ÉPHÉMÉRIDES DU 17 AVRIL

Published by

on

ÉPHÉMÉRIDES DU MERCREDI 17 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4123).

Bon anniversaire, Olivier ! nous t’embrassons très fort !

Le 17 avril est la fête des Anicet, du nom d’un évêque de Rome qui fut martyrisé en 166 et inhumé sur la colline du Vatican. En France, 2060 personnes ont été prénommées Anicet depuis 1900 dont 1320 vivent encore aujourd’hui.

Sur certains calendriers, nous trouvons, à la date du 17 avril « saint Etienne », le saint Estève provençal.

Après l’anémone c’est au tour de la pensÉe d’être inscrite à  l’ordre de ce 28e jour du calendrier républicain.

Du « beau temps ce jour-là, annonce un bel été », dit-on ! À voir, car j’ai comme un doute !

« Quau vèi si veno, vèi si peno » (Qui voit ses veines, voit ses peines).

«Sois plus sage que les autres si tu le peux, mais ne le leur dis pas. » (Lord Chesterfield, Lettres à son fils Philip Stanhope).

(12 novembre 2022- Nicosie-nord tag dans une rue – cliché H. Ribot)

1164 – 17 avril :

1. DiplÔme de l’empereur Frédéric PREMIER confirmant à l’évêque Pierre les droits et possessions de l’église de Marseille – Fait à Saint-Sauveur de Pavie. Diplôme

a. … castrum de Meyranegas cum territorio et pertinentiis suis castrum de Melna, cum territorio et perinentiis suis castrum de Auroneves cum territorio et pertinentiis suis, in castro de Evena, quartam partem in villa et in roca, et in territorio ejusdem castri, in terris cultis et incultis. Castrum etiam de Balceto, cum toto territorio et pertinentiis suis… (Albanès et Chevalier, Gallia… Marseille, n° 164, p. 81)

Casa Alta. CASAOU : lieu-dit de Marseille au quartier Saint-Charles .

b. Territorium de Garberiis. GARBIER : quartier rural, commune de Marseille, quartier de Sa int-Charles.

c. Terra de Calcaditio al Arcus (privilège du Chapitre de la Major). Caucadis, quartier rural, commune de Marseille, quartier du Rouet. Première mention : AlCacadiz, 1097 (cartulaire de Saint-Victor, suppl. inédit).

d. Mons Judaicus. MONTJUIF : colline de la commune de Marseille, entre la traverse des Marronniers et le pont de Saint-Pierre (1872). Première mention au XIe siècle : Locus Judicii nomine, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

e. Vallis de Moreriis.  MORIR : lieu-dit de la commune de Marseille, au quartier de la Belle-de-Mai (ancien cimetière des juifs ayant existé jusqu’en 1495). Première mention : Morarium, XIe siècle (cartulaire de Saint-Victor, n°40).

f. Castrum de Nercio. NERS : ancien château fortifié, en ruine en 1872, dans le bois de Pechauri, commune d’Allauch. Première mention : Castrum Nercii, 18 mai 1141 (bulle d’innocent II, arch. de l’Evêché).

g. Jarretum de Moreriis. Jarret – cours d’eau formé par la réunion des ruisseaux de Château-Gombert, du Plan-de-Cuques et d’Allauch ; il traverse une partie du territoire de Marseille et va se jeter dans l’Huveaune au-dessous du village de Sainte-Margue­rite. Une circonstance digne de remarque, c’est que le nom de Jarret prend presque toujours et sert même à désigner, dans les divers actes, le nom des localités qu’il traverse depuis son origine jusqu’à son confluent, ce qui n’a pas lieu pour la rivière de 1’Huveaune. Première mention au VIIIe s. : Fluvium Jerre, (Dénombrement des pos­sessions de Saint-Sauveur. Belsunce, I. 302). Vers 1030 : D’après l’état naturel des lieux et la disposition des vallées, il n’y a pas de doute que le cours de Jarret a été détourné à partir des Chartreux et qu’anciennement il venait se perdre dans les eaux du port de Marseille, en passant par le vieux chemin de la Magdeleine, les allées de Meilhan, la rue Noailles et la Cannebière. Ce changement a eu lieu antérieurement au XIe siècle, puisqu’un acte de 1030 environ (cartulaire de Saint-Victor, n° 20) parle du moulin de Sainte-Marguerite, ubi Gerenus fluvius cadilin bedalle.

h. Vallis Sancti Bauzilii.  Saint-Basile, commune de Marseille, nom donné anciennement à la vallée du chemin vieux de la Magdeleine, arro­sée par une partie du ruisseau de Jarret et dont la rue Saint-Basile conserve encore l’ancienne appellation. Première mention : Pratum Sancti Baudili, VIIIe siècle. (Descrip. mancip. monast. S. Salvatoris, dans Belsunce, tome I, page 302.)

i. Villa sancti Justi. Saint-Just – église, commune de Marseille, au quartier actuel de Saint-Just (E. Baratier, « Le temporel de Saint-Victor »). Première mention en 1030 : Ecclesia sancti Justi et pedaticum ejusdem castri, cella, donation à Saint-Victor (Guérard, n° 44).

2. Sentence arbitrale rendue par Raymond II, archevêque d’Arles, et Raymond, évêque de Carpentras, avec l’assistance de Guillaume (Guillaume II Rostan d’après Boyer et février, 1980, p. 23: cet évêque de Toulon aurait eu un épiscopat relativement long (…1117-11165…), dont on ne sait rien d’autre que quelques mentions dans des actes comme celui-ci. Etait-il évêque entre 1117 et 1142 par exemple où il est cité en 1223 dans une charte suspecte de Montrieux alors que cette Chartreuse n’existe pas à cette époque mais n’apparaît qu’une vingtaine d’années plus tard, avec les mêmes personnages? ), évêque de Toulon, d’Henri, prévôt d’Aix, etc. entre Pierre, évêque de Marseille, et les vicomtes Hugues Geofroi, son frère Bertrand et leur neveu Hugues Geofroi le Jeune: la cité épiscopale de Marseille, les châteaux, ville, fiefs, églises, vassaux, etc. possédés par l’évêque et son église seront francs de toute exaction de la part des vicomtes: ceux-ci ne pourront plus lever aucun droit de quête, de firmancia, de chevauchée, de justice et d’albergue sur les vassaux, clercs ou laïques de ladite église, contre la volonté de l’évêque. Celui-ci sera seul maître de fortifier sa terre, de clore sa ville de Marseille, de fermer Roquebarbe par des fossés et des barbacanes de pierre, mais sans pouvoir construire une tour, une église ou un autre édifice, avant d’avoir consulté l’archevêque d’Arles. Les hommes de l’évêque et de l’église pourront charger et décharger, faire marché dans le port vieux sans pays le droit d’usage; …L’évêque aura les faucons de la grande terre depuis le château de Vier jusqu’à la colonne, les chevreaux de Saint-Julien, les péages de Ners et d’Allauch, et le Beausset lorsqu’il pourra. Les vicomtes lui livreront le fief de Guillaume Itier du Beausset ou l’équivalent; ils tiendront en fief de l’église, de l’évêque et des chanoines le château d’Aubagne et offriront deux repas à Noêl et à Pâques…Cette question, ainsi que celle de Maynarguette…sera réglée définitivement par Raimond de Venelles et Raymond de Gignac. Parmi les témoins: Aicard de Marseille, prévôt du chapitre; Fouquet et Raimond de Signes.

1211 – 17 avril : EXCOMMUNICATION DU COMTE DE TOULOUSE – Le comte de Toulouse Raimon VI est excommunié par le pape Innocent III. Il est de ce fait exclu de la communauté des chrétiens et ses terres sont « exposées en proie », c’est-à-dire offertes aux croisés qui s’en empareront. C’est le début du règlement par le fer et le sang des velléités d’indépendance du Midi de la France et de l’affaire des Albigeois.

1214 – 17 avril : Pierre Bermond, prévôt du chapitre de Marseille, donne à Montrieux une maison lui appartenant à Marseille (Acte n° 225, cartulaire de Montrieux, Boyer R., 1980, p. 620-621) : Marseille, in domo ubi est furnellum sedis Massilie  – Pierre Bermond, prévôt du chapitre de Marseille, donne aux chartreux de Montrieux une maison lui appartenant, sise à Marseille, au-dessous de l’hôpital Saint-Michel, à la condition de ne jamais l’aliéner. Hugues et Raimond de Roquefort (Hugo  et Raimundus de Rupeforte), frères dudit Pierre Bermond, confirment cette donation entre les mains de Foulques, chanoine des îles d’Hyères (Fulconi, canonico insularum Arearum), représentant le monastère de Montrieux. Parmi les personnes qui assistent à l’acte :] Bosus, prior Verne, Bertrandus Barreria….

(Meounes-chartreuse-de-Montrieux)-

1256 – 17 avril : MARSEILLE – Turis superior Cavalarie, (charte aux archivesde l’Evêché). Première mention du  lieu-dit Cavalerie supérieure. Possession des chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, où ces Hospitaliers avaient une tour, Turis superior Cavalarie, qu’on appelait lo Tor le31 juillet 1328 (acte notarié), ou la Tour de Babilone, le 7 juin 1399 (charte aux archives de l’Evêché). Diverses parties de la Cavalerie Supérieure se trouvaient cependant sous la directe des Trinitaires. Les actes désignent cette localité comme étant tantôt dans le quartier de Saint-Jérôme, vers Saint-Mitre, tantôt à Montolivet, vers Saint-Barnabé.

1282 – 17 avril : Roquevaire – Lense de Sancto Victore (charte aux archives de Saint-Victor). LAZA, village déjà détruit, commune de Roquevaire, qui était situé en rive droite de l’Huveaune, près de la chapelle de Saint-Vincent (1872). Première mention : Villa Laza, 1040 (cartulaire de Saint-Victor, n° 58).

1292 – 17 avril : MARSEILLE – Vallis dels Michaëls (acte notarié). Val de Michel lieu-dit au quartier de Saint- Just.

1295 – 17 avril : Rossolin de Fos hérite de la femme et de la fille de Guillaume de la Môle (Catalogue des titres de la terre de la Môle, n° 5. Cf supra l’acte justifiant que Guillaume de Fos a racheté les droits de Guillaume de Signes sur la Môle, daté du 12 novembre 1288. Donation faite par Béatrix, femme de Guillaume seigneur de la Môle (Mola) en faveur de Rossolin de Fos de tous ses biens et de ceux de sa fille héritière dudit Guillaume.

1304 – 17 avril : MARSEILLE – Gat Mort, (acte notarié). GAT-MORT, quartier rural au quartier des Crottes (1872). Première mention au XIe siècle : Gatus Mortuus, (cartulaire de Saint-Victor, n° 40).

1311 – 17 avril : AUBAGNE –Molendinum de Canonica (charte aux archives de l’évêché). Première mention du MOULIN DU CHAPITRE, moulin à eau de la commune d’Aubagne, sur le béal (1872).

1314 – 17 avril : MARSEILLE – Gibelini (charte aux archives municipales). GIBELINS, quartier rural, quartier de la Capelette (1872). Les jardin et bâtiment des Gibelins appartenaient à l’abbaye de Saint-Victor; ils furent vendus comme bien national le 10 janvier 1791.

1327 – 17 avril : Mise en défense de la côte provençale entre Vintimille et Marseille. En 1327, Louis de Bavière, couronné empereur à Rome, marche sur Naples. Les Gibelins brûlent de reprendre les positions qu’ils ont perdues depuis Frédéric II, et la rumeur se répand que, maîtres du sud de la péninsule, ils feront payer cher aux Provençaux les succès de leurs princes. Le 17 avril, depuis Vintimille jusqu’à Marseille, mandement du sénéchal prescrivant] que tous les bourgs et châteaux royaux, ceux des prélats, barons et villes, soient pourvus pour trois mois de froment et de farine, de légumes, de vinaigre, de fromage, de viandes salées et de bois ; qu’on les approvisionne de traits, casques, cottes de mailles et boucliers ; qu’ils soient mis en bon état de défense ; qu’on y établisse des citernes ; que tous les hommes de vingt à soixante ans se munissent de lances, boucliers, pics, casques ; que ceux sachant manier l’arbalète aient cent crocs ou traits, et que, sur les montagnes et lieux élevés, il soit établi des phares, pharonos (Charles De Ribbe, 1898, p. 29-30).

1343 – 17 avril : MARSEILLE – Colla de Monegue (charte aux archives municipales). Claux de Mourguet – lieu-dit, quartier de Séon, près du Saut-de-Marot. Première mention : Colla de Monacho, 1er novembre 1318 (acte notarié).

1382 – 16 et 17 avril : Guerre civile en Provence : de la mort de la reine Jeanne à la mort de Louis II : Le retard de Louis d’Anjou s’explique, pour une part, par son désir de ne s’embarquer qu’une fois « asseuré des Provençaux », comme l’écrit son chancelier Jean le Fêvre. Aux Etats d’Apt (16-17 avril 1382), les nobles et les prélats opinent unanimement en faveur du duc, mais les délégués des communautés se séparent sans conclure. Bien vite deux camps se dessinent d’un côté Marseille qui prend parti pour Louis d’Anjou par fidélité à Jeanne; de l’autre la majorité des villes du comté regroupées autour de la capitale dans l’Union d’Aix. Une fois la mort de Jeanne connue (27 juillet 1382), cette ligue se déclare pour Charles de Duras. La guerre qui s’ouvre est un conflit entre villes où le campanilisme joue son rôle. C’est aussi un affrontement entre les villes, fortes de leur nou­veau poids politique et la grande noblesse provençale. C’est enfin un jeu diplomatique complexe en raison des ambitions françaises sur la Provence, qui se découvrent aux lendemains de la mort de Louis 1er en Italie (21 septembre 1384) (Maurel P., Histoire de Toulon, 1945).

(serment-du-recteur-de-la-Cite-de-Marseille)

1475 – 17 avril : Règlement municipal du sénéchal Jean de Cossa rétablissant le titre de Consul A MARSEILLE. Le 17 avril 1475, le roi René décide de doter la ville de Marseille d’un nouveau règlement municipal par l’intermédiaire de son sénéchal Jean de Cossa d’où le  nom donné au nouveau règlement. L’original est conservé aux AMM, et une édition en a été proposée par Méry et Guindon. Le texte est rédigé en partie en latin et en partie en provençal. La suscription, les adresses, le salut, l’exposé et la notification au début de l’acte sont en latin. Puis le dispositif qui explique le fonctionnement des institutions elles-mêmes est en provençal, sans doute afin que le règlement soit compris par le plus grand nombre. Enfin le règlement se termine par des clauses et considérations, de nouveau rédigées en latin. Les élections auront désormais lieu tous les quatre ans et non plus tous les ans et 48 conseillers seront élus pour diriger la ville. Ces 48 conseillers élus devaient se répartir alors en 4 groupes de 12 conseillers en veillant à respecter un certain nombre d’interdits. Chaque douzaine procédait en son sein à la constitution de quatre trinômes de citoyens qui seraient consuls pendant trois mois. Le roulement entre ces quatre trinômes était établi au sein de chaque douzaine soit à l’amiable soit par tirage au sort, le choix étant laissé aux douze membres composant le groupe. Les neuf autres membres de la douzaine qui ont été ou seront consuls durant trois mois assistent les trois qui détiennent le pouvoir pour trois mois, et forment avec le trinôme le conseil des Douze. En cas d’affaire importante pour la ville, les trois consuls en exercice ainsi que les neuf autres membres de la douzaine pouvaient réunir les trois autres douzaines qui avaient gouverné ou qui allaient gouverner ensuite, l’ensemble formait alors le conseil des Quarante-Huit. Le règlement était voulu avant tout pour mettre fin aux troubles liés aux élections et plus généralement à la vie politique à Marseille, or il n’apportait pas de réponse au problème de fond qui était les luttes politiques. Les précautions prises restent très générales même si des peines étaient prévues en cas d’infraction avérée et constatée. Ce nouveau règlement municipal est un des éléments visibles de l’attention portée à la ville lors de son séjour définitif en Provence à partir de 1470. Certes, une attention avait été portée avant cette date notamment dans la reconstruction de la ville après le sac des Aragonais (1423) comme la tour dite du roi René, qui est actuellement l’une des entrées du MUCEM, ou bien l’attribution de deux juges des marchands dont la nomination dépendait du pouvoir municipal pour régler les affaires et différends entre marchands sans l’intervention du souverain en 1466 (Auderic MARET, Doctorant EHESS , Centre Norbert Elias : « Le règlement de Cossa comme signe de la culture politique des consuls de Marseille »).

1492 – 17 avril :  CHRISTOPHE COLOMB VA POUVOIR APPAREILLER POUR LES INDES – Le 17 avril 1492, les Rois Catholiques d’Espagne se laissent convaincre par les arguments de Christophe Colomb et acceptent de financer son projet de traverser l’océan Atlantique…

1520 – 17 avril : OLLIOULES – Jaume Deydier et Anne d’Arcussia, parrain et marraine d’un enfant de Laurent Chautard. Selon de Ribbe (1898, p. 239), Laurent Chautard, sans doute le fils de Johan Chautard, s’adresse à Jaume Deydier, toujours pour un parrainage, et la commère sera Anne d’Arcussia, fermada (fiancée) de Monsenhor l’escuyer Gaspard d’Olioll. D’après Castellan (1937, p. 13) : Louis Chautard demanda le parrainage à Jaume Didier, et la commère fut Anne d’Asturie (sic !), fiancée de monsenhor l’écuyer Gaspard d’Ollioules. Ce Gaspard d’Ollioules, fils aîné de Bertrand VII, marié à Anne d’Asturie (re-sic !), eut de celle-ci six garçons et huit filles ; François de Vintimille fut le neuvième, Gaspard-Guillaume fut son arrière-petit-fils, évêque de Marseille, archevêque d’Aix et de Paris.

1521 – 17 avril : LUTHER JUSTIFIE SES ACCUSATIONS CONTRE LA HIERARCHIE CATHOLIQUE – Martin Luther se rend devant la Diète de Worms pour se justifier de ses accusations portées contre la hiérarchie catholique. Mis au ban de l’Empire, il se cache chez son protecteur, l’électeur Frédéric de Saxe, dit le Sage ;

(1982-1995 Le Destel carte – appelé « destral » dans le texte ci-dessous)

1701 – 17 avril : Informations concernant le cimetière, l’hôtel de ville et les muraille d’Ollioules ; mention du destral – Le 17 avril, le Conseil délibère de faire réparer la porte d’entrée du cimetière et d’en changer l’entrée bornée présentement par la maison de Ville nouvellement construite, en la plaçant du côté de la tremountane de Ollioules. Pour ce qui est du cimetière, de faire construire une muraille à l’endroit où est la porte, avec des créneaux…. (De même) le Conseil délibère de faire réparer les murailles qui menacent ruine sur la route du Beausset et de réparer la route jusqu’au destral, ainsi que de vieilles masures dans la traversée d’Ollioules (Castellan, 1937, p. 98.).

1714 – 17 avril : SANARY – nous trouvons sur le registre des sépultures, comme marin mort en mer, le nom de AUDIFFREN  Jacques ; le 8 mai 1714, celui de MARIN Pierre ; le 14 mai 1714, celui de MARIN Jacques (Rotger B., 1984.).

1789 – 17 avril : La France demeure séparée entre les défenseurs des privilèges et les libéraux – en effet, si le clergé et la noblesse cèdent, presque partout, sur l’égalité fiscale, il n’en va pas de même pour la pleine égalité des droits, l’admis­sion de tous à toutes les fonctions civiles, militaires ou religieu­ses, ou pour l’abolition des droits seigneuriaux, avec ou sans rachat. Bref, la disparition de la société d’ordres est encore loin d’être admise (Agenda du Bicentenaire – VENDREDI 17 AVRIL).

1790 – 17 avril : L’assemblée vote la nationalisation des biens du clergé (Pierre Goubert, Initiation…, 1984). L’assignat devient papier-monnaie (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1794 – 17 avril (28 germinal An II) : 

1. Les représentants du Beausset en sont réduits à demander 50 quintaux de biscuits « aux représentants du peuple près le Port de la Montagne ».… Il n’y a plus de pain ! Et cette situation est à l’origine d’altercations entre les beaussétans et des « matelots et ouvriers destinés pour l’armement des vaisseaux de la République du Port de la Montagne ». A cette époque-là, la Convention fait venir de toute la France des ouvriers et marins d’un loyalisme jacobin à toute épreuve, afin de repeupler Toulon et de contrôler l’arsenal et la flotte de guerre (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

2. En application d’un décret de la Convention, on crée le 28 germinal (17 avril) au Beausset un atelier pour la fabrication du salpêtre. « Vu le besoin urgent où la République se trouve d’avoir du salpêtre, pour achever la destruction des tyrans coalisés contre la liberté du peuple, la commune du Beausset qui dans tous les temps et dans toutes les occa­sions a donné les preuves les plus authentiques de son amour pour la Révolution, doit s’empresser d’établir un atelier pour la fabrique du salpêtre ». Un directeur pour cet atelier est nommé en la personne de Jacques Palis, qui exerce au village la profession de boucher (Gérard Delaforge, Le Beausset et la Révolution française).

1797 – 17 avril : Les Pâques veronèses – Victorieux des Autrichiens, le général Bonaparte veut qu’ils reconnaissent l’annexion par la France de la rive gauche du Rhin et surtout de la Belgique, naguère en leur possession. Mais il faut pour cela leur offrir une contrepartie. Pourquoi pas la République de Venise, un État oligarchique encore opulent mais sur le déclin ? Le problème est que Venise s’est jusque-là prudemment tenue à l’écart des coalitions contre la France et rien ne saurait justifier sa disparition en tant qu’État souverain. Qu’à cela ne tienne ! Le général Landrieu, un agent secret au service de Bonaparte, produit un faux appel du Grand Conseil de Venise à l’adresse des habitants de Vérone pour qu’ils se soulèvent contre la garnison française établie dans la ville. Le soulèvement ne se produit que trop bien le 17 avril 1797 (27 germinal an V) et 400 soldats français qui étaient soignés dans l’hôpital local sont massacrés par la populace. Un peu plus tard, un navire de guerre français côtoie par provocation la cité de Venise. Il se fait bombarder et son capitaine est tué. C’en est assez pour que Bonaparte adresse un ultimatum à la Sérénissime République et occupe son territoire. Il peut dès lors la livrer sur un plateau à ses interlocuteurs autrichiens et signer avec eux le traité de Campoformio. Ainsi prend fin brutalement l’histoire plus que millénaire d’une république marchande sans équivalent dans le monde. Le massacre de Vérone sera qualifié par les propagandistes français de « Pâques véronaises » en référence aux « Vêpres siciliennes » de 1282.

1798 – 17 avril : EXPEDITION D’EGYPTE – Bonaparte écrit à Brueys : « Dans la première décade de floréal, je serai à votre bord. Faites-moi préparer un bon lit comme pour un homme malade pendant toute la traversée. » Il précise ensuite à l’amiral la composition de l’état-major qui doit l’accompagner et lui fait des recommandations en ajoutant : « Faites mettre à l’ordre de l’escadre, de ma part, qu’avant de partir les matelots seront satisfaits »  (Correspondance citée par Louis Baudoin, 1965n p. 409).

1799 – 17 avril (28 germinal) : Sanary doit fournir quatre hommes – La loi du 28 Germinal an 7 (17 avril 1799) relative au complément à fournir à la levée de deux cent mille hommes, fixe le con­tingent de Sanary à quatre hommes. Avec le volontariat du capi­taine LION, il n’en reste plus qu’un à trouver, mais personne ne se pré­sentera. On sera donc contraint d’envoyer la liste des conscrits des 2e  et 3e  classes à l’administration centrale du Département du Var  (Rotger B., 1984, p. 322, 343-344)

1814 – 17 avril : MASSENA ET TOULON RALLIE LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE – Le 17 avril 1814, Masséna, gouverneur de Toulon, avait fait connaître à tous les officiers de terre et de mer l’abdication de Fontainebleau et donné son adhésion au gouvernement provisoire.


(Liamone-Compagnie-Fraissinet-courrier-pour-la-Corse-au-depart-de-Marseille -coll. H. RIBOT)

1853 – 17 avril : MARSEILLE – Comme la République était belle sous l’Empire, les critiques contre la Compagnie Bazin sont vite oubliées à l’époque de la désastreuse Compagnie Impériale. L’Akhbar écrit le 24 mars 1853 : Hâtons-nous de reconnaître que la Compagnie actuelle n’a cessé de remplir avec la plus grande exactitude ses engagements » ; le 17 avril, ce journal s’associe complètement au « bon témoignage » que rend le Sémaphore en faveur de la Compagnie Bazin…, puis le 10 janvier 1854 le rédacteur en chef de l’Akhbar, A. Bourget, conclut ainsi l’article consacré aux difficultés de la Compagnie Impériale : « Peut-être aurait-on dû, dans cette situation, continuer le marché de la Compagnie Bazin qui, pendant dix années, a fait ce service avec une régularité digne de tous les éloges et que nous nous plaisons à reconnaître. »

1867 – 17 avril : Création du marché quotidien de Châteaurenard (Jean-Paul Clébert, Almanach 1985, Rivages).

1881 – 17 avril : « Actuellement, ceux qui ont les moyens de payer le maître d’école le payent, les autres ne le payent pas. D’une façon générale, on peut dire qu’il n’est pas en France un enfant laissé à la porte de l’école faute de pouvoir acquitter la rétribution scolaire, car quiconque demande à être dispensé l’obtient. Ceux qui ne réclament pas la gratuité, ce sont les pères de famille qui ont un peu d’aisance. Or, voyez les effets de la loi nouvelle ; du moment que ce sera l’Etat, c’est-à-dire les contribuables qui payeront l’école en payant l’impôt, plus de distinction : les pauvres payeront comme les riches, puisque les pauvres ne sont pas exempts des impôts ordinaires, comme ils étaient exempts de la rétribution scolaire. La belle loi, et bien sage et bien avantageuse ! »  (LE BONHOMME DESCHAMPS , dans « Le Courrier du Var, 17 avril 1881, réf. A.D. Var)

1905 – 17 avril : L’Assemblée délibère sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

194817 avril : De Gaulle prononce le discours de clôture des Assises nationales du RPF à Marseille.(France)(n)

1950 – 17 avril : séance gratuite de vaccinations B.C.G. en mairie de Saint-Mandrier.Nota : la vaccination à l’école apparaît dès le début du vingtième siècle. À Saint-Mandrier, elle était donnée gratuitement par un médecin de l’hôpital militaire (absence de praticiens civils dans la section). Les adultes devaient se faire inscrire chez le directeur de l’établissement scolaire. En 1915, le registre des visites médicales à domicile sera déposé, tous les matins, au café bar National (l’actuel La Tartane) jusqu’à neuf heures trente (Ken Nicolas, vol. 1).

1955 – 17 avril : Toussaint Merle, de nouveau candidat au Conseil général, bat le socialiste Eugène Montagne et le réactionnaire Paul Pietrera. Le nombre de voix du Parti communiste passe de 5629 à 7085. Il retrouve le siège qu’il avait perdu en 1949 et reprend son rôle éminent au Conseil général du Var au sein d’une multitude de commissions : finances, transports, tourisme, travaux publics, bâtiments départementaux, vicinalité, etc. (Marius Autran, tome 2, 1988). Lors des élections cantonales d’avril 1955, dans le Canton de La Seyne qui comprenait les communes de Six Fours, La Seyne, Saint-Mandrier, Eugène Montagne (S.F.I.O.) obtient, à Saint-Mandrier, 355 voix tandis que Toussaint Merle, maire communiste de La Seyne, obtient 365 voix (inscrits : 1360 ; votant : 926 ; exprimés : 902). C’est donc Toussaint Merle qui sera Conseiller général et les relations avec notre commune ne seront plus les mêmes (Gisèle Argensse, 2000 ; p. 40). Le docteur Cauvin (SFIO) est réélu pour la 10ème fois Président du Conseil général du Var au lendemain du 2ème tour (Ken Nicolas, vol. 1, p. 258).

1957 – 17 avril : « Héroïsme… Un pilote Marseillais choisit la mort » – Orange : il y a 64 ans jour pour jour, un tout jeune aviateur sacrifiait sa vie pour épargner la ville. A l’issue de sa formation sur la base de Salon, puis à Meknès au Maroc, le sous-lieutenant Pierre Dravet est affecté à l’escadron 3/5 sur la base d’Orange Caritat. A 22 ans, il prend les commandes du Mystère IIC, un chasseur transsonique réputé dangereux.

Lorsque Pierre Dravet prend place à bord de son avion sur le tarmac de la base d’Orange-Caritat, ce matin du 17 avril 1957, le ciel est bleu et le calme règne. Des conditions météo parfaites pour un vol d’entraînement. Pourtant, le jeune sous-lieutenant est plus crispé que d’ordinaire, c’est ce que remarque le mécanicien lorsqu’il l’aide à s’harnacher dans le siège éjectable. Le pilote qui fêtera bientôt ses 23 ans, est affecté depuis quelques mois seulement à l’escadron 3/5 de la 5ème Escadre de chasse d’Orange. Il s’apprête à effectuer son 22ème vol aux commandes du Mystère IIC. Cet avion, conçu par Dasssault, est le premier chasseur français capable d’atteindre Mach 1. C’est justement l’objet de l’entraînement du jour : effectuer un vol devant l’emmener « très haut, très loin, très vite » pour chercher la dernière consécration : « le Mur du son », selon les mots de son commandant, le capitaine Anquetil.

Pierre Dravet met en route et se dirige vers la piste pour rejoindre les autres chasseurs venant de décoller. Il met les gaz. Les trois tonnes de poussée du réacteur le plaquent contre le siège. L’appareil atteint très vite sa vitesse de rotation et le jeune pilote n’a plus qu’à tirer sur le manche pour s’arracher du sol. Quelques secondes plus tard, son moteur explose.

Pierre Dravet n’en est pas à son premier « pépin », un accident a d’ailleurs interrompu sa formation de pilote, trois ans plus tôt. Mais l’aviation à réaction en est encore à ses débuts et le Mystère II n’est pas son représentant le plus fiable. Un vrai « faiseur de veuves », disent parfois ses détracteurs.

Malgré le calme dans lequel son cockpit se trouve soudainement plongé, le pilote a mille choses à penser : appliquer les procédures maintes fois répétées à l’entraînement, prévenir la tour, tenter de remettre en route… Mais la panne survient au pire moment, au décollage, « hantise de tout pilote parce qu’il sait qu’il n’y a plus rien à faire », dira le capitaine Anquetil.

Voilà l’aéronef brutalement transformé en aérodyne, traînant une épaisse fumée dans le ciel d’Orange. Et dieu sait qu’un avion capable de franchir le Mur du son est un piètre planeur.

La réponse du contrôle au sol résonne comme une lapalissade. Il faut s’éjecter. Mais pour Pierre Dravet, cela n’a rien d’évident. Il voit défiler la ville sous ses ailes.

S’il sauve sa peau et abandonne sa monture, il mettra en danger d’autres vies humaines. La catastrophe est d’autant plus certaine que ses réservoirs sont pleins. Et puis, le deal n’est pas juste. Le siège éjectable du Mystère II est moins indulgent qu’une roulette russe. D’autant que Pierre Dravet est très grand, « plus d’ 1m80 », précise Jacques, son frère cadet. Ce qui n’est pas pour accroître ses chances de survie, il le sait probablement. En revanche, il est un excellent pilote.

Le sous-lieutenant contacte alors à nouveau la tour. « Je vais tenter de me poser dans un champ ! »

Son avion tombe plus qu’il ne vole, mais Pierre Dravet parvient à tirer parti du peu de portance qu’il lui reste pour éviter une ferme, La Maunaudière. Malheureusement l’avion heurte le poteau en béton d’une ligne électrique. Son appareil se disloque et explose au contact du sol. Le pilote est tué sur le coup… Mais il est la seule victime.

« Héroïsme… Un pilote Marseillais choisit la mort », titrera le lendemain, le quotidien « Le Soir ». Hommage et respect à cet homme valeureux qui s’est sacrifié pour épargner des vies… (Un très grand merci à Philippe Natalini qui nous a communiqué cet article).

1961 – 17 avril : AFFAIRE DE LA BAIE DES COCHONS- Le 17 avril 1961, une poignée d’opposants à Fidel Castro débarquent dans la baie des Cochons, à l’ouest de l’île de Cuba. Armés par la CIA (les services secrets américains), ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci s’est rangé dans le camp soviétique. Mais les partisans de Castro, qui ont été informés du débarquement, accueillent celui-ci avec des armes lourdes. La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune. C’est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l’impérialisme américain. Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s’en veut d’avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA. Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l’échec. Les Américains lui en manifestent de la reconnaissance.

1975 – 17 avril : LES KHMERS ROUGES ENVAHISSENT PHNOM PENH – Le 17 avril 1975, Phnom Penh, capitale du Cambodge, est envahie par de longues cohortes d’adolescents. Il s’agit de l’armée des communistes cambodgiens. Surnommés quelques années plus tôt « Khmers rouges » par le roi Norodom Sihanouk, ils ont vaincu les partisans pro-américains du général Lon Nol au terme d’une guerre civile de cinq ans. Le soir même, l’« Angkar » (l’Organisation) – le Parti communiste du Kampuchea (nouveau nom du pays) – décide de vider la ville de tous ses habitants. C’est le début d’une orgie de massacres qui va se solder par la mort violente de 1.500.000 à 2.200.000 personnes en 44 mois, jusqu’à la chute du régime, le 7 janvier 1979. En d’autres termes, 20% à 30% des 7.500.000 Cambodgiens (1975), auront été victimes de la folie meurtrière des Khmers rouges. Il faudra attendre 1997 pour que l’ONU y voit officiellement des « actes de génocide ». Le secrétaire général du parti, Pol Pot (de son vrai nom Saloth Sar) , mourra l’année suivante, avant d’avoir été jugé. Douch, directeur de la sinistre prison de Tuol Sleng, a été jugé en 2010 et condamné à 30 ans de prison. Khieu-Samphan, chef de l’État, attend d’être jugé en 2011.

1985 – 17 avril : Mort de Max Juvenal, ancien Maire de Saint-Mandrier, qui s’est éteint à son domicile à l’âge de 80 ans. La petite église du Creux Saint-Georges était comble lors de la cérémonie d’adieu à cette personnalité marquante de la commune, de la Résistance et du Département. Après l’absoute, les amis du défunt, sa famille et de nombreuses personnalités civiles et militaires ont accompagné Max Juvenal jusqu’au cimetière central de Toulon où il repose désormais (Gisèle Argensse, 2000, p. 127).

1986 – 17 avril : Mort de Marcel Dassault, ingénieur, constructeur et entrepreneur d’aviation. Né Marcel Ferdinand Bloch, il avait étudié à l’Ecole supérieure d’aéronautique dont il est sorti diplômé en 1913. Il construisit son premier avion en 1917. Durant la Seconde guerre mondiale, il refusa de collaborer avec les Allemands et fut arrêté par la police française en tant que juif en 1940. Avec sa femme et des deux fils, il fut interné à Montluc, près de Drancy. Déporté à Buchenwald en août 1944, il y passa huit mois et fut sauvé par Albert Baudet et par Marcel Paul, membre du Parti communiste et chef de l’Organisation clandestine du camp. Il manifesta par la suite sa gratitude à Albert Baudet en le nommant directeur de publicité du magazine « Jours de France » et en versant chaque année une somme d’argent au journal « L’Humanité ». En 1946, il fit changer son patronyme en Bloch-Dassault, puis en Dassault en 1949, Dassault étant une déformation du nom de code « char d’assaut » utilisé par son frère, le général Darius Paul Bloch, dans la résistance.

2016 – 17 avril : Histoire familiale : à 5h 44, Isabelle a apporté un petit frère à Raphaël.

2018 – 17 avril : METEO – La météo est optimiste pour ce lundi : ce matin, je relève sur ma terrasse, à Sanary, 15°. Par la fenêtre, je ne note pas de précipitation mais un temps sec, pas de vent – le pavillon tricolore bouge à peine au sommet de la tour – avec un ciel bleu et lumineux.

2019 – 17 avril : METEO SANARYENNE : Après une nuit claire sans vent et avec des températures de 9 à 10°, la matinée devrait être relativement belle avec un vent modéré de secteur sud-est passant au sud-ouest vers 11h et des températures atteignant les 17° à 14h (c’est-à-dire à midi solaire, heure d’été oblige !). En fin d’après-midi, le vent évoluera vers le nord-est tout en restant modéré tandis que les températures ne descendront pas en dessous de 10° au cours de la nuit prochaine.

2024 – 17 avril : Histoire familiale : OLIVIER FÊTE SON HUITIEME ANNIVERSAIRE.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 248e livraison : (suite)

(Edition Touvier Sanary Var rue nationale – 12 août 1917).

De 1480 à 1525 

13 mai 1520 : Acte affranchissant Ollioules de toutes les censes, tasques, services et corvées ; ultime étape de l’autonomie de la ville (Voir pour plus de détails le Cahier n° 7, « Ollioules… ».).

          Il doit en coûter beaucoup aux Vintimille et aux Simiane de se résigner à perdre dans leur fief ce qui constitue leur ancienne suprématie terrienne. Vainement depuis 1507, ils ont essayé de tenir tête au courant de révolte qui se fait contre certains de leurs droits, mais, en 1520, ils cèdent de bonne grâce. Par acte passé dans la maison du Saint-Esprit d’Ollioules, les parties transigent que lesseigneurs seront tenus d’abolir, casser et réduire à néant les censes, hommages et autres servitudes qu’ils ont ou pourraient avoir à l’avenir, à Ollioules et dans son terroir. De toutes les charges qui grèvent les terres, c’est en effet celle du cens (ou des censes) qui pèsent le plus à la masse des petits paysans. En contrepartie, la commune offre, comme rachat, un capital de 4 000 florins, et les coseigneurs gardent la directe universelle sur la transmission des biens sur tout le territoire d’Ollioules, le droit de lods et de mutation – impôt sur la vente des biens qui s’opérait sur le territoire du fief du seigneur -, et cinquante setiers de blé à prendre sur le moulin de Trisse Rate, que par cet acte ils transmettaient à l’universitat, ainsi que sur certaines terres, celle de Saint-Nazaire entre autres.

            Car cet acte s’applique pareillement aux nouveaux habitants de la tour de Saint-Nazaire dont les terres sont explicitement données comme appartenant au terroir d’Ollioules (Rappelons pour mémoire, que le fief ne concerne que la tour. Les terres alentour, sauf le lieu d’habitation et le prieuré, appartiennent donc au terroir d’Ollioules.). A travers trois exemples, nous allons voir que la propriété foncière est éparpillée sur le futur territoire sanaryen.

  • 1°  Pierre Maurin, habitant de la Tour de Saint-Nazaire paie des taxes pour les biens suivants :  une maison, dans les broyes (fossés) de la tour ; des étables et un casal, près de la tour ; un autre casal, tout proche ; une terre au quartier Mortier (entre la Millière et La Poussaraque) ; des terres à blé et à oliviers, près de la tour et sur le chemin royal de Six-Fours à Ollioules  ; une vigne,  sur le chemin d’Ollioules à Saint-Nazaire ; et un jardinsur le chemin de Portissol avec le pateq du puits commun, au nord de la tour.
  • 2° Les biens de maître Honoré Sellon : Une maison dans le bourg de la tour Saint-Nazaire, sur la rue publique ; une terre en oliviers, sur le chemin ; une terre à Portissol avec le chemin au milieu ; une  terre avec une vigne jointe ; une terre à blé et oliviers ; un jardinsur le chemin de Portissol avec le pateq du puits commun, au nord de la tour ; une petite terre, sur le chemin ; et autre terre, toujours sur  le chemin.
  • 3° Les biens de Jean Viguier alias Turrel, sont bien plus éloignés ; ils se situent entre les terres de Jean Chautard (la Millière) et celle de Pierredon. Leurs confronts nous conduisent à supposer qu’il s’agit d’anciennes terres que les seigneurs ont été accordées à bail à Jean Viguier, qui laissera son nom à ce quartier d’Ollioules-Saint-Nazaire : la Tourelle.

Les habitants d’Ollioules et de Saint-Nazaire, débarrassés de tout droit de péage dans l’étendue de la Provence par leurs rois, exempts de toutes censes, de prélations, rétentions, services et corvées envers les seigneurs, commençaient à prendre figure d’hommes libres.

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 449e livraison :

(Anonyme Ancien canal de jonction entre le vieux-port et le port de la Joliette à Marseille, en arrière plan, la cathédrale 1844 – coll. HR)

(suite)

1852 : Marseille – Située là où se trouvait, dans le rempart démoli en 1666, la porte de la Magdeleine, la place des Capucines fut appelée jusqu’en 1852 celle des Fainéants, « à cause des nombreux frères lais des couvents extérieurs qui stationnaient là avant d’entrer en ville« , écrit Arnaud Bouyala d’Arnaud dans Évocation du Vieux Marseille (éd. de Minuit). La fontaine commandée en 1778 fut deux fois déplacée, d’abord de l’actuelle place de Gaulle en 1825, puis sur la place même en 1863. L’aigle qui surmontait l’obélisque en 1805 fut détruit par la foule à la chute de l’Empire le 14 avril 1814.

1852 – 1870 : Marseille – Seule l’époque du second empire a à son actif de véritables réalisations d’urba­nisme (percée de la rue Impériale et du cours Lieutaud, de N.-D.-de-la- Garde, construction de la préfecture, de la cathédrale, de la Bourse).

1852 – août : En août 1852, un accord est signé entre la Compagnie Bazin et Périer et les Messageries Impériales pour la délivrance des billets, accord qui suppose une certaine coordination des lignes.

1842 – 1853 : Ce qui reste impossible à déterminer est le bilan financier de l’entreprise pour la Compagnie qui l’a assuré pendant la période 1842-1853. L’absence d’archives de la Compagnie Bazin en ce qui concerne les comptes et les résultats d’exploitation interdit toute conclusion. Si l’Akhbar du 28 septembre 1847 proteste contre le privilège qui a assuré à la Compagnie Bazin et Périer « de grands bénéfices », le même journal, lors des modi­fications restrictives de la ligne en 1850, écrit : « Si la Compagnie Bazin était en perte, quelle difficulté trouvait-on à augmenter la subvention qui lui est accordée ? », et dans la même période cite une réponse du ministère de la Guerre, selon laquelle cette Compa­gnie a « éprouvé des pertes considérables » et aurait demandé la résiliation d’un marché (Akhbar 20, 22, 29 août 1850) ! Il est vrai qu’il faut tenir compte de la conjoncture et que précisément les années 1848 à 1851 sont marquées par la crise économique et politique  (Cf. P. Guihal, in Aspects de la crise et de la dépression de l’économie française au milieu du XIX’, 1846-1851 (Bibliothèque de la Révolution de 1848, Paris, 1956), p 200 ù 225 : « Le cas d’un grand port de commerce : Marseille »). Les milieux algérois le soulignent nettement ; un rapport des courtiers maritimes d’avril 1849 montre l’enchevêtrement des causes générales et loca­les : d’une part, la colonie traverse une période de transition difficile, « celle où un pays commence à produire pour son alimen­tation jusqu’à ce qu’il produise des excédents assez considérables pour établir un commerce d’exportation » ; d’autre part, elle subit les pulsations de la conjoncture et après l’essor — souvent spécu­latif — de la période 1844-1846 « les années 1847 et 1848 ont vu décroître considérablement les arrivages de navires, et notamment en 1848 w. » Commentant l’impossibilité d’organiser « la pauvre petite ligne de Cette », l’Akhbar y voit les mêmes raisons « que celles qui rendent si long, si laborieux l’achèvement de nos chemins de fer ; que celles qui arrêtent sur tous les points de la France le dévelop­pement de toute pensée un peu féconde, de toute entreprise à longue portée (Procès-verbal assemblée générale des Messageries Impériales, 10 juin) ».

1853 : Le cimetière de St-Pierre est créé à partir de 10 ha de parcelles de propriété voisines, et est aménagé par Sixte Rey. On pouvait accéder au cimetière par la ligne 68 du tramway.

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 155e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(Carte des rades de Toulon 1695)

 (suite)  Bibliographie

Arnaud Pierre (dir). Les athlètes de la République. Gymnastique, sports et idéologie républicaine. 1870-1914. Toulouse. Privat. Bibliothèque historique. 1987. 423 pages. Préface d’Eugen Weber.

Arnaud Pierre. Les savoirs du corps. Education  physique et éducation intellectuelle dans le système scolaire français. Presses universitaires de Lyon. 1983. 320 pages.

Arnaud Pierre et Camy J (textes réunis par). La naissance du mouvement sportif associatif en France. Sociabilités et formes de pratiques sportives. Presses universitaires de Lyon. 1986. 422 pages.

Corbin Alain (dir). L’avènement des loisirs. 1850-1960. Paris. Aubier.1995. 471 pages

Defrance Jacques. Sociologie du sport. Paris. La Découverte.1995. 123 pages.

Dietschy Paul et Clastres Patrick. Sport, société et culture en France du dix-neuvième siècle à nos jours. Paris. Hachette. 2006. 254 pages.

Elias Norbert et Dunning Eric. Sport et civilisation. La violence maîtrisée. Paris. Fayard. 1986. 393 pages. Avant-propos de Chartier Roger.

Gaugain Jean-Claude. Jeux, gymnastique et sports dans le Var. 1860-1940. Essai d’histoire sociale et culturelle. Paris. L’Harmattan. 2000. 404 pages.

Pivato Stefano. Les enjeux du sport. Vingtième siècle. Casterman. 1994. 157 pages.

Queval Isabelle. S’accomplir ou se surpasser. essai sur le sport contemporain. Paris. Gallimard. Bibliothèque des sciences humaines. 2004. 341 pages.

Studeny Christophe. L’invention de la vitesse. France. XVIIIe-XXe siècle. Paris. Gallimard. Bibliothèque des histoires. 1995. 408 pages.

Terret Thierry. Histoire du sport. Paris. PUF. Que sais-je ? 2007. 126 pages.
Tétart Philippe (dir). Histoire du sport en France du Second Empire au régime de Vichy. Tome I. Paris. Vuibert. 2007. 470 pages. Préface de Winock Michel. Postface de Porte Patrick.

(FIN).

UN véritable mot d’excuse fourni par des parents d’élèves (c’était à l’époque bénie des dieux où les enfants se rendaient encore en classe !) : « Veuillez excuser Brandon pour hier : il avait la diarrée (rature sur le mot) la diharée (rature) la chiasse. »

Ce sera tout pour aujourd’hui !

Je vous souhaite un excellent mercredi et vous donne rendez-vous à demain pour de nouvelles éphémérides.

Un grand bonjour à Isabelle. Bises à Olivier – de qui c’est le jour anniversaire ! – et à Raphaël, notre pianiste et tennisman.

Shake-hand à Webber !

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Ephémérides d'Henri RIBOT

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture