ÉPHÉMÉRIDES DU 11 AVRIL

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Editions Bougault 905 Sanary Vue générale Envoyée en 1904 non timbrée

ÉPHÉMÉRIDES DU JEUDI 11 AVRIL 2024, 13e ANNÉE (n° 4118).

FÊTES :

Le 11 avril, c’est au tour des Stanislas d’être fêtés, du nom d’un autre évêque, de Cracovie cette fois, mort en 1079 et saint patron de la Pologne.

Le 11 avril est, au calendrier républicain, le 22e jours du mois de germinal dénommé jour de la « romaine » (la salade, pas la femme).

Dicton :

Mèfi car « s’il gèle à la Saint Stanislas, on aura deux jours de glace ».

LOCUTION PROVENçALE :

«La poou dei pijoun duou pa empachar de samena » (la peur du pigeon ne doit pas empêcher de semer).

PENSEE :

« Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple » (Danton, contrairement à Voltaire qui écrivit « Il est à propos que le peuple soit guidé et ne soit pas qu’il soit instruit. »

ÉPHÉMÉRIDES :

1981 Sanary, l’effondrement du mur des Baux emporte l’oratoire Saint Michel. b

1071 – 11 avril : AURIOL ET SAINT-VICTOR – Le Chapitre de la Major, qui possédait une partie du château d’Auriol, céda ses droits au monastère de Saint-Victor par acte du 11 avril 1071, en retour des églises des Pennes et de Septèmes (archives de la Major).

1315 – 11 avril : Lieux-dits de Marseille – Ermitans. Lieu-dit de la commune de Marseille mentionné dans un acte notarié.

1323 – 11 avril : Lieux-dits de Marseille – Tour Bataylher (charte aux archives municipales). Tour Batailler – lieu-dit, quartier de Saint-Charles. Première mention : Tor batallier, 1er février 1300 (charte aux archives municipales)

1368 – du 4 février au 11 avril : DES BANDES DE ROUTIERS SONT DIRIGÉES CONTRE LA PROVENCE PAR LOUIS D’ANJOU. Les compagnies en quête de butin, attirées par 1es richesses de la cour pontificale, ont pris leurs habitudes dans la vallée du Rhône. La dernière en date de ces incursions révèle une autre menace : l’irruption en 1368-1369 des troupes de Du Guesclin est suscitée par Louis d’Anjou, frère du roi Charles V et son lieutenant en Languedoc, qui affirme ainsi ses visées sur une Provence affaiblie. Le 4 février 1368, Duguesclin était à Tarascon ; le 11 avril, il assiégeait Arles…. (Castellari G., Histoire de Marseille, 1945 ; M. Agulhon, N. Coulet, 1987 ; « Chronologie » (Martin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet – La Provence au Moyen Âge, 2005).

1408 – 11 avril : Lieux-dits de Marseille – La Torre dels Archs alias los Molieras (archives de la Major). Les Arcs, quartier rural au quartier du Rouet, vers Saint-Giniez (1872). Première mention : Arcus, 1090 (cartulaire de Saint-Victor, n’ 143).

1443 – 10 avril (rappel) : LES GÉNOIS PRÉTENDENT POSSÉDER TOULON –  Pons et Bertrand Senhier sont députés auprès du duc de Calabre pour lui exposer la prétention qu’ont les Génois de posséder Toulon (Charles de Ribbe, 1898, p. 41).

1501 – 11 avril : Lieux-dits d’aubagne – Terras Vermelha (registre aux archives de l’évêché). TERRES-VERMEILLES – Lieu-dit (1872). Première mention : Terra vermeilha, 1469 (registre aux archives munie.).

1512 – 11 avril : MORT A RAVENNE (ITALIE) DU DUC DE NEMOURS, Gaston de Foix. Vicomte de Narbonne, il était général des armées de son oncle, le roi Louis XII. Après la bataille, son corps fut placé dans le dôme de Milan, entouré d’un trophée d’armes et drapeaux, mais les Français ayant quitté Milan, le cardinal de Sion fit déplacer la dépouille dans l’église de Sainte-Marthe, démolie en 1875.

1545 – 11 avril : CONSEIL DE GUERRE TENU A MARSEILLE – En cette année 1545 marquée par la préparation du Concile de Trente dont Charles Quint pense qu’il pourra rétablir l’unité chrétienne, un conseil de guerre fut tenu à Marseille le 11 avril 1545. Polin s’engagea, au nom de ses officiers « à faire vivement ladite exécution » (c’est-à-dire la liquidation des Vaudois du Lubéron) et en effet se disposa à entrer tout de suite en campagne. Oppède de son côté avait convoqué quelques centaines d’hommes, moitié soldats, moitié pionniers, commandés par le juge Jean Moran et le marchand Nicolas Thibaut. Bon nombre d’Avignonnais avaient été également appelés sous les drapeaux, car plusieurs des villages suspects étaient situés en terre pontificale, et c’était avec le consentement formel du pape Paul III que le vice-légat de Lothon avait pris le commandement de cette milice. Plusieurs gentilshommes s’étaient joints à la troupe, entre autres les seigneurs de Pamiers et de Lauris, gendres du premier Président. Oppède avait la direction générale. Il était déjà monté à cheval, et avait revêtu pour la circonstance un costume militaire, mais sans cuirasse, ni casque « démontrant ainsi que ce n’était pas son métier. » (Ribot Henri, Guerres de religion en Provence, Conférence donnée à Découvertes et Civilisation, Sanary-sur-Mer)

1559 – 11 avril : Lieux-dits de Marseille (acte aux archives de l’évêché) –

1.  Affar de l’Escrutine. Les Escourtines – lieu-dit, colline de Carpiagne. Première mention : Las Cortinas, 30 décembre 1393 (acte aux archives de l’Evêché)

2. Lou Fuge. Le Fouge – hauteur d’une des collines de Saint-Marcel. Première mention : Lo Fouge, 30 mars 1485 (acte aux archives de l’Evêché).

