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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 18 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4152)

ILLUSTRATION : Cape Town, Afrique du Sud, 2011 (cl. H. Ribot)

FÊTES

(Les chutes Victoria, Zimbabwé, 2011. Cl. H. Ribot)

Le 18 mai, nous fêtons les 300 000 Eric français dont le saint, patron d’Uppsala, fut le roi de suède Erik IX qui régna de 1156 à 1160 après avoir favorisé le christianisme dans son pays et amélioré le sort des femmes. Il fut tué par le prince danois Magnus Eriksson.

Au calendrier républicain, notons que ce 29e jour du mois de floréal  An II était dédié au sénevé (sinapis alba), une brassicacée dont les graines servent à la préparation de condiments.

DICTON

Soleil à la saint Eric promet vin plein les barriques.

(Zimbabwé, 2011. Cl. H. Ribot)

PENSÉE

 «  Georges, toi qui est incroyant et qui le prouve tu es beaucoup plus chrétien que les vrais chrétiens car chez toi rien ne t’oblige à faire ce que tu fais », disait Roger Abat à son ami Georges Brassens (rapporté par Jean-Claude Lamy dans Brassens le mécréant de Dieu)

MÉTÉO MARINE DU JOUR

(Cap Agulhas, Afrique du Sud, 2011. Cl. H. Ribot)

Un flux assez irrégulier de secteur Nord-Est prédomine sur le Sud et l’Est du bassin. Sur le Nord-Ouest il est faible et assez irrégulier de secteur Sud-Ouest.

Pour Sanary-sur-Mer : Pas d’avis de coup de vent.

La fiabilité de la situation est limitée à 90%, parce que le système nuageux pourrait être plus envahissant que prévu.

Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel peu nuageux.

Vent d’ESE force 4 le matin mollissant SW force 2 le soir. Rafales atteignant 19 nœuds en milieu de journée. Mer belle à peu agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente devenant excellente le soir.

ÉPHÉMÉRIDES

(Wanghé, Zimbabwé, 2011. Cl. H. Ribot)

1141 – 18 mai :

1. CONFIRMATION D’UNE ENTENTE FAITE ENTRE LE CHAPITRE ET LE SEIGNEUR D’ALLAUCH – D’après un premier accord conclu le 20 août 1130 par lequel le Chapitre de l’église de la Major, qui venait d’acheter à leur châtelain un certain nombre de terres situées dans la « villa » d’Allauch et dans les environs, resta seigneur du lieu et garda la majorité des droits (notamment ceux d’échange de vins et de récolte de vermillon) et le châtelain, tout en gardant ses prérogatives, devenait son subordonné ou mieux son vassal. La confirmation officielle de l’entente fut consacrée par la Bulle du pape Innocent III en date du 18 mai 1141 qui ne distingue pas encore les biens des chanoines de ceux de l’évêque (Louis Ardissonne, 1981, p.21).

2. [Albanès, Chevalier : Acte du pape Innocent II, confirmant les possessions de l’église de Marseille]

3. [G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 : Le privilège d’Innocent II confirme à l’évêque de Marseille le Castrum de Mayranegas] (Même confirmation en 1146. En 1153 confirmation de la villa et du castrum Meynarguette ; vers 1200 le castrum de Maureneguetis dépend de l’évêché de Marseille dont celui-ci ne se défera qu’en 1254 en faveur d’H. Raynaud, tout en gardant majus dominium et seignouriam. Raynaud se voit retiré ce fief en 1255, réf. G. Démians d’Archimbaud, id.).

               …Partem quam habes in castro de Pennis , Castrum de Mayranegas (Meinarguettes), Castrum de Melna (Méounes ou Molne), Castrum de Auroneves (Orves), Castrum de Bauceto (Le Beausset). Partem tuam de castro Evene (Evenos),…

[H. Ribot : Suivant la logique de la réforme grégorienne, les papes confirmant les possessions de l’église de Marseille en 1141, 1146, 1148 et 1153 (Albanès, Chevalier : acte daté du 18 mai 1141 du pape Innocent II ; G. Démians d’Archimbaud 1986 p. 588 n. 110 ; même confirmation en 1146 et en 1153. Albanès, Chevalier : Acte n° 147 du pape Eugène III daté du 16 avril 1148), il fallut le 10 janvier 1151 tracer pour la première fois les limites du Castellet, qui restait aux vicomtes, et du Beausset, seigneurie appartenant dorénavant à l’évêque (Voir Cahiers du Patrimoine Ouest-varois, n° 2 : regards sur un terroir – Le Castellet).]

4. Acte n° 232, cartulaire de Montrieux, Guigue de Forcalquier et son frère Amiel donnent à Montrieux tous leurs droits dans les limites du monastère. [Boyer R., p. 626; acte non retranscrit dans le cartulaire de Montrieux : Riéu-Fré – Sur le conseil de Guillaume, évêque de Toulon, et de Geoffroy et Foulques, seigneurs de Solliès, Guigue de Forcalquier et son frère Amiel donnent aux moines de montrieux (de Monte Rivulorum) tous leurs droits sur les terres situées dans les limites du monastère, contre rétribution de 60 sous. La tradition s’est faite cum baculo. Témoins :] episcopus Tholonensis ; Gaufre -1141 – 18 mai : Privilège du pape Innocent III confirmant l’église de Marseille dans ses possession, 18 mai 1141 (Gallia Chr. Nov., n 146, p. 67).

