ÉPHÉMÉRIDES DU 20 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU SAMEDI 20 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4126).

FÊTES :

Le 20 avril, nous fêtons les Odette en souvenir de la très belle Odette de Rivreulle qui refusa d’être mariée contre sa volonté et, pour écarter les soupirants, se coupa le nez avant d’entrer au couvent.

DICTON :

Est-ce pour cela que l’on dit « Gelées d’avril ou de mai, misère prédit au vrai » ? On peut en douter, puisque c’est aussi le premier jour de floréal de l’AN II au calendrier républicain, avec la rose pour emblème.

LOCUTION PROVENçALE

« A lou petelin encagna ! », expression qui, littéralement se traduirait par « il a le térébinthe irrité », signifie « il est brusque, emporté ! » par allusion aux vésicules des feuilles de térébinthe qui éclatent quand on les presse entre les doigts. Cf. « Lou gàubi prouvençau » et « lou pichot tresor »).

PENSÉE.:

Oui, décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu’une seule culture, la sienne, c’est se condamner à vivre sous l’éteignoir (Paul Veyne, Palmyre L’irremplaçable trésor, 2015).

ÉPHÉMÉRIDES:

1008 – 20 avril : Raimbert ou Rambert 7e abbé de Montmajour – Raimbert ou Rambert, élu le 20 avril, le jour de la dédicace de l’église Sainte-Croix, est le 7e abbé de Montmajour.

1233 – 20 avril : L’INQUISITION EST INSTAUREE EN FRANCE – Le pape Grégoire IX confie à un tribunal d’exception dénommé Inquisitio hereticae pravitatis (en clair : « enquête sur les déviances hérétiques », trad. HR) le soin de démasquer et condamner les hérétiques et les catholiques non sincères.

1284 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Teuletum (acte notarié). Première mention de La Taulisse – quartier rural, commune de Marseille, au Cannet (1872).

1287 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Colla Boquerii, 20 avril 1287 (acte notarié). COLLE d’EMBOUQUIER – Lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Montolivet (1872). Première mention : Colla dan Boquier, 12 mai 1278 (acte no­tarié).

2. La Figairessa, 20 avril 1287 (charte aux archives municipale), première mention de La Figuière – ravin, commune de Marseille, quartier de Séon.

1288 – 20 avril : Lieux-dits de Marseille –

1. Antrefolch d’Albagna (charte aux archives municipales), première mention de l’Antrefort d’Aubagne, lieu où le chemin d’Aubagne passe du territoire de Marseille dans celui de Saint-Marcel, au- dessus de Valbarelle (1872).

2. Antrefolch del Pos (acte aux archives municipales), première mention de l’Antrefolch de Saint-Julien – limite des territoires de Marseille et des Olives. Mention :

3. Camp affamat (charte aux archives municipales), unique mention de ce lieu-dit, commune de Marseille, quartier Château-Gombert.

4. Colle de Clapels  (charte aux archives municipales), unique mention de ce lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert.

5. Domus quœ dicitur Spitalet, (ch.  aux archives municipales). ESPITALET – Ferme dont la terre appartenait au couvent des Trinitaires de Marseille, commune de Marseille, quartier Château-Gombert. Première mention le 14 octobre 1278 : Hospitaletum Sanctœ Trinitatis, (acte notarié).

6. Clapier de don Guillelmi Andrieu (charte aux archives municipales). CLAPPIER-GUILLAUME-ANDRIEU – commune de Marseille, désignant au quartier de Valbarelle la limite des territoire de Marseille et de Saint-Marcel (1872).

4. Pavet, 20 avril 1288 (acte notarié). Pavet – ruisseau qui coule sur le territoire de Saint-Mar­cel, en dessous du Tollon, et se jette dans l’Huveaune, à la hauteur de Valbarelle. Première mention : Rivus de Paveit, 2 décembre 1065-1073 (cartulaire de Saint-Victor, n° 93).

5. Pertus de Guibert (charte aux archives municipales). PERTUSAT – Lieu-dit, commune de Marseille, quartier Château-Gombert.

6. Pizans lieu-dit disparu, formant limite entre les territoires de Marseille et de Saint-Marcel (charte aux archives municipales).

7. Plana de tarron (charte aux archives municipales). Plaine de Taron – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Château-Gombert (1871). 

8. Riusech (charte aux archives municipales). RIOUSSET– Lieu-dit (1872) qui prend son nom d’un ruisseau descendant des hauteurs de Saint-Mitre, dans le territoire de Notre-Dame de Consolation, et se jette dans Jarret au-dessus de la Rose, commune de Marseille. Première mention : Rivus Siccus, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

8. Roca de Marin, lieu indiqué comme formant limite entre les territoires de Marseille et de Château-Gombert (charte aux archives municip.).

9. Rocca del Let (charte aux archives mu­nicipales). Roche de Let – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Jérôme, formant limite des territoires de Marseille et Château-Gombert. Première mention : Roca Leti, 1038 (cartulaire de Saint-Victor, n° 45).

10. Canton de Raniarda, le  20 avril 1288 (charte aux archives municipales). LA SALLE – hameau de la commune d’Allauch, quartier des Trois Lucs (1872). Première mention : Sala de Reniharda, 6 août 1256 (charte aux archives de la Major).

11. Las Tailladas, 5 mars 1286 (acte notarié). Les Taillades – lieu-dit, quartier de Saint-Julien.

12. Tollon (charte aux archives municipales) Le Tollon – colline, commune de Marseille, quartier de Saint- Marcel, entre la Salle et les Comtes..

13. Colla de Bardagas (charte aux archives municipales). LA TREILLE – hameau de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Julien (1872). Treille (La), hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien. Première mention : Treilla S. Juliani, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

14. Antrefolch del Pos (acte aux archives municipales), Antrefolch de Saint-Julien – limite des territoires de Marseille et des Olives.

15. Colla de Badargas (charte aux archives municipales). La Treille – hameau, commune de Marseille, quartier de Saint-Julien. Première mention : Treilla S. Juliani, 1er avril 1216 (charte aux archives de la Major).

1290 – 20 avril : Val de Gobran (charte aux archives municipales). VAL DE GOBRAN – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Palud (1872).

1298 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE et d’ALLAUCH –

1. Torum (charte aux archives municipales), première mention des TOURRES – bastide, commune d’Allauch, quartier de la Ponche (1872).

2. Vallis chartres (charte aux archives municipales). VALCHARTRES – lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Sainte-Marthe (1872). Première mention : Val cartes, 7 mai 1248 (charte aux archives muni­cipales).

1338 – 20 avril : Rossolin de Fos transige de tous ses droits seigneuriaux avec les habitants de Bormes – Rossolin de Foz, deuxième du nom, dit Rossolinet, seigneur de Bormes et de sa baronnie, fit des fondations au couvent des Cordeliers de Hyères. Il transigea de tous ses droits seigneuriaux avec les habitants de Bormes le 20 avril 1338 (Jean d’Aix, notaire de Bormes). Son fils Rossolin lui succéda, tandis que son autre fils, plus jeune, Rossolin, hérita des terres de Collobrières et de la Mole qui revinrent ensuite dans la branche aînée vers la fin du XIVe s. (Giraud Ph., Notices…, 1859.)

1345 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Caminum traverserium de Barreriis (archives municipales). LES BARRIERES – Lieu-dit, commune de Marseille, quartier Ste-Marthe (1872). Première mention : Barrieras, 19 octobre 1323 (archives municipales).

1363 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –  Ecclesia de Carpesanha, 20 avril 1363 (charte aux archives de la Major). CARPIAGNE – lieu-dit, et ferme, commune de Marseille, dans les collines de Saint-Cyr (1872). Première mention : Carpesayna, 8 mai 1332 (acte notarié). Carpiagne dépendait autrefois du territoire d’Au­bagne. — L’église de Notre-Dame-de-Carpiagne était une dépendance de l’Evêché de Marseille. Au-devant de cette église, il y avait un monastère qui appartenait aux Hospi­taliers de Saint-Jean-de-Jérusalem de Marseille. Vers le milieu du XVIe siècle, cette maison fut convertie en une bastide qui, en 1551, appartenait à Blaise Doria.

