ÉPHÉMÉRIDES DU 21 MAI

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MARDI 21 MAI 2024, 13e ANNÉE (n° 4154).

ILLUSTRATION : La place des quatre dauphins à Aix-en-Provence (cliché H. Ribot)

FÊTES

Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement.

Bonne fête à Constantin 1er, de son nom Flavius Valerius Aurelius Constantinus, qui est né le 27 février 272 dans l’actuelle Serbie. Proclamé empereur en 306 par les légions de Bretagne, il mourut en 337. C’est l’une des grandes figures du IVe siècle. Par l’Edit de Milan, il accorda la liberté de culte aux Chrétiens et mit ainsi fin aux persécutions de ceux-ci.

Aujourd’hui, on compte près de 7200 personnes qui ont pour patronyme Constantin tandis que 1910 portent encore ce prénom.

Le calendrier révolutionnaire a dédié à l’hémérocalle, genre appartenant à la famille des Liliacées, ce 2e jour du mois de prairial An II.

DICTON

 « Mai sans roses rend l’âme morose ».

LOCUTION PROVENÇALE :

« brave », un mot qui est comme un meuble à tiroirs. A partir du sens principal, « vas-y à ma place, tu seras brave ! », signifiant en général « complaisant », la langue provençale emploie le terme avec des nuances péjoratives : « cet enfant, il est brave », (il est docile), « ce prof, il est brave » (il n’est pas sévère). Mais souvent, lorsque l’on porte un jugement, il faut se méfier car l’ironie n’est pas très loin et dire de quelqu’un qu’il est « brave », signifie qu’il n’est pas très malin. Méfi donc ! d’autant plus que le terme peut aussi souligner l’aspect exceptionnel, important d’un événement : « té, dans la rue, il y avait un brave monde », « il fait une brave chaleur » ou « un brave froid. Il convient donc de se méfier lorsque en s’entend dire  «vous êtes un bien brave homme » ou « une brave dame ».

PENSÉE

«  La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences. » (Maurice Druon, Remarques, 1952).

MÉTÉO MARINE DU JOUR

Un flux instable de secteur Est prédomine sur le Nord-Est du bassin. Sur le Sud et l’Ouest il est faible et assez irrégulier de secteur Nord-Ouest. Vitesse du vent à 1 h : 6 km/h

Pour Sanary-sur-Mer :

Avis de vent frais au large. Température à 1h du matin : 16°C

La fiabilité de la situation est évaluée à 90%, avec peu de doute sur la force du vent.

Beau temps peu nuageux. Le soir, ciel clair devenant peu nuageux.

Vent d’WNW force 5 le matin temporairement W force 6 en milieu de journée. Rafales atteignant 32 nœuds en milieu de journée. Mer assez agitée. Houle petite et courte de SW. Visibilité excellente.

ÉPHÉMÉRIDES :

(quelque part en Egypte, cl. H. Ribot)

1235 – 21 mai : Barjols – Raimond Bérenger V, comte de Provence, délègue Gui de Solliès, prévôt de la collégiale de Barjols, pour arbitrer en son nom un nouveau différend entre la chartreuse de Montrieux et la commanderie des Hospitaliers de Beaulieu, au sujet des droits de pacage donnés au monastère par Raimond de Solliès (Boyer R., 1980, p. 641 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1303 – 21 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis Ricardorum (acte notarié). Val de Ricard – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Just. Première mention : Vallis dels Ricartz, 2 août 1299 (charte aux archives municipales).

1336 – 21 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Bras de Ferre, (charte aux archives de la Major). Bras de Fer – chemin, commune de Marseille, quartier de Saint-Charles (1872).

1344 – 21 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Vallis de Serre, 21 mai 1344 (charte aux archives municipales). Val de Serre lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Bon- Secours. Première mention : Val de Serra, 18 mai 1292 (charte aux archives mu­nicipales).

1529 – 21 mai : Barberousse prend Alger – les janissaires turcs de Barberousse s’emparent de la puissante forteresse espagnole qui se dresse face à Alger, le Peñon. Le pirate fait exécuter le gouverneur de la forteresse. Il devient le maître tout-puissant de la ville d’Alger et de ses environs immédiats. Lui-même et ses successeurs vont dès lors écumer la Méditerranée jusqu’à la veille du débarquement français en Algérie.

1536 – 21 mai : LA SUISSE SE PRONONCE POUR LA REFORME – à Genève, le Conseil des Deux Cents se prononce en faveur de la Réformation religieuse sous l’inspiration du prédicateur Jean Calvin. L’auteur de L’Institution de la Religion chrétienne a été appelé à Genève par Guillaume Farel. La petite république urbaine va dès lors devenir le siège européen du calvinisme, la forme la plus rigoureuse du protestantisme

1539 – 21 mai : la première loterie d’État (lotto) est organisée à Florence. François 1er, très attentif aux innovations d’outremonts, introduit la loterie dans son royaume par un édit du 21 mai 1539.

1639 – 21 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Les Buires (registre de greffe de l’Ecritoire, archives municipales de Marseille). Les Bouires – hameau, commune de Marseille, quartier des Caillols (1872). 

1719 – 21 mai : OLLIOULES (Castellan, 1937, p.130-131)

1. Modalités du tirage au sort du Maire, Antoine Foulcou, du deuxième consul, Louis Audibert, de l’auditeur des compte, André Sicard, du second auditeur, Félix Honoré, du premier estimateur, Jean-Baptiste Fornery, du deuxième estimateur, Jean Guiol, etc.

2. Mention de la maison claustrale d’Ollioules.

3. Le Conseil d’Ollioules décide de revenir sur l’aliénation de la pièce de Peire Pigne.

4. Jas de la Ville – Le Conseil d’Ollioules délibère de faire procéder à l’estime et d’exposer aux enchères le sol d’un jas que la communauté possède et qu’elle a fait démolir il y a environ 40 ans et qui était proche le pont de Toulon.

