (814 – 840) et de son fils Charles le Chauve (840 – 887) en l’année 749- L’erreur de data­tion montre à l’évidence le caractère tardif du récit de la translation et en rend suspect le conte­nu lui-même. C’est que l’identification du sarcophage d’où a été tiré le corps repose elle-même sur une fausse interprétation de son iconographie : l’auteur a confondu la scène de l’extrême droite de la façade où est représenté Pilate se lavant les mains et la crucifixion de Jésus, avec une autre qui est dans l’Evangile de Luc (VII, 36 – 50), à savoir Madeleine lavant les pieds de Jésus de ses larmes et les essuyant avec ses cheveux, et qui n’est jamais figurée sur les sarcophages paléochrétiens. Avec la légende de la translation, cette interprétation fantaisiste avait fait florès au Moyen Age et appuyait les prétentions de Vézelay à posséder le corps de sainte Madeleine. » (V. SAXER, Le Culte de Marie Madeleine en Occident).

A Six-Fours, existe le quartier de la Calade qui tire son nom de la voie qui reliait le gué de la Reppe aux Lônes, vers Sanary, au vieux Six-Fours par les Playes. Au Moyen Âge, c’était le chemin des processions du roumérage de Sainte-Madeleine cité en 1395 (Gérard Delattre, Gérard Julien 1997) qualifié de « camin roumiou » 1909 (Casimir Bottin, 1909) et, plus fréquemment de  « camin roumiéu de Santa Madalena ou la Calade » 1935 (Duprat H.-E. 1935). Souvenons-nous qu’après avoir franchi la Reppe à gué, les pèlerins de Six-Fours faisaient une halte sur la territoire de Sanary près de la chapelle de Notre-Dame de Bon Repos, aujourd’hui disparue où les rejoignaient ceux de Sanary et d’Ollioules. Puis tous prenaient l’ancien chemin de Toulon et, par le Plan du Castellet puis Le Beausset gagnaient le sanctuaire de la Sainte-Baume (Henri Ribot, Les noms de lieux de l’Ouest varois).

Dans le calendrier républicain, c’était le 4e jour du mois de thermidor An I, et il était dédié à l’ivraie, genre de graminée sauvage plus connue en France sous le nom des « ray grass » dont certaines espèces sont considérées comme de mauvaises herbes.

DICTON :

« à la sainte Magdeleine si la pluie ne dure pas longtemps, elle remplit le grenier de froment. »

LE MOT DU JOUR :

« La sottise et la vanité sont compagnes inséparables. » (Beaumarchais, La mère coupable, II, vii, 1792).

EPHEMERIDES.

800 – 22 juillet : un preux de Charlemagne se plaint de l’été trop accablant et du dérèglement des saisons  (Sanson, les anomalies des saisons (Bull. Annuel des comités météo. départementaux, n°  2, 1949, cité par E. Rougetet, A.S.S.N.A.T.V., 6, 1954, p. 114)

972 – les 22/23 juillet : Maïeul, abbé de Cluny, est capturé à Orcières sur la Dranse par une bande Sarrasins alors qu’il regagnait la Bourgogne après avoir réformé plusieurs monastères italiens. Le 25 juillet 973, Mayeul sera à Aix-la-Chapelle (Dipl. Ottonis n°51).

1096 – 22 juillet : Le pape Urbain II passe par Saint-Gilles, Avignon (22 juillet – BSG n° XVII) et Cavaillon (30 juillet – DU ROURE p. 199).

1212 – 22 juillet : Marseille –  L’abbaye de Saint-Victor reçoit la totalité du patrimoine de l’abbé Roncelin. Donation par le même Roncelin, seigneur et vicomte de Marseille, à l’abbaye de Saint- Victor, de toute sa seigneurie et de tous ses droits sur Mar­seille, son port et son territoire, la maison du Tholonée, les droits de justice, les revenus du port, impôts et quêtes dans la ville et son territoire, maisons, tours, fours, moulins, eaux, marais, bois, droits de pêche, sauf les leydes et cens sur des maisons de Marseille, sauf encore son droit sur le château Babon, réservés pour le payement de ses dettes. Il stipule que le tiers du Tholonée et le sixième indivis de la seigneurie de Marseille, du port et du territoire, lui appartenaient avant cette donation (acte des vicomtes de Marseille n° 355, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. B. Saint-Victor, Petit Cartulaire, fol. 81 v°. a. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I. p. 493 (édit, partielle). -— b. Belsunce, L’antiquité de l’église de Marseille, t. Il, p. 47. — c. Guérard. n° 907. Ind. : Méry et Guindon, Histoire des actes et délibérations … de Marseille, t. I, p. 224).

1314 -1328 – 22 juillet : Le premier calendrier de l’abbaye de Saint Victor de Marseille donne pour le 22 juillet Sainte Marie Magdalene (Provence Historique, XVI-65, p. 472).

1341 – 22 juillet : Allauch – Lo cros dels Obtentz (charte aux archives de la Major). Les Autins – quartier rural, commune d’Allauch (1872). 1ère mention le 31 août 1294 : locum dels Autents  (charte aux archives de la Major.) ;  

1597 – 22 juillet : Cassis, Roquefort (acte aux archives de l’Evêché).

1. Aygues-vives. Aigues-vives, torrent, commune de Cassis, entre les hauteurs de la Douane et de Mountaure (1872). 1ère mention : Aigas-vivas, 28 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).

2. Las Arenes sive la Capellane.L’Arène – L’un des six quartiers du territoire de la commune de Cassis, du mot latin arena, sable. Il a donné son nom au golfe abrité à l’est par le cap Canaille, et à la source qui alimente les fontaines de la ville.1ère mention : Las Arenas, 28 octobre 1486 (charte aux archives de la Major).

3.La Baume sive au Belliere. La Baume – lieu-dit, commune de Cassis (1872). 1ère mention : La Balma, 28 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).

4. La Bédoule. La Bédoule – hameau, commune de Roquefort (1872).1ère mention : La Bédola,, 28 décembre 1439 (acte aux archives de l’Evêché).

5. Bellieu sive la Bastiane. Le Belieu – quartier rural, commune de Cassis. 1ère mention : Belieu, 28 octobre 1486 (acte aux archives de l’Evêché).

6. Pradinal. Les Buffernal – quartier rural, commune de Cassis, quartier  de Bagnol.1ère mention : Al Bufernat,28 décembre 1439 (registre aux archives de la Major) et Prandineau, 15 octobre 1556 (ibid.);

7. Le Pin – lieudit, commune de Cassis, quartier de Buffernal.

8. Vallon de las Egues. Vallon des Aigues – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Douane (1872).

9. La Roustagne – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Bufernal, (registre aux archives de l’Evêché). — Le vallat de la Roustagne traverse une partie de la ville et se jette dans le port; il a été élargi en 1636; il porte aussi le nom de Vallat du Petit-Jésus.