-La possession de Château-Gombert fut confirmée à l’évêque de Marseille par la bulle d’Eugène III, de 1148. Le territoire de Château-Gombert faisait anciennement partie de celui d’Allauch (Podium quod Castellum Gumberti vocatur).

-Ners, ancien château fortifié, aujourd’hui en ruines, dans le bois de Péchauri, commune  d’Allauch. Castrum Nercii, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, arch. de l’Evêché).

-Le château de Saint- Julien fut attribué à l’évêque de Marseille par la bulle d’innocent II, du 18 mai 1141.

1152 – 18 mai : Aliénor d’Aquitaine épouse Henri Plantagenêt, roi d’Angleterre – Huit semaines après l’annulation de son premier mariage avec le roi de France Louis VII, la duchesse Aliénor d’Aquitaine épouse à Poitiers, Henri Plantagenêt. Tous deux seront couronnés roi et reine d’Angleterre le 19 décembre 1154. Le couple aura cinq fils et trois filles. Cette union provoquera des guerres sans fin entre la France et l’Angleterre.

1278 – 18 mai : Arbitrage de l’évêque de Toulon entre les prieurs de Six-Fours et de Saint-Laurent d’Ollioules – Toulon, 18 mai 1278 – Arbitrage de l’évêque de Toulon entre les prieurs de Six-Fours et de Saint-Laurent d’Ollioules (inter priori prioratus de Sexfurnis, et priorem Sancti Laurentii de Oliolis, au sujet de leur contestation des dîmes portées à l’acte 230 du 8 juin 1268 (Albanès J.-H. – Gallia christiana novissima, t. V, Toulon,).

1292 – 18 mai : Le Val de Serra est mentionné  dans une charte aux archives mu­nicipales de Marseille). Val de Serre : lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bon- Secours.

1388 – 18 mai : Les Pennes se rallie à l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 18 mai 1388 à Marie de Blois, régente de Louis II d’Anou. Durant toute la guerre, la garnison était commandée par Guillaume II Roger de Baufort, qui suivait le sénéchal de Beaucaire Engerrand d’Eudin. Mais, bien que la place soit tenue par le sénéchal de Beaufort, la communauté des Pennes adhère à l’Union d’Aix (1382-1387), soutenant Charles de Duras. Elle fait même partie des plus fidèles et maintient son soutien même après la reddition d’Aix.

1720 – 18 mai : Passage à Toulon de la princesse de Modène, fille du Régent (Archives de Toulon – Livre vert).

1721 – 18 mai : LA PESTE EN PROVENCE- A Marseille, blocus sur mer afin d’empêcher la peste de se répandre en Provence (André Maurice – La peste à Marseille).

1767 – 18 mai : Cérémonie de plantation d’une croix sur le chemin de Saint Roch à Sanary. La Sainte Croix, « signe de notre Rédemption », ayant été renversée par un violent orage, les habitants demandèrent qu’elle fût rétablie. Le conseil de Sanary décida de la replanter au cours d’une cérémonie qui se déroula le 18 mai 1767. Comme dans d’autres communes, un père prêcheur, ici ce fut un dénommé Lieutaud, vint à cette occasion disposer les fidèles par ses prônes à célébrer dignement cette fête religieuse. Cette croix fut plantée à l’emplacement de ce qui est aujourd’hui l’ancien cimetière. Le chemin menant à Saint Roch prit alors le nom de Chemin de la Croix (B. Rotger, 1984).

1772 – 18 mai :

1. la Castillone (archives de la Major). La Bastidone – bastide, quartier d’Eoures, commune de Marseille (dénommée La Bastidone aux archives de la Major le 23 février 1618)

2. Le Plan – lieu-dit, commune de Marseille, quartier d’Eoures, 18 mai 1772 (registre aux archives de la Major).

1774 – 18 mai : La souveraine cour du Parlement de Provence prescrit de faire prêter aux habitants le serment de fidélité au roi. Ce serment fut prêté à Sanary le 5 juin sur les Evangiles, tout le monde à genoux, tandis que le juge lisait les paroles suivantes :] « Nous jurons, promettons solennellement fidélité et obéissance à Louis XVI du nom, petit-fils de Louis XV de très heureuse mémoire, vrai et légitime roi et souverain seigneur et maître par serment et imposition de nos mains sur les Saints Evangiles, promettant de vouloir vivre et mourir à l’inviolable fidélité à la couronne. » Après quoi, accompagnés de tambours et criant « Vive le Roi Louis XVI ! » [, les assistants se rendirent aux carrefours du bourg. Au cours de la cérémonie, le Maire avait prononcé un discours rappelant la mémoire de Louis XV, le Bien-aimé. Cérémonie funèbre à la mémoire de Louis XV le lendemain, daté 6 juin 1774 (Rotger B., 1984, p. 253).

1787 – 18 mai : APRES LA DISGRACE DE CALONNE –  Brienne mis à la tête du conseil des Finances après la disgrâce de Calonne. Loménie de Brienne nommé chef du conseil royal des Finances. Dissolution de l’assemblée des notables (Pierre Goubert).

1793 – 18 mai :

1/ CARTEAUX GAGNE GRENOBLE – Sans doute satisfait de lui-même, le 18 mai 1793, car il vient de recruter un nombre important de volontaires pour l’armée des Alpes, le général Carteaux prévint les corps intéressés du transfert à Grenoble de son bureau central à dater du 22 mai, « les intérêts de la République et les biens du service exigeant ce changement » (Archives départementales de la Drôme, L 563).