1721 – 21 mai :

1. DES REFUGIÉS POSENT UN PROBLÈME AUX SANARYENS – Le souci constant du Bureau de Santé reste celui des forains et des OLLIOULAIS qui s’enfuient d’OLLIOULES. Pour régler ce cas, le conseil et le bureau de santé décident de « répudier » c’est-à-dire constituer une enclave entre OLLIOULES et SAINT-NAZAIRE où tous ces réfu­giés pourront s’installer. Le lieu choisi est le quartier du LANSON. Le seul chemin autorisé est le chemin du LANSON. Tous les gens qui s’y trouvent éliront un intendant de. santé qui s’occupera de leurs besoins, ravitaillement en particulier. Il est bien entendu que cette ‘répudiation » ne peut être que provisoire et ne durera que le temps de la contagion. Ensuite, le quartier reviendra au sein du terroir de SAINT NAZAIRE. C’est avec l’accord et « sous le bon plaisir » des commandants de la Pro­vince que cette « répudiation » est faite. Les syndics ou intendants nommés par les réfugiés seront responsables de l’ordre et devront veiller à ce qu’aucun des gens fixés dans le quartier du LANCON ne se permet­tent de franchir les barrières de SAINT-NAZAIRE sous peine, d’ordre de Monsieur DE CAYLUS, commandant la province, d’être chassés avec leurs hardes. Cette mesure ayant séparé quelques familles, plusieurs membres de celles-ci demandent à être réunis. On le leur permet après quarantaine et parfum (Rotger B., 1984)

2. DETACHEMENT SANARYEN – Teneur de l’ordre de monsieur le Comte DUQUESNE, d’escadre des Armées du Roy, commandant la Marine à TOULON. « Il est ordonné au sieur Chevalier de CASTELLET, Capitaine de brûlot, de former un détachement de vingt-cinq soldats en y comprenant deux ou trois caporaux sur les soldats qui se trouvent originaires des quartiers à portée du lieu. Aussitôt qu’il aura rassemblé ce détachement, il partira pour se rendre à SENARY où ses soldats seront logés dans une ou deux maisons à portée l’une de l’autre, et établira une garde dans les endroits qu’il trouvera à propos et fera tout ce qu’il dépendra de lui pour conserver ce village et le lieu de SIX-FOURS en santé. Monsieur DE PERRIN, Maréchal de camp, a envoyé ordre à ces deux communautés de lui obéir, il se concertera avec les consuls du lieu et prendra sur toutes choses le parti qu’il croit le mieux convenir pour la mission dont il est chargé. A TOULON, ce 21 Mai 1721, Signé: DUQUESNE à l’original. AYCARD Greffier. » De plus, les sieurs de MENERVILLE et LE CARTIER, lieutenants qui commandent les deux bateaux qui gardent le golfe, sont désignés pour être ses adjoints: Ils doivent ramener leurs bateaux à la chaîne du Port neuf de TOULON et revenir. Pour cela, un bateau de SAINT- ­NAZAIRE les accompagnera et les ramènera.

3. Les gens qui franchissaient clandestinement les barrières trouvaient souvent la mort au rendez-vous. Ce fut le cas les 18 et 21 Mai. Un nommé Honoré DOL désigné pour aller faire la récolte dans la propriété du nommé Antoine COULOMB a trouvé celui-ci qui s’était enfui d’OLLIOULES mort auprès de sa bastide. Il avait attaché ses deux mulets. Le Bureau de santé se transportant sur les lieux décida aussitôt de brûler la bastide, le cadavre et les deux mulets. Un autre, Pons FABRE de SIX FOURS, venu pour faire la moisson au quartier Lom­bard, où il possède une pièce, a été aussi trouvé mort. Les consuls de SIX FOURS en ont été prévenus par la femme du dit FABRE qui ayant accompagné son mari, a « décampé » avec ses enfants. La communauté de SIX FOURS disant que le décès a eu lieu sur le terroir de SAINT-­NAZAIRE, c’est dans ce lieu que les enfants et la mère doivent faire la quarantaine. Pour ne pas fâcher les six-fournais, il est décidé qu’elle fera la quarantaine à LA CRIDE et les frais seront partagés entre les deux communautés.

4. Parmi les remèdes qui passaient pour se protéger de la maladie con­tagieuse, voici l’information qui parvint à la connaissance du chevalier du CASTELLET, et qu’un de ses soldats, Jacques IMBERT, vint lui rap­porter. « Le nommé Antoine LAUGIER habitant d’OLLIOULES qui fut renvoyé dimanche dernier du terroir de SAINT-NAZAIRE y est à nou­veau rentré aujourd’hui, environ midi, au bâtiment de Jean CADIERE, son oncle, lequel a demandé main forte au corps de garde. Un coup de fusil ayant été tiré contre le dit LAUGIER, celui-ci s’est enfui à Bandol, amenant sa bourrique. Il voulait assassiner son oncle. La bourrique abandonnée se trouve attachée devant le poste de garde sans que personne ne l’ait touchée. Le chevalier du CASTELLET fait appeler les consuls, les intendants et des marins. Ceux-ci lui ont assuré que cette bourrique qui n’a « ni bât ni barda » était passée plusieurs fois à la mer et dès lors elle ne saurait communiquer aucun mal contagieux et que c’est ainsi qu’on le pratique dans tous les endroits maritimes et qu’on l’a pratiqué jusqu’à présent ». Le chevalier ayant entendu ces affirmations a fait brûler le licou et les cordes attachées à la bourrique ainsi que le croc ou le bâton qui ont servi pour la rendre libre, la bourrique sera conduite à la mer en dehors de la barrière du lieu avec un éloignement convenable pour être trempée et mouillée en présence d’un intendant de santé. Elle fut ensuite confisquée au profit des soldats et à ses fins, vendue au public et le prix distribué aux pauvres.

1731 – 21 mai : TESTAMENT PREALABLE AU DEPART D’UN MARIN – Fol. 165 v° – Constituant : Dominique Tortel, calefat, de La Seyne. Procurateur général : Procurateur général : Christine Tortel et Catherine Lombard, ses tantes (Cahier de l’ouest varois n°11, Six-Fours.).

1765 – 21 mai : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Tèze – propriété, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert, au Gavau (registre aux archives de la Major).

1789 – 20 puis 21 mai : Un débat a lieu sur le projet de journal composÉ par des membres des États Généraux. Le problème des dépenses a, bien sûr, été pris en considération. Mais on craint surtout que les membres du comité, même involontairement, ne livrent, dans ces articles, leurs impressions particulières. La question passera demain au vote (Agenda du Bicentenaire, JEUDI 21 MAI).