10. Vallon de las Egues, (a. e.). Vallon des Aigues – lieu-dit, commune de Cassis, quartier de Douane (1872). Première mention : Vallon de las Esgas, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

1688 – 22 juillet : Dès qu’il a connaissance de l’arrêt de séparation d’Ollioules et de Sanary, le comte de Vintimille écrit aux syndics de Sanary pour leur faire part de sa joie : « « Saint-Maximin, le 22 juillet 1688 – Messieurs, étant descendu de Seillon à Saint-Maximin, il m’a été confirmé l’arrêt favorable rendu au sujet de la séparation. Cette nouvelle m’est très agréable. De Vintimille. » (B. Rotger, 1984, p. 126).

1707 – 22 juillet : LES RENFORTS FRANçAIS POUR TOULON ARRIVENT A MEOUNES – Le 22, les troupes françaises étaient à Méounes d’où elles atteignaient la chartreuse de Montrieux. Puis les soldats aidés, conduits par les paysans, qui donnaient des victuailles, portaient les bagages avec leurs bêtes de somme, traversèrent ce désert montagneux et aride qui s’étend au nord de Toulon. La marche fut très pénible ; ils parvinrent quand le soleil déclinait au Revest par le bois d’Orves en contournant Le Caume et descendirent vers Toulon par la vallée de Dardennes. En voyant ces renforts, les habitants, la garnison de la ville manifestèrent leur joie patriotique et la confiance reconquit le cœur de tous (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

1721 – 22 juillet : il fut délibéré par le bureau de Santé de Sanary, de faire donner la sépulture dans leur jardin, en cas de décès, à deux jeunes filles malades(Roger Vallentin du Cheylard – Notice historique sur Sanary, Lorisse, Paris, rééd. 2000). La contagion commence à s’étendre. Le 22 Juillet FOURNIERE Madeleine, fille de Louis, est venue déclarer que deux de ses soeurs cadettes étaient malades depuis quatre ou cinq jours de la fièvre. Il n’y a pas de médecin car le dernier n’était pas du lieu. Heureusement, Toussaint GOMBAL qui était dans la chaloupe arrivée le 2 juillet est chirurgien. On réduit sa quarantaine et il va à la maison des dits malades. Il décide que les deux filles seront gardées dans leur maison par leur mère, née GRANET, pour en prendre soin. Si elles viennent à décéder on devra les ensevelir dans le jardin contigu à la maison, Quant à Madeleine FOURNIER et à ses deux frères François et Louis, ils seront mis ailleurs en quarantaine (B. Rotger, 1984)

1740 – 22 juillet : La Bourde – lieu-dit, commune d’Aubagne (archives de Saint-Victor).

1766 – 22 juillet : Marseille. Propriété de Jean François Audibert à la Grand Bastide des Audibert ou les Martégaux (registre aux archives  de la Major). ). Les Martégaux – hameau, quartier des Olives, qui dépendait de la paroisse de Saint-Julien, sous le titre de Saint-Pierre (Calend. 1713, p. 178). Première mention : Persivalis Audebertus alias lou Martegal qui donna le premier son nom à ce quartier, 25 janvier 1532 (registre aux archives  des Trinitaires).

1789 – 22 juillet : LA FOULE PEND DEUX HOMMES A PARIS – L’un des hommes du ministère Breteuil, Foullon de Doué, est arrêté et transféré à l’Hôtel de Ville. La foule refuse qu’il soit jugé et exige sa mise à mort : quel­ques instants plus tard, il est pendu « à la lanterne». Son gen­dre, Bertier de Sauvigny, intendant de Paris, accusé «d’avoir fait couper les blés en vert », subit le même sort pendant qu’on brandit devant ses yeux la tête de son beau-père (Agenda du Bicentenaire, MERCREDI 22 JUILLET).

1791 – 22 juillet et 17 août : L’assemblée nationale décrète la mise en activité de 97 000 gardes nationaux – Jamais l’impres­sion de fragilité d’une révolution juvénile, d’agressivité d’anciennes forces qui n’ont pas dit leur dernier mot, il s’en faut, n’apparaît plus vive que dans les troubles urbains de 1791 à 92 dans le sud de la France (Vovelle Michel, 1987,  « La Révolution ».). L’assemblée nationale décrète la mise en activité de 97 000 gardes nationaux, et bientôt davantage, par la levée en masse dans tout le royaume de 169 bataillons de 574 volontaires chacun, afin d’assurer si besoin était la défense du territoire national et le maintien de la tranquillité publique (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution).

1792 – 22 juillet :

1. DECRET DECLARANT LA GUERRE ET PROCLAMANT LA PATRIE EN DANGER – Un défilé militaire accompagne la  publication du décret déclarant la guerre et proclamant la patrie en danger  (Duby Georges, Histoire de la France, 1987).

2. LES CLOCHES DU BEAUSSET SONT PROVISOIREMENT SAUVEES – Le 22 juillet, Le Beausset reçoit un arrêté du directoire du district demandant la descente des cloches des églises supprimées, afin de les fondre et d’en faire des monnaies. A l’unanimité, constatant qu’il n’y a que le nombre nécessaire et suffisant de cloches pour l’église pa­roissiale et la chapelle des Pénitents Bleus, le conseil décide de n’en pas descendre.

3. REGLEMENT ET CONSIGNES DE LA GARDE DU BEAUSSET – Joseph Vidal, commandant de la garde nationale, fait publier le règlement, ou consigne, à exécuter par la garde du Beausset. On y apprend, entre autres, qu’il y a au Beausset une patrouille de cinq hommes toutes les nuits. Et aussi que « la garde nationale arrêtera tous les citoyens du lieu et les voyageurs qui n’auront pas de cocarde nationale ou qui en signe de rébellion en porteraient d’autre  que la tricolore… » ! (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

4. LE VENT ECARTE LES NAVIRES ENNEMIS DE SANARY – Le vent ayant repoussé au large l’escadre ennemie, le commandant de la marine annula la réquisition faite auprès de la municipalité de Sanary 3 jours plus tôt (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914).

5. LE COMITE DE SALUT PUBLIC D’OLLIOULES DESARME UN SUSPECT – Les membres du Comité de Salut public d’Ollioules annonçaient le désarmement de Daumas, fils aîné, notamment, comme suspect et de conformité à la délibération de la section de l’Union permanente le 22 juillet (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914 ; Archives de Sanary, I2 et D4).).