2. CONSEQUENCES ECONOMIQUES D’UN IMPORTANT ORAGE SUR LE BEAUSSET – 18 mai, un orage épouvantable accompagné de pluies très importantes a endommagé une partie du terroir beaussétan. A tel point qu’une commission municipale de six membres est chargée d’estimer les dégâts, afin d’obtenir un dégrèvement de charges proportionnel aux dommages subis par les plus malchanceux des beaussétans (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française).

1795 – 18 mai (29 floréal) :

1. MOUVEMENT DE REVOLTE A L’ARSENAL DE TOULON – Le 29 floréal : la commission municipale de Toulon allant se réunir, un de ses membres annonce qu’il vient d’entendre battre « l’assemblée » et qu’il y a du mouvement à l’Arsenal. Brunel aussitôt informé court à l’Arsenal et y trouve une foule immense d’ouvriers armés de sabres, de pistolets, de fusils, qui sortent en criant : Vive la République, Vive la Convention, guerre- aux émigrés ! Pendant que le représentant, le général Colaud, des officiers municipaux, les invitent à rentrer dans l’arsenal et à déposer les armes, des citoyens armés montent dans la salle du conseil et demandent des drapeaux tricolores. Les clefs leur sont refusées. Les conseillers prônent la tranquillité et le devoir, secondant le représentant du peuple qui, sur la place d’ar­mes, essaie en vain de calmer les excités. Des détachements vont chercher des canons à Ste-Ursule pour les placer dans les avenues. Chez le représentant se réunissent le Commandant de la place et les officiers généraux. Une pétition leur demande l’élargissement de certains détenus et l’organisation d’une garde nationale. La municipalité émettant des réserves sur la liste des suspects à élargir, Brunel et les généraux, excédés, proposent de rendre la liberté à ces citoyens et d’exercer sur eux une surveillance attentive.  Pendant que Colaud prend, avec peine, le chemin du fort Lamalgue, Brunel, rentré dans sa chambre, s’y enferme et se suicide. C’est du moins la version officielle de sa mort, corroborée par les actes d’état civil à Tou­lon. A-t-il été désespéré de n’avoir pu empêcher les émeutiers d’enlever les armes à 1’Arsenal et d’avoir été forcé de signer un arrêté pour la mise en liberté des terroristes détenus ?  Niou qui, à cinq heures du soir, a, de l’escadre, regagné à terre la maison des représentants du peuple, rue des Chaudronniers, où se trouvaient Brunel, le général Bizanet, le commissaire des guerres Viriville, a-t-il eu une parole de blâme ? Nul ne le saura sans doute jamais. Le récit de sa mort indique seulement que sur les sept heures il est monté au second, dans son appartement où l’attendaient sa mère, Mlle Maignier, son secrétaire particulier François Thourel et le citoyen Crassous, secrétaire d’état-major, qu’il est passé, sous prétexte de se changer, de sa chambre dans son cabinet, s’y est enfermé et s’est tué d’un coup de feu. Le Cen Mège officier de santé chargé de constater le décès conclut à la mort par un coup de feu à la tête que le défunt s’est tiré lui-même. Note : Mège Jean Baptiste – Né à Toulon le 27 mai 175.4, y décède le 27 janvier 1821 – Chirurgien en chef de la Marine après avoir servi neuf ans à l’hôpital militaire de Toulon. Officier municipal en 1790-1791 – Membre du directoire du District (1790) Emprisonné sur le Thémistocle pendant la rébellion.

Le 29 floréal III (18 mai 1795), à 12 h 45, les ouvriers de l’arsenal de Toulon se portent en nombre à la salle d’armes et s’emparent d fusils et de pistolets. Face à la troupe régulière, il y a désormais à Toulon 6 à 8 000 émeutiers jacobins armés. Les généraux Bizanet et Collaud veulent intervenir militairement mais le représentant Brunal s’y oppose, car il pense pouvoir raisonner les émeutiers. Sous la pression, les représentants sont obligés de prendre un arrêté libérant les prisonniers détenus au fort Lamalgue, le transfert des onze émigrés à Grasse et l’organisation de la garde nationale suspendue à Toulon depuis 1793 (Le représentant en mission Brunel se suicidera immédiatement après.).

2. RETOUR D’UN EMIGRE – michel Vincent, ménager. Délégué à l’assemblée générale sectionnaire de Toulon en août 1793. Citoyen de La Seyne émigré. A fui à Porto-Ferrajo sur un bateau génois. Rentré le 29 floréal an III avec ses cinq enfants (Louis Baudoin, 1965).