1792 – 20 puis 21 mai : REPRISE DES « EVENEMENTS » AU BEAUSSET – Le 20 mai, alors que les troubles locaux semblent faussement dissipés, on élit un nouveau juge de paix au Beausset : François Imbert de Pascal (bourgeois). Il aura très rapidement beaucoup de travail, car cela n’empêchera pas la reprise des « événements » dès le lendemain, 21 mai. Ce qui va arriver semble même prémédité, puisque le directoire du département en a été prévenu « discrètement » et écrivait à la municipalité : « le bruit se répand, Messieurs, que les propriétés de quelques citoyens du Beausset, qui habitent dans ce moment à Toulon, sont menacées et que l’on est disposé à se porter à des voies défait s’ils ne retournent pas incessamment au Beausset »…

Après le massacre du 13 mai au Beausset, on ne sera pas étonné de la lettre écrite le 21 mai de Marseille par Ange Marquand, membre de la famille d’un des deux suppliciés. Arguant des affaires de son commerce qui « l’obligent de rester quelque temps à Marseille », il démissionne de sa place d’assesseur auprès du tribunal de paix. L’anonymat relatif de Marseille devait lui sembler plus sûr que la « paisible » campagne beaussétane… Rien d’étonnant à cela, on ne peut pas dire que Le Beausset était calme depuis 1789. Et la mort de Camus et Marquand marquait un nouveau palier dans la dégradation de la situation locale. D’autres vio­lences étaient désormais prévisibles. Et ceux qui en avaient les moyens ou la possibilité cherchaient tout naturellement à se « mettre au vert », et en sécurité dans les grandes villes : Aix, Toulon et Marseille. On leur reprochera, bien sûr, cette « désertion » par la suite, que l’on essaiera de faire passer pour de l’émigration… Pour l’instant, le 21 mai donc, sept maisons du Beausset, appartenant à des présumés « contre-révolutionnaires » ou modérés sont dévastées et pillées par le peuple. Une nouvelle fois, personne n’a rien vu, rien entendu. Que ce soit l’équipe municipale, la garde nationale, ou même la gendarmerie… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1794 – 21 mai : Les 119 beaussétans du « bataillon du Beausset » recevront la somme de 30.000 livres – En juillet 1794, le représentant du peuple Saliceti décide de la dissolution du bataillon du Beausset. Tous les hommes qui ne sont pas en âge d’être réquisitionnés rentrent dans leurs foyers. La garde nationale de cette commune pourra donc être organisée de nouveau. Les 119 beaussétans qui se sont constitués en « bataillon du Beausset » pour se joindre à l’armée d’Italie recevront en gage de recon­naissance de la Nation la somme de 30.000 livres, en vertu d’un arrêté des représentants du peuple en mission Saliceti et Moltedo, pris au Port de la Montagne, le 2 prairial an II (21 mai 1794) (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…Archives Nationales. AF n 144. Rappelons que Portal, dans un courrier daté du 7 messidor an II, 25 juin 1794, rédigé depuis le « camp des Sablettes », annonçait « l’encadrement » du bataillon, c’est-à-dire la dissolution du bataillon, pour début juillet 1794).

1795 – 21 mai (2 prairial An III) :

1. moment de trêve à Toulon – Le 2 prairial il y a un moment de trêve à Toulon. Niou invite l’escadre au cal­me et à l’obéissance. Un comité défensif se forme pour assurer la tranquillité intérieure et extérieure de la ville où les patrouilles sont fréquentes (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

2. REARMEMENT DES BATTERIES DE SANARY – Le 2 prairial An III, les batteries de Sanary sont réarmées et équipées d’une plateforme de brique et d’une barrette de protection (Cahier de l’ouest varois n°10, Sanary).

1799 – 21 mai (2 prairial An VII)

1. ON APPREND QUE DES MINISTRES PLENIPOTENTIAIRES FRANçAIS ONT ETE MASSACRES A RASTADT – La municipalité de La Seyne reçut de l’Administration départementale la transmission d’une circulaire du ministre de la Justice, à Paris, datée du 2 prairial an VII, faisant connaître que des ministres plénipotentiaires français venaient d’être lâchement massacrés à Rastadt, grand-duché de Bade, Allemagne. La circulaire en question prescrivait à tous les maires des communes de France de faire afficher sur les murs des maisons communes, hôtels de ville, édifices publics, le texte qu’elle faisait parvenir ; elle recommandait particulièrement d’en faire placer un exemplaire à l’endroit le plus apparent du lieu où se tiennent les séances du Conseil municipal : « Le neuf floréal de l’an VII, à neuf heures du soir, le gouvernement autrichien a fait assassiner, par ses troupes, les ministres de la République française Bonnier, Roberjot et Jean Debry chargés, par le directoire exécutif, de négocier la paix au Congrès de Rastadt. Salut et fraternité; signée : Lambrecht. » (Louis Baudoin, 1965, p. 404)

2. DES NOUVELLES DE L’ARMEE DE BONAPARTE EN EGYPTE : « Vous savez, sans doute, qu’il nous est arrivé, il y a quelques jours, des lettres de la part du général français, notre ami Bonaparte. La lettre qui nous concernait, nous l’avons lue et relue et nous lui avons fait parvenir une réponse. Quant aux lettres confiées pour les acheminer aux Indes, à Ibn Haydar, à l’imâm de Mascate et à votre représentant à Moka, nous les avons envoyées de notre part, par des personnes de confiance, à leurs destinataires. Plaise à Dieu qu’une réponse vous arrive prochainement. Salut. Fait le 18 du mois de Dhû 1-Qa’da [23 avril 1799]. » Cette lettre est arrivée au Caire le 16 du mois de Dhû 1-Hijja [21 mai 1799] soit 28 jours après être partie de la Mekke (Abd-al-Rahman al-Jabarit, Journal d’un notable du Caire, 1979).

1849 – 21 mai : délibérations du Conseil municipal de Toulon, série D, 1805-1852 (fol. 66v).

— Le Conseil délibère que la construction de l’hospice civil ne pouvant plus être retardée, il sera signifié immédiatement à la Marine d’abandonner le jardin des plantes où le nouvel hospice doit être construit, qu’une dernière démarche sera faite auprès de l’auto­rité supérieure pour que cette construction ait lieu et que si aucune réponse favorable n’est arrivée avant le 1er août, le Conseil donnera unanimement sa démission à cette époque.

— Demande en remboursement d’une somme de 6.549 fr. 14 avan­cée par la Ville pour faire face aux dépenses occasionnées par les élections générales en 1848.