1412 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Lo Cros de sant Laurens (Calendrier de 1713, propriété 176). La Capelette – village, commune de Marseille (1872). Ce quartier a pris son nom mo­derne après la fondation d’une chapelle faite en l’an 1707, par Philippe Goujon (Calendrier de 1713, propriété 176). Cette chapelle était succursale de Saint-Martin.  Première mention : Ecclesia sancti Laurentii, 30 décembre 1153 (bulle d’Anastase IV, aux archives de l’Evêché).

2. Lo Reclus sive lo Claus de Sant Laurens (archives municipales).LE RECLUS – Lieu-dit, commune de Marseille, quartier de la Capelette. Le clos ou claus est un terrain cultivé et clos de haies ou de murs (Arnaud), un enclos, un champ.

1430 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Eyssariada sive Codoleda, le  20 avril 1430 (acte aux archives de la Major). Eissariade – Angle de terre formé par la jonction de l’Huveaune et du Jarret, commune de Marseille.

1453 – 20 avril : GUERRE ENTRE ARAGON ET PROVENCE – Le roi René donne avis de la navigation que 15 galères catalanes pourraient bien être dirigées sur Toulon. Toulon se prépare à se défendre contre l’armée du roi d’Aragon (De Ribbe, 1898, p. 41).

1458 – 20 avril : Bertrand V institue un héritier conservateur du fief à Ollioules (de Ribbe, 1898) : – Comment les Vintimille ont-ils réussi à se perpétuer, lorsque disparaissaient un à un tant d’autres de leurs pareils ? L’un d’eux, Bertrand V, testant le 20 avril 1458 en son château d’Ollioules, nous le dit…. Le droit d’aînesse n’existant pas en Provence, ils (les Vintimille) y ont suppléé par l’institution d’un héritier conservateur du fief. Tous, de père en fils, non seulement s’étaient imposé le devoir de n’en rien aliéner, de n’en rien laisser distraire pour les dots des filles, mais avaient fait à leurs successeurs une loi d’agir de même. Et ce que Bertrand V a établi de la sorte,] Volo ego dictus testator quod terra  nec hereditas meae disjungantur nec dividantur, sed semper uno soli herede masculo, perpetuis temporibus, remeneant, nonobstante quod dicatur et quod quisque heres poterit de certa parte hereditatis ordinare ( Bertrand V de Marseille, Testament du 20 avril 1458, communiqué à Ch. de Ribbe par M. le Comte d’Estienne d’Orves). [Et ce que Bertrand V a établi de la sorte, Bertrand VI, dans son testament du 14 août 1495, lui aussi le prescrira de même avec des formules plus impératives encore, évoquant comme autorités suprêmes ses pères, les anciens seigneurs d’Ollioules de glorieuse mémoire.]

[Ribot, 2003 : Le droit d’aînesse n’existant pas en Provence, les Vintimille y ont suppléé par l’institution, le 20 avril 1458, d’un héritier conservateur du fief. Tous, de père en fils, non seulement s’étaient imposé le devoir de n’en rien aliéner, de n’en rien laisser distraire pour les dots des filles, mais avaient fait à leurs successeurs une loi d’agir de même.]

1461 – 20 avril : La Ciotat – I.G.N., Bouches du Rhône ; chef-lieu de canton, arr. de Marseille ; comprend quatre communes : La Ciotat, Cassis, Ceyreste et Roquefort. La Ciotat est une forme du mot provençal cieutad, qui veut dire la cité. Le lieu de La Ciotat a longtemps été port ou bourg de Ceyreste ; ils ont eu une com­munauté et une même maison commune contractant et faisant leurs affaires publiques d’un commun accord, comme cela résulte d’une transaction du 20 avril 1461 (Jehan de Moustiers, notaire à Ollioules) ; cela résulte encore de l’extrait d’affouagement du lieu de Ceyreste, ne faisant qu’un seul affouagement avec le Bourg de la Cité, comme bourg de Ceyreste. L’abbé de Saint-Victor était seigneur de La Ciotat ; il nommait un juge et un viguier qui, conjointement avec les trois consuls dont le premier portait le titre de maire, administraient les affaires de la communauté.

1493 – 20 avril :

1. ACCUEIL DE COLOMB PAR LES ROIS D’ESPAGNE – Le 20 avril 1493, Christophe Colomb se présente devant les Rois d’Espagne, Ferdinand et Isabelle, aux portes de Barcelone. C’est le triomphe !

2. Grave crise municipale à Marseille dont Bertrand VI de Vintimille est le viguier – Bertrand VI de Vintimille, viguier de Marseille depuis un an, faillit perdre la vie dans une crise municipale qui provoqua une émeute. Le seigneur d’Ollioules dut regretter ce jour-là d’avoir quitté son paisible manoir pour tomber aux mains d’une populace qui, après l’avoir traîné dans les rues, avec les principaux de la ville, Jacques de Candolle, Montolieu de Montolieu et autres, le tint captif au fort Saint-Jean jusqu’au moment où tout finit par s’apaiser (de Ribbe, 1898, p. 78 (d’après Augustin Fabre, Histoire de Marseille, t. II, p. 29).

1501 – 20 avril et 1506 2 octobre : Repeuplement de Vallauris PAR DES FAMILLES VENUES DE LA RIVIERA ITALIENNE – Repeuplement de Vallauris par Raymond Lascaris, des comtes de Vintimille, prieur de Lérins, avec 70 familles de Port-Maurice et d’Albenga (de Ribbe, La société provençale…, p. 349 et suiv.).  Le château quadrangulaire de Valauris, fondé en 1038, sert aujourd’hui de Musée Picasso (Salch, 1988, p.84).

1559 – 20 avril : canal de Craponne – Grâce au canal de Craponne, l’eau arrive à Salon (Jean-Paul Clébert, Almanach 1985, Rivages).

Six-Fours-vers-1840

1629 – 1er et 20 avril : DELIBERATIONS DU CONSEIL DE SIX-FOURS QUI REGLE LES PEINES MUNICIPALES POUR LA GARDE DU TERROIR : Comme la garde du terroir pour la conservations des fruits est d’une grande considération, le statut de cette province a ordonné des peines contre tous ceux qui causent des dommages au terroir en leur dénonçant des peines ou ban, et fait pour cela des règlements. Mais parce que toutes les communautés de Provence, ainsi qu’il est porté par ledit statut, sont en droit ou possession d’établir d’autres peines par les assemblées de leur conseil, pour la conservation de leur terroir, soit pour les fruits, soit pour les pâturages, la communauté de Six-Fours, par délibération de leur conseil, du premier avril 1629, a fait un règlement des peines établies pour la garde de son terroir, de la teneur suivante :

RAISINS 201 Premièrement, que toute personne que ce soit, étant trouvé passant par les vignes, cueillant des raisins contre le gré des propriétaires, payeront vingt sols de peine, moitié au fisc, l’autre au dénonçant, et outre ce, payerons un sol pour chaque raisin, et de nuit, le double.

BETAIL AUX VIGNES 401 31 : Ceux qui seront trouvés faisant manger bétail et mulard, roussin, bouvin, saumin et avirage, lanat et cabran, dans les vignes, payeront quarante sols de peine et trois sols l’avirage ou chenurs.

HERBES 161: qui sera trouvé cueillant d’herbe dans les vignes aura la peine de seize sols, applicable comme dessus.

OLIVES ET GRAINS : Qui sera trouvé cueillant et dérobant olives ou grains payeront trois livres de ban.

CHASSER AUX VIGNES : Plus qu’on n’osera chasser à la tirece dans les vignes pendant que les fruits y seront, à peine de trois livres.

BOIS : Comme aussi payeront trois livres de ban ceux qui seront trouvés faisant du bois d’olivier et autres arbres en général.

JARDINS : Ceux qui seront trouvés dans un jardin clos de muraille, dérobant des fruits ou autres herbes, payeront trois livres, et autres, qui ne seront point clos, quarante sols.