1797 – 18 mai (29 floréal an V) : UN PIRATE BARBARESQUE ATTAQUE UN NAVIRE MARCHAND AU LARGE DES ÎLES D’HYERES – A la date du 29 floréal de l’an V (1797), le navire Notre-Dame-de-la-vigie, commandé par un Génois, le capitaine Decau, transportant 1.400 quintaux de chanvre à destination de la France s’était trouvé, vers deux heures de l’après-midi, dans les parages des îles d’Hyères lorsqu’il avait été attaqué par un corsaire barbaresque. Après une belle attitude de son commandant, la Notre-Dame-de-la-vigie réussissait à se réfugier sous la protection de la côte, à proximité de la Tour-Fondue de Giens. Grâce au secours apporté par des pêcheurs du lieu, le bâtiment parvenait finalement en rade de Toulon où le bureau de la Santé le mettait dans l’obligation de faire une quarantaine dont il sera libéré le 2 messidor. Il débarqua au lazaret de Cépet sa précieuse cargaison providentiellement sauvée (Louis Baudoin, 1965, p. 405-406. Les pêcheurs de la Tour-Fondue qui avaient si bien contribué au sauvetage de ce bateau furent récompensés par l’armateur, un Suisse nommé Joseph Vadespil. Mais ce dernier réclama, de son côté, la prime qui avait été promise par les autorités de Toulon pour le sauvetage et l’acheminement à bon port d’une denrée particulièrement indispensable à la marine ; le citoyen Vadespil insista en vain pendant deux ans pour l’obtenir. Ne recevant pas satisfaction, il se décida à présenter une pétition au ministre de la Marine afin d’être dédommagé des débours et du temps perdu pour la liquidation de cette affaire. La pétition en cause fut transmise au ministre par les administra­teurs du canton d’Ollioules où séjournait alors le citoyen Vadespil ; c’était le 3 pluviôse an VIII. A cette requête fut annexée l’attestation suivante : ATTESTATION « Moi, soussigné, certifie avoir vu le dit équipage de Notre-Dame-de-la-vigie à l’isle de Porquerolles où j’étais, à cette époque, avec les citoyens Baudin et Roubeau tous les deux sergents de la lre compagnie des canonniers de Marseille, habitant La Seyne près Toulon. » « Signé : Cambépèdes, sergent de la dite compagnie. » « Vu par nous, administrateurs municipaux du canton d’Ollioules, département du Var, dans la mairie d’Ollioules, le 3 pluviôse an VIII, de la République française, une et indivisible. » « Signé : Méline, Imbert, Julien. » Vu par le commissaire du gouvernement.).

1798 – 18 mai (29 floréal) : EXPEDITION d’EGYPTE – Jusque-là, les conditions atmosphériques ne s’étaient montrées guère favorables aux desseins des Français lorsque le 18 mai, par un effet providentiel, les vents qui depuis une semaine soufflaient avec force de l’est passèrent, au cours de ce même jour, au mistral en fraîchissant avec rapidité. Ce changement fut salué avec une immense joie par tout le monde, par la marine et par l’armée. Le jour-même, la division navale Decrès appareille avec le Spartiate et l’Aquilon, gagnant le large (Louis Baudoin, 1965, p. 415).

1799 – 18 mai (23 floréal An VII) – un corsaire battant pavillon anglais EST PRIS DEVANT LA CIOTAT – Le 23 floréal An VII (18 mai 1799), les frères Cuzin de La Ciotat, sur leur barque de pêche le “Pierre” (les saints étant encore supprimés à cette époque), attaquent et prennent près de l’île Verte, un corsaire battant pavillon anglais qui s’était emparé de trois navires chargés de blé. En ramenant leur prise et le chargement de blé, ils reçoivent les félicitations de la municipalité car la ville manquait de grain, mais ont bien des déboires ensuite avec la Marine car ils n’avaient pas de Lettre de Marque.

1804 – 18 mai : Sénatus-consulte établissant l’empire et promulguant la Constitution de l’an XII (Jean-Charles Volkmann).

1815 – 18 mai :

1. LES DEFENSES DE LA PRESQU’ÎLE DE BALAGUIER – La défense de la presqu’île de Balaguier qui a joué un rôle si important durant la campagne de 1793 et qui couvre aussi la petite rade, la ville de La Seyne et son rivage oriental, comportait en premier lieu le fort Caire, édifié en 1812-13 sur l’emplacement de l’ouvrage anglais Mulgrave de 1793 ; ensuite les batteries annexes De-Grasse et Saint-Charles appuyant les forts permanents et anciens de l’Eguillette et de la Tour-de-Balaguier. Cet ensemble se reliant à la défense de Saint-Mandrier par un camp fortifié établi sur l’isthme des Sablettes. Mais, pour garnir tout cela, on disposait de fort peu de troupes (artillerie et infanterie). L’essentiel de ces dernières était le 17e régiment de marche d’infanterie de marine, formé le 18 mai 1815 par des marins en provenance des équipages de haut-bord et comptant six cents hommes. Son colonel était le capitaine de vaisseau Martinenq. A ce régiment s’ajoutaient les deux bataillons du 2e d’artillerie de marine à effectif complet. Ces formations étaient renforcées par des détachements de douaniers, gardes   nationaux, garde-côtes et mobilisés divers. Les autres troupes dont disposait le commandement se trouvaient affectées à d’autres secteurs du camp retranché ; en outre, il avait fallu fournir des contingents à d’autres points de la côte, aux îles d’Hyères, etc., sans compter les unités envoyées à l’armée de Belgique et autres places fortes. Le 3e bataillon d’artillerie de marine, par exemple, était parti pour l’armée des Alpes le 11 mai ainsi que le 58e d’infanterie dont seul un petit dépôt restait à La Seyne, logé à l’ancien séminaire. L’amiral-gouverneur disposa ses forces de la façon suivante : Le 17e de marine, commandé par le capitaine de vaisseau Martinenq (Louis Baudoin, 1965, p. 452), s’installa au camp des Sablettes de manière à garantir la côte contre toute tentative de débarquement ennemi ; cette unité soutenue par les formations du 2e d’artillerie de marine tenant solidement les ouvrages de Balaguier et ceux de la presqu’île de Cépet, la redoute de Saint-Elme comprise. La sécurité et la police des deux rades étaient assurées par la frégate La-Dryade et par de petits bâtiments armés en batteries flottantes. Les gardes nationaux, garde-côtes et douaniers furent, dans la mesure du possible, employés dans des fortins, postes et vigies du littoral ; au cap Cépet, à Cavalas, à Marégau, à la Verne, à Fabrégas, à Sicié et au Brusc (Louis Baudoin, 1965, p. 451-452).

