ÉPHÉMÉRIDES DU DIMANCHE 21 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4127).
Aujourd’hui, les illustration porteront sur notre séjour 2020 en Egypte.
FÊTES :
Le 21 avril, nous fêtons les ANSELME, du nom d’Anselme de Cantorbéry, l’un des plus grands écrivains mystiques de l’Occident médiéval. Connu comme le « Docteur magnifique », Anselmo d’Aosta fut un moine bénédictin né à Aoste, en Piémont, en 1033 ou 1034 et mort à Cantorbéry le 21 avril 1109. Il fut influencé par saint Augustin, Aristote, Platon et Boèce. Né en Italie, il avait ensuite été abbé bénédictin de Sainte-Marie du Bec, en Normandie (en 1078), puis archevêque de Canterbury, en Angleterre (en 1093). Un de ses préceptes : « « Je ne cherche pas à comprendre afin de croire, mais je crois afin de comprendre.” Son opposition à Guillaume le Roux qui empiétait sur les biens de l’Église anglaise lui valut l’exil. En 1098, il participa au concile de Bari et, à la demande du pape, s’employa à dissiper les doutes théologiques soulevés par les évêques italo-grecs. A la mort de Guillaume le Roux, et sur l’invitation du nouveau roi, Henri Premier, il regagna son siège de Cantorbéry. Mais la querelle des investitures allait de nouveau l’opposer au souverain anglais. Un second exil se solda par un retour triomphal en 1106. Son secrétaire, Eadmer, un jeune moine de Christ Church, a laissé à la postérité la biographie du saint. Celui-ci a été proclamé docteur de l’Eglise en 1720.
En tout état de cause, c’est le jour du CHÊNE au calendrier républicain. Et ça, c’est du solide !

DICTON :
« Tel temps à la saint Anselme, tel temps pendant toute la semaine », il nous faut croiser les doigts !

LOCUTION PROVENçALE
« lou pàti », l’endroit où on rassemble les ordures ménagères (Mistral) ; le terme s’emploie surtout pour désigner les lieux d’aisance. Un « pinto-pati » (peintre de cabinet) désigne quelqu’un qui est toujours sale (Auguste Brun, 1931).

PENSÉE.

« Pourquoi voyager quand on n’y est pas forcé ? C’est qu’il ne s’agit pas tant de voyager que de partir. Quel est celui de nous qui n’a pas quelque douleur à distraire ou quelque joug à secouer ? » » (faut-il s’appliquer à soi-même cette question posée par George Sand dans « Un hiver à Majorque », publié par La Pléiade, t. II, 1971).
ÉPHÉMÉRIDES:

–904 – 21 avril : DONATION A SAINT-VICTOR AU QUARTIER DE NOTRE-DAME DE LA GARDE –
1. Fiscum quod nominatur Pinus (cartulaire de Saint-Victor, n° 10). La Pinède, lieu-dit, commune de Marseille, quartier de Notre-Dame-de-La-Garde. Sera plus tard restitué au monastère de Saint-Victor sous le nom de Ligus Pinis, en mars 965 (id., n° 27, mais en fait 29, cf. Mortreuil, 1872) par Boson, comte de Provence, sur la prière de l’évêque Honorât II, en même temps que les localités de Romagnac et Fabias, sises sur l’Huveaune et dans le pays de Marseille. Parmi les témoins : Pons, vicomte (Fils d’Arlulfe Ier, alors défunt) ; Arlulfe (Probablement l’un des petits-fils d’Arlulfe Ier), etc. (B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 10 v°. a. Gallia christiana, t. I, Instr., p. 108, n° VII. — b, Guérard, n° 29. — c. Albanès et Chevalier, Gallia … Marseille, n° 66. Ind. : G. de Manteyer, La Provence du Ier au X,ae siècle, p, 200, 224.
2. Guardia, 21 avril 904 (cartulaire de Saint-Victor, n° 10). Notre-Dame-de-la-Gàrde, montagne et chapelle qui domine au sud la ville de Marseille. Le nom de guardia désigne une vigie. Aucune mention de chapelle avant celle construite en 1214 (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor », 1966).
–1184 – 21 avril : VENTE A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX D’UNE TERRE SITUEE A CANCERILLES – Signes, ante canonicam – Hugues Gautier vend aux moines de Montrieux une terre située à Cancérilles, qu’il a acquise par voie d’échange, pour la somme de 100 sous. Témoins : Giraldus, presbiter de Sinna ; Raimundus de Turris, Andreas, conversi Montis Rivi ; Guido de Almis, Willelmus Fulconis de Sinna, Willelmus de Sellone, Stephanus, conversus Montis Rivi ; Aicardus de Sinna, Bertrandus Aimericci, Willelmus de Torreves, Willelmus Fulconis, Petrus Boniparis, Datilo, Bertrandus Faber, Pontius Rainerii, Petrus frater ejus ; Willelmus Maurelli, Willelmus Belserii, Willelmus Leodgarii. (Acte n° 253, cartulaire de Montrieux, daté du 21 avril 1184. [Boyer, 1980, p. 631 ; acte non transcrit dans le cartulaire de Montrieux)
–1226 – 21 avril : Acte 287 du cartulaire de Montrieux, différend entre Montrieux et la communauté de Méounes ; l’arbitre reconnaît à celle-ci le droit de couper des arbres au pied, à l’exception des arbres fruitiers, daté du 21 avril 1226 – Guirard, legisperitus, arbitre un différend entre le monastère de Montrieux, représenté par le convers Pons Constant, d’une part, et la communauté de Méounes, représentée par les syndics Raymond de Faïsses et Etienne Alba, d’autre part. Ces derniers reprochent aux bergers du monastère de couper indistinctement toute sorte d’arbres au pied, à l’usage de leurs troupeaux. L’arbitre reconnaît à ces bergers le droit de couper des arbres au pied, à l’exception des arbres fruitiers. Témoins :] Gauf[ridus] [parchemin mutilé ; notaire :] Guillelmus, notarius domini Raimundi Berengarii, comitis Provincie, et dominorum Arearum.
–1228 – 21 avril : Aix. Donation par le comte Raimond Bérenger V à Reforciat [seigneur de Trets,] de ses droits à Rocbaron, à l’exception de la suzeraineté et des chevauchées. (acte 456 des vicomtes de Marseille, par Henry de Gérin-Ricard, 1926. Réf. : A. Collections de M. de Gérin-Ricard, à Marseille). In nomine Domini, anno ab Incarnatione ejusdem millesimo CCXXVIII, x kalendas maii, notum sit . . ipmd nos Raimundus Berengarius, Dei gratia comes et marchio Provincie et Forcalcherii, non decepti . . . donamus el concedimus tibi, Reforciato, et luis heredibuss, quicquid juris habemus vel pussidemus vel quasi . . . nos, vel alius sou alii pro nobis, in Castro de Rochabaron,..
–1236 – 21 avril : DIFFEREND ENTRE LE MONASTERE DE MONTRIEUX ET LA COMMUNAUTE DE MEOUNES – Acte 287 du cartulaire de Montrieux, daté du 21 avril 1226 : (Boyer R., p. 639) Guirard, legisperitus, arbitre un différend entre le monastère de Montrieux, représenté par le convers Pons Constant, d’une part, et la communauté de Méounes, représentée par les syndics Raymond de Faïsses et Etienne Alba, d’autre part. Ces derniers reprochent aux bergers du monastère de ciuper indistinctement toute sorte d’arbres au pied, à l’usage de leurs troupeaux. L’arbitre reconnaît à ces bergers le droit de couper des arbres au pied, à l’exception des arbres fruitiers. Témoins :] Gauf[ridus] [parchemin mutilé ; notaire :] Guillelmus, notarius domini Raimundi Berengarii, comitis Provincie, et dominorum Arearum

–1302 – 21 avril : MARSEILLE –
1. Planum de la Massa, 21 avril 1302 (charte aux archives de la Major). Plan des Masses – lieu-dit, commune de Marseille, quartier du Camas. Première mention : Plan de Masseilla, 23 septembre 1371 (acte notarié).
2. Molendinum Episcopi, 21 avril 1302 (acte aux archives de la Major). Moulin de l’Evêque, moulin à eau, mu par une dérivation du ruisseau de Plombières, commune de Marseille, quartier d’Arenc.
–1342 – 21 avril : MARSEILLE – *Val-Mège – lieu-dit, commune de Marseille (charte aux archives municipales).
–1351 – 21 avril : MARSEILLE – Bueras, 21 avril 1351 (acte notarié), premier nom de La Millière – hameau en 1872 de la commune de Marseille, au quartier de Saint-Menet.
–1353 – 21 avril : MARSEILLE – Machinellas (charte aux archives municipales). Marignelle – Quartier rural, commune de Marseille, entre Arenc et le Cannet. Première mention le 19 juillet 1248 : Pons de Manavellas (charte aux archives municipales). La terre de Marignelle appartenait à Jeanne de Riquetti, dame de Chateauneuf-des-Negreaux. Elle fut acquise par M. Bonsignour, notaire.
–1359 – 21 avril : Défense d’user de représailles – «Rostang Fresquet, damoiseau et Jean Pavés, notaire vont à Naples exposer à la reine Jeanne, en qualité de députés de la communauté do Toulon, que les Marseillais et les habitants des autres lieux de la Provence ont commis des actes d’hostilité envers les Toulonnais, et demandent l’autorisation « d’user de marque (droit de représailles) « et de représailles contre ceux qui leur feront des insultes « manifestes et des dommages importants. » « Dans cette plainte, dit la reine Jeanne écrivant à son sénéchal, » « ce que nous voyons de plus essentiel, c’est « qu’il faut veiller avec soin, afin d’éviter les motifs de « confit entre nos sujets. » et la reine au lieu d’accorder les lettres de marque; qu’on lui demandait, ordonne de punir sévèrement ceux qui commettront des actes d’hostilité.» (archives de toulon).
–1574 – 21 avril – MARSEILLE – Moulin de Vivaud Boniface (acte aux archives de la Major). Moulin de Villages, moulin à eau, commune de Marseille, quartier de Saint-Marcel, sur l’Huveaune. Première mention vers 1030 : Donation à Saint-Victor, par [les vicomtes] Guillaume II et Fouque, leurs femmes et les enfants de Guillaume : Aicard, Pons, Etienne et Bertrand, du tiers du moulin construit par les moines sur l’Huveaune, au lieu-dit Vadum de Margarita. (Acte 70 des vicomtes de Marseille, H. de Gérin-Ricard, 1926, p. 4. Réf. B. Saint-Victor, Grand Cartulaire, fol. 7 v°. a. Guérard, n° 21. Ïnd. : Albanès et Chevalier, Gallia . . . Marseille, n° 93

–1636 – 21 avril : ANDRE, curé de Sanary.
–1642 – 21 et 26 avril : EN 1642, LA « CONFRAIRIE DE LA MISERICORDE » FUT CREEE A SANARY. Nous possédons le registre de cette confrérie qui fut établie ainsi qu’il suit : « Le 21e jour du mois d’avril second jour de Pâques, Monseigneur l’Illustrisime Père en Dieu, Messire Jacques Daniz, par la grâce de Dieu et du Saint-Siège Apostolique Evesque de Thollon estant venu faire visite dans son esglise paroissiale du présent lieu de Saint-Nazaire, a ordonné de faire la présente Confrairie de la Miséricorde pour secourir les pauvres malades et nécessiteux dans ce présent lieu de Saint-Nazaire et pour en constituer deux recteurs et ainsi rendront compte de leur administra¬tion l’un à l’autre et ainsi continueront à l’administrer, Dieu aydant, et pour autant changés le jour qu’on établira à l’assemblée que Monseigneur de Thollon a ordonné de faire. Le tout signé par moi, dénis Bernard, soussigné à la réquisition des recteurs ci-après établis. Signé : Bernard. » « Le 27e avril, jour du dimanche de Quasimodo, un bon nombre de particuliers de Saint-Nazaire se sont assemblés par l’entremise de Messire Jean André Prêtre et curé de ladite église. Ont été élus et nommés comme recteurs, patron Charles Bernard et patron Nicolas Viguier ».
–1721 – 21 avril : LA PESTE EN PROVENCE – On ne pourra faire cesser les rebellions et les insultes qu’en faisant tirer contre les rebelles, mais comme Saint-Nazaire n’est pas suffisamment fort pour se défendre contre eux, il faut réclamer au commandant de Toulon des officiers et des soldats pour conserver la santé dans le terroir, en avril 1721. réponse de Perrin à la lettre de Sanary : « J’ai reçu votre lettre du 14 Avril. Je ne peux vous envoyer les troupes que vous souhaitez mais j’écrivai à monsieur DOTRES pour le prier de se porter sur votre lieu pour la visite des postes et donner les ordres nécessaires. A l’égard des bâtiments qui viennent du LAN-GUEDOC vous n’avez qu’à m’en donner avis quand ils seront arrivés et j’enverrai un ordre à M. DECUGIS votre député pour les reconnaître leur donner les attestations de santé nécessaires. « PERRIN à SOLLIES le 21 avril.
–1745 – 21 avril : commune de Saint-Savournin – mention de Geines – quartier rural (registre aux archives de Saint-Victor).

–1793 – 21 avril : ROBESPIERRE N’AVAIT PAS DEPOSE DE PROJET DE CONSTITUTION, MAIS IL LUT AU CLUB DES JACOBINS L’ESQUISSE D’UNE NOUVELLE DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME QUI EUT UN GRAND RETENTISSEMENT – Le comité de constitution ne commença réellement ses travaux qu’après l’exécution du roi, le 21 janvier 1793. Il lut un grand nombre de projets, mais il adopta, à peu près sans modifications, celui qu’avait rédigé Condorcet.
C’était un texte fort long, puisqu’il comprenait 402 articles, précédés d’un préambule. Il prévoyait un pouvoir exécutif, composé de sept ministres et d’un secrétaire, élus au suffrage universel pour deux ans et choisis obligatoirement hors de l’Assemblée. Le pouvoir financier était confié à trois commissaires de la comptabilité élus également au suffrage universel. En face de ces pouvoirs forts, l’Assemblée élue au suffrage universel, elle aussi, allait nécessairement être beaucoup plus faible. C’est pourquoi Saint-Just reprocha aux Girondins de vouloir instituer » la royauté des ministres ». Les pouvoirs des administrations départementales étaient accrus, de sorte que le projet tendait au fédéralisme. De plus, pour diminuer l’influence des sans-culottes, ouvriers et artisans des villes, on prévoyait un nouveau découpage communal, qui avait pour but de noyer les sans-culottes urbains parmi les paysans. Une des particularités du projet de Condorcet était l’importance qu’il donnait aux Assemblées primaires : celles-ci devaient siéger en permanence et devenir les centres de la vie politique, dans les villes et dans les campagnes. Chaque assemblée primaire devait compter de 400 à 900 citoyens. C’est au sein des Assemblées primaires que les citoyens se prononçaient sur les nouvelles lois, car le projet de Condorcet prévoyait le référendum sous le nom de « droit de censure », et le droit d’initiative législative. C’étaient aussi les Assemblées primaires qui formaient le cadre de toutes les élections. Celles-ci avaient lieu en deux temps : dans la première phase, les électeurs désignaient les candidats, dans une deuxième avaient lieu des élections proprement dites.
Au total le projet de Condorcet était très démocratique, mais eût-il été viable ? Les citoyens ne se seraient-ils pas lassés très vite de discuter et de voter sans cesse ? Le conflit entre le Conseil des ministres et l’Assemblée, élus tous deux au suffrage universel, n’était-il pas inévitable et insoluble, si ce n’est par le coup de force ?
Parmi les 300 projets qui ne furent pas retenus, beaucoup contiennent des dispositions intéressantes. La plupart reconnaissent que la « démocratie directe » n’est pas praticable et essayent d’y suppléer par l’emploi du référendum, de l’initiative législative, du mandat impératif, de la permanence des Assemblées primaires, du vote obligatoire. La plupart sont hostiles à la formation de « partis » politiques permanents et au système parlementaire, tel qu’il fonctionnait en Angleterre.
L’Allemand Anacharsis Cloots voulait que la République française fût le noyau d’une république universelle et aménageait son projet de constitution dans ce sens.
Robespierre n’avait pas déposé de projet de constitution, mais il lut au club des Jacobins, le 21 avril 1793, l’esquisse d’une nouvelle déclaration des droits de l’homme qui eut un grand retentissement. Certes, Robespierre se montrait l’adversaire de l’égalité économique, et notamment de la loi agraire : « L’égalité des biens, disait-il, n’est qu’une chimère. La loi agraire n’est qu’un fantôme créé par les fripons pour épouvanter les imbéciles. » Mais après cette affirmation, il refusait de ranger la propriété parmi les droits naturels. « La propriété, expliquait-il, c’est le droit qu’à chaque individu de jouir et de disposer de la portion de biens qui lui est garantie par la loi… Ce droit est borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui. » Par conséquent, Robespierre refusait de considérer la propriété comme « inviolable et sacrée ». Il faisait aussi du « droit au travail » et par suite, du « droit à l’assistance » des droits naturels fondamentaux : « La société est obligée de pourvoir à la subsistance de tous ses membres, soit en leur procurant du travail, soit en assurant des moyens de subsistance à ceux qui sont hors d’état de travailler. Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu. » Robespierre, comme Anacharsis Cloots, s’élevait à des considérations internationales dans les quatre derniers articles de son projet : « Les hommes de tous les pays sont frères et les différents peuples doivent s’entraider selon leur pouvoir, comme les citoyens d’un même Etat. Celui qui opprime une seule nation se déclare l’ennemi de toutes. Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires, mais comme des assassins et des brigands rebelles. Les rois, les aristocrates, les tyrans quels qu’ils soient sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre, qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers, qui est la nature. » (Jacques Godechot, Les Constitutions de la France)
–1795 – 21 avril (2 floréal an III) :
1. LA COMMUNE D’OLLIOULES ETANT DANS LE DENUEMENT, le district de Toulon l’autorise à recevoir une avance de 30 000 livres pour ses achats de grain pour la subsistance de ses habitants, daté du 2 floréal An III (21 avril 1795) (Castellan E., 1937, p. 228).
2. TOULON – Il est ordonné au commissaire des guerres Flamenq de déposer les latrines situées au-dessus du Béal dont elles souillent les eaux (F.T., 2020).

–1796 – 21 avril (2 floréal an IV) : CAMPAGNE D’ITALIE – Victoire à Mondovi (Piémont), de Bonaparte sur Colli.
–1828 – 21 avril : L’ORDONNANCE DU 21 AVRIL 1828 DETERMINA UN COURANT TRES PRONONCE VERS L’INSTRUCTION PRIMAIRE – l’ordonnance rétrograde de 1824 avait arrêté l’élan en faveur de l’enseignement ; celle du 21 avril 1828, au contraire, rendue sous le ministère de M. de Martignac, en organisant dans chaque arrondissement un ou plusieurs comités de surveillance et d’encouragement des écoles, en créant un service gratuit d’inspection, en permettant sous certaines conditions de former des écoles mixtes quant au culte, détermina un courant très prononcé vers l’instruction primaire :]
«Art. 3 – Chaque comité se composera de neuf membres : un délégué de l’évêque diocésain, le maire, le juge de paix et six notables, dont deux à la nomination de l’évêque, deux à celle du Préfet et deux à celle du Recteur. Art. 7 – Le comité désignera un ou plusieurs inspecteurs gratuits qu’il chargera de surveiller l’instruction primaire et de lui faire connaître les résultats de cette surveillance. Le comité d’arrondissement de Toulon paraît s’être occupé sérieusement de ses attributions, si l’on en juge par diverses circulaires adressées aux Maires au sujet des écoles. L’ordonnance du 21 avril 1828 rétablit la situation scolaire telle que la définissait l’ordonnance du 29 février 1816 qui avait été annulée, le 8 avril 1824 : création d’une école par commune, mais sans dire comment la commune se procurerait l’argent nécessaire. L’instituteur devait avoir un brevet de capacité et être autorisé par le création d’une école par commune, mais sans dire comment la commune se procurerait l’argent nécessaire. L’instituteur devait avoir un brevet de capacité et être autorisé par le recteur. Il était surveillé par le maire et le curé (Bellenfant Michel, 1983, p. 22).

–1850 – 21 avril : LES MEMBRES DU COMITE DEMOCRATIQUE SONT REUNIS COMME CHAQUE DIMANCHE DANS LEUR CAFE DU PORT, A LA SEYNE – Nous sommes le 21 avril 1850. La République a deux ans. Les membres du comité démocratique sont réunis comme chaque dimanche dans leur café du port ? à La Seyne. Ce sont des commerçants, des artisans, des enseignants. Dont quelques-unes de nos rues rappellent les noms. Carvin, Jacques Laurent, Cyrus Hugues … On salue le maire Berny qui, malgré sa modération, est menacé de révocation par le préfet. N’a-t-il pas accepté trop de lampions rouges lors de la retraite au flambeaux, n’est-il pas intervenu en faveur des jeunes gens qui ont chanté, place Bourradet : « Les peuples sont pour nous des frères et les tyrans des ennemis »… Un militant lit à haute voix Le Démocrate du Var, auquel le comité vient d’envoyer la somme considérable de 1000 francs. Comme l’indique son sous-titre, Le Démocrate du Var est le journal de la démocratie avancée. La Seyne, qui vote majoritairement républicain, a donné plus du quart des voix à ces démocrates socialistes. L’article de première page que lit notre Seynois parle justement de La Seyne et la lecture fait sourire les auditeurs : « Ben de gramacis eis demoucratos de La Seyne, per l’accuilh fraterneou qu’aï agu l’ounour de reçubre d’ellei dimenche passat. Mi souvendrai toujours, emé bouanhur, d’aquelo hurouso journado ! Ren li manquavo. Soureou d’abriou, ventour perfuma, couars republicains, bouano taouro, descento de gavaï, cansouns patriouticos et graciousita dé frumos et dé dameisellos… » L’article est signé Cascayoun, qui est censé d’être un brave paysan d’Hyères. Dans Le Démocrate, le chroniqueur Cascayoun s’adresse aux paysans varois dans leur langue, pour les gagner à la démocratie socialiste. Parler au peuple dans sa langue, pour en être mieux compris, n’est pas une originalité. C’est ce que font les prêtres en chaire, c’est ce que fait le journal conservateur que le préfet Haussmann envoie gratuitement aux cercles de villages. Mais il est par contre tout à fait inhabituel que Cascayoun s’adresse en provençal aux citoyens de la ville, aux urbains. Or il fait pour La Seyne ce qu’il n’a jamais fait pour Toulon et les autres cités du Var. On peut bien sûr se demander pourquoi. Et déjà, on peut se demander ce que Cascayoun est venu faire à La Seyne ? Cascayoun est en fait Dupont, employé de caisse d’épargne à Hyères, un des principaux dirigeants de la démocratie socialiste varoise. Il est venu à La Seyne préparer ce que le pouvoir appellera le complot de Lyon. Il s’agit de structurer la résistance des sociétés populaires du sud-est si le président de la République, Louis-Napoléon, se risque au coup d’état. Ce qu’il fera vous le savez l’année suivante, en écrasant entre autres la résistance de l’insurrection varoise. Résistance que les démocrates varois, et seynois, paieront cruellement. Quel contraste entre la gravité de la mission de Cascayoun et le salut provençal qui la suit dans le journal. Cet article nous fait comprendre le statut du provençal à La Seyne. Il ne concurrence pas le français dans les registres de la communication efficace, par exemple dans celui de la politique, comme cela pourrait se faire en milieu rural. Mais il n’est pas pour autant considéré en langue morte, ou en langue infériorisée. Après la réunion politique, et la mise en place de la résistance, qui se font en français, vient le moment de la détente, de la connivence fraternelle, où le provençal signe le plaisir partagé (René Merle, 1997).
–1861 – 20 avril : GEORGE SAND A TAMARIS « 21 AVRIL (DIMANCHE) MALADE. Vent d’est très fort et très froid. Je ne mets pas le bout du nez dehors. Je suis toute malade, refroidie, des bâillements et des douleurs dans les articulations. Poney vient avec Solange.
Maurice part avec eux espérant entendre Mme Cabel180, mais il revient à l’heure du dîner, parce qu’elle ne chante pas. Le vent tombe ce soir, il fait très calme et je vas beaucoup mieux. J’ai fait de la botanique toute la journée et encore ce soir. Manceau m’a aidée à voir les microscopiques détails de l’asperula bleue et de la nonnée blanche. Maurice voyage sur la carte et pense à voyager. J’écris à Lambert, et je travaille. »
–1898 – 21 avril : A LA SEYNE, LE COMITE DE GREVE FAIT PARAITRE DANS LES JOURNAUX UN DERNIER APPEL – Les chômeurs (les grévistes) reprennent le travail aux chantiers de La Seyne par groupe selon la remise en route de l’ordre productif, par atelier jour après jour ; la rentrée n’est pas massive, dispersée et aussi peut-être, volontairement partagée afin d’enlever cette force même au creux de la défaite propre au collectif ouvrier. Il manque 104 grévistes qui étaient allés s’embaucher à La Ciotat, Marseille, Arles ou l’arsenal de Toulon. Le commerce respire. La caisse des FCM payait en moyenne, chaque semaine, avant la grève, 100 000 F de masse salariale. La grève, qui a duré 40 jours, quelques 5 semaines, a, comme une main invisible, substitué le don à l’argent, transformant l’économie locale et en premier ressort gênant le commerce tourné entièrement vers la population ouvrière si présente. Le commerce s’est développé à partir d’elle.
Le comité de grève fait paraître dans les journaux un dernier appel : « Réunion de chômeurs – Un ordre du jour – Hier matin, vers 9 h, les chômeurs, au nombre de 1 800, se sont réunis dans la salle du sous-sol, sous le patronage des chambres syndicales de La Seyne. Il a été décidé que chaque semaine des secours étaient distribués à ceux des chômeurs non rappelés au travail. L ‘ordre du jour suivant a été adopté à l’unanimité : La lutte est terminée. La bourgeoisie capitaliste vient une fois encore d’écraser le prolétariat. Acculés dans nos derniers retranchements par suite de défaillances coupables, nous abandonnons le combat, sans cesser toutefois de protester plus que jamais contre l’injustice encouragée par des hommes qui, les premiers, auraient dû garder le respect de leur engagement et de la parole donnée. « En nous soumettant, nous gardons notre entière indépendance pour revendiquer dans un temps opportun les droits qu’on nous conteste aujourd’hui. Citoyens, camarades de travail, unissons-nous encore pour faire triompher la revanche prochaine » (Martinenq Patrick, 1983).
Le mouvement se termina après 41 jours de grève. Mais les membres dirigeants du Comité de grève (Maille, Chieusse, Richaud, Doria, Veyret) seront licenciés des F.C.M. pour fait d’indiscipline. Le prolétariat seynois avait été vaincu momentanément. On comprend bien que cet échec ne signifiait pas le renoncement définitif aux luttes contre le patronat de combat des chantiers navals. Nous n’aurons pas à parler de grève avant 1908. En attendant, les syndicalistes multipliaient les organisations dans toutes les corporations. D’autres corps de métier avaient grandi dans notre ville, qui comptait maintenant près de 20 000 habitants. Une grande satisfaction leur fut donnée par les municipalités François Bernard et Julien Belfort qui œuvrèrent pour donner à la classe ouvrière un lieu de rencontre prestigieux et aussi un instrument de défense (Marius Autran, vol. 5).
–1918 – 21 avril : SIX AMBULANCES ET UN HÔPITAL ONT FONCTIONNÉ SANS INTERRUPTION DU 20 OCTOBRE 1914 AU 21 AVRIL 1918 À BRETEUIL. Durant la première guerre l’hospice de Breteuil, construit en 1860, accueille et soigne de nombreux réfugiés avec un service de médecine et un service de chirurgie de première urgence et où 6 ambulances et un hôpital ont fonctionné sans interruption du 20 octobre 1914 au 21 avril 1918 dans les mêmes locaux (Guy Isambart – Les ambulances à Breteuil durant la première guerre mondiale, juillet 2014)
1935 – 21 avril : Raid MADAGASCAR-PARIS – En tentant de battre le record de vitesse l’aviateur Finat se tue en Afrique. SON COMPAGNON, DE FORGUES, EST GRIÈVEMENT BLESSÉ. DAAR – ES – SALAM, 21 avril – Les aviateurs Maurice Finat et- Paul de Forgues, qui étaient partis de Tananarive vendredi 19 avril, à 15 heures (G. M. T.) pour tenter de battre le record de vitesse Madagascar – Paris au retour d’un voyage qu’ils avaient effectué rapidement de Paris à Madagascar avec un monoplan biplace, Farman 3 59 F-ALMK à moteur Gipsy de 13 5 CV, ont été victimes d’un terrible accident. Ces aviateurs avaient fait escale à Moshi, où ils étaient arrivés à 14 heures, retardés par le mauvais temps, et étaient repartis ce matin en direction de Juba et Khartoun. Soudain, l’appareil fut pris dans de violents remous aux environs de la montagne Saya et vint s’écraser sur le sol. Les indigènes ont pu dégager des débris les deux malheureuses victimes mais Maurice. Finat avait été tué sur le coup. Quant au second pilote; Paul de Forgues, il est grièvement blessé (L’ouest-Eclair – 22 avril 1935).
–1940 – 21 avril :
1. « LES FRANÇAIS ONT DÉBARQUÉ EN NORVÈGE. LES FORCES ALLIÉES ONT AUSSITÔT OCCUPÉ CERTAINES POSITIONS. LES TRANSPORTS DE TROUPES SE SONT EFFECTUÉS SANS AUCUN INCIDENT, titre « Le Matin » du dimanche 21 avril 1940 – « L’événement capital en Norvège est le débarquement avant-hier soir 19 avril des troupes françaises quelque part sur la côte de l’Atlantique. Ainsi se dégage la promesse formelle de la France de venir en aide à la Norvège avec ses hommes et son matériel. Ainsi se développe, de jour en jour, normalement, le plan des alliés pour s’assurer, en Norvège, des points d’appui importants et pour arrêter l’agresseur dans sa marche vers le Nord.
« Tout le monde comprendra qu’il est impossible pour le moment de donner des renseignements quant à l’importance des effectifs, aussi bien français qu’alliés ; également d’indiquer où ces effectifs se tiennent, exception faite pour Narvik où les opérations continuent conformément au programme fixé.”
2. BOBARDS DE LA GUERRE – « Le Petit Parisien » du dimanche 1940 titre : « PROPOS D’UNE PARISIENNE : A DÉFAUT DE FLEURS… Les jardins de Paris ne seront pas fleuris comme de coutume. Cela se conçoit. Les fleurs sont une dépense somptuaire et l’agréable, en ce moment, doit s’effacer devant l’utile. Nous aurons d’ailleurs des tulipes et l’on n’a pas oublié les merveilles réalisées naguère grâce aux dons de nos amis de Belgique et de Hollande. Mais puisque nous n’aurons que des tulipes et rien d’autre, ne pourrait-on demander qu’à défaut de parterres, on entretienne les pelouses ? Elles sont dans un état navrant. Le chiendent et l’herbe folle ont fait de nos tapis verts d’incultes prairies. Demain l’herbe sera dans les allées et nos visiteurs s’étonneront que les assises du Louvre plongent dans le désordre d’un parc abandonné. Planter coûte cher. Tondre est une moindre dépense et nos vieux jardiniers, qui ont repris du service pour tailler les bois et les futaies, ne demandent pas mieux que d’adjoindre une faux à leur sécateur.”
–1943 – du 14 mars au 21 avril : TANDIS QUE DE GAULLE REÇOIT LE SOUTIEN DE LEON BLUM, A ALGER, GIRAUD RECUSE LA VALIDITE DE L’ARMISTICE – Le 15 mars, depuis la prison de Bourassol, Léon Blum adresse une lettre au général de Gaulle dans laquelle il déclare, au nom de la SFIO, soutenir l’action du chef de la France libre. C’est la dernière lettre qu’il parvient à transmettre à l’extérieur avant sa captivité en Allemagne. Du 14 mars au 21 avril, à Alger, le général Giraud, poussé par Jean Monnet, récuse la validité de l’armistice, annonce la renaissance de l’armée française et proclame la souveraineté de la France jusqu’à ce que les Français puissent s’exprimer conformément aux lois de la République. Il annule la législation vichyste par huit ordonnances publiées le 18: «Toutes les mesures prises sous l’inspiration de l’ennemi seront abrogées. Les lois de discrimination raciale imposées à la France par les nazis n’existent plus… » De son côté, de Gaulle prend une première ordonnance, suivie d’une seconde le 21 avril, stipulant que les comités départementaux de libération seront constitués après la Libération et n’auront qu’un rôle consultatif. Il s’agit pour lui de limiter les à risques de dérapage vers un double pouvoir que les communistes s’efforcent déjà de promouvoir en restant favorables à Giraud. Entre temps, le 15 mars, un communiqué du Comité national français annonce l’ouverture de négociations entre le général de Gaulle et le général Giraud alors que l’on apprend au même moment que la Guyane se rallie à l’administration de Giraud.
–1944 – 21 avril :
1. ORDONNANCE DU 21 AVRIL 1944 PORTANT ORGANISATION DES POUVOIRS PUBLICS EN FRANCE et notamment les articles 3 et suivants sur la constitution des Conseils Municipaux et des Délégations municipales.
2. L’AMIRAL RUHFUS COMMANDANT MARITIME ALLEMAND DE CÔTE D’AZUR – le contre-amiral Ruhfus remplace le capitaine de vaisseau de Montigny au commandement maritime allemand de Côte d’Azur, de Menton à Carry-le-Rouet (Paul Gaujac).
3. LE SEYNOIS JOSEPH WELSH DEPORTE A NATZWILLER-STRUTHOF – 15 Seynois sont morts dans les camps de concentration nazis en 1943, 1944 ou 1945, parmi eux WELSCH Joseph (L’acte de décès porte la mention Mort pour la France) – Résistant, né le 20 août 1910 à Faulquemont (Moselle), déporté au départ de Metz par le convoi du 21 avril 1944 à destination de Natzwiller-Struthof, mort en déportation le 21 mai 1945 au camp de Dachau (Allemagne).
–1944 – 21 avril : L’EX-PAQUEBOT « COTE D’ARGENT » EST COULE – Le paquebot transmanche de 3 000 tjb « Côte d’Argent » construit en 1932 pour la Société Anonyme de Gérance et d’Armement (S.A.G.A.), pris par les Allemands à La Pallice et transformé en mouilleur de mines sous le nom de « Ostmark », est coulé dans le Kattegat par un avion britannique le 21 avril 1945 (Gérard Garier)..

–1962 – 8 au 21 avril : REFERENDUM SUR LA QUESTION ALGERIENNE. « A l’écrasante majorité de 90 %, la France a ratifié les accords d’Evian » (République du lundi 9 avril 1962).
Dans le Var : « oui » : 86,94 % « non » : 16 %. A Saint-Mandrier (canton de La Seyne) : inscrits 1754 ; suffrages exprimés 1204 ; blancs ou nuls 31. « oui » : 1063 soit 88 % « non » : 141 soit 12 %. Les Français ont répondu massivement « oui » aux accords d’Evian qui mettent un terme au conflit algérien (1954-1962). Le 21 avril, soit treize jours après ce référendum, le général Salan, un des chefs charismatiques de l’O.A.S., sera arrêté à Alger (Ken Nicolas, vol. 2, p. 116).
–2009 – 21 avril : LES GUERRES DE RELIGION EN PROVENCE, conférence donnée à Découvertes et Civilisations par Henri Ribot dans le cadre de l’atelier sur la Renaissance.
EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.
SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 251e livraison : (suite)

De 1480 à 1525 Aspects économiques
La pêche en mer rapporte toutes sortes de poissons, rascassas, grossos et menudas, ubladas, fuverels, roquiers, grosses mostelos et peysses que non serian nominas, sardinas, gobis, salpos, fullas raiadas et autres peysses bestiales, vendus sur le marché 2 deniers la livre. Une structure professionnelle qui va faire son chemin dans les ports du Midi naît alors : Depuis 1452, fonctionne l’institution prud’homale des patrons pêcheurs marseillais, dotée de tous pouvoirs de justice, et confirmée par le roi René.Brémond 1938 : Toulon – Un règlement sur la vente du poisson, pendant le temps de Quadragésime ; Patania L. et alii, 2002, p. 276)
(à suivre)
MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS – 451e livraison :

(suite)
–1855 : Armements marseillais –
1. Cinquante-huit navires naviguent sous pavillon des Messageries Impériales.
2. Création de la Compagnie Générale Maritime à l’initiative des frères Pereire.
–1856 : Transfert des défunt de St-Charles à St-Pierre.
–1856 : Armements marseillais – Création de la Compagnie des Docks, à Marseille.
–1858-1863 : Armements marseillais – Construction du bâtiment des Docks, à Marseille.
–1858 – 1871 : Le Palais du Pharo est un cadeau de la ville de Marseille au Prince-Président, Louis Napoléon Bonaparte, pour le remercier d’être intervenu au moment de l’échange des terrains du Lazaret entre l’Etat et la ville. Sa construction débute sur le site de la Teste More en août 1858, jour de la fête de l’Empereur et durera jusqu’en 1871, à la chute de l’Empire. Malgré la destruction des insignes napoléoniens des grilles et de la façade, le palais se dresse encore fièrement aujourd’hui dans la cité.
Après la confiscation des biens privés de Napoléon III, le palais fut rendu à l’impératrice Eugénie qui le transmit elle-même à la ville. Le site fut alors successivement transformé en école de Médecine à partir de 1904, puis en centre des congrès dès 1997. En 2013, une nouvelle extension du palais fut construite, destinée à accueillir 2 nouvelles salles et un espace restauration avec terrasse couverte donnant sur le Vieux Port.
L’architecture du Pharo reprend les marques de la construction de la Villa Eugénie à Biarritz. Flanqué de deux ailes latérales en forme de »U », l’édifice forme un rempart contre le mistral, ce vent violent qui souffle dans la région. Il dispose de façades en pierre de taille sculptées, percées de baies en plein cintre au rez-de-chaussée et de fenêtres arquées aux étages. Sur le fronton triangulaire, on peut observer les armes de la ville de Marseille (Monuments de Marseille).
–1859 : Mise en service de la liaison ferroviaire Paris-Lyon-Méditerranée (PLM).
–1860 : L’Afrique est maintenant le 2e partenaire commercial de Marseille après l’Europe.
(à suivre)
LA SEYNE-SUR-MER. 159e livraison :

A partir de 1580, les pêcheurs et commerçants marins de Six-Fours établis aux quartiers Beaussier, Tortel, et Cavaillon avaient commencé d’assécher les terres dites régales du bord de mer (mouissèques = marais asséchés), et à construire des maisons sur les hauteurs de Cavaillon.
En 1591, leur communauté était suffisamment nombreuse pour justifier la fondation d’un premier sanctuaire dédié à Notre-Dame à l’emplacement de l’église actuelle de La Seyne, à quelques mètres du rivage. Le 12 juillet 1614, la chapelle fut érigée en cure.
En 1593, après avoir reçu du seigneur abbé le droit de régale de bord de mer de la Seyne, ils commencèrent à creuser un port au lieu actuel de la place Martel Esprit, un port desservi en 1595 par un quai important nommé le Grand Môle, devenu la rue Hoche après comblement.
D’où venaient ces familles que, depuis plusieurs années, nous avons vues s’installer en terre seynoise depuis Cépet jusqu’à Saint-Jean mais surtout au quartier Cavaillon, toponyme désignant dans l’Ouest varois un lieu élevé, dominant l’église paroissiale actuelle ?
La prospérité de la commune explique l’accroissement d’une population confinée dans des murs trop étroits et qui avait besoin d’espace pour développer ses capacités comme en attestent les lettres patentes du duc de Guise déjà citées » le lieu de Six-Fours est habité par de riches et honorables familles ; il s’y fait un grand négoce par mer et un commerce appréciable avec les étrangers et les gens de la province « . L’attirance de nouvelles terres à exploiter – Cépet en est un exemple, comme Tamaris – et le développement du commerce maritime de la côte provençale que réclamaient les rois, surtout Henri IV, marquèrent le déclin du village de Six-Fours avec l’émergence de nouveaux centres économiques, comme Rainier (Reynier) dans la plaine, mais surtout La Seyne. A la fin du XVIe siècle et avec l’incontestable poussée démographique provençale, commença l’exode des habitants du village de Six-Fours qui choisirent de s’installer dans la plaine sur les terres déjà exploitées ou de quitter la commune pour exercer ailleurs d’autres métiers liés à la mer. Dans ce contexte migratoire, plusieurs familles s’installèrent aux quartiers de Tortel, Beaussier, Cavaillon, à l’origine du hameau puis de la future commune de La Seyne sur les terres où elles possédaient des biens à Cépet, à Tamaris, à Sicié, aux Moulières, et vraisemblablement à Saint-Jean et aux Plaines. Nous rappellerons simplement que ces quartiers, ceux de La Seyne en faisant partie, furent établis autour d’une rue, voire de deux et que leurs caractéristiques s’imposèrent dans le paysage jusqu’à une époque récente comme étant des bastides collectives (Extrait d’un conférence d’H. Ribot).
UNE BLAGUE POUR LA ROUTE (macabre celle-ci)

L’amoncellement de cataclysmes sur une seule tête suscite d’abord une compassion faite d’épouvante, puis, une indifférence proche de l’agacement, enfin, l’hilarité générale. En voici deux exemples extraits de l’« Espoir de Nice et du Sud-Est » daté du 14 juillet 1952) :
« A Bordeaux, un tramway a heurté une voiture et l’a projetée sous un fourgon funéraire automobile qui s’est renversé et a pris feu, son réservoir d’essence ayant explosé. Le feu s’est communiqué à la remorque du tramway qui était bondée de voyageurs. De nombreuses personnes ont reçu des brûlures. Plusieurs voyageurs qui avaient brisé des vitres pour tenter de fuir, ont été blessés par des éclats de verre. Un car de police-secours qui arrivait pour assurer le service d’ordre a renversé et tué un passant qui traversait la chaussée à 100 mètres de l’endroit où s’était produit le premier accident. »
« Un accident de moto a entraîné hier la mort de deux personnes. Deux autres ont été grièvement blessées. Une plaque de métal, tombant d’un camion, a guillotiné littéralement un motocycliste en train de dépasser le camion. Le motocycliste sans tête a continué son chemin pendant quelques mètres et a renversé et blessé une femme et un enfant. Lorsque le chauffeur du camion aperçut le corps sans tête conduisant la moto, il est mort sur le coup. Le camion a alors percuté une maison, provoquant des dégâts considérables. »
N’en jetons plus, ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent dimanche et vous donne rendez-vous demain pour de nouvelles éphémérides.
Un grand bonjour à Isabelle. Bises à nos deux grands, Raphaël et Olivier qui vient de fêter son anniversaire avec ses copains et ses copines. Shake-hand à Webber !

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