FRUITS : Qui sera trouvé prenant (poires), figues, (prunes), amandes, noix, pignes, sorbes et autres fruits aux biens d’autrui payeront trois deniers pour chaque fruits qu’on leur trouvera et auront la peine de vingt sols et de nuit, le double.

BLÉS, DEVENDUDES ET SEMÉES : Qui sera trouvé faisant manger bétail, gros et menu, dans les blés devendudes et autres semées dudit terroir, outre le dommage, payeront la peine de vingt sols, fort quand lanat et cabran, ne payeront que trois sols pour (par) bête, et de nuit, le double.

PAILLASSONS ET CANNES : Qui sera trouvé arrachant paillassons, coupant cannes ou les détruisant, payeront trente sols, et de nuit, le double.

PORCEAUX, VIGNES ET PRES : Aucun porceau ne feront de paître ni manger en quelque part que ce soit par le terroir à peine de quinze sols, et aux prés et vignes, trente sols.

RESTOUBLES : Item qu’on n’osera restoubler ni cueillir espigues (épis) de blés, ni autrement moins faire despaître aucun bétail et avirage dans les terres d’autrui sans la licence du maître, à peine de trente sols.

BETAIL AUX VIGNES, OLIVIERS ET ROUVES : Plus que tout, ceux qui seront trouvés prenant faisant et permettant manger leur bétail en olivières, figuières, rouves et autres arbres et fruits, auront la peine de trente sols, et outre ce, un sol pour chaque (veil) de figues. RAPUGA : Qui sera trouvé rapuga, payeront la peine de douze sols.

BETAIL AUX PRES : De même que ceux qui seront trouvés faisant manger bétail dans les prés, sans la licence du maître, payeront trois livres de peine, et de nuit, six livres.

PASSANT PAR LES VIGNES : Item, que toute personne, quelle qu’elle soit, sera trouvée passant par les vignes, figuiers, arbres, semées d’autrui, payera la peine de seize sols, et aux (gueres), trois sols.  

(TERMMES) : Tous ceux qui seront trouvés dans les (termes) fort le boucher, faisant despaître bétail, lanat ou cabran, payeront vingt sols de peine pour chaque fois.

MURAILLES ROMPUES, LIMACES : Toute sorte de personne qui seront trouvées rompant et démolissant murailles pour cueillir limaces ou escargots ou autrement ainsi que ce voit, payeront trente livres de ban, outre le dommage.

BETAIL AUX CHEMINS : Et finalement aucune personne n’osera attacher bétail aux chemins, à peine de trois sols, et sera permis à ceux qui les trouveront de rompre la corde.

Par ladite délibération, est porté que nul des habitants dudit lieu, ni autre personne, ne pourront faire despaître aucun bétail, cabran et lanat au terroir dudit Six-Fours cultivé, fort que le boucher, et néanmoins, ne tenir aucun pourceau, qu’à l’attache et à couvert, pour éviter à tout dommage qui pourrait être fait, et en cas de contravention, seront jugées, peine trente livres applicable, un tiers au dénonçant et le reste à la communauté.

Ce règlement a été autorisé par arrêt de la cour du 29 mai audit an 1629, et enregistré au pied de la délibération du conseil du 20 avril (Jean Denans, 1713).

1649 – 20 avril : La Penno-lez-Aubagne (registre aux archives de l’Evêché).  La Penne-sur-Huveaune – commune du canton d’Aubagne. Première mention : Penna, 14 juin 1212 (cartulaire de Saint-Victor, n° 930). La terre de la Penne, qui dépendait autrefois du comté de Marseille, échut à Giraud Ademar dans le partage de cette seigneurie. Elle était une mouvance de la baronnie d’Aubagne et l’évêque de Mar­seille en devint seigneur avec cette dernière. Ce n’est qu’en 1785 que la Penne a formé une communauté distincte. dans la circonscription départementale faite d’après la loi du 22 décembre 1789 (8 janvier 1790), la Penne et Cassis formaient le septième canton du troi­sième district des Bouches-du-Rhône.

1666 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE –

1. Camp des Arquiers (registre aux archives de l’évêché), unique mention de ce lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, près de Gadalone.

2. Gapdalonne (ibid.). Gadelone – cours d’eau qui se forme au quartier des Accates et se jette dans l’Huveaune au-dessus de Saint- Marcel, commune de Marseille (1872). Première mention : Lona, 30 novembre 1358 (acte notarié).

1713 – 20 avril : nous trouvons sur le registre des sépultures de Sanary, comme marin mort en mer, le nom de MAUNIER Jean Rotger (B., 1984).

1716 – 20 avril :

AIDE A CEUX QUI SONT DANS LE BESOIN – Une circulaire (du 20 avril) des consuls d’Aix, procureurs du pays, recommande aux communautés de Provence de presser l’envoi des états détaillés de leurs revenus et de leurs charges en vue de secourir celles qui ont besoin d’aide pour obtenir, de la bonté du roi, des remises de dettes ou autres faveurs en raison de leur situation ; M. de Beaumont, député pour les affaires de la province, s’occupa à Paris de cette question (Baudoin Louis, 1965, p. 228).

DÉCÈS DE maître Jean Denans, notaire royal et viguier de la Seyne, né en novembre 1634. Il est le fils de Messire Jacques Denans, notaire, dont le propre père, Messire André Denans, était également notaire. Par son bisaïeul maternel, Arnaud de Lombard, il est également affilié à cette puissante famille (seigneurie des Embiez). Sa mère est la fille de Maître Jean Daniel. Il semble qu’il ait eu un frère aîné, Pierre (1633-1710) notaire également. Sa mère mourut jeune et son père se remaria avec Demoiselle Honorade Denanse, qui possédait des biens personnels. En tant qu’administrateur royal, il élabora les terriers (cadastre) et les listes d’imposition du grand Six-Fours (Six-Fours – la Seyne – St Mandrier), ce qui lui donne une connaissance inégalable des deux communes (séparation en 1657). Vers la fin de sa vie, « au commencement de juillet 1708, étant âgé de 73 ans et 8 mois », Il commença son fameux manuscrit. C’est une suite de pièces, tirée des archives de la commune et des actes qu’il possède en tant que notaire royal. Nous pouvons avoir sur ces pièces, une confiance totale. Une autre partie concerne « ce que l’on a toujours dit et cru par tradition . Lorsqu’il parle des anciens hameaux et des anciennes familles, il s’appuie sur son propre travail, en tant que notaire royal. Il décéda le 20 avril 1716 à l’âge de 82 ans, à la Seyne où, il sera inhumé. Tous ceux qui ont écrit sur Six-Fours l’ont cité, hélas, souvent sans le lire et en recopiant sur d’autres des passages qui n’ont jamais existé.

OLLIOULES INTERDIT les terres cultivées aux troupeaux – Par suite de la perte des oliviers, le Conseil d’Ollioules maintient sa délibération de 1713 d’interdire les terres cultivées aux troupeaux, malgré l’opposition des conseillers forains (Castellan, 1937, p. 127).

1740 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE ET DE ROQUEVAIRE –

1. Seraille sive le Coullet (registre aux archives de Saint-Victor). Collet de Seraille   lieu-dit,  commune de Roquevaire, 5 février 1549  (ibid.).

2. Eyssariada sive Codoleda, 20 avril 1430 (acte aux archives de la Major). Eissariade, angle de terre formé par la jonction de l’Huveaune et de Jarret, commune de Marseille (1872).

1745 – 20 avril : Le Ribbas – lieu-dit, commune de Saint-Savournin (registre aux archives de Saint-Victor).

1773 – 20 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – La Restagne – propriété, commune de Marseille, quartier d’Eoures (registre aux archives de la Major).

1789 – 20 avril : Les élections parisiennes se mettent peu à peu en place – Au milieu des troubles de tous ordres, on procède à l’ouverture de l’assemblée générale de la noblesse de Paris, intra-muros. Les élections parisiennes se mettent peu à peu en place. En fait, la contestation des règlements a posé des problèmes dans tout le pays et, en particulier, à Paris (Agenda du Bicentenaire, LUNDI 20 AVRIL).