2. ELECTIONS POUR LA CHAMBRE DES REPRESENTANTS. En vue de désigner les députés de l’arrondissement de Toulon devant élire les représentants du département du Var à la Chambre nationale des représentants, à Paris, des scrutateurs seynois furent nommés pour faire partie du bureau provisoire du collège électoral. Ce furent les sieurs Paul Laurent, capitaine au 1er régiment d’artil­lerie, et Etienne Jean fils, propriétaires à La Seyne, résidant tous deux dans la commune (Louis Baudoin, 1965, p. 451).

1834 – 18 mai : La Municipalité de Sanary dut procéder à la nomination d’un instituteur pour l’École Élémentaire Publique, et délibéra aussi pour désigner les 25 élèves de familles nécessiteuses dont les enfants seraient dispensés de payer la rétribution mensuelle, daté du 18 Mai 1834 (Rotger B., 1984, p. 382-383) Ce furent: BERNARD Victor Alexandre et SAURIN Joseph Hypolite. On délibéra aussi pour désigner les 25 élèves de familles nécessiteuses dont les enfants seraient dispensés de payer la rétribution mensuelle. Voici les noms de ceux retenus : HURAND Joseph Anicet, SIMEON Félix (enfant trouvé) élevé par Marie DANIEL, CAPELLE Marius, REYNAUD Antoine, BOYER Joseph, BOYER Nazaire, CA Y Jean-Baptiste, SAUV AIRE Laurent, SICARD Pierre, et André, ARNOUX Jean-Baptiste, BARBAROUX Antoine, VILLOCROZE Barthélémi, ROLLAND Casimir, DELUY Nazaire, TROUBAS Joseph, TOUSSAINT (enfant trouvé, nourri par Marie Pascale BRUN), FLANDRIN Théodore et Nicolas, BLANC Alexandre, GIRAUD François, ESPANET Victor, FIGON Jean-Bap­tiste, LAN Louis, DECUGIS François.

1852 – 18 Mai (fol. 19v). Chapelle, cimetière et dépendances au hameau des Pomets ; questions de propriétés et d’administration s’y rattachant — Adoption du procès-verbal. — Démission donnée par M. Auban des fonctions de conseiller municipal. — Bureau de Bienfaisance : avis favorable à l’approbation 1°) du compte administratif pour 1851 ; 2°) du règlement définitif du budget de 1852 ; 3°) chapitres additionnels au budget de 1852 ; 4°) budget de 1853. — Avis favorable à l’approbation du budget du Mont de Piété pour 1853. — Avis favorable à l’approbation des comptes et budgets des églises. — Chapelle, cimetière et dépendances au hameau des Pomets ; questions de propriétés et d’administration s’y rattachant. — Approbation des comptes des œuvres de charité de la ville pour 1851. — Assainissement de l’Eygoutier ; construction d’un tunnel sur la dite rivière ; vote d’un crédit de 20.000 fr. — Rapport de la Commission chargée d’examiner le rapport sur le procès-verbal d’enquête sur le plan d’alignement (Délibérations du Conseil municipal de Toulon, D. 38 — Registre 24 X 39 cm. — 205 feuillets).

1877 – 18 mai : MARSEILLE – Joseph BONNAUD Fils, fabricant de pipes en terre, n°4 Pont de Vivaux, dépose la marque suivante qu’il appose sur les pipes de sa fabrication : BONNAUD J. MARSEILLE.

1891 – 18 mai : Louis Clément  – Naissance à Saint-Véran (Saône et Loire) de Louis Clément, futur maire de Saint-Mandrier (Ken Nicolas, vol. 1).

1897 – 18 au 23 mai : ENCORE ET TOUJOURS LES PRUD’HOMIES DE PÊCHE – Les Prud’homies défendent jalousement leurs prérogatives en protégeant leurs eaux et en faisant respecter leurs règlements, daté du 18 mai et 23 mai 1897, Par échange de lettres les Prudhomies de la Seyne et de Six-Fours se rappellent mutuellement leurs règlements locaux sous peine de poursuites (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 81-83).

1900 – 18 mai : Engins de pêche et réglementation. Extraits des règlements prud’homaux, de 1829 à 2001 – Thonaire (AG Bandol, 24 juillet 1849 et 18 mai 1900) : 120 à 200 brasses et 100 mailles de hauteur ; filet utilisé en Méditerranée pour la capture du thon (Calabre 1061, Sicile 1176) mais interdiction communautaire à partir du 1er janvier 2002. – Sardinal (AG Bandol, 18 mai 1900) : filet droit destiné à la capture de la sardine, long de 220 brasses max. Chevrotière / drague / petit gangui pour poissons, oursins, crevettes (AG Bandol, 18 mai 1900, 12 février 1961, 12 octobre 1984 : caractéristiques définies par l’Arrêté du 19 décembre 1994 (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 25 et suiv.).

1909 – 18 mai : Décès du compositeur espagnol Isaac Albeniz.

Dans ma discothèque :

“Iberia”, 9 impressions pour piano. Aliocia de Larrocha, piano, Aurophon, GEMA AU 71001 LC 7709, 1 CD DDD, 1992

 « Layenda », « Sevilla », Andres Segovia, guitare, MCA records International, MAP/S 1950, 1 disque vinyle 33 tours 30 cm stéréo, 1968.