— Les propriétaires usagers du chemin de Sainte-Marguerite demandent le classement du dit chemin parmi les chemins vicinaux-

— Demande par l’adminis­tration, d’un crédit de 1.314 fr. 15 restant de la loterie au profit d’ouvriers sans travail.

— Report aux chapitres additionnels au budget de 1849 d’une somme de 6.000 fr. votée en 1848 par la Commission municipale en faveur des blessés des journées de février.

— Avis du Conseil municipal de Toulon sur l’éta­blissement de foires dans la commune de Solliès-Pont.

— Répa­ration à faire au canal communal dit le Béal ; vote d’un crédit de 3000 fr à cet effet

– Demande du directeur des Travaux Hydrauliques de la Marine tendant à être autorisé à placer un tuyau d’irrigation sous le chemin des Pomets et sur une longueur de 300 mètres. ()

1856 – 21 mai : Naissance de la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (F.C.M.), à côté des chantiers ABRAN, qui se trouvent au quai Ouest des F.C.M. (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967 ; Marius Autran, tome 5). Le 21 mai 1856, l’Empereur et son ministre du commerce décrètent l’existence de la société anonyme des FCM d’une durée d’exercice de 30 ans, au fonds social divisé en 10 000 actions. Le fonds social se compose d’un immeuble situé à Marseille, sur la grande route de Toulon, au lieu-dit Menpenti, quartier du Rouet, consistant en vastes terrains, maisons d’habitation, constructions pour ateliers de mécanique, et bureaux, occupant une superficie de 26 000 m² ; d’un terrain avec les constructions qui s’y trouvent, consistant en bâtiments pour le concierge et les employés, autres bâtiments pour les bureaux, ateliers, magasins, hangars et autres, situés dans le territoire de Marseille, au quartier de la Capelette, d’une contenance de 20168 m² ; d’un grand terrain situé dans la commune de La Seyne, quartier de la Lune, servant de chantier de construction, avec les hangars qui s’y trouvent et toutes ses appartenances et dépendances ; terrain de 2 hectares 3 ares 50 centiares, lesquels immeubles sont pourvus des appareils et machines attachés aux dites usines, ainsi que les objets mobiliers et outillage en dépendant ; d’une somme de 2 millions en numéraires, valeurs et créances liquides, marchandises en magasin, matériaux en cours d’emploi. (Patrick Martinenq, 1983, p. 99-100)

Le décret impérial du 21 mai 1856 autorisa la grande construction navale qui conduisit La Seyne au faîte de la gloire mondiale par ses réalisations spectaculaires. Aux premiers chantiers de constructions métalliques avec les entrepreneurs Mathieu, Lombard, Taylor, qui supplantaient d’année en année les constructions en bois, allait succéder une grande société dénommée : « Forges et Chantiers de la Méditerranée ». Le décret impérial autorisait cette société de constructions navales dont le premier Président fut M. Armand Behic et le premier vice-président M. Jubelin. Les administrateurs au plus haut niveau se nommaient : Simons, Revenaz, Soufflot, Marcuard, Bartholoni, Say et Armand. Par la suite, M. Behic s’entoura d’autres collaborateurs parmi lesquels MM. Dupuy de Lôme et Gustave Zédé. Lors de sa constitution, le capital de la Société s’élevait à 4 millions de francs – or répartis en 8 000 actions de cinq cents francs – c’était une somme énorme pour l’époque qui permit l’exploitation des chantiers existant à La Seyne sur 45 000 m2, d’un groupe d’ateliers à Marseille au faubourg de Menpenti transféré ultérieurement à La Seyne aux Mouissèques plus précisément en 1888 – également d’un autre petit atelier pour réparations de navires près du Port de Marseille appelé Atelier de la jetée. La société utilisait aussi les Forges de la Capelette louées aux frères Marel. A la tête de ces structures fut installé un Directeur administratif : M. Guigues de Frangins, assisté d’un comité de direction dont fit partie M. Armand. M. Verlaque était alors ingénieur en chef des chantiers de La Seyne. M. Bourdon était ingénieur en chef des ateliers de Menpenti, poste qu’il abandonne en 1860 en raison de son âge. Il fut remplacé par M. Lecointre, ancien ingénieur de la Marine (Marius Autran, tome 5).

1859 – 21 mai : lancement à La Seyne des chaloupes démontables n° 7 Sesia, n° 8 Torrione, n° 9 Castelnedolo, n° 10 Pozzolengo, classe chaloupes démontable n° 1 à 10, construites par les Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne. Le 26 juin, elles seront acheminées démontées de Toulon à Gênes puis assemblées sur le lac de Garde. Le 10 août, elles seront offertes au roi de Sardaigne (Dossiers marine /  fs ca G3).

1861 – 20 mai : Georges Sand, Le voyage dit du Midi : « 21 mai (Mardi) COUDON [LA VALETTE]

“(…) Le Coudon m’a paru une masse homogène de calcaire compact, blanc comme le marbre de Paros au sommet, mais cette blancheur n’est qu’extérieure. Ce n’est pas même une gangue, la pierre est grise, comme presque toutes les masses calcaires de ce pays-ci, il présente des formes de soulèvements volcaniques302. Tout près du sommet, vers la bifurcation des deux ou trois grandes arêtes qu’il précipite dans la plaine, il y a une vaste clairière presque circulaire entourée d’arbres divers et de pins assez élevés : et cette plaine située si haut est fertile et cultivée303. Elle donne m’a-t-on dit 40 charrois de blé excellent à chaque récolte. J’étais encore si loin de cette espèce de cratère que je n’ai pu distinguer comment il était ensemencé cette année. Il m’a paru tout jaune mais le soleil déjà bas envoyait de si fantastiques reflets sur toutes les choses que j’ai pu me tromper. Ce sommet du Coudon qui de loin présente une ligne droite fort peu ondulée est plein de fissures profondes qui ne permettent pas de suivre la terrasse naturelle, il faut descendre dans de véritables enceintes d’un quart d’heure de marche et remonter une des assises de roches élevées pour redescendre encore. On me dit qu’il y a sur l’autre versant de la crête un chemin moins tourmenté. J’en doute un peu, les deux versants m’ont paru également interrompus et difficiles, mais comme il y a une végétation abondante presque jusqu’en haut, je n’ai pas pu apercevoir ce sentier. Celui que nous suivions disparaissait sous nos pieds à chaque instant ; nulle part, du reste il n’y a de danger ni de vertige, à moins qu’on n’approche trop de l’extrême pointe. La vue est magique. D’un côté on découvre les Alpes, dont on distingue parfaitement les neiges et le col de Tende, on voit très bien Nice qui est à 40 lieues304, Hyères semble sous vos pieds. De l’autre côté, on voit les montagnes de Marseille. On embrasse une étendue de mer incommensurable. Je n’avais jamais vu la mer de si haut. Elle était unie comme un miroir, les navires paraissaient des barques, les barques, des noisettes ; le tems était si calme qu’à cette hauteur (1 400m)305 je sentais à peine une petite brise. Derrière le Coudon s’étend une immense coupe de verdure sombre encadrée de montagnes à longue lignes plates en plusieurs endroits. C’est la région qu’on appelle le désert306 et qui conduit à la Sainte-Baume. Là les montagnes s’élèvent assez pour fermer l’horizon. Le Coudon est plus élevé que le Faron, et tellement plus élevé que le Cap Sicié qu’on voit au-dessus de lui et de Notre-Dame de La Garde une immense étendue de mer. J’ai très bien distingué Tamaris307, avec une longue vue, Manceau eût pu m’apercevoir peut-être ; à tout hasard je lui ai fait un signal avec mon mouchoir, mais il était déjà en route pour venir au-devant de moi. Le retour dans le chemin des carriers était très beau. Le rossignol chantait auprès des fontaines, le pays paraissait plantureux et sauvage plus qu’il ne l’est réellement (…) »

