EPHEMERIDES DU 19 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU VENDREDI 19 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4125).

(la mode en 1940)

FÊTES :

Le 19 avril, c’est aux Emma que s’adressent nos louanges. Sont-elles prêtes, comme leur ancêtre du XIe siècle Emma de Brême, à consacrer toute leur fortune à des œuvres charitables ? Je ne sais !

Ce que je sais en tout cas, c’est qu’il est temps de greffer les plantes, s’il faut en croire le calendrier républicain à la date du 30e jour de germinal An II.

Dans les temps antiques, le 19 avril, Rome fêtait les Cerealia en l’honneur de Cérès. C’étaient les fêtes du blé, au cours desquelles on lâchait des renards dont la queue portait un flambeau allumé.

DICTON :

« A la Sainte-Emma, met tes fourrages en bas. Tandis qu’à la Sainte-Léonide, le 22 avril, chaque blé poussera rapide ».

LOCUTION PROVENçALE

Un « gavot » désigne à Marseille les montagnards de la haute Provence et par suite tous ceux qui ont l’air de sortir de leur village soit parce qu’ils parlent mal, soit parce qu’ils s’habillent mal; c’est devenu une injure pour désigner un individu gauche et emprunté. En d’autres lieux du Midi et en Catalogne on dit « gavach » (Auguste Brun, « Le français de Marseille », 1931).

PENSÉE.

« On ne peut rassembler les Français que sous le coup de la peur.  On ne peut pas rassembler à froid un pays qui compte 265 spécialités de fromages. » (Charles de Gaulle).

ÉPHÉMÉRIDES:

(La mode en 1940)

1210 – 19 avril : Aicard, coseigneur de la Roque, donne aux chartreux de Montrieux les pâturages qu’il possède par héritage sur le territoire de la Roque, comme son père l’avait fait précédemment – Acte n°  207 du cartulaire de Montrieux, Montrieux. In claustroIncipit de castro de Roca. Imprimis, de pasqueriis Aicardi de Roca. … ego, Aicardus de Roca, dono et concedo jure perpetuo Deo et servis ejus habitantibus in heremos Montis Rivi, pascua illa que hereditaria successione michi obverunt in castro de la Roca, aujourd’hui La Roquebrussanne (Boyer R., 1980, 1980, p. 604-605 ; original perdu ; copie Capus p. 282 ; IND. Teissier, fol. 66 ; Dubois, p. 37)

1254 – 19 avril : CONFIRMATION DU PAPE ADRESSEE A MONTRIEUX – Le 12 mai 1254, le pape Innocent IV adresse au prieur et aux moines de Montrieux une bulle par laquelle il confirme une transaction conclue le 19 avril précédent entre l’évêque, le prévôt et le chapitre de Marseille, d’une part, et les chartreux, d’autre part (Boyer R., 1980, p. 644 : acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux).

1288 – 19 avril : Trebols, 19 avril 1288 (acte notarié). Triboux, quartier rural, commune de Marseille. Il embrasse la partie du territoire comprise entre les Comtes, la Valentine, la Servianne et le petit chemin d’Aubagne. Première mention : Tribols, 1057 (cartulaire Saint-Victor, n° 50).

1296 – 19 avril :

1. Domus de Feians quœ est prepositure (charte aux archives municipale). FEIANS – ancienne maison de la prévôté du Chapitre de la Major, commune de Marseille, quartier de Mazargues, sur Couffone (1872). C’était là qu’était la limite de la juridiction de l’abbaye de Saint-Victor. Première mention,  le 5 juillet 1218 : Villula de Feiam, (charte aux archives de la Major).

2. Putens Daon (charte aux archives municipales), première mention du PUITS DE GAYEDAN, puits de la commune d’Allauch, au quartier de la Bouquière (1872).

3. Torum longum (charte aux archives municipales). Première mention de « LES TOURRES » – bastide, commune d’Allauch, au quartier de la Ponche (1872).

1314 – 19 avril : Les amants de la tour de Nesle -Deux chevaliers sont exécutés à Pontoise dans d’atroces conditions, le 19 avril 1314. Ils sont punis pour avoir aimé des princesses. Ce sont les principales victimes du scandale dit « de la tour de Nesle » qui a assombri la dernière année du règne de Philippe IV le Bel… Il inspirera bien plus tard au romancier Maurice Druon sa fresque historique : Les rois maudits.

1320 – 19 avril : Jarretum, 19 avril 1320 (charte aux archives municipales). JARRET – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch. Il traverse une partie du territoire de Marseille et  conflue avec l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Marguerite (1872). Première mention au VIIIe s. : Fluvium Jerre, (Dénombrement des possessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302). Nota, en 1383 on mentionnait déjà 3 Jarret au registre des censes de l’Hôpital Saint-Esprit: Jarret de la Cavalleria, Jarret den Pujol, Jarret de la Condamine.

1529 – 19 avril : PREMIERE MENTION DU TERME « PROTESTANT » – Lors d’une Diète impériale, à Spire, en 1526, une communication de l’empereur Charles Quint avait permis aux partisans de Luther d’espérer quelques accommodements. Trois ans plus tard, la Diète se réunit à nouveau à Spire mais cette fois, l’empereur Charles Quint se montre intransigeant. Le 19 avril 1529, cinq princes et les représentants de 14 villes répliquent par une protestation solennelle : « Nous protestons devant Dieu, ainsi que devant tous les Hommes, que nous ne consentons ni n’adhérons au décret proposé dans toutes les choses qui sont contraires à Dieu, à sa sainte Parole, à notre bonne conscience, au salut de nos âmes ». De là le mot protestant sous lequel se feront plus tard appeler l’ensemble des partisans de la Réforme [au sens de : professer sa foi, du latin pro (pour) + testare (témoigner)].

1588 – 19 avril : DECES DE PAUL VERONESE – Né en 1528 à Vérone (Italie), d’où son surnom, il mourut le 19 avril 1588 à Venise. De son vrai nom Paolo Caliari, le peintre s’est très vite attiré la gloire à Venise, rivalisant avec le Titien et le Tintoret, autres grands artistes du Cinquecento (les années 1500 en Italie.

1663 – 19 avril :

1. Lor Dambremon (acte notarié à Allauch) première mention du Loir-Dambremont : lieu-dit,  commune d’Allauch, quartier de Tourdinau mentionné comme Lord Dambremon (cad. d’Allauch) à la même époque.

2. Serilhan (acte notarié à Allauch). SERILLAN – lieu-dit, commune d’Allauch, quartier de Botte (1872). Première mention : Sirilhan, le 26 mars 1296 (charte aux archives municipales).

1775 – 19 avril : Le Patriots’ Day (Jour des patriotes) rappelle le début de l’insurrection des Etats-Unis contre l’Angleterre – Le 19 avril 1775, un détachement anglais tombait dans une embuscade à Lexington, au Massachusetts, tandis qu’il allait détruire un dépôt d’armes. Cette échauffourée marque le début de la guerre d’Indépendance…

1789 – 19 avril : constitution monarchique française et primes à l’importa­tion des blés et farines – Moreau, historiographe, a présenté au roi et à la famille royale un ouvrage ayant pour titre : « Expo­sition et défense de notre constitution monarchique française, précédée de l’historique de toutes nos assemblées nationales ». Dans le même temps, un arrêt du Conseil d’État double et pro­roge jusqu’au 1er septembre les primes accordées à l’importa­tion des blés et farines venant des ports d’Europe. Il étend ces mesures aux grains venant d’au-delà les frontières terrestres (Agenda du Bicentenaire, DIMANCHE 19 AVRIL).

1793 – 19 avril : Toulon reçoit 1.050 charges de blé en provenance de Gênes – Le 15 mars, on apprend l’arrivée à Toulon d’une quantité de 1.050 charges de blé en provenance de Gênes. Jean François Dalmas, officier municipal du Beausset, est désigné pour se rendre auprès du comité de subsistance de la ville de Toulon, afin de retirer (moyennant finances bien sûr) la quantité de blé revenant au Beausset. Ce n’est que le 19 avril qu’Etienne Paul pourra effectivement retirer à Toulon et faire voiturer au Beausset les 65 charges de blé accordées au village par le « Comité de subsistances générales du département du Var » (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution Française…).

Note : « charge » ou « cargo » / « carga » : mesure de capacité pour les grains qui se divisait en 8 panaus.

Les valeurs des charges étaient les suivantes en Provence : blé ou amandes, 32 dal ; bois : 125 kg ; raisin à Aix, 161 kg.

La charge métrique de blé valait à Marseille au XIXe siècle, 160 1. (Mistral).

La charge équivalait à 10 panaux, le panal valant 1,685 décalitres (Maurel M.).

Au XVIIe siècle, la charge était une mesure d’un poids proportionné à la force de ce qui le supportait. Une charge de blé ou de mulet équivalait à 400 livres de 489 g (Furetière)

1809 – 19 avril – Charles Darwin meurt à Downe (Kent, Angleterre).Né en Angleterre, dans une famille fortunée de pasteurs et de médecins, le futur savant se passionne tout jeune pour l’observation de la nature. Il se fait engager comme naturaliste sur le Beagle, pour une expédition océanographique de cinq ans. L’expédition fait relâche aux îles Galápagos, dans l’océan Pacifique, où Charles Darwin est frappé par la coexistence d’espèces voisines de lézards et d’oiseaux. De retour en Angleterre (1836), le savant va passer le reste de sa vie à mettre en ordre ses observations avec le concours de nombreux correspondants scientifiques par le monde. Il publie le fruit de ses travaux en 1859 dans un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l’Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Le premier tirage (1250 exemplaires) est épuisé dans la journée. Les théories de Charles Darwin ont ruiné le dogme d’une nature immuable depuis la création du monde.

1815 – 19 avril : UN NOUVEAU PRÉFET POUR LE VAR – Le baron Dufermon Jean-François, succède au comte de Bouthillie Chavigny comme préfet du Var. Il restera en fonctions jusqu’au 12 juillet 1815 (Louis Baudoin, 1965, p. 449).

1824 – 19 avril : L’écrivain anglais Lord Byron meurt à Missolonghi aux côtés des insurgés grecs qui combattent les Turcs.

1846 – 19 avril : LA VENTE DE L’EMPLACEMENT DE NOTRE DAME DE BON REPOS PERMET D’ACHETER UN CIBOIRE POUR L’EGLISE DE SANARY  – Le 18 février 1819, le maire GRANET Jean, AICARD Alexis, GRANET Benoît, COULLOMB Ange, GRANET Antoine, COULLOMB Joseph, TROTOBAS Joseph et BONNEGRACE Pierre ? tousconseillers municipaux, considérant que les emplacements et restes de ces deux chapelles de SAINT­ ROCH et de NOTRE DAME de BON REPAU ont été acquis par le sieur DELUY, acceptent la donation que celui-ci en fait en faveur du conseil de Fabrique. Ces chapelles sont en effet en grande vénération dans le pays et la majeure partie des habitants est pour leur rétablissement. Déjà, par les soins et les  dons volontaires de diverses personnes pieuses, la chapelle SAINT ROCH a été réouverte. Tous seront décidés à reconstruire la chapelle de BON REPOS. Hélas, ce souhait ne pourra être réalisé et il n’en restera bientôt plus que quatre murs en ruine. L’emplacement en sera vendu plus tard par le recteur DELUY. La somme de 350F, produit de la vente ser­vira par décision du conseil de Fabrique à l’achat d’un ciboire le 19 avril 1846 (Rotger B., 1984, p. 368).

1857 – 19 avril : MARSEILLE – Alphonse Bonnaud vend à son fils Hippolyte Bennois (sic), le magasin de dépôt de pipes et autres spécialités pour fumeurs, n°7 et 9 du Grand-Puits, pour la somme de 5 098 F plus frais de dossier. Alphonse Bonnaud père reste propriétaire de la fabrique située au Pont-de-Vivaux. Le fils Hippolyte est cité à partir de cette date comme un fabricant de pipes. Hippolyte dépose, le 27 octobre 1858 au Greffe du Tribunal de Commerce de Marseille, la marque suivante qu’il appose sur les pipes de toutes formes provenant de sa fabrication , « une virole » en métal blanc.

1861 – 17 et 18 avril : George Sand à Tamaris – « 19 avril (vendredi) LUCIEN EST PARTI. LES POMMETS : Tems magnifique. J’ai toujours mal au bras, beaucoup ce matin, et beaucoup moins ce soir. J’espère que ça va passer demain. Je me porte bien d’ailleurs. Nous partons à midi. Matheron prend un second cheval et son valet à La Seyne, nous gagnons le faubourg de Toulon, de là nous prenons un chemin avant celui du Revest et nous nous enfonçons dans la même vallée, mais en gagnant le pied du Baou de 4 heures et en côtoyant de plus loin le dos du Faron. La vue est plus vaste par-là elle s’ouvre à chaque instant en droite ligne sur la mer. Nous faisons une pause au fort des Pommets, d’où l’on voit le Cap Sicié, Six-Fours, la mer, Les Sablettes, Toulon, le Faron jusqu’au Coudon. Manceau attrape Euphanor, l’aurore aux ailes citron du midi. Nous reprenons la voiture et nous grimpons d’une manière fabuleuse sur un chemin en bon état, mais pierreux et fort étroit. Je reste la dernière en voiture jusqu’à ce que les chevaux y renoncent. Mais nous sommes à vingt pas des Pommets, village sur une colline, où il y a une petite église, une douzaine de maisons fermées et 5 habitans. Lucien a soif, pas d’eau, pas une porte ouverte. Nous grimpons jusqu’au pied du dernier escarpement du Baou. Là nous apercevons une belle chèvre blonde, à longues soies et un habitant monté sur un olivier, nous lui demandons du lait de sa chèvre. Miracle ! Il entend le français, et il veut bien traire la bête mais il ne veut pas aller chercher une tasse ou un verre. I1 refuse l’argent et nous force à redescendre dans le village où il y a une maisonnette propre, très surchargée de meubles et d’ustensiles et où sa femme trait la chèvre et nous donne des chaises au soleil. Nous espérons qu’ils se laisseront payer, mais il n’y a pas moyen. Je ne demande pas mieux que de remercier, ils ont l’air d’excellentes gens, pas brutaux comme la plupart de ceux qu’on rencontre. Ils sont très étonnés de nous voir dans ce pays perdu où jamais calèche n’a grimpé. Matheron est tout fier d’en être venu à bout. Nous regardons le site qui est âpre et vaste, nous avons sur la gauche tout le Coudon qui est une montagne de deux sous, et qui ne fait son grand effet de loin que parce qu’elle est placée sur une base très élevée, et qu’on ne voit que sa pointe escarpée, très accessible sur l’autre face. Nous redescendons au fort, jolie ruine qui est très bien éclairée, et d’où nous voyons et entendons les nombreux saluts des canons de la rade à un navire qui entre. Les échos font de cela des roulements de tonnerre lointain. Après une nouvelle pause, Matheron vient nous rejoindre. Nous descendons encore à pied jusqu’à l’endroit où le chemin est facile. Nous voyons par-dessus un mur d’énormes fleurs étranges dans un jardin. Le domestique à Matheron enjambe le mur et va en voler sans façon un épi. Il fait assez frais dans la rade de La Seyne, mais on retrouve la chaleur sur le chemin de Tamaris. Nous arrivons et nous ouvrons les lettres. M. et Mme Villot rappellent Lucien tout de suite. Il part tout de suite sans dîner, le cœur gros et l’estomac creux. Nous regrettons ce cher garçon excellent. Nous lui jetons du pain et du jambon dans le berlingot à Matheron qui le conduit à Toulon pour le départ de l’express. Après le dîner je fais avec Maurice la diabolique analyse de la plante volée. C’est une zygophyllée du Cap, la Mélianthe pyramidale, dite pimprenelle d’Afrique. Elle est si bizarrement bâtie que nous recommençons trois fois l’analyse. Manceau monte de bonne heure. Je fais des patiences, Maurice de l’entomologie. J’écris à Madame Villot et je vais peut-être travailler un peu. Le paysage d’aujourd’hui est plus vaste que celui du Revest, mais d’une sécheresse effrayante. Demain nous chercherons les bord du Gapeau, mais je doute beaucoup qu’il y ait de la vraie fraîcheur et de la vraie végétation en Provence. Je crois que les gens du pays ne savent même pas ce que c’est. »

1872 – 19 avril : AJELLO’S SAGA – Naissance de Marie Nathalie Ajello, fille de Nicolas Ajello, pêcheur, 27 ans, domicilié à Saint-Mandrier, et de Anne Joséphine Cancelin, sans profession, 25 ans. Les témoins sont : Revest Marius, 36 ans, négociant à Sain-Mandrier, et Camoin François, 56 ans, propriétaire. Adjoint spécial : Victor Ginouvès. (Registre des naissances de 1872, acte n°11. Marie-Nathalie Ajello se mariera à Saint-Mandrier le 11 février 1899 avec Antonio Peruffo).

1881 – 19 avril : MORT DE BENJAMIN DISRAELI – Benjamin Disraéli, homme politique et auteur britannique meurt le 19 avril 1881. Nous lui devons la phrase célèbe : « Monsieur le Président, je retire ce que je viens de dire, à savoir qu’une moitié du gouvernement est composée de crétins : une moitié du gouvernement n’est donc pas composé de crétins. »

1882 – 19 avril : DECES DE CHARLES DARWIN – Né le12 février 1809 à Shrewsbury (Shropshire, Angleterre), il mourut le 19 avril 1882 à Downe (Kent, Angleterre). Il avait publié le fruit de ses travaux en 1859 dans un ouvrage au titre ambitieux qui résume à lui seul le contenu : De l’Origine des espèces par la sélection naturelle ou la préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. Le premier tirage (1250 exemplaires) fut épuisé dans la journée.

1886 – 19 avril : un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne – Sous la direction de l’amiral Aube, le 19 avril 1886, un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne. C’est la coque d’un torpilleur agrandi (40 m sur 3,80 m ; déplacement 76 tonnes). L’armement consiste en un canon de 138,6 mm sur un affût modifié par Gustave Canet qui permettait seulement le pointage vertical. Le pointage en direction étant réalisé par le mouvement du bâtiment. Les essais de vitesse sont réalisés en février et mars 1887 avec succès. En revanche, les essais de l’artillerie sont désastreux. A moins de 1 000 m, on ne réussit jamais à placer un obus sur une cible de 150 m de long et 20 m de large. Le bâtiment sous l’effet de la mer était toujours en mouvement, rendant le pointage impossible. Baptisé Gabriel Charmes en 1886 à la suite du décès de celui-ci. Rebaptisé Ringard en novembre 1900, le bateau canon terminera sa carrière à Toulon comme école de chauffe (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).

1890 – 19 avril :

1. ET NAQUIT L’AVION – Première utilisation du mot « Avion » dans un document officiel de Clément Ader.

2. RETOUR DU CUIRASSÉ « PELAYO » AUX FCM LA SEYNE- En avril 1890, le cuirassé espagnol Pelayo est de retour à La Seyne pour terminer l’embarquement de l’artillerie secondaire. Le 19 avril, il est visité dans les chantiers par le Président Sadi Carnot qui dans un discours rend hommage à la technicité des F.C.M.. Navire amiral de la flotte espagnole le Pelayo participe à toutes les cérémonies (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).

1891 – 19 avril : poste d’observation à la presqu’île de Cépet – Vote du conseil municipal de La Seyne, d’une concession gratuite de terrain à la Direction du Génie pour établir un poste d’observation à la presqu’île de Cépet. Ce terrain a une superficie de 103 m².

1898 – 19 avril : QUEL EST LE PLUS RAPIDE DE NOS CUIRASSÉS ? – Tandis que l’escadre séjourne à Villefranche-sur-mer, le président Félix Faure est reçu à bord du Brennus. Aux côtés du commandant en chef, le Président et sa suite assistent à un appareillage général et à une série classique d’exercices : évolutions, tirs d’artillerie légère, signaux, etc. Par ailleurs, en vue de tester le matériel mais aussi pour distraire les équipages, l’amiral ordonne une course de vitesse. Le 19 avril, placés en ligne de front et ayant chauffé pour obtenir les quatre-vingt-cinq centièmes de leur puissance, les cuirassés s’élancent au signal de l’amiral. Après deux heures à cette allure, ils stoppent. Les écarts sont soigneusement mesurés. Le Brennus précède aisément de deux à trois milles ses aînés, Magenta, Formidable, Marceau et Neptune. En revanche, il concède 1,2 milles au Charles Martel et 0,75 milles au Carnot victime d’un échauffement en fin d’essai (Gérard Garier, Le cuirassé Masséna).

1906 – 19 avril : Décès de Pierre Curie, physicien et prix Nobel de Physique 1903, principalement connu pour ses travaux en radioactivité, en magnétisme et en piézoélectricité. Avec son épouse, Marie Curie, ils ont été les pionniers de l’étude des radiations.

1932 – 19 avril : Les village de Provence disparus : Orves  – Le 19 avril 1932, Le Petit Var publie un article de l’abbé Victor Saglietto intitulé « Les village de Provence disparus : Orves ».

1933 – 19 avril  : Abandon de l’étalon d’or.

1934 – 19 avril : Transports DETAINT ET ORLANDI – Sur la liste diffusée par la Préfecture du Var « en vertu du décret-loi du 19 avril 1934, sont mentionnés les noms de Monsieur Gaston Dêtaint en tant qu’exploitant d’une ligne d’Ollioules-Toulon-La Valette et Messieurs Orlandi Pierre et Fontaine Fortune pour la ligne Ollioules Toulon (Bonnafoux G. – 1880-1980, un siècle de transports en commun dans la région toulonnaise. Atelier du Beausset, 1985).

1938 – 19 avril au 11 mai – B.A.N. DE SAINT-MANDRIER– Le 19 avril, une section de trois Loire de HS1 aux ordres du Commandant embarque sur le Commandant Teste qui appareille pour Oran. Le 11 mai, ils seront de retour à Saint-Mandrier (Moulin Jean, Morareau Lucien, Picard Claude, 2001).

1940 – 19 avril :

(La mode en 1939-1940 tenue d’abri, de Robert Piguet)

Débarquement des troupes françaises en Norvège, après de nombreuses tergiversations qui avaient permis à l’Allemagne d’envahir le pays alors que celui-ci était neutre dans le conflit opposant la France et l’Angleterre à l’Allemagne.

-Pas de Tour de France cycliste cette année – « Le journal l’Auto annonce offi­ciellement que le Tour de France cycliste, en raison des circonstances actuelles, est reporté à l’année prochaine. » (La Montagne, vendredi 19 avril).

1941 -19 avril : Capitulation de la Yougoslavie devant les Allemands. Ceux-ci sont intervenu afin de tirer d’affaire leurs alliés italiens qui venaient de s’empêtrer dans une offensive mal préparée et mal conduite contre la Grèce. L’Allemagne, prise de court,  ne put rien faire d’autre que d’aider à contrecœur son allié en difficultés et de décaler de plusieurs semaines l’offensive qu’Hitler prévoyait contre l’URSS.

(La mode en 1941 : uniforme des Chantiers de Jeunesse)

1943 – 19 avril : premier jour de l’insurrection du ghetto de Varsovie – . Le 19 avril 1943 marque le premier jour de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Les combattants de l’organisation juive de combat s’opposent les armes à la main à la déportation vers le camp d’extermination de Treblinka. Les 60 000 juifs qui subsistent dans le ghetto de Varsovie se soulèvent contre les SS du général Jürgen Stroop, qui a reçu de Hitler l’ordre de les exterminer. Leur combat sans espoir durera jusqu’au 16 mai 1943. Tous seront dirigés vers les camps d’extermination sauf 7 000 d’entre eux, morts les armes à la main ou qui se seront suicidés comme leur chef, le jeune Mordechai Alinewicz. Ce ne sera que le 23 août que la BBC, dans son émission « Les Français parlent aux Français » donne des informations sur l’insurrection et le suicide d’Adam Czerniakow, président du Judenrat, le Conseil juif de Varsovie. Le ghetto est rasé sitôt l’insurrection écrasée. Cette absolue tragédie va devenir pour les Juifs et les adversaires du nazisme le symbole de l’esprit de résistance et du renouveau. Ainsi le chancelier allemand Willy Brandt va-t-il s’agenouiller devant le Mémorial du résistant juif du ghetto le 7 décembre 1970 dans un émouvant geste de contrition.

1944 – 19 avril :

(1943 : la mode est au pullover de Patrice dans L’Éternel Retour)

1. -1944 – 19 avril : ARRESTATION DE PHILIPPE LAFFORGUE APRES DENONCIATION – Célibataire, domicilié légalement 41 boulevard Gambetta à Nice (Alpes-Maritimes), Philippe Lafforgue fut arrêté une première fois par la Sipo-SD le 22 avril 1944 à Marseille, café de l’Avenue, avec son adjoint, l’adjudant Fernand Cordogli, son chef radio, Maurice Bertrand, et un inspecteur de la Sûreté nationale, membre du réseau Ajax, qui fut retourné. L’arrestation fut effectuée par Dunker Delage et son équipe. Transféré à Compiègne (Oise), Pierre Lafforgue parvint à s’évader du train le conduisant en Allemagne, le 4 juin, au cours d’une évasion collective vers Vitry-le-François (Marne). Pierre Lafforgue, qui avait le numéro 20, rejoignit l’adjudant Morel au presbytère de Pringis, puis revint à Marseille (Bouches-du-Rhône). Il fut arrêté à nouveau le 19 juin à Aix-en-Provence, dans la rue, avec de faux papiers au nom de Lafargue. La Résistance de Marseille et des Alpes-de-Haute-Provence subit de lourdes pertes en juin-juillet 1944. Elles sont provoquées par la trahison d’un officier Eric Seignon de Possel « Noël », parachuté pour diriger l’une des missions envoyées en Provence depuis le printemps 1944 (il avait été chargé d’établir une liaison par vedettes avec la Corse dans la région de La Ciotat). L’ensemble de cette trahison est consigné dans deux rapports, « Antoine » et « Catilina ». Plusieurs organisations sont donc décapitées par la répression à la mi-juillet. Après avoir été emprisonnés, et souvent torturés, au 425 de la rue Paradis à Marseille, siège de la Gestapo, 29 de ces résistants, parmi lesquels de nombreux responsables régionaux dont Philippe Lafforgue, sont fusillés sur le territoire de Signes le 18 juillet. Le charnier est découvert en septembre 1944 par recoupements de renseignements et notamment celui d’un jeune garçon qui a vu toute la scène et des révélations de l’unique rescapé Ernest Quirot, dit « Max Landry » Des prisonniers allemands exhumeront des corps méconnaissables, leur identification sera ardue tant ils sont défigurés. Quatre resteront inconnus pour l’Eternité. Des obsèques nationales présidées par Raymond Aubrac, ont lieu au cimetière Saint-Pierre de Marseille le 21 septembre 1944.

Au creux du vallon de Signes, sur ce terrain, donné à la France par les propriétaires, Mesdames Nogues et Monti, chaque 18 juillet se déroule une cérémonie leur rendant hommage. Un monument funéraire a été inauguré le 18 juillet 1946 dans ce lieu, connu désormais comme le « Vallon des fusillés » et devenu nécropole nationale en 1996.

Sur la liste des morts du charnier, nous trouvons LAFFORGUE « Philippe », 26 ans (indication charnier : /, MLN, né le (rien) 18), arrêté le 19 avril (var 39-45 / lieux / ouest/signes).

Philippe Lafforgue fut élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume par le décret du 27 octobre 1945 et reconnu « Mort pour la France » en mars 1946.

Source : Jean-Marie Guillon.

2. Trois immeubles sont démolis à Sanary par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary, le 19 avril 1944 (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944).

1948 – 19 avril : NOTRE MARINE EN INDOCHINE – L’aviso « La Boudeuse » cité par Ordre n° 42 E.M.3/Rec du 19 avril 1948 par le vice-amiral Battet commandant les Forces Maritimes d’Extrême-Orient, avec le motif suivant :

« Arrivée en Indochine en décembre 1946, a participé pendant 16 mois de façon ininterrompue aux opérations maritimes les plus diverses avec un égal succès et un enthousiasme jamais démenti, parcourant 22 000 milles dans les eaux indochinoises.

Sous le commandement du capitaine de corvette Merveilleux du Vignaux (P.J.M.), a pris part aux combats de Haïphong et aux opérations du Tonkin puis, affectée pendant 6 mois aux opérations fluviales sur le Mékong a exécuté de nombreuses opérations protégeant les convois et dégageant de nombreux postes assiégés par l’adversaire.

Sous le commandement du capitaine de corvette Arnoulx de Pirey (G.M.J) a participé à la surveillance maritime du Mékong et des secteurs du Centre Annam et du golfe du Siam contribuant ainsi à assurer d’une manière efficace et toujours avec le même entrain le blocus de la contrebande rebelle et le harcèlement des forces adverses »

Cette citation ne comporte pas l’attribution de la Croix de Guerre pour le capitaine de corvette Merveilleux du Vignaux déjà cité pour les mêmes faits (ref. 132 RM3/REC F.M.F.O. du 24 décembre 1947) et comporte l’attribution de la Croix de Guerre des T.O.E. avec Etoile de vermeil au capitaine de corvette Arnoulx de Pirey (Gérard Garier, Les avisons de 630 t.)

1951 – 19 avril : Saint-Mandrier devient Saint-Mandrier-sur-Mer.

1953 – 19 avril : Les Francs-jouteurs de Saint-Mandrier ont tenu leur assemblée annuelle au bar Belle Vue, dimanche matin 19 avril. Le nouveau bureau se compose de la façon suivante : Président : Louis Mattia ; Vice-présidents : Antonin Dimajo et Nicolas Aponte ; Secrétaires : Joseph Coppola et François Onorati ; Trésoriers :  Laurent Mollet et Gaby Millot ; Barreurs : Aiguier et Dimajo ; Porte-drapeau : Dimajo et Guerry ; Présidents d’honneur : Louis Clément et Théodore Aguilar. Le siège est maintenu au bar Belle Vue (Ken Nicolas, vol. 1, p. 131).

1956 – 19 avril – Grace Kelly dit « oui » au prince Rainier – Le 19 avril 1956, 30 millions de téléspectateurs assistent au mariage du Prince Rainier III de Monaco (32 ans) et de l’actrice américaine Grace Kelly (26 ans).

1967 – 19 avril : DÉCÈS DE KONRAD ADENAUER – Né le 5 janvier 1876 à Cologne (Allemagne) et mort le 19 avril 1967 à Rhöndorf (Allemagne), il fut l’inventeur de l’Allemagne fédérale.

1975 – 19 avril : Décès de l’académicien Robert Aron, écrivain et auteur d’essais politiques tels que

– La lutte de classes, nouvelles leçons sur les sociétés industrielles, NRF Idées, Gallimard, 1964, 380 p., Mémoires, Paris, Julliard, 1983, 782 p.,

– Paix et guerre entre les nations, avec une présentation inédite de l’auteur, Paris, Calmann-Lévy, 1984, 794 p.,

– Machiavel et les tyrannies modernes, Paris, Ed. De Fallois, 1993, 420 p.

1994 – 19 avril : Condamnation à perpétuité de Paul Touvier pour crimes contre l’Humanité pour l’exécution de sept Juifs au cimetière de Rilleux en représailles de l’exécution de Philippe Henriot par la Résistance, un de ses nombreux crimes commis en tant que chef de la milice lyonnaise durant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, mais le seul retenu contre lui.

1999 – 19 avril : Décès d’Armand Jammot, producteur de télévision.

2021 – 19 avril : « UNE » DE VAR-MATIN –

La bataille du rail – Les offres pour exploiter les TER ont été déposées – Coût du billet ; fréquence, fiabilité … La SNCF a-t-elle des chances de l’emporter ?On fait le point.

VAR : Sanary, l’accueil facilité des bateaux de croisière. VAR : Toulon, la mise en lumière du port repensée. La Seyne : Les conseils du champion de la mémoire.

Pandémie : Voyages – des restrictions levées début mai ?

(à suivre).

2024 – 19 avril : Funérailles de Mme Beneventi – A 10 heures, cérémonie à l’église Saint-Laurent d’Ollioules suivie de la mise au tombeau au cimetière.

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SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 250e livraison : (suite)

(Lyna-Photo-aerienne-de-Sanary-extrait – Coll. H. Ribot)

De 1480 à 1525  Aspects économiques – L’élevage reste médiocre : on trouve un peu partout des ânes et des mulets. Chaque famille élève aussi des porcs dans des porcheries – ou cochonniers -, généralement situées à l’écart, et au sud-est de l’habitat. Mais c’est surtout le mouton, produisant lait, laine, viande et engrais, qui représente la plus grande ressource ; les jas ou bergeries sont implantés dans les collines, en limite des réserves ; elles sont associées à Saint-Nazaire à l’utilisation de quatre carraires qu’il est interdit de clore ou détruire, réputées comme ayant existé de tout temps, et dont l’entretien incombe à la communauté. Ces carraires, qui ne doivent pas être confondues avec les chemins de communication, nous sont connues grâce à l’enquête réalisée en 1819 par le maire Jean Granet, à la demande du Préfet du Var (L’Etat relance l’usage des carraïres qui étaient tombées en désuétude, du fait de la nécessité qu’il y avait durant la révolution et l’empire de privilégier la forêt pour l’usage militaire. Les originaux de l’Etat des carraires de Sanary se trouvent aux archives municipales de Sanary). Voici quels étaient leurs parcours, le point de départ étant pratiquement le même pour toutes : la colline du Gros Cerveau (appelée la Colle).

  • La première carraire, ou carraire du Lançon, part de la Colle, passe le chemin des Trois Fontaites, traverse celui du Lançon et atteint le puits d’Anjouvin où les bêtes peuvent être abreuvées. De là, elle gagne la bergerie de la Cadernière, puis le chemin de la Piole où elle rejoint le puits commun des Trois Fontaites. Au chemin de la Tourrelle, elle forme trois branches pour aboutir au chemin du Gour.
  • La carraire dite du Gour, troisième branche de la carraire du Lançon, longe le chemin traversier de la Tourrelle, et atteint le chemin des Prads allant de Saint-Nazaire à Toulon.
  • La deuxième carraire, ou carraire de la Tourelle, part de la Colle, passe au puits de Brunet, atteint le chemin de Pierredon et arrive au puits commun de la Tourrelle qui sert à abreuver les troupeaux en limite d’Ollioules et de Saint-Nazaire dénommée les Trois chemins de la Tourelle. Elle rejoint le chemin vicinal qui conduit de Bandol à Toulon (ancien chemin de la Ciotat), contourne le chemin qui conduit à Saint-Nazaire, suit celui de Luidé et aboutit au chemin de la Gourguette. De là, l’une de ses branches va jusqu’à la mer où se trouve une terre gaste, l’autre branche permet de gagner le puits commun de Portissol, et, de là, la chapelle de Notre-Dame de Pitié puis le village.
  • La troisième carraire débute au puits commun de la Piole et, suivant le chemin du même nom, va traverser à partir de là toute une série de terres incultes ou boisées. D’abord, elle aboutit au chemin de Sainte Trinide, puis au chemin vicinal qui conduit de Bandol à Toulon appelé la Plaine du Roi (actuel Ancien chemin de Toulon). Elle gagne ensuite la terre vague de la Morvenède où elle se divise en deux branches : l’une se dirige vers l’ouest, par le puits commun de Sarragnès et le chemin de bord de mer, de Bandol à Saint-Nazaire ; l’autre se dirige vers l’est, suit le chemin de Bandol à Saint-Nazaire et la citerne commune jusqu’au chemin du port de Gasagne (La Gorguette). De là, elle rejoint Beaucours dont elle traverse le plateau inculte.
  • La quatrième carraire par de la Colle, au quartier de Pierrefeu (au sud de la Pointe du Cerveau), traverse le chemin de Pierrefeu et forme deux branches : la première aboutit au Pont d’Aran, rivière de Bandol : la seconde suit le chemin de Pierrefeu et aboutit à la rivière de Bandol pour abreuver les troupeaux.

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 450e livraison :

(1905-1er-novembre-Buffalo-Bill-à-Marseille. Coll. H. Ribo).

(suite) –1854 – juin :  Armand Béhic, rapportant devant les action­naires des Messageries Impériales sur les conditions du traité avec l’Administration pour le service postal vers l’Algérie, indique que la « Société Taffe, dite Compagnie Impériale » — sont à peu près celles « dont jouissait l’ancienne Société Bazin » et il estime « qu’elles étaient suffisamment rémunératrices» (Arch. départ, des Bouches-du-Rhône, XIII B 1603. Mais on sait qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre les affirmations présentées devant une assemblée générale d’actionnaires, surtout quand, comme ici, elles interviennent pour justifier la signature d’une convention).

1855 : Le cimetières Saint-Charles ne pouvant s’étendre à cause des voies ferrés, il se retrouve vite trop petit, et sera fermé en 1876, et disparut en 1896.

-1855 : Marseille – En 1855. un arrêté du Maire de Marseille portant sur la fusion des poseurs spéciaux de bois indiquait que pour treize peseurs jurés, chaque année au mois d’avril, un ou deux élèves peseurs. selon les besoins du service, pou­vaient être nommés.

Pour être nommé élève peseur il fallait avoir seize ans au moins et 18 ans au plus, être exempt d’infirmité ou de défauts naturels, et avoir satisfait à un examen sur la connaissance indiquée dans le programme.

Cet examen était passé devant l’agent spécial de la régie cl un pro­fesseur de mathématiques désignés par le Maire, en présence de deux peseurs anciens nommés à cet effet ; ce jury était présidé par un des membres du conseil municipal choisi par le Maire.

L’élève peseur devait passer un second examen sur les connais­sances indiquées dans le programme et sur le calcul appliqué à l’usage de la romaine cl de la bascule. suite à son instruction pratique par l’un des peseurs désignés par le commissaire.

Les peseurs. spéciaux ne pouvaient exercer et être portés sur le tableau des peseurs exerçants qu’à l’âge de vingt et un ans révolus : ils devaient également avoir prêté serment devant le Tribunal de Commerce.

Les peseurs qui étaient nommés, dans le cas d’une augmentation du personnel existant (13 peseurs). n’avaient qu’une demi-part pendant tout le temps qu’ils restaient dans cette catégorie.

Cette demi-part était nette de tout frais. A l’expiration de ce surmumérarat. c’est-à-dire lorsqu’une vacance appelait les peseurs à demi-part dans le sein des 13, ils jouissaient des avantages de ceux-ci et contribuaient à leurs charges, notamment à celles que supportaient les anciens peseurs.

Les peseurs titulaires et supplémentaires avaient seul le droit de vote. Le scrutin était annuel et chaque collège électoral correspondant à une quinzaine, leur permettait de désigner dans chaque quinzaine l’un d’entre eux comme membre de la commission administrative ou syndic.

Ils élisaient aussi la première fois pour un an. et pour trois ans si réélection, un président pris obligatoirement parmi les peseurs titulaires, et pour un an. un secrétaire général.

Le président était plus spécialement chargé de la représentation du bureau à l’extérieur, des relations journalières avec l’administration muni­cipale. la chambre de commerce. les services de la douane, les négociants, les syndicats.

Il présidait la commission administrative au sein de laquelle il avait voix délibérative.

Le secrétaire général était chargé de l’aide au président.

Il s’occupait de la direction intérieure du bureau, du service de contrôle des litiges et de l’encaissement et assistait aux réunions de la C.A. sans en faire partie.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 158e livraison :

(La-Seyne-Place-Martel-Esprit – coll. H. Ribot).

un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne – Sous la direction de l’amiral Aube, le 19 avril 1886, un bateau canon est commandé aux F.C.M. La Seyne. C’est la coque d’un torpilleur agrandi (40 m sur 3,80 m ; déplacement 76 tonnes). L’armement consiste en un canon de 138,6 mm sur un affût modifié par Gustave Canet qui permettait seulement le pointage vertical. Le pointage en direction étant réalisé par le mouvement du bâtiment. Les essais de vitesse sont réalisés en février et mars 1887 avec succès. En revanche, les essais de l’artillerie sont désastreux. A moins de 1 000 m, on ne réussit jamais à placer un obus sur une cible de 150 m de long et 20 m de large. Le bâtiment sous l’effet de la mer était toujours en mouvement, rendant le pointage impossible. Baptisé Gabriel Charmes en 1886 à la suite du décès de celui-ci. Rebaptisé Ringard en novembre 1900, le bateau canon terminera sa carrière à Toulon comme école de chauffe (Serge Razzanti, Cahier du patrimoine ouest varois n°14, La Seyne-Saint Mandrier).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

LES AMUSE BUSH – surprise des téléspectateurs qui lors d’un gala présidentiel retransmis sur ABC le 6 mars 2002 ont vu le président Bush faire de grands saluts de la main à Stevie Wonder lorsque le légendaire chanteur aveugle est arrivé sur scène ((Le Président vous parle, 2003).

(Aubrey-Beardsley-pierrot.)

Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent vendredi et vous donne rendez-vous à demain pour de nouvelles éphémérides.

Un grand bonjour à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber !


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