ÉPHÉMÉRIDES DU 24 JUILLET

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MERCREDI 24 JUILLET 13e ANNÉE (n° 4505)

Bonjour à tous !

ILLUSTRATION : Egypte 2022 (cliché H. Ribot)

LES FÊTES :

Bonne fête aux Christine, Christel et Christelle ! Elles doivent leur prénom à une sainte martyre ayant vécu au IIe ou au Ve siècle et qui aurait, selon une tradition orientale, combattu à Tyr. Ses reliques sont vénérées à Palerme (Sicile).

Une chapelle lui est dédiée qui se trouve en limite des communes de Cuers (Var), dont elle est la patronne, et de Solliès-Pont. Il faudrait dire en fait deux chapelles séparées par un couloir étroit où se sont déroulées de fameuses batailles au foulard à l’époque héroïque où nous étions Eclaireurs de France.
Le plus ancien des deux édifices se trouve sur la commune de Solliès-Pont ; c’est celle de l’ermitage de Sainte Christine dont l’origine remonterait au XIe siècle, selon la légende. Pierre Irinée, prince d’Achale fit vœu d’ériger une chapelle à la sainte s’il échappait à un naufrage qu’il considérait comme inéluctable. Son vœu fut exaucé et il fit édifier ce sanctuaire en l’an 1041. Les innombrables restaurations et agrandissements de cette chapelle nous l’ont léguée sans style bien défini, du moins conserve-t-elle son orientation vers l’est qui confirme l’ancienneté de sa fondation : porte en plein cintre, clocher élancé, bâtiments de l’ermitage et abri pour les pèlerins. Les quelques exvotos échappés aux divers pillages et destructions méritent une mention particulière : ils s’échelonnent dans le temps depuis la fin du XVIIIème siècle jusqu’au début de XXe, les plus nombreux d’entre eux ont été peints par le Solliès-pontois Nicolas Hilarion Allègre entre 1840 et 1860 (Site officiel de la mairie de Solliès-Pont, Var).
La seconde chapelle, séparée de la précédente par l’étroit couloir mentionné plus haut, a été édifiée au XVIIème siècle sur le territoire de Cuers : c’est un témoignage des anciennes disputes entre les deux villages.
En 1840, il y avait encore à Solliès-Pont une compagnie de bravade ; on faisait des compétitions de lutte, des concours de paume et de mail, des courses et des déjeuners.
On rapporte qu’autrefois, l’invocation de la sainte avait arrêté un débordement du Gapeau, elle qui protège des inondations.
Par ailleurs, Solliès-Pont a deux statues de la sainte.
“Le jour de la fête, deux processions se formaient qui allaient suivre le chemin vers Sainte-Christine, jalonné d’oratoires. La statue se trouvant à l’église paroissiale (dédiée à saint Victor) était portée par des jeunes filles se rendant à l’ermitage. A moitié chemin, le cortège rencontrait la statue de l’ermitage. Tous les pèlerins s’agenouillaient, se prosternaient. On se relevait et oh merveille ! les deux statues se souriaient.” Pierre Provence confie : “Je suis allé naguère vérifier et ai constaté ce double sourire. C’est délicieux.” (Pierre Provence, 1942)

Bonne fête aux prêles auxquelles le 6e jour du mois de thermidor est dédié.

DICTON :

« À la sainte Christine, coupe le blé, plie l’échine ».

EPHEMERIDES.

1248 – 24 juillet : MARSEILLE Jarrenus , (charte aux archives municip.). Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des loca­lités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son con­fluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune .Mention au VIIIe s., Fluvium Jerre (Dénombrement des possessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302).

1339 – 24 juillet : MARSEILLE – Domus de Carpesanha, 24 juillet 1339 (charte aux archives municip.). Carpiagne – ferme, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Aubagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria. Première mention : Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié).

1402 – 24 juillet : MIMET. Fait à Trets – Astorge de Peyre, baron de Trets, mari d’Isabelle d’Agoult, reçoit en cette qualité et en celle de seigneur majeur de Mimet, l’hommage de Raimond de Fuveau, Raimond Gandole, Bertrand de Roquefort, Pierre Gandole et Bérenger de Roquefort, coseigneurs de Mimet. (Acte 718 des vicomtes de Marseille, Henry  de Gérin-Ricard, 1926. Réf. De Gérin-Ricard : A. Arch. comm. de Trets. AA). Autre mention : Le 4 mai 1221, cession par Rostan d’Agoult, fils de Hugues Geofroi, à son frère Geofroi, de tout ce qu’il possède en meubles et immeubles à Trets, Toulon, Cuers, Auriol, Mimet et Peypin. (acte des vicomtes de Marseille n° 419, Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. :Ind. : Notes de F. André : Bibl. de M. J. de Barbarin, à Marseille.

1474 – 24 juillet : CHARLES, COMTE DU MAINE, HERITE DE LA PROVENCE – Par testament, le roi René lègue la Provence à son neveu Charles, comte du Maine. Son petit-fils, René II, héritant du duché du Bar (des Garets M.-L. 1946, rééd. 1980).

1534 – 24 juillet : LE CANADA – Jacques Cartier découvre le golfe du Saint-Laurent, il prend officiellement, au nom du roi François Ier qui a commandité l’expédition, possession des terres de ce qu’il appelle la Nouvelle-France.

1551 – 24 au 31 juillet : PROCES des hommes qui ont incendié les villages vaudois du Lubéron. Le 24 juillet 1551, le procureur Aubery parle pendant sept jours, mais ses conclusions sont sans effet et, finalement, le Parlement de Paris blanchit d’Oppède et ses complices. On a prétendu qu’Aubery était protestant et qu’il n’avait ainsi conclu que pour défendre ses coreligionnaires; mais c’est une allégation de pure fantaisie, car il eut grand soin de se déclarer l’ennemi des hérétiques et de réclamer leur punition, mais seulement quand les formes de la justice auraient été observées. Les deux principaux accusés, Polin et Oppède, se trouvaient donc en mauvaise posture. Polin surtout avait été durement traité. Jeté en prison, et arrêté en pleine activité au milieu de sa carrière, il avait fait contre mauvaise fortune bon cœur, et avait utilisé ses loisirs forcés en comblant à force d’études les lacunes de sa première éducation. Il avait d’ailleurs de puissants protecteurs, entre autres les Guise. Son avocat, Dauquechin, eut donc relativement une tâche facile, puisque, après tout, son client n’avait fait qu’obéir à des ordres supérieurs et déclinait par conséquent toute responsabilité. La défense d’Oppède était moins commode. Après avoir laissé parler son avocat Pierre Robert, qui fut long et diffus, il demanda l’autorisation de se défendre lui-même, et le fit avec une merveilleuse force de logique, répétant qu’il avait seulement exécuté les ordres précis du roi. Il eut même le courage de prendre l’offensive contre la dame de Cental, qu’il accusa formellement d’avoir protégé l’hérésie et d’avoir été par son obstination la cause principale des malheurs qui avaient frappé ses vassaux. Le plaidoyer était habile. Il fut présenté avec éloquence et disposa favorablement les esprits (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence).

1557 – 24 juillet : GUERRE DE RELIGION : Par les Edits de Compiègne le roi Henri II, ennemi implacable des protestants, renforce les pouvoirs de la juridiction laïque par des édits où il est stipulé que le jugement des hérétiques est réservé aux tribunaux du roi. Il prévoit leur condamnation à mort.

1622 – 24 juillet : Antoine de Bourbon, DOUZIEME abbé commendataire de Saint Victor de Marseille. Seigneur de Six-Fours, 63ème abbé de Saint Victor de Marseille (Edouard Baratier, Georges Duby, Ernest Hildesheimer, 1969) mais 56ème selon P.-A. Amargier et Edouard Baratier. ANTOINE DE BOURBON, 1622-1632. Comte de Moret, bâtard du roi Henri IV. Bulles de provisions du 24 juillet 1622 (E. Baratier, 1966, Abbatum Massiliensium).

1638 – 24 juillet : « LA SEYNE, FONTAINE DU CROTTON : SON CHEMIN ET SON PATEC : Sur les contantions (contentieux) entre les consuls et communauté de Six-Fours, et Anthoine et hoirs de Jacques Guigou dit Bastians, à raison de la propriété de terre qu’iceulx possédaient au quartier du Crotton, serait (aurait) été passé transaction entre Sieur jean Martinenq et Mathieu Denans, consuls, et ledit Anthoine Guigou, tant à son nom, que des hoirs dudit Jacques Guigou. Reçue par Maître Lieutaud, notaire, le 27 octobre 1626. Par laquelle, entre autres, est porté que lesdits Guigous laisseront le chemin qui est à leur pièce, et un patec tout autour de la fontaine, de douze pans, sans que, à l’avenir, puissent l’occuper en aucune façon. Ainsi le laisser en cet état, afin que, commodément, chacun puisse passer, aller et revenir, à ladite fontaine d’eau. A raison de quoi, sur les nouvelles contentions, il y a eu rapport, reçu par ledit Maître Lieutaud, notaire, le 24 juillet 1638, qui confirme la susdite transaction » (Jean Denans, 1713).

1675 – été : «Il fait un froid horrible, nous nous chauffons et vous aussi ! » – Après deux pointes très violentes en 1673, et surtout 1675, on ne trouve réellement une « série noire» d’années très froides qu’à l’extrême fin du XVIIe siècle, entre 1687 et 1704 (Emmanuel Le Roy Ladurie, 1973, p. 436-442, puis 443 et suiv). (…) Au terme de son enquête, Angot a conclu à la stabilité du climat français et ouest européen du XVIe siècle à nos jours… Mais il ne s’intéressa pas aux fluctuations (sur lesquelles) nous voudrions attirer l’attention. (…) l’année 1675 (…) l’été fut effectivement très froid, et madame de Sévigné écrit à sa fille, alors en Provence : « Il fait un froid horrible, nous nous chauffons et vous aussi, ce qui est une bien plus grande merveille » (28 juin 1675) ; peu après, le 3 juillet, la marquise note à nouveau « un froid étrange » ; en plein été, le 24 juillet, encore : « Vous avez donc toujours votre bise. Ah ! ma fille, qu’elle est ennuyeuse ! « et de se demander « si le procédé du soleil et des saisons était changé » (Lettres de Mme de Sévigné, Paris, Hachette, 1862, t. III, p. 499, 506, 523).

1702 – 24 juillet : DEBUT DE LA GUERRE DES CAMISARDS – LES PROTESTANTS PRENNENT LES ARMES – Une soixantaine de protestants délivrent des prisonniers dans un bourg cévenol, sur le bord du Tarn, Le Pont de Montvert, et tuent leur geôlier, un prêtre, l’abbé du Chayla, grand vicaire de l’évêque de Mende. Les Protestants des Cévennes prennent les armes ; c’est le début de la guerre des Camisards, dirigée par Gédéon Laporte, puis à sa mort par son neveu Pierre Laporte, dit Roland, secondé par Jean Cavalier. Cette guerre ne sera maîtrisée qu’en janvier 1705.

1707 – 24 juillet : L’armée navale anglo-hollandaise se porte vers les Salins d’Hyères. Les matelots se rendent au Château des Bormettes, propriété des Chartreux, dont ils répandent le vin et l’huile et emportent des futailles remplies de grains (Maurel M.).

1710 – 24 juillet : L’ESCLAVAGE BLANC EN MEDITERRANEE (1500-1800) –Malgré le dévouement souvent héroïque quand ils firent preuve à l’égard du bien-être spirituel de leur compagnon de captivité, les prêtres esclaves formait un ensemble inégal. Certain nombre en effet ne se sentaient pas spécialement appelés à ce difficile sacerdoce et plus d’un adressa à Rome des plaintes répétées et pleines de véhémence quant à son état misérable et au sentiment d’abandon qu’il ressentait (Robert C. Davis, « Esclaves chrétiens, maîtres musulmans », 2006, p. 155, d’après la lettre du 24 juillet 1710 du père Pietro da Miraglia à Tripoli).

1720 – à partir du 24 juillet : PESTE – Par souci d’éviter toute contagion, à partir du 24 juillet, Antibes, Nice, Gênes, ferment leurs portes à tout ce qui vient de Marseille (André Maurice, 1983).

1765 – 24 juillet : commune de Marseille (registre aux archives de la Major).

1. La Caillole – propriété, quartier  des Martégaux.

2. La Gravelière – lieu-dit, quartier de Saint-Julien.

1789 – 24 juillet : LA PRISE DU POUVOIR MUNICIPAL SE DEROULE DANS LE CALME – Vendredi 24 juillet – A Paris, 120 députés ont été nommés par les communes des 60 districts de la ville pour prendre en charge l’administration municipale ; cette prise de pouvoir, tout comme dans de nombreuses villes du royaume, s’est déroulée dans le calme. En fait, ce sont les plus pauvres des Parisiens qui commettent ces actes sanglants déclenchant la peur : plus personne ne se sent en sécurité (Larousse-Laffont, 1789-1989).

1793 – 24 juillet : COÛT DE LA VIE – Le 24 juillet il n’y a pratiquement plus de vin au Beausset ! … A cette époque, le pain et le vin sont à la base de l’alimentation, aussi cette pénurie est-elle très mal ressentie. « C’est une privation presque insupportable » est-il écrit dans le registre des délibérations communales. A tel point que la commune envisage d’acheter elle-même du vin, qu’elle redistribuera à ses administrés… Par ailleurs, les prix de détail continuent d’augmenter. Le mouton passe à 16 sous la livre et la grosse viande à 14 sous la livre, soit respectivement 80% et 100% d’augmentation depuis décembre 1792 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1794 – 24 juillet (6 thermidor an II) : Disette du blé à Ollioules – 4 thermidor An II (24 juillet 1794, en fait le 6 thermidor) – Disette du blé à Ollioules : une bonne partie de la population manque de grain (mauvaises récoltes, manque d’ensemencement), la Commune députe à Nice son maire, Besson, pour exposer auprès de l’inspecteur des subsistances l’état désastreux de la commune, et solliciter les grains nécessaires à l’alimentation des pauvres (Castellan E., 1937, p. 219).

1795 – 24 juillet (6 thermidor) : M.-J. Chénier dénonce la Terreur blanche à la Convention. Si elle sévit depuis l’hiver, elle connaît un regain de vigueur avec l’échec de l’agitation sans-culotte des faubourgs parisiens. C’est surtout dans le Midi et la vallée du Rhône qu’elle est intense: au harcèlement des anciennes autorités s’ajoutent exécutions sommaires et vengeances. S les assassinats politiques auront cours durant tout le Directoire, la période la plus meurtrière reste le printemps 1795.
C’est à Lyon que s’inaugure cette épidémie de meurtres collectifs, avec le massacre du 4 mai 1795, quand la foule, après les incarcérations massives de Jacobins, force les portes des prisons et écharpe plus de 100 détenus. Une semaine plus tard, à Aix-en-Provence, ce sont les insurgés marseillais dont on instruit le procès qui sont massacrés. Le mouvement culmine avec la tuerie des prisonniers du Fort Saint-Jean à Marseille, le 5 juin perpétrée sous les yeux du ‘représentant de la Convention. Le calme est rétabli pendant l’été, sans que les autorités parviennent néanmoins à mettre fin aux meurtres isolés.
Les victimes de la Terreur blanche auront surtout d’anciens administrateurs et cadres jacobins, des prêtres constitutionnels, des militants et soldats républicains, victimes toutes désignées par les mesures d’assignation à résidence prises contre les fonctionnaires destitués, par la renaissance de la propagande et la liberté de la presse, par la constitution de bandes ivres de revanche comme la Compagnie du Soleil dans le Midi ou celle de Jésus dans le Lyonnais (Yann Fauchois, 2001).

1798 – 23 et 24 juillet – (6 et 7 thermidor an VI) : PASSEPORTS – De nouveaux passeports sont exigés, signés de quatre administrateurs toulonnais (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1799 – 24 juillet : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE 1798 – 1801 (Abbd-al-Rahman al-Jabarti) Mercredi di 18 du mois de Safar [24 juillet 1799] – [fausses nouvelles] La nouvelle s’est répandue que les Français ont livré bataille aux soldats qui ont débarqué à Aboukir. Ils ont eu le dessus, en ont tué un grand nombre, fait du butin et enlevé la citadelle d’Aboukir. Ils ont fait prisonnier Mustafâ Pacha12 ainsi que ’Uthmân Khojâ et d’autres. La nouvelle, suivant les Français, a été apportée par une lettre venant d’un de leurs chefs. Au lever du jour, de nombreux coups de canons ont été tirés du fort de la montagne et des autres forts entourant la place de 1’Azbakiyya. La nuit – c’est-à-dire la nuit du mercredi – eut lieu un feu d’artifice à l’Azbakiyya avec des pièces d’artifice, de la poudre et des fusées qui montent en l’air.

1802 – été : LA SEYNE ET LA GUERRE DE COURSE – le 8 thermidor An X (été 1802), le corsaire Jansolenq de La Seyne sur “l’Hirondelle”, conduit une prise à Algésiras, la Paix de Bâle ayant été faite avec l’Espagne le 24 juillet 1795. C’est à ce moment qu’est signée la Paix d’Amiens, le 25 mars 1802, avec l’Angleterre.

1815 – 24 juillet : LOUIS XVIII EST RECONNU PAR L’ARMÉE NAVALE A TOULON – La reconnaissance de Louis XVIII ne fut pas facilement admise par les militaires qui la considéraient comme une humiliation; il y eut même, à Toulon, un régiment, le 35e de ligne, qui se mutina. Cette unité, portant un grand pavillon noir, avec la devise « Napoléon ou la mort », occupa le fort Lamalgue, s’y retrancha en décidant de résister jusqu’au bout. Les autorités alertées obtinrent avec beaucoup de peine de ces soldats de se calmer et d’écouter la voix de la sagesse ; en personne, Brune, aidé du colonel Buchet, fit appel à l’union et leur dit : « Confondons dans un même sentiment nos regrets pour les couleurs que nous quittons et notre affection pour celles que nous allons prendre. » (Proclamation aux troupes le 24 juillet 1815)
De son côté, la marine s’était également inclinée devant le nouveau régime institué en France. Du 22 au 24 juillet, les navires qui étaient mouillés sur rade : La Dryade, La ville de Marseille, l’Agamemnon, le Sceptre, l’Arquebuse, le Feu et la péniche n° 5 avaient fait leur soumission au nouvel ordre de choses ; le 21 juillet, Duperré avait remis à Ganteaume celle des troupes de la marine (Louis Baudoin, 1965, p. 455).

1830 – 24 juillet : LA CONQUÊTE D’ALGER – EXPEDITION DE BLIDAH – Le  24 juillet, le maréchal monta à chevai pour reconnaître le terrain en avant et à l’ouest de la ville et la gorge de l’Atlas d’où s’échappe l’un des affluents du Mazafran. Il était accompagné de quatre compagnies d’infanterie et d’un peloton de chasseurs. Le général Després, suivi de quelques officiers d’état-major, s’engagea dans cette gorge pour herboriser, selon sa coutume; ils rencontrèrent bon nombre de Kabyles armés qui les observaient et qui prirent la fuite à leur approche. L’ordre du départ avait été donné pour deux heures après-midi, afin d’aller bivouaquer à 3 ou 4 lieues sur la route d’Alger. Il était midi, le général Després avait fait la faute de faire relever les sentinelles, malgré les avis qu’il avait reçus, lorsque plusieurs coups de fusil donnèrent l’alarme. Le premier aide de camp du maréchal, le chef d’escadron d’état-major Trélan, venait d’être mortellement atteint. L’alerte était donnée. Les kabyles, sortant en grand nombre des jardins, entouraient nos bivouacs, s’approchant jusqu’à portée de pistolet, avec l’objectif évident de couper l’avant-garde du reste de la troupe et celle-ci d’Alger. L’artillerie tira toute les fois que les cavaliers arabes se groupaient. Bientôt, l’ennemi, intimidé par les charges de notre cavalerie, par le feu de l’artillerie et par celui des tirailleurs qui couvraient les flancs, ne se présenta plus qu’à une distance considérable. Le nombre de Français tués dans la journée du 24 est de huit ; il y eut trente hommes blessés, presque tous légèrement (Alfred Nettement, Histoire de la conquête d’Alger).

1838 – 24 juillet – MORT DE CUVIER – Le décès du naturaliste Frédéric Cuvier fait perdre à la science l’un de ses plus éminents chercheurs.

1857 – 24 juillet – AJELLO’S SAGA : FILIATION DES AJELLO DE SAINT-MANDRIER – L’anno del signore 1857 il giorno 24 del mese di Luglio, D. Salvatore Botta con lic.a del Mr Rd D. Tommaso Scotto di Galletta vic° cur° perp.°, ho batteggato Margarita Gioia nata ad ore 23 del detto Lugglio, figlia di Scipione Scotto Lachianca et di Luigia Mazzella coniugi a Procida. In fede a Procida il 25 novembre 1887, il vic° cur° perp° Nicola Ricci (Archives familiales).

1867 – 24 juillet : AGENDA D’HENRI FLOTTE – Mercredi, jour caniculaire. Même vent qu’hier tout le matin. Vers le soir le vent passe à l’ouest. Ciel nuageux. Quelques forains sont déjà arrivés pour prendre place. On a commencé le squelette du bal sur le terrain nouveau conquis sur la mer devant la façade sud de l’hôtel Courrau.

1894 – 20 ou 24 juillet : CONFLIT ENTRE LE BRUSC ET SANARY, DEMISSION DE MARIUS MICHEL – 20 juillet, Marius Michel démissionne de sa charge de Maire de Sanary (deux articles)
Marius MICHEL, maire, décide de démissionner de ses fonctions municipales; il l’écrit au préfet dans ces termes :  « dans ces conditions et pour la raison que je n’ai pu faire prévaloir auprès de l’autorité supérieure une cause éminemment juste, je ne pourrai plus exercer mes fonctions de Maire avec tout l’ascendant que le premier magistrat d’une cité doit légitimement posséder sur ses administrés. Je viens donc, .Monsieur le Préfet, vous prier d’agréer ma démission de maire et de Conseiller municipal de SANARY. » Cette lettre est datée du 20 Juillet 1894. Le Conseil Municipal unanime, la Prud’homie des pêcheurs, tous adressent aussi la démission de leurs fonctions. Cette démission du Maire sera longue à être acceptée, il sera contraint de la renouveler le 22 Août. Joseph SOLEILLET, resté à sa place,- à la demande de Marius MICHEL, écrit le 20 Août au Ministre de la Marine. Il essaie encore d’obtenir une modification de l’injuste partage. Il propose au Ministre la communauté des eaux de pêche pour les deux prud’homies.] « Ce serait, dit-il, un moyen d’apaiser le mécontentement des pêcheurs et des habitants de SANARY. Tout est suspendu dans la commune, rien ne va plus. Au nom de la paix et de la tranquillité, veuillez, Monsieur le Ministre, ¬prendre ma demande en considération » (Rotger B., 1984, p. 462-463).
Marius Michel démissionne de sa charge de Maire de Sanary : il éprouva de nouvelles déceptions qui le poussèrent à abandonner son second mandat de Maire de Sanary. En voici les raisons : un conflit opposait les pêcheurs de son village à ceux du Brusc pour la fixation des zones de pêche. Il défendit âprement la cause des siens, convaincu de leurs bons droits. N’ayant pu réussir à fléchir les autorités dans le sens qu’il souhaitait, il préféra donner sa démission par une lettre dont voici le texte intégral.  » J’apprends aujourd’hui 24 Juillet 1894 que les réclamations des Sanaryens ont été rejetées et qu’il ne reste plus aucun espoir de faire revenir le ministre sur sa décision, qui paraît lui avoir été dictée par certaines influences. Dans ces conditions et pour la raison que je n’ai pu faire prévaloir auprès de l’autorité supérieure une cause éminemment juste, je ne pourrai plus assurer une fonction de Maire avec tout l’ascendant et l’autorité que le premier magistrat doit légitimement posséder sur ses administrés. Je vous prie, M. le Préfet, de bien vouloir agréer ma démission de Maire et de Conseiller municipal  » (Ortolan, 1989).

1904 – 24 juillet :

-1. CRIMES CONTRE L’HUMANITE AU CONGO BELGE – Création d’une commission internationale pour enquêter sur les pratiques utilisées dans la production du caoutchouc (politique des mains coupées, prises d’otages…). Lire à ce sujet l’ouvrage d’Adam Hoschschild « Les fantômes du roi Léopold, Un holocauste oublié » (King Leopold’s Ghost) publié en 1998 qui décrit l’exploitation de l’Etat indépendant du Congo par Léopold II de Belgique et les crimes qui y furent commis (Adam Hoschschild, 1998).

2. NAISSANCE D’ERNESTINE CANDILLE, ma mère, à Caudiès de Fenouillèdes (Pyrénées Orientales). Elle décéda à Toulon, le 12 mai 1992. Son souvenir ne me quitte jamais.

-1911 – 24 juillet : DECOUVERTE DU MACHU PICCHU – Découverte du Machu Picchu au Pérou, cité inca du XVe siècle perchée à 2 438 mètres d’altitude sur un promontoire rocheux qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchu sur le versant oriental des Andes centrales .

1916 – 24 juillet : HOPITAL DE LA MARINE – Décès de Arthur-Firmin-Joseph PRUVOST, le 24/09/1881 à Guarbecque. Soldat de 2ème classe au 115e régiment d’artillerie lourde. Mort pour la France à l’hôpital militaire Saint-Mandrier de Toulon (Var), maladie.

1933 – 24 juillet : Trotski débarque à Marseille, avec sa femme, sous surveillance policière. Cliché du « REPORTER MARSEILLAIS » : Léon Trotsky à Marseille 1933 (cliché argentique, 167×224 mm, légende dactylographiée, tamponnée : «M. Leon Trotzky ancien commissaire du Peuple des soviets a débarqué clandestinement à Marseille. On dit que M. Trotzky accompagné de sa femme, se rend à Copenhague». (Histoires et faits historiques… cassidennes) : « Trotsky et les amis qui les accompagnaient arrivèrent à Marseille le 24 Juillet 1933. La police, craignant que des manifestations n’aient lieu au point de débarquement ordinaire dans le grand port, avait arrangé un débarquement en vedette à Cassis. Un fonctionnaire de la sûreté les conduisit ensuite, par la route, à Saint-Palais, près de Royan, lieu choisi pour sa première résidence en France. » (Trotski est expulsé d’URSS en février 1929, après quatre années passées en Turquie il est accepté comme réfugié politique en France, c’est à l’occasion de ce voyage qu’il débarque à Cassis le 24 juillet 1933).

1940 – 24 juillet : VICHY POURSUIT JEAN ZAY ET PIERRE MENDÈS FRANCE – Vichy, mercredi 24 juillet. — La radio française annonce : “Deux députés juifs anciens ministres, Jean Zay et Mendès France, sont poursuivis pour abandon de poste ainsi que d’autres parlementaires. Parmi les passagers partis du Verdón, l’avant-port de Bordeaux, le 20 juin au soir, à destination de Casablanca, à bord du Massilia se trouvaient quatre députés qui ont quitté Bordeaux alors qu’ils appartenaient à l’armée :
“MM. Jean Zay, député du Loiret, Mendès France, de l’Eure, Viénot, des Ardennes, et Wiltzer, de la Moselle. Trois de ceux-ci étaient des anciens ministres. Ils auront à répondre devant la justice militaire du délit d’abandon de poste.
« Parmi les autres passagers députés se trouvaient MM. Marius Dubois, d’Oran : Galandou Diouf, du Sénégal et Lagrosillière, de la Martinique, qui n’appartenaient pas, eux, à l’armée, et sont d’ailleurs revenus assister aux débats du Parlement. » (article publié dans Le Matin, du 25 juillet 1940).

1943 – autour du 24 juillet : LES ALLEMANDS ENVAHISSENT LA B.A.N. DE SAINT-MANDRIER – Avant la demande d’armistice italienne du 3 septembre, de nuit, les Allemands ont envahi à nouveau la BAN de Saint-Mandrier ; tous les Italiens sont faits prisonniers, sauf ceux qui ont pu s’enfuir avec les hydravions : en mai 43, les défaites des troupes de l’Axe en Tunisie, la libération de l’AFN qui devient une base de départ alliée, le débarquement de Sicile commencé le 10 juillet, la destitution de Mussolini le 24 juillet 43, précèdent la demande d’Armistice italienne du 3 septembre. Nouveaux « propriétaires  » de la BAN et nouvelles difficultés. La plupart des soldats allemands venus précipitamment à Saint-Mandrier sont « au repos  » après un séjour peu plaisant en Russie. Il est difficile de les faire parler mais on les sent démoralisés.

1950 – 24 juillet : MARINE NATIONALE – L’aviso de 2ème classe Commandant Delage arrive à Pointe-Noire, puis rejoint Libreville le 29 où il fait escale (Gérard Garier, Les avisos de 630 t, le Commandant Delage).

1954 – 24 juillet : CINEMA A SAINT-MANDRIER – A Saint-Mandrier, le Ciné-central de André Armando propose « La polka des marins », un film de 1951 avec le couple infernal du cinéma américain : Dean Martin (le crooner) et Jerry Lewis (le fada). Un jeune comédien débute sa courte carrière dans un second rôle : James Dean (Ken Nicolas, vol. 1, p. 226).

1957– 24 juillet – MORT DE SACHA GUITRY – Décès d’Alexandre Georges Pierre Guitry, plus connu sous son nom de scène Sacha Guitry. Né à Saint-Pétersbourg en 1885, il était tout à la fois comédien et dramaturge, metteur en scène de théâtre, réalisateur et scénariste de cinéma et essayiste. Nous lui devons 124 pièces de théâtre dont 17 furent adaptés par lui-même au cinéma. Interprète de la quasi-totalité de ses 36 films, parmi lesquels nous retiendrons « Le roman d’un tricheur », « Désiré », « Si Versailles m’était conté », …

1967– 24 juillet – VIVE LE QUEBEC LIBRE ! – En visite officielle à Montréal, le général de Gaulle, Président de la République française, lance son « Vive le Québec libre ».

1986– 24 juillet – mort de FERNAND POUILLON – Décès de l’architecte et urbaniste Fernand Pouillon à qui nous devons la reconstruction du quartier des Sablettes à La Seyne entre 1950 et 1953.
« Dans l’après-guerre, la reconstruction des Sablettes se place dans une situation d’urgence. Les populations de ce littoral seynois ont largement souffert de l’occupation allemande et des bombardements alliés. De par la situation et la nature même de l’isthme, la majorité de la population des Sablettes, 192 habitants avant le conflit, se trouve dans une situation de précarité. Le bâti oscille entre le bastidon, le cabanon ou la baraque en bois. Il s’agit alors d’un type de logement réalisé par des petits maçons locaux ou bien de l’auto-construction dont les qualités se retrouvent dans leur rapport au site et au climat. Par ailleurs, les voiries et réseaux divers sont endommagés ou insuffisants. Ils seront un élément important de la reconstruction. Fernand Pouillon réussit à associer ces ouvrages lourds à un plan d’ensemble réunissant la valeur urbaine, architecturale et paysagère du site. Le réaménagement de la voirie, la protection de l’isthme par une digue, le transformateur électrique et la centrale de relèvement des eaux, participent à associer la reconstruction d’une station balnéaire à une agglomération suburbaine qui se dessinait déjà avant-guerre. Parler de la vie locale de ce quartier ne doit pas nous faire oublier l’intérêt des Sablettes et de Saint-Elme dans le développement de la villégiature populaire lancée par « Sablettes-les-Bains ». La reconstruction des Sablettes s’inscrit dans la continuité d’une fréquentation populaire de ces lieux dont les années 1950 prolongeront l’élan des congés payés de 1936, brisé par la seconde guerre mondiale. La station des Sablettes est livrée en 1953.
«Au sortir de la seconde guerre mondiale, tandis que les bombardements ont détruit la petite station balnéaire créée par Michel Pacha fin XIXe, le ministère de la reconstruction choisit le projet de Fernand Pouillon pour les Sablettes, les Seynois ne savent pas encore leur chance.» En France en effet, le mouvement architectural moderne privilégie alors le « tout béton et les gros bâtiments dans le style de Le Corbusier. » Fernand Pouillon (1912-1986), alors en charge du chantier du Vieux-Port de Marseille, se voit ainsi confier le double programme de la station balnéaire et de logements pour les sinistrés. Les Sablettes sont pour l’architecte un terrain d’expérimentation, auquel il se référera constamment dans ses constructions ultérieures. A l’écoute des sinistrés, l’architecte a tenu à respecter des délais de réalisation les plus courts possibles, pour reloger la population au plus vite. Il se veut attentif aux demandes des sinistrés, pour la plupart modestes commerçants et humbles pêcheurs.
« En bordure d’une magnifique plage, j’imaginais de construire un village traditionnel (…) avec des maisons de pêcheurs basses, des boutiques, des hôtels, des appartements. J’avais 100 millions pour tout cela, mes braves sinistrés ne devaient pas perdre un mètre carré de la surface déjà misérable des locaux détruits» (Benoist Quiviger, 2012 ; Fernand POUILLON, 1968).

1993– 24 juillet – MORT DE FRANçOIS BOUYGUES – Décès de l’industriel français du BTP François Bouygues.

1998 – 24 juillet : SUSPICIONS SUR LE TOUR DE France – Le 24 juillet, ulcérés par un reportage à la télévision sur le dopage, les coureurs refuseront d’être considérés comme du « bétail ». Le départ aura lieu avec deux heures de retard.

2014 – 24 juillet : RUGBY SUR SABLE A SAINT-LARY (65) – Le premier tournoi de rugby sur sable de Saint-Lary aura permis de revoir à l’œuvre Toulon avec Dominici (+) et Comba. Même l’équipe de France rugby à sept a dû s’incliner en finale 2 à 1.
On a comme habitude de dire que la plage est l’endroit idéal pour oublier les soucis. Ça s’est vérifié ce week- end à Saint-Lary-Soulan qui, à grand renfort de 800 tonnes de sable, avait créé une plage pour organiser un premier tournoi de « rugby beach » au pied des Pyrénées.
C’est ainsi que Toulon qui est en pleine crise, Toulon qui vient d’être rétrogradé en deuxième division professionnelle pour des raisons financières, Toulon qui s’interroge sur son avenir, eh bien, c’est pourtant Toulon qui a battu, samedi soir, en finale de cette compétition sur sable de la vallée d’Aure, l’équipe de France de rugby à sept.
Saint-Lary ne pouvait certainement pas rêver plus beau symbole pour le lancement de ce tournoi de rugby d’un nouveau genre. Mieux même à cette occasion, Christophe Dominici et Franck Comba ont rejoué avec leurs anciens coéquipiers de la Rade et ont signé les deux essais de la victoire, contre un de Marfaing. Loin de l’orage, cette sélection varoise en maillot orange a su remontrer le bout de son nez à la faveur de cette première grande éclaircie de Saint-Lary.
Cette idée sablonneuse et sympathique du rugby a d’ailleurs été jugée digne d’intérêt par Bernard Lapasset, présent pour les phases finales de samedi. Le président de la Fédération décernera une mention bien au « beach »: « C’est ludique et les joueurs semblent contents d’être là. Le public se régale aussi. »
Prêt à recommencer
En tout cas, Didier Lacroix, l’instigateur de ce tournoi avec des amis du club de rugby de Saint-Lary, considère le pari réussi: « Ces deux journées ont été vraiment exceptionnelles, par les retours que nous en avons déjà de tous les joueurs qui sont venus. Ils ont pris beaucoup de plaisir à se retrouver dans ce cadre convivial, en famille. Au-delà du tournoi, ils ont profité d’activités comme le rafting ou d’autres sports de montagne. Ils se disent tous prêts à revenir. » Et le flanker du Stade toulousain, qui n’est pas homme à lâcher le morceau, espère donc remettre ça l’été prochain. (Thierry DUPUY, La Dépêche).

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

         SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 304e livraison : La Révolution : 1.  des origines à la fin de la Terreur.

De nombreux épisodes émaillent la vie militaire de la commune de Sanary. Le 2 prairial An III (1794), les batteries sont réarmées et équipées d’une plateforme de brique et d’une barrette de protection. Toujours en 1794, la municipalité demande la restauration du four à pain seigneurial et sa vente à un boulanger, le seul autre four existant ne suffisant pas à fournir à la fois la population et les nombreuses troupes présentes, surtout que le 10 fructidor An III (1794), une compagnie est affectée aux communes de Bandol et Sanary .

Un bataillon de l’Armée d’Italie est stationné pendant l’hiver de l’An IV (1794, 1795) et manque de bois de chauffage, car en 1793 toutes les coupes avaient été réquisitionnées pour réaliser des chariots, des ouvrages, des fascines et du charbon de bois pour faire de la poudre au district du Beausset.

En pluviôse An IV (1795), la population est dite fatiguée, d’une part à cause de l’économie de guerre qu’elle doit supporter depuis septembre 1793 (réquisitions nombreuses pour la Patrie, telles que blé, vin, graisse, huile, papiers et chiffons pour les hôpitaux militaires d’Ollioules et de Sanary), d’autre part, du fait du logement des troupes qu’elle doit accepter. Certaines industries comme celle du coton se trouvèrent ruinées. Le sucre ne parve­nait plus des plantations antillaises. Il fallut essayer de trouver des pro­duits de remplacement ou tenter des cultures pouvant compenser le manque de certaines importations. On essaya la culture des betteraves pour faire le sucre et on tenta aussi la culture du coton. Ces deux expé­riences furent aussi faites sur le sol de SAINT-NAZAIRE, en 1810. Ollioules et Sanary : déclaration de la quantité de terre à ensemencer en betterave, daté du 15 mars 1811

En messidor An IV (1795), le Capitaine Ferrante, nommé commandant de l’artillerie à Sanary, demande un logement conforme à son grade, tente d’acheter la chapelle N-D de Pitié, puis se fait construire une maison à l’embouchure de la Reppe. Le 4 germinal An V (1796), un remplaçant est nommé, et le Capitaine Ferrante admis à la retraite, se fixe à Sanary. A suivre.

         MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 504e livraison :

         La Marine militaire de Provence de 1482 à 1626.

(suite) Toutes les galères sont pourvues d’une artillerie plus ou moins nombreuse suivant les capacités du bâtiment.

Outre cette escadre groupée, l’effectif normal de la flotte du Levant comprit, sous Henri II, 9 galères considérées comme unités de première ligne, et 52 galères ou galiotes formant une division de réserve (Charles de La Roncière).

La politique de l’administration navale de ce souverain furent certainement très supérieures à l’administration de ses finances et de sa justice.

Sous les règles de son prédécesseur et pendant le sien ; tandis que la flotte s’accroît, le commandement et la marine s’organisent.

Sous François Premier, le gouverneur de Provence, dont toutes les attributions maritimes proviennent de l’héritage du grand sénéchal, commence à s’intituler « amiral ». Ce titre lui est appliqué pour la première fois dans un acte royal, le 1er octobre 1520, dans les lettres de survivance accordées à Claude de Savoie. (A suivre).

         LA SEYNE-SUR-MER. 209e livraison :

1638 – 24 juillet : « LA SEYNE, FONTAINE DU CROTTON : SON CHEMIN ET SON PATEC : Sur les contantions (contentieux) entre les consuls et communauté de Six-Fours, et Anthoine et hoirs de Jacques Guigou dit Bastians, à raison de la propriété de terre qu’iceulx possédaient au quartier du Crotton, serait (aurait) été passé transaction entre Sieur jean Martinenq et Mathieu Denans, consuls, et ledit Anthoine Guigou, tant à son nom, que des hoirs dudit Jacques Guigou. Reçue par Maître Lieutaud, notaire, le 27 octobre 1626. Par laquelle, entre autres, est porté que lesdits Guigous laisseront le chemin qui est à leur pièce, et un patec tout autour de la fontaine, de douze pans, sans que, à l’avenir, puissent l’occuper en aucune façon. Ainsi le laisser en cet état, afin que, commodément, chacun puisse passer, aller et revenir, à ladite fontaine d’eau. A raison de quoi, sur les nouvelles contentions, il y a eu rapport, reçu par ledit Maître Lieutaud, notaire, le 24 juillet 1638, qui confirme la susdite transaction » (Jean Denans, 1713).

1802 – été : LA SEYNE ET LA GUERRE DE COURSE – le 8 thermidor An X (été 1802), le corsaire Jansolenq de La Seyne sur “l’Hirondelle”, conduit une prise à Algésiras, la Paix de Bâle ayant été faite avec l’Espagne le 24 juillet 1795. C’est à ce moment qu’est signée la Paix d’Amiens, le 25 mars 1802, avec l’Angleterre.

1986– 24 juillet – mort de FERNAND POUILLON – Décès de l’architecte et urbaniste Fernand Pouillon à qui nous devons la reconstruction du quartier des Sablettes à La Seyne entre 1950 et 1953.
« Dans l’après-guerre, la reconstruction des Sablettes se place dans une situation d’urgence. Les populations de ce littoral seynois ont largement souffert de l’occupation allemande et des bombardements alliés. De par la situation et la nature même de l’isthme, la majorité de la population des Sablettes, 192 habitants avant le conflit, se trouve dans une situation de précarité. Le bâti oscille entre le bastidon, le cabanon ou la baraque en bois. Il s’agit alors d’un type de logement réalisé par des petits maçons locaux ou bien de l’auto-construction dont les qualités se retrouvent dans leur rapport au site et au climat. Par ailleurs, les voiries et réseaux divers sont endommagés ou insuffisants. Ils seront un élément important de la reconstruction. Fernand Pouillon réussit à associer ces ouvrages lourds à un plan d’ensemble réunissant la valeur urbaine, architecturale et paysagère du site. Le réaménagement de la voirie, la protection de l’isthme par une digue, le transformateur électrique et la centrale de relèvement des eaux, participent à associer la reconstruction d’une station balnéaire à une agglomération suburbaine qui se dessinait déjà avant-guerre. Parler de la vie locale de ce quartier ne doit pas nous faire oublier l’intérêt des Sablettes et de Saint-Elme dans le développement de la villégiature populaire lancée par « Sablettes-les-Bains ». La reconstruction des Sablettes s’inscrit dans la continuité d’une fréquentation populaire de ces lieux dont les années 1950 prolongeront l’élan des congés payés de 1936, brisé par la seconde guerre mondiale. La station des Sablettes est livrée en 1953.
«Au sortir de la seconde guerre mondiale, tandis que les bombardements ont détruit la petite station balnéaire créée par Michel Pacha fin XIXe, le ministère de la reconstruction choisit le projet de Fernand Pouillon pour les Sablettes, les Seynois ne savent pas encore leur chance.» En France en effet, le mouvement architectural moderne privilégie alors le « tout béton et les gros bâtiments dans le style de Le Corbusier. » Fernand Pouillon (1912-1986), alors en charge du chantier du Vieux-Port de Marseille, se voit ainsi confier le double programme de la station balnéaire et de logements pour les sinistrés. Les Sablettes sont pour l’architecte un terrain d’expérimentation, auquel il se référera constamment dans ses constructions ultérieures. A l’écoute des sinistrés, l’architecte a tenu à respecter des délais de réalisation les plus courts possibles, pour reloger la population au plus vite. Il se veut attentif aux demandes des sinistrés, pour la plupart modestes commerçants et humbles pêcheurs.
« En bordure d’une magnifique plage, j’imaginais de construire un village traditionnel (…) avec des maisons de pêcheurs basses, des boutiques, des hôtels, des appartements. J’avais 100 millions pour tout cela, mes braves sinistrés ne devaient pas perdre un mètre carré de la surface déjà misérable des locaux détruits» (Benoist Quiviger, 2012 ; Fernand POUILLON, 1968).

         TOULON ANCIEN ET SES RUES (L. Mongin, Toulon ancien et ses rues, tome 1, 1901) – 29 livraison. (suite) Rue Cancelade (avec des précisions provenant du livre du Dr Henri Grégoire, Les impôts en Provence avant la Révolution, Toulon, 1882).

– (suite) En 1204, tous les habitants assemblés en parlement public, nommèrent une commission de quatre membres chargée d’interpréter les termes obscurs des statuts communaux relatifs à la taxe du pain (A cette époque un denier de pain par jour suffisait pour la nourriture d’un homme). Les quatre délégués se réunirent dans le prétoire du juge royal, et là, en présence du bailli et de plusieurs témoins, décidèrent : « que le pain « doit être pesé par les ponderatores », et que le « prix du setier de blé étant connu, le prix du pain doit être tel que les boulangers et les vendeurs de pain doivent avoir neuf deniers de bénéfices, en outre du prix du setier » (Archives communales, HH. 44).

Plus tard, les consuls, adoptant un autre système, procédèrent de la manière suivante : pour arriver à une évaluation aussi exacte que possible, ils faisaient « acheter, moudre, pétrir et convertir en pain quelques charges de blé » (Archives communales, HH. 44) ; ils fixaient ainsi le prix du pain d’après les rapports basés sur ce calcul.

Mais comme « les variations nécessaires de ces rapports et la gêne d’une inspection presque journalière pesaient aux administrateurs de la cité » ; que d’autre part ces épreuves soulevaient journellement des difficultés, les Consuls décidèrent en 1735, que le règlement de la boulangerie imposé à Marseille serait appliqué à Toulon.

Le 31 mars de cette même année, intervint entre la Communauté et les boulangers de Toulon un Concordat aux termes duquel :

« 1° Le règlement pour la vente, fabrication, nature et qualité du pain que les boulangers débitent en public dans la ville de Marseille sera exécuté en la ville de Toulon, en tout son contenu, à l’exception du prix du pain, qui sera toujours d’un denier pour livre au-dessous de celui qui se vend à Marseille de chaque qualité. » (à suivre)

UNE BLAGUE (gentille) POUR LA ROUTE :

une fillette entre dans la chambre de sa grand-mère, se pelotonne contre elle et lui dit : -Maman ne veut pas me répondre quand je lui demande de me l’expliquer, mais toi tu dois le savoir. Qu’est-ce que c’est un gigolo ?

Alors, le visage de la grand-mère devient gris de terreur. Elle se précipite vers un placard. Elle l’ouvre… et un squelette tombe par terre…

Je vous souhaite un bon mercredi à tous et vous donne rendez-vous demain, à la même heure !

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