1914 – 21 mai : LES DIX SOUS DE LA MORTE – On nous écrit de l’Isle-sur-Sorgue, le 21 mai : Des obsèques originales ont eu lieu dans notre ville. Une brave femme, Mlle Virgi­nie Rey, Agée de 71 ans, avait stipulé, dans son testament, que toutes les personnes qui assisteraient à son enterrement recevraient, à la sortie du cimetière, une pièce de 50 cen­times. A cet effet, elle avait collectionné pour plus de 400 francs de ces pièces. Elle avait laissé aussi 100 francs pour que la Musi­que municipale assistât à son cortège funè­bre. Les héritiers de la défunte respectèrent ses volontés. Une foule nombreuse suivit le convoi et, après l’Inhumation, un servies d’ordre dut être organisé pour permettre la distribu­tion des pièces de dix sous. On nous assure encore que Mlle Rey a laissé une somme pour la distribution de 200 kilos de pain aux indigents. Cette dis­tribution aura lieu incessamment, au com­missariat de police. — T. (Le Petit Marseillais du 22 mai 1914).

1927 – 21 mai : LINDBERG SE POSE AU BOURGET – « Le 20  mai 1927, Charles Lindbergh écrivait sur son carnet de bord : “ A 7 heures 40 du matin, le moteur fut mis en marche et à 7 heures 52, je partis pour Paris 1 ”

Ce ne fut pas si simple. Le terrain était mou… et le Spirit of Saint-Louis ne Prit sa vitesse que très lentement. Il passa à 4 mètres 50 au-dessusd’un tracteur et à 6 mètres au-dessus des arbres bordant le terrain de Roosevelt-Field. Lindbergh devait voler presque en rase-mottes à 15 mètres du sol et à trente mètres au-dessus de l’océan.

Le lendemain soir — 21 mai — il se posait au Bourget ç=à 22 heures 5. Aucun service d’ordre n’était prévu. La foule avait envahi le terrain et Lindbergh a raconté ainsi son arrivée :

 “ Je décidai de sortir de la carlingue afin d’entrainer la foule loin de l’avion. Il était impossible de parler. Aucune parole  ne pouvait s’entendre dans les clameurs, et personne apparemment  ne se souciait d’entendre quoi que ce fût. Je commençai à sortir de la carlingue, mais aussitôt qu’un pied apparut par la portière, on me fit sortir tout entier, sans aucun effort de ma part.

« Pendant près d’une demi-heure, je ne pus mettre pied à terre; pendant ce temps, je fus ardemment porté de main en main sur une étendue apparemment très petite, et dans toutes les attitudes possibles. Chacun avait les meilleures intentions, mais personne ne semblait savoir où il en était. Les aviateurs militaires français prirent efficacement la situation en main. Un certain nombre d’entre eux se mêlèrent à la foule; puis, à un signal donné, ils placèrent mon casque sur la tête d’un correspondant américain et crièrent : “ Voici Lindbergh ! ” Avec ce casque, sur la tête d’un Américain, fut une preuve suffisante ! ”

Lindbergh était sauvé ! » (André Castelot, 1962).

1940 – 21 mai :

1. LE “BEARN” EN ROUTE VERS HALIFAX – Mazoutage du porte-avions « Béarn »  et de son escorte  à Casablanca (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

2. LES REFUGIES ALLEMANDS SONT TRANSFERES AU CAMP DES MILLE (Lion Feuchtwanger, 1985) : Nous étions quatre qui devions partir le lendemain pour les Milles : le peintre R., puis mon voisin et son fils qui venait juste d’avoir 17 ans et qui allait y laisser sa peau, puis moi, et enfin l’écrivain K., un Allemand qui avait combattu en Espagne aux côtés des Républicains. Nous attendions debout. Nous nous étions tous fait une autre idée des choses au moment de notre arrivée en France. Les mots « Liberté, Egalité, Fraternité » s’inscrivaient en grosses lettres au fronton de la mairie, on nous avait acclamés lorsque nous étions arrivés, voilà bien des années, les journaux avaient publié en notre honneur des articles de bienvenue tout à la fois chaleureux et respectueux, les autorités françaises nous avaient déclaré que c’était un honneur pour la France d’accueillir des hôtes comme nous, j’avais même été reçu par le Président de la République. Et maintenant, on nous internait. (…) les années écoulées nous avaient ouvert les yeux sur la versatilité du comportement humain. (…) Le gendarme arriva enfin , il était soûl ;(… il) nous tapa sur l’épaule et nous déclara qu’il n’avait absolument rien contre nous. (…). Le gendarme soûl n’arrivait pas à bout des formulaires. (…) Finalement, nous fîmes appel au secrétaire pour qu’il vienne nous aider. Le lendemain, nous nous rendîmes au camp en taxi. (…) L’horloge indiquait 5 h 2 mn en ce 21 mai 1940.»

1941 – 21 mai : L’AVISO Commandant Rivière en rade des Vignettes à Toulon (cl. Marius Bar, coll. HR).

