ÉPHÉMÉRIDES DU 18 AVRIL

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ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 18 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4124)..

FÊTES

Le 18 avril, ou 29e jour du mois de germinal An II dédié à la myrtille au calendrier républicain, nous fêtons les Parfait, en souvenir de saint Parfait, un prêtre chrétien de Cordoue décapité par les musulmans en 850 pour avoir refusé de retirer ses propos sur Mahomet. Quant à la myrtille, elle évoque la recherche de la solitude dans le langage des fleurs.

A Manosque, les habitants qui ne fêtaient plus avec un grand déploiement Saint-Brancai se rendaient cependant toujours sur la colline de Toutes Aures, pour entendre la messe, manger sur l’herbe, radis et saucissons double-boyau.

Sous les remparts de Mont Dauphin, les gavots fêtaient St-Guillaume. Les pénitents de St-Crépin faisaient le long parcours en chantant, bannières déployées. Les fidèles baisaient la main du saint berger. On mangeait le chevreau sur l’herbe. On toquait les œufs. Plus de 800 œufs en 1938.

DICTON

 «  Lune d’avril ne passe pas sans gelée ». Attendons le mois de mai pour voir !

LOCUTION PROVENçALE

 : « Aus enfans, aus fouis et aus ibrougno, es permes de tout dire » (aux enfants, aux fous et aux ivrognes, il est permis de tout dire).

PENSÉE.

«  La France n’a ni hiver ni été ni principes ; mais exceptions faites de ces trois inconvénients, c’est un beau pays. » (Mark Twain, 1835-1910).

ÉPHÉMÉRIDES:

(Bédarrides, cliché H. Ribot)

1081 – 18 avril : LE PAPE GRÉGOIRE VII

1880 -Joanny Rave -Bapteme à l'église St-Victor.
(1880 -Joanny Rave -Bapteme à l’église St-Victor. Coll. H. Ribot)

1; CONFIRME LES PRIVILEGES DE L’ABBAYE DE SAINT-VICTOR – Confirmation, le 18 avril 1081, par Grégoire VII en faveur de l’abbé Richard du diplôme concédé le 4 juillet 1079 qui concédait à l’abbé Bernât un diplôme qui attribue à Saint-Victor tous les privilèges de Cluny : l’immunité, l’exemption, le rattachement direct à Rome, la libre élection de l’abbé qui peut être consacré par l’évêque de son choix, le droit d’ordination et de correction des abbés et des moines des maisons dépendantes de Saint-Victor (Florian Mazel, 2002, p. 170). L’obtention de ces privilèges met un terme définitif à la tutelle informel que continuaient à exercer sur le monastère l’évêque et les vicomtes de Marseille.

(Environns-dArles-Montmajour-Le-cloitre-Vue-densemble-Peirey-175. Coll. H. Ribot)

2. PLACE L’ABBE DE SAINT-VICTOR à la tête de l’abbaye de Montmajour par le pape Grégoire VII – Sous l’abbatiat de Richard (1079-1108), fils du vicomte de Millau, le monastère de Saint-Victor de Marseille parvient à contrôler Montmajour et Psalmody en 1081 (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet, La Provence au Moyen Âge, 2005, p. 41). Richard, oncle maternel de l’archevêque d’Arles Aicard; avait pris le parti du pape et du comte dans le conflit les opposant à son neveu. Abbé de Saint-Victor, il est placé à la tête de l’abbaye de Montmajour par le pape Grégoire VII par la bulle du 18 avril 1081.

(Meounes-Cahrtreuse-de-Montrieux-12-jardin-interieur-du-grand-cloitre. Coll. H. Ribot)

1211 – 18 avril : DONATION DE PÂTURAGES A LA CHARTREUSE DE MONTRIEUX – Acte n°  209, cartulaire de Montrieux, Montrieux – Prebost, coseigneur de la Roque, donne aux chartreux de Montrieux les pâturages qu’il possède par héritage sur le territoire de la Roque, comme son père l’avait fait précédemment.

Prepositi de Roca. … ego, Prebost de la Roca (Cf acte n° 207 du cartulaire de Montrieux), dono et concedo Deo et beate Marie Montis Rivi et servis Dei ibidem manetibus, pascua illa que ex parterna successione et jure hereditario possideban in castro de la Roca, sicut pater meus (Aicard de la Roque, cf acte n°207 du cartulaire de Montrieux)) ipsa pascua jampriden dederat domui supradicte … (Boyer R., 1980, 1980, p. 606 ; Original parchemin, A.V. 1H1832 ;  ; copie Capus p. 282 ; IND. Teissier, fol. 66 ; Dubois, p. 37)

1327 – 18 avril : Par ordre du roi Robert, Toulon doit réparer sous dix jours la tour et les remparts. C’est la conséquence de la visite faites de l’ensemble du port de Toulon par le Sénéchal de Provence. Mais cela ne suffit pas apparemment. A la fin du mois, alors qu’il s’apprête à quitter Toulon, le damoiseau d’Aix Elion d’Elion, représentant du roi Robert, intime à deux nobles locaux l’ordre de cesser de déposer du fumier dans les fossés qu’il a décidé qu’ils seraient nettoyés (F.T., 2020).

1349 – 18 avril : Le roi de Majorque Jacques III, destitué cinq ans plus tôt, revend la ville de Monpellier au royaume de France.

1454 – 18 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Corporières (acte aux archives de l’évêché). CARPOURIERES – Torrent qui prend naissance dans le vallon de la Treille, traverse le territoire des Camoins et conflue avec l’Huveaune (1872). Première mention le 12 octobre 1216 : Porporeras (bulle d’Honorius III, aux archives de Saint- Sauveur). Le 19 août 1662, nous trouvons l’appellation du lieu : Corporiere ou les Camoins (registre n° 42 de l’Evêché, fol. 77).

1471 – 18 avril : LIEUX-DITS DE MARSEILLE – Leques (registre aux archives  de l’Evêché). LA LEQUE – lieu-dit, quartier de Sainte-Marthe (1872). Mention : Leques, le 18 avril 1454 (acte aux archives de l’évêché).

1515 – 18 avril : ROQUEVAIRE – Feisier – lieu-dit (acte aux archives de Saint-Victor).

1545 – 18 avril : PREMIERE JOURNEE DU MASSACRE DES VAUDOIS DU LUBERON – Le 18 avril 1545, cinq villages, Cabrierette, Cabrières d’Aygues, Peypin, Lamotte et Saint-Martin, tous les cinq de la juridiction de la dame de Cental ou plutôt de son fils et pupille, étaient mis à feu et à sang. Ainsi qu’il arrive dans toutes les périodes d’anarchie, bien des vengeances particulières trouvèrent alors l’occasion de s’exercer ; car il n’y eut pas que des hérétiques, mais aussi beaucoup de catholiques assassinés et pillés. Les femmes se signalèrent par leur cruauté, et imaginèrent contre les prisonniers d’odieu­ses tortures. Au lieu de les retenir, le baron d’Oppède ordonna de prendre et de conduire aux galères de Marseille près de huit cents pauvres gens. On les vendait comme pièces de bétail, à un écu la pièce, surtout les gens de la dame de Cental ! Ce n’était que la première de ces terribles journées qui allaient ruiner tout un pays (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer).

1555 – 18 avril : FONCTIONNEMENT DE LA GARDE DE SICIE – D’après les archives communales d’Arles, doc. communiqué par Ph. Rigaud : « Messieurs les Consuls d’Ollioules, nous vous informons que la frégate qui a pris la barque ce matin au large des Embiez l’a accompagnée hors de vue, en mer. Elle l’a abandonnée, puis est venue rapiner, là où il y a le plus de barques, afin de s’en emparer, mais elle a été contrainte d’abandonner les gens qu’elle avait pris bien qu’elle ait tiré son artillerie et de nombreux coups d’arquebuse. Ceci s’est passé à une heure après midi, la frégate est repartie et fait route vers le levant. Cette lettre vous sera avis et réponse de Six-Fours. Le 18 avril 1555, vos bons amis les syndics de Six-Fours. A peine écrite cette lettre, la frégate a mouillé dans la calanque des Ramicaux où elle se trouve encore. » (A. Degiovani, les Embiez, 1992, p. 11)

1506 – 18 avril : Le pape Jules II pose la première pierre de la future basilique de Saint-Pierre de Rome. La construction de cet édifice somptueux, le plus grand de la Chrétienté, va nécessiter d’énormes dépenses et entraîner la hiérarchie catholique à pressurer les fidèles. C’est ainsi que se développera le trafic des Indulgences, qui sera à l’origine de la Réforme protestante.

1657 18 avril : La Seyne a un dernier conflit avec Six-Fours en tant que succursale de ce lieu. Il s’agit de droits perçus au profit de l’église de La Seyne par les administrateurs-syndics, perception que Six-Fours conteste et à laquelle elle veut s’opposer. Après consultation d’un avocat de Toulon, le Conseil des notables de La Seyne députe les syndics à la Cour des comptes d’Aix pour demander le maintien desdits droits qu’elle affecte à l’entretien du bourg, au rhabillage du port et à d’autres travaux (délibération du 5 mars 1656). Ce procès semble avoir été le dernier en date que La Seyne eut à soutenir avant son érection en commune ; toutefois, il dut se révéler onéreux pour cette communauté, qui eut à en supporter les dépens car, l’année suivante, elle décida de contracter un emprunt pour en couvrir les frais (délibération du 18 avril 1657, dans Louis Baudoin, 1965, p. 149).

1696 – 18 avril : Décès à Grignan de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné à qui l’on doit ses fameuses lettres, telle celle-ci, de l’année 1675 dont l’été fut effectivement très froid, et adressées à sa fille alors en Provence : « Il fait un froid horrible, nous nous chauffons et vous aussi, ce qui est une bien plus grande merveille » (28 juin 1675) ; le 3 juillet, la marquise notait à nouveau « un froid étrange » ; en plein été, le 24 juillet 1675, encore : « Vous avez donc toujours votre bise / Ah ! ma fille, qu’elle est ennuyeuse ! «  et de se demander « si le procédé du soleil et des saisons était changé » (Lettres de Mme de Sévigné, Paris, Hachette, 1862, t. III, p. 499, 506, 523).

1709 – 18 avril : La Communauté d’Ollioules délibère de poursuivre en justice celles de Tourves et de Saint-Nazaire ainsi que des particuliers du Castellet qui l’ont empêchée de prélever à Tourves le blé qu’elle venait d’y acheter.

En raison de la disette du blé qui sévissait … un achat avait été fait à Tourves. Le marché conclu, au moment du prélèvement du dit blé, il y eut des protestation de la part des habitants de la localité ; ces protestions étaient suivies d’un rançonnement sur la prise de la marchandise, et de voies de faits.

De même, attendu la grande disette du blé, et la misère des habitants faute d’avoir du pain, le Conseil délibère d’emprunter 3000 livres pour acheter du blé. 45 livres sont également attribuées au titre de la dîme des chandelles  à l’hôpital de St-Jean-Baptiste à cause de la misère du temps. Requêtes de Gaspard Collomb et Antoine Establier, fermiers de deux moulins de la Communauté, en dommages et intérêts à cause de la disette du blé, et de François Buisson, fermier de la Plantade, en dommages et intérêts à cause des rigueurs du froid de l’hiver dernier qui a brûlé les oliviers et figuiers de la propriété.

[Le Conseil approuve toutes les dispositions prises par les Consuls au sujet de l’achat du blé et d’orge, ainsi que pour leur vente et celle du pain en provenant] ; décision d’emprunter afin d’acheter 300 charges de blé. De même, une action est intentée contre un particulier de Vidauban, Joseph Meyffredy, pour non-livraison de 100 charges de blé qu’Ollioules lui avait achetées (convention du 18 avril 1709). Le Conseil accepte la proposition de quatre boulangers d’Ollioules qui offrent de se charger de l’achat des grains et d’assurer la nourriture des habitants ; le prix de vente étant celui imposé à la ville de Toulon. Décision est prise de confisquer le pain blanc que les autres boulangers pourraient pétrir.

Le 3ème escadron du Languedoc n’étant pas venu loger à Ollioules, la Communauté décide de livrer une partie des grains et avoine aux particuliers pour ensemencer leurs terres et ce, au prix d’achat, et de garder le reste en magasin.

Malgré ces difficultés, la Communauté est contrainte de payer le denier du Roi, et sollicite de ses fermiers une avance de 2000 livres sur le montant de leurs enchères (mouture et piquet) ; de même, par arrêté du Parlement du 11 mai 1709, portant que toute personne est tenue de déclarer ses grains et légumes semés et recueillis] le Conseil désigne deux de ses membres pour effectuer le contrôle.

[De même,] la Communauté doit loger un régiment de cavalerie, payer la somme de 1400 livres pour les troupes du roi qui étaient restées sur la frontière en 1709, et verser chaque jour 9 livres à la Compagnie franche de la Marine qui a ses quartiers à Ollioules. Elle fournit également 577 livres pour le louage des mulets fournis à l’armée du Piémont ; et débourser des sommes importantes à l’occasion des victoires remportées en Espagne. (Castellan, 1937, p. 111-112).

1747 – 18 avril : LIEUX-DITS DE ROQUEVAIRE – Embassan (charte aux archives de Saint-Victor). Bassan ou Enbassan – chaîne de montagne de la rive gauche du territoire de Roquevaire. Elle est une dépendance de la Sainte-Baume et forme le talus occidental des plateaux de Roussargue, de la Coutrone et du plan d’Aups. Première mention : Basson, 5 février 1349 (charte aux archives de Saint-Victor).

1789 – 18 avril : L’atmosphère devient de plus en plus passionnée au fur et à mesure que la date de réunion des Etats Généraux approche. Une importante partie de la population, acculée à la famine, ne se contient plus et se soulève. La presse « engagée » active encore la violence latente des autres Français. Tout le pays est en ébullition et place ses espoirs dans une éven­tuelle Constitution écrite et plus libérale de la monarchie française (Agenda du Bicentenaire, SAMEDI 18 AVRIL).

1794 – 18 avril (29 germinal An II) : 

1. UN AUTEL DE LA PATRIE A SANARY – La Société populaire de Sanary demande le 29 germinal an II (18 avril 1794) que l’on place dans le Temple de la Raison, un autel de la Patrie. Elle joint un plan à sa demande. Cette proposition est acceptée par le Conseil et l’édification se fait aux frais de la commune. Cet autel prend la place de l’autel principal de l’église (Regards sur un terroir, n°10 : Sanary)..

2. Instructions du comité de santé concernant « l’inhumation des cadavres dans les lieux où il y a eu des « batailles » – Le 29 germinal an II, Sénés dut rappeler les municipalités à l’exécution des instructions du comité de santé concernant « l’inhumation des cadavres dans les lieux où il y a eu des « batailles ».

Sénés (Jean-Baptiste-Pierre), dit Sénés le jeune, dont le dévouement à la chose publique fut sans bornes, annonça son installation en qualité de sous-préfet de Toulon par la circulaire du 15 prairial an VIII. Né à Toulon le 21 octobre 1787, il mourut le 4 janvier 1829 (salvarelli, Les administrateurs du. département du Var (1790-1897). p. 207).

Bonhomme fut nommé procureur syndic le 27 mai 1794 en remplacement de Sénés (ibid., p. 213), qui fut assez longtemps agent national près le district du Beausset.) ; dans plusieurs endroits les cadavres paroissent sur « terre exhalant des miasmes qui ne peuvent que produire des « maladies (Archives de Sanary, I1)».

Marquis, chirurgien en chef de l’Armée du Midi et chargé du service de santé sous les ordres de Joseph Bonaparte, a étudié la fièvre adynamique qui se développa à Toulon après le siège. Son mémoire est intitulé ; Considérations médico-chirurgicales sur les maladies qui ont régné pendant et après le siège de Toulon durant le cours des années II et III de la République française (Paris, quillau, an XII, in-4°, 19 p. (Bibl. de Toulon).

Lettre de Sénès le Jeune, envoyée de Port-La-Montagne (ex-Toulon), agent national du district du Beausset (L’agent national sert de relais entre le district et la communauté. Les agents nationaux ne sont pas membres des corps municipaux près desquels ils sont établis. Ils doivent assister à toutes les séances, requérir auprès des corps l’exécution des lois. En cas d’absence, un substitut de l’agent national, l’un des officiers municipaux,  remplit ses fonctions.  A Sanary, nous trouverons parmi eux Boyer et Lautier (…), à la commune de Sanary la rappelant à ses devoir concernant l’inhumation des cadavres d’hommes ou de bêtes qui pourrissent dans les lieux où il y a eu des batailles, daté du 29 germinal An II (18 avril 1794) :] « on m’assure que l’instruction que j’ai transmise relativement à l’inhumation de cadavres dans les lieux où il y a eu des batailles, n’est point exécutée (Il s’agit de l’instruction datée du 6 février 1794, signée par le Ministère de l’Intérieur) ; que dans plusieurs endroits les cadavres pourrissent sur terre … Je vous réitère de prendre sans délai les mesures nécessaires … » De quelles batailles s’agit-il ? Après la prise de Toulon, il y eut encore des accrochages, surtout en limite de Sanary et d’Ollioules, ce qui explique le motif du courrier (Rotger B., 1984, p. 287-288, p. 298).

3.  le bataillon du Beausset est de retour – Le 29 germinal an II, 18 avril 1794, le bataillon du Beausset est de retour dans la région toulonnaise, puisqu’il adresse à cette date une lettre à la municipalité du Beausset, depuis le camp des Sablettes, à La Seyne. C’est encore pour réclamer 31 « volontaires » de la réquisition de 18 à 25 ans, parmi lesquels certains ont des surnoms très évocateurs : Maximin Eynaud « petits yeux », Honoré Hermitte « l’ânet », Louis Clavel « prince », Joseph Deprad « la galoche », Joseph Anselme « bon garçon »… (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française…)

1795 – 18 avril (29 germinal an III) : Nouvelle émeute à Toulon (Delaforge G., 1995, p. 106).

1796 – 18 avril (29 germinal an IV) : la misère est excessive à Toulon – Pas de grandes ressources, ni industrielles ni commerciales (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

1797 – 18 avril :Marche de Bonaparte sur Vienne (Autriche) et préliminaires de paix de Leoben (18 avril). L’Autriche cède à la France la Belgique et la rive gauche du Rhin (Pierre Goubert, Initiation…).

1798 – du 15 au 18 avril : CANTONNEMENT DE TROUPES POUR LA CAMPAGNE D’EGYPTE – Du 15 au 18 avril apparaîtront les 3e et 15e dragons qui allèrent cantonner à Hyères et dans la région des Solliès ; ils appartenaient à la brigade Leclerc (Louis Baudoin, 1965, p. 409).

(à Philae – Egypte – signatures de Kléber et Menou l’An VII de la République. Cliché H. Ribot)

1798 – 17 avril : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE durant l’expédition française 1798 – 1801 (‘Abd-al-Rahman al-Jabarti – Mercredi 12 du mois de Dhû l-Qa’ da 1213 [17 avril 1799] : Libération d’un groupe de marins et de quelques autres emprisonnés à la Citadelle. Il y avait parmi eux le Mu’allim Nicolas, chrétien arménien, qui avait été le chef du bateau de guerre que Murâd Bey avait fait construire à Guizéh. Ils l’hébergèrent dans la demeure de Hasan katkhudâ à Bâb al-Sha’riyya.

Ce jour, Ibn Shadîd, cheikh des Bédouins al-Hawîtât, demanda l’amân, car il avait été en rébellion. Les Français la lui accordèrent et lui firent des cadeaux. Ils l’emmenèrent avec eux dans une caravane transportant de la farine et des biscuits pour les soldats de Syrie.

1801 – 15 juillet : Concordat avec le pape. La religion catholique est celle de la majorité des Français. Au recensement : 27 349 000 habitants. BONAPARTE, qui voulait ramener la paix religieuse signa un acte passé avec SPINA et le cardinal CONSAL VI pour le pape et par les abbés BERNIER et CACAULT pour la France, le 15 Juillet 1801. Cet acte appelé CONCORDAT fut ratifié par les chambres le 8 avril 1802 et publié le jour de Pâques, le 18 Avril.

1802 – 18 avril : PUBLICATION DU CONCORDAT signé le 15 juillet 1801 entre Bonaparte et le pape Pie VII et ratifié par les chambres le 8 avril 1802, qui rendait effectif le rétablissement officiel du culte catholique qui était celui de la majorité des Français et qui consacrait enfin la pacification religieuse (Jean-Charles Volkmann, 1997 ; Louis Baudoin, 1965, p. 421).

Le 18 avril 1802, c’est le premier Te Deum à Notre-Dame depuis la Révolution.

Un certain nombre d’anciens évêchés, existant avant 1790, furent supprimés, dont celui de Toulon; quant au diocèse de Fréjus, qui englobera désormais tout le Var, il ne sera rétabli officiellement qu’en 1817 (concordat du 11 juin négocié par le duc de Blacas d’Aups avec le pape Pie VII).

Le siège de Fréjus ne sera d’ailleurs occupé qu’en 1823 bien que son titulaire, Mgrde Richery, eût été déjà nommé à ce poste le 17 août 1817. Jusqu’à cette date, par conséquent pendant tout le Consulat, l’Empire et une partie de la Restauration, La Seyne dépendra, au point de vue religieux, du diocèse d’Aix-en-Provence qui englobait ainsi les deux départements des Bouches-du-Rhône et du Var. A cette époque, le siège d’Aix était occupé par Mgr Jérôme-Marie Champion de Cicé, né à Rennes, en Bretagne, en 1735 (Louis Baudoin, 1965, p. 422).

1809 – 18 avril : Le Préfet du Var ordonne à Sanary de reprendre le nom de Saint­-Nazaire, daté du 18 avril 1809 (A. Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982 ; Rotger B., 1984, p. 348). Malgré le désir de nombreux habitants, reprendra son ancien et véritable nom. Par approbation du Préfet du Var à DRAGUIGNAN, en date du 18 Avril 1809, enregistré à la Sous-Préfecture de TOULON le 22 Avril 1809 sous le N° 166, le Sous-Préfet fait connaître que la commune prendra désormais le nom de SAINT NAZAIRE sans jamais employer les noms de SANARY ou SENARY.

(Sanary, cliché H. Ribot)

Voici la copie de cet arrêté.­ « Toulon, le 15, Avril 1809, le Sous-Préfet de l’Arrondissement de TOULON: Vu ‘l’arrêté du gouvernement du: 9 fructidor an 9 portant que: « Il ne pourra à l’avenir être donné aux communes d’autres noms que ceux portés aux tableaux qui contiendront la division du territoire de la République en Justice de paix: Vu celui du 15 Brumaire an 10 qui fixe les Justices de paix du département du Var et compose l’arrondissement de celle d’OLLIOULES, des communes de BANDOL, EVENOS, SAINT NAZAIRE, OLLIOULES, LA SEINE et SIX-FOURS. « Considérant que nonobstant la disposition impérative de l’arrêté la commune de SAINT NAZAIRE a continué à porter le nom de SANARY ou SENARY qu’elle avait adopté pendant le cours de la Révolution, et que le gouvernement n’a pas jugé convenable de lui conserver; que cette dénomination ne peut pas subsister plus longtemps sans de graves incon­vénients n’y eut-il que celui d’être en contravention formelle avec la Loi; est d’avis que par Monsieur le Préfet du département, il doit être dit et ordonné que conformément aux arrêtés ci-dessus mentionnés, la com­mune de SAINT NAZAIRE reprendra son nom sur le champ tel qu’il lui est donné au tableau contenant la division du territoire du département du VAR en justice de paix, sans que sous aucun prétexte, ceux de SANARY ou SENARY puissent être employés à l’avenir dans les actes publics soit administratifs soit judiciaires. » Le Préfet ayant donné son approbation, SAINT NAZAIRE repris  l’ancien nom qu’il portait depuis sa formation autour du « Cellam Sancti Nazarii« .

1855 – 18 avril : classification officielle des vins de Bordeaux – La classification officielle des vins de Bordeaux de 1855 est la référence établie à l’époque sur la demande de l’empereur Napoléon III pour l’exposition universelle de Paris de 1855.

Les vins furent classés en importance du premier au cinquième cru.

Tous les rouges venaient de la région du Médoc sauf le Château Haut-Brion produit dans les Graves.

Les blancs furent limités à la variété liquoreuse des Sauternes et Barsac sur trois niveaux

1860 – 18 avril : MARSEILLE – Afin de relier le Vieux Port au palais du Pharo qui n’était accessible que par le boulevard de la Corderie et l’avenue de la Résidence actuellement avenue Pasteur, la commission municipale vota le 18 avril 1860 l’ouverture d’une voie, actuellement boulevard Charles Livon. Les murs de soutènement de la tranchée réalisée pour le passage de cette nouvelle voie sont en calcaire urgonien blanc tranchant nettement les pierres roses du cap Couronne utilisées pour la construction du fort. La citadelle se trouva ainsi coupée en deux parties indépendantes.

1861 – 17 et 18 avril : George Sand à Tamaris :

(La Vallée de Dardennes et le Faron, cl. H. Ribot)

1. « 17 avril (mercredi) MAURICE EST REVENU. VALLEE DE DARDENNE : Très beau tems le matin, un peu de mistral à midi surtout le long de la mer. Mon torticolis est guéri mais le bras me fait plus mal qu’hier. Je me porte bien quand même sauf un peu de fièvre tous les soirs. Nous partons à midi dans le nouveau berlingot à Matheron, qui est plus commode que l’ancien. Il a travaillé comme un nègre pour le rendre un peu propre, et il a orné les sabots de la mécanique d’une paire de savattes [sic] qui fait le plus joli effet du monde. Il nous mène à la vallée de Dardenne163 qui n’est qu’une gorge étroite, fertile, arrosée d’un beau ruisseau, où poussent des myrtes et des lauriers roses dans les fentes des rochers. Il y a aussi de tems en tems de beaux peupliers et des aulnes tout autour des moulins. Cependant ce n’est pas la fraîcheur et la différence annoncée par les indigènes. Au fond, ce qui domine, ce sont les oliviers ramassés et poudreux, les pins généralement rabougris, les cistes et toutes les plantes dures de ces terrains brûlants. On s’extasie sur la source qui est belle et claire, mais qui n’est abondante que par comparaison. Ce qui fait la beauté de ces étroits paysages, c’est la hauteur et la hardiesse de leurs parois, toujours théâtralement groupées, dessinées, dentées en scie ou renflées en ventres bizarres. Le derrière du Faron est aussi aride que le côté de Toulon. Il a son genre de beauté, sa couleur de cendre pâle, ses forts brillants et roses au soleil couchant, ses longues et singulières aiguilles de dalles énormes redressées verticalement. En somme c’est un pays pittoresque et une jolie promenade. Mais on dira ce qu’on voudra, j’aime mieux Gargilesse164, et même Crevant165 avec ses eaux vraiment vivantes et ses bois de hêtres magnifiques.

« On m’avait promis par ici des forêts de châtaigniers166 que je n’ai pas aperçues. Ils sont fort blagueurs ou se contentent de peu en fait de verdure, les Toulonnais ! En fait de plantes, de beaux antirrhintum ma jus, grands mufliers jaunes et roses, beaucoup de centranthes, d’ornithogales ombellées, des arums énormes, des auges, des brunelles, et un petit orchis vert à longue languette et à deux feuilles, que je ne connais pas, coronilla-juncea assez grande, des aloès d’une certaine taille, des consoudés, des mélinets, briza minor, je n’ai pas vu la grande – Glayeuls [sic] roses dans tous les blés. La vigne très en retard dans la gorge, malgré les myrthes et les lauriers roses qui ne se voient pas de ce côté-ci des montagnes. Nous revenons en voiture, la course est bonne pour le cheval à Matheron. Nous avons froid au bord du golfe de Toulon à La Seyne. En rentrant, nous trouvons Maurice arrivé, ayant bonne mine, content et pas fatigué de son voyage. Il a été à Nîmes, à Arles, à Aigues-Mortes, à Tarascon, à Orange. Il a vu toutes les antiquités avec attention. Nous dînons de bon appétit. Bésig avec Lucien. Manceau retape un croquis très joli qu’il a fait de la colline et de la tour du Revest avec le Baou de 4 heures derrière. C’est une très belle montagne que ce Baou, elle est couverte de petits pins sur ses flancs, le haut forme des terrasses escarpées de formes très hardies et il y a une grande pelouse au sommet, pas très riche, mais d’un joli velouté au coucher du soleil. Patiences. Un peu de travail à minuit. Lucien dort comme un veau, il n’a fait que se battre avec Marie. Je l’ai un peu débarbouillé dans le ruisseau pour le calmer.

« L’orchis est le listera ovata genre à part voisin des epipactis et des satyrions. »

2. « 18 avril (jeudi) A LA MAISON – Tems superbe. Très chaud. Je vais bien sauf une terrible douleur au bras que je crois être un effort plutôt qu’un rhumatisme. Ça me donne une espèce de fièvre et de courbature toute la journée. Je ne sors qu’autour de la maison pour ramasser quelques plantes. Je range les anciennes. Je lis l’article de Talma père sur Lekain, c’est très remarquable. Je travaille un peu à l’Homme de campagne. Maurice et Lucien ont été à Toulon voir M. Talma qui leur montre l’arsenal, le bagne, le bateau de l’empereur, et l’Aube, transport pour 400 chevaux. Us reviennent dîner avec le projet de repartir à 7 h pour aller au spectacle à Toulon. Ils ont donné leurs ordres aux domestiques de Matheron qui ne parle que patois et qui n’a pas compris. Ils partent à 7 h 1/4 comptant le trouver en route. Ils vont jusqu’à La Seyne et ne trouvent rien. Ils reviennent mécontents, Lucien furieux, éreinté, on ne sait pas de quoi et dormant tout debout. J’ai fait en leur absence un bésig avec Manceau ensuite patiences, un peu de rebotanique orchys picta – qui ressemble diablement aux morios de chez nous. Je reprends un peu mon travail. J’ai écrit à Emile pour la souscription Leroux. »

1891 – 18 avril :

(le « Marceau », coll. H. Ribot)

1. Mise en service du cuirassé à tourelles-barbettes Marceau, classe Marceau, plans IM Huin, construit par lesForges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne (battleships-cruisers.co.uk/marceau_class.htm).

2. L’AFFAIRE DES ZONES DE PËCHE ENTRE SANARY ET LE BRUSC EST DANS L’IMPASSE – Une source de conflits entre les deux prud’homies du Brusc et de Saint-Nazaire résidait dans la communauté des eaux, alors que Six-Fours sollicitait la séparation définitive de ses eaux de celle de Sanary, excipant du nombre plus important de ses ressortissants et de leurs engins de pêche. Dans une lettre datée du 29 décembre 1891, le Ministre de la Marine faisait savoir à M. Allègre, sénateur du Var, qu’il fallait ménager les intérêts de toutes les parties car les eaux du Brusc sont de beaucoup les plus poissonneuses (…). Le commissaire de l’Inscription maritime à la Seyne cherche au cours d’une réunion à amener les deux parties à s’entendre sur la base suivante : Sanary abandonne la côte entre la Rèpe et le Cap Nègre, et le Brusc accepte une date pour le tirage au sort de grands postes de thonaires, sans modifier les usages de calaison de ces filets. Aucun accord n’étant possible, le Ministre invite les autorités maritimes locales à aboutir à un accord fondé sur cette base, sinon « je n’hésiterai plus à accueillir les revendications des pêcheurs du Brusc ». (Patania L., Guillaume J., 2002 ) 

1898 – 18 avril :

1. ENTRETIEN ENTRE LAGANE ET LE SOUS-PREFET AU SUJET DE LA REPRISE DU TRAVAIL AUX FCM – Le sous-préfet est reçu par Lagane (le maire n’est pas convié) pour entendre les modalités de la reprise du travail aux Chantiers de La Seyne (Martinenq Patrick, 1983).

2. Décès du peintre Gustave Moreau.

1904 – 18 avril : premier numéro dr l’« Humanité » – Le premier numéro du journal « Humanité », fondé par Jean Jaurès, sort dans les kiosques. Tiré à 140.000 exemplaires, le nouveau quotidien ne tarde pas à réunir d’illustres signatures comme Léon Blum, Anatole France, Aristide Briand, Jules Renard, Octave Mirbeau, Tristan Bernard, Henri de Jouvenel…

1906 – 18 avril : La ville de San Francisco, en Californie centrale, est détruite par un tremblement de terre. Plusieurs secousses de magnitude 8,5 sur l’échelle de Richter soulèvent le sol à plusieurs reprises. Le séisme entraîne près de 700 morts et la destruction totale de la ville. Certains média portent le chiffre des victimes à 3000, principalement en raison des incendies qui se sont déclarés immédiatement.

1909 – 18 avril : Béatification de Jeanne d’Arc, plus de 500 ans après sa mort sur le bûcher.

1915 – 18 avril : Roland Garros, célèbre aviateur français, surtout connu pour avoir donné son nom aux internationaux de France de Tennis, est fait prisonnier par les allemands après avoir été contraint d’atterrir sur leur territoire. Constamment déplacé de camp en camp, il finit par réussir une évasion trois ans plus tard, en 1918. Mais les séquelles physiques de son incarcération joueront un rôle dans sa mort lors d’un combat aérien quelques mois plus tard.

1922 – 18 avril : loi-programme ordonnant la transformation du « Béarn » en porte-avions ; re­prise des travaux à La Seyne (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261)

1934 – 18 avril : Sortie de la première « Traction Avant » construite par Citroën.

1940 – 18 avril : arrivée du « Béarn » à Tou­lon, venant de Brest, escorté par les Panthère et Commandant Bory (La Revue Maritime, 284, février 1971, p.261

1942 – 18 avril :

1. A Vichy, retour de Pierre Laval au pouvoir après la démission de l’amiral François Darlan. Il devient chef du gouvernement (Jean-Charles Volkmann, 2003).

2. RAID DOOLITLE SUR TOKYO – Le 18 avril 1942, cinq mois après l’attaque de Pearl Harbor, le colonel américain James Harold Doolittle effectue un raid audacieux sur Tokyo avec seize bombardiers. Les bombardiers ont dû exceptionnellement décoller depuis un porte-avions, l’USS Hornet, sous la protection du porte-avions USS Enterprise et de ses propres chasseurs ! C’est la première fois de son histoire que l’Empire du Soleil levant est attaqué sur son propre sol. L’insularité ne le protège plus.

1943 – 18 mars au 18 avril :

1. L’Espagne propose sa médiation pour établir une paix de compromis entre les belligérants – Le 18 avril, oublieux semble-t-il de ce qu’a dit précédemment son chef de gouvernement, le comte Jordana, ministre des Affaires Etrangères d’Espagne déclare dans un discours que son pays propose sa médiation pour établir une paix de compromis entre les belligérants. Quid de la phrase “La pré­sence de l’Union soviétique aux cô­tés de l’un des partis a pour consé­quence que cette lutte est une lutte à mort” ?

2. MORT DE L’AMIRAL YAMAMOTO, le maître d’oeuvre de l’attaque surPearl Harbor – Un bombardier japonais en route vers les îles Salomon est abattu par la chasse américaine avec à son bord l’amiral Isoroku Yamamoto. C’est en déchiffrant des messages radio que les Américains ont été informés de ce que l’amiral japonais se rendait en inspection sur les bases navales de l’île de Bougainville. Cette affaire illustre parmi bien d’autres l’importance des services secrets pendant la Seconde Guerre mondiale.

2.  L’hiver 1942-1943 a été le plus doux depuis celui de 1936-1937 – pratiquement aucune chute de neige n’a été observée en plaine entre le mois de janvier et le mois de mars. Les 17 et 18 avril, il a fait encore plus chaud que l’année précédente à la même époque avec 28° à Chartres, 27° à Caen et Paris, et 26° à St Quentin (météo-Paris, chronique/année 1943).

1944 – 18 avril : Trois immeubles sont démolis par ordre des autorités allemandes dans la commune de Sanary, le 18 avril 1944 (Archives de Sanary : Etat établi et signé par le Maire, le 3 mai 1944.).

1948 – 18 avril : Le congrès (du PPF) terminé, la matinée du dimanche 18 avril sera réservée à des commémorations patriotiques au cours desquelles le général de Gaulle dépouillera sa personnalité politique pour n’être plus que le libérateur de la patrie. Ces manifestations seront placées sous la présidence d’honneur du général de Montsabert, libérateur de Marseille. A 10 heures, devant les restes du char Jeanne-d’Arc, brûlé en donnant l’assaut aux Allemands retranchés autour de la basilique de Notre-Dame-de-la-Garde, le général de Gaulle distribuera des fanions et procédera à un remise de décorations. Le général scelleraa ensuite, sur l’esplanade de Notre-Dame-de-la-Garde, la première pierre du monument destiné à perpétuer le souvenir des morts des deux guerres. Puis il entrera dans la basilique où après la célébration d’une messe basse sera chanté un Te Deum. A 16 heures le général, accompagné de Me Carlini, maire de Marseille, gagnera à bord d’une vedette un ponton amarré à une trentaine de mètres du quai, dans l’axe de la Canebière, d’où il s’adressera à la population marseillaise. (Au Vieux Port, le Général de Gaulle parle de la situation internationale et de ce que celle-ci impose à la France, note H.R. extraite des Discours du général de Gaulle). Son discours achevé le général de Gaulle jettera en mer une croix de Lorraine faite de fleurs tricolores à la mémoire des héros de l’armée d’Orient et des terres lointaines, à la hauteur du monument qui leur est consacré sur la Corniche (Le Monde, article mis à jour le 18 avril 1948).

1949 – 18 avril : l’Irlande quitte le Commonwealth et devient officiellement une République après la loi sur la République d’Irlande décidée un an plus tôt.

1951 – 18 avril : traité de Paris créant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (C.E.C.A.) – La France, la Belgique, l’Allemagne, le Luxembourg, l’Italie et les Pays-Bas signent le Traité instituant un marché commun du charbon et de l’acier : c’est la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier..

1956 – 18 avril : Grace Kelly et le prince Rainier célèbrent leur mariage civil au Palais de Monaco. La cérémonie religieuse a eu lieu le lendemain.

1973 – 18 avril : premier numéro de « Libération » – Le premier numéro de « Libération », fondée par Jean-Paul Sartre, sort dans les kiosques.

1955 – 18 avril : Décès d’Albert Einstein, physicien allemand, puis américano-suisse, prix Nobel de physique 1921 (il était né le 14 mars 1879). Juif et pacifiste, Einstein avait été déchu de la nationalité allemande en 1933 par le régime nazi et s’était expatrié aux États-Unis, à Princeton, U.S.A., où il poursuivit ses recherches jusqu’à son décès.

1974 – 18 avril : AVIS DE DECES – Topaze, la femme du boulanger, la fille du puisatier, Marius, Fanny, César, Jean de Florette, Manon des Sources, Merlusse, Cigalon, Judas, Fabien, Jofroi, Angèle, la petite fille aux yeux sombres, parents et alliés ont la douleur de vous faire part du décès de leur père : Marcel Pagnol.

J’ai lu, je lis et je relis toutes ses œuvres, je vois, je regarde, je visionne tous ses films. J’ai même joué « Jofroi » au théâtre avec Daniel Houdayer il y a très longtemps, c’était en 1965-1966.

1988 – 18 avril : LA CAMARDE A EU RAISON DE Pierre Desproges, auteur d’une fulgurante « Chroniques de la haine ordinaire ».

1990 – 18 avril : Décès de Frédéric Rossif dont je me souviendrai toujours de « Mourir à Madrid ».

2012 – 18 avril : Création du Parc national des Calanques – Il s‘agit du 10ème Parc national français, et l’un des trois seuls au monde s’étendant à la fois sur la terre et sur la mer (avec ceux du Cap, en Afrique du Sud, et de Sydney, en Australie).

2015 – 18 avril : l’«Hermione», réplique du navire qui emmena en 1780 La Fayette se battre pour l’indépendance américaine, appareille vers les Etats-Unis.

2017 – 18 avril : ASSOCIATION « DECOUVERTES ET CIVILISATIONS » – A Sanary, de 14h à 16h, salle 28 de l’Espace vie associative, réunion des participants au voyage que nous organisons au mois de mai en Sicile.

2019 – 18 avril : METEO SANARYENNE : ce jeudi s’annonce ensoleillé avec toutefois un vent d’est très présent à 25 / 30 km/h (pointes à 60 km/h dans l’après-midi) mais des températures de 12 à 15° pour les minimales et de 20° pour les maximales.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES.

(1951 Sanary. Mission aérienne site IGN remonter le temps).

249e livraison : De 1480 à 1525  Aspects économiques

          L’agriculture : A la fin du XVe siècle et au tout début du suivant, ces terres produisent en premier lieu des céréales (orge, avoine, seigle et surtout blé), avec un usage répandu du pain blanc, souvent mêlé de seigle. Les rendements sont peu élevés : le blé rend au maximum le 4 et l’avoine le 3. Mais des surplus sont dégagés du fait d’une population encore assez restreinte. En second lieu, des vergers d’oliviers. Puis de la vigne, évidemment, avec laquelle débute la production de raisins secs et de fruits secs en général : oranges, figues, poires, pommes et prunes.

Les serviteurs ruraux perçoivent dix-huit florins en dehors de la nourriture, soit beaucoup moins que dans la première moitié du siècle où l’on donnait en règle générale 28 florins l’an à un boucher ou à un meunier. Les bergers et bouviers de la première classe perçoivent 24 florins, et les gardiennes d’oies, 12. Le salaire des hommes varie de 2 gros à 2 gros et un denier par journée employée à bêcher la terre (Inventaire des archives communales, Toulon, II, p. 33 (cité par de Ribbe)).

Aux cultures arbustives, les textes ajoutent des productions maraîchères. Près des maisons, des jardins potagers, alimentés en eau par les puits, engraissés par les terres rapportées des pateqs, ou les alluvions de la Reppe, ce sont leis ortos, les orts ou les horts de nos cadastres, formant un inextricable fouillis, sujets à d’incessantes contestations, qui tiennent quelquefois lieu de monnaie dans les transactions.

Trois tableaux statistiques que nous avons publiés en 2003 dans le cahier n° 7, permettent d’établir qu’entre 1491 et 1516, sur les terres d’Ollioules, la réforme de l’agriculture, et l’intéressement qui en fut le moteur, ont porté leurs fruits en moins d’une génération : si la production de blé, d’olives et de vin  demeure pratiquement inchangée (+ 16% en général) alors que l’habitat progresse de 25%,  on assiste à l’envolée des figues et des oranges (+ 275%). La part du blé importé restant stable (+ 12,5%), il semble que le choix des producteurs s’est définitivement porté sur des produits que les classes supérieures demandent et que le climat de notre pays permet de leur offrir en grandes quantité. L’investissement devient rentable (à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 449e livraison (suite) :

(coll. H. Ribot)

1853 – Armements marseillais –

1. Ouverture du port et du bassin de la Joliette.

2. La Compagnie des Services Maritimes des Messageries Nationales prend le nom de Compagnie des Services Maritimes des Messageries Impériales.

3. 1ère traversée Marseille-Rio de Janeiro par les Messageries Impériales.

1853 – mars : La compagnie Impériale annonce prématurément qu’elle vient d’obtenir du gouvernement le transport des dépêches et des services de la guerre pour l’Algérie pendant douze ans » et qu’elle aura dans les délais dix bateaux à vapeur de 300 CV. Le début du service est prévu pour mai (Akhbar., 22 mars 1853) !

1853 – 14 décembre : C’est la fusion avec la Compagnie Léon Gay et Cie qui s’explique cette fois par la perspective du renouvellement du contrat avec l’administration des Postes et le ministère de la Guerre. Le 14 décembre 1853, les deux sociétés conviennent de « fusionner pour n’en former qu’une seule » sous le titre de « Compagnie Générale de Navigation à la Vapeur, Bazin, Léon Gay et Cle».

1854 : Le 1er inhumé du cimetière Saint-Pierre fut un soldat de la guerre de Crimée nommé Marie-Joseph Maur.

1854 : Armements marseillais – La Compagnie des Services Maritimes des Messageries Impériales obtient la concession des lignes postales vers l’Algérie et la Tunisie, suivie d’une expansion sur la Mer Noire.

1854 – 10 et 15 janvier : On peut imaginer les conditions atroces dans lesquelles devaient être entassés les passagers de 3e classe, et parmi ceux-ci les Arabes, quand on lit cette nouvelle du 15 janvier 1854 annonçant que le Languedoc, parti de Marseille le 10, a dû gagner la côte d’Espagne en raison du mauvais temps et que « deux passagers arabes sont morts pendant la traversée de fatigue et d’épuisement » (Akhbar, 15 janvier 1854). Il est vrai que les tempêtes hivernales étaient particulièrement redoutables ; ces premiers navires étaient ballottés comme des coques de noix, au point que les passagers, après l’épreuve, en concevaient un dégoût profond.

Comme la République était belle sous l’Empire, les critiques contre la Compagnie Bazin sont vite oubliées à l’époque de la désas­treuse Compagnie Impériale. L’Akhbar écrit le 24 mars 1853 : Hâtons-nous de reconnaître que la Compagnie actuelle n’a cessé de remplir avec la plus grande exactitude ses engagements » ; le 17 avril, ce journal s’associe complètement au « bon témoignage » que rend le Sémaphore en faveur de la Compagnie Bazin…, puis le 10 janvier 1854 le rédacteur en chef de l’Akhbar, A. Bourget, conclut ainsi l’article consacré aux difficultés de la Compagnie Impériale : « Peut-être aurait-on dû, dans cette situation, continuer le marché de la Compagnie Bazin qui, pendant dix années, a fait ce service avec une régularité digne de tous les éloges et que nous nous plaisons à reconnaître. »

1854 – mars et mai :  C’est sous le sigle « Compagnie Générale de Navigation à la Vapeur, Bazin, Léon Gay et Cle» que se font les dernières rotations Marseille-Algérie en mars 1854, puis en mai 1854 une nouvelle ligne est signalée avec le voyage de l’Egyptien, venant de Tanger et via Alger, se dirigeant directement pour « Alexandrie d’Egypte » avec des pèlerins pour La Mecque (Akhbar, 26 mai et 6 juin 1854. L’Egyptien, navire à hélice de 100 tonneaux, capitaine Flottard).

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 157e livraison :

(Borne de délimitation Six-Fours La Seyne, photographie à Janas en octobre 2012).

1657-1658, délimitation du territoire de La Seyne (Baudoin L. 1965, p. 173 et sq.) : « L’acte d’élection en communauté indépendante consommé, il fallut procéder aux opérations de délimitation des nouveaux terroirs respectifs de La Seyne et de Six-Fours comme il était prévu dans les actes des mois de juillet 1657, 1er février 1658 et leurs annexes… La commission des experts… se rendit sur les lieux… Des termes furent mis en place… en y comprenant ceux déjà existants depuis le lieu-dit Boudaï jusqu’à Cancélié qui furent maintenus ; les autres bornes tirant vers le midi jusqu’à la tour de garde du sommet de Sicié, laquelle tour fut déclarée comme devenant com. aux deux terroirs, les veilleurs devant être entretenus désormais à frais communs par les communautés de La Seyne et de Six-Fours (de Notre-Dame-de-Bonne-Garde, la limite des deux communes suit pratiquement le chemin des oratoires jusqu’à l’intersection de voies qui se place entre Francillon et Bar ruelles. Si ce chemin est en majeure partie sur le territoire six-fournais, il convient de noter que plusieurs oratoires sont proches des limites communales, l’un d’eux étant même exactement situé dessus. Quant au calvaire breton planté au nord de la chapelle, il s’élève également sur cette limite). Les frontières de La Seyne confrontèrent au nord les limites du territoire d’Ollioules qui rejoignaient celles de Toulon à La Goubran ; à l’ouest, du côté de Six-Fours, la ligne de séparation fut jalonnée par les quartiers Farlède, Millonne, Pourquier, Allègre, Janas et les terres gastes de Sicié, la chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Garde continuant à appartenir à la paroisse et à la com. de Six-Fours. Il fut convenu que le lieu-dit Boudaï, où la jeunesse du pays avait coutume de danser et de se réunir les jours de fête, resterait indivis et à la disposition des deux parties, mais que les moulins qui s’y trouvaient demeureraient la propriété de Six-Fours. A l’est, la com. de La Seyne fut uniquement bornée par la mer ; … ; elle engloba toute la presqu’île de Saint-Mandrier… »

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Une femme discute avec une amie :

– « J’ai un mari en or. »

L’autre lui répond :

« Moi, le mien, il est en taule. »

Ce sera tout pour aujourd’hui ! Je vous souhaite un excellent jeudi ! Et à demain pour de nouvelles éphémérides. Un grand bonjour à Isabelle, Olivier, Raphaël et Webber !

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