1790 – 20 avril : LES MAIRES porteront dorénavant une écharpe TRICOLORE – Décret de l’Assemblée nationale prescrivant que les maires et officiers municipaux porteraient dorénavant une écharpe aux trois couleurs de la nation, daté du 20 avril 1790. Le drapeau tricolore ne sera créé qu’en 1791, année de l’adoption de la guillotine (Cahiers du Patrimoine n°10, Sanary).

1792 – 20 avril : la France déclare la guerre à l’Autriche (Duby Georges, Histoire de la France, 1987 / Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997). La déclaration officielle de guerre intervient le 20 avril 1792, dix jours après la décision relative à l’octroi d’un drapeau par bataillon et une flamme par compagnie de la garde nationale du Beausset. Mais au village, comme sans doute dans toute la France, on a déjà compris que la guerre est inévitable. Le porteur spécial venu de Bandol apporter la loi sur la déclaration de guerre sera payé 12 sols, le 3 mai 1792 (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

La guerre déclarée le 20 avril au « roi de Bohême et de Hongrie » semble d’entrée justifier l’analyse prospective des brissotins, dans la mesure, du moins, où elle force à se démasquer une royauté qui refuse de sanctionner les décrets de l’Assemblée (un camp de « fédérés » sous Paris, notamment) et congédie ses ministres girondins. Elle ne semble pas non plus contredire les projets du roi et de ses amis, puisque les premiers engagements sont désastreux pour une armée française en pleine mutation, désorganisée par l’émigration de ses officiers (Michel Vovelle, « La Révolution »). Après la déclaration de guerre en avril 1792, on leva des légions et des compagnies franches, théoriquement par volontariat, mais on essaya d’attirer des anciens militaires; on incorpora également les anciens régiments étrangers, et on fit appel de nouveau aux volontaires. Le doute ne cesse de grandir à propos de l’idée selon laquelle l’armée serait le « lieu » de la liberté et de l’égalité.

1982-Sanary-Photo-aerienne-IGN.

1793 – 20 avril : MISE EN DEFENSE DE LA BAIE DE SANARY – Après une tournée d’inspection, Combis témoigna sa gratitude à la municipalité de Sanary, ordonna l’enlèvement des deux mortiers conservés à Bandol et leur transport immédiat à la batterie du Cap Nègre en y joignant les bombes débarquées à Bandol (Roger Vallentin du Cheylard, Sanary et le siège de Toulon, 1913-1914).

1799 – 20 avril (premier Floréal an 7) : A Sanary, comme ailleurs, en vertu d’une loi du 30 Septembre 1792, on devait nommer un officier public. Fut nommé à la pluralité des suffrages, le citoyen Roch GRANET, adjoint municipal. En conséquence, il fut chargé de recevoir les actes de naissance, décès, divorces et adoptions. On en profita pour nommer aussi comme garde champêtre Jean DANISSE, résidant dans cette commune. Bien entendu, les réquisitions en nature pleuvent sur la commune comme sur toutes les autres communes voisines. SANARY est taxé de la fourniture de dix quintaux de blé et celle de BANDOL de six quintaux. Pour assurer la répartition du blé à fournir, quatre cultivateurs de SANARY sont convoqués pour désigner les propriétaires qui sont à même de fournir cette quantité de blé; Joseph GIBOIN, Antoine SOLEILLET, François RECOURS, Jean GRANET. Dix cultivateurs sont désignés pour fournir chacun un « quaintal ». Ce sont évidemment les quatre premiers cités, plus: Joachim GAUTIER, Jean FOURNERY, Marcelin SIAT, Hiacinthe ESPOUART, et César GAUTIER, qui ont 24 heures pour faire ce versement (Rotger B., 1984).

1801 – 20 avril ( Lundi 6 du mois de Dhû l-Hijja 1215)

[Lettre du général Menou au Dîwân]  («’Abd-al-Rahman al-Jabartî, « Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française 1798-1801)

Une lettre a été lue qu’on a dit émaner du général Menou et qui venait d’Alexandrie. Il y était dit après les formules d’usage : « A l’adresse de Leurs Excellences les cheikhs et les vénérables ‘Ulamâ’, gages de notre joie, membres de la noble assemblée du Dîwân dans la cité du Caire la bien gardée. Que Dieu protège Leurs Excellences ! Toute victoire vient de Dieu par l’intercession de Son envoyé, sur lui le salut à jamais.

« Les soldats français et anglais se serrent encore de près, nous avons ouvert sur nos flancs des tranchées et des barricades infranchissables, sans défaut. Mais il faut surtout que nous vous informions, pour guider votre conduite et pour une bonne coordination, que le sultan de la puissante Russie a envoyé son représentant à Son Excellence le sultan Salîm pour lui signifier de donner l’ordre à ses troupes d’évacuer l’Egypte totalement. En cas de refus, le sultan de toutes les Russies déclarera la guerre et marchera contre l’Empire ottoman et Constantinople avec une armée de 100 000 hommes.

« A la suite de quoi, le sultan Salîm a ordonné, par firman adressé à ses troupes, l’évacuation de l’Egypte en son entier. Mais voilà que des Anglais se sont mis à corrompre un certain nombre de soldats, qui ont préféré obéir aux Anglais plutôt qu’aux ordres du sultan.

« Faites savoir tout cela à la population. Quant à vous, rangez- vous, comme vous l’avez toujours fait, du côté du bien, appuyez- vous en toute confiance sur la République française. Que Dieu conserve Vos Excellences sous l’inspiration du bien. Salutations.

« 25 germinal an IX / 3 Dhû 1-Hijja [17 avril 1801]. »

Copié mot à mot. Lettre composée par l’interprète L’Homaca.

L’interprète dit ensuite : « Le Français qui a porté cette lettre m’a dit que le général en chef vous adresse la fleur de ses remerciements pour l’accomplissement de vos fonctions et souhaite que vous continuiez ainsi. » On répondit : « Entièrement d’accord. »

[Insécurité dans certaines campagnes] Un cheikh fit savoir qu’un certain individu de la région de Manûf, dénommé Mûsâ Khâlid, que les Français avaient favorisé et promu à la tête de ses concitoyens, était en train, depuis leur départ, de susciter le désordre, de couper les routes au point que personne en ce secteur n’osait sortir de sa ville pour subvenir à son ravitaillement. Il avait même arrêté le cheikh ’Abidîn, cadi, et lui avait extorqué près de 3 000 riyâl ; il fit de semblables escroqueries chez les gens riches de Manûf et d’ailleurs. Le commissaire intervint en disant : « Le désordre sera réprimé et les coupables châtiés. »

[Denrées] Le commissaire ordonna ensuite de rédiger des lettres, qui seraient signées par les cheikhs du Dîwân et adressées à des marchands en gros et au détail pour qu’ils fournissent la ville du Caire en grains et en denrées alimentaires. On écrivit ainsi à Mahalla al- Kubrâ, à Manûf, à Mansûra, à al-Fashin, à Banî Suwaîb. Ce même jour, les cheikhs du Dîwân répondirent à la lettre mentionnée ci-dessus du chef français.

[Taxe] Ce jour, le qâ’im maqâm Belliard dit à un notable : « Si le général revient vainqueur et si les gens restent calmes, il remettra un demi-million [sur la taxe] et détendra les mesures. »

1814 – 20 avril :

1. NAPOLEON PART POUR L’ÎLE D’ELBE – Les armes s’étant tues, le 11 avril, Napoléon abdique. Le 20 avril, il part pour l’île d’Elbe, sur les côtes d’Italie, dont le traité de Fontainebleau lui assure la souveraineté et où l’accompagnent quelques fidèles et environ un millier de soldats. Au contraire de Marseille où l’enthousiasme royaliste était grand, Toulon, ville militaire, et sa région demeuraient, en bonne partie, fidèles à l’Empereur. Il n’y aura plus de corsaires Provençaux, pas même pendant les Cent Jours de 1815.

