ÉPHÉMÉRIDES DU 21 JUILLET

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ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 21 JUILLET 13e ANNÉE (n° 4503).

Bonjour à tous !

ILLUSTRATION :

aujourd’hui, c’est la ronde des amis et parents. CATHY.

LES FÊTES :

Le 21 juillet 2017, nous fêtons les quelques 67 200 Victor qui doivent leur prénom à un militaire romain, officier dans la légion thébaine entièrement massacrée en 303, parce que chrétienne, sous le règne des empereurs Dioclétien et Maximilien Hercule. Plus tard, en 415, Jean Cassien fonda l’abbaye de Saint Victor de Marseille, où il écrivit les Institutions cénobitiques en 420. Tout naturellement Saint Victor est devenu le patron de Marseille où il fut martyrisé. Sa fête votive  tissait un lien avec Saint Ferréol et Sainte Catherine (Borréani A., Borréani M. 1987 ; Brun et alii 1999 ; de Gérin-Ricard H., Isnard E. 1926 ; Delattre G., Saliceti P. 1994 ; Guérard B. 1857 ; Provence P. 1942 ; Saglietto V. 1935). Origine médiévale.

         Autrefois, à Marseille, dès le 20 au soir, au soir, un cortège historique traversait les rues ; il comprenait les compagnies des quatre quartiers, puis une troupe de gentilshommes montés sur de superbes chevaux. Chaque cavalier était accompagné de deux pages portant ses couleurs et tenant des flambeaux.

Le chef du cortège, le Cavalier de Saint-Victor, avait droit à six pages. Armé, il portait la lance au fer de laquelle flottait la bannière du saint, panonceau rouge cramoisi, coupé en pointe à double queue. Son cheval était caparaçonné de blanc, semé de croix en taffetas bleu.

Le 21, à 7 heures du matin, le cavalier de Saint-Victor sautait sur sa bête et se rendait à la chapelle de Saint-Ferréol. De là à bride abattue, il courait à la chapelle Sainte-Catherine. Il y prenait le pas, jusqu’à la rue des Nobles. Nouvelle course à bride abattue, jusqu’au couvent des Prêcheurs. La Grand’Rue était pavoisée. Le cavalier passait sous le pavois, courait à la chapelle de Saint-Victor aux Quatre Coins. Enfin dernière course rue de la Loge et vers le fort Saint-Jean, cette fois au pas. Un pont de bateau avait été établi par les Prud’hommes pécheurs, joignant le quai de Saint-Jean à la pointe Saint-Nicolas. Le cavalier foulait noblement le tapis de Turquie et les étoffes de prix recouvrant le pont de bois. Et repos à Saint-Victor. A 16 heures, procession, sortie des reliques, tambour, canon, banquet. L’usage s’est aujourd’hui perdu ! (écrit en 1942)

A Pont de Crau, Arles a un oratoire dédié au saint autour duquel on donnait des courses d’ânes. Les cavaliers étaient des mannequins de paille que les montures avaient vite fait de ficher bas. On y voit un souvenir des corvées de cent journées d’ânes que les juifs devaient donner chaque année pour l’entretien du pont. Les ânes des juifs devaient être chargés de pierres (Pierre Provence, 1942).

Plus prosaïquement, c’était le melon que mettait à l’honneur le calendrier républicain de Fabre d’Eglantine en ce troisième jour de thermidor An I.

DICTON :

« Quand il pleut à la saint Victor, la récolte n’est pas d’or ».

LE MOT DU JOUR :

« Le sot ne s’instruit que par les événements » (Homère, Illiade, XVII, 32, au Ixe s. av. J.-C.).

EPHEMERIDES.

1069 – 21 juillet : Le cours de l’Huveaune, ses affluents et ses pêcheries, depuis l’église de Saint-Menet jusqu’à la mer, furent don­nés, le 21 juillet 1069 (cartulaire Saint-Victor, n° 339), à l’ab­baye de Saint-Victor par les vicomtes de Marseille.

1079 – 21 juillet : Concession à Saint-Victor, par Geofroi, vicomte de Marseille, ses fils Aicard, archevêque d’Arles ; Geofroi, Hugues, Raimond. Pons. Fouque et Pierre ; son frère Guillaume III, avec ses fils Pons Maunier et Geofroi ; son autre frère Pierre Saumade, avec ses fils Hugues et Guillaume, de l’usage des eaux de l’aqueduc et des fontaines de l’Huveaune depuis Saint-Menet jusqu’à la mer, avec droit exclusif de pêche, de moulins, etc. (acte 203 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 13 v°. a. Guesnay, Vita S. Cassiani, p. 579. — b. Ruffi, Histoire de Marseille, t. I, p. 485. — c. Duchesne, Histoire des cardinaux fran­çais, t. II, p. 36. — d. Gallia christiana, t. I. Instr., p. 96. — e. Guérard, n° 38. »

Le texte cite :

1. Fons yandati, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet, v. 1070 (cartulaire de Saint-Victor, n° 105).

2. Font de Pantelin, source, commune de Marseille, quartier de Saint-Menet, à Valbarelle.

3. Saint-Menet – hameau, commune de Marseille. Eccl. Sancti Menne, 1070 (cartulaire Saint-Victor, n. 105).

1150 – 21 juillet – Raymond Bérenger III, comte de Provence, prend sous sa protection le monastère de Montrieux et ses habitants – Acte n° 1, cartulaire de Montrieux, Raymond Bérenger III, comte de Provence, arrivé en Provence en 1150 en compagnie de son neveu, séjourna plusieurs semaines à Lambesc où il prit sous sa protection le monastère de Montrieux et ses habitants ((Boyer R., 1980, p. 390 : Original perdu, copie du XVIIIème siècle, par L. Lambert, procureur de Montrieux (1778-1780) d’après le texte du Cartulaire ; autre copie dans Capus, p. 134, 204-205. IND. : Dubois, p. 16)) : – Carta comitis Provincie / Sit notum cunctis prentibus et futuris quoniam ego, Raimundus Berengarii, come Barchinonensis, princeps Aragonensis, Tortose Ilerdeque marchio et dux Provincie, accipio, pono in tuitione, protectione atque defensione mea domum Montis Rivi cum habitatoribus, qui ibidem die noctuque Deo militare et in ejus laudibus assidue assistere videntur… Factum est hoc… apud villam quam vocitant Lambesc…

[témoins] … Arnaldus de Lercio, Raimundus de Villa Mulorum, Bernard de Bello Loco, Guillelmus Raimundi Avinionensem, Gaufredus de Massalia et fratribus suis, Ugoni et Bertranno, Rostagni Tarasconi et Petrus Tarascon, Guido de Fos, et multorum aliorum bonorum hominum. S + Raimundi, comitis. Guillelmus, Gerundesis ecclesie capicolis (Ce personnage est connu comme « capicol » et préchantre du chapitre cathédral de Gérone en Espagne, dans un acte de cession au monastère de Ripoll en 1147). Ego, Andreas, scriptor, sub jussione domini mei comitis … »

1242 – 21 juillet – BATAILLE DE TAILLEBOURG – A Taillebourg, lieu de passage entre le Nord de la France et le Sud par un pont construit sur la Charente, se déroule une bataille au cours de laquelle les troupes capétiennes du roi de France, Louis IX – le futur saint Louis -, et de son frère, le comte Alphonse de Poitiers, remportent la victoire contre leurs vassaux révoltés conduits par Henri III d’Angleterre et Hugues X de Lusignan.