1795 – 22 juillet (4 thermidor) :

1. La Convention rétablit la patente (Yann Fauchois, 2001).

2. Fin de la guerre entre la France et l’Espagne – Signature de la Paix de Bâle qui met fin à la guerre du Roussillon entre la France et l’Espagne. Ce traité sera ratifié le 1er août par la Convention (Yann Fauchois, 2001).

1799 – 22 juillet : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE 1798 – 1801 (Abbd-al-Rahman al-Jabarti) [Fausses nouvelles Lundi 18 du mois de Safar [22 juillet 1799] – Des nouvelles sont répandues par des lettres, toutes sur le même modèle, adressées aux notables et aux tujjâr à plus de 100 exemplaires. Ces lettres disaient ceci : les musulmans, les Ottomans et ceux qui étaient avec eux ont pris Alexandrie samedi 16 Safar [20 juillet 1799] à trois heures.

Les gens s’agitaient à propos de cette nouvelle. L’un disait : « Moi, j’ai lu la lettre qui est arrivée chez Untel ». Et un autre répétait la même chose. Dans tout cela, il n’y avait rien de fondé. On ne sut qui fut à l’origine de cette affaire et donna corps à pareille mystification. Peut-être était-ce le fait de quelque chrétien de la ville, dans l’intention de susciter quelque trouble dans la population et de provoquer de graves représailles. Mais Dieu est celui qui connaît le secret des choses.

1832 – 22 juillet : Décès de l’Aiglon (Napoléon II), fils et héritier de Napoléon 1er. Prince impérial, titré roi de Rome à sa naissance, puis prince de Parme, proclamé Napoléon II du 4 au 6 avril 1814 et du 22 juin au 7 juillet 1815 par son grand-père, l’empereur d’Autriche. Le surnom d’Aiglon lui fut attribué à titre posthume et a été popularisé par la pièce de théâtre d’Edmond Rostand « L’Aiglon », drame en six actes, en vers, publié chez Fasquelle, en 1900, 264 p.

1836 – 22 juillet :  Le bateau à vapeur « La Seyne n°2 » va faire le service des passagers entre Toulon et La Seyne – En 1836, construction, par le chantier Guerry à La Seyne, du bateau à roue et à vapeur La Seyne n° 2 (113 tonneaux, 1 pont, pas de mât ; doublé en zinc), destiné à la navigation La Seyne-Toulon (Louis Baudoin, 1965, situe sa construction en 1856 qui est l’année de construction du steam-boat La Seyne n° 3). Construction, par le chantier Mathieu à La Seyne, du steam-boat (Etymologiquement : bateau à vapeur. Le terme apparaît dès 1829) de 123 tonneaux La Seyne, n° 1, appelé aussi Le Petit Pharamond par les ingénieurs anglais ; steam-boat à roues et à vapeur ; coque doublée en zinc ; 1 pont, pas de mâts. Armateurs divers, de La Seyne et de Toulon (Louis Baudoin, 1965). Le premier bateau qui assura le service régulier La Seyne-Toulon et retour s’appela La Seyne n° 1. Mis en chantier à La Seyne par le constructeur Mathieu, il jaugeait 123 tonneaux. Il était en bois solidement charpenté avec un seul pont et ne comportait aucune mâture. Sa coque était doublée en zinc. Actionné par des roues à aubes que propulsaient une machine à vapeur, il avait une haute cheminée qui crachait une fumée noire. On l’avait surnommé avec ironie le Mourre Nègre. On disait que les voyageurs trop exposés aux escarbilles devaient s’essuyer leur visage noirci à la descente du bateau, ce qui explique l’expression provençale qui peut se traduire par face noire. D’autres justifiaient cette appellation par une tête sculptée, de couleur noire, fixée à la proue du navire. De toute manière, la première expression péjorative provençale n’était pas en contradiction avec la seconde. Un journal de l’époque, Le Toulonnais, rend compte de l’inauguration du premier service dans son numéro du 22 juillet 1836. Il s’exprime ainsi :  » Toulon et La Seyne viennent d’obtenir un établissement qui est le résultat des progrès de l’industrie. Nous voulons parler du bateau à vapeur qui va faire le service des passagers entre ces deux pays. Sans nous étendre sur les avantages que la population en retirera, nous signalerons avec empressement ce qu’a de remarquable cette institution. La machine à vapeur du bateau, de la force de 6 chevaux et à basse pression, a été fabriquée à Toulon par une société à la tête de laquelle se trouvent MM. Grégoire et Burle, négociants en cette ville. Elle assure une marche des plus satisfaisantes à un bateau qui réunit toutes les conditions requises pour son service qui sera journalier. Le bateau fera six voyages de chaque point de départ « . Cette première expérience fut de courte durée. La propulsion du bateau était lente, le fonctionnement coûteux et par surcroît les voyageurs estimaient sa sécurité très relative. L’accès en était facilité par un pont-levis à chaque extrémité, mais la machine bruyante, aux dires de ses détracteurs, risquait d’exploser à chaque instant. Et les propos cancaniers émanaient surtout du service des bateliers à rames, qui redoutaient la concurrence, dans le but évident de décourager la clientèle (Marius Autran, tome 1, 1987). 1836-1837 : Premiers services de bateaux à vapeur entre La Seyne et Toulon (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967.). Le premier service régulier entre La Seyne et Toulon eu lieu le 22 juillet 1836 : machine à vapeur  BP de 6CV permettait une fréquence journalière (Cahier du patrimoine ouest-varois n°11, Six-Fours).

1883 – 22 juillet :Ecoles communales de la section de Saint-Mandrier – Le conseil municipal de La Seyne donne un avis favorable sur l’utilité du projet et sur l’acquisition du terrain Roure attenant à la propriété communale afin d’édifier le groupe scolaire. La construction sera faite pour contenir 100 garçons et 100 filles, et conformément aux derniers programmes officiels.

1894 – 22 juillet :Première course automobile sur route Paris – Rouen. Vitesse moyenne 22 km/h.

1895 – 22 juillet :La Prud’homie du Brusc compte 46 patrons pécheurs, dont 21 pour les seules familles Bonafous, Jaume, Laure, Long, Matharon et Oneto (Patania L., Guillaume J., 2002).

1916 – 22 juillet : REFONTE DU SOUS-MARIN « DUPUY DE LÔME AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – Le sous-marin de haute mer de 1ère classe Dupuy de Lôme (DL), 2ème du nom, classe Dupuy de Lôme, vapeur / électrique, concepteur : Julien Hutter, construit par l’arsenal de Toulon (Q 105) et mis en service le 22 juillet 1916, est refondu aux forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer (malgré les protestations de la DCAN qui comptait avoir le marché). Construit à l’origine avec machines à vapeur, pour être semblable aux Lagrange, il reçoit 2 moteurs diesel Germania Krupp du sous-marin U 113 ainsi que 4 moteurs électriques Siemens Schubert de 664 cv (Netmarine / bat / divers / minrem / ancien ; pages perso orange / sous-marin France / Q105).