               2. Le drapeau blanc des Bourbons flottE sur Toulon,

1819 – 20 avril : LES FONDS DE RÉSERVE DE LA SEYNE SONT EPUISES – on lit que « les fonds de réserve ont été épuisés, non seulement par les secours multipliés qu’il a fallu accorder aux indigents de la commune, mais encore par les allocations que Monsieur le Préfet a été obligé de porter dans le budget pour les enfants trouvés entretenus par les hospices de Toulon, dont le nombre s’est prodigieusement accru, au détriment des bonnes mœurs et puis encore, par la diminution du produit de l’octroi, de manière que ce que nous pouvions faire en 1813 – sans nous déranger, nous ne pouvons plus l’effectuer aujourd’hui, qu’au moyen de centimes extraordinaires sur les contributions existantes. » ‘Archives de La Seyne, document relevé par Graziella Guglielmi).

1825 – 20 avril : Le roi Charles X fait voter une loi sur le Sacrilège en croyant de la sorte « re-christianiser la France ». Le texte condamne à mort, avec amende honorable (obligation de se repentir en public avant l’exécution) toute personne qui aurait en public profané des hosties ou les vases les contenant ! C’est du jamais vu. Cette loi, qui assimile le sacrilège à un parricide, est promulguée malgré les critiques, y compris chez les « ultra-royalistes » (Chateaubriand, Molé, Broglie…). Mais elle ne sera jamais appliquée et le successeur de Charles X l’abrogera sans attendre, le 11 octobre 1830.

Soulignons que le sacrilège (profanation d’objets sacrés) pas plus que le blasphème (insultes adressées à Dieu et à ses saints) n’ont jamais été formellement réprimées par l’Église et la monarchie au Moyen Âge.

C’est seulement à partir du XVIe siècle, avec l’émergence des États nationaux, que les gouvernants ont vu l’intérêt d’instrumentaliser ces délits d’ordre religieux à des fins personnelles ou politiques.

1828 – 20 avril :  Une ordonnance organise une nouvelle répartition des forçats entre les bagnes du royaume.

1855 – 20 avril : CREATION DU PREMIER BUREAU DE POSTE DE SANARY – Le 20 avril 1855 fut créé à Saint-Nazaire le premier Bureau de Distribution, dans la rue de l’HôteI de Ville (aujourd’hui rue Félix Pigeaud). La première receveuse fut Mademoiselle Giraud. Le bureau du télégraphe était encore installé dans la Mairie, tenu par l’instituteur Soleillet. Plus tard il viendra rejoindre le bureau de poste. En 1883, le bureau est transféré sur l’actuelle place Michel-Pacha dans la maison qu’il avait fait construire pour son frère Aman Michel. Mademoiselle Marty est receveur.

En 1923, le Bureau de Poste sera transféré rue Général-Rose (actuellement Pigeaud), au numéro 23, maison Moutte, reconstruite en 1922. La première receveuse fut Madame Gonin-Dupan, qui était précédemment receveuse à Dompierre-sur-Bresbe (Allier).

En 1943 le 27 septembre, un Hôtel des Postes tout neuf construit à la rue Général-Rose prolongée (qui deviendra place Chanoine-Arnaldi) commence à fonctionner.

Parmi les receveurs qui ont suivi, on peut noter messieurs Hardy, Bordenave, Lievremont, Ganzin, Colmars (1952-1961), Gourel (1961-1974), Leinenger (1974-1978), Mermet-Mochon à partir de 1978.

1857 – 20 avril : arrivée du Grand Duc Constantin et de l’escadre russe à Toulon –  une foule d’étrangers, d’habitants de Toulon et de sa banlieue, se pressent sur les côtes de la rade pour jouir du magnifique spectacle de l’arrivée du Grand Duc Constantin et de l’escadre russe (Gisèle Argensse, 1989, p. 58).

Il fut suivi des ambassadeurs du Siam, de Saïd Pacha, vice-roi d’Égypte et grand facilitateur du canal de Suez, du sultan Abdul Aziz et du bey de Tunis (F.T., 2020).

1861 – 20 avril :

1. L’OÏDIUM et la diminution constatée par les statistiques sur la culture de la vigne – Conséquences de l’oïdium, lettre du sous-préfet de Toulon au préfet du Var, datée du 20 avril 1861.] En vous faisant retour de l’état présentant pour l’année 1860 le produit de la culture de la vigne dans mon arrondissement et que vous m’avez renvoyé par votre lettre du 17 du courant, j’ai l’honneur de répondre aux deux questions qui y sont posées. C’est à l’oïdium qu’il faut attribuer la diminution constatée par les statistiques sur la culture de la vigne dans mon arrondissement. Des quantités considérables de vignes plantées sur le littoral ont disparu, tuées par le mal lui-même ou arrachées par leurs propriétaires découragés. Dans cette catégorie figurent les plus vieilles vignes. D’une autre part, l’observation ayant démontré que  les  jeunes  plants  résistaient  assez  bien  à  la maladie,  les  cultivateurs  ont  fait  des  plantations importantes ; néanmoins, il faut croire qu’il n’y a pas eu compensation entre les deux opérations que je viens de signaler. La grande statistique agricole de l’année 1860 accuse  d’ailleurs  un  chiffre  exactement  semblable  à l’état qui nous occupe, et il n’eut pas été possible en effet d’admettre un désaccord entre ces deux documents. Quant à la production alcoolique,  elle est nécessairement nulle ou à peu près depuis longtemps à raison du prix élevé des vins. L’alcool ne vaut en moyenne que 100 francs l’hectolitre, or il faut de 4 à 5 hectolitres de vin pour un hectolitre de 356, c’est-à-dire près de 150 francs de vin,  à quoi il faudrait ajouter la main-d’œuvre,  le combustible et le loyer du matériel. Depuis plusieurs années, il ne se distille dans l’arrondissement  de  Toulon  que  quelques  eaux-de-vie provenant des marcs de raisin ou de vins tournés (Bellenfant M., Rinaudo Y., 1990 ).

George Sand à Tamaris  « 20 AVRIL (samedi) SOLIES-PONT – GAPEAU –  Je me porte bien sauf un reste de mal au bras et un œil rouge douloureux. Nous partons à 11 h par un très beau tems, mais le vent d’est, très frais au bord de la mer se lève à midi et nous voyageons dans une poussière intolérable. La route est longue, près de trois heures, il faut traverser l’insupportable faubourg de Toulon174 puis les portes fortifiées de Toulon qui n’en finissent pas. Toulon par-là est horrible malgré sa mer et ses montagnes. Enfin on prend la route de Nice, on laisse de côté celle de Hyères, on voit la montagne derrière laquelle Hyères est appuyé176. Ça paraît très près et pas très pittoresque la plus grande montagne n’est pas ici d’une belle forme. En revanche, les profils et les différents aspects du Faron et du Coudon sont magnifiques. C’est par-là qu’il faut les voir pour se faire une idée juste de leurs grandes masses, de leurs découpures hardies et imposantes. Mais ils auront beau faire, ils ne recevront jamais la couleur que par les reflets du levant ou du couchant, car par eux-mêmes ils sont ternes, l’un d’un gris blanchâtre, l’autre d’un vert noir et cendré. Le reste du paysage est assommant de monotonie, toujours des oliviers malingres, des raies de blé et de vigne sans feuille, une poussière qui tue tout aussi loin que la vue peut saisir le détail. Enfin, nous gagnons tous les Soliès, Soliès-Farlède assez bien bâti et planté de beaux platanes, Soliès-Ville perché sur une montagne que nous laissons à gauche, Soliès-Pont où nous arrêtons, et Soliès-Toucas misérable village dont nous approchons à pied, mais sans y entrer. Nous suivons les bords du Gapeau que Matheron s’obstine à appeler les bords du chapeau nous traversons de belles prairies et nous côtoyons la petite rivière qui est très plantées et très ombragée. Il y a sur le contreruisseau une rangée de platanes magnifiques. Toute la partie arrosée de la vallée qui se prolonge jusqu’à Hyères est très fraîche et la verdure est aussi avancée que chez nous à la fin de mai. Nous voyons avec plaisir des ormeaux, des peupliers, des aulnes, des chênes, ce que j’appelle de vrais arbres, car tous ces arbres à feuilles persistantes ont l’air d’être artificiels.