1943 – 21 mai : avarie DES Hélices DU SOUS-MARIN Curie (ex classe U britannique P 67, ex-Vox) ; armé FNFL.

1945 – 21 mai : QUINZE Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945 ; parmi eux WELSCH Joseph (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistant, né le 20 août 1910 à Faulquemont (Moselle), déporté au départ de Metz par le convoi du 21 avril 1944 à destination de Natzwiller-Struthof, mort en déportation le 21 mai 1945 au camp de Dachau (Allemagne). Sont considérés ici comme Seynois ceux qui sont nés à La Seyne-sur-Mer, ou ceux dont l’acte de décès porte la mention domicilié à La Seyne-sur-Mer.

1952 – 21 mai : UN LIVRE DE LA PRINCESSE GALITZINE EST ENREGISTRE A LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE – Marina ROMANOV, princesse Galitzine, toujours à Six-Fours, avait décidé de réaliser un important ouvrage, la Sainte Nuit, regroupant des contes et légendes Provençaux accompagnés de musique religieuse parfois ancienne. Chaque ouvrage était personnalisé, les textes et les dessins étaient au préalable réalisés sur pierre lithographique par la Princesse. Les pages de texte étaient traités en masses picturales adaptées à la planche de dessins qui suivait. L’impression fut faite à la pierre à bras et cela demanda à la Princesse cinq années de travail. Cet ouvrage, la Sainte Nuit, paru en édition de grand luxe, numérotée et pour les commandes particulières l’ouvrage portait soit les armoiries, soit les initiales de l’acheteur. Ce livre fut mis en vente par correspondance en 1953 et Mr de Walter fit une prospection commerciale à l’échelle internationale : têtes couronnées, hauts personnages, le Pape, les ambassades Européennes et même celles d’Afghanistan et de Manchourie, des nobles amis de la princesse ( ex  le Comte de Montesquiou et la Comtesse de Cossé Brissac) des académies et sociétés diverses (Académie des Langues Orientales, les Ailes Brisées, la Bibliothèque Nationale, etc…) de hautes autorités civiles et religieuses Françaises et étrangères. Enregistré à la régie du dépôt légal de la Bibliothèque nationale le 21 mai 1952, cet ouvrage fut réalisé à 115 exemplaires vendus 80.000 francs pièce, dont des tirages spéciaux par exemple pour le Pape Pie XII, le Roi Humbert d’Italie et le Roi Paul 1er de Grèce. La princesse a eu beaucoup de soucis avec l’impression et la vente de cet ouvrage, mais les problèmes de gestion et de comptabilité furent assumés avec rigueur par Mr de Walter Wittenheim. Tous les postes de dépenses, leurs coûts furent scrupuleusement répertoriés et la publication et la commercialisation(entre1949 et 1952) coûtèrent à la Princesse la somme de 2.831.000 francs de l’époque y compris l’opération de lancement de son ouvrage qu’elle fit à Paris en mai/juin 1952 (Robert Hervé, Une princesse Russe à SIX-FOURS).

1962 – 21 mai : LE sous-marin MINERVE sortant du port de Toulon, photographie prise le 21 mai 1963 (cl. Marius Var n° 10650, coll HR).

1964 – 21 mai : MISE EN SERVICE DU SOUS-MARIN « FLORE » – Le sous-marin Flore (S645), 10e bâtiment de la Marine nationale du nom, de la série des Daphné, a été construit par l’Arsenal de Cherbourg. Lancé en décembre 1960, présenté en recette le 18 janvier 1962, il a été mis en service le 21 mai 1964. Cinquième bâtiment de la série, il était le troisième construit à Cherbourg mais le premier sous-marin, à porter le nom de Flore.

1970 – 21 mai : LE « JEAN BART » EST VENDU POUR ÊTRE FERRAILLÉ – L’ex-bâtiment de ligne Jean Bart est vendu à Paris à la Société des Chantiers Navals Varois les Abeilles, de La Seyne. Le 24 juin, il sera enlevé par cette société pour être démoli à Brégaillon (Ronarc’h P.-J. – L’évasion du Jean-Bart juin 1940).

1971 – 21 mai : Elections municipales à Saint-Mandrier – Le Conseil municipal se réunit pour la première fois. Mme Yvonne Baron préside la séance. A l’unanimité, l’assemblée rend à M. Max Juvenal son écharpe de maire. Quatre Adjoints sont ensuite désignés, toujours à l’unanimité : MM Louis Barnier 1er adjoint, Roger Argensse 2ème adjoint délégué aux travaux, docteur Georges Souquière 3ème adjoint et Jean Paul Giovanella 4ème adjoint (Gisèle Argensse, 2000, p. 90).

2007 – 21 mai : Chronique de Yves Coppens – L’île de Tromelin. L’archéologie peut être toute fraîche, son intérêt n’est pas forcément lié à son ancienneté. C’est le cas aujourd’hui de l’archéologie de la petite île de Tromelin, l’un de ces lieux paradi­siaques pour notre imaginaire, perdue au milieu de l’océan Indien. Tromelin est un îlot de rien du tout, îlot de sable et de corail, installé sur un haut-fond volcanique d’une superficie de 1 km2, situé entre Madagascar et la Réunion. En 1761, un bateau français, qui s’appelait L’Utile et qui allait livrer des esclaves, échoue sur ce banc de corail. Les gens s’installent sur l’île et, avec les restes du précédent bateau, fabriquent un autre bateau qu’ils nomment avec raison La Provi­dence. Puis l’équipage, mais l’équipage seulement, repart, non sans avoir promis aux soixante autres rescapés qu’ils allaient revenir les chercher. Mais ils ne sont pas revenus. Quinze ans plus tard, en 1776, un autre bateau français, La Dauphine, commandé par l’enseigne de vaisseau Tromelin, d’où le nom de l’île, y récupère sept femmes et un enfant de 8 mois. Ce sont les survivants du groupe des soixante !

Cette histoire, si je peux vous la raconter, c’est grâce à quelques archives du XVIIIe et du XIXe siècles, mais aussi grâce aux fouilles et à ce qu’elles ont révélé. Ont en effet été retrouvés un puits creusé au travers de la dalle de corail, des campements, un four, des déchets d’alimenta­tion… On a appris par exemple que ces gens mangeaient… ce qu’ils pouvaient attraper: un peu de poisson, mais beaucoup moins qu’on aurait pu l’imaginer, beaucoup de tortues en revanche, et aussi des oiseaux (d’après M. Guérout, « L’île des esclaves oubliés», Archeolo­gia, 2007, 443, p. 3042).