1918 – 22 juillet  : Geneviève Collin [Cora Vaucaire, chanteuse] naît à Marseille.

1928 – été – Été caniculaire (histoire climat 5).

-1932 – été : Été caniculaire avec 41° en juillet à Grasse (histoire climat 5).

1933 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1934 – 22 juillet : Antoine de Saint-Exupéry est de retour à Marseille d’où il était parti le 12, pour Saïgon, en hydravion.

1940 – 22 juillet :

1. Ralliement des Nouvelles-Hébrides à la France libre (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. La B.B.C. annonce que le rattachement des Pays baltes à l’U.R.S.S. a été voté dans chacun de ces trois pays. Toutefois, l’intégration des trois États baltes ne devien­dra effective, «de jure», qu’après l’acceptation du gouvernement russe. Celle-ci sera communiquée aux délégués de l’Estonie, de la Lituanie et de la Lettonie, qui doivent se rendre incessamment à Moscou. Dans les milieux bien informés des capitales baltes, on considère que l’acceptation par les Russes n’est plus qu’une formalité (Londres, dimanche 21 juillet ; publiée  par Le Petit Journal, le lundi 22 juillet)

3. FIN DE LA DISTILLATION A DOMICILE PAR LES BOUILLEURS DE CRUS – Vichy 22juillet. — Le «Journal officiel» publie une loi dont voici l’article premier : A partir du 1er août 1940, est interdite la distillation à domicile par les bouilleurs de crus. Le régime forfaitaire des bouilleurs de crus est supprimé à partir de la même date. Art. 2. — La date et les modalités de l’apposition des compteurs agréés sur les appareils de distillation seront déterminées par arrêté du ministre secrétaire d’État aux Finances. Sont abrogées toutes dispositions contraires des articles 39 et 79 du Code des contributions indirectes. Art. 3. — Un décret, pris sous le contre-seing du ministre secré­taire d’État aux Finances, apportera au Code des contributions indi­rectes les modifications résultant des dispositions qui précèdent (La Petite Gironde, mardi 23 juillet 1940).

4. Il sera procédé à la révision de toutes les acquisitions de nationalité française intervenues depuis la promulgation de la loi du 10 août 1927 sur la nationalité – Bordeaux, 22 juillet. — La radio française diffuse : Le « Journal officiel » va publier une loi dont voici dès maintenant le texte : Nous, Maréchal de France, chef de l’État français, le Conseil des ministres entendu, décrétons : Article premier. — Il sera procédé à la révision de toutes les acquisitions de nationalité fran­çaise intervenues depuis la pro­mulgation de la loi du 10 août 1927 sur la nationalité. Art. 2. — Il est institué à cet effet une commission, dont la composition et le mode de fonctionnement seront fixés par l’arrêté du garde des Sceaux, ministre et secrétaire d’État à la Justice. Art. 3. — Le retrait de la natio­nalité française sera, s’il y a lieu, prononcé par décret pris sur le rapport du garde des Sceaux, ministre, secrétaire d’État à la Justice et après avis de cette commission. Ce décret fixera la date à laquelle remontera la perte de la qualité de Français. Cette mesure pourra être éten­due à la femme et aux enfants de l’intéressé. Art. 4. — Le présent décret sera publié au «Journal officiel» et exécuté comme loi d’État (La Petite Gironde, mardi 23 juillet 1940).

5. On ne fait pas de grande race sans avoir du muscle  – Clermont-Ferrand, 22 juillet. — « On ne fait pas de grande race sans avoir du muscle », déclare monsieur Jean Borotra, secrétaire général de l’Education physique qui ajoute : « La culture physique sera à la base de la nouvelle éducation ». (La Petite Gironde, mardi 23 juillet 1940).

1942 – 22 juillet : Crimes contre l’humanité – Début des déportations du ghetto juif de Varsovie (André Rossel, 1985). Déjà, dès avant cette date, les résistants juifs qui, en France, attaquent les dépôts de l’armée allemande, qui abattent les officiers et les soldats de la Wehrmacht, afin de créer un climat d’insécurité pour les troupes d’occupation, constituent pour la propagande allemande, reprise mot à mot par la presse de la collaboration, « l’armée du crime ».

Plus généralement, d’un bout à l’autre de l’Europe, sous la terreur allemande, les Juifs sont considérés comme des « parasites» qui prolifèrent, corrompent la société, la civilisation, se livrent aux « trafics », au marché noir.

Cette stigmatisation des Juifs est aussi le moyen de justifier les rafles, les déportations.

Et le premier train de la honte et de la mort quitte Drancy pour Auschwitz le 19 juillet 1942 ; il emporte les Juifs raflés, le 16 juillet

Mais les journaux de la collaboration Le Petit Parisien,  Je suis partout, affirment que les Juifs arrêtés, déportés, ne sont que des trafiquants du marché noir, des criminels qui violent les lois.

Lorsque le représentant du gouvernement de Vichy tient une conférence de presse pour justifier les mesures antisémites, il déclare :

Le gouvernement ne peut pas tenir compte des protestations qui lui parviennent de différents milieux. Ces milieux expriment les thèses religieuses, idéologiques, ce qui est leur droit.

« Ils réagissent à des rumeurs dont on peut difficilement contrôler l’exactitude.

« Le gouvernement, lui, doit agir dans le sens supérieur de l’intérêt de l’État. »

En fait, Pétain et Laval n’ignorent rien des conséquences barbares de la politique antisémite qu’ils mettent en œuvre en collaboration avec les autorités allemandes.

Pétain reçoit ainsi de nombreuses lettres d’anciens combattants juifs, décorés à titre militaire, qui font appel à celui qu’ils continuent de considérer comme leur chef, vainqueur à Verdun. Pétain ne répond pas.

Des proches du Maréchal en 1940 et 1941 lui écrivent pour témoigner de ce qu’ils voient.

L’un d’eux, René Gilloin, s’indigne des scènes auxquelles il a assisté à Vaison-la-Romaine : enfants arrachés à leur mère, femmes à leur époux, embarqués les uns et les autres à coup de crosse dans des wagons à bestiaux.