C’est très joli, ces bords du Gapeau, la vallée est entourée de collines à terrasses de pierres sèches supportant des oliviers. C’est pauvre et triste mais au point où nous sommes Soliès-Ville sur la montagne avec ses ruines, et le prolongement assez élevé de cette montagne à gauche, font un assez bel effet au-dessus des plans d’arbres d’un vert tendre qui nous environnent. Ma ! … Tout cela ne vaut pas cher, et l’Indre est plus jolie au Carclets. Et puis six heures de vent et de poussière pour aller chercher cela et rentrer chez soi engourdi et gelé, c’est trop. Nous avons eu des endroits abrités ou des repos du vent. Mais de Toulon à La Seyne, c’est dur. Ce soir, la lune se voile et la bourrasque augmente. Je fais de la botanique et des patiences, et je vais me coucher, je suis lasse. M. Taima est venu pendant notre absence. Nous avons rencontré le docteur Auban aux portes de Toulon, mais sans nous arrêter. »

1889 – 20 avril : INAUGURATION A TOULON DE LA FONTAINE DE LA PLACE DE LA LIBERTE QUI SE NOMME OFFICIELLEMENT FONTAINE MONUMENTALE DE LA FEDERATION – Ce monument, élevé en l’honneur du centenaire de la révolution française par la Fédération républicaine du Var, a été inauguré par monsieur Carnot, président de la République. Réalisée par André Allar, statuaire, et Gandensi Allar, architecte, c’est avant tout une œuvre symbolique. La France, représentée sous les traits d’une femme debout sur une proue de navire, brandissant le flambeau de la Liberté, domine l’ensemble du monument. Elle est accostée des figures allégoriques de la Force et de la Justice.Pour l’édification de la fontaine, une vaste souscription publique avait été ouverte dans tout le département du Var. Malgré l’échec de cette souscription, le monument fut quand même élevé. Se posa ensuite le problème du paiement des artistes, entrepreneurs et ouvriers ayant collaboré à cet ouvrage. La ville décida alors d’organiser une loterie mais celle-ci fut interdite par le ministère de l’Intérieur. Finalement les frères Allar demandèrent au conseil municipal de mettre à la charge de la ville le solde des dépenses qu’avait nécessité l’érection du monument. Le conseil municipal prit une délibération en ce sens mais ce fut le préfet qui tarda à approuver cet acte. Quatre ans après la livraison du monument à la ville, les ouvriers et artistes attendaient toujours le paiement de leur travail. Finalement en février 1895, la ville s’engagea à payer en cinq annuités la moitié de la somme due et à demander une subvention à l’Etat pour la seconde moitié. Vingt pour cent seulement de cette part fut accordée par l’Etat, de sorte que la somme restante fut encore à la charge de la ville, celle-ci estimant qu’il était de son devoir de se préoccuper de la situation des entrepreneurs ayant fourni de bonne foi leur travail et leur argent (Toulon dévoile sa mémoire, 1992, p. 112)..

1902 – 20 avril :

AJELLO’S SAGA – A Saint-Mandrier, Etienne Ayelo ; navigateur, s’unit à Thérèse Coppola (Gisèle Argensse, 1989, p. 123).

UNE PLACE DES DROITS DE L’HOMME AU CREUX SAINT-GEORGES – Le conseil municipal de La Seyne doit choisir le nom à donner à cette nouvelle place créée au Creux-Saint-Georges et ce n’est que le 20 avril 1902 qu’elle est baptisée «Place des droits de l’Homme» (Gisèle Argensse, 1989, p. 90).

1916 – 20 avril : Au plus fort de la Grande Guerre, de jeunes Américains rêvent d’en découdre et de s’engager aux côtés des Français (et accessoirement des Anglais et des Russes) dans leur combat contre l’Allemagne, bien que leur pays affiche encore, et pour un an, une stricte neutralité, face au conflit qui déchire l’Europe. Pour éviter d’être déchus de leur citoyenneté en combattant dans une armée étrangère, ils s’engagent d’abord dans la Légion étrangère ou dans les services ambulanciers. Puis un jeune diplômé de Harvard, Norman Prince, suggère à leur intention la création d’une escadrille aérienne. La nouvelle escadrille, baptisée N124, est créée le 20 avril 1916, à Luxeuil-les-Bains, au pied des Vosges et placée sous le commandement du capitaine Georges Thénault. Elle se dote d’un insigne à tête de Sioux (curieusement assorti d’une croix gammée, qui était alors un porte-bonheur). Elle sera plus tard connue sous le nom de Lafayette Flying Corps, en référence au héros français qui combattit au service des Insurgents américains. Avec au départ quarante-trois pilotes, dont neuf mourront au combat, l’escadrille La Fayette va combattre en première ligne, en différents points du front, jusqu’au 18 février 1918, avant de passer sous commandement américain. Un monument spectaculaire lui rend hommage ainsi qu’à ses combattants, dans la forêt de Saint-Cloud, à l’ouest de Paris.

1920 – 20 au 27 avril : ESSAIS D’APPONTAGES SUR LA COQUE DU « BEARN » – Le « Béarn », sans superstructures et muni à barrière d’une plate-forme en bois de 45 x 9 m sur laquelle le L.V. Teste a fait disposer une dizaine de filins trans­versaux reliés à des sacs de sable pour freiner les avions, le bâtiment étant au coffre 7 de la rade de Toulon, il est procédé jusqu’au 27 à des essais d’appon­tage avec un Hanriot monoplace et un Sopwith devant le Ministre, M. Landry (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261).

1921 – 20 avril : Cercle des Nageurs de Marseille – A l’initiative du nageur Fernand David, création, aux Catalans, du Cercle des Nageurs de Marseille (CNM), association de 14 membres présidée par Eugène Tisson. Il deviendra tout à la fois une pépinière de champions et un club de loisirs aquatiques (Comité du Vieux Marseille).

1925 – 20 avril : LE PREMIER PORTE-AVIONS FRANçAIS – Le montage de l’appareil moteur à bord du porte-avions Béarn, en construction aux les Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne, sous la direction de monsieur Muleau, ingénieur des Ateliers et Chantiers de la Loire, commence le 20 avril 1925, pour la turbine BP. Le montage de la turbine HP commence le lendemain (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1928  – du 17 au 20 avril : Le PORTE-AVIONS Béarn accomplit sa traversée de longue durée du 17 au 20 avril 1928. Il a embarqué le vice-amiral Brisson, président de la Commission Permanente des Essais, le capitaine de vaisseau Dumont, l’ingénieur en chef du Génie Maritime Wetzel et le lieutenant de vaisseau Pergeaux (id.). Le rapport de la traversée de longue durée apprécie les qualités évolutiques du bâtiment, cite les machines qui paraissent robustes et sûres. La puissance offensive, constituée par l’aviation, ne peut être encore évaluée. Quelques jours plus tard, le LB.2 de l’enseigne Ruyssen tombe à bâbord et reste accroché par sa crosse (id.).

1943  – 20 avril :

1. NOUVELLES DES F.N.F.L. – La corvette FNFL « Commandant Drogou » se prépare à entrer en carénage le 20 avril à Liverpool (Henri Ribot, Ephémérides).

2. LA PRESSE CONFIRME QUE Les 17 et 18 avril, il a fait encore plus chaud que l’année précédente à la même époque avec 28° à Chartres, 27° à Caen et Paris, et 26° à St Quentin (météo-Paris, chronique / année 1943).

3. LE TORPILLEUR « L’ADROIT » EST RESTITUE A LA France – A Toulon, le torpilleur L’Adroit est renfloué puis échoué à Brégaillon. Il sera restitué en l’état à la France après avril 1944 (Marc Saibène, Toulon et la Marine 1942-1944).

               4. LA GUERRE SUR LE FRONT D’AFRIQUE DU NORD : Du 20 avril jusqu’au 5 mai, les attaques du général Alexander contre les minces lignes du front germano-italien tunisiennes flambent. Au nord, le Régiment Barenthin qui, après que son commandant a été blessé, est aux ordres du major Baier, doit reculer pas à pas sur le tunnel de Jefna. Le 1er mai, une brèche menaçante oblige à reculer le front jusqu’à l’ouest de Mateur. Au même moment, des éléments de la 334e Division d’infanterie et du Régiment d’in­fanterie 47 combattent contre le 2e Corps américain sur la hauteur 609 qui est perdue le 1er mai. Les restes de la divi­sion et du 47e font de nouveau front à l’ennemi près de Mateur. La 78e Division britannique mène l’assaut contre un bataillon de la 334e Division d’infanterie à la montagne de Noël, si souvent disputée, Long Stop Hill est complètement bou­leversé par les obus. Les Allemands, qui le tiennent depuis Noël, le perdent le 24 avril. Avec cette attaque, le verrou de Tunis saute. A la montagne du Chameau, la 6e D. B. anglaise arrache la position aux batail­lons de la Division Hermann Göring , mais Les grenadiers de la 10e D. B. allemande la reprennent aussitôt. Entre le 28 avril et le 1er mai, attaques et contre-attaques se succèdent. Sur la route de Massicault, près de la ferme fran­çaise, de violents combats se déroulent qui opposent les Anglais aux grenadiers de la 15e D.B. allemande avec ses cinquante chars. Les derniers canons de la 20e division de Flak allemande continent à repousser les attaques de chars anglaises. La 8/52 de cette division donne encore une représentation d’adieu avec ses 88 lorsque, au nord, deux de ses pièces détruisent treize tanks américains d’une unité en train de se former pour l’attaque. Le 5 mai, le 2e groupe du régiment d’artillerie 190 livrera à Mateur son dernier duel contre des chars américains faisant montre d’un entêtement courageux plutôt que d’une raison purement militaire (Carell Paul – Afrika Korps).

1945 – 20 avril : Habitant Marseille avec son mari, Charles Nédélec, Raymonde Barbé-Nédélec, arrêtée sur dénonciation le 31 mars 1941, fut condamnée par le tribunal maritime de Toulon à vingt ans de travaux forcés. D’abord incarcérée à Marseille à la  prison des Prentines, à Toulon puis à Lyon puis déportée en Allemagne en 1944 (Sarrebruck puis Ravensbrück. Elle travailla ensuite dans une usine de guerre à Leipzig, s’évada le 20 avril 1945 et revint à Marseilleoù elle apprit la mort d’épuisement de son mari dans la résistance. Après guerre, Raymonde Nédélec devient employée à l’Union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône, avant d’être nommée responsable de la Commission féminine. En septembre 1945, elle est élue conseillère générale du 6e canton de Marseille. Remariée en 1951 avec Charles Tillon, Elle soutint son mari lorsqu’il fit l’objet d’une sanction qui le démettait de ses fonctions dirigeantes du PCF en 1953, et ils furent exclus du Parti communiste en 1970.

1968 – 20 avril : LANCEMENT DE LA COQUE DU CARGO BANANIER « FORT LA REINE » AUX F.C.M. DE LA SEYNE – La coque du cargo bananier Fort La Reine, de la Compagnie Générale Transatlantique,  est lancée par les Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) La Seyne. Premier des deux navires de la troisième série de bananiers polythermes de 12 200 mètres cubes commandés au Chantiers de l’Atlantique ; la coque est sous traitée aux Constructions Navales et Industrielles de la Méditerranée (CNIM) à La Seyne. Le 21 juin, le bâtiment est à Saint Nazaire pour achèvement aux Chantiers de l’Atlantique. Le 1er mars 1969, premier départ du Havre pour les Antilles (Frenchlines / ship fr 163).

1999 – 20 avril : MASSACRE AU COLORADO – Littleton, Colorado. Entre 11h19 et 12h08, deux élèves du lycée Columbine ouvrent le feu sur leurs camarades d’école et leurs professeurs, faisant 13 morts (12 lycéens et un professeur) et 24 blessés. Une fois leur massacre terminé (plus de 900 balles tirées), Eric Harris (18 ans) et Dylan Klebold (17 ans) se suicident.

2012 – 20 avril : A l’occasion de la parution de son dernier cahier  « Regards sur deux terroirs n°14 : La Seyne-sur-mer, Saint-Mandrier-sur-mer », le FJEP Pierre Singal, éditeur de l’ouvrage, organise une remise du livre aux différents auteurs ayant participé à sa rédaction :
Jean Ajello, Jean-Claude Autran, Marie-Rose Brody, Céline Chicharro, Dorien Clifford, Gérard Garier, Jean-Claude Gaugain, Alfred Guglielmi, Graziella Guglielmi, Daniel Guivarch, Robert Hervé, Charles Hourcau, Claude Majastre, Serge Malcor, Didier Martina-Fieschi, René Merle, Marie Mondet, Frédéric Morchio, Antoine Peretti, Paul Pignon, Benoist Quiviger, Marc Quiviger, Serge Razzanti, Henri Ribot, Joseph Roca, Annick Rohault de Fleury, Pierre Saliceti, Serge Sappino, Stéphanie Thomas, André Touvier, Jacqueline Viollet-Repetto. Le président, Henri RIBOT, et son conseil d’administration seraient heureux que vous honoriez de votre présence cette manifestation qui se déroulera le vendredi 20 avril, salle Marie Mauron (Médiathèque de Sanary), rue Robert Schuman, à partir de 19 heures.

2015 – 20 avril :

1. la caricature est un langage universel – En rapport avec la marche pour l’autodétermination de la Kabylie, la police de Lmghir a interrogé le caricaturiste Tahar Djehiche sur une caricature sur le gaz de schiste publiée sur son mur facebook et jugée offensante à l’égard du président  Abdelaziz Bouteflika. Le caricaturiste a été interrogé sur le sens de la caricature ou le président a été représenté dans un sablier. Le caricaturiste s’est contenté de dire que la caricature est un langage universel. Accusé de dffamation envers le président de la République et d’incitation à un attroupement non armé, Tahar Djehiche sera acquitté le 26 mai. Le Parquet d’El Maghayier (El Oued) a décidé de faire appel (Rapport sur la situation des droits de l’homme en Algérie en 2015).

2. SAINT-MANDRIER ENTRE ANTIQUITÉ ET MODERNITÉ – conférence donnée salle Marc BARON, 20 avril à 18 h,par Frédéric MORCHIO, Antoine PERETTI, Henri RIBOT et Serge SAPPINO du Centre Archéologique du Var, co-auteurs des « Cahiers de Patrimoine ouest varois, n°14 – Regards sur deux terroirs : La Seyne-sur-Mer – Saint-Mandrier-sur-Mer », paru en 2012.

Parmi les nombreux sujets émaillant l’histoire de la rade de Toulon, les intervenants ont choisi de privilégier, pour cette conférence, quatre axes de recherche intéressant la presqu’île de Cépet.

L’histoire antique, avec les couvercles de sarcophages présentés au public devant la mairie,

Le Moyen Âge et les temps modernes, phases d’émergence de l’île puis de la presqu’île tiraillée entre Toulon et La Seyne qui s’en disputaient la possession. L’évocation de ce que fut le prieuré de Saint-Mandrier, qui a donné son nom à la commune actuelle, sera au cœur de cette partie.

L’hôpital militaire créé par Louis XIV, avec sa chapelle et son cimetière, et son impact sur la communauté naissante.

Les transports en commun et leur histoire.

2019 – 20 avril : METEO SANARYENNE –  Le vent d’est ne devrait pas faiblir et pourrait atteindre les 40 km/h avec des rafales à 70 km/h à la mi-journée. Les températures resteront clémentes (16° à 5h, 21° à 14h). Le soleil est annoncé comme très présent tout au long de la journée.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 250e livraison : (suite)

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De 1480 à 1525  Aspects économiques

L’élevage reste médiocre : on trouve un peu partout des ânes et des mulets. Chaque famille élève aussi des porcs dans des porcheries – ou cochonniers -, généralement situées à l’écart, et au sud-est de l’habitat. Mais c’est surtout le mouton, produisant lait, laine, viande et engrais, qui représente la plus grande ressource ; les jas ou bergeries sont implantés dans les collines, en limite des réserves ; elles sont associées à Saint-Nazaire à l’utilisation de quatre carraires qu’il est interdit de clore ou détruire, réputées comme ayant existé de tout temps, et dont l’entretien incombe à la communauté. Ces carraires, qui ne doivent pas être confondues avec les chemins de communication, nous sont connues grâce à l’enquête réalisée en 1819 par le maire Jean Granet, à la demande du Préfet du Var (L’Etat relance l’usage des carraires qui étaient tombées en désuétude, du fait de la nécessité qu’il y avait durant la révolution et l’empire de privilégier la forêt pour l’usage militaire. Les originaux de l’Etat des carraires de Sanary se trouvent aux archives municipales de Sanary).