2019 – 21 mai :

1. Israël – ils recréent la « Mère des pharaons » avec une levure de 3000 ans. Des chercheurs israéliens ont annoncé, hier, qu’ils avaient réussi à extraire de la le­vure d’anciennes jarres pour fabriquer une bière semblable à celle que les pha­raons buvaient il y a plus de 3 000 ans. La bière, avec une teneur en alcool de 6 % et un goût similaire à une bière de blé, a été présentée aux journalistes, ainsi qu’un hydromel dont le taux d’alcool est de 14 %. C’est la première fois qu’une bière est créée avec de la levure antique, ont assuré des chercheurs de l’Autorité des antiqui­tés israéliennes ainsi que de trois universités qui ont travaillé sur ce projet. Au total, six types de levures ont été extraits des débris de jarres découvertes sur des sites archéologiques. L’une d’elles a été retrouvée dans le centre d’Israël, près du lieu du combat raconté dans la Bible entre le géant Goliath et le futur roi David. D’autres sites se trouvaient dans le désert du Néguev (sud), qui faisait partie à l’époque de l’Egypte des pharaons, ainsi qu’à Tel-Aviv et dans la région de Jérusalem (Var-Matin, 21 mai 2019).

2. MÉTÉO SANARYENNE : Très fortes rafales de vent d’ouest à 60-65 km/h, associées à une journée ensoleillée malgré quelques nuages.  Les températures : pour la matinée, 15° (ressenti 10°), pour l’après-midi, 19°, tombant à 17° en soirée. La nuit suivante, le ciel était clair avec une température de 16°, ressenti 12 et un vent d’ouest à 35 km/h.

3. Très tôt, ce mardi, visite au monastère de la Celle où nous avions rendez-vous avec des Sanaryens qui, guidés par Marc Borréani, du service départemental d’archéologie, visitèrent la zone où se sont déroulées les dernières fouilles du site, tandis que je les pilotais dans les salles où était présentée l’exposition dédiée au Gaulois du Var.

2020 – 21 mai :J’aurais aimé revenir cette année sur les lieux du « Rendez-vous d’Essendilène ». Nous étions prêts, Cathy et moi, à nous y rendre pour fêter nos cinquante années de mariage. Notre ami touareg Boudjmaa Tinfousene Othmani nous préparait l’accueil ! et puis il y a eu la Corona, le confinement et les problèmes internationaux en découlant. Cette année, nous ne reviendrons pas à Essendilène, ni à Djanet, ni en quel qu’autre lieu du Tassili. Il nous reste seulement le livre de Frison-Roche et un beau rêve évanoui.

2021 – 21 mai : BOURSE D’ECHANGE – Vends fausses déclara­tions d’impôts. Rire garanti.

-La déclaration simple : 10 euros.

-La déclaration d’impôts foncés : 15 euros.

-La même en clair : 12,35 euros.

-La déclaration d’amour : 35 euros.

-Celle sur l’honneur : 10 cents.

S’adresser : Pierre D., L’eau-ça-mouille 1-2-3 Partey à Brie-Côtier (Gironde).

2024 – 21 mai : DECOUVERTES ET CIVILISATIONS A SANARY : Henri RIBOT – « Richelieu et Mazarin, cardinaux et hommes politiques, grands mécènes », à 14 heures, salle Marie-Mauron de la Médiathèque.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 277e livraison (suite)

Au cours de sa première séance, en mai 1568, le Conseil délibère de contribuer aux réparations du port de Saint-Nazaire qui vient à se gaster, de sorte que les barquasses non y peut demeurer assurément (Le compte trésoraire arrêté au 31 décembre de la même année porte qu’une collation valant 8 gros ½ fut offerte aux commissaires chargés de visiter le port de Saint-Nazaire que la ville a ordonné de réparer (per anar visitar lou port de St-Nazaire que la ville ordounat de adoubar (B. Rotger, 1984, p. 36.). Car le port d’Ollioules connaît maintenant une grande activité. Témoin le Sanaryen  Antoine Boyer, père de celui qui deviendra à son tour le capitaine Boyer, achète et vend surtout de l’huile d’olives et s’intéresse au commerce maritime comme d’autres habitants du terroir. En 1568, il se substitue à Georges Boyer qui ne voulait pas courir le risque de financer une expédition de vin à Rome en partant du port de Saint-Nazaire (B. Rotger, 1984, p. 36). A la mort de son père en 1571, le capitaine Etienne Boyer, qui est apparenté avec les Vintimille, achète et vend de l’huile d’olives, fonde une association pour le commerce des cuirs qui lui parviennent par le port, et prête aussi de l’argent, souvent en association avec son beau-frère, Balthazar Peyran, et avec le notaire Michel de Coreys (Ce lien de famille avec les Vintimille est connu par l’anecdote suivante : Au cours de l’épidémie de peste qui attaque Toulon et Ollioules en 1587, nous apprenons par le testament de Julie Boyer, épouse de Jehan  de Vintimille seigneur de Cabries, capitaine de Toulon, que son oncle, le capitaine Etienne Boyer se trouve en quarantaine au Beausset depuis les fêtes de la Pentecôte. Porteur d’une lettre du président du Parlement d’Aix pour les Consuls d’Ollioules, et ne pouvant dépasser les limites du Beausset, Etienne Boyer doit transmettre son message oralement. Nous ne pouvons savoir, à défaut de registre des sépultures si le fléau touche Saint-Nazaire. Cf. P. Chazal, A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982).). Sa barque, nommée « Sainte-Marie Bonne Venture », fait le trafic entre Saint-Nazaire et la Sardaigne. Pour sa participation aux guerres de religion, et son ralliement à la cause d’Henri IV, il obtiendra le privilège des madragues pour la pêche au thon. De l’héritage de son frère aîné, en 1580, Antoine aura une maison avec magasin sur le port et une autre rue du Coquillon (P. Chazal., A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 36.). Au début du XVIIe siècle,  alors qu’il est propriétaire du château de Bandol, il vendra la bastide qu’il possède dans le Grand Vallat à un nommé Clavel qui lui donnera son nom (P. Chazal., A. Place, H. Ribot, B. Rotger, 1982 ; B. Rotger, 1984, p. 36).