« Le gouvernement a fait un pas de plus dans la honte écrit-il au Maréchal en août 1942… La conscience nationale  s’est révoltée. Par la voix de ses prêtres et de ses pasteurs, par sa résistance spontanée à l’exécution de consignes atroces, elle a signifié à votre gouvernement qu’il avait outrepassé ses droits et manqué à ses devoirs. »

Pétain, après avoir pris connaissance de cette lettre s’étonne : « Pourquoi donc Gilloin fait-il campagne pour le Juifs ? »

En fait, l’antisémitisme nazi, « exterminateur », est d’autant moins combattu qu’il paraît ne concerner d’abord pour chaque nation occupée par des Allemands que les « Juifs apatrides », étrangers. Mais il y a aussi un antisémitisme « local », plus ou moins violent.

En Pologne, en Ukraine, dans les pays baltes, en  Roumanie, en Hongrie, il est partagé par la plus grande partie de la population.

(…)

A Paris, Ernst Jünger, qui rencontre Céline à l’Institut allemand, note dans son journal : « Céline dit combien il est surpris, stupéfait que nous  soldats, nous ne fusillions pas, ne pendions pas, n’exterminions pas les Juifs. Il est stupéfait que quelqu’un disposant d’une baïonnette n’en fasse pas un usage illimité. »

Ce sont là « bagatelles pour un massacre »! Il y a pire.

Robert Brasillach, distingué, brillant élève de l’École normale supérieure, essayiste, exige dans Je suis partout, du 25 septembre 1942 :

« Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits. »

Drieu la Rochelle, autre figure notable des lettre, élégant acteur du Tout-Paris littéraire, écrit dans son journal : « Je hais les Juifs, j’ai toujours su que je les haïssais.»

Mais le plus lu des écrivains, en cet été 1942, est Lucien Rebatet, qui publie Les Décombres chez Denoël, un éditeur collaborationniste. Le livre est plusieurs fois réédité, vendu au moins à 60 000 exemplaires, mais 200 000 ont été commandés, et le papier manque.

Cette « prose » qui exprime la haine du Juif – et de la République – est le plus grand succès de librairie de la France occupée.

« Je souhaite la victoire de l’Allemagne, écrit Rebatet, parce que la guerre qu’elle fait est ma guerre, notre guerre.

« Je n’admire pas l’Allemagne d’être l’Allemagne, mais d’avoir permis Hitler. Je la loue d’avoir su… se donner l’ordre politique dans lequel j’ai reconnu tous mes désirs. Je crois que Hitler a conçu pour notre continent un magnifique avenir et je voudrais passionnément qu’il se réalisât. »

Mais pour cela, il faut chasser les Juifs.

« L’esprit juif est dans la vie intellectuelle de la France un chiendent vénéneux, qui doit être extirpé jusqu’aux plus infimes radicelles… Des autodafés seront ordonnés au maximum d’exemplaires des littératures, peintures, parti­tions juives et judaïques ayant le plus travaillé à la déca­dence de notre peuple. »

Tous ces antisémites « rêvent » à La Mort du dernier Juif.

C’est là le titre d’un récit d’anticipation publié par l’hebdo­madaire Au Pilori.

L’auteur imaginait « le journal d’un Français moyen » en l’an 2142. Un décret du 25 juin-1942 aurait ordonné que tous les Juifs soient stérilisés à l’exception de trois couples conservés au zoo de Vincennes, les enfants des trois couples devant être stérilisés à l’exception de l’aîné.

Le 14 juillet 2142 – deux cents ans plus tard donc -, le « Français moyen » écrit :

« Une nouvelle merveilleuse parcourt les rues de Paris. Le dernier Juif vient de mourir. Ainsi c’en est donc fini avec cette race abjecte dont le dernier représentant vivait, depuis sa naissance, à l’ancien zoo de Vincennes, dans une tanière spécialement réservée à son usage et où nos enfants pouvaient le voir s’ébattre en un semblant de liberté, non pour le plaisir des yeux, mais pour leur édification morale.

« Il est mort ! Dans le fond, c’est mieux ainsi. J’avais personnellement toujours peur qu’il ne s’évade et Dieu sait tout le mal que peut faire un Juif en liberté. Il restait seul soit, depuis la mort de sa compagne, laquelle par bonheur était stérile, mais avec cette engeance, on ne sait jamais, il faudra que j’aille au zoo pour m’assurer de la véracité de la nouvelle. » Écrit par un citoyen français, à Paris, le 23 juillet 1942.

Le premier train de Juifs raflés, le 16 juillet 1942, roule vers Auschwitz.

C’est déjà par centaines de milliers que se comptent les Juifs massacrés, d’abord par les Einsatzgruppen – en Pologne, en Ukraine, en Russie -, d’une rafale, puis gazés dans des camions, aménagés à cet effet, puis entassés dans les chambres à gaz des camps de concentration. Sans compter ceux battus à mort, à coups de matraque, de crosse, de pioche ou de pelle, et ceux pendus.

Un Juif, Szmul Zygieboym, qui a réussi – en 1943 – à fuir la Pologne et à rejoindre Londres, pour alerter le monde sur la politique d’extermination de tout un peuple, s’y suicidera.

« Je veux par ma mort exprimer une dernière protestation contre la passivité avec laquelle le monde assiste à l’exter­mination du peuple juif… Je contribuerai peut-être par ma mort à dissiper l’indifférence de ceux qui, aujourd’hui encore, peuvent sauver les quelques Juifs polonais demeurés vivants. » (Max Gallo, Une histoire de la 2ème guerre mondiale, tome 3 « 1942, le jour se lève », Paris, Editions XO, p. 201-206)

-1943 – 22 juillet :

1. DECRET PERMETTANT AUX FRANçAIS D’INTEGRER DIRECTEMENT LA WAFFEN-SS – Le 22 juillet 1943, un décret paru au Journal Officiel permet aux Français de contracter directement un engagement dans la Waffen-SS. Le chef de la milice, Darnand, donne l’exemple et s’y engage. Les volontaires sont envoyés à la Caserne Clignancourt, à Paris, pour ensuite être entrainés, en Alsace, au camp Sankt Andreas de Sennheim (Cernay). Peuvent s’engager les volontaires âgés de 17 à 40 ans. La taille minimum est fixée à 1,65m, puis ramenée à 1,60m. Ils doivent être d’ascendance aryenne : ne pas être Juifs, noirs ou métissés (Sturmbrigade SS Frankreich ; André Rossel , 1985).

2. PREMIER TOUR DE MANIVELLE DU FILM « EPAVES » – En juillet 1943 TAILLIEZ, COUSTEAU et DUMAS donnent le premier tour de manivelle du film « EPAVES », un long métrage de 28 minutes sur le thème des épaves dont les carcasses jalonnent le fond de la Méditerranée entre Marseille et Saint Raphaël. Le film rencontre un immense succès (philippe.tailliez).

1944 – 22 juillet :

1. Expédition allemande contre les maquis FTP et AS du Plan de Canjuers : douze maquisards et civils tués à Aups et dans les environs, destructions de fermes et d’un garage (var39-45 / guerre / chrono). Parmi les tués, on relève les noms de ROUVIER Louis Étienne (*) – Marin Pompier Résistant F.T.P. à Camp Robert, né le 11 Mars 1920 à La Seyne-sur-Mer, tué le 22 Juillet 1944 à l’attaque du PC près d’Aups, ainsi que de ZURLETTI André Mathieu (*) – Contremaître Résistant du Maquis AS Vallier, né le 30 Novembre 1911 à La Seyne-sur-Mer, tué le 22 Juillet 1944 sur la place d’Aups.

Le même jour, exécution de deux résistants par les Nazis à l’Ariane de Nice.

2. LA COLERE MONTE DANS LE VAR – Délégation représentative de dix-sept communes, encore à la sous-préfecture de Toulon, le 22 juillet 1944. Ce sentiment de révolte était visible pour les autorités de Vichy, mais aussi pour les forces d’occupation (Charles Galfré, 2003).

3. UN COMITE NATIONAL POLONAIS EST CREE – Constitution à Lublin libéré d’un « Comité national polonais » inféodé aux Soviétiques (André Rossel, 1985).

4. Création du F.M.I. – Dernier jour de la Conférence de Bretton-Woods, institution d’un nouveau système monétaire international et création du Fonds monétaire international (Jean-Charles Volkmann, 2003).

-1947 – été : Été caniculaire, on relève 42° en juillet à Agen (histoire climat 5).

1949 – été : Été caniculaire, on relève 42° en juillet à Bergerac (histoire climat 5).

1950 – 22 juillet :

1. Été caniculaire (histoire climat 5).

2. La mairie de Saint-Mandrier lance une offre de location en faveur de l’ancienne poissonnerie située sur la place. «…II est bien entendu que pour garantir la propriété commerciale et les droits de chacun, la location sera accordée aux soumissionnaires à la condition qu’aucun commerce identique ou similaire soit déjà exposé dans un rayon de huit cents mètres. Les enveloppes seront déposées et ouvertes en présence de tous les intéressés le vendredi 28 juillet, à dix-huit heures précises ». Reconstruit dans les normes, le local en question abritera un magasin de fleurs et de poteries, puis une épicerie générale géréepar la famille Difraya (Ken Nicola, vol. 1. République de Toulon et du Var, du mardi 22 juillet).

1955 – 22 juillet :

1. Été caniculaire (histoire climat 5).

2. REPONSE DE TOUSSAINT MERLE A UNE DEMANDE DU MAIRE DE SAINT-MANDRIER – « Monsieur Clément, maire de Saint-Mandrier, a adressé à tous les conseillers généraux du département une lettre leur demandant d’intervenir auprès du ministre des Forces Armées pour interdire les tirs, quels qu’ils soient sur le littoral et à la Renardière. Monsieur Merle, conseiller général, lui a fait parvenir la réponse suivante (datée du 22 juillet 1955) : «…J’ai reçu votre lettre du 19 juillet et je vous en remercie. Je me permets de vous indiquer que déjà, à la Commission du Tourisme, le 2 juin, et à la séance publique du 3 juin, je suis intervenu en faveur de Saint-Mandrier en ces termes : «…II est exact que la presqu’île voit utiliser, depuis longtemps d’ailleurs, des engins moins puissants mais téléguidés qui effraient la population. A tel point que si vous avez eu la curiosité de lire le programme que j’ai présenté aux élections, vous avez constaté que nous demandons la suppression des essais de tirs téléguidés. Il est vrai aussi que la Marine Nationale interdit l’accès du bord de mer de la presqu’île, ce contre quoi, surtout, la population proteste violemment parce qu’elle constate exactement le même processus qu’à l’île du Levant : on commence à mettre le petit doigt dans l’engrenage et puis le corps y passe tout entier… » À la session du 25 juillet, je ne manquerai pas de revenir sur ces questions importantes. Je vous tiendrai au courant… ». La population peut constater que tous ces problèmes n’ont pas échappé à notre camarade Toussaint Merle. Nous sommes certains que le 25 juillet, grâce à sa sérieuse documentation, le Conseil  général  soutiendra l’action de notre représentant cantonal » (Le Petit Varois du samedi 23 juillet 1955). Note : Le polygone de tir de la Renardière fermera ses portes en juillet 1984 (soit près de 30 années plus tard) selon la décision du Ministre de la Défense Charles Hernu (Gisèle Argensse, 2000, p. 126).

1959 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1961 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1962 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1964 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1971 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1976 – été : Été caniculaire (histoire climat 5).

1983 – été : Été caniculaire (histoire climat 5)

1990 – été : Été caniculaire, avec 38,8° en juillet à Bordeaux (histoire climat 5).

1997 – 22 juillet : un officier SS est condamné à rome – Reconnu coupable d’avoir organisé le massacre des Fosses adréatines en 1944, l’ex-officier SS Erich Priebke est condamné à 15 ans de prison par le tribunal militaire.

2000 – 22 juillet : Décès du scénariste et metteur en scène Claude Sautet.

2022 – 22 juillet :

– C’est l’heure des comptes pour Bercy. Et des bonnes surprises pour quelques millions de contribuables. Après avoir traité les déclarations de revenus remplies au printemps, l’administration fiscale va en effet commencer cette semaine à rembourser les ménages ayant payé au fil des mois, via le prélèvement à la source, trop d’impôts sur le revenu.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

         SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 303e livraison : La Révolution : 1.  des origines à la fin de la Terreur.

De 1789 à 1815, il apparait donc que beaucoup de troupes étaient cantonnées dans des batteries côtières, ayant Sanary comme centre de commandement (La présence anglaise au large des côtes fit que le comman­dant le département du Var nomma le Sanaryen Jean Louis Lyon, capitaine d’infan­terie en retraite, comman­dant de Saint-Nazaire et de toutes les batteries de la côte, comprise entre les Baumelles (à Saint-Cyr) et les Lauves (à Six-Fours), daté du  le 16 Fructidor An 6 (2 septembre 1798).

      Malgré tout, la fortune des habitants de Sanary semblait croître. Nous savons qu’en 1801, 101 habitants étaient soumis à la patente ; en 1815, on en compte 679, presque 7 fois plus). Il y avait des canonniers garde-côte dont les officiers étaient logés chez 1’habitant, à Sanary en particulier, et les hommes stationnés dans les batteries elles-mêmes. A l’intérieur des terres, autour de la cote 147 à la Piole, existait une réserve prête à intervenir en cas de débarquement sur un point quelconque du rivage, peut-être avec un petit parc d’artillerie indépendant de la batterie stationnaire de ce fort en pierre sèche. Là encore, les officiers étaient logés en ville, et les troupes stationnées dans le fort. Il devait cependant y avoir des exceptions pour les hommes mariés dont les épouses pouvaient rejoindre leur mari logé chez 1’habitant, avec des conditions financières certainement différentes de celles des officiers.

Toutefois, malgré toutes ces troupes – et peut-être à cause d’elles ? – durant l’Empire, entre 1801 et 1811, la sécurité n’est guère assurée en ville comme dans la campagne. Plusieurs affaires nous le montrent : tout d’abord agression contre Aimé Coulomb, de Sanary, assailli à la sortie de Bandol en fin de matinée et sauvé de justesse par deux Sanaryens, alors que d’autres jeunes de BANDOL s’étaient également cachés pour attaquer d’autres personnes ; puis tentative d’assassinat dans un cabaret de Bandol contre un fils d’Antoine Soleillet, de Sanary, en suite de quoi il faut l’interposition des deux maires pour empêcher une descente vengeresse des jeunes Sanaryens à Bandol ; rixe entre deux aiguiseurs, l’un de Six-Fours, l’autre de Sanary ; assassinat, par un militaire, d’un médecin de Sanary et de sa gouvernante. Par ailleurs, de nombreuses boutiques étaient volées la nuit ; il y avait aussi des escrocs connus pour faire partie d’une bande de brigands. La campagne n’est pas à l’abri des vols et des dégradations : vols de capriers, d’une « faïsse de têtes de muguet », de raisins. Toutes sortes d’individus circulent : A Bandol, des déserteurs d’un navire anglais ; à Sanary, un faux gendarme visite les maisons. D’autres déserteurs se cachent dans les bastides pour échapper à l’appel de leur classe. Le garde-champêtre, lui-même, a un comportement qui n’inspire pas con­fiance. Les gardes nationaux ne répondent pas aux convocations qui leur sont faites pour assurer leur service. Les habitants deviennent méfiants malgré la présence d’une Brigade de gendarmerie, à laquelle se joignent la Garde nationale locale, quelques canonniers, et un détachement de douze chasseurs d’élite. (à suivre).

         MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 503e livraison :

         La Marine militaire de Provence de 1482 à 1626.

(suite) Néanmoins notre effectif naval est maintenu. En 1533 18 galères sont à l’ancre dans le port de Marseille. En 1537, 24 galères sont entretenus par le roi dans les mers du Levant. De 1538 à 1545, des mesures spéciales doivent être prises pour recruter des rameurs parmi les malfaiteurs détenus dans les prisons. En 1545 le baron de la garde fait passer jusqu’à 25 galères de la Méditerranée dans l’océan.

Henri II, père du futur François Premier) qui veut commander par la mer se déclare dès le début de son règne résolu à augmenter les forces navales organisées par son père. Les constructions sont reprises. La flotte est placée sous le commandement d’un marin déjà illustre, Leone Strozzi. En 1548,  l’escadre mouillée dans le port de Marseille et qui vient de mettre en fuite devant le château d’If et les îles du Frioul les 42 navires d’Andréa Doria, compte 22 galères prêtes au combat la galère réale, la Diane (quadrirème) à une chiourme de 222 forçats, ramant par rangs de 4 ; les j21 autres bâtiments(trirèmes) comptent 144 forçats enchaînés 3 par 3 à leur banc. Les navires n’appartiennent pas tous au roi ; quelques-uns sont la propriété de leur capitaine ils sont loués par eux ; il en est de même de la chiourme. Les galériens sont en partie tirés des prisons royales mais beaucoup d’entre eux sont des esclaves turcs, maures ou « russiens » achetés par les commandants d’unités. Léon Strozzi est propriétaires des 222 rameurs de son navire. Esclaves et forçats sont souvent vêtu aux frais du capitaine ; leur nourriture est toujours à sa charge. (A suivre).

         LA SEYNE-SUR-MER. 208e livraison :

1836 – 22 juillet :  Le bateau à vapeur « La Seyne n°2 » va faire le service des passagers entre Toulon et La Seyne – En 1836, construction, par le chantier Guerry à La Seyne, du bateau à roue et à vapeur La Seyne n° 2 (113 tonneaux, 1 pont, pas de mât ; doublé en zinc), destiné à la navigation La Seyne-Toulon (Louis Baudoin, 1965, situe sa construction en 1856 qui est l’année de construction du steam-boat La Seyne n° 3). Construction, par le chantier Mathieu à La Seyne, du steam-boat (Etymologiquement : bateau à vapeur. Le terme apparaît dès 1829) de 123 tonneaux La Seyne, n° 1, appelé aussi Le Petit Pharamond par les ingénieurs anglais ; steam-boat à roues et à vapeur ; coque doublée en zinc ; 1 pont, pas de mâts. Armateurs divers, de La Seyne et de Toulon (Louis Baudoin, 1965). Le premier bateau qui assura le service régulier La Seyne-Toulon et retour s’appela La Seyne n° 1. Mis en chantier à La Seyne par le constructeur Mathieu, il jaugeait 123 tonneaux. Il était en bois solidement charpenté avec un seul pont et ne comportait aucune mâture. Sa coque était doublée en zinc. Actionné par des roues à aubes que propulsaient une machine à vapeur, il avait une haute cheminée qui crachait une fumée noire. On l’avait surnommé avec ironie le Mourre Nègre. On disait que les voyageurs trop exposés aux escarbilles devaient s’essuyer leur visage noirci à la descente du bateau, ce qui explique l’expression provençale qui peut se traduire par face noire. D’autres justifiaient cette appellation par une tête sculptée, de couleur noire, fixée à la proue du navire. De toute manière, la première expression péjorative provençale n’était pas en contradiction avec la seconde. Un journal de l’époque, Le Toulonnais, rend compte de l’inauguration du premier service dans son numéro du 22 juillet 1836. Il s’exprime ainsi :  » Toulon et La Seyne viennent d’obtenir un établissement qui est le résultat des progrès de l’industrie. Nous voulons parler du bateau à vapeur qui va faire le service des passagers entre ces deux pays. Sans nous étendre sur les avantages que la population en retirera, nous signalerons avec empressement ce qu’a de remarquable cette institution. La machine à vapeur du bateau, de la force de 6 chevaux et à basse pression, a été fabriquée à Toulon par une société à la tête de laquelle se trouvent MM. Grégoire et Burle, négociants en cette ville. Elle assure une marche des plus satisfaisantes à un bateau qui réunit toutes les conditions requises pour son service qui sera journalier. Le bateau fera six voyages de chaque point de départ « . Cette première expérience fut de courte durée. La propulsion du bateau était lente, le fonctionnement coûteux et par surcroît les voyageurs estimaient sa sécurité très relative. L’accès en était facilité par un pont-levis à chaque extrémité, mais la machine bruyante, aux dires de ses détracteurs, risquait d’exploser à chaque instant. Et les propos cancaniers émanaient surtout du service des bateliers à rames, qui redoutaient la concurrence, dans le but évident de décourager la clientèle (Marius Autran, tome 1, 1987). 1836-1837 : Premiers services de bateaux à vapeur entre La Seyne et Toulon (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967.). Le premier service régulier entre La Seyne et Toulon eu lieu le 22 juillet 1836 : machine à vapeur  BP de 6CV permettait une fréquence journalière (Cahier du patrimoine ouest-varois n°11, Six-Fours).

1883 – 22 juillet :Ecoles communales de la section de Saint-Mandrier – Le conseil municipal de La Seyne donne un avis favorable sur l’utilité du projet et sur l’acquisition du terrain Roure attenant à la propriété communale afin d’édifier le groupe scolaire. La construction sera faite pour contenir 100 garçons et 100 filles, et conformément aux derniers programmes officiels.

1916 – 22 juillet : REFONTE DU SOUS-MARIN « DUPUY DE LÔME AUX CHANTIERS DE LA SEYNE – Le sous-marin de haute mer de 1ère classe Dupuy de Lôme (DL), 2ème du nom, classe Dupuy de Lôme, vapeur / électrique, concepteur : Julien Hutter, construit par l’arsenal de Toulon (Q 105) et mis en service le 22 juillet 1916, est refondu aux forges et chantiers de la Méditerranée à La Seyne-sur-Mer (malgré les protestations de la DCAN qui comptait avoir le marché). Construit à l’origine avec machines à vapeur, pour être semblable aux Lagrange, il reçoit 2 moteurs diesel Germania Krupp du sous-marin U 113 ainsi que 4 moteurs électriques Siemens Schubert de 664 cv (Netmarine / bat / divers / minrem / ancien ; pages perso orange / sous-marin France / Q105).

1944 – 22 juillet : Expédition allemande contre les maquis FTP et AS du Plan de Canjuers : douze maquisards et civils tués à Aups et dans les environs, destructions de fermes et d’un garage (var39-45 / guerre / chrono). Parmi les tués, on relève les noms de ROUVIER Louis Étienne (*) – Marin Pompier Résistant F.T.P. à Camp Robert, né le 11 Mars 1920 à La Seyne-sur-Mer, tué le 22 Juillet 1944 à l’attaque du PC près d’Aups, ainsi que de ZURLETTI André Mathieu (*) – Contremaître Résistant du Maquis AS Vallier, né le 30 Novembre 1911 à La Seyne-sur-Mer, tué le 22 Juillet 1944 sur la place d’Aups.

         TOULON ANCIEN ET SES RUES(L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 28e livraison. (suite) Rue Cancelade (avec des précisions provenant du livre du Dr Henri Grégoire, Les impôts en Provence avant la Révolution, Toulon, 1882).

– (suite) Primitivement, la surveillance de la panaterie était confiée à des “pondatores” (peseurs publics, chargés de l’inspection de la panaterie), agents communaux chargés de relever toutes les infractions relatives à la fabrication et à la vente du pain ; ils étaient nommés et rétribués de la même manière que les « préposés à la poissonnerie » (Livre Rouge, AA. 96). Dans la suite les « pondatores » furent également désignés sous le nom de «  préposés ».

Au XVIe siècle, la communauté ayant affermé la « rêve du pain » à raison du « huictième denier » à prélever sur tout le pain qui se vendait à Toulon, celui-ci ne put être mis en vente qu’après avoir reçu une marque particulière dite du « patac » (Pièce de monnaie provençale, valant huit deniers). Le fermier et ses commis qui devaient apposer cette marque avaient le droit de pénétrer dans toutes les boulangeries et de s’y livrer à des inspections (Archives communales, GG. 480; DD. 14).

Malgré ce contrôle rigoureux, les boulangers trouvaient journellement le moyen de ne pas se conformer aux ordonnances du bureau de police. En 1642, le conseil de ville prit la délibération suivante : « Pour obvier aux abus et malversations qui se commettent par ceux qui font du pain à vendre dans cette ville, lesquels au lieu d’observer la bonté et le juste poids qu’ils sont obligés de lui donner suivant le tarif, au contraire le font et vendent défectueux en la bonté et poids au grand préjudice du public ; à quoy la vigilance des consuls et de ceux que la communauté commet annuellement, n’ont pu remédier, cette vente étant faite dans des maisons particulières ou tels faiseurs de pain ont moyen de le cacher pendant les visites, ne mettant en évidence que ce qu’il estimaient de légitime débit :… » « ce qu’ils estiment de légitime débit : d’où s’en « suit une tromperie manifeste et dommageable « au corps du public et des pauvres particulière- « ment ; qu’il est nécessaire de mettre fin à ces « abus et de donner meilleur moyen à la communauté d’exiger plus commodément le droit « du “ huictième denier ” qu’il lui est permis « d’imposer sur le pain pour subvenir à ses dépenses, délibère que désormais tous ceux à a qui la dite communauté permettra suivant son « pouvoir de faire vendre et débiter dans cette « ville du pain seront tenus et obligés, après l’avoir fait marquer de la marque de la ville ou « de ses fermiers, de le porter à la place Saint- Pierre, pour y être vendu et débité » (Archives communales, BB. 58. 2 – DD).

Ces mesures, quoique très sévères, n’étaient pas encore suffisantes pour empêcher la fraude. Certains boulangers, trompant la surveillance du fermier, vendaient aux hôteliers et aux aubergistes du pain non marqué, de mauvaise qualité et n’ayant pas le poids réglementaire. Pour déjouer ces manœuvres illicites, le conseil de la Communauté décida, en 1681, « que tous hôtes, cabaretiers et autres per- – sonnes tenant auberges et donnant à manger ne pourront vendre aucun pain dans leurs maisons qu’il ne soit au préalable marqué par le fermier ou ses commis auxquels sera permis de visiter les pains » (2).

Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, le pain vendu, soit cuit, soit en pâte, eut toujours un prix identique ; son poids seul variait. (à suivre)

UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE :

Une nourrice anglaise (une nurse en français) accompagne les enfants au zoo. Elle explique :

-Voici la cigogne qui va chercher les bébés dans un chou pour les apporter à leur maman …

Alors le petit garçon se tourne vers sa sœur et le glisse à voix basse :

-On lui dit ou on la laisse mourir idiote ?

Je vous souhaite une bonne journée.

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