Voici quels étaient leurs parcours, le point de départ étant pratiquement le même pour toutes : la colline du Gros Cerveau (appelée la Colle).

  • La première carraire, ou carraire du Lançon, part de la Colle, passe le chemin des Trois Fontaites, traverse celui du Lançon et atteint le puits d’Anjouvin où les bêtes peuvent être abreuvées. De là, elle gagne la bergerie de la Cadernière, puis le chemin de la Piole où elle rejoint le puits commun des Trois Fontaites. Au chemin de la Tourrelle, elle forme trois branches pour aboutir au chemin du Gour.
  • La carraire dite du Gour, troisième branche de la carraire du Lançon, longe le chemin traversier de la Tourrelle, et atteint le chemin des Prads allant de Saint-Nazaire à Toulon.
  • La deuxième carraire, ou carraire de la Tourelle, part de la Colle, passe au puits de Brunet, atteint le chemin de Pierredon et arrive au puits commun de la Tourrelle qui sert à abreuver les troupeaux en limite d’Ollioules et de Saint-Nazaire dénommée les Trois chemins de la Tourelle. Elle rejoint le chemin vicinal qui conduit de Bandol à Toulon (ancien chemin de la Ciotat), contourne le chemin qui conduit à Saint-Nazaire, suit celui de Luidé et aboutit au chemin de la Gourguette. De là, l’une de ses branches va jusqu’à la mer où se trouve une terre gaste, l’autre branche permet de gagner le puits commun de Portissol, et, de là, la chapelle de Notre-Dame de Pitié puis le village.
  • La troisième carraire débute au puits commun de la Piole et, suivant le chemin du même nom, va traverser à partir de là toute une série de terres incultes ou boisées. D’abord, elle aboutit au chemin de Sainte Trinide, puis au chemin vicinal qui conduit de Bandol à Toulon appelé la Plaine du Roi (actuel Ancien chemin de Toulon). Elle gagne ensuite la terre vague de la Morvenède où elle se divise en deux branches : l’une se dirige vers l’ouest, par le puits commun de Sarragnès et le chemin de bord de mer, de Bandol à Saint-Nazaire ; l’autre se dirige vers l’est, suit le chemin de Bandol à Saint-Nazaire et la citerne commune jusqu’au chemin du port de Gasagne (La Gorguette). De là, elle rejoint Beaucours dont elle traverse le plateau inculte.
  • La quatrième carraire par de la Colle, au quartier de Pierrefeu (au sud de la Pointe du Cerveau), traverse le chemin de Pierrefeu et forme deux branches : la première aboutit au Pont d’Aran, rivière de Bandol : la seconde suit le chemin de Pierrefeu et aboutit à la rivière de Bandol pour abreuver les troupeaux.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 450e livraison :

(suite)

1854 – juin :  Armand Béhic, rapportant devant les action­naires des Messageries Impériales sur les conditions du traité avec l’Administration pour le service postal vers l’Algérie, indique que la « Société Taffe, dite Compagnie Impériale » — sont à peu près celles « dont jouissait l’ancienne Société Bazin » et il estime « qu’elles étaient suffisamment rémunératrices» (Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, XIII B 1603. Mais on sait qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre les affirmations présentées devant une assemblée générale d’actionnaires, surtout quand, comme ici, elles interviennent pour justifier la signature d’une convention).

1855 : Le cimetières Saint-Charles ne pouvant s’étendre à cause des voies ferrés, il se retrouve vite trop petit, et sera fermé en 1876, et disparut en 1896.

-1855 : Marseille – En 1855. un arrêté du Maire de Marseille portant sur la fusion des poseurs spéciaux de bois indiquait que pour treize peseurs jurés, chaque année au mois d’avril, un ou deux élèves peseurs. selon les besoins du service, pou­vaient être nommés.

Pour être nommé élève peseur il fallait avoir seize ans au moins et 18 ans au plus, être exempt d’infirmité ou de défauts naturels, et avoir satisfait à un examen sur la connaissance indiquée dans le programme.

Cet examen était passé devant l’agent spécial de la régie cl un pro­fesseur de mathématiques désignés par le Maire, en présence de deux peseurs anciens nommés à cet effet ; ce jury était présidé par un des membres du conseil municipal choisi par le Maire.

L’élève peseur devait passer un second examen sur les connais­sances indiquées dans le programme et sur le calcul appliqué à l’usage de la romaine cl de la bascule. suite à son instruction pratique par l’un des peseurs désignés par le commissaire.

Les peseurs. spéciaux ne pouvaient exercer et être portés sur le tableau des peseurs exerçants qu’à l’âge de vingt et un ans révolus : ils devaient également avoir prêté serment devant le Tribunal de Commerce.

Les peseurs qui étaient nommés, dans le cas d’une augmentation du personnel existant (13 peseurs). n’avaient qu’une demi-part pendant tout le temps qu’ils restaient dans cette catégorie.

Cette demi-part était nette de tout frais. A l’expiration de ce surnumérariat. c’est-à-dire lorsqu’une vacance appelait les peseurs à demi-part dans le sein des 13, ils jouissaient des avantages de ceux-ci et contribuaient à leurs charges, notamment à celles que supportaient les anciens peseurs.

Les peseurs titulaires et supplémentaires avaient seul le droit de vote. Le scrutin était annuel et chaque collège électoral correspondant à une quinzaine, leur permettait de désigner dans chaque quinzaine l’un d’entre eux comme membre de la commission administrative ou syndic.

Ils élisaient aussi la première fois pour un an. et pour trois ans si réélection, un président pris obligatoirement parmi les peseurs titulaires, et pour un an. un secrétaire général.

Le président était plus spécialement chargé de la représentation du bureau à l’extérieur, des relations journalières avec l’administration municipale. la chambre de commerce. les services de la douane, les négociants, les syndicats.

Il présidait la commission administrative au sein de laquelle il avait voix délibérative.

Le secrétaire général était chargé de l’aide au président.

Il s’occupait de la direction intérieure du bureau, du service de contrôle des litiges et de l’encaissement et assistait aux réunions de la C.A. sans en faire partie.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 158e livraison : un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne – Sous la direction de l’amiral Aube, le 19 avril 1886, un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne. C’est la coque d’un torpilleur agrandi (40 m sur 3,80 m ; déplacement 76 tonnes). L’armement consiste en un canon de 138,6 mm sur un affût modifié par Gustave Canet qui permettait seulement le pointage vertical. Le pointage en direction étant réalisé par le mouvement du bâtiment. Les essais de vitesse sont réalisés en février et mars 1887 avec succès. En revanche, les essais de l’artillerie sont désastreux. A moins de 1 000 m, on ne réussit jamais à placer un obus sur une cible de 150 m de long et 20 m de large. Le bâtiment sous l’effet de la mer était toujours en mouvement, rendant le pointage impossible. Baptisé Gabriel Charmes en 1886 à la suite du décès de celui-ci. Rebaptisé Ringard en novembre 1900, le bateau canon terminera sa carrière à Toulon comme école de chauffe (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE (ou quand la réalité dépasse la Fiction).

Distinctions : Le concours de la plus belle vache du canton a été gagné par Mme Marbeuf, l’épouse de notre dévoué maire (Gazette de Lausanne, 18 avril 1953)

Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent samedi et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.

Un grand bonjour à Isabelle. Bises à Olivier et à Raphaël.

Shake-hand à Webber !

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