1914 – 18 mai : Victoire de la gauche aux élections législatives françaises.

1915 – 18 mai : LE GOUVERNEMENT ANGLAIS AUTORISE L’EMPLOI DE L’ARME CHIMIQUE. Alors qu’en France, le Président de la République Raymond Poincaré inaugure à Paris l’exposition des œuvres d’artistes français tués, blessés et prisonniers, dans la salle du Jeu de Paume aux Tuileries, en Angleterre, après de longs débats, le gouvernement britannique donne l’autorisation à ses troupes d’utiliser l’arme chimique. Deux compagnies spécialisées sont créées. Le même jour, près de Neuville-Saint-Vaast, a lieu la première intervention opérationnelle de la nouvelle compagnie française de lance-flammes, ce qui permet de poursuivre la conquête de la partie Nord du village et d’enlever  plusieurs groupes de maisons.

1916 – 18 mai : SUR LE FRONT ITALIEN ET A VERDUN

1. Sur le front austro-italien : Alors que les troupes italiennes sont menacées dans le Trentin, un appel est lancé à la Russie afin qu’elle entre en action pour attirer les divisions austro-hongroises et soulager le front italien.

2. Sur le front français : Première victoire homologuée d’un pilote de l’escadrille La Fayette, l’américain Kiffin Rockwell.

3. A Verdun, les 16, 17 et 18 mai, on assiste à des préparations d’artillerie simultanées de part et d’autre en vue de grandes offensives. En rive droite,un violent duel d’artillerie s’engage entre les canons français et allemands, qui ira croissant de jours en jours. En effet, les Français préparent l’attaque du fort de Douaumont pour tenter de le reprendre et les Allemands préparent l’attaque du fort de Vaux. En rive gauche, chaque jour, le canon français tire trop court et massacre ses fantassins, la 4e compagnie du 296e R.I. le 16 mai, les 21e et 24e compagnies du 296e le 17, les Zouaves qui montent en ligne le 18. Le 18 au matin, le 3e mixte Z.T. part à l’attaque au nord-est de la cote 304. Il parvient à reprendre la crête à 11 h. A 11 h 30, l’artillerie allemande déclenche en représailles un violent pilonnage des positions qu’elle vient de perdre. A 17 h, une importante contre-attaque allemande est lancée mais elle est repoussée. Le 3e mixte est parvenu à tenir ses positions mais ses pertes ont été très lourdes. Les compagnies ont été hachées, l’une d’entre elles qui comptait 180 hommes le matin, n’a plus que 19 combattants le soir.

1917 – 18 mai :

1. A Paris, grève des midinettes [couturières].

2. Russie, Léon Trotsky arrive à Petrograd.

1918 – 18 mai :

1. Dernier raid de bombardiers (avions et dirigeables) allemands au-dessus de l’Angleterre.

2. GREVES PARISIENNES – La CGT et ses organisations, le CDS, les élus socialistes autant de forces interagissent dans la grève parisienne de mai 1918 sans que pour autant aucune ne soit facteur décisif, ni du déclenchement de la grève, ni de son déroulement, ni de son issue. La grève de mai 1918 atteste certes une crise et des conflits des stratégies ouvrières, mais tout autant elle révèle les forces profondes au travail depuis le début de la guerre. Ainsi l’incapacité des militants des syndicats des Métaux de la Seine à assumer la grève recoupe leur sociabilité du triangle République- Bastille-Belleville et leur vieillissement31. Leur absence bien réelle aux réunions des grévistes de banlieue est encore reprochée à Leclerc en octobre 1918. Mais la grève des ouvriers des usines de guerre de la Seine nous montre aussi l’impossibilité des métallos parisiens de constituer une avant-garde pendant la guerre. Seule une partie des ouvriers parisiens du bâtiment s’associera au mouvement (Jean-Louis Robert, 1995).

-1935 – 18 mai : En réponse à une note du Chef du Quartier de Toulon, la Communauté des patrons pêcheurs du Brusc, dans sa séance du 18 mai 1935, approuve à l’unanimité les points suivants : 1°) … ; 2°) Dans les eaux de la Prud’homie du Brusc, il n’existe aucun parage où les poissons déposent leurs œufs (Patania L., Guillaume J., 2002, p. 85).

-1939 – du 16 au 18 mai : grave accident sur le porte-AVIONS “BEARN” – entraînement des escadrilles du « Béarn » en baie de Douarnenez, et perte d’un bombardier dont le pilote est noyé (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1940 – 18 mai :

1. ORDRE DU JOUR DU GÉNÉRAL GAMELIN (Le Petit Parisien, du samedi 18 mai, publie) :“  “Il faut vaincre !”

“Le général Gamelin, comman­dant en chef, chef de l’état-major général de la défense nationale et commandant en chef des for­ces terrestres, vient d’adresser aux troupes l’ordre du jour suivant :

“Le sort de la Patrie, celui de nos Alliés, les destins du monde dépendent de la bataille en cours.

“Soldats anglais, belges, polo­nais, volontaires étrangers lut­tent à nos côtés. L’aviation britannique s’engage à fond, comme la nôtre.

“Toute troupe qui ne pourrait avancer doit se faire tuer sur place plutôt qu’abandonner la parcelle du sol natal qui lui a été confiée.

“Comme toujours aux heures gra­ves de notre histoire, le mot d’ordre aujourd’hui est : vaincre ou mourir.

“Il faut vaincre”.

               2. ACHAT D’AVIONS : l’OR FRANçAIS PART POUR LES ETATS-UNIS – Embarquement à bord du « Béarn » de 3.880 caisses contenant 194 tonnes d’or fin, valant 9.241.000.000 fr. (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1943 – 18 mai : Prise d’armes à Vichy en l’honneur de l’amiral Estéva et de la mission militaire restée en Tunisie sous l’occupation allemande citée à l’ordre du jour.

1945 – 18 mai : MORT EN DEPORTATION DE LA SEYNOISE MARIE-LOUIS RODRIGUEZ – Quinze Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 ; parmi eux, RODRIGUEZ Marie Louise (née CŒURDEROY) (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistante, née le 27 Février 1885 à Villers-Vermont (Oise), déportée au départ de Paris – gare de l’Est par le convoi du 13 mai 1944 à destination de Ravensbruck, morte en déportation le 18 Mai 1945 au camp de Ravensbrück en Allemagne (Marius Autran, tome 2, 1988, avec des notes de son fils Jean Claude).

1968 – 18 mai : Conclusion du discours prononcé par le général De Gaulle à l’Université de Bucarest, le 18 mai 1968. « en vertu d’un accord conclu il y a trois ans par les deux Gouvernements, vous développez dans vos écoles l’étude de la langue française ; qu’à la suite d’une convention passée l’année dernière entre votre Académie des sciences et notre Centre national de la Recherche les missions scientifiques s’échangent en nombre croissant ; que nos respectifs Commissariats à l’Énergie atomique ont commencé à coopérer ; que, prochainement, sera installé chez vous un centre commun de documentation technique ; que, sans doute, pourra entrer bientôt en application l’arrangement intervenu quant aux visites que les jeunes se rendraient de part et d’autre. Certes, il n’y a là qu’un début et nous pouvons faire ensemble beaucoup mieux. Mais c’est un fait essentiel que les prétextes et les artifices, qui à ces divers égards nous avaient tenus éloignés, sont en train d’être surmontés.

« Jadis, votre pays, constamment menacé dans sa substance, et le mien, aux prises en permanence avec les plus dures rivalités, firent de leurs origines latines le ciment de leur union. Aujourd’hui, portés à s’entraider, d’une part pour rester ce qu’ils sont au sein d’une Europe qui se cherche en sortant du régime des blocs, d’autre part pour faire valoir ce qu’ils ont d’humain et d’efficace dans un monde en pleine gestation, ils remontent tous deux aux mêmes sources dont ils sont issus et grâce auxquelles leurs rimes sont des sœurs. »

 

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 278e livraison (suite)

(H. Ribot)

En 1564, par lettre patente Charles IX, qui a été fort bien accueilli par Ollioules « ville assise près de la mer en bon, fertile, et commode pays et sur chemin passant à l’entour, croissent et affluent quantité de fruits et biens » permet à la ville d’établir deux foires, l’une le 7septembre, l’autre le 4 décembre, et un marché hebdomadaire, le  samedi. Cette autorisation donne encore plus de poids à la ville, mais surtout à sa composante la plus importante, la bourgeoisie, fondée essentiellement sur la propriété rurale.

Aussi, la date du 20 juin 1568 marque-t-elle un tournant dans la vie politique locale lorsque l’assemblée générale des Ollioulais – Sanaryens inclus -, élit ses consuls et officiers municipaux pour une année , ou Conseil étroit : soit un premier consul, un deuxième consul, tous deux rétribués, puis les conseillers ou officiers municipaux, les scripteurs, un greffier, un trésorier, un auditeur des comptes, obrios, les estimateurs (pézadeurs de la carn, visitadeurs de las olives, alieuradeurs de las mesures), et les prud’hommes ès-lois (esleux), tous non rétribués (Castellan E., 1937. Le conseil étroit, deviendra plus tard le conseil général, renouvelable chaque année, en vertu d’un arrêt de la Cour du Parlement de Provence, du 26 mars 1586). Bien sûr, il n’y a pas encore de représentants de Saint-Nazaire, dont la communauté n’est pas encore distincte du chef-lieu, mais c’est un grand pas en avant pour la connaissance du fonctionnement de cette forme de démocratie toute nouvelle que la bourgeoisie provençale a imposée dans la plupart de ses villes et villages.

Ne nous laissons pas trop gagner par une vision euphorique de la vie à cette époque : il n’y a pas eu foule parmi les électeurs à cette première élection, si l’on en croit les registres compulsés par E. Castellan : « Comme il y a eu des difficultés pour réunir l’ensemble du Conseil général avec au moins 40 personnes pour cette élection – le nombre venu cette année 1568 ayant été insuffisant -, le Conseil sortant vota des mesures  coercitives pour astreindre les habitants à accomplir leur devoir. ».

Le jour même de son élection le nouveau Conseil prend un certain nombre de décisions dont nous retiendrons celles qui concernent directement Saint-Nazaire. Tout d’abord, il faut mettre aux enchères la ferme des moulins à blad et engiens de grignouns ensemble per un anado et fixer le prix du blé à 9 florins ½ par saumade (ou setier : 3,273 décalitres), et de la sivade (ou civadier : 0,409 décalitres) à 7 florins (le florin d’or, ainsi nommé parce que, depuis le règne de Charles 1er, il porte une fleur de lis, valait au XVe siècle 16 sous. Le gros d’Avignon valait 2 sous). Le 22 juin, le Conseil taxe l’huile (l’olly novel) à raison d’une livre par baril de 35 litres (à Ollioules, et Evenos) et, vue la pénurie de blé, prévoit d’en acheter 2000 charges de toute urgence ; il vote les arrérages de gage du maître d’école (d’iscolle) ; il approuve la création des confréries de Saint-Laurent et de Saint Nazaire par les habitants (Reprise du texte de Castellan par B. Rotger, 1984, p. 42-43 ; id., 1990, p. 7). En 1582, le Conseil fait estimer les moulins de la communauté, et établit un contrat d’arrentement que les uns et les autres étaient tenus d’observer, ou  Capitoul des moulins.

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 475e livraison : (suite)

(H. Ribot)

de 1875 à 1893 – Marseille : L’ancien « palais de justice » substitué en 1742 à l’ancien palais de la place du Mazeau, loge de 1875 à 1893 l’école de Médecine. Il abrite aujourd’hui (1945) la Recette Municipale La simple ordonnance du plan de cette maison de cinq fenêtres est rehaussée par le magnifique fronton où se détache une amazone chevauchant un lion : c’est l’œuvre du sculpteur Verdiguier auquel les architectes, les frères Girard, eurent l’heureuse idée de confier la décora­tion de la façade (Gabrielle Castellari, 1945).

1878 – 5 janvier : fêtes votives à Marseille – Les élections au cours des années qui suivent ne firent que marquer les progrès des idées républicaines : c’est ainsi que le 5 janvier 1878, à l’occasion de la fête votive du Sacré-Cœur, éclatèrent de violentes manifestations dirigées par comte des Isnards, royaliste, pour protester contre la suppression des processions par le maire républicain sectaire. Dans la suite, les représentants du département à la Chambre des députés sont invariablement radicaux-socialistes (Gabrielle Castellari, 1945).

1880 : 1ère traversée de la Méditerranée par un navire de la Transat qui a racheté le meilleur de la flotte de Valéry.

1881 : La Tunisie devient un Protectorat français.

1884 : Le paquebot Ville de Tunis de la Transat relie Alger à Marseille en moins de 27 heures.

1881 : Le parti royaliste à Marseille – Cependant, le parti royaliste et catholique était en pleine activité. Il entra vivement en action en 1881, lors de l’expul­sion des Jésuites et des Capucins à Marseille, puis se fit le dé­fenseur courageux du journal « Le Soleil du Midi » contre la foule ameutée (Gabrielle Castellari, 1945).

1882 : La Compagnie des Messageries Maritimes assure la desserte de l’Australie, puis de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 184e livraison :

(Saint-Elme, années 1910, coll. H. Ribot)

1815 – 18 mai :

1. LES DEFENSES DE LA PRESQU’ÎLE DE BALAGUIER – La défense de la presqu’île de Balaguier qui a joué un rôle si important durant la campagne de 1793 et qui couvre aussi la petite rade, la ville de La Seyne et son rivage oriental, comportait en premier lieu le fort Caire, édifié en 1812-13 sur l’emplacement de l’ouvrage anglais Mulgrave de 1793 ; ensuite les batteries annexes De-Grasse et Saint-Charles appuyant les forts permanents et anciens de l’Eguillette et de la Tour-de-Balaguier. Cet ensemble se reliant à la défense de Saint-Mandrier par un camp fortifié établi sur l’isthme des Sablettes. Mais, pour garnir tout cela, on disposait de fort peu de troupes (artillerie et infanterie). L’essentiel de ces dernières était le 17e régiment de marche d’infanterie de marine, formé le 18 mai 1815 par des marins en provenance des équipages de haut-bord et comptant six cents hommes. Son colonel était le capitaine de vaisseau Martinenq. A ce régiment s’ajoutaient les deux bataillons du 2e d’artillerie de marine à effectif complet. Ces formations étaient renforcées par des détachements de douaniers, gardes   nationaux, garde-côtes et mobilisés divers. Les autres troupes dont disposait le commandement se trouvaient affectées à d’autres secteurs du camp retranché ; en outre, il avait fallu fournir des contingents à d’autres points de la côte, aux îles d’Hyères, etc., sans compter les unités envoyées à l’armée de Belgique et autres places fortes. Le 3e bataillon d’artillerie de marine, par exemple, était parti pour l’armée des Alpes le 11 mai ainsi que le 58e d’infanterie dont seul un petit dépôt restait à La Seyne, logé à l’ancien séminaire. L’amiral-gouverneur disposa ses forces de la façon suivante : Le 17e de marine, commandé par le capitaine de vaisseau Martinenq (Louis Baudoin, 1965, p. 452), s’installa au camp des Sablettes de manière à garantir la côte contre toute tentative de débarquement ennemi ; cette unité soutenue par les formations du 2e d’artillerie de marine tenant solidement les ouvrages de Balaguier et ceux de la presqu’île de Cépet, la redoute de Saint-Elme comprise. La sécurité et la police des deux rades étaient assurées par la frégate La-Dryade et par de petits bâtiments armés en batteries flottantes. Les gardes nationaux, garde-côtes et douaniers furent, dans la mesure du possible, employés dans des fortins, postes et vigies du littoral ; au cap Cépet, à Cavalas, à Marégau, à la Verne, à Fabrégas, à Sicié et au Brusc (Louis Baudoin, 1965, p. 451-452).

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE

Je vous souhaite à tous un heureux samedi ensoleillé, tout en pensant à cet aphorisme de notre regretté Coluche : « Dans les fins de mois, ce qui est le plus dur c’est les trente derniers jours »…

A demain !

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