1246 – 21 juillet : Fons monachorum, 21 janvier 1246. Pos­session du monastère de Saint-Sauveur (charte aux archives de la Major).  La Bégude – hameau, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1872). La bégude était un droit que l’on percevait sur les boissons à leur entrée dans le territoire de Marseille et les bureaux où on le percevait en ont conservé le nom. De là vient qu’ils sont placés sur la limite du terroir.

1309 – 21 juillet : Turris de Narzilies , 21 juillet 1309 (charte aux archives municipales). Les Argiliers – quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sainte- Marthe, vers Saint-Mitre. Première mention : Turris Rissendis de Argileriis , 7 juin 1286 (acte notarié).

1316 – 21 juillet : Colla domine Aycarde Sarracene, 21 juillet 1316 (charte aux archives municipales).  Colle Sarrasine – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier du Camas (1872). Première mention : La Colla den Sarrayna, 8 octobre 1309 (charte aux archives municipales).

1455 – 21 juillet : Taxes – « JURIDICTION A RAISON DE LA LEYDE AU BORD DE LA MER, ET DES DROITS D’ICELLE – Sur les contentions entre Monsieur le Procureur du Roi, et le Seigneur abbé de St Victor, à raison de la juridiction du lieu de S-F et droits de régales, le Sieur Languedui de Castre Sénéchal pour le Roi en Provence, le 21 juillet 1455, aurait baillé commission à Jean Martin, Seigneur de Pieloubier (Puyloubier), Chevalier de Sa Majesté et Vitallis de Cabanes, Sieur de Perricard, pour connaître dudit différent. En conséquence de laquelle commission, le dernier dudit mois de juillet, les officiers de la ville de Tollon auraient fait exposition auxdits Sieurs commissaires qui s’étaient portés à la plage de la Caville, contiguë de la mer, dans la péninsule de Sépet, soutenant que, à ladite plage, y mettaient un baille et y recevaient la layde (leyde), et que pour cet effet, était planté un pieu de bois, pour recevoir ladite layde. Ledit Sieur abbé, par son contredit, aurait soutenu que la haute juridiction, premières appellations, droit de régales, tant dans les limites de la mer, que îles, étaient de sa juridiction, sans avoir jamais payé aucune layde. De la part dudit Seigneur abbé serait (aurait) été fait enquête par lesdits Sieurs commissaires, sur la négative, par lui soutenue, de ni avoir jamais eu aucun pieu planté audit lieu de la Caville, ni avoir été payé aucune layde. Enquête contraire de la part desdits officiers de Tollon » (Jean Denans, 1713).

1535 – 21 juillet : CHARLES QUINT PREND TUNIS D’ASSAUT – Charles Quint, Empereur d’Allemagne et rois d’Espagne, décide en 1535 de lancer une nouvelle attaque contre les bases barbaresques d’Afrique du Nord. Son objectif : Tunis où réside Barberousse, l’amiral de la flotte turque et, surtout, le plus grand pirate de son époque. Il prend la tête d’une armée de 30 000 combattants transportés par 68 galères, 1 galion et 12 caravelles portugaises. Il prend place sur la galère impériale avec son amiral, Andrea Doria. Face à cette armada, Barberousse met la Goulette en armes puis s’assure de la défense rapprochée de la ville. Il refuse de faire sortir sa flotte et d’affronter les Espagnols sur mer, espérant pouvoir en venir à bout lorsqu’ils seront à terre. Puis il songe aux 10 000 prisonniers chrétiens qui pourrissent dans ses geôles : pas question de les massacrer, cela rejaillirait sur l’Islam et le Sultan. Que faire ? Tandis qu’il réfléchit au sort de ces prisonniers, ceux-ci parviennent à se libérer, à se saisir des armes des gardes et prennent la ville de l’intérieur. Le 21 juillet 1535, lorsque Charles Quint entre dans la cité, il n’y trouve pas Barberousse qui a préféré se réfugier à Bone (aujourd’hui Annaba) puis à Alger pour continuer le combat plutôt que d’être fait prisonnier (Henri Ribot, Atelier du 23 février 2010, Marines et guerres navales au 16ème siècle).

1551 – 21 juillet :

1. Font de Roula, (registre aux archives de la Major). Font de la Leula – lieu-dit,  commune de Marseille, quartier de Séon (1872). Première mention en février 1021 : Vente à Saint-Victor, par Amaury, sa femme et ses fils, de leur alleu à Pennes dans vallée dite Fontis Lesula (Guérard, cartulaire de Saint-Victor, n° 51).

2. Bastide des Martégaux (registre aux archives  de la Major). Les Martégaux – hameau, commune de Marseille, quartier des Olives (1872) qui dépendait de la pa­roisse de Saint-Julien, sous le titre de Saint-Pierre {Calend. 1713, p. 178).

1597 – 21 juillet :

1. Carpagne, 21 juillet 1597 (charte aux archives de l’Evêché).  Carpiagne – ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872).Première mention :  Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospi­taliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria.

2. Les Ombres, (registre aux archives de l’Evêché). —Les Ombres – lieu-dit, commune  de Cassis, quartier de Canaille, sur le bord de la mer. Première mention : Las Ombras, 18 octobre 1486 (registre aux archives de l’Evêché) puis Las Umbras, 10 mars 1501 (ibid.).

3. Leure ou Lort, (registre aux archives de l’Evêché). L’Ort – lieu-dit, commune  de Cassis, quartier de Brigadan. On trouve Aor, 10 mars 1501 (registre aux archives de l’Evêché).

4. Picovel (registre aux archives del’Evêché). Picouveou – quartier rural, commune de Cassis. Première mention : Puey Calveil, 28 décembre 1439 (registre aux archives de l’Evêché).

5. Le Revestu, (registre aux archives de l’Evêché). Le Revestel – quartier rural, commune de Cassis, quartier de Canaille.

1607 – 21 juillet : Les Combes, (acte notarié à Allauch). Les Escombes – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier du Montblanc (1872). Première mention : Combas, 14 février 1307 (ch.  aux archives municipales).

1669 – 21 juillet : Marseille – Louis XIV promulgue un règlement qui révoque le Concordat. Cependant, malgré leurs promesses, une partie des moines poursuivent leur vie dissolue.

1707 – 20 et 21 juillet – GUERRE ENTRE LA France ET LA SAVOIE – A l’annonce du mouvement des troupes du duc de Savoie vers la Provence, le maréchal de Tessé avait donné ordre à son armée, de descendre, par échelons, la vallée de la Durance par Sisteron, Riez et Tavernes. Les premiers bataillons arrivèrent à Tavernes le 20 juillet à 9 heures du soir. Le duc de Savoie était à Fréjus depuis la veille, ayant mis huit jours pour venir du Var à cette ville. Il avait d’abord pris la route du bord de mer par Cannes mais le capitaine Lamothe-Guérin, commandant le château de l’île Sainte-Marguerite, malgré les menaces de la flotte anglaise, fit un tel feu sur l’armée qui défilait devant lui, que celle-ci dut rebrousser chemin et passer par l’Estérel. Ce passage fut pénible à cause du manque cl ‘eau et de la chaleur, à tel point que plusieurs soldats allemands se suicidèrent. Donc le 20 juillet, d’une part les troupes françaises, ayant déjà fourni une longue route, avaient à parcourir pour arriver à Toulon 14 lieues à vol d’oiseau, à travers des régions accidentées et montagneuses, alors que les alliés reposés avaient 20 lieues à parcourir sur une belle route en plaine. C’était une course au clocher dont l’enjeu était la possession de la ville de Toulon.

Quels étaient les itinéraires, qui s’offraient à l’armée française ?

Le premier passait par Tavernes, Barjols, Brignoles, Cuers, Solliès et Toulon. Il exposait les troupes à rencontrer l’ennemi et à ne pouvoir passer ou à être accablées par des forces supérieures.

Le deuxième passait par Tavernes, Saint-Maximin, Saint-Zacharie, Roquevaire, Le Beausset, Toulon. C’était le plus sûr mais les troupes risquaient d’arriver trop tard, le 25 ou le 26 juillet.

Le vieux comte de Grignan avait pensé à tout. Sur son ordre un officier de cavalerie provençal, le chevalier Bernard de Guénot, reconnut lui-même les routes et sentiers. Sur ses indications l’avant-garde du maréchal de Tessé, soit les sept bataillons commandés par M. de Quëbriant, partie de Tavernes, gagna La Roquebrussane où les habitants distribuèrent des provisions, des viandes rôties, du vin (Docteur Raoulx, Le siège de Toulon de 1707).

1712 – 21 juillet – Les troupes françaises remportent la bataille de Denain face aux Austro-Hollandais.

-1720 – 21 juillet : LA PESTE EST BIEN A MARSEILLE – le docteur Peysonnel réaffirme que c’est bien la peste qui est dans Marseille (André Maurice, 1983.).

1720  – 10 au 21 juillet : Les échevins de Marseille refusent de se rendre à l’évidence, alors que l’épidémie s’étend et que des ports ferment leurs portes aux navires venant de Marseille – (André Maurice, 1983) –  La peste et le refus des échevins de se rendre à l’évidence : 10 juillet, on mure durant la nuit les maisons contaminées. 12 juillet, les échevins décident de mieux surveiller le Lazaret. 13 juillet, mort de 3 hommes qui ont transporté les étoffes du Grand St-Antoine au Lazaret. Les échevins rassurent les Marseillais et écrivent hors de Marseille qu’il n’y a rien d’inquiétant. Mais on sait que des étoffes du Grand St-Antoine sont sorties du Lazaret malgré l’interdiction. Le 15 juillet, mort d’un fripier, de sa femme et d’une tailleuse. Le 18 juillet, le docteur Sicard prévient que c’est la peste. Les échevins ne l’écoutent pas car d’autres médecins pensent que ce n’est pas la peste. Le 21 juillet, le docteur Peysonnel réaffirme que c’est la peste.

1756 – 21 juillet – invention de la mayonnaise ou mahonnaise – A Marseille, à l’occasion de la célébration de la prise de Fort-Mahon, banquet et invention de la mayonnaise ou mahonnaise (Jean-Paul Clébert, Almanach 1985, Rivages..).

1783 – 21 juillet : REGLEMENT PORTANT SUR LES CARRAIRES PROVENçALES  – Le 12 juillet 1783, à la suite des plaintes de bailes (consuls secrétaires des conseils de communautés) et bergers de Provence, le Parlement d’Aix avait dû se pencher sur l’entretien des « carraires » (voies de circulation des troupeaux de moutons et de chèvres). Dans un règlement promulgué le 21 juillet, il fixa les règles à observer :

Art . 1 : rétablissement des carraires par entente entre les consuls et les seigneurs.

Art. 2 : largeur des carraires à 5 cannes (10 m), et, pour les carraires de communauté joignant le terroir aux grandes carraires à 2 cannes ½ (5 m).

Les autres articles fixaient les droits et devoirs des propriétaires des terres traversées et ceux des bailes et bergers

Pour des raisons financières, la priorité donnée par le Parlement de Provence à la remise en état des carraires empêcha le conseil de Sanary de reconstruire le pont qui franchissait le vallat Daumas emporté par une crue.

Voici les faits : à Sanary, les eaux du vallat Daumas (actuelle rue Cavet) n’arrivaient pas toujours à s’écouler dans la mer et formaient une sorte de lac dans lequel un enfant se noya. Le petit pont, qui l’enjambait pour desservir les quatre maisons qui étaient de l’autre côté, avait été détruit lors d’une crue (il s’agit de l’îlot dit « des palangriers » où se trouvent de nos jours des crêperies dont celle du Roy d’Ys). Les habitants réclamaient son remplacement, mais les fonds de la communauté ne permettaient pas cette dépense qui fut remise à plus tard car il fallait d’abord remettre en état les « carraires ». (Rotger B., 1984, p. 261).

1788 – 21 juillet : A Vizille, les états du Dauphiné réclament la convocation des états généraux (Pierre Goubert, Initiation à l’histoire de la France, 1984).

-1789 – 21 juillet : – A Strasbourg, la foule des émeutiers pille la Maison commune et massacre 8 hommes. Ces troubles graves provoquent des déchirements à l’Assemblée : la belle unité est apparemment rompue entre l’équivoque Mounier et le fanatique Barnave, qui voudrait légitimer la violence, alors que son adversaire, lui, la condamne (Agenda du Bicentenaire, MARDI 21 JUILLET).

1794 – 21 juillet (3 thermidor An II) : Au sujet des six moulins à blé d’Ollioules, réponse de la municipalité à l’agent aux vivres de la Marine – La Municipalité d’Ollioules au citoyen Mougin…. – lorsqu’on t’a assuré, citoyen, qu’il existe en notre commune trois ou quatre moulins à eau dont on peut disposer, on t’a dit la vérité. Nous avons six moulins à farine, deux peuvent suffire pour moudre tous les grains de nos habitants, il en reste quatre à ta disposition, il n’y en a qu’un dans l’enceinte du village, les autres sont à la campagne. Le prix de mouture a été fixé par la commune au prix de 15 sols par charge, l’usage de notre commune n’est pas de payer à tant le quintal mais tant la charge… (Castellan E., 1937, p. 226)

1795 – 21 juillet : Echec d’un débarquement d’émigrés à Quiberon (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1798 – 21 juillet : QUADRILLAGE DU VAR, DE TOULON ET DE L’ARSENAL – Le 3 thermidor, Crassous, administrateur du département, prend part à la séance de la commission municipale de Toulon. Mis au courant de la situation il autorise les visites domiciliaires. Quatre conseillers sont nommés et, assistés de 25 hommes de troupe et de 100 gardes nationaux organisent la visite des campagnes. Pour l’intérieur 36 commissaires désignés dont l’un particulièrement chargé de l’isle où se trouve l’hôtel de la marine battront la ville. L’entrée de l’arsenal est suspendue jusqu’à ce qu’en soit terminée une visite minutieuse. Quelques individus sont arrêtés sur le vaisseau « La ville de Marseille » – L’hôpital lui-même est visité (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1798 – 27 juillet : Victoire des Pyramides et prise du Caire (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997 ; Pierre Goubert, Initiation).

1815 – 21 juillet :

         1. TOULON ARBORE LE DRAPEAU BLANC – Louis XVIII entrait à Paris le 8 juillet, Toulon arborait le drapeau blanc le 21 juillet . Malgré quelques travaux d’entretien strictement indispensables dans l’arsenal et quelques armements nécessités par le rétablissement de nos liaisons diplomatiques, la Marine et le Port de Toulon allaient connaître pendant deux années l’une des périodes des plus tristes de leur histoire. La paix revenue, une économie rigoureuse et la grande désaffection du pays envers une marine infortunée avaient condamné le port de guerre méditerranéen à une léthargie mortelle. L’arrivée de Portal, à la tête de l’Administration de la Marine d’une part, les événements qui déroulèrent dans la mer latine d’autre part, rendront à Toulon une raison de survivre et en feront le centre de gravité de notre Marine, sinon de la politique extérieure française. Suivant le mot juste du professeur Guiral, encore plus vrai sous l’aspect « marine de guerre », « la Restauration prendra l’allure d’une revanche de la France du Midi sur la France du Nord » (Jean Bernardini, Le port de Toulon et sa marine pendant la restauration, 1970).

         2. De son CÔTÉ, la marine s’était également inclinée. Du 22 au 24 juillet, les navires qui étaient mouillés sur rade : La-Dryade, La-ville-de-Marseille, l’Agamemnon, le Sceptre, l’Arquebuse, le Feu et la péniche n° 5 avaient fait leur soumission au nouvel ordre de choses ; le 21 juillet, Duperré avait remis à Ganteaume celle des troupes de la marine (Louis Baudoin, 1965, p. 455).

1834 – 21 juillet : décès de Jean-Joseph LAFOREST, curé de La Seyne depuis le 6 octobre 1813 (Louis Baudoin, 1965, p. 423).

1837 – 21 juillet : CONQUÊTE DE L’ALGERIE – Ollioules héberge un détachement de chasseurs d’Afrique appartenant au corps expéditionnaire d’Afrique : 100 hommes (Castellan E., 1937, p. 295).

1845 – 21 juillet : Création d’un escadron de Spahis du Sénégal – En 1843, par suite de la demande du Gouverneur du Sénégal, un peloton de 2 officiers, 25 sous-officiers et cavaliers, dont 15 Français et 10 indigènes, sous le commandement du lieutenant de spahis algériens Petit, est envoyé à Saint-Louis pour lutter contre les Maures Trarzas qui s’opposent à la conquête Française. Dès son arrivée, le peloton est engagé le 4 août 1843 contre les guerriers Toucouleurs à Cascas sur le fleuve Sénégal. Leur brillante conduite lors de ce combat pousse le commandement à créer par l’ordonnance royale du 21 juillet 1845, un Escadron de Spahis du Sénégal. Les cavaliers, sous-officiers et officiers proviennent du 1er régiment de chasseurs d’Afrique et du 1er régiment de spahis. Rapidement, du fait de la mortalité ou des maladies, un certain nombre de Noirs sont incorporés (Sources : Pierre Rosiere, Des spahis sénégalais à La Garde Rouge ; Lieutenant Gaston Lautour, Journal d’un spahis au Soudan ; Gendarmerie Sénégalaise).

1859 – 21 juillet : CAVOUR EST ReçU PAR NAPOLEON III POUR LUI DEMANDER DE SOUTENIR LE PIEMONT – Sous un faux nom, Cavour, ministre de Victor-Emmanuel, était arrivé le 20 juillet à Plombières où Napoléon III prenait les eaux. Non sans peine — il y avait foule dans la petite ville d’eau — Cavour réussit à trouver une chambre chez un pharmacien.

Le lendemain il est reçu par l’Empereur. Il arrivait en quémandeur, persuadé de devoir supplier le souverain pour qu’il vienne libérer l’Italie du Nord du joug autrichien et créer un royaume italien au profit de son maître, le roi de Piémont. Il fut éberlué en entendant Napoléon III lui dire dès la première minute de l’entretien :

— Je suis résolu à soutenir énergiquement le Piémont dans une guerre contre l’Autriche, pourvu que le conflit ait une cause décente, plausible, avouable aux yeux de la France et de l’Europe. Mais cette cause, comment la faire naître ?

Cavour balbutie, il est ébloui et a du mal à reprendre ses aplombs. Il sera peut-être encore plus ahuri lorsqu’il verra Napoléon III accepter de sacrifier Pie IX, le parrain de son fils, en approuvant qu’on enlève au Souverain Pontife les quatre cinquièmes de ses États.

Le roi de Sardaigne et de Piémont n’avait-il pas demandé à la Castiglione, la plus belle femme de l’Europe, de servir de façon extra-diplomatique la cause de l’Italie auprès de Napoléon III ?

Le roi avait d’ailleurs eu une manière toute personnelle de remettre à la jeune femme ses lettres de créance. On peut, en effet, lire ces lignes dans le Journal intime de la Castiglione publié par Alain Decaux.

“ Pendant que j’étais en cheveux, Persano est venu me dire que le roi attendait dehors. Je me suis habillée en velours noir, peignée, j’ai renvoyé tout le monde, laissé tout là et suis allée dans le salon. Persano a pris la clef du jardin par où le roi est venu dans le salon. A onze heures, il est parti. Je l’ai accompagné jusqu’au jardin où il m’a… Je suis venue dans la toilette arranger les choses. ”

Le roi avait pu ainsi se rendre compte par lui-même de la valeur des armes que la comtesse de Castiglione allait mettre au service de l’unité italienne… Dans le cas où Victor-Emmanuel quelque peu distrait par le jardin de Virginia, aurait mal défini sa pensée, le ministre Cavour avait été voir la Castiglione et précisé en une phrase le désir royal :

« Réussissez par les moyens qu’il vous plaira, mais réussissez !

Et la comtesse avait pleinement réussi. Napoléon III s’était enflammé à la fois pour l’Italie et pour celle qui, selon un témoin, “ portait avec insolence le poids de sa beauté

Trois bombes firent le reste.

Alors que l’empereur et l’impératrice se rendaient à l’Opéra, trois bombes furent lancées sur le passage du cortège. Huit morts et cinquante-six blessés gisaient sur le pavé. Orsini, l’auteur de l’attentat, était Italien, mais son acte meurtrier n’en allait pas moins servir la cause de l’unification italienne.

– Que Votre Majesté, déclara Orsini à la fin de son procès, ne repousse pas le vœu suprême d’un patriote sur les marches de l’échafaud, qu’elle délivre ma patrie, et les bénédictions de vingt-cinq millions de citoyens la suivront dans la postérité.

Cavour n’avait plus qu’à aller récolter ce 21 juillet ce que la belle comtesse et le sombre terroriste avaient semé (André Castelot, 1962).

1867 – 22 juillet : agenda de Jean Baptiste Hermitte, premier adjoint du maire de Sanary, Marius Michel – Lundi 22 juillet sainte Madeleine. Temps superbe vent du large bon mais légère brise presque calme.

1879 – hiver et été 1880 : Hiver froid et anormalement long. 20 février : tempête sur la région de Brive-la-Gaillarde. 11 avril : -3,50°C à Paris ce qui est parmi les records pour le mois d’avril. 5 juillet : seulement 8,20°C minimum Paris. 21 juillet : pas plus de 16°C à Paris (La climatologie).

1880 – 21 juillet

1. Il ne faisait pas plus de 16°C à Paris.

2. AJELLO’S SAGA – Décès à Saint-Mandrier, à l’âge de 10 mois, d’Ajello Nathalie Joséphine Charlotte, fille de Ajello Nicolas et de Cancelin Anne Joséphine (Etat-civil de Saint-Mandrier).

1884 – 21 juillet : LE DUC DE CHARTRES VIENT A TOULON VISITER LES CHOLERIQUES – L’épidémie de choléra était suffisamment importante pour que le gouvernement après avoir envoyé des délégués afin d’examiner la situation, délègue, le lundi 21 juillet 1884, un représentant de la famille d’Orléans : le Duc de Chartres, arrivé à Toulon la veille, accompagné de MM. le Comte d’Haussonville, de Saporta, de Fonscolombe et de Martinenq. Ces messieurs prirent place sur la chaloupe officielle de Saint-Mandrier, afin d’aller visiter les cholériques en traitement à l’hôpital de la presqu’île. Sur la chaloupe de l’Etat, le Duc s’est longuement entretenu avec M. le Docteur Rouvier, médecin principal de la Marine, des moyens curatifs employés jusqu’à ce jour pour combattre l’épidémie. Arrivés à Saint-Mandrier, les visiteurs ont été reçus par M. le docteur Thomas, directeur, qui leur a expliqué le système de désinfection employé dans l’établissement pour préserver les malades et le personnel de toute contagion. La visite des salles 17 et 17 bis et des pavillons Tolets, où sont en traitement les cholériques et les convalescents, a eu lieu ensuite. Le représentant de la famille d’Orléans s’est approché des malades les plus éprouvés, leur a adressé des paroles d’encouragement et leur a serré la main. Comme toujours le splendide hôpital a fait l’admiration des personnes présentes (Gisèle Argensse, 1989, p. 79).

1898 – 21 juillet : NAUFRAGE DU PAQUEBOT « LA BOURGOGNE » AU LARGE DE TERRE-NEUVE, 600 MORTS – Le 21 juillet 1898, la « Bourgogne » quitte New York sous les ordres du capitaine Delongle avec 526 passagers et 223 hommes d’équipage. Au large de Terre-Neuve, le 4 juillet à 5 heures du matin, le paquebot est abordé dans le brouillard par le trois-mâts anglais « Cromartyshire ». Par une brèche dans le compartiment machine, l’eau s’engouffre. Les pompes en route, le paquebot tente de rejoindre l’Ile des Sables à 70 milles de l’abordage, mais le navire prend de la gîte et coule entraînant dans l’abîme plus de 600 personnes, dont le capitaine et la majeure partie de l’équipage. La plus grande tragédie de l’histoire de la  »Transat » va déclencher chez les Anglais une violente campagne de dénigrement des navires français. Ainsi s’acheva tragiquement la carrière d’un navire qui marque pour les F.C.M. une étape importante, l’apparition d’un concurrent qui va remettre en question le monopole des chantiers seynois. L’intransigeance des F.C.M. qui, à cette occasion, réalisèrent un bénéfice estimé par la  »Transat  » à 13 % précipita la remise en route de Saint-Nazaire Penhoët qui, malgré les difficultés mena à bien la construction de deux sistership, construits en acier et propulsés par une machine à triple expansion (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest-varois n°14, 2012).

1906 – 21 juillet – Alfred Dreyfus est réintégré dans l’armée française au grade de capitaine.

1911 – 21 juillet :

         1. NOTIFICATION DU MARCHE PASSE ENTRE L’ETAT ET LES CHANTIERS DE LA SEYNE POUR LA CONSTRUCTION DU CUIRASSE « PARIS » – Ce fut à la société des Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne que le Département de la Marine avait décidé de confier la construction du cuirassé « Paris ». Des milliers de travailleurs de nos chantiers se souviennent des noms des plus hauts responsables locaux sous les ordres desquels ils travaillèrent MM. Kauffer, Ingénieur en chef, et Cacaud, ingénieur, chargés respectivement de la coque et des turbines. La surveillance des travaux était exercée par M. Vuillerme, Ingénieur en chef de première classe de la Marine. La direction des Forges et Chantiers était alors assurée par M. Rimbaud. Le marché avait été notifié le 21 juillet 1911 (Marius Autran, tome 1, 1987).

         2. ACCIDENT A BORD DU SOUS-MARIN – Mariotte (Q 74, type Mariotte) immobilisé pour refaire l’isolement du cône arrière du collecteur bâbord.

1915 – 21 juillet ;

1. Demande d’un programme de défense de la part du président Wilson, après avoir jugé la réponse allemande sur l’affaire du Lusitania peu satisfaisante.

2. Évacuations des troupes russes de la rive gauche de la Vistule et prise de la forteresse d’Ivangorod par les troupes allemandes.

3. France : Prise du commandement du 33e CA par le général Fayolle.

4. En Belgique occupée, le 21 juillet 1915 est déclaré jour de « deuil des fêtes nationales » : partout les magasins ferment leurs portes et les volets des maisons sont baissés.

5. à Châtellerault, défilé des Belges  sur le pont Henri-IV pour célébrer la fête de l’Indépendance de la Belgique (Source : Archives municipales de Châtellerault, fonds Arambourou)

1916 – 21 juillet : A VERDUN, début de l’opération ALLEMANDE baptisée Gericht – A 4 heures du matin, un obus de 380 mm explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. Ce n’est qu’un réglage de tir, le véritable déluge de feu commençant à 7 h 15 avec un obus de 420  mm. Deux millions d’obus — un obus lourd toutes les trois secondes — tomberont sur les positions françaises en deux jours. C’est le début de l’opération baptisée Gericht (mot allemand qui signifie tribunal, jugement et, assez fréquemment, lieu d’exécution) par les Allemands et d’une bataille qui va durer dix mois et faire plus de 300 000 morts et 700 000 victimes.

Sur la partie centrale, de long de 15 kilomètres, les Allemands ont installé quarante batteries de 800 canons qui pilonnent les tranchées françaises, sur un front d’environ 30 kilomètres, jusqu’à 16 heures. Au bois des Caures durant cette journée, 80 000 obus tombent en 24 heures. Le bombardement est perçu jusque dans les Vosges, à 150 km.

À 16 heures, le même jour, 60 000 soldats allemands passent à l’attaque sur un front de six kilomètres au bois des Caures, croyant s’attaquer à des troupes à l’agonie, totalement désorganisées mais ils se heurtent à une résistance inattendue. Le 7e corps d’armée (Allemagne) commandé par le général Johann von Zwehl, le 18e corps d’armée (Allemagne) commandé par le général Dedo von Schenck et le 3e corps d’armée (Allemagne) commandé par le général Ewald von Lochow effectuent une progression limitée, aménageant immédiatement le terrain afin de mettre l’artillerie de campagne en batterie. La portée ainsi augmentée, les canons allemands menacent directement les liaisons françaises entre l’arrière et le front.

Les forces françaises sont écrasées par cette pluie d’acier. Le lieutenant-colonel Driant trouve la mort le 22 février dans le bois des Caures. Avec lui, 1120 hommes tombent. Il n’y aura que 110 rescapés parmi les 56e et 59e bataillon de chasseurs à pied. Sur le reste du secteur, les défenses sont broyées, disloquées, écrasées. En quelques heures, les massifs forestiers disparaissent, remplacés par un décor lunaire. Les massifs de Haumont, de Herbebois et des Caures sont déchiquetés, hachés, nivelés. Derrière le feu roulant, le 7e corps rhénan, le 18e hessois et le 3e brandebourgeois avancent lentement.

1917 – 21 juillet :

1. attaque mortelle au gaz à Armentières – Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1917, une attaque au sulfure d’éthyle dichloré  frappe la ville d’Armentières et tue 86 personnes, en blessant près de 700 autres. Si les militaires français évitent de déclencher des attaques chimiques dans des endroits où les populations civiles sont présentes, les Britanniques et les Allemands ne prennent plus ces précautions.

2. Les Russes ont fait prisonniers 8 officiers et 220 soldats près de Novitsa; ils ont confisqué en outre trente-cinq mitrailleuses.
3. Les Italiens ont brisé une forte offensive autrichienne à l’est de Versio. De violentes canonnades ont été décrites sur le front des Alpes juliennes. Un avion ennemi a été abattu près d’Asiago.

4. Charles De Gaulle, prisonnier, écrit à sa mère – Le capitaine Charles de Gaulle du 33e régiment d’infanterie, qui est prisonnier depuis plus d’un an dans un camp d’officiers en Allemagne après avoir été blessé près de Verdun, écrit le 21 juillet 1917 à sa mère : « Je vous écris de nouveau du camp où j’ai été envoyé hier. Toujours en Bavière comme vous voyez. Bien que cela soit d’un intérêt pire que médiocre, je puis vous dire que l’on est ici mieux qu’au fort d’Ingolstadt sous le rapport de la nourriture et du logement. Voici plusieurs jours déjà que je n’ai reçu de vos nouvelles et par conséquent de nouvelles de mes frères. Peut-être ma carte vous atteindra-t-elle à Wismes. Dans ce cas vous devez y entendre des échos encourageant. Je vous embrasse mille fois, ma bien chère Maman. Affections à Papa, à mes frères, à mes cousins ».

-1918 – 21 juillet – seconde bataille de la marneLe 21 juillet, pour maintenir son pivot de manœuvre, l’ennemi contrattaque furieusement Mangin, en accumulant contre lui des effectifs sans cesse renouvelés. Les héroïques régiments Français de Mangin tiennent bon et repoussent les Allemands. Degoutte entre dans Château-Thierry, refoulant à travers le Tardenois les divisions allemandes de Von Boëhm, dont la résistance devient décidément molle. Le soir, la 6e Armée Française a progressé d’une dizaine de kilomètres et la ligne de nos avant-gardes passe près d’Hartennes et d’Oulchy-le-Château qui tient toujours, au-delà de Grisolles, de Bézu-saint-Germain et d’Epieds . La deuxième victoire de la Marne, prélude d’opérations de plus grande envergure, est gagnée.

1921 – 21 juillet :

         1. Invasion de la Syrie par le général Gouraud. Renversement du roi Fayçal. Il n’y aura pas de grand état arabe mais une mosaïque de cinq Etats : Syrie, Liban, Palestine, Transjordanie et Irak, les deux premiers sous mandat français, les trois autres sous mandat britannique.

         2. Au Maroc, l’ancien cadi de Melilla, Abd el-Krim, fonde la République du Rif.

1923 – 21 juillet : La presse rapporte

1. que le légendaire guérillero mexicain Pancho Villa a été assassiné la veille.

2. que, en Syrie, le Djébel Druze est entré le 20 en insurrection contre les troupes françaises. Par réaction, le général Sarrail fera bombarder Damas du 18 au 20 octobre (1000 morts)..

1926 – 21 juillet :

1. Les problèmeS financiers demeurent ! La chute du franc, accentuée par la pression des puissances financières, s’accélère. Le 20, le chef du « Cartel des Gauches », Edouard Herriot, est sommé de former un gouvernement afin de dénouer la crise. Il est renversé le 21 juillet lorsqu’il se présente devant l’Assemblée. Il n’y a plus de majorité de gauche ! Raymond Poincaré lui succède, qui forme un « gouvernement d’Union nationale ». La chute du franc est stoppée sur l’heure (Presse).

2. PEOPLE – A New York, Louise Brooks épouse Edward Sutherland, réalisateur de It’s the old Army game, dont elle est la vedette avec W.X. Fields.

1927 – 21 juillet :

1. DES NOUVELLES DE NOTRE PREMIER PORTE-AVIONS – Le porte-avions « Béarn » entre à l’arsenal le matin du 1er juillet. Il est au bassin jusqu’au 21 (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001 – Le Béarn et le Commandant-Teste).

2. A Paris, sortie du film de René Clair : « Un chapeau de paille d’Italie ».

1930 – 21 juillet : L’Allemagne RECLAME L’ANNULATION DE LA DEMILITARISATION DE LE RHENANIE – La presse internationale fait état de la teneur du discours tenu la veille par le président de la République allemande réclamant l’annulation de la clause du Traité de Versailles, reprise dans le Traité de Locarno, de démilitarisation de la Rhénanie.

1933 – 21 juillet : LE CONGRES DE LA SFIO – Du 14 au 17 juillet s’est tenu le Congrès du Parti Socialiste (SFIO). La presse des jours suivant retient que les thèses de « rénovation » dites « corporatistes » de Déat, Marquet et Renaudel ont été rejetées car influencées par le fascisme. Leurs auteurs seront exclus le 5 novembre (Presse).

1935 – 19 juillet : une artiste condamnee pour s’être montree nue dans un dancing – Avec retard je ne peux m’empêcher de signaler cet arrêt du 19 juillet de la 1ère chambre correctionnelle condamnant à 50 francs d’amende une artiste qui s’était exhibée nue dans un dancing. Le tenancier est, quant à lui,, condamné à 200 francs d’amende. Le Tribunal reconnaît que les critères en ce domaine ne peuvent être que subjectifs : « Dans l’impossibilité de définir avec précision jusqu’où s’étend le domaine de l’art et où commence celui de la lubricité ; qu’une attitude, un geste, un regard, peuvent faire passer instantanément de l’un à l’autre, si bien que l’on ne peut conclure que le nu intégral n’est pas admissible en public », – sic ! – (L’Intransigeant du 19 juillet 1935).

1936 – 18 juillet : « LA RUINE DE LA CÔTE D’AZUR ». Encore un article publié dans « Je suis Partout », futur torchon de la collaboration, que je livre à votre sagacité :

– La Côte d’Azur est ainsi livrée à 1a dictature communiste. Le problème est d’importance. M. Barel (Virgile) et son collègue pourtant, horticulteur à Antibes et fournisseur de Sa Majesté Britannique, ont avoué publiquement leur volonté de faire de la Côte d’Azur une nouvelle Crimée, c’est-à-dire de transformer cette contrée de tourisme de luxe en centre de tourisme à luxe en centré de tourisme à bon marché. Généreuse idée. Qui donc soutiendrait qu’il faut interdire aux métallurgistes parisiens l’accès de la Côte d’Azur ? Le fascisme italien, depuis bien longtemps, organise chaque dimanche, dans toutes les villes d’art, sur toutes les plages italiennes, des trains populaires qui amènent, pour un prix modique, les ouvriers de Milan, de Turin et d’ailleurs. Ce n’est pas la question. Encore que grâce à la discipline et à la dignité dont font preuve les ouvriers italiens, les touristes étrangers ne s’aperçoivent même pas du changement d’atmosphère de la ville. Oserait-on soutenir qu’il en serait de même le jour où la fête de Garches se transporterait sur la promenade des Anglais ? Mais nous pouvons dès maintenant poser une question. Quelle combinaison commerciale cachent les initiatives de MM. Pourtalet et Barel ? M. Barel (Virgile), instituteur en retraite, n’est-il pas hôtelier à Nice ? Qui donc profiterait de la ruine des palaces, le jour où les touristes français et étrangers, ne se sentant plus en sécurité, déserteront Nice et Cannes ? ».

1938 – du 17 au 21 juillet : appareillage de l’aviso-dragueur « Elan » de Lorient pour La Baule. Le 24, retour à Lorient (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, l’Elan).

1939 – 20 juillet :

         1. La première exécution capitale sans publicité a eu lieu hier à Saint-Brieuc – Article publié dans l’Action française du 20 juillet 1939 : « La première exécution capitale sans publicité a eu lieu hier à Saint-Brieuc. (…) Il s’agit de celle du nommé Jean Dehaene qui, en décembre dernier, assassina, à coups de couteau, sa femme et son beau-père. Les seuls témoins de cette exécution capitale ont été le procureur de la République, le juge d’instruction, les défenseurs du condamné, le greffier et le gardien chef de la prison. »

         2. « Au congrès du syndicat des instituteurs, pacifistes et bellicistes s’affrontent » (autre article publié dans le même n° de l’Action française)

1940 – 21 juillet : HITLER LANCE L’ETUDE DE L’INVASION DE L’UNION SOVIETIQUE – Hitler fait préparer le « Plan Barberousse » (invasion de l’Union Soviétique) qui sera mis en application le 22 juin 1941 (André Rossel, 1985).

1941 – 21 juillet :

1. Front de l’est : Sur le Front finlandais, Salmi, près du lac Ladoga, est capturée par les troupes finlandaises. Les forces soviétiques se regroupent pour une contre-attaque en Carélie. Sur le Front nord, l’armée rouge recapture Velikie Luki après l’avoir abandonné la veille. Sur le Front centre, Moscou est à nouveau bombardé. Les autorités soviétiques annoncent qu’elles ont retirées leurs troupes de la ligne du Dniestr.

2. MEDITERRANEE – Opération Substance : Lancement de l’opération Substance, consistant à amener un convoi, partant de Gibraltar, jusque l’île de Malte, pour ravitailler l’île.

Le convoi comporte 7 transports, protégés par la Force H, qui a été renforcée pour cette opération. En plus du croiseur de bataille HMS Renown, du porte-avion HMS Ark Royal, de un croiseur et de 8 destroyers, le cuirassé HMS Nelson, 3 croiseurs et 9 destroyers ont été détachés de la Home Fleet.

3. FRONT DU MOYEN-ORIENT : le Général De Gaulle rencontre M. Oliver Lyttelton, ministre d’état britannique résidant au Moyen Orient. Il annonce qu’il ne reconnaît pas le traité signé à Saint Jean d’Acre entre les britanniques et les vichystes du général Dentz. Il annonce aussi son intention d’en finir avec la subordination des forces françaises libres au commandement britannique. En conséquence il donne l’ordre au général Catroux de prendre toutes les mesures nécessaires pour que la France libre commence à exercer toute l’autorité de son mandat sur la Syrie et le Liban, prenne contact avec les forces vichystes qui doivent être rapatriés, et saisisse le matériel abandonné par ces forces.. Ces ordres doivent être mis en application le 24 juillet.

1943 – 21 juillet : Première mission de guerre d’Antoine de Saint-Exupéry entre Marseille et Toulon.

1944 – 21 juillet : CAMPAGNE DE FRANCE – Seize résistants seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944, parmi eux, LEFEBVRE Henri Lucien (*) – Soldat F.F.I., né le 21 Avril 1926 à La Seyne-sur-Mer, fusillé par les Allemands le 21 Juillet 1944 à Vassieux-en-Vercors (Drôme).

1952 – 21 juillet – un établissement de bains-douches ouvre ses portes à Saint-Mandrier – A l’initiative de Mme Massini, ancienne propriétaire du Bar-Tabac de 1921 à 1951, un établissement de bains-douches ouvre ses portes à Saint-Mandrier au 13 de l’avenue D’Estienne d’Orves. Les installations sont entretenues par Dominique Davin. Les jours d’ouverture sont les suivants ; vendredi soir, samedi toute la journée et dimanche matin. L’entreprise fermera en 1955 (Ken Nicolas, vol. 1, p. 89).

1954 – 21 juillet : FIN DE LA GUERRE D’INDOCHINE – Signature des accords de Genève, la France reconnaît l’indépendance de l’Indochine (Jean-Charles Volkmann, 2003).

1959 – 21 juillet : La soucoupe de plongée de Cousteau est baptisée dans le Port de Marseille.

1962 – 21 juillet : vote d’une loi maintenant la nationalité française aux Français de statut civil, domiciliés en Algérie, sans condition (Benjamin Stora, La gangrène et l’oubli, 2013)

1972 – 21 juillet : En Irlande du Nord, les « provos », membres de la faction provisoire, nationaliste et militaire de l’I.R.A. (Irish Republican Army) font exploser vingt-deux bombes à Belfast. Le bilan de ce « vendredi sanglant » s’élève à onze morts et cent trente blessés. Rappel : Symbole du nationalisme irlandais et des aspirations à l’unification de l’île, le fantôme de l’Irish Republican Army (Armée républicaine irlandaise) n’a pas cessé de hanter périodiquement la scène au nord comme au sud du pays depuis la guerre d’indépendance (EU, 2020)..

1974 – 21 juillet : Eddy Merkx remporte le Tour de France pour la cinquième fois.

1985 – 21 juillet : Bernard Hinault remporte le Tour de France pour la cinquième fois.

2019 – 21 juillet : la température relevée à 6h sur ma terrasse, 20°, est inférieure à celle de 2017 et 2018 (23°), toutes trois étant loin d’équivaloir aux 27° de 2015. Cependant, elles ne doivent pas nous faire oublier que le 21 juillet 1880, il ne faisait pas plus de 16°C à Paris. Brrrrrrrrrrrrrrr ! Nota : le 21 juillet 2022, je relève qu’il fait 28° soit un degré de plus qu’en 2015.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

         SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 302e livraison : La Révolution : 1.  des origines à la fin de la Terreur.

Sanary après le siège de Toulon en 1793

         (suite) De plus ses habitants sont soumis à toutes sortes de réquisitions qui ont pour objectif l’approvisionnement des armées et de Toulon : A la demande pressante du district du Beausset d’aider à l’équipement de la cavalerie, seuls 6 Sanaryens répondent en donnant des harnachements usés, tandis que deux pêcheurs sont réquisitionnés pour approvisionner les hôpitaux de Toulon. Les navires d’émigrés pris par des patrons sanaryens sont conduits à Toulon (daté de pluviôse an II – janvier 1794). Les cordonniers de Sanary sont tenus de fournir à l’armée deux paire de chaussures par décade (daté du 14 ventôse an II – 4 mars 1794). En ventôse an II, trente cultivateurs ou gens « qui sont oisifs » sont requis pour le service de l’artillerie. Tous les pêcheurs, patrons pêcheurs, citoyens habitués à la navigation, enseignes non entretenus, les capitaines de grand et petit cabotage, les navigateurs ayant servi en qualité d’officiers sur les bâtiments de commerce, qui n’étaient pas sous les armes, sont également requis. Le dernier document signé par le Maire, Claude Pardigon, avant son arrestation et son exécution le 10 juin 1794, est la liste des volontaire sanaryens de la première réquisition datée du 3 prairial (22 mai 1794). A la demande du Directoire du Département les Sanaryens doivent souscrire pour la construction et l’équipement d’un vaisseau de ligne et à la livraison de vin aux armées (daté du 30 prairial an II – 18 juin 1794).

L’un des derniers actes de la Convention avant l’arrestation de Robespierre (chute de Robespierre et fin de la Terreur, le 27 juillet 1794 – 9 Thermidor an II) est la promulgation du maximum des salaires. Un barème pour la commune est fixé par délibération, avec un maximum que l’on ne pourra dépasser. Ce barème adopté à Sanary, et daté du 5 thermidor An II(25 juillet 1794) a comme base de référence celui de 1790. Ainsi, le salaire des cultivateurs passe de 24 sous à 1 livre 16 sous, et celui d’un maçon, de 2 livres à 3 livres.

         MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 502e livraison :

         La Marine militaire de Provence de 1482 à 1626.

En 1481 la Marine du comté de Provence n’était pas plus considérable que ses troupes de terre. Quand le roi René avait eu besoin d’un navire pour ces entreprises d’outre-mer, il avait loué aux génois des galères et des bâtiments à voiles après la fin de ces expéditions quelques barques pontées qu’on appelaient des caravelles il était démarré demeuré avec leurs équipages au service du compte et participez à la surveillance des côtes et de 12477 à 1480, René fit construire à Saint-Nazaire Sanary 2 caravelles plus importantes la Sainte Magdeleine et la Sainte Marthe destinée à assurer le même service leur commande port d’attache était Marseille ou en temps de guerre se faisaient les armements des navires. En temps de paix la flottille du comte et ses marins étaient sous les ordres du grand Sénéchal

         Avec la France les rois de France furent bien amenés à développer cette Marine rudimentaire en 1488 plusieurs galères sont mises en construction à Marseille et dans l’édifice pour elle des abris couverts en 1490 le gouvernement de Charles 8 obtient des états réunis à Tarascon un don qui permet de mettre en chantier si galées subtiles. Le commissaire Royal Charles baron visite alors le port de Marseille pour voir s’il peut recevoir une flotte . En 1494 lorsque les projets du roi sur l’Italie prennent corps les préparatifs s’activent on met en état les cigarières de l’arsenal marseillais. En même temps on crée à Toulon un grand chantier de construction naval ou cette galère sont mises en même temps dans leur berceau en mars 1494. C’est là l’origine de la fortune réservée à ce grand port militaire. En 1496 le roi consacre 10000 florins voté par les États pour fortifier sa rade désignez dès ce moment pour abriter la flotte pendant l’expédition de Charles II et l’occupation de Naples Toulon et Marseille ne cessent d’être utilisés comme port de guerre le rôle est fort actif Dell partent et reviennent les galères qui le plus longtemps possible maintiennent la communication avec l’armée à l’étranger. (à suivre).

         LA SEYNE-SUR-MER. 206e livraison :

1834 – 21 juillet : décès de Jean-Joseph LAFOREST, curé de La Seyne depuis le 6 octobre 1813 (Louis Baudoin, 1965, p. 423).

1911 – 21 juillet : NOTIFICATION DU MARCHE PASSE ENTRE L’ETAT ET LES CHANTIERS DE LA SEYNE POUR LA CONSTRUCTION DU CUIRASSE « PARIS » – Ce fut à la société des Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne que le Département de la Marine avait décidé de confier la construction du cuirassé « Paris ». Des milliers de travailleurs de nos chantiers se souviennent des noms des plus hauts responsables locaux sous les ordres desquels ils travaillèrent MM. Kauffer, Ingénieur en chef, et Cacaud, ingénieur, chargés respectivement de la coque et des turbines. La surveillance des travaux était exercée par M. Vuillerme, Ingénieur en chef de première classe de la Marine. La direction des Forges et Chantiers était alors assurée par M. Rimbaud. Le marché avait été notifié le 21 juillet 1911 (Marius Autran, tome 1, 1987).

1944 – 21 juillet : CAMPAGNE DE FRANCE – Seize résistants seynois ont été fusillés ou tués par les Allemands lors des combats de Libération de la France en 1944, parmi eux, LEFEBVRE Henri Lucien (*) – Soldat F.F.I., né le 21 Avril 1926 à La Seyne-sur-Mer, fusillé par les Allemands le 21 Juillet 1944 à Vassieux-en-Vercors (Drôme).

         TOULON ANCIEN ET SES RUES(L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 28e livraison. (suite) Rue Cancelade (avec des précisions provenant du livre du Dr Henri Grégoire, Les impôts en Provence avant la Révolution, Toulon, 1882).

– (suite) Primitivement, la surveillance de la panaterie était confiée à des “pondatores” (peseurs publics, chargés de l’inspection de la panaterie), agents communaux chargés de relever toutes les infractions relatives à la fabrication et à la vente du pain ; ils étaient nommés et rétribués de la même manière que les « préposés à la poissonnerie » (Livre Rouge, AA. 96). Dans la suite les « pondatores » furent également désignés sous le nom de «  préposés ».

Au XVIe siècle, la communauté ayant affermé la « rêve du pain » à raison du « huictième denier » à prélever sur tout le pain qui se vendait à Toulon, celui-ci ne put être mis en vente qu’après avoir reçu une marque particulière dite du « patac » (Pièce de monnaie provençale, valant huit deniers). Le fermier et ses commis qui devaient apposer cette marque avaient le droit de pénétrer dans toutes les boulangeries et de s’y livrer à des inspections (Archives communales, GG. 480; DD. 14).

Malgré ce contrôle rigoureux, les boulangers trouvaient journellement le moyen de ne pas se conformer aux ordonnances du bureau de police. En 1642, le conseil de ville prit la délibération suivante : « Pour obvier aux abus et malversations qui se commettent par ceux qui font du pain à vendre dans cette ville, lesquels au lieu d’observer la bonté et le juste poids qu’ils sont obligés de lui donner suivant le tarif, au contraire le font et vendent défectueux en la bonté et poids au grand préjudice du public ; à quoy la vigilance des consuls et de ceux que la communauté commet annuellement, n’ont pu remédier, cette vente étant faite dans des maisons particulières ou tels faiseurs de pain ont moyen de le cacher pendant les visites, ne mettant en évidence que ce qu’il estimaient de légitime débit :… » « ce qu’ils estiment de légitime débit : d’où s’en « suit une tromperie manifeste et dommageable « au corps du public et des pauvres particulière- « ment ; qu’il est nécessaire de mettre fin à ces « abus et de donner meilleur moyen à la communauté d’exiger plus commodément le droit « du “ huictième denier ” qu’il lui est permis « d’imposer sur le pain pour subvenir à ses dépenses, délibère que désormais tous ceux à a qui la dite communauté permettra suivant son « pouvoir de faire vendre et débiter dans cette « ville du pain seront tenus et obligés, après l’avoir fait marquer de la marque de la ville ou « de ses fermiers, de le porter à la place Saint- Pierre, pour y être vendu et débité » (Archives communales, BB. 58. 2 – DD).

Ces mesures, quoique très sévères, n’étaient pas encore suffisantes pour empêcher la fraude. Certains boulangers, trompant la surveillance du fermier, vendaient aux hôteliers et aux aubergistes du pain non marqué, de mauvaise qualité et n’ayant pas le poids réglementaire. Pour déjouer ces manœuvres illicites, le conseil de la Communauté décida, en 1681, « que tous hôtes, cabaretiers et autres per- – sonnes tenant auberges et donnant à manger ne pourront vendre aucun pain dans leurs maisons qu’il ne soit au préalable marqué par le fermier ou ses commis auxquels sera permis de visiter les pains » (2).

Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, le pain vendu, soit cuit, soit en pâte, eut toujours un prix identique ; son poids seul variait. (à suivre)

UNE BLAGUE (méchante) POUR LA ROUTE :

L’un : – Au fait, tu es toujours en train de bouffer des conserves dans ton bouiboui infâme ou bien tu l’as épousée cette jolie brune après qui tu courais ?

L’autre : Oui ! … Oui !

à demain.

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