1590 – 11 avril : Lieux-dits de Marseille – Malepougne (registre aux archives de l’évêché). MALEPOUGNE – quartier rural au quartier de Saint-Charles, vers les Chartreux (1872). Première mention le 22 mai 1295 : Mala Poiha, (acte notarié).

1662 – 11 avril : Mariage de François de Vintimille avec Anne d’Agoult – François de Vintimille, marié à Anne d’Agoult, dame de Seillon, fille de Gaspard et de Françoise de Simiane-Lacoste aura de ce mariage 4 enfants : Pierre François Hyacinthe, Anne de Vintimille, Magdelon, chevalier de Malte, Gaspard de Vintimille né en 1682, année de la mort du comte, et qui sera toujours malade et vivra à Saint-Nazaire, soigné par une habitante du bourg (Place, H. Ribot , B. Rotger, 1982, d’après Mongin, archiviste de de Toulon et A. Paul, 1918 ; Rotger, 1984, p. 103.).

1791 – 11 avril : L’ÉVÊQUE CONSTITUTIONNEL DU VAR, SOUS LA RÉVOLUTION, fut Jean-Joseph Rigouard, né à Solliès-Pont le 1er octobre 1735. Ancien curé de La Farlède, Rigouard avait appartenu à la loge « La Réunion » de Solliès-Pont et avait été élu député aux Etats-Généraux en 1789. Son élection, comme évêque, remontait au 11 avril 1791. Il mourut à Solliès-Pont le 15 mai 1800, à l’âge de 65 ans (Louis Baudoin, 1965).

1793 – 11 avril : LA CONVENTION DÉCRÈTE LE COURS FORCE DE L’ASSIGNAT (Jean-Charles Volkmann, « Chronologie de l’Histoire de France », 1997).

1795 – 11 avril (22 germinal an III) : LA CONVENTION RESTITUE LES DROITS CIVIQUES AUX CITOYENS MIS HORS-LA-LOI APRES LE 31 MAI 1793, en exceptant certains royalistes (Yann Fauchois, 2001). Certes, les jacobins se sentent forts, mais une nouvelle loi, datée du 22 germinal rapportant les décrets qui ont mis hors la loi des citoyens à la suite des insurrections montagnardes de mai et juin 1793 ramène une nouvelle fournée d’émigrés. Toutes les personnes ayant fui pour se soustraire à une arrestation peuvent rentrer dans leurs foyers et seront réintégrées dans leurs droits politiques et leurs biens – Que d’émigrés vont se dire victimes du mouvement fédéraliste ! Ils affluent par- terre et par mer (Henriette Trojani, La société et la vie à Toulon de 1795 à 1815).

Le même jour, Bonnefoy Honoré, cultivateur, et son fils, citoyens émigrés de La Seyne, sont acquittés par le Tribunal criminel de Grasse qui les met en liberté le 22 germinal an III (Louis Baudoin, 1965).

1798 – du 11 au 13 avril : UNE BRIGADE DE LIGNE ARRIVE A LA SEYNE – La 18° demi-brigade de ligne, colonel Roger, forte de 2.380 hommes, arrive à La Seyne où elle prend ses cantonnements dans les nombreux entrepôts et magasins de ce port ; les 12 et 13 avril, c’est le tour des 32e et 75e de ligne, environ 5.000 hommes, dont la moitié loge à La Seyne et à Toulon, le reste étant réparti à Ollioules, Reynier (Six-Fours), Saint-Nazaire et Le Beausset. Avec la 2e demi-brigade légère et la 25e demi-brigade de ligne, ces troupes sont placées sous les ordres des généraux Pijon, Rampon et Gardanne (Louis Baudoin, 1965, p. 409).

1799 – du 11 avril : JOURNAL D’UN NOTABLE DU CAIRE durant l’expédition française 1798-1801 (« Abd al-Rahman al-Jabarti) [Prise de Haïfa – Arrivée à ‘Akka] Jeudi 6 [11 avril 1799] Un courrier est arrivé chez les Français. Ils annoncent la prise de Haïfa et l’encerclement de ‘Akka, dont ils ont déjà bombardé une partie des murailles. Ils espèrent prendre la ville dans les 24 heures qui suivent. Ils ajoutaient qu’ils s’étaient hâtés d’envoyer ce courrier pour que leurs compagnons ne languissent pas à trop attendre : « Tranquillisez-vous, concluaient-ils, dans sept jours nous serons de retour ! Salut ! »

[Pèlerins marocains] Ce jour, arrivée de pèlerins marocains à Guizéh. L’événement suscite des commentaires en ville. On racontait qu’ils étaient 20 000 et qu’ils étaient venus pour délivrer l’Egypte des Français. Ceux-ci, qui avaient envoyé enquêter sur place, découvrirent un groupe de Marocains des villages environnant Fés ; c’étaient de simples paysans ; ils permirent à l’un ou l’autre d’entre eux de s’occuper de leurs commissions. Or voici qu’un des Marocains vint trouver les Français et dénonça ses compagnons, les accusant d’être venus pour combattre les Français et faire le jihâd contre eux et que c’était pour susciter un soulèvement qu’ils achetaient armes et chevaux. Les Français dépêchèrent alors quelques-uns de leurs hommes pour enquêter ; ils parlèrent avec les Marocains, rencontrèrent un de leurs chefs et lui rapportèrent ce que l’on disait à leur sujet. « Nous sommes venus pour le pèlerinage et pas pour autre chose », répliquèrent-ils. Les Français revinrent chez eux avec le chef des Marocains ; comme le Dîwân avait lieu ce matin-là, ils l’y introduisirent avec l’individu qui les avait dénoncés. Ils parlèrent avec le chef, le questionnèrent mais lui répétait toujours :

« Je suis venu uniquement pour le pèlerinage.

          Alors, lui répliqua-t-on, pourquoi achetez-vous des armes et des chevaux ?

          Oui, avoua-t-il, nous en achetons parce que cela nous est indispensable.

          Il nous a été rapporté, reprirent les Français, que vous voulez nous combattre et que vous auriez dit : le jihâd est mieux que le pèlerinage !

          Ce sont des paroles sans fondement, répliqua le chef des Marocains.

          Mais celui qui a rapporté ces paroles est de chez vous, observèrent les Français.

          Oui, répondit le chef, mais c’est un vaurien ; nous l’avons surpris en train de voler, nous l’avons frappé et la haine l’a porté à cette fausse dénonciation. Ce pays n’est pas le nôtre ; il n’est pas à notre sultan pour que nous combattions pour lui. Il serait insensé de vous combattre avec le petit nombre que nous sommes et nous n’avons qu’un demi-quintal de poudre. »

On convint avec le chef des Marocains que ses compatriotes pourraient se fournir en armes, mais que lui resterait chez les Français jusqu’au départ de ses hommes dans deux jours ; alors, il les rejoindrait portant avec lui ses armes. La proposition fut acceptée. Les Français remercièrent et lui firent un cadeau.

1803 – 11 avril : TALLEYRAND PROPOSE LA VENTE DE LA LOUISIANE AUX ÉTATS-UNIS D’AMERIQUE. Le marquis Barbé-Marbois, ministre du trésor français, propose de façon officielle aux Etats-Unis d’Amérique la vente de la Louisiane dans son intégralité.

1814 – 11 avril : LES ARMES S’ÉTANT TUES, NAPOLÉON ABDIQUE. Le 20 avril, il part pour l’île d’Elbe, sur les côtes d’Italie, dont le traité de Fontainebleau lui assure la souveraineté et où l’accompagnent quelques fidèles et environ un millier de soldats. Au contraire de Marseille où l’enthousiasme royaliste était grand, Toulon, ville militaire, et sa région demeuraient, en bonne partie, fidèles à l’Empereur. Il n’y aura plus de corsaires Provençaux, pas même pendant les Cent Jours de 1815.

1839 – 11 avril : DELIBERATIONS DU CONSEIL MUNICIPAL DE TOULON (fol. 124v).

— Nomination du secrétaire du Conseil.

— Prorogation du bail que la commune a passé avec M. Sénés, pour la location du 1r étage de la maison actuellement occupé par l’école communale supérieure.

— Demande en érection d’une chapelle au quartier Bon-Rencontre, avec le concours de la commune dans la dépense.

— Proposition de replacer la colonne de la fontaine St-Michel sur un piédestal, qui serait élevé au-dessous de l’emplacement actuellement occupé par la dite fontaine et demande de fonds pour cette dépense.

— Il est accordé à la dame Renard en faveur de son fils, l’exemption de la rétribution perçue par la Commune, sur les élèves du Collège.

— Ouverture d’un crédit additionnel de 666 fr.66 pour le paiement de la pension et arrérage du sieur Esclangon aîné, ex-sergent major de ville.

— Vote d’un crédit additionnel de 600 Fr., pour être employé à la construction d’une fontaine au hameau des Pomets.

— Proposition concernant la réorganisation des écoles communales, la rétribution à payer par les non indigents et nomination d’une Commission.

— Rapport sur l’affaire de la maison Capitulaire.

— Régularisation des écritures du receveur municipal en ce qui concerne les avances pour frais de route aux voyageurs indigents.

1842 – 11 avril : Lieux-dits de Marseille – Le poète humoristique, J. MERY, organisa un concert nocturne à la Font de Voire (ou Ivoire), en présence de nombreux auditeurs que quatre heures de marche n’avaient pas effrayé… (Isidore Gilles – Marseille depuis 3 000 ans, 1876). Nota : un lieu mythique du massif de MARSEILLEVEYRE, la Fontaine d’Ivoire, source dans les collines de Mazargues, commune de Marseille. Le véritable nom du lieu est la Fontaine de Voire, nom d’un ancien propriétaire qui avait là une habitation dont les ruines existaient encore au XIXe siècle. En provençal : Fouent dè Voiro.

1861 – 23 février et 11 avril : LES « FAUX » DE L’HISTOIRE DE SIX-FOURS – Dans le pseudo échange épistolaire qu’eut le curé de village avec Marcellin Arnaud, publié les 23 février et 11 avril 1861, ce premier correspondant note : « L’église du IVe siècle, née au temps où l’architecture religieuse était à l’état d’ébauche, n’a pas d’analogue, soit en Angleterre, en Allemagne, dans la péninsule hispanique ou en Italie. Elle appelle l’attention, l’admiration, même, malgré ses imperfections et sa rudesse ; elle mériterait sans contredit d’être rétablie dans son état primitif, du moins quant au sanctuaire ; car c’est le seul spécimen des premières constructions de l’église chrétienne. Rien n’est plus précieux » (Abbé GARREL, « Eglise Saint-Pierre-es-Liens à Six-Fours », lettre de l’abbé Garrel à Marcelin Arnaud, publié par M. Arnaud, Toulon, 1861. Gustave d’AUDIFFRET, « Annales de Six-Fours en Provence, depuis sa fondation par les Phocéens jusqu’à nos jours », Imp. E.Aurel, Toulon, 1866. Idem, « Église Saint-Pierre-ès-Liens à Six-Fours », extraits du journal Le Toulonnais, Toulon, 1861, pp. 3-4)…

L’érudit poursuit ensuite en se référant « à une notice qui (…) semble exacte sous le rapport archéologique », et qui n’est autre que la lettre précitée du maire de Six-Fours, Antoine Cabran… La réponse de l’abbé Garrel n’est pas moins autorisée, puisqu’il fait partager par Horace Vernet « le même jugement » que son correspondant sur ce sanctuaire : « j’ai visité, dans des villes ruinées de la Syrie, des temples chrétiens offrant beaucoup d’analogie avec celui-ci, et ayant un autel semblable ; – les religieux qui étaient avec nous nous assuraient que ces monuments existaient dès les premiers temps du christianisme », met-il dans la bouche de l’illustre peintre (Ibidem, pp.13-14. La réponse de l’abbé GARREL à laquelle il est ci-après fait référence se trouve pp. 13 à 23.).

Mais « la tradition, poursuit Garrel, est que saint Trophime, disciple de saint Jean et évêque d’Arles, où un de ses prêtres, venus comme lui, d’Orient en Provence, a été le fondateur de cette basilique Saint-Pierre-ès-Liens ». Et puis l’édifice hurle son antiquité par tous les détails de son architecture insigne : « Vous avez remarqué, Monsieur, dans notre ancien temple, l’absence de toute ornementation ; – telle, avez-vous fait pressentir, était l’expression de la jeune architecture chrétienne. En effet, et dès le XIe siècle, on s’écarta du souffle inspirateur, de cette simplicité naïve des temps primitifs ». Son exposé impose ensuite de convoquer le chanoine Colomb, inventeur d’une inscription, depuis disparue, qui doit établir l’âge du sanctuaire où aurait été inhumé le prêtre Audoflidus, en 375 (voir infra). Mais rien de trop grand ne saurait marquer l’éminence du lieu, qui a joui du « privilège extraordinaire » d’être, dès le IVe siècle, une « basilique baptismale », relativement à l’importance de Six-Fours en cette fin d’Antiquité. D’ailleurs, la « citerne qui alimentait le bassin où l’on descendait pour être baptisé, existe encore, mais le bassin a été détruit, il y a vingt ans environ »… Esquivons la description des dispositions liturgiques qui suivent : le lecteur aura déjà compris que « l’église de Six-Fours est, peut-être, le plus antique monument que possède la France !… ». Rien de moins (Antoine Perreti et Vincent Jacob, n°13, 2010).

1861 – 11 avril : GEORGE SAND A TAMARIS : « 11 AVRIL (Jeudi), FORT NAPOLÉON. Tems doux et mou, ni vent ni soleil. Je dors bien, bain. Je sors avec Manceau, Marie et Lucien. Le marin de l’autre jour court après nous et m’apporte une lettre de Mr Talma à qui je donne rendez-vous demain à 1 h. Nous allons jusqu’au bois mais nous revenons sur nos pas en entendant la voiture du docteur. Il vient faire un tour avec nous, nous le reconduisons ensuite jusqu’à sa voiture. Nous montons au fort Napoléon par la traverse après une pause d’un quart d’heure au soleil qui se montre un peu. Nous entrons dans le fort. Le gardien nous montre tout, la citerne, les poternes, il y a un écho curieux dans la citerne. Nous revenons à vol d’oiseau144. Je dîne sans appétit pourtant je me laisse tenter par des truffes dont Manceau m’a fait la surprise, et quoiqu’elles ne soient pas bien bonnes, j’en mange. Je digère assez bien, la crise est courte, mais j’ai la fièvre toute la soirée. Je joue au bésig avec Lucien et je fais des patiences. »

1879 – hiver : L’HIVER EST FROID ET ANORMALEMENT LONG. Le 11 avril, on enregistre -3,50°C à Paris ce qui est parmi les records pour le mois d’avril. Notons également, et toujours à Paris, que le 5 juillet, il ne fera que 8,20°C et le. 21 juillet, pas plus de 16°C.

1898 – 11 avril : GRÉVE AUX FORGES ET CHANTIERS DE LA SEYNE – Le commissaire note que les grévistes se rendent par groupe de 5 à 6 chez ceux qui ont repris le travail et leur proposent de leur payer la semaine complète à condition de ne pas travailler. Rumeurs. Des menaces sont proférées à l’égard de ceux qui persistent à aller travailler (Martinenq Patrick, 1983 – Place de la Lune, 1830-1936, Maurecourt, ERG, 1983, 486 p).

1901 – 11 avril : LE PRÉSIDENT LOUBET REÇOIT A TOULON LE DUC DE GÈNES arrivé à bord du Lépante, et le convie à assister aux manœuvres de nos premiers sous-marins .

« Le 9 avril 1901, le président Emile-Loubet vint, à son tour, visiter la côte méditerranéenne. Le train présidentiel arriva le 8 à Nice et, le lendemain, le président reçut, à la préfecture des Alpes-Maritimes, le grand duc Boris, cousin du tsar, puis les officiers de l’escadre russe venue spécialement de Barcelone pour le saluer et ceux de l’escadre française qui allait le conduire à Toulon.

“Le 10 à l’aube il embarqua, à Villefranche à bord du cuirassé Saint-Louis pour Toulon où le roi d’Italie venait d’envoyer, pour l’y saluer à son arrivée, l’escadre italienne commandée par son altesse royale le duc de Gênes, oncle du roi Victor-Emmanuel III, et commandant en chef de la flotte italienne.

Cette escadre, comprenant les cuirassés Lepanto — navire amiral — Sardegna, Dandolo, Andréa-Doria, Sicilia; les croiseurs Francesco-Morisini, Giuseppe-Garïbaldi, Varase ; les croiseurs-torpilleurs Agordat, Partenope, Urania et le contre-torpilleur Lampo, venaient rendre la visite de courtoisie qu’avait faite à Cagliari, en avril 1899, l’escadre française lors de la visite officielle en ce port du défunt roi Humbert Ier. Mais, en ce moment, ce geste était d’autant plus apprécié par l’opinion publique et la presse qu’il coïncidait avec une heureuse détente des relations entre les deux pays » (Amiral Lepotier, Toulon Porte du Levant, 1972) .

1906 – 11 avril :

1. UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ NE S’OCCUPANT PAS DE POLITIQUE EST EN FORMATION. «Leï Forcés pas». Cette société adhère à l’association philanthropique de création récente, et tient ses réunions au bar Reboul-Gazan. M. Fauchon père, doyen d’âge, expose le but de la société et on décide de la formation du bureau ; seront installés à l’unanimité : MM. Demole président, Sanguinetti vice-président, Reboul trésorier, Clappier secrétaire et Roux de la Maison Universelle, secrétaire-adjoint (Gisèle Argensse, 1989, p. 131).

2. UN GROUPE SE CONSTITUE A SAINT-MANDRIER : «Les Joyeux Drilles». Il fait appel aux jeunes gens de la localité désireux de faire partie de l’association pour préparer le «Mardi Gras» (Gisèle Argensse, id.).

Samama-Chikli Albert -SPA-ECPAD1916 04 arrivée des Russes à Marseille Avril 1916  photo Albert Samama-Chikli -SPA-ECPAD.

1916 – 11 avril : ARRIVÉE A MARSEILLE DE LA PREMIÈRE BRIGADE RUSSE où elle reçoit un accueil triomphal. Composé de deux régiments de l’armée impériale, ce détachement, parti de Moscou par le transsibérien le 13 février, a embarqué en Mandchourie sur des navires français. Le 20, arriveront trois autres brigades. Les troupes vont gagner le camp de Mirabeau, au nord de la ville. « En dehors de la grille du môle D, la foule attend, massée, juchée sur les chaises des bars, des restaurants, sur les plateformes et les marches des trams immobilisés. Et voici les valeureux contingents russes précédés de leur étendard où, parmi les bordures en rouge et or se détache sur fond pâle une face mystique de Christ. Vigoureux, disciplinés, à la démarche alerte, aux yeux tout à la fois fiers et heureux. De toutes parts, des applaudissements, des clameurs les saluent. Ils défilent dans une double apothéose de mains battantes, de chapeaux, de mouchoirs agités ; une émotion reconnaissante les gagne et poussent parfois de longs et sonores hourrahs ! » (réf. Illustration de l’époque, et Raymond Bizot, 2016).

1917 – 11 avril :

– ACCIDENT DU SOUS-MARIN « Amiral Bourgois » (Q 82, type Amiral Bourgois, diésel / électrique). Nombreuses avaries et indisponibilité, valeur militaire discutable : “il n’est pas encore disponible et j’ignore quand il le sera. (…) il faudrait en finir une bonne fois avec ce bateau, au lieu de poursuivre la série déjà longue de ses indisponibilités successives.” (vice-amiral X)

– POUR LES NOSTALGIQUES DES AFFAIRES « PIPOL », la presse annonce le mariage de Sacha Guitry et d’Yvonne Printemps.


1919 – 11 avril : O.I.T. – Les Etats signataires du Traité de Versailles créent l’Organisation internationale du travail.


1921 – 11 avril : LE TÉLÉPHONE EST INSTALLE DANS LA SECTION SEYNOISE DE SANT-MANDRIER. Au bureau postal, pour accéder dans la cabine, une porte a été ouverte dans le vestibule de la mairie, entre l’escalier gauche et l’entrée du télégraphe. On n’aura pas accès dans le postal – conformément à la loi – pour transmettre ou recevoir les messages téléphoniques. A partir du lundi 8 mai, cette cabine téléphonique sera ouverte au public. En 1925, un réseau d’abonnés sera créé après avoir effectué un recensement des personnes désireuses d’avoir le téléphone (Gisèle Argensse, 1989, p. 171-172).

1942 – 11 avril : Le régime de Vichy et les maisons closes – Leur reconnaissance est confirmée le 11 avril 1942 lorsque les tenanciers des maisons closes sont admis au comité interprofessionnel de l’industrie hôtelière: les patrons de maisons closes sont désormais des honnêtes commerçants.

1945 – 11 avril : Le camp de concentration de Buchenwald est libéré après avoir fait 56 000 morts.

1950 – 11 avril : SAINT-MANDRIER SE SEPARE DE LA SEYNE – Le ministre de l’Intérieur, Henri Queuille, après avis du Conseil d’Etat, décrète la section de Saint-Mandrier érigée en commune distincte (Ken Nicolas, vol. 1).

Le premier Conseil Municipal ClémentSaint-Mandrier  25 juin 1950.

(Le premier Conseil Municipal ClémentSaint-Mandrier 25 juin 1950).

Séparation de Saint-Mandrier et de La Seyne : Formant antérieurement une section administrative de la commune de La Seyne, dotée d’un adjoint spécial (décret du 10 juin 1852), le territoire de la Presqu’île de Cépet (Saint-Mandrier) en a été détaché et érigé en commune autonome par le décret du 11 avril 1950.

Louis Baudoin (1965, p. 679 et sq.), Marius Autran, (Chronologie de La Seyne, 1967) : Formant antérieurement une section administrative de la commune de La Seyne, dotée d’un adjoint spécial (décret du 10 juin 1852), le territoire de la Presqu’île de Cépet (Saint-Mandrier) en a été détaché et érigé en commune autonome par le décret du 11 avril 1950.

La petite agglomération de Saint-Mandrier se donna une municipalité dite socialiste, avec un maire, dont le premier souci fut de faire disparaître des murs la place Gabriel Péri et de lui substituer la place des Résistants. Sans doute redoutait-il qu’un jour ses concitoyens apprennent que ce patriote, ancien élève des Maristes, était tombé en 1941 sous les balles allemandes, en chantant la Marseillaise, après avoir repoussé avec mépris des propositions de reniement de son idéal communiste en échange de sa vie (Marius Autran, tome 2, 1988).

La délibération du 25 juin 1951 du conseil municipal de Saint-Mandrier confirme la nouvelle appellation (voir cette date).

1951 – 11 avril : AN 1 de la séparation de SAINT-MANDRIER et de LA SEYNE (suite) – Le Conseil municipal de Saint-Mandrier considère que la date du 11 avril marque l’anniversaire de la liberté administrative de la commune ; aussi décide-t-il que dorénavant, ce jour serait considéré comme fête locale et que les monuments publics seraient pavoisés. Une plaque commémorative en marbre rappelant cet événement heureux dans l’histoire communale, sera apposée dans le vestibule de l’hôtel de ville (Gisèle Argensse, 2000, p. 32).

1954 – 11 avril : Pas d’événement majeur, pas de naissance ou de décès d’une personne importante. Rien. Le 11 avril 1954 aura été le jour le plus insipide du siècle en matière d’actualité, selon des scientifiques de l’université de Cambridge, dans une étude citée par le Daily Mail. Afin d’arriver à ce résultat, les scientifiques ont entré 300 millions de données dans un ordinateur, qui a ensuite analysé les jours du siècle. Et le 11 avril 1954, il n’y avait vraiment pas grand-chose, à part une élection en Belgique et la création de l’académie de Turquie. Un jour où il s’est tellement rien passé que c’est le vol d’une coupe en argent, valant 50 livres, qui a fait la Une du Daily mail le lendemain, s’amuse aujourd’hui le journal. La radio de la BBC de son côté considère que le jour le plus calme en termes d’actualité aura été le 18 avril 1930, où, au bulletin d’information de 18h30, le journaliste a annoncé «il n’y a pas d’actualité».

1961 – 11 avril : Début du procès du criminel nazi, Adolf Eichmann, c’est le premier procès après Nuremberg. Il a lieu à Jérusalem. Il est condamné à mort le 31 mai 1962 et pendu. Il sera incinéré et ses cendres répandues en mer.

1977 – 11 avril : MORT DE JACQUES PRÉVERT à Omonville-la-Petite, qui fut poète, scénariste et dialoguiste. Rappelez-vous, mes amis :

« Oh, je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui ».

1995 – 11 avril : Inauguration de la cathédrale d’Évry, baptisée par Mgr Herbulot, « Cathédrale de la résurrection Saint-Corbinien ». En France, c’est la première cathédrale inaugurée depuis plus de 100 ans. Plus de 300 000 personnes ont fait des dons pour une somme de 70 millions de Francs permettant cette construction.

1998 – 11 avril : ET SI NOUS PARLIONS DE TECHNO ? A Bercy, 15 000 personnes assistent à la plus grande fête de musique techno organisée en France.

2002 – 11 avril : Un kamikaze islamiste fait exploser un camion-citerne de gaz naturel devant une synagogue de Djerba en Tunisie. 19 personnes perdront la vie, et trente seront blessées.

2003 – 11 avril : ALESSANDRIA – Vendredi 11 avril 2003, tremblement de terre de magnitude 4 ,6. Un tremblement de terre de magnitude 4.6 sur l’échelle de Richter a secoué vendredi matin la région d’Alessandria, à l’est de Turin (nord-ouest de l’Italie). L’épicentre du séisme était situé entre les communes de Gavazzana, Cassano Spinola et Carezzano, près d’Alessandria (Piémont) à 90 km de Turin. Au moment de la première secousse, à 9h26 GMT, l’activité sismique a duré une dizaine de dix minutes, a déclaré le professeur Claudio Eva de l’institut géophysique de Gênes. Une réplique de 2,6 sur l’échelle de Richter a été enregistrée à 10h28 GMT. La secousse de 4,6 a été ressentie assez loin de la région d’Alessandria, dans des grandes villes comme Milan et Piacenza (Lombardie, nord), Gênes (Ligurie, nord-ouest) et Aoste (Val d’Aoste, nord-ouest). A Milan, les pompiers ont reçu de nombreux coups de téléphone de personnes inquiètes. La secousse a été perçue diversement selon les quartiers, mais dans quelques établissements scolaires, les enseignants ont préféré faire évacuer les élèves par sécurité. Le tremblement de terre a été également ressenti dans quelques immeubles des quartiers d’affaires, surtout dans les étages élevés, a indiqué un journaliste de l’agence économique AFX. Des employés ont quitté leurs bureaux mais ont pu les regagner rapidement.

A Gênes, quelques dizaines de personnes sont sorties des habitations en courant tandis que l’activité a été interrompue à l’aéroport Christophe Colomb pendant une demi-heure pour vérifier que les instruments de contrôle n’avaient subi aucun dommage. En Val d’Aoste, le casino de Saint-Vincent a été évacué par crainte de fissures dans des plafonds. Très peu de personnes, des employés, étaient présentes dans le bâtiment à cette heure- là. La région touchée par le tremblement de terre est classée à risques « niveau 3 » dans la carte des zones à risques sismiques établie par la protection civile italienne.

Deux personnes ont été blessées dans le tremblement de terre a indiqué la protection civile. Un homme de 40 ans a été hospitalisé pour un traumatisme crânien et des lésions à la cage thoracique. Il a reçu sur la tête une tuile et du plâtras alors qu’il travaillait à la restauration d’une corniche à Pozzolo Formigaro, une commune proche d’Alessandria, zone de l’épicentre du séisme. A Novi Ligure, près de Gênes, un homme de 55 ans est tombé d’un échafaudage et souffre de multiples fractures aux jambes. Selon les médecins, il devra rester immobilisé environ 30 jours. A Serravalle Scrivia, localité située également à quelques kilomètres de l’épicentre du séisme, les autorités ont fait monter des tentes sur un stade afin d’héberger une centaine de personnes en cas de nécessité. Des contrôles techniques sont en effet effectués pour vérifier la stabilité des édifices dans tout le secteur. Un tremblement de terre de magnitude 4,6 sur l’échelle ouverte de Richter a secoué vendredi matin la région d’Alessandria, à 90 km à l’est de Turin. L’épicentre du séisme était situé entre les communes de Gavazzana, Cassano Spinola et Carezzano (D’après l’AFP).

Quinze jours plus tard dans la presse :

Le tremblement de terre de magnitude 4,6 sur l’échelle de Richter, survenu le 11 avril dernier dans la région d’Alessandria (Piémont, nord-ouest) a causé 500 millions d’euros de dégâts, selon les expertises par la province. A première vue, les dommages de ce séisme qui avait fait deux blessés, ne semblaient pas trop importants, selon la protection civile, mais au terme de dix jours d’inspection de centaines de maisons, écoles et autres bâtiments, les spécialistes chiffrent les dommages à 500 millions d’euros.

Le gouvernement italien a décidé que quelque 90 communes bénéficieraient des aides d’urgence. Environ 300 édifices sont jugés à risques. « De l’extérieur, les bâtiments ne semblaient pas avoir trop souffert mais à l’intérieur, certains semblent avoir subi un bombardement », a déclaré le maire d’une commune sinistrée. Quelque 230 personnes n’ont pu regagner leur domicile depuis le 11 avril, leur habitation étant jugée trop peu sûre. L’épicentre du séisme était situé entre plusieurs petites communes près d’Alessandria à 90 km à l’est de Turin.

Le tremblement de terre avait été ressenti assez loin de son épicentre) Milan (nord), Gênes (nord-ouest) et Aoste (nord-ouest). La région d’Alessandria est classée à risques « niveau 3 » dans la carte des zones à risques sismiques établie par la protection civile italienne. L’échelle va de 1 à 4, le premier niveau étant le plus élevé.

2006 – 11 avril : Après 43 ans de cavale, Bernardo Provenzano, chef présumé de Cosa Nostra, se fait arrêter près de Corleone, dans une ferme en Sicile.

2018 – 11 avril : Un Iliouchine Il-76 de l’armée de l’air algérienne s’écrase peu après le décollage de la base aérienne de Boufarik. 257 passagers et membres d’équipages étaient à bord, aucun ne survivra.

EN DIRECT DE NOS ARCHIVES.

SANARY-SUR-MER – NOMS DE QUELQUES RUES, PLACES et ÉDIFICES. 243e livraison : (suite)

Rôle des Ollioulais dans la défense du Comté de Provence et de la couronne d’Anjou

Parlement-de-Provence

(Le parlement de Provence)

Lorsque Louis d’Anjou, devenu fils adoptif de Jeanne, arrive à Naples en septembre 1382, il est trop tard : Charles de Duras, est maître du pays, et a fait mettre à mort la reine deux mois auparavant. La nouvelle de  la mort de la reine se répand en Provence où Aix prend la tête d’une union favorable à Charles de Duras, avec Toulon, tandis que  Marseille et Arles tiennent pour Louis d’Anjou, avec Signes, Ollioules, Six-Fours, la Cadière, Le Beausset, Roquefort et le Castellet…, renforcés par des troupes que le roi de France Charles VI envoie en Provence.

Des connestablies favorables au roi s’armèrent, avec à leur tête comme  capitaine général Bertrand de Marseille, seigneur d’Ollioules et de Saint-Nazaire (Egregius et potens Bertrandus de Massilia. Connestable et connestablies : On a appelé connestablies des bandes et compagnies de gens de guerre..). La guerre devient surtout un affrontement entre les villes, fortes de leur nou­veau poids politique et la grande noblesse provençale, avec en toile de fond les ambitions françaises sur la Provence, qui se découvrent aux lendemains de la mort de Louis 1er en Italie en 1384.

L’installation définitive de la seconde maison d’Anjou, est l’œuvre de la reine Marie de Blois, veuve de Louis 1er. Tutrice de son jeune fils Louis II, elle sait très vite se gagner des partisans. En mai 1385, elle confirme aux Etats les libertés du pays et reçoit du même coup l’hommage de plusieurs communautés et de la majorité des prélats. Pour punir Toulon et Hyères, elle retire de la viguerie d’Hyères Evenos, Six-Fours, le Beausset et Ollioules qui se sont bien comportées à son encontre, pour les placer sous la juridiction de la viguerie de Marseille (Louis II signa finalement un traité de paix en 1388 avec le baillage de Toulon, que réintégrèrent ainsi Evenos, Ollioules, Six-Fours et le Beausset. En novembre 1411, Ollioules, Evenos et Le Beausset furent à nouveau  détachés du baillage de Toulon et rattachés à la viguerie d’Aix, selon Gaignebet 1935, p. 23, cf. Bry, p. 102, d’après Archives des Bouches du Rhône B 9, Armorium Folio 241-V).). Après la mort de Charles de Duras, assassiné en Hongrie en 1386, une partie de la Provence persiste dans son refus : Nice et sa viguerie, Puget-Théniers, le val de Lantosque et la baillie de Barcelonnette se donnent au comte de Savoie en1388.

               Enfin, pour prix de l’aide sans faille qu’ils avaient apporté au partie légitimiste, le 3 juillet 1399, la reine Marie et son fils Louis exemptent de péage de terre et de mer les habitants d’Ollioules, de Six-Fours, d’Evenos et du Beausset, rendant ainsi francs, libres et exempts pour l’avenir de tout paiement et prestation de péage les universitats et hommes de ces castra dans la ville de Toulon et son district et même dans les terres domaniales des comtés de Provence et de Forcalquier et terres adjacentes présentes et à venir… (Castellan 1937, p. 24-25. Les lettres patentes touchant la franchise royale du péage pour toute la Provence concernant Ollioules sont datées du 14 octobre 1399). Ce texte de grande portée servit longtemps de référence lors de procès qui opposèrent les hommes d’Ollioules et de Saint-Nazaire aux villes qui voulaient les taxer lors de leur transit avec des marchandises (Ce fut entre autres le cas de Jean Sauveur d’Ollioulesexempté par la Grande Cour d’Aix des droits royaux relatifs au transport de l’huile entre Ollioules et Barjols, daté du 14 mars 1437).

(à suivre)

MARSEILLE et LE TERROIR MARSEILLAIS  – 443e livraison :

(suite)

1842 – 7 et 11 juillet : Armements marseillais – Les frères Bazin reprennent leur projet en juillet 1841, et les navires à vapeur du commerce, cantonnés jusque-là sur le littoral septentrional de la Méditerranée vers le Languedoc et l’Espagne et vers Nice et l’Italie, vont reprendre la route de l’Algérie. Annoncées par la presse d’Alger au début de juillet (Akhbar, n° 173, 11 juillet 1841 ; Moniteur Algérien, n° 441, 7 juillet 1841), les premières liaisons assurées par le Pharamond (navire en bois, doublé en cuivre, 140 CV, roues à aubes, tonnage : 272 tonneaux, longueur 45 m) et le Sully (id., 120 CV, roues à aubes, longueur 42,53 m) sont encore assez irrégulières puisque après quatre rotations de chaque navire, d’août à octobre 1841, le service est interrompu en novembre, pour reprendre en décembre. Mais c’est alors deux nouvelles unités plus puissantes qui assurent le service : le Tage d’abord, rejoint fin janvier 1842 par l’Amsterdam (Ce mouvement des navires d’après L’Akhbar, dépouillé du n° 1, 19 juillet 1839 à juin 1854. Renseignements complémentaires dus à l’obligeance des Chambres de commerce du Havre, Rouen, Sète et Marseille, bien entendu. Cf. sur les débuts de ce service et les encouragements du gouverneur général Bugeaud, P. Guiral, op. cit., p. 201-202, voir supra, note 76.).

1842 – 20 décembre : Armement marseillais – Tant dans la presse marseillaise que dans la presse algéroise, les noms des Bazin et de M. Fraissinet sont toujours liés sans qu’on puisse préciser les rapports exacts entre ces hommes. En effet, Marc Fraissinet est courtier, ce qui explique les mentions répétées : « … pour fret et passage s’adresser à M. Marc Fraissinet », mais il est plus curieux de lire « … s’adresser à M. Marc Fraissinet, directeur. » (Sémaphore, 20 décembre 1842. En effet, en principe l’exercice du commerce est interdit aux courtiers (cf. brochures du Syndicat des courtiers marseillais, 1837). M. Fraissinet est-il encore courtier en 1842 ? (Barak, 1971).

(à suivre)

LA SEYNE-SUR-MER. 151e livraison : LES ORIGINES DU SPORT SEYNOIS (1880-1914 )

(suite) L’arrivée des sports modernes.

La vélocipédie : retard et succès : Ce n’est qu’avec la naissance du Vélo-sport seynois que le cyclisme compétitif de la ville prit son envol. Les statuts (25 articles), déposés à la mairie puis à la sous-préfecture, l’autorisation fut accordée le 17 août 1898. Le Petit Var n’annonça sa création que le 10 septembre. Le président était chaudronnier, assisté par un employé et un étudiant en pharmacie. Pour le premier anniversaire, un championnat de fond (38 km) fut organisé, réunissant seulement six partants. Les premières années, les sorties d’entraînement et les courses de classement du club ne réunissaient qu’une dizaine de sociétaires. On recrutait aussi des enfants : le plus jeune sociétaire n’avait que sept ans. Le club organisait un championnat de fond qui deviendra un peu plus tard la classique La Seyne-Aubagne (aller et retour soit 98 km) ouverte aux coureurs et aux clubs régionaux. Tous les sociétaires devaient participer à la course de classement du club et au brevet militaire de l’U.V.F. ( Union Vélocipédique de France ). Des courses pédestres ont également été organisées à la mauvaise saison. En décembre 1902, une équipe de rugby fut formée, qui pratiquera aussi à l’occasion le football-association. Donc, le club était multisports, ce qui permettait de prolonger la convivialité au-delà de la saison cycliste et de favoriser son enracinement. Les clubs cyclistes ont eu, dans les années 1890, une finalité conscriptive qui s’est effilochée au fil du temps car l’Etat-Major a accordé de moins en moins d’importance à l’utilité des estafettes cyclistes chargées des transmissions à l’arrière du front.

(à suivre).

UNE BLAGUE POUR LA ROUTE :

Un chef indien, en grande tenue à plumes, entre dans un saloon du Far West et il demande une bière. Puis il prend son verre à la main et il file aux toilettes.

Au bout d’un moment, il revient avec son verre vide et il redemande une autre bière. Puis il file aux toilettes. Il recommence ainsi le même manège trois ou quatre fois. A la fin, le barman, très intrigué, lui dit :

  • C’est idiot de gaspiller toute cette bière. Pourquoi commandez-vous des consommations que vous allez ensuite jeter aux toilettes ?

Alors le chef indien déclare orgueilleusement :

  • Œil-de-Lynx trop fier pour servir d’intermédiaire…

A demain !

Toutes mes pensées vont vers les miens, tous trop loin de nous, surtout Isabelle, Webber, Raphaël et Olivier de qui c’est bientôt l’anniversaire.

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