Mais la navigation, même si elle apparaît plus sûre que les trajets par voie de terre rendus difficiles voire impossibles par les ravages des guerres, n’en est pas moins dangereuse, puisque 117 personnes désireuses d’éviter d’être ruinées par les corsaires créent, le 25 mai 1566 à Six-Fours,  une Grande Compagnie ayant pour but le rachat de ses membres pris par les turcs et réduits en esclavage, sur terre et sur mer, depuis Naples jusqu’à Valence, pourvu que la rançon n’excède pas cent écus d’or (Acte renouvelé le 22 octobre 1572 et le 28 avril 1589).

(A suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 477e livraison : (suite)

(Marseille – Abbaye de Saint-Victor, cl. H. Ribot)

1900 : Le cimetière Saint-Pierre est agrandi de 20 ha est passe à 30 ha.

1900 :

1. Albert Coen et sa famille sont chassés de Corfou par un pogrom, et l’entreprise familiale périclitant, ils émigrent à Marseille.

2. Joseph Pagnol est nommé instituteur à l’école des Chartreux à Marseille.

1900 – 10 juin : Lyautey embarque à Marseille pour rejoindre Madagascar comme Cdt supérieur du sud de l’île.

1900 – 27 juillet : Le futur écrivain Gabriel Audisio naît à Marseille dans une famille d’artistes liés au monde du théâtre. Il passe les dix premières années de son enfance dans la cité phocéenne puis déménage pour Alger, où son père, Victor Audisio, est nommé Directeur de l’opéra. Il y fréquente l’école française mais étudie en même temps les lettres, le droit, l’histoire et la civilisation musulmanes. Il rentre en France en 1916, au moment où son père est chargé de diriger l’opéra de Marseille. Il poursuit ses études à Paris avec comme professeur Jules Romains, qui deviendra un ami, et dont les théories l’influenceront. En 1917, Gabriel Audisio rencontre Louis Brauquier au Lycée Thiers né la même année que lui, puis Francis Ponge à Strasbourg. Démobilisé en 1919 après s’être engagé volontaire comme hussard, il retourne en Algérie pour passer le concours de Rédacteur de Préfecture : il est nommé à Constantine. De 1921 à 1922, il est Rédacteur au Gouvernement général de l’Algérie où il collabore aux Cahiers du Sud. Délégué de l’Office algérien d’action économique et touristique, il voyage en Tunisie d’où il rapporte son essai Sel de la mer. Ce faisant, il rencontre Jean Prévost, Albert Camus et Jean Grenier.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 184e livraison :

1856 – 21 mai : Naissance de la Société des Forges et Chantiers de la Méditerranée (F.C.M.), à côté des chantiers ABRAN, qui se trouvent au quai Ouest des F.C.M. (Marius Autran, Chronologie de La Seyne, 1967 ; Marius Autran, tome 5). Le 21 mai 1856, l’Empereur et son ministre du commerce décrètent l’existence de la société anonyme des FCM d’une durée d’exercice de 30 ans, au fonds social divisé en 10 000 actions. Le fonds social se compose d’un immeuble situé à Marseille, sur la grande route de Toulon, au lieu-dit Menpenti, quartier du Rouet, consistant en vastes terrains, maisons d’habitation, constructions pour ateliers de mécanique, et bureaux, occupant une superficie de 26 000 m² ; d’un terrain avec les constructions qui s’y trouvent, consistant en bâtiments pour le concierge et les employés, autres bâtiments pour les bureaux, ateliers, magasins, hangars et autres, situés dans le territoire de Marseille, au quartier de la Capelette, d’une contenance de 20168 m² ; d’un grand terrain situé dans la commune de La Seyne, quartier de la Lune, servant de chantier de construction, avec les hangars qui s’y trouvent et toutes ses appartenances et dépendances ; terrain de 2 hectares 3 ares 50 centiares, lesquels immeubles sont pourvus des appareils et machines attachés aux dites usines, ainsi que les objets mobiliers et outillage en dépendant ; d’une somme de 2 millions en numéraires, valeurs et créances liquides, marchandises en magasin, matériaux en cours d’emploi. (Patrick Martinenq, 1983, p. 99-100)

Le décret impérial du 21 mai 1856 autorisa la grande construction navale qui conduisit La Seyne au faîte de la gloire mondiale par ses réalisations spectaculaires. Aux premiers chantiers de constructions métalliques avec les entrepreneurs Mathieu, Lombard, Taylor, qui supplantaient d’année en année les constructions en bois, allait succéder une grande société dénommée : « Forges et Chantiers de la Méditerranée ». Le décret impérial autorisait cette société de constructions navales dont le premier Président fut M. Armand Behic et le premier vice-président M. Jubelin. Les administrateurs au plus haut niveau se nommaient : Simons, Revenaz, Soufflot, Marcuard, Bartholoni, Say et Armand. Par la suite, M. Behic s’entoura d’autres collaborateurs parmi lesquels MM. Dupuy de Lôme et Gustave Zédé. Lors de sa constitution, le capital de la Société s’élevait à 4 millions de francs – or répartis en 8 000 actions de cinq cents francs – c’était une somme énorme pour l’époque qui permit l’exploitation des chantiers existant à La Seyne sur 45 000 m2, d’un groupe d’ateliers à Marseille au faubourg de Menpenti transféré ultérieurement à La Seyne aux Mouissèques plus précisément en 1888 – également d’un autre petit atelier pour réparations de navires près du Port de Marseille appelé Atelier de la jetée. La société utilisait aussi les Forges de la Capelette louées aux frères Marel. A la tête de ces structures fut installé un Directeur administratif : M. Guigues de Frangins, assisté d’un comité de direction dont fit partie M. Armand. M. Verlaque était alors ingénieur en chef des chantiers de La Seyne. M. Bourdon était ingénieur en chef des ateliers de Menpenti, poste qu’il abandonne en 1860 en raison de son âge. Il fut remplacé par M. Lecointre, ancien ingénieur de la Marine (Marius Autran, tome 5).

(à suivre).

BLAGUES INVOLONTAIRES POUR LA ROUTE

18 septembre 1954 – L’agence Tass dément qu’un sous-main soviétique ait violé les eaux territoriales suédoises (Berry Républicain).

19 janvier 1954 : Le temps sera doux et ensoleillé, mais brumeux et assez froid (Dernières nouvelles d’Alsace)

J’en ai fini pour aujourd’hui et vous souhaite une bon mardi à tous.

Bises à Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture