« Richelieu et Mazarin, cardinaux, hommes politiques et grands mécènes » ou « le temps des prélats politiques prélude à celui de la monarchie absolue ».
Deux prélats dont l’un était destiné à la carrière des armes et l’autre n’ayant jamais été ordonné prêtre mais qui ont détruit le vieux système féodal et ouvert la porte à la monarchie absolue telle que Louis XIV la représentera.
Le 17e siècle est l’époque des prélats politiques Richelieu et Mazarin pour la France mais aussi des évêques qui sont tentés par le pouvoir ainsi que le pape . Il y a des désaccords avec la papauté mais cela déborde de notre cadre.

En Provence, à cette époque, hormis l’abbaye de Saint-Victor de Marseille et l’ordre de Malte, le clergé n’est pas très fortuné, aussi l’érémitisme tend-il à se développer tandis que les ordres mendiants continuent d’avoir une réelle audience et que des sociétés laïques pour la propagation de la foi s’implantent un peu partout de 1637 à 1650
D’après des chiffres relevés à l’issue des guerres de religion il ne reste plus en Provence, en 1611, que 6 à 7000 protestants étroitement surveillés qui disparaîtront avec les dragonnades de Marseille et des grandes villes survenues après la révocation de l’édit de Nantes en octobre 1685.
à la fin du 16e siècle, on estime la population provençale à plus de 350 000 habitants soit 28% de la population française qui était de 20 000 000. Toulon, qui n’était qu’un un gros village de 5000 habitants tournés vers l’agriculture et la pêche en mer au début du XVIe siècle, se retrouva port militaire au 17e siècle avec un hôtel de ville créé en 1610 et une population de 25 000 habitants soit 1/16e de celle de la Provence.
A cette très forte population locale s’agglutinaient des étrangers essentiellement italiens, des familles issues des provinces rhodaniennes et de la Durance ainsi que des levantins turcs et arabes en général galériens, des espagnols des gitans et quelques allemands.
La noblesse traditionnelle, qualifié souvent de noblesse d’épée était de faible importance numérique dans une société provençale dominée par les négociants – surtout des marseillais anobli à partir de 1566 – tandis que la noblesse de robe issue de la bourgeoisie non-négociante des villes ne se développa qu’au 17e siècle après son institution par le comte-roi français.

(pour la suite : à demain, 14h 30, salle Marie Mauron de la Médiathèque